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an sort. De 1849 à 1870, il demeura à Paris et à, Londres ; veuu ensuite à Florence, il écrivit, dans Vlfalic, une chronique hebdomadaire, sous le titre: « Théâtres et concerts ». Il alla plus tard se fixer à Naples, où, après avoir écrit pendant deux ans (1872-73) les « Riviste musical! » du Piccolo, il fonda lui-même un journal musical et dramatique qui eut une certaine vogue : / hmeiû di un dilettante.
Cottrau (Patil), frère du précédent, amiral italien, de famille originaire de France, né, à Naples, vers 1835. Il fut un des officiers de la marine des Bourbons de Naples qui demandèrent leur démission et allèrent en Sicile offrir leur épée à Garibaldi. Il s'occupa ensuite principalement de balistique et de l'artillerie à grande puissance et ses articles dans la Nuova Antoloi/ia et dans la Rirista Marittima, de 1877 à 1883, eurent un remarquable succès. On peut considérer l'amiral Cottrau, l'amiral Albini et le commandant Bettolo comme les officiers auxquels la Marine italienne doit ses succès en fait d'artillerie moderne.
Conailhac (VictorJ, homme de lettres, journaliste et auteur dramatique français, né, à Ancey (Côte d'Or), en 1814. M. Victor Couailhac, qui a été aussi acteur sous le nom d'EuGÊXE Fradella, a signé plusieurs pièces de théâtre, en collaboration avec son frère Louis. Il a publié: « La Vie de Théâtre. Grandes et petites aventures de M"« Montansier. Esquisses. Anecdotes. Le Théâtre à Bado », Bruxelles, V^'^ Parent, 1863; « Jeanne MaiUotte », Paris, G. Lévy, 1883; « Les Drames de l'espionnage », id., id.,
Couanier de Lannay (Etienne-Louis), ecclésiastique français, né, à Laval (Mayenne), le 29 janvier 1821. Il fit ses études dans l'institution de M. Poiloup, à Vaugirard. Marié de très bonne heure, il fut membre des administrations municipales, et en 1848, obtint 23,000 suffrages pour la députation. Il fit diverses publications dans les feuilles locales, puis, en 1849, fonda un journal, l'Union de la Mayenne, qui ne vécut qu'un an. Devenu veuf à quarante-quatre ans, il entra dans les ordres qu'il reçut à Rome, on 1867. Successivement missionaire libre, curé de Saint-Remy de Châteaugontier, supérieur des Missionaires de Notre-Dame du Chêne, il fut nommé, en 1883, par Mgr. le Hardy du Maraix, vicaire-général honoraire, et bientôt il fut agréé par le gouvernement comme vicaire-général titulaire. H avait pris une part active à l'érection'' du Siège épiscopal de Laval et ses écrits sont presque tous relatifs à son diocèse. Nous citerons de lui : « De l'érection d'un Siège épiscopal à Laval », 1855 ; « Histoire de Laval », 1856 ; « Notice sur un élève des frères » ; « Éléments du chant Grégorien » ; « Rectification au sujet de Notre-Dame d'Avénières » ; « Petite géographie du département
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de la Mayenne » ; « Monographie de l'Église de Saint-Remy de Châteaugontier » ; « Pèlerinages de la Sainte- Vierge dans le diocèse de Laval », 1879 ; « Explication des vitraux de la chapelle du Carmel », 1880 ; « Vie de Saint- Siviard, abbé d'Anille », 1884 ; « Mois de Marie du diocèse de Laval », 1880; « Histoire religieuses hôpitalières de Saint-Joseph en France et au Canada », 2 vol., 1887; « Vie de Mgr. | AVicart, premier évêque de Laval et histoire de i l'érection de ce Siège », 1888.
Couat (Auguste) , littérateur et professeur français, né, à Toulouse, eu 1846. Après <^'^ brillantes études, M. C. entra à l'École norm supérieure, d'où il sortit avec le titre d'agi > des lettres. En 1875, il se fit recevoir doctL-ur ès-lettres, et fut nommé, en 1878, professeur | de langue et de littérature grecques à la Fa- 1 culte des lettres de Bordeaux, dont il est devenu doyen. Il est, depuis 1887, recteur de l'académie de Douai. On doit à M. Couat L ouvrages suivants : « Études sur Catulle, • ' se présentée pour le doctorat à la Faculté lettres de Paris », Paris, Thorin, 1874; « La P sie alexandrine sous les trois Ptolémées », il.. Hachette, 1882; «Homère: l'Iliade, l'Odyssée >, id., id., 1886.
