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dans le brigantin de François de Grammont. Un jour, après avoir bien ba , il se mit 1^ jouer aux dés, et perdit tout son argent. 11 maugréa Dieu, les saints, la vierge Ifarie, mère de Dieu , et invoqua le diable à son aide. La nuit venue , comme Fimpie eommençait à ronfler, un gros et horrible monstre, aux yeux étincelants , approcha du briganfin. Quelques matelots prirent cette béte pour un monstre marin, et voulurent l'éloigner; maie elle aborda le navire , et alla droit à l'héréti* que , qui fuyait de tous côtés. Dans sa fuite il trébucha , et tomba dans Iq gueule de cet horrible serpent *.
Xiéthé, — fleuve qui arrosait une partie du Tartare, et allait jusqu'à l'Elysée. Ses ondes faisaient oublier aux ombres, forcées d'en boire, les plaisirs et les peines de la vie qu'elles avaient quittée. — On surnommait le Lélhé le fleuve d'Huile , .parce que son cours était paisible , et par la même raison Lucain l'appelle Deus taciius, le dieu du silence; car il ne fait entendre aucun murmure. C'était aux bords du Lélhé que les âmes des méchants , après avoir expié leurs crimes par de longs tourments^ venaient perdre le souvenir de leurs maux , et puiser une nouvelle vie. Sur ses rives, comme sur celles du Cx)cyte , on voyait une porte qui communiquait^u Tartare'.
Xpetirei SUT les diverses apparitÎQm d'un bénédicUn de Toulouse ^ in-i», 4679. — Ce^ apparitions étaient, dit-on, des supercherie de quelques novices de la congrégation de Saiot-rMaurt q^ui voulaient tromper leurs su^^ périeurs. On les flt sçrlir dç Tordre.
I«t*vfM îafernalei, — OU Lettres des cam^ pagnes infernales^ publiées en 4734. Ce n'est qu'une satire contre les premiers généraux.
• Xi«uoe-CarCii , — hérétique du second siècle , auteur apocryphe d'un livre intitulé : Voyages des apôtres, H y conte des absurdités.
Xieuoophylle, — plante fabuleuse qui, selon les anciens, croissait dans le Phase , fleuve de la Colchide. On lui attribuait la vertu d'empêcher les infidélités ; mais il fallait la cueillir avec de certaines précautions , et on ne la trouvait qu'au point du jour, vers le commencement du printemps , lorsqu'on célébraii les mystères d'Hécate.
3bè«Mithao , -- grand amiral de Xmât^^ «eloo les démoBomanea. Wierus TappeMe le grand menteur. Il s'est mêlé de posséder, é» tous temps ^ les gens qui courent le monde. Il leur apprend a mentir et à en io^ioser. Il
est tenace', ferme à son poste et dIfRcile a exorciser. — On donne aussi le nom de Léviatban è un poisson immense , que les FQbblos disent destiné au repas du Messie. Ce poisson est si monstrueux , qu*il en avale d'un coup un autre qui , pour être moins grand que lui , ne laisse pas d'avoir trois lieues de long. Tonte la niasse des eaux est portée sur Léviathan. Dieu , au commencement, en créa deux, Tun mâle et Tautre femelle ; mais , de peur qu'ils ne renversassent la terre et qu'ils no remplissent l'univers de leurs semblables , Dieu , disent encore les rabbins , t<ja la femelle , et la sala pour le repas du Messie qui doit venir. — En hébreu , Léviathan veut dire monstre des eaux. Il parait que c'est le noni de la baleine dans le livre de iob , chap. 44 . Samuel Bochard croit que c'est aussi le nom du crocodile.
iMwlt (MATHiBu-GaiiGOiRB) , — auteur de romans et de pièces de théâtre, né en 4773 et mort en 4 84 8 : On a de lui le Moine , 1795 , 3 vol. in-42, production effroyable et dangereuse, qui fit plus de bruit qu'elle ne mérite ; h Spectre du ehàteau, opéra ou drame en musique, etc.
Xiésardf. — Lcs Kamtschadales en ont une crainte superstitieuse. Ce sont, disent-ils, les espions de Gaeth (dieu des morts) , qui viennent'leur prédire la fin de leurs jours. Si on les attrape , on les coupe en petits morceaux pour qu'ils n'aillent rien dire au dieu des morts. Si un lézard échappe , Thomme qui l'a vu tombe dans la tristesse, et meurt quelquefois de la peur qu'il a de mourir. — Les nègres qui habitent les deux bords du Sénégal ne veulent pas souffrir au contraire qu'on tue les lézards autour de leurs maiscms. Ils sont persuadés que ce sont les âmes de leur père , de leur mère et de leurs proches parents , qui viennent faire le folgar, c'est-àdire se réjouir avec eux *.
Xâbaoiiu , — magicien né en Asie , qui , pendant le siège de Ravenne par Constance, envoyait des moyens magiques en place d'armes pour vaincre les ennemis *.
jahmMmmm» , ^ divination qui ae faisait par )» moyen 4jie i'encens. Voici;, seioo Diuo Cassius, les cér^aM>nifis que ies^ncieo^ pratiquaient dsms U IJbanoiPAAcie. Od prend, dit-il 9 de l'encens, et , ajprès avcôr fiait des prières reiatiivesauiE choses que l'on deimmde, w jette cet enc^is dans le feu » afin que sa iWée porte les prières jusqu'au ciel. Si
' D'Âuton, Histoire de Louis XU.
* Delandine, l'Eiifer des ancieiw, p. 2S1.
< Abrégé des voyages, par de La Harpe, t. II, p. 131. * Leloyer, Hist. et dise, d^ sp«ctffM, «^« p. 739.