‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 80 sur 319 · CER · texte numérisé non relu

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On voit que ce n'est plus le Cerbère des anciens, ce redoutable chien à trois têtes, portier incorruptible des enfers, appelé aussi la bête aux cent têtes, centiceps bellua^ à cause de la multitude de serpents dont ses trois chevelures étaient ornées. Hésiode lui donne cinquante têtes de chien ; mais on s'accorde généralement à ne lui en reconnaître que trois. Ses dents étaient noires et tranchantes, et sa morsure causait une prompte mort. On croit que la fable de Cerbère remonte aux. Égyptiens, qui faisaient garder les tomt)eaux par des dogues. — C'est principalement ici du démon Cerberus qu'il a fallu nous occuper. En 4586, il fit pacte d'attînnce avec une Picarde nommée Marie Martin. Voy. Martix.

Oerclei magiques. — On ne peut guère évoquer les dénions avec sûreté sans s'être placé dans un cercle qui garantisse de leur atteinte, parce que leur premier mouvement serait d'empoigner, si l'on n'y mettait ordre. Voici ce qu'on Ht à ce propos dans le fatras intitulé : Grimoire du pape Honorius : -^ a Les cercles se doivent faire avec du charbon, de l'eau bénite aspergée, ou du bois de la croix bénite... Quand ils seront faits de la sorte, et quelques paroles de l'Évangile écrites autour du cercle, on jettera de l'eau bénite en disant une certaine prière superstitieuse... On récite, après cette prière, quelque formule de conjuration, et les esprits paraissent. » Voy. CoNir- RATiox. — Le Grand Grimoire ajoute qu'en entrant dans ce cercle il faut n'avoir sur soi aucun métal impur, mais seulement de l'or ou de l'argent, pour jeter la pièce à l'esprit. On plie cette pièce dans un papier blanc, sur lequel on n'a rien écrit; on l'envoie à l'esprit pour l'empêcher de nuire ; et , pendant qu'il se baisse pour la ramasser devant le cercle, on prononce la conjuration. Le Dragon rutàge recommande les mêmes précautions. — Il nous reste à parler des cercles que les sorciers font au sabbat pour leurs danses. On en montre encore dans les campagnes ; on les appelle cercle du sabbat ou cercle des fées, parce qu'on croyait que les fées traçaient de ces cercles magiques dans leurs danses au clair de la lune. Ils ont quelquefois sept ou huit toises de diamètre . et contiennent un gazon pelé à la ronde de la largeur d'un pied, avec un gazon vert au milieu. Quelquefois aussi tout le milieu est aride et desséché, et la bordure tapissée d'un gazon vert. Jessorp et Walker, dans les Transactions philosophiques, attribuent ce phénomène au tonnerre : ils en donnent pour raison que c'est le plus souvent après des orages qu'on aperçoit ces cercles. — D'autres savants ont prétendu que

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