‹ Dictionnaire infernalChapitre 67 sur 368 · BOU · texte numérisé non relu

BOU

recueil de dix lettres, dont les deux premières roulent sur les esprits élémentaires. L'abbé de Villars en a donné un abrégé dans l'ouvrage intitulé : Le Comte de Gabalis.

Bos (Françoise). — Le 30 janvier 1606, le juge de Gueille procéda contre une femme de mauvaise vie, que la clameur publique accusait d'avoir un commerce abominable avec un démon incube. Elle était mariée et se nommait Françoise Bos. De plus elle avait séduit plusieurs de ses voisines et les avait engagées à se souiller avec ce prétendu démon, qui avait l'audace de se dire capitaine du Saint-Esprit ; mais qui, au témoignage desdites voisines, était fort puant. Cette dégoûtante affaire se termina par la condamnation de Françoise Bos, qui fut brûlée le 14 juillet 1606. — On présume, par l'examen des pièces, que le séducteur était un misérable vagabond.

Bosc (Jean du), — président de la cour des aides de Rouen, décapité comme rebelle en 1562. On a de lui un livre intitulé : Traité de la vertu et des propriétés du nombre septénaire.

Botanomancie, — divination par le moyen des feuilles ou rameaux de verveine et de bruyère , sur lesquelles les anciens gravaient les noms et les demandes du consultant. — On devinait encore de cette manière : lorsqu'il y avait eu un grand vent pendant la nuit, on allait voir de bon matin la disposition des feuilles tombées, et des charlatans prédisaient ou déclaraient là-dessus ce que le peuple voulait savoir.

Botis , — voy. Otis.

Botris ou Botride, — plante dont les feuilles sont velues et découpées et les fleurs en petites grappes. Les gens à secrets lui attribuent des vertus surprenantes, et particulièrement celle de faire sortir avec facilité les enfants morts du sein de leur mère.

Boubenhoren, — voy. PACTE.

Bouc — C'est sous la forme d'un grand bouc noir aux yeux étincelants, que le diable se fait adorer au sabbat; il prend fréquemment cette figure dans ses entrevues avec les sorcières, et le maître des sabbats n'est pas autrement désigné, dans beaucoup de procédures, que sous le nom de bouc noir ou grand bouc. Le bouc et le manche à balai sont aussi la monture ordinaire des sorcières, qui partent par la cheminée pour leurs assemblées nocturnes. — Le bouc, chez les Égyptiens, représentait le dieu Pan, et plusieurs démonographes disent que Pan est le démon du sabbat. Chez les Grecs on immolait le bouc à Bacchus; d'autres démonomanes pensent que

BOL — îe démon du sabbat est Bacchus. Enfin le bouc émissaire des Juifs (Azazel ) hantait les forêts et lieux déserts consacrés aux démons : voilà encore, dans certaines opinions, les motifs qui ont placé le bouc au sabbat. Voy. Sabbat. — L'auteur des Admirables secrets d'Albert-le-Grand dit, au chapitre 3 du livre II, que si on se frotte le visage de sang de bouc qui aura bouilli avec du verre et du vinaigre, on aura incontinent des visions horribles et épouvantables. On peut procurer le même plaisir à des étrangers qu'on voudra troubler. Les villageois disent que le diable se montre fréquemment en forme de bouc, à ceux qui le font venir avec le grimoire. Ce fut sous la figure d'un grand bouc qu'il emporta Guillaume-le-Roux, roi d'Angleterre. — Voici une aventure de bouc qui peut tenir ici sa place. Un voyageur, couché dans une chambre d'auberge , avait pour voisinage , sans le savoir, une compagnie de chèvres et de boucs , dont il n'était séparé que par une cloison de bois fort mince, ouverte en plusieurs endroits. Il s'était couché sans examiner son gîte et dormait paisiblement, lorsqu'il reçut la visite d'un bouc son voisin; il avait profité d'une ouverture pour venir le voir. Le bruit de ses sabots éveilla l'étranger, qui le prit d'abord pour un voleur. L'animal s'approcha du lit et mit ses deux pieds dessus. Le voyageur, balançant entre le choix d'une prompte retraite ou d'une attaque vigoureuse, prit le parti de se saisir du voleur prétendu. Ses pieds, qui d'abord se présentent au bord du lit, commencent à l'intriguer; son effroi augmente, lorsqu'il touche une face pointue, une longue barbe , des cornes... Persuadé que ce ne peut être que le diable, il saute de son lit tout troublé. Le jour vint seul le rassurer, en lui faisant connaître son prétendu démon. Voy. Grimoire.

