ETE
1887 de VAsociacion CaloJica de Buenos-Ayres nous apprenons qu'il en était à cette époque le président.
Esfreielier (Casimirj, bibliographe et historien littéraire polonais, ancien bibliothécaire de l'Université de Varsovie, directeur de la bibliothèque des Jagellons à Cracovie, et membre de l'Académie des Sciences de cette ville, né, le 27 novembre 1827, à Cracovie, s'est fait surtout connaître par des ouvrages intéressants sur la littérature, le théâtre et la civilisation de la Pologne. On lui doit, entr'autres, des monographies sur Miçkie^icz (Vienne, 1869), sur Janozki (Cracovie, 1869), sur Zraszewski (id., 1879), sur Pol (Leipzig, ISSl), une Description de la Bibliothèque des Jagellons (Cracovie, 1882). Il vient de publier le dixième volume in 8" de sa grande Bihliographie jiolonaise, Cracovie, 1889, comprenant le résumé chronologique de la littérature polonaise depuis le XV" jusqu'au XVIII» siècle; il y manque encore la nomenclature des principaux ouvrages polonais publiés au XIX® siècle, catalogue qui formera à lui seul plusieurs volumes. M. E. appartient au parti cracovien des stayiczyki (ainsi appelé de Stanczyk, le fou célèbre de Sigismond-Auguste, roi de Pologne, dont un des écrivains de ce parti publia le prétendu Portefeuille), qui rejette l'idée de Tindépendance nationale, et dont les coryphées sont M. Estreicher, M. Stanislas Korzmian et le comte Stanislas Tarno-\vski.
Estreiuera (Joseph), auteur dramatique espagnol, dont les pièces de genre sont très goûtées à cause de la peinture exacte des mœurs de la bourgeoisie espagnole.
Estrej- (les Frâmes (Comte G.-H.-J. Meyners d'), médecin et écrivain français, ancien médecin d'ambassade et chargé par le Gouvernement français de missions scientifiques, membre de plusieurs sociétés savantes, né, en 1829, à La Haye. Il dirige à Paris les Annales de l'Extrême Orient et la Revue Internationale des Sciences médicales. En dehors de sa collaboration aux journaux, il a publié deux ouvrages remarquables : « La Papouasie », Paris, Challamel aîné, 1881 ; et « L'Art médical en Chine ». id., 1883, et une brochure « Disette probable dans l'Inde en 1880 », id., 1880.
Etenand (Jean-Alfred), écrivain français, directeur des Postes et des Télégraphes du département de Lot-et-Garonne, né le 30 novembre 1830, à Saint-Martin (Charente inférieure) ; à vingt ans, il publiait une notice historique importante « Sur la ville de Marans ». De 18G0 à 1878, il a fait paraître cinq ouvrages importants sur la télégraphie; deux surtout ont été fort appréciés : « Méthode de transmission de la lecture des signaux Morse », et « La Télégraphie électrique en France et en Algérie », en deux vol., précédée d'une notice. « Sur la télégraphie aérienne ».
ETN
Eternod (Anguste-Charles-François), savant Suisse, professeur ordinaire d'histologie normale et d'embrj-ologio à l'Université de Genève, né. à Mexico, le 1" juin 1854, a fait ses premières études dans un collège franco-espagnol de Mexico, puis à vine école secondaire de Baulmos (Canton de Vaud) et à l'école industrielle de Vévey, ses études suj)érieure3 à Lausanne, à Leipzig, à Bâle, à Genève, où il a été nommé professeur en 1880; on lui doit: « Recherches sur les affections chroniques des ganglions trachéo-bronchiques et sur les suites de ces affections », Genève 1879; « Structure et genèse cellulaires », dans la Revue Médicale de la Suisse Romande, id., 1881; < Guide technique du Laboratoire d'histologie normale » , autographié, plusieurs éditions depuis 1882, imprimé en 1886; « Sur un cas de régénération de la rate à la suite de l'extirpation totale chez le renard » (Extrait de la Revue Médicale de la Suisse Romande), id., 1885; « Des illusions d'optique dans les observations an microscope », id. ; « Des lois mathématiques et mécaniques régissant la distribution des prismes de l'émail », dans la Revue et Arch. Suisses d^ odontologie, pathologie et thérapeutique des maladies de la houclie et des dents, décembre 1877 ; et plusieurs autres mémoires et articles dans la Revue médicale de la Suisse Romande, dans la Zeif.><chrift fiir tvissensthuftliche Mikroskopie und filr mikroskopische Technik, dans le Tagehlatt der ôS Versammlung deitfscher Naturforscher und Aerzte, Strashourg, 1885, etc.