Conbertin (Pierre de), écrivain français, à Paris, le l""" janvier 1863 ; il fit ses études dans sa ville natale à l'externat de la rue Madrid. M. C, qui est membre de la Société d'Économie sociale, fondateur et secrétaire général du Comité, présidé par Jules Simon, pour la propagation des exercices physiques dans l'éducation, a publié: « L'Éducation en Angleterre. Collèges et Universités », Paris, Hachette, 1888; « Paysages Irlandais », Bruxelles, 1888. En préparation : « L'Éducation anglaise en France », outre plusieurs conférences et des articles parus dans le Correspondant, dans le Français, etc.
Coudrean (Henri-Anatole), explorateur français, né, à Lounac (Charente-Inférieure), le 6 mai 1859. Il fit ses études au collège de Saintes, où il montra un goût prononcé pour la géographie. A sa sortie du collège, en 1879, il fut, pendant deux ans, clerc de notaire, puis entra, en 1877, à l'École Normale spéciale de Cluny. Nommé, en 1880, professeur d'histoire et de géographie à l'école professionnelle de Reims, il demanda alors à être adjoint à l'expédition Flatters, qui s'organisait; mais comme il i vait que vingt et un ans, il fut trouvé trop jeune. Professeur au lycée de Clermond-Ferraud, en 1880 et on 1881, il sollicita et obtint enfin une chaire au collège de Cayenne, où il commença ses explorations. En 1881, il séjourna chez les Galibis de l'Iracoubo ; un an plus tard il étudia sur place, au Kourou, le malheureux essai de colonisation tenté par Choiseul, 1763. En 1882, il rédigea sur les richesses de
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la Gu3'an6 française un mémoire qui reçut uuo médaille de bronze à l'Exposition d'Amsterdam. De 1883 à 1885, il explora la partie méridionale de la Guyane, au cours d'une mission qui lui avait été confiée par M. Cbesse, alors gouverneur de la colonie, et M. de Mahy, ministre de la Marine. Il reconnut le Counani, le Mapa, les plaines marécageuses du cap du Nord, régions du territoire contesté franco-brésilien, jusqu'alors inexplorées; puis remontant le Rio- Negro et le Rio-Blanco, il releva à la boussole un grand nombre de cours d'eau du haut bassin du E.io-Blanco et de ceux de l'Etisequibo, du Trombette, du Mopouerre. Il est le premier qui ait franchi le Tumac Hamac. Il a donc augmenté le champ des découvertes géographiques en Guyane, révélé l'importance des campas pour la colonisation blanche, et donné le premier des notions précises sur la grande nation occapichiane, l'une des plus intéressantes
la famille caraïbe. En mars 1886, la Société
géographie commerciale de Paris lui décerna sa grande médaille d'or et, en janvier 1877, la Société des études coloniales et maritimes lui accordait son prix triennal. En février 1887, il a reçu une nouvelle mission du ministre de l'instruction publique. On lui doit : « Le Pays de Wargla et les peuples de l'Afrique et Hartmann. Annexe: Les Français dans le Sahara », Paris, Vyat,
2; « Les Richesses de la Guyane fraçaise », Cayenne, imprimerie du gouvernement, 1883; « Voyage au Rio-Blanco, aux montagnes de la Lune », 1886; « Le Territoire contesté entre la France et le Brésil », id. ; « La France équinoxiale. Études sur la Guyane et l'Amazone, voyages à travers les Guyanes et l'Amazone », 2 vol., Paris, Challamel, 1887; « Les Français en Amazonie », id., Picard et Kaan, 1887, etc.
Coues (Elliott), naturaliste et médecin américain, né, le 9 septembre 1842, à Portsmouth (New-Hampshire E. U.), il fit ses études à l'Université Columbia à Washington, où il prit ses degrés. De 1862 à 1881, il servit en qualité de médecin dans l'armée américaine. De 1877 à 1883, il enseigna l'anatomie dans le collège national de médecine à AVashington et depuis 1883 il enseigne la biologie dans le collège d'agronomie de la Virginie. Nous citerons de lui: « Key to North-American Birds », 1872, nouvelle édition augmentée, 1884; « Field Ornithology », 1874; « Birds of the Nordwest » ; d. ; « Fur-Bearing Animais », 1877 ; « Birds of the Colorado Valley », 1877 ; « Ornithological Bibliography », 1878-80 ; « New-England Bird-Life », 1881 ; « Chick List of North-American Birds », 1882; « Biogen », 1882; « New England Bird-Life », 2 vol.- 1881-83, en collaboration avec W. A. Stearns.
