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cliel. Après avoir joué deux ans la tragédie à rOdéon, elle quitta le théâtre, abjura le mosaïsme et épousa, en 1854, le compositeur violoniste Ernst. Devenue veuve à Nice, on 1865, M"« E. se consacra à des lectures publiques dans lesquelles elle fit goûter, tour-à-tour, les différents poètes en vogue de la France contemporaine, donnant des conférences à l'Athénée, puis à la Sorbonue (1869) et s'attribuant le titre de « Lectrice en poésie des cours de la Sorbonne ». Au mois d'avril 1878, elle prêta, en même temps que Mounet-Sully et madame Eavart, son concours aux fêtes qui eurent lieu à Mâcon pour Finauguration de la statue à Lamartine. Depuis (en 1881) elle a donné des séances à Lille, et continue, rhapsode moderne, son apostolat poétique. Elle publia : « Rimes françaises d'une alsacienne », 1873 ; « Rimes françaises d'une alsacienne, anciennes et nouvelles », 1880; «Nos Bébés », 1883; « L'CEuvre dramatique de H. Berlioz », 1884 ; « Richard Wagner et le drame contemporain », 1887. On annonce comme devant paraître prochainement un volume de « Souvenirs ».
Ernst (Jacques), écrivain de la Suisse allemande, né, le 7 juillet 1823, à Winterthur. Il fut atteint dès sa quatorzième année d'une maladie de l'épine dorsale, qui le condamna pour toujours à l'emploi des béquilles ; mais il se consola de ses infirmités par les lettres, la musique et la peinture. Le commerce lui procura une honnête aisance qui lui permit de se livrer en toute liberté à ses occupations favorites. Ses nouvelles, écrites en allemand, sont très agréables et fort instructives pour les mœurs populaires de la Suisse allemande. Citons : « Verres doux à boire » (Glâser Sûsstrunk), 1860; « Joseph Kraft, le menuisier », 1861 ; « Les Magnats de village », 1865 ; « Quatre nouvelles », 1866 (La promenade nuptiale, En Voj'age, Les dilettantes, Cécile).
Eroli (marquis Jean), érudit et littérateur italien, né, le 17 novembre 1813, à Narni ; il a étudié au collège de Senigaglia, la patrie de Pie IX, avec le marquis Joaquim Pecci, qui devait devenir Pape à son tour, et avec lequel le jeune patricien de Narni rivalisait souvent par des impromptus en vers; il passa ensuite à Rome et y étudia l'histoire ecclésiastique sous l'abbé Vizzardelli, la loi sous les professeurs Capogrossi et Villani ; il continua ensuite, pour son propre compte, ses études littéraires, historiques, archéologiques et géologiques, et fréquenta la société des hommes de lettres et des savants les plus distingués, italiens et étrangers, qui se trouvaient alors à Rome. Ancien directeur de la Società Filodrammatica de Narni, membre de plusieurs sociétés littéraires et scientifiques, inspecteur des Fouilles de son district, il vient d'être nommé socio henemerito de la Società Dantcsca italiana à la suite du généreux cadeau qu'il
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vient de lui faire de tous ses livres concernant la Divina Commedia et son auteur. La liste de ses ouvrages est aussi longue que variée ; nous ne donnerons ici que les plus importants: « Vite di S. Alessio, di S. Orsola e Ji S. Silvestro I », 1841, livre couronné ; « Cinque favole in versi », Terni, 1847 ; « Notizie del Ponte Rotto di Auguste, fabbricato sul fiumr Nera presse Narni », Rome, 1848; « Il Saceo de'Borboni in Narni, racconto storico fatto coi' la scorta di alcuni documenti », Terni, 1848 : « Notizie de'Vescovi Eroli », id., 1852 ; « Vit:; di monsignor Catone Arcivescovo di Avignone », traduite en français par M. L'Espinasse; « Sa.c: gio délia versione poetica del Sacro Libro dell > Sapienza », 1854, la traduction en entier a pai ; plus tard à Narni (1859J avec < Alcuni Studii suUa Divina Commedia »; « Narrazione storica sopra il Santuario délia Madonna del Ponte di Narni », Rome, 1856; « Miscellanea Storico- Narnese », ifi., 2 vol., 1858-62; « Notizie del célèbre Pome di Auguste e di altri antichi e moderni ponti fabbricati suUe vie consolari presse Narni », id., 1862 ; « Iscrizioni di Tarquinia » (dans VAlhum de Rome et dans le Giornah Scientifico, Agrario, Letterario de Pérouse), 1861 ; « Piccolo Quaresimale pe'giovanetti (dans le Monitore délie smole e délie famir/lie, 1862); « La Madonna del Libro, pittura di Raffaello » (dans le journal Bartolommeo Borghesi, id.) ; « Saggio délia traduzione délie sentenze di Dionisio Carone a suo figlio e délie sentenze di Publie Siro »; « Descrizione délia tavola dipinta dal Ghirlandaio e figurante la coronazione di Maria Vergine in Cielo, esistente in S. Giovanni di Narni », Milano, 1839; « Vita dell'imperatore Nerva » (dans le Bartolommeo Borghesi, 1871) : « Oggetti antichi rinvenuti nel 1874 presse l'isola di Fano, frazione di Fossombroni » (dans le journal 11 Eaffadlo, 1875) ; « Erasmo Gattamelata da Narni, suoi monumenti e sua famiglia », Rome, 1876 (un gros vol. in 8°) ; « Concorso per la monografia di Francesco Sforza I, duca di Milano » (dans le journal II Buonarroti, 1876) ; « Favole esopiane di Fedro », Narni, 1877 ; « Monumento sepolcrale del cardinale Bonaventura da Peraga, padovano » (dans le Buonarroti, 1878) ; « Prose e versi », Assisi, 1888 ; « Il Dio Mitra a Terni » (dans le Buonarroti, 1880) ; « Monografia délia Madonna Impériale di Narni », 1884; « Oggetti antichi scavati in Terni dal 1880 al 1885 », Rome, 1886 ; « Iconografia délie strade consolari romane » (cet écrit fera partie du second volume qui va bientôt paraître des « Prose e versi ».
Erpenbrodt (Wolrad), écrivain allemand, aujourd'hui directeur d'un pensionnat de jeunes garçons à Clarens sur les bords du lac de Genève, né, à Coblentz, le 10 juin 1860, s'est fait avantageusement connaître sous le pseudonyme de ' E. Volrad par diverses productions littéraires:
ERE € Poésies écrites d'Arco », 1881 ; « Bertrade », drame, 1833; « L'Épine blanche et l'airain », recueil de vers, 1884; « Contes », 1886.
Errante (Vincent), poète, patriote, homme d'Etat italien, président de section au Conseil d'État, ancien membre du Tribunal Supérieur de la Guerre et de la Marine, Sénateur du Royaume, né, à Païenne, le 16 juillet 1813. Après avoir étudié chez les Jésuites et à l'Université de Palerme, il débuta comme poète par un ouvrage sur la Maison des Fous, inséré dans le journal La Ruota. Ayant pris une part très active à la révolution sicilienne de 1848-49, il fut forcé de s'exiler, tout en continuant à exprimer de la manière la plus noble, en beaux vers, ses sentiments patriotiques. Mais c'est surtout après la résurrection politique de l'Italie, que la plupart de ses écrits ont vu le jour. Nous citerons : « Tragédie liriohe », deux volumes, Rome, typ. du Sénat, 1874 ; deux nouvelles tragédies : « La San Felice » et « Solimano il Grande », Rome, Barbera, 1877 ; deux poèmes ; « L'idéale » et « La Libertà », Rome, typ. du Sénat, 1878 ; « Storia dell'Impero Osmano, da Osman alla pace di Carlowitz », à la même imprimerie, en deux volumes ; et enfin, im volume de poésies lyriques, sous le titre: « lu Convalescenza ».
