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à ses habits. Au même instant, il fit le Signe de la croix et le diable incontinent disparut. »
Héliogabale, — empereur de Rome et nécromancien qui méprisait toute religion, ftocHn assure qu'il allait ou sabbat et qu'il y adorait le diable.
Héliotrope. — On donnait ce nom à une pierre précieuse , verte et tachetée ou veinée de rouge , à laquelle les anciens ont attribué un grand nombre de vertus fabuleuses, comme de rendre invisibles ceux qui la portaient. — L'héliotrope, plante qui suit, dit-on, le cours du soleil, a été aussi l'objet de plusieurs contes populaires.
Hénoch. — Les rabbins croient qu'Hénoch, transporté au ciel , fut reçu au nombre des anges, et que c'est lui qui est connu sous le nom de Métraton et de Michel, l'un des premiers princes du ciel , qui tient registre des mérites et des péchés des Israélites. Ils ajoutent qu'il eut Dieu et Adam pour maîtres. — Saint jïude, dans son Epître , parlant de plusieurs chrétiens mal convertis, dit: « Î7est d'eux qu'Hénoch, qui a été le septième depuis Adam , a prophétisé en ces termes : Voilà le Seigneur qui va venir avec la multitude de ses saints pour exercer son jugement sur tous les hommes, et pour convaincre tous les impies. » Ces paroles de Saint -Jude ont donné lieu de forger, dans le deuxième siècle , un prétendu Livre d'Htnoch, rempli de visions et de fables touchant la chute des anges. — Voy. Edris.
Henri iïï. — fils de Catherine de Médicis; il était infatué des superstitions de sa mère. Ses contemporains le représentent comme sorcier. Dans un des pamphlets qu'on répandit contre lui, on lui reproche d'avoir tenu au Louvre des écoles de magie et d'avoir reçu en présent des magiciens un esprit familier, nommé Terragon, du nombre des soixante esprits nourris en l'école de Soliman. Cette accusation de sorcellerie mit le poignard dans les mains de Jacques Clément. Les ligueurs avaient tenté auparavant de faire mourir Henri III , en piquant des images de ce monarque, ce qui s'appelait envoûter. — Voici l'extrait d'un pamphlet intitulé : Les sorcelleries de Henri de Valois , et les oblalions qu'il faisait au diable dans le bois de Vincennes (Didier - Millot , 1589), pamphlet qui parut quelques mois avant l'assassinat de Henri III. — Henri de Valois, d'Epernon , et les autres mignons, faisaient quasi publiquement profession de sorcellerie, étant commune à la cour entre iceux et plusieurs personnes dévoyées de la religion catholique ; on a trouvé
1 Bergier, Dictionnaire théologique.