Boucher. — Ambroise Paré raconte, dans son livre des Monstres, chapitre 28, qu'un valet, nommé Boucher, étant plongé dans des pensées impures, un démon ou spectre lui apparut sous la figure d'une femme. Il suivit le tentateur ; mais incontinent son ventre et ses cuisses s'enflammèrent, tout son corps s'embrasa, et il en mourut misérablement.

Bouchey (Marguf.uite Ragum), — femme d'un maçon de la Sologne, vers la fin du seizième siècle ; elle montrait une sorte de marionnette animée , que les gens experts découvrirent être un lutin. En juin 1603, le juge ordinaire de Romorantin, homme avisé, se mit en devoir de procéder contre la marionnette Elle confessa que maître Jehan, caba-

5 — BOL relier de Blois, à l'enseigne du Cygne, che^ qui elle était servante, lui avait fait gouverner trois mois cette marionnette ou mandragore, qu'elle lui donnait à manger avec frayeur d'abord, car elle était fort méchante, que quand son maître allait aux champs, il lui disait : « Je vous recommande ma bête, et que personne ne s'en approche que vous. » Elle conta qu'une certaine fois Jehan étant allé en voyage, elle demeura trois jours sans donner à manger à la bête, si bien qu'à son retour, elle le frappa vivement au visage. . . Elle avait la forme d'une guenon, que l'on cachait bien, car elle était si hideuse, que personne ne l'osait regarder. Sur ces dépositions, le juge fit mettre la femme Bouchey à la question , et plus tard le parlement de Paris la condamna comme sorcière L II est assez probable que la marionnette était simplement une vraie guenon.

Bouillon du sabbat. — Pierre Delancre

assure, dans Ylncrêdulitè et mécréance du sortilège pleinement convaincue, traité dixième, que les sorcières, au sabbat, font bouillir des enfants morts et de la chair de pendu , qu'elles y joignent des poudres ensorcelées, du millet noir, des grenouilles; qu'elles tirent de tout cela un bouillon qu'elles boivent, en disant : « J'ai bu du tympanon 2 , et me voilà professe en sorcellerie. » On ajoute qu'après qu'elles ont bu ce bouillon, les sorcières prédisent l'avenir, volent dans les airs, et possèdent le pouvoir de faire des sortilèges.

Boullé (Thomas), — vicaire de Picard, sorcier comme lui, et impliqué dans l'affaire de Madeleine Bavan. On le convainquit d'avoir noué et dénoué l'aiguillette, de s'être mis sur des charbons ardents sans se brûler, et d'avoir fait plusieurs abominations. Il souffrit la question sans rien dire, parce qu'il avait le sort de taciturnité, comme l'observe Boisroger. Cependant, quoiqu'il n'eût rien avoué, parce qu'il avait la marque des sorciers et qu'il avait commis des actes infâmes; il fut, après amende honorable, brûlé vif, à Rouen sur le Vieux-Marché, le 22 août 1647 3.