Etienne (Eugène), littérateur français, professeur au Lycée et chargé d'un cours de français à la Faculté des lettres de Nancy, né, à Saint-Mard-sur-le-Mont (Marne), en 'l84B; il a publié en 1883 ses deux thèses de doctorat : « De Diminutivis, intensivis, collectivis et in malam partem abeuntibus, in franco-gallico sermone, nominibus », et « La Vie de Saint-Thomas le martjT, poème historique du XII" siècle, composé par Garnier de Pont-Sainte. Maxence, étude historique, littéraire et philologique », 1883.
Étincelle, pseudonj^me littéraire de M™"' la Vicomtesse de Pereoxt, née Henriette-Marie Biard d'Aunet, en 1850; elle a publié dans le Figaro une série d'articles brillants qui ont été réunis en 1882 en deux vol., chez Rouveja-e, sous le titre de : « Carnet d'un mondain, gazette parisienne, anecdotique et curieuse », avec cent illustrations en noir et cinq planches en couleur, par A. Ferdinandus.
Etner (Sigismond), physiologiste autrichien, professeur de physiologie à l'Université de Vienne depuis 1875, membre correspondant de l'Académie impériale des Sciences à Vienne et de plusieurs sociétés scientifiques autrichiennes et étrangères, né, à Vienne, en 1846; il a publié un grand nombre de mémoires, essais, notes, arti-
EUC clos sur (les sujets de microscopie, de physiologie et do physique, qui ont paru dans les Annales de l'Académie Im.périale de Vieune, et diius VArchii-e de Physioloijie de Pflûger.
Ettar Carit, pseudonyme littéraire du poète et romancier danois Chaeles Brosboix, né, en 1820, à Friderioia. Il débuta à dix-huit ans par « Organisten i Jelling » et « De to Studenter ». Suivirent en 1839: « Slâgtskabet » (traduit en allemand sous le titre : Die Verwandschaft) ; « Smaae Fortallinger » {Petits récits) ; et après : « Smuggelerens Son » (traduit en 1848 en allemand, sous le titre: Sclunur/r/lers Sohn), roman qui révéla son grand talent; le drame: « Ejaghs Sonner », représenté sous l'anonyme, et « Sâkuntala », couronné par une médaille d'or universitaire; « Dikkgrevens »; « Hedemauden » (traduit sous le titre : Ber Heidemann en allemand, en 1846) ; « Foldinghro » (de l'année 1840); « Madsalune » (lv841) ; « Livets Conflicter » (traduit en 1845 eu allemand sous le titre: Lebens Conflikte) 1844; « Smaae Billeder », petits tableaux et un recueil de poèmes : « Skj'ggebilleder » (Tableaux sombres) ; et toute une série de romans, de nouvelles et de draines où dominent l'imagination et le talent inventif avec le sentiment patriotique ; plusieurs ont été traduits en allemand. Le drame « Nordenskjold », 1879, a eu le plus de représentations. La publication des œuvres complètes d'Etlar Karit a commencé en 1859, et embrasse une quarantaine de volumes ; dans le nombre, il faut comprendre les descriptions de ses voyages dans l'Afrique septentrionale : « Arabore og Kabyler », 1868, et en Hongrie ; « Ungarn og Siebenbùrgen », 1817.
Ettel (Conrad), écrivain autrichien, employé dans les chemins-de-fer autrichiens du Nord (Nord-Bahn), né le 17 janvier 1847, à Neuhof, près Sternberg en Moravie; il a publié : « Eisenbahn-und Telegraphen Lieder », 1881; «Wiener Weis'und Prauenpreis », 1884; « Idéale und Idole », 1885'; « Grundziige der natllrlichen Weltanschaung », trois éditions, la troisième en 1887.
. Ettig (Jean-François), poète allemand, maître supérieur à Grimma, né le 20 décembre 1850, à Borna, en Saxe; on lui doit: « Stunden der Weihe », 1877; « Der Weg des Lebens », 1879; « Familienleben und Familienerziehung in poetischen Bildern », 1881; « Harfenklànge », 1886.
Etrivières (Jean Des), pseudonyme de la célèbre conférencière M'"» Astyé de Vaîsayre dont les duels et les algarades ont eu un certain retentissement; en 1886, elle provoqua la maréchale Booth de l'Armée du Salut pour l'obliger à se mesurer avec elle sur le terrain.
Eucken (Rodolphe-Christophe), philosophe allemand, né, k Auri<'.h dans la Frisie-Orieutale, le 5 janvier 1846; après avoii- achevé ses cours