Errera (Albert), brillant et fécond économiste italien, né, à Venise, le 14 avril 1842. Il fit son Droit à Padoue, et, depuis 1867, il a enseigné, tour-à-tour, avec éclat, l'économie politique dans les Instituts techniques de Venise, de Milan et de Naples, où il fait aussi des cours d'économie commerciale et coloniale, ainsi que de statistique à l'Université. On lui doit entr'autres : « Storia e statistica délie Industrie Venete », Venise, 1870, un beau vol. in 8" de 798 pages, ouvrage couronné par VIstituto Veneto; « Tabelle statistiche e documeuti », suite du même vol. (dans les Atti del R. Istituto Veneto); « Storia dell'Economia politica nei secoli XVII e XVIII negli Stati délia Repubblica Veneta », Venise, 1877 (ouvrage couronné par VIstituto Veneto) ; « L'Italia Industriale, cou particolare riguardo aU'Adriatico superiore », Turin, Loescher, 1873, un vol. de 337 pages ; < Le nuove istituzioni economiche nel secolo XIX », Milan, Trêves, un vol. de 367 pages ; « Le Finanze dei grandi comuni », Florence, Pellas, 1882, un vol. de 233 pages ; « Elementi di Economia politica », traduction italienne de l'ouvrage de M. de Laveleye, avec 25 monographies additionnelles et des notes du traducteur », Milan, Vallardi, 1887; « Istituzioni industriali popolari », Turin, Paravia, 1888, un vol. de 280 pages ; « Manuale délie piccole industrie », Milan, Hoepli, id. ; « Le operazioni di crédite agrario e le cartelle agrarie », Vérone, Tedeschi, 1889; « Il Nuovo Codice di Commercio del Regno d'Italia », popularisé et commenté, un vol. de 580 pages,
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Florence, Pellas, 1883 ; « I Magazzini generali, le note di pegno e le fedi di deposito nella storia, nelle consuetudini e nella legislazione », Venise, Ongania ; « La Riforma del Crédite Fondiario », Turin, Loescher, 1886 ; « Daniele Manin e Venezia », Florence, Le Monnier, 1875; « Elementi di Etica e Diritto », Naples, Morano, en deux vol.; nombreux articles et essais dans les revues italiennes les plus accréditées.
Erskine (Clara), femme-auteur américaine, écrivain d'art fort distinguée, née le 28 août 1839, à Saint-Louis (Missouri, United-States), où elle a été élevée et où elle a habité longtemps; elle demeure d'habitude à Boston. On lui doit quelques ouvrages d'art fort intéressants : « Handbook of Legendary and Mythological Art », 1870; « Painters, Sculptors, Architecls and Engravers », 1873; « Artists of the XIX"' Century », 1879 ; « Paintiiig » ; « Sculpture » ; « Architecture for Students and Beginners », trois vol. 1883-86; « Christian Symbols and Stories of the Saints », dédié à l'archevêque do Boston, 1886; un roman: « Eleonor Maitland », 1881; des essais, des esquisses, etc.
Eça de Queiros (José-Maria), illustre romancier portugais de l'École réaliste, consul du Portugal à Bristol (en Angleterre), membre de l'Académie des Sciences de Lisbonne, né, le 25 novembre 1845, à Povoa de Varzim. Il fit ses études à l'Université de Coimbre ; il rédigea, pendant une année, un journal politique à Evora; il entreprit ensuite des voj'ages en Espagne, en Egypte, en Syrie, en Palestine; à son retour, il fut nommé consul pendant une année à la Havane, puis à Newcastle, à la suite d'un rapport remarquable sur l'émigration portugaise, enfin à Bristol. Parmi ses romans de mœurs les plus appréciés, il faut citer: « 0 crime do Padrc Amaro », 1874, revu et réimprimé en 1880; « 0 Primo Basilio » ; « A Reliquia »; « 0 Mandarim ». En collaboration avec Ramalho-Ortigao, il a écrit : « 0 mysterio da estrada de Cintra »; il collabora aussi à la publication critico-satirique : As Tarpas.
Esbach (G.), médecin français, d'origine allemande, chef du laboratoire de chimie médicale à l'hôpital Necker à Paris ; on lui doit : « Modifications de la phalangette dans la sueur, le rachitisme et l'hippocratisme », Paris, Delahaye, 1876 ; « Les Calculs urinaires et biliaires, physiologie, analyses thérapeutiques », Paris, Masson, 1885 ; « Le Diabète sucré, ou Névrose assimilatrice du foie ; exposé théorique, traitement alimentaire, physique et moral », id.
Escalaute (Amos), romancier espagnol; il a publié sous le pseudonyme de Juan Garcia, des romans fort bien écrits, et des descriptions brillantes de voyage.