Boulleno ( Jacques ) , — astrologue à Boulogne-la-Grasse, né au diocèse de Dol en Bretagne. Il fit plusieurs traités d'astrologie que nous ne connaissons pas ; il prédit les troubles de Paris sous Charles VI, ainsi que la prise de Tours par le Dauphin. Il fit aussi,

1 Arrêts notables de P. Delancre.

2 Ce bouillon se met dans une outre de peau de bouc, qui sert quelquefois de tympanon ou de tambour.

; M. Jules Gaiinet. Hutoire de la magie en France, p. 246.

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dit-on, l'horoscope de Polhon de Saintrailles, en quoi on assure qu'il rencontra juste

Boulvèse, — professeur d'hébreu au collège de Montaigu. Il a écrit l'histoire de la possession deLaon, en 1556 ; c'est l'aventure de Nicole Aubry. C'était un homme excessivement crédule.

Boundschesch, — Livre de l'éternité, trèsrévéré des anciens Persans. C'est là qu'on voit qu'Ormusd est l'auteur du bien et du monde pur , Arimane l'auteur du mal et du monde impur. Un jour qu'Ormusd l'avait vaincu, Arimane, pour se venger, tua un bœuf qu'Ormusd avait créé : du sang de ce bœuf naquit le premier homme, sur lequel Ormusd répandit la force et la fraîcheur d'un adolescent de quinze ans, en jetant sur lui une goutte d'eau de santé et une goutte à'êau-de-vie. Ce premier homme s'appela Kaid-Mords; il vécut mille ans et en régna cinq cent soixante. Il produisit un arbre des fruits duquel naquit le genre humain. Arimane, ou le diable, sous la figure d'un serpent, séduisit le premier couple et le corrompit ; les premiers nommes déchus se couvrirent alors de vêtements noirs et attendirent tristement la résurrection ; car, ils avaient introduit le péché dans le monde. On voit là une tradition altérée de la Genèse.

Bourîgnon (Antoinette ) , — visionnaire, née à Lille en 4 616, morte en 4680 dans la Frise. Elle était si laide, qu'à sa naissance on hésita si on ne l'étoufferait pas comme un monstre. Elle se consola de l'aversion qu'elle inspirait par la lecture mal digérée de livres qui enflammèrent son imagination vive et ardente. Elle eut des visions et des extases. A vingt, ans, comme elle était riche, il se trouva un homme qui voulut bien l'épouser; mais, au moment d'aller à l'autel, elle s'enfuit déguisée en garçon. Elle voyait partout des démons et des magiciens. Elle parcourut la Hollande et fréquenta les hérétiques, les rabbins, les sorciers ; car il y avait alors à Amsterdam des sorciers de profession. — Ses nombreux ouvrages, qui furent tous imprimés sous ses yeux, en français, en flamand et en allemand, combattent tout culte extérieur et toute liturgie , en faveur d'une perfection mystique inadmissible. Les plus célèbres de ses écrits sont le traité du Nouveau Ciel et du règne de V Antéchrist, et son livre de X Aveuglement des hommes et de la lumière née en ténèbres.

Boury, — VOy. FLAQUE.

Bourru. — Les Parisiens faisaient autrefois beaucoup de contes sur un fantôme imaginaire

1 Extrait d'un manuscrit de la Bibliothèque du roi, rapporté â la fin des Remarques de Joly sur Bayle.

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qu'ils appelaient le moine bourru ; il parcourait les rues pendant la nuit, tordait le cou à ceux qui mettaient la tète à la fenêtre, et faisait nombre de tours de passe-passe. Il paraît que c'était une espèce de lutin. Les bonnes et les nourrices épouvantaient les enfants de la menace du moine bourru. Croque-mitaine lui a succédé.

Bourreau. — Le maître des hautes-œuvres avait jadis diverses prérogatives. On lui attribuait même, dans plusieurs provinces, le privilège de guérir certaines maladies, en les touchant de la main, lorsqu'il revenait d'une exécution de mort *. On croit encore, dans nos campagnes, que le bourreau est un peu sorcier, et il n'est pas rare que des malades superstitieux se fassent traiter par lui , quoiqu'il n'ait plus de graisse de pendu.