Congnard (Jean-Marc dit John), théologien -.âse, né, le 18 septembre 1821, au village de
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culteurs. Il fit ses études classiques au collège et à l'Académie de Genève, et fut consacré, en 1845, au Saint-Ministère, après la publication d'une thèse sur « Les Mystères de la Religion Chrétienne ». Dans sa jeunesse, il se voua à l'euseignemont privé, mais il ne tarda pas à se révéler en chaire orateur de premier ordre par la hardiesse de ses idées dogmatiques, la vigueur de son argumentation, la magnificence de ses images, une pureté ed une sobriété de forme toutes classiques. Pasteur de la ville de Genève, en 1871, professeur d'éloquence et de morale chrétiennes à la Faculté de théologie, 1865, membre à diverses reprises du Consistoire, où il a toujours défendue les principes libéraux, M. C. a publié : « Quatre conférences sur le christianisme », Genève, Cherbuliez, 1855; « Conférences sur le principe de la foi réformée prêchées à Genève en 1853 et en 1854 », 2 vol., id., Gruaz, 1855 ; « Conférences sur l'Eglise, suivies de trois sermons », id., id., 18GI ; « Considérations sur l'apologétique », id., id., id, ; « La Science et l'Église. Discours », id., 1865, outre divers sermons prêches à Genève, Paris, Nîmes, la Chaux de Fonds, d'abord publiés séparemment et aujourd'hui réunies en un volume qui a paru en 1886. M. C. est collaborateur de V Alliance Libérale et des Étrennes Chrétiennes.
Congny (Edme), littérateur français, né, à Nevers, en 1848. M. C, qui est professeur de rhétorique au Lycée Saint-Louis à Paris, a publié : « Guillaume Du Vair ; étude d'histoire littéraire, avec des documents nouveaux », Paris, Durand, 1857; « De Prodico Ceio, Socratis magistro et antecessore », id, id., id. ; « Premiers exercices oratoires. Quatre modèles tirés d'un manuscrit de la bibliothèque de Bourges, et publiés pour la première fois, avec une traduction française et des notes », id., id., 1863 ; « Un procès en matière de droits régaliens au XVI'' siècle », id., id., 1864: « La Jeunesse de Virgile », id., id., 1865; « De la philosophie chez les jurisconsultes du XVI« siècle, et en particulier chez Simior Marion », id., id., id. ; « Le Parti républicain sous Henri III d'après des documents nouveaux », id., id., 1867 ; « Pibrac; sa vie et ses écrits. Fragments d'une étude historique et littéraire », id., id., 1869; « Les Audiences d'apparat au parlement de Paris », id., id., 1870 ; « Théories politiques. François Hotoman. La France-Gaule », id., Thorin, 1874; « Études historiques et littéraires. Jeanne d'Arc, épopée latine du XVI'' siècle », id., id., 1875; « Extraits des autours grecs concernant la géographie et l'histoire des Gaules, texte et traduction nouvelle publiés pour la Société de l'histoire de France », 4 vol., id., Renouard, 1878- 1883; « Études sur le XVI^ siècle. Théories politiques. Béroald de Verville. L'Idée de la Réjiubliquo. Le moyen de parvenir », id., Thorin,*
1880. — M. C, qui a été rédacteur du Journal (fénéraJ de l'hisfruction publique, a publié une édition classique d'extraits des tragédies d'Euripide, Paris, Belin, 1872, une nouvelle édition de la « Poétique d'Aristote », id., id., id. ; et des « Extraits d'Euripide », traduits en français, id., id., 1876.
