BRI
qui fut dans son temps le fléau des sorciers, regarde les brahmanes comme d'msignes magiciens qui faisaient le beau temps et la pluie en ouvrant ou fermant deux tonneaux qu'ils avaient en leur puissance. — Leioyer assure, page 337,. que les brahmanes, ou brahmines, vendent toujours les vents par le moyen du diable ; et ii cite un pilote vénitien qui leur en acheta au seizième siècle.
Brandebourg. — On assure encore, dans les villages de la Poméranio et de la Marche Électorale, que toutes les fois qu'il doit mourir quelqu'un de. la maison de Brandebourg, un esprit apparaît dans les airs, sous l'apparence d'une grande statue de marbre blanc. Mais c'est une femme animée. Elle parcourt les appartements du château habité par la personne qui doit mourir, sans qu'on ose arrêter sa marche. Il y a très-long -temps que cette apparition a lieu ; et l'on conte qu'un page ayant eu l'audace un jour de se placer devant la grande femme blanche, elle le jeta à terre avec tant de violence, qu'il resta mort sur la place.
Brat-de-Fer, — bergersorcier.Vbt/. HocQUE.
Brebîf. — Voy, TttOUPEAUX.
Brenauf,. — général gaulois. Après qu'il se fut emparé de Delphes, et qu'il eut profané le temple d'Apollon, il survint un tremblement de terre accompagné de foudres et d'éclairs et d'une pluie de pierres qui tombait du mont Parnasse : ce qui mit ses gens en tel désarroi, qu'ils se laissèrent vaincre; et Brennus, déjà blessé, se donna la mort.
Brîffaut, — démon peu connu, quoique chef de légion, qui s'était logé dans le corps d'une possédée de Beau vais au commencement du dix-septième siècle.
Brigitte. — Il y a, dans les révélations de sainte Brigitte, d'épouvantables peintures de l'enfer. Les ennemis de la religion ont trouvé dans ces écrits un thème à leurs déclamations. Mais ce ne sont pas des livres canoniques; l'église n'ordonne pas de les croire, et ils ne s'adressent pas à toute sorte de lecteurs.
Brînvîlliert (MarIE-MaRGUBRITE, MARQUISE
de), — femme qui, de 4666 à 4672, empoisonna, sans motifs de haine, quelquefois même sans intérêt, parents, amis, domestiques; elle allaitjusque dans les hôpitaux donner du poison aux malades. Il faut attribuer tous ces crimes à une horrible démence ou à cette dépravation atroce dont on ne voyait autrefois d'autre explication que la possession du diable. Aussi a-t-on dit qu'elle s'était vendue à Satan. Dès l'clgc de sept ans, la Brinvilliers commença,