Bousanihropie, — maladie d'esprit qui frappait certains visionnaires, et leur persuadait qu'ils étaient changés en bœufs. Mais les bousanthropes sont bien moins communs que les loups-garous ou lycanthropes, dans les annales de la superstition. Voy. Lycanthropie.

Bouton de bachelier. — Les jeunes paysans anglais prétendaient autrefois savoir d'avance quels seraient leurs succès auprès des jeunes filles qu'ils voulaient rechercher en mariage, en portantdans leur poche une plante nommée bouton de bachelier, de l'espèce des lychnis, et dont la fleur ressemble à un bouton d'habit. Us jugeaient s'il fallait espérer ou désespérer, selon que ces boutons s'épanouissaient ou non -'.

Boville OU Bovelles, Bovillus (CHARLES de), — Picard, mort vers 4 553. Il veut établir, dans son livre De sensu, cette opinion que le monde est un animal, opinion d'ailleurs ancienne , renouvelée plusieurs fois depuis et assez récemment par Félix Nogaret :i. On cite encore de Bovillus ses Lettres 4 , sa Vie de Raymond Lutte, son Traité des douze nombres et ses Trois dialogues sur l'immortalité de l'âme, la résurrection et la Fin du monde £j»

1 Thiers, Traité des superst., t. I«r, p. 443.

2 Smith, Notes aux Joyeuses commères de Shakspeare, acte III.

3 Dans un petit volume intitulé .: La Terre est un animal.

4 Epistolee complures super mathematicum opus quadripartitum, recueillies avec les traités De duodecim numeris, de nume'ris perfectis, etc., à la suite du Liber de intellectu, de sensu, etc.In-fol., rare. Paris, H.Estienne,

5 Vita Raymundi eremitœ, à la suite du Commentarius in primordiale evangelium Joannis. In-4°. Paris, 1514. — Dialogi très de anima; immortalitate, de resnrrectione, de mundi excidio et illius instauratione. In-8°. Lyon, Gryphius, 1552.

BRA — BoxWn (Marc Zuerius), — critique hollandais, né à Berg-op-Zoom, en 1612. On recherche de lui un Traité des songes, qui passe pour un ouvrage rare et curieux *.

Braccesco (Jean), — alchimiste de Brescia, qui florissait au seizième siècle. Il commenta l'ouvrage arabe de Geber , dans un fatras aussi obscur que le livre commenté. Le plus curieux de ses traités est Le bois de vie, où Von apprend la médecine au moyen de laquelle nos premiers pères ont vécu neuf cents ans 2.

Bragadini (Marc- Antoine ) , — alchimiste originaire de Venise, décapité dans la Bavière en 1595, parce qu'il se vantait de faire de l'or, qu'il ne tenait que des libéralités d'un démon, comme disent les récits du temps. Son supplice eut lieu à Munich, par l'ordre du duc Guillaume II. On arrêta aussi deux chiens noirs qui accompagnaient partout Bragadini, et que l'on reconnut être ses démons familiers. On leur fit leur procès; ils furent tués en place publique à coups d'arquebuse.

Brahmanes.— Brames et Bramines, sectateurs de Brahma dans l'Inde. Ils croient que l'âme de Brahma passa successivement dans quatre-vingt mille corps différents,, et s'arrêta un peu dans celui d'un éléphant blanc avec plus de complaisance, aussi révèrent-ils l'éléphant blanc. Ils sont la première des quatre castes du peuple qui adore Brahma. Ces philosophes, dont on a conté tant de choses, vivaient autrefois en partie dans les bois, où ils consultaient les astres et faisaient de la sorcellerie, et en partie dans les villes pour enseigner la morale aux princes indiens. Quand on allait les écouter , dit Strabon , on devait le faire dans le plus grand silence. Celui qui toussait ou crachait était exclus. Les brahmanes croient à la métempsycose, ne mangent que des fruits ou du lait, et ne peuvent toucher un animal sans se rendre immondes. — Ils disent que les bêtes sont animées par les âmes des anges déchus, système dont le père Bougeant a tiré un parti ingénieux. — Les brahmanes de Siam croient que la terre périra par le feu, et que, de sa cendre, il en renaîtra une autre qui jouira d'un printemps perpétuel. — Le jugeBoguet,

