‹ Dictionnaire iconographique des orchidees ?direction & redaction (volume 3)Chapitre 15 sur 18 · CATTLEYA EMPEREUR (DE RUSSIE · texte numérisé non relu

CATTLEYA EMPEREUR (DE RUSSIE

Cattleya Imperator Rozre in Orch. Rev. V, p. 365 (1897), VI, p. 328.

Synonymes. — Caitleya Le Czar L. Linn. in Journ. des Orch. VII, p 260, 274 et 291 (1896), in Lindenia, XII, p. 55, tab. 554. — C. The Czar Horr.

Pseudobulbes à peu près de même forme que ceux du C. granulosa, mais plus robustes et surmontés tantôt de deux feuilles, tantôt d’une seule. Fleurs rappelant pour la forme celles de ce dernier, mais plus grandes et d’un coloris rappelant un brillant C. labiata. Sépales et pétales d’un rose lilas vif, avec des veines pourprées, et plus ou moins teintés de blanc verdâtre surtout à la base. Labelle grand, profondément trilobé ; lobes latéraux semi-oblongs, obtus, entourant la colonne, d’un blanc fortement teinté de jaune et de Klas, pourpre cramoisi au sommet ; lobe antérieur très grand, à onglet large et assez long, arrondi-réniforme, légèrement émarginé au sommet, à bords ondulés-frangés, d’un pourpre cramoisi éclatant, avec une fine bordure couleur lavande. Colonne claviforme, d’un blanc légèrement verdâtre.

Ce Cattleya, considéré comme un hybride naturel des C. labiata (pl. 3)et C. £gra-

nulosa (pl. 14), a été introduit en 1896 de la province brésilienne de Pernambouc, par L'HORTICULTURE INTERNATIONALE de Bruxelles. Présenté à Londres le 27 octobre 1898 par M. L. LINDEN, il obtint un certificat de mérite de 1e classe, et bientôt après il fut vendu 150 guinées (environ 4000 francs) à un amateur anglais.

Comme on l’a signalé dès son apparition, il a des rapports assez prononcés avec le C. Victoria- Regina (hybr. pl. 3); mais ses fleurs sont notablement plus grandes et d’un coloris beaucoup plus vif. Cette analogie s'explique d’ailleurs, puisqu'ils ne diffèrent qu’en ce que dans les parents de ce dernier, le C. Leopoldi a remplacé le C. granulosa, deux espèces affines (voir pl. 14 et 15),

Nous avons adopté pour cet hybride le nom donné par M. ROLFE, bien qu'il n’ait pas la priorité, parce qu’il est plus correct que le nom antérieur, celui-ci n'étant qu’une sorte de nom vulgaire, susceptible de changer de forme en passant d’une langue à l’autre.

Notre planche ne représente pas l’hybride naturel primitif, mais bien un gain obtenu par M. A. A. PEBTERS, de St-Gilles-Bruxelles, en fécondant le C. granulosa par le C. labiata Peetersii. Le semis date du rg mars 1898, et les premières fleurs se sont montrées en novembre 1902.

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