Escalona (Roch), médecin, philosophe et publiciste italien, directeur et professeur au gymnase de Bosa en Sardaigne, depuis 1886, né, le 21
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septembre 1837, à Tspani (Salerne), a pris part à toutes les campagnes italiennes de Garibaldi; il a été tour-à-tour médecin, journaliste, professeur de gymnase, collaborateur des journaux L'Epoca, Il Nomade e le Roma de Naples, directeur du journal La Libcrth de Oampobasso ; on lui doit : « Protosofia », Naples, 1863 ; « Antroposofia », id., 1864; « Filosofia délia storia délia Filosofia », 1889; « Il Papato: Primate e Temporale », Naples, 1860; « Su di un nuovo diritto fra lo Stato e la Chiesa », id., 1861 ; « Sulla fallibilità del Papa e suUa questione del Temporale », id., id. ; « Garibaldi, Rivoluzione délie Due Sicilie », id., id. ; « Storia di un parte laborioso », id., 1875 ; « Studii di clinica », Oampobasso, id. ; « Origini e nesso délie lingue e letterature greca, latina, francese ed italiana », Naples, 1882; « Programma di Don Cirillo, candidate al Parlamento », vers, 1879 ; il a édité le dj'thirambe La Svinatura di Barbifji Mezzaharha, Oampobasso, 1878.
Escande ( Joseph- Antoine-Georges-Front) , homme politique et publiciste français, collaborateur de la lîépuhUque Française, du Voltaire, de l'Express, de la Gironde, de la Revtie Libérale, docteur en médecine, ancien maire de Saint- Oyprien, conseiller-général et à présent député de la Dordogne, né, à Saint- Vincent-de-Oosse (Dordogne), le 13 avril 1847. En 1888, il a publié, chez Alcan, un volume : « Hoche en Irlande », et il prépare une « Histoire du Directoire ».
Escheuauer (Auguste), écrivain français, ancien pasteur à Bordeaux, à Lille, à Strasbourg, vice-président du bureau de bienfaisance du 6» arrondissement de Paris, né, à Cette, en 1827, a publié : « L'observation du jour de repos, son principe et ses fruits », Strasbourg, 1866; « Echos, poésies », Paris, Sandoz et Fischbacher, 1873, 2""' éd., 1879 ; « La Morale Universelle », id., 1874, 2m8 éd., 1883, ouvrage couronné par l'Académie Française ; « Lo Repos du dimanche au point de vue hygiénique », id., 1876; « L'Espagne, impressions et souvenirs, 1880-81 », Paris, OUendorff, 1882, 2™» éd., Sandoz et Fischbacher, 1884; « La Moralité dans l'art », 1889. M. E. est membre de plusieurs sociétés littéraires et de bienfaisance, président de la Société d'études philosophiques et sociales et rédacteur-gérant de son Bulletin mensuel, et président de la Société française contre la Vivisection et rédacteur de son Bulletin. Il collabore aussi au Courrier de la Gironde, sous le pseudonyme de la Fresnaye.
Escheiiich ( Théodore ) , médecin allemand , professeur libre de Pédiatrie à l'Université de Munich, assistant à la clinique des enfants malades, né, à Rorsbach (Bavière), en 1857 ; on lui doit : « Die Darmbakterien des Sàuglings uud ihre Beziehung zur Physiologie der Verdauung », Stuttgard, 1886; et depuis l'année
ESC 1883, une foule d'essais, mémoires, articles sur différentes maladies de l'enfance, dans les Jahvbiicker fur Kinderhcilkunde, dans la Deutsche med. Wochenschrift, dans VAertzliche Intelligenzblatt, dans la Berliner Minische Wochenschrift, dans VArehiv fur Jdinische Med., dans les Fortsch. d. Med., dans les Mittheilungen de la clinique de Wurzbourg, dans la Miinchener med. Wochen schrift, 1886; plusieurs de ses écrits se trouvent réunis dans ses « Beitràge zur antiseptischen Behandlung der Magendarmkrankhei ten des Saeuglings », Hambourg, 1888.