Coulet (Paul), jurisconsulte français, né, à Paris, en 1854. M. Coulet, qui est avocat à la cour d'appel de la Seine, a publié : « Etude sur la recberche de la paternité », en collaboration avec Albert Vannois , et avec une préface de Léon Renault, Paris, A. Maresq aîné, 1880; « Contre-projet sur la proposition de loi, présentée par M. Adolphe Pieyre, député, dans le but d'accorder une indemnité aux personnes victimes d'une erreur judiciaire », id., A. Rousseau, 1883 ; « Supplément au Projet de réforme du Code d'instruction criminelle. Amendement dans le but d'accorder des réparations civiles et morales en cas d'ordonnance de nonlieu et d'acquittement », id., Cbevalier-Maresq, 1883 ; « Commentaire et explication pratique de la loi des 27-28 février 1880, relative à l'aliénation des valeurs mobilières appartenant aux mineurs, et à la conversion de ces valeurs en titre aux porteurs », 2"'« éd., id., id., 1884 ; « Guide pratique des syndicats professionnels », en collaboration avec G. Lèbre, id., id., 1885. Conliu (Frank), théologien suisse, né, à Genève, le 17 novembre 1828, d'une ancienne fartiille autochtone, fils du chapelain à l'hôpital, Etienne C, l'un des prédicateurs les plus distingués de la Suisse française, petit-neveu du célèbre jurisconsulte François Bellot, fit toutes ses études dans sa ville natale et fut consacré, en 185i, au Saint-Ministère, après la publication d'une thèse intitulée : « Recherches critiques sur l'Epître aux Ephésiens ». De 1852 à 1853, il séjourna en Ecosse, où il noua d'utiles et précieuses relations avec plusieurs notabilités religieuses, et où il reçut, en 1862, le diplôme de docteur eu théologie de l'Université de Saint- Andrew. De retour dans sa patrie, il fut nommé, en 1853, pasteur du riche village de Genthod sur les bords du Léman, membre du Consistoire (1849-1871). Orateur remarquable jjei'" l'abondance, la majesté, l'ampleur, la poésie, l'un des chefs les plus autorisés et les plus sympathiques de l'orthodoxie contemporaine, il a représenté la Genève religieuse au Synode de Paris (1872) et aux conférences évangéliques de Ne-\v-York. Il a publié : « Formulaire d'instruction chrétienne à l'usage des Catéchumènes », en collaboration avec ses amis MM. Viguet et Tournier, 1856, 7"» éd. ; « Les œuvres chrétiennes », Paris, Cherbuliez, 1863, 2"« éd.; « Le fils de l'homme », Genève, Cherbuliez, 1866 ; « La Vocation du chrétien », 1870; « Homélies », 2" séries, id., 1872-74, la plupart tra- 'duites en allemand, en anglais, on hollandais, eu
en russe ; plusieurs sermons détachée.
entr'autres : « Calvin », 1864; « Enseignemei de Jésus-Christ », 1868; « Que ferons-nous?
1874 ; « La mission de l'Église contemporaint
1875 : « Discours d'ouverture pour l'inaugui tion du congrès dominical », 1876; et enfin,; plusieurs conférences sur des questions de l'ordre ecclésiastique, parmi lesquelles nous citerons : « L'Eglise de Genève. Le présent et l'avenir »; « La séparation de l'Église et de l'État de Genève », 2 conférences, 1879-80, etc. etc.
Coulou (Henri), jurisconsulte français, né, à Paris, en 1855. M. C, qui est avocat à la Cour d'appel de la Seine, a publié : « Étude pratique sur l'application du jury en matière correctionnelle, suivie d'un projet de loi », avec M. Albert Faure, Paris, Cotillon, ISSl ; « Commentaire de la loi sur les marchés à terme, promulguée le 8 avril 1885 », id., Olleudorff, 1885 ; « Manuel formulaire du divorce, contenant la loi du 19-27 juillet 1884 et tous les articles du Code civil relatifs au divorce », avec Ernest Jacob et Albert Faure, id.. Marchai et Bellard, 1884, 3"<= éd., id., id., 1885 ; « Jurisprudence du divorce; recueil par ordre chronologique, contenant le texte des décisions de principe rendues en cause de divorce, depuis 1792 à 1885, par les tribunaux français ou étrangers », avec Albert Faure, id., id-, 1885.
Coupey (Augusta), romancière, poète et musicienne française, née, à Guingamp (Côtes-du- Nord), en 1838. El'e a publié: « L'orpheline du 41*^ », Paris, Dillet. 1872, 2"« éd., id., Dentu, 1881; « Marielle », 2""= éd., id., Sandoz et Fischbacher, 1874 ; « Muse des enfants. Poésies amusantes et morales », Nauchâtel, Sandoz, 1875 ; « Le Serf de la princesse Latone, drame de l'émancipation russe », Paris, Didier, 1877; « Fables originales », id., Dentu, 1883.
