EON
son dîner, et porté trois fois autour de Mâcon, à la vue de tous les habitants , qui assurent ne l'avoir pas vu revenir1. Voy. Agrippa, Simon , Gabrielle d'Estrées , Luther , etc. Enoch , — voy. Édris.
Ensorcellement. — Bien des gens se sont crus ensorcelés, qui n'étaient que le jouet de quelque hallucination. On lisait ce fait dans le Journal des Débats du 5 mars \ 844 . — « 11 y a trois jours, M. Jacques Coquelin , demeurant rue du Marché Saint-Jean, n° 21 , à Paris, logé au troisième étage, rentrait chez lui vers onze heures du soir, la tète échauffée par le vin. Arrivé sur le palier du deuxième étage , il se croit dans son domicile; il se déshabille tranquillement, jette une à une ses hardes par une large fenêtre donnant sur la cour et que dans son ivresse il prend pour son alcôve ; puis il se fait un bonnet de nuit avec sa cravate , et n'ayant plus que sa chemise sur le corps , il se lance lui-même par la fenêtre , croyant se jeter sur son lit.... Ce ne fut que le lendemain , vers six heures du malin , que les autres habitants de la maison s'aperçurent de ce malheureux événement. Le corps de l'infortuné Coquelin était étendu sans mouvement sur les dalles de la cour. Pourtant cet homme, âgé seulement de vingt-sept ans, et doué d'une grande force physique, n'était pas mort, quoique son corps fût horriblement mutilé. Transporté chez lui, il vécut deux jours encore ; mais son état était désespéré et il expira après soixante heures des plus cruelles souffrances. » — Dans d'autres temps ou dans d'autres pays, on eût vu là un ensorcellement. Voy. toutefois Sortilèges, Paroles, Bergers , etc., etc.
Enthousiastes. — On a donné ce nom à certains sectaires qui, étant agités du démon, se croyaient inspirés.
Envoûtement. — Les sorciers font, dit-on, la figure en cire de leurs ennemis, la piquent, la tourmentent, la fondent devant le feu. alin que les originaux vivants et animés ressentent les mêmes douleurs. C'est ce que Ton appelle envoûter, du nom de la figure , vols ou vourt; voy*z ce mot. Voy. aussi Duffus , Charles IX, Glocester, etc.
Éon de l'Etoile. — Dans le douzième siècle , un certain Éon de l'Étoile, gentilhomme breton , abusant de la manière dont on prononçait ces paroles : Pereum qui vendons est ( on prononçait per Eon ), prétendit qu'il était le Fils de Dieu qui doit venir juger les vivants et les morts, se donna pour tel, eut des adhé-
1 Jean d«; Chassanion, huguenot , Des granJs et redoutables jugements de Dieu advenusau monde, p. 116.