Escher (Hermann), historien, érudit et publiciste suisse, bibliothécaire de la ville de Zurich, est né, le 17 août 1857, à Reutte près de Fussen, dans les Alpes-Bavaroises, d'une famille patricienne de la Suisse qui, à partir du XVII' siècle, a donné à Zurich une série noninterrompue de savants, d'hommes d'état et de philanthropes ; il a passé son enfance à Reutte et à Ooire, étudié à Zurich et à Strasbourg, et jiuLlié : « Les partis religieux dans la Confédération et leurs rapports avec l'étranger , 1527-1531 », thèse de doctorat, 1881 ; « Les campagnes des Suisses dans l'Italie supérieure, 1500-1516 », l'-e partie, 1886; et édité dans le VI tome des Sources de l'Histoire Suisse : « Fratris Felicis Fabri descriptio Sueviœ », et « Récits du voyage du chroniqueur Jean Stumpf en 1544 ».
Escliericli (Gustave von), mathématicien al lemand, professeur des mathématiques à l'Université de Vienne, né en 1849. En dehors de nombreux mémoires dans les actes et mémoires de l'Académie des sciences de Vienne depuis 1884, il a publié séparément à Leipzig. En 1881 : « Einleitung in die analytische Géométrie des Raumes ».
Escobar (Alfred), publiciste espagnol, député aux Certes, rédacteur en chef de VEpoca dont son père Ignace nommé, par le Roi Alphonse XII, marquis de Valdeiglesias, et indiqué plusieurs fois comme ministre dans les combinaisons conservatrices, est le directeur. On sait que La Epoca est le journal politique le plus ancien et le plus important de Madrid, et qu'il se distingue surtout par la modération des idées qu'il soutient. M. Escobar a modernisé le vieux journal, en lui donnant l'aspect des grands journaux étrangers; plus avancé que son père, il s'efforce d'adoucir la haine des journaux démocratiques contre La Epoca ; écrivain aimable d'ailleurs et chroniqueur de salon, il est un agréable mondain doublé d'un journaliste de valeur.
Escobar (Eusebio"), jeune poète et journaliste colombien, né, en 1855, à Tunja ; en 1882, il donnait à Santa Pè de Bogota de brillantes pro-
EscofiBer (M. A. Henri), romancier français, fils d'un notaire; depuis 1873, rédacteur eu chef du Petit Journal de Paris, où il signe Thomas
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(Jrimm ses chi'oniques quotidiennes, et insère chaque année une revue du Salon très-appréciée, est né le 18 mars 1837, à Sérignan près d'Orange (Vaucluse); quelques uns de ses romans, à cause de certaines hardiesses dans l'étude physiologique, ont été fort-discutés ; mais on n'a pas manqué de les remarquer et de les lire avec curiosité. En voici les titres : « La Grève des patrons et des bourgeois », 1874; « Le Mannequin », 1875; « Les Femmes fatales », 1876; « La Vierge de Mabille », 1876; <•> Cliloris, la goule », 1878; « Le Blercier do Lyon », 1878; « Le Collier maudit », 1879; « Blonde aux yeux noirs », 1884; « Madame Ripert », 1888.
Escosura (Patricio de la), historien, jurisconsulte, homme politique, diplomate, poète, romancier et critique littéraire espagnol, né, à Madrid, le 5 novembre 1807, a été l'un des rédacteurs les plus renommés de la lievista de Esparia ; signalons dans cette revue ses études sur « Enrique VIII de Inglaterra juzgado pour un aventurero espanol à su, servicio », 1876 ; « Roger de Elor 0 los Espanoles en Oriente », tragédie historique en trois actes en vers, représentée en 1846 et publiée en 1877; « Introducion a la critica teatral: consideraciones générales sobre et teatro y su historia », et en outre, publiés séparément, des poèmes: « El Bulto vestido de Negro Capuz », et « Herman Cortes in Cholula »; des drames: « Corte del Buen retiro », représenté en 1837; « Barbara Blomberg » ; « Don Jaime el Conquistador » ; « La Aurora del Colon » ; « El Higuamota », représenté en 1838; « Las Mocedades de Hernan Certes », représenté en 1844; des romans historiques: « El Conde de Candespina », publié en 1832; « Ni Rey ni Roque », 1835; « El Patriarca del Valle », 1846. On lui doit, en outre, une « Historia Constitucional de Inglaterra », 1859. Dans sa jeunesse il avait étudié les mathématiques à Paris, sous Lacroix, et passé quelques mois à Londres. A son retour en Espagne en 1826, il était entré dans l'artillerie, où il servit avec le grade d'officier; exilé deux fois comme Carliste, il rentra en Espagne en 1846; nous le trouvons ensuite sous-secrétaire d'Etat en 1847, envoyé extraordinaire au Portugal en 1855, ministre de l'intérieur, ambassadeur en Allemagne 1872-74.