Conrajod (Louis), archéologue et littérateur français, né, à Paris, en 1841. — D'abord attaché au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, ensuite à la conservation de la sculpture au Musée du Louvre, il est devenu conservateur-adjoint au même département et professeur d'histoire de la sculpture au moyen-âge et à l'époque de la Renaissance à l'école du Louvre. On doit à M. Conrajod qui collabore activement à la Gazette, des Beaux-Arts, à VArt, etc., de nombreux travaux sur différents points de l'histoire de l'art. Nous citerons: « Le I\f nasticon Gallicanum », Paris, Liepmannsohu Dufour, 1869; « Livre-journal de Lazare Du vaux, précédé d'une étude sur le goût et sur le commerce des objets d'art au milieu du XVIII'' Siècle », 2 vol., id., Aubry, 1873; « Histoii ■ de l'enseignement des arts du dessin au XVII f Siècle. L'école royale des élèves protégés, ji:! cédée d'une étude sur le caractère de l'ens gnement de l'art français aux différentes ('| ques do son histoire, et suivie de documcn;
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I sur l'école royale gratuite da dessin, fondée par Bachelier », id., Dumoulin, 1874, 2ra« éd., id., Rouam, 1886; « Les Estampes attribuées à Bramante au point de vue iconographique et architectouique », en collaboration avec M. Henry de Geymieller, id., Rapilly, 1874; « Un basrelief de Mino da Fiesole », id., Leroux, 1876; « Études sur les collections du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes au Musée du Louvre », id.. Champion, 1878 ; « Alexandre Lenoir, son journal et le Musée des monuments français », 3 vol., id., id., 1878-87 ; « Léonanl de Vinci et la statue de Fi-ancesco Sforza ■>, id., id., 1880; « Observations sur deux dessins attribués à Raphaël et conservés à l'A- 1 ailémie des Beaux-Arts de Venise », id., id., iil.; ^., Une œuvre inédite de Jean Bullant ou di> son école », id., id., id. ; « Jean Warin, ses u livres de sculpture et le buste de Louis XIII .lu Musée du Louvre », id., id., 1881; « Deux irairments des constructions de Pie II à Saint- PuTre de Rome, aujourd'hui au Musée du Louvre », id., id., 1882; « Un Fragment du tom- Ijian de l'amiral Chabot, égaré à l'école des Beaux-Arts », id., id., id. ; « Quelques sculptures de la collection du cardinal de Richelieu, aujourd'hui au musée du Louvre », id., id., 1882; « Quelques sculptures vicentines, à pro- I pos du bas-relief donné au Musée du Louvre, par M. Ch. Timbal », id., id., id. ; « La Statue (le Robert Malatesta, autrefois à Saint-Pierre lie Rome, aujourd'hui au Musée du Louvre », id.. id., 1883; « Une édition avec variantes des lias-reliefs de bronze de l'armoire de Saint- Pii rro-aux-Liens, au Musée du Louvre et au 8i'iith-Kensington Muséum », id., id., id. ; « Le l.air.n Charles Davillier et la collection léguée par lui au Musée du Louvre », id., Pion, 1884; • Une collection de médaillons de cire du MusiM. des antiquités silésiennes à Breslau », id., ('liampion, 1884; « Donation du baron Charles Davillier; Catalogue des objets exposés au Musi'e du Louvre », en collaboration avec M. Emile Molinier, id., Fetscherin et Chuit, 1885 ; « La Fait de l'art italien dans quelques monuments de sculpture de la première Renaissance frani.'aiso », id.. Champion, id. ; « Documents sur rinstoire des arts et des artistes à Crémone au XV« et au XVI« Siècle », id., id., 1886; « La Diane de Bronze du château de Fontainebleau », id., 1886.