1 Marci Zuerii Boxhornii Oratio de somniis. Lugduni ' Batav., 1639, vol. in-4».

y Legno délia vita, nel quale si dichiara la mcdicina perla quale i nostriprimi padri vivevano novc ccnto anni. Komc, 1542. In-8". — La esposizione di Geber filosofo, nella quale si dichiarano molti nobilissimi secreti délia natura.In-8°. Venise, 1544. — Ces deux ouvrages, traduits en latin, se trouvent dans le recueil de Gratarole, Ycra alohèmi* doctrinal et dans le tome 1> de la Bibliothèque chimique de Manget; ils sont aussi publiés séparément nous le titre : De Alchernia dialogi duo. ln~4u. Lngd., 1543.

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qui fut dans son temps le fléau des sorciers, regarde les brahmanes comme d'insignes magiciens qui faisaient le beau temps et la pluie en ouvrant ou fermant deux tonneaux qu'ils avaient en leur puissance. — Leloyer assure, page 337, que les brahmanes, ou brahmines, vendent toujours les vents par le moyen du diable ; et ii cite un pilote vénitien qui leur en acheta au seizième siècle.

Brandebourg. — On assure encore, dans les villages de la Poméranie et de la Marche Électorale, que toutes les fois qu'il doit mourir quelqu'un de la maison de Brandebourg, un esprit apparaît dans les airs, sous l'apparence d'une grande statue de marbre blanc. Mais c'est une femme animée. Elle parcourt les appartements du château habité par la personne qui doit mourir, sans qu'on ose arrêter sa marche. Il y a très-long-temps que cette apparition a lieu ; et l'on conte qu'un page ayant eu l'audace un jour de se placer devant la grande femme blanche, elle le jeta à terre avec tant de violence, qu'il resta mort sur la place.

Bras-de-Fer, — berger sorcier. Foj/. Hocque.

Brebis. — Voy. TROUPEAUX.

Brennus, — général gaulois. Après qu'il se fut emparé de Delphes, et qu'il eut profané le temple d'Apollon, il survint un tremblement de terre accompagné de foudres et d'éclairs et d'une pluie de pierres qui tombait du mont Parnasse : ce qui mit ses gens en tel désarroi, qu'ils se laissèrent vaincre; et Brennus, déjà blessé, se donna la mort.

Briffant, — démon peu connu, quoique chef de légion, qui s'était logé dans le corps d'une possédée deBeauvais au commencement du dix-septième siècle.

Brigitte. — Il y a, dans les révélations de sainte Brigitte, d'épouvantables peintures de l'enfer. Les ennemis de la religion ont trouvé dans ces écrits un thème à leurs déclamations. Mais ce ne sont pas des livres canoniques; l'église n'ordonne pas de les croire, et ils ne s'adressent pas à toute sorte de lecteurs.

Brinvillîers (MARIE-MARGUERITE, MARQUISE

de), — femme qui, de 1666 à 1672, empoisonna, sans motifs de haine, quelquefois même sans intérêt, parents, amis, domestiques; elle allait jusque dans les hôpitaux donner du poison aux malades. Il faut attribuer tous ces crimes à une horrible démence ou à cette dépravation atroce dont on ne voyait autrefois d'autre explication que la possession du diable. Aussi a-t-on dit qu'elle s'était vendue à Satan. Dès l'Age de sept ans, la Brinvilliers commença,

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