Escott (Thomas-Hay-Sweet), philologue et publiciste anglais, ancien professeur, de 1882 à 86 directeur de la Fortnujhty lieview de Londres, né à Tounton, le 26 avril 1844; il a publié une traduction de Juvénal et de Perse, en 1866, une traduction de Plante en 1867, et un ouvrage remarquable qui a été traduit en plusieurs langues étrangères : « England, its people, politics and pursuits », 1879.
Escovar (Emilio-Macias) , écrivain de Colombie, docteur en Droit, né, le 10 mai 1833, à Carthagène, est auteur de deux pièces de théâ-
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tre : « El Virey Solis » et « Apotéosis del Libertador » ; d'un recueil de contes en vers : « Cantos del barde » et d'une série d'articles politiques dans les journaux du parti conservateur auquel il appartient, et dans La Illustra cion, où il faisait la chronique de l'étranger. Ou parle de plusieurs écrits inédits de cet auteur: « Lecciones de Economia politica »; d'un recueil de vers: « Amor y Libertad »; des drames et des comédies : « El Hidalgo y el Oidor » ; « El Casamieuto por venganza » ; « Una leccion a la coqueta » ; « Capriohos de las mujeres ».
Escrag-uolle (Ved. Taunat).
Esgruerra (Joaquim), écrivain de Colombie, a inséré une série d'articles sur VAstronomia elemenfal, dans La Egcuela Normal et publié à part un « Diccionario geografico de los Estados Unidos de Colombia », Bogota, 1879.
Esguerra (Nicolas), avocat, publiciste et orateur parlementaire colombien, membre de l'Assemblée de Santander, a rédigé, pendant quelque temps, El Diario de Cundinamarca, et de 1878 à 81 publié la Revista Mercantil.
Esmarch (Frédéric), illustre médecin et chirurgien allemand , professeur de chirurgie à l'Université de Kiel, né, le 9 janvier 1823, à Tônning, d'un père qui exerçait la médecine. En dehors d'une série nombreuse d'essais, mémoires, articles insérés dans différentes revues spéciales depuis l'année 1849, il a publié, séparément, toute une série d'ouvrages importants, lesquels lui ont valu une haute renommée non seulement en Allemagne, mais à l'étranger; citons: < SymbolaB ad histologiam ranarum pathologicam », Kiel, 1848 ; « Ueber Resectionen nach Schusswunden », id., 1851; « Beitràge zur prakt. Chirurgie », deux parties, id., 1859, 1860; « Rathschlàge die Anschaffung und Verarbeitung von Hilfsmitteln fur die Eriegslazarethe betreffend », id., 1864; « Ueber chronische Gelenksentzùudungen », id., 1865, 2"i8 éd., 1867 ; « Rathschlàge fur die Eltern scrophulôser Kinder », id., 1865 ; « Vorlesungen fur angehende Militaràrze und freiwillige Krankenpfleger », Berlin, 1867, 1^» éd., 1871 ; « Ueber d. Kampf der Humanitàt gegen die Schrecken des Kriegs », Kiel , 1869 ; « Der erste Verband auf dem Schlachtfelde », id., id., 2"" éd., 1870 (traduit en anglais par Guy, en français par Verneuil, en russe par Hahnhardt, etc.) ; « Ueber Vorbereitung von Reserve-Lazarethen », Berlin, 1870 ; « Ueber Gelenkneurosen », Kiel, 1872 ; « Die erste Hilfe bei Verletzungen », conférence populaire, Hannovre, 1875 ; « Handbuch der kriegschirurgische Technik », ouvrage couronné, Hannovre, 1877, 3"« éd., Kiel, 1885 (traduit eu anglais par Clutton, en français par Rouge, en japonais par Isiguro) ; « Die erste Hilfe bei plôtzlichen Unglûcksfallen », cinq conférences, Leipzig, 1882 (traduit en presque toutes les langues vivantes de l'Europe) ; « Katechismus zur