Courcellc-Seuetill (Jean-Gustave), illustre publiciste et économiste français, actuellement conseilleur d'État, est né, à Seneuil (Dordogne), le 22 décembre 1813. D'abord journaliste, il collabora à la Revue républicaine, au Bon Sens, au Droit, au Dictionnaire politique de Pagnerre. Il sortit du journalisme pour sntrer dans l'industrie vers 1842, fut chargé, après la révolution de 1848, d'une mission en Angleterre, puis, pour quelques jours seulement, de la direction des
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Domaines. Rentré dans le journalisme, il écrivit dans la Réforme, dans le National et dans la République. Après le 2 décembre 1851, il se livra plus spécialement aux études économiques, fut chargé, en 1855, de la chaire d'économie politique à l'Institut de Santiago du Chili, et revint en France, en 1863. U collabora au Temps et à la République française. Il a été nommé conseiller d'État en 1879 et membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1882. On a de lui : « Lettres à Edouard sur les révolutions », 1883; « Le Crédit et la Banque. Études sur les réformes à introduire dans l'organisation de la Banque de France et des banques départementales », Paris; Pagnerre, 1840 ; « Traité théorique et pratique des opérations de banque », 1853, 4™" éd., revue et augmentée, Paris, Guillaumin, 1864; « Traité théorique et pratique des entreprises industrielles, commerciales ou agricoles ou manuel des affaires », 1855, 4™« éd., revue et augmentée, id., id., 1883; « Traité théorique et pratique d'économie politique », 2 vol., id., id., 1858-59, 2">« éd., id., Amyot, en 1867, cet ouvrage est traduit en espagnol par J. Bello, 2 vol., Guillaumin, 1860; « Études sur la science sociale », id., id., 1862; « Traité sommaire d'économie politique », id., id., 1865; « Agression de l'Espagne contre le Chili », id., Dei^tu, 1866 ; « La Banque libre, exposé des fonctions du commerce de banque et de son application à l'agriculture; suivi de divers écrits de controverse sur la liberté des banques », id., Guillaumin, 1867; « Cours de comptabilité », 4 vol., id.. Hachette, id. ; « Intérêt et usure », dans la 4""= série du Cours d'Économie industrielle d'Évariste Thévenin, id., id., id. ; « Liberté et socialisme, ou Discussion des principes de l'organisatiou du travail industriel », id., Guillaumin, 1868; « Traité élémentaire de comptabilité », id., Hachette, 1869 ; « l'Héritage de la Révolution. Questions constitutionnelles », id., Guillaumin, 1871; « Précis de morale rationnelle », id., id., 1875 ; « Protection et libre échange », id., aux bureaux de la Réforme, 1879 ; « Préparation à l'étude du droit. Étude des principes », id., Guillaumin, 1887. M. Courcelle-Seneuil a publié la 2'n« édition de « Le Crédit et les Banques » de Coquelin, et il a traduit de l'anglais avec M. H. Dussart: « Les Principes de l'Économie politique », de John Stuart Mill ; on lui doit aussi la traduction de l'anglais de: « L'Ancien droit considéré dans ses rapports avec l'histoire de la Société primitive et avec les idées modernes », de Henry Sumner Maine, Paris, Guillaumin, 1873 ; « Des devoirs respectifs des classes de la société », de William Graham Summer, id., id., 1884. Il a donné, on outre, plusieurs articles au Dictionnaire de l'Economie politique et au Journal des Economistes.
Courcy (Alfred de), littérateur et économiste
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français, né, à Brest, en 1816. M. de C, qui est administrateur de la Compagnie d'assurances générales, a publié entr'autres : « Esquisses », Paris, Douniol, 1854; « Des assurances agricoles », id., id., 1857; « L'Honneur », id., 1858; « Un nom », id., id., 1860; « Question de droit maritime. L'abandon et le délaissement », id., Dupont, 1861; « Les Assurances sur la vie eu Angleterre et en France », id., id., id.; « Essai sur les lois du hasard, suivi d'études sur les assurances », id., Guillaumin, 1862; « D'une réforme internationale du droit maritime », id., id., 1863; « Les sociétés anonymes. Examen de la loi du 24 juillet 1867 », id., Anger, 1869; « Précis de l'assurance sur la vie », id., id., 1870; « Les Caisses de prévoyance des employés et des ouvriers et les pensions de l'État », id., id., 1872; « La Querelle du capital et du travail », id., id., id.; « La protection de la vie des navigateurs », id., id., 1874; « L'assurance sur la vie et les droits de mutation », id., id., 1875; « L'impôt et les assurances sur la vie », id., id., id.; « L'institution des caisses de prévoyance des fonctionnaires, employés et ouvriers », id., id., 1876; « Proverbes de salon », id., C. Lévy, id. ; « Questions de droit maritime », 3 vol., id., Pichon, 1877-1885; « Le Roman caché », id., F. Didot, 1881 ; « Château à vendre », id., id., 1882; « Trop tard », id., id., id.; « Les sociétés étrangères d'assurances sur la vie. Autorisation et surveillance », id.. Cotillon, 1883; « Le Bois delà Boulaye », id., F. Didot, 1883; « La Philosophie de l'assurance », id., id., 1884; « Assurés et Actionnaires », 1885 ; « Le droit et les ouvriers », 1886; « Les Assurances », 1886; « Congrès de droit international tenu à Anvers, en 1885 », 1886. Coui-cy (Charles de), auteur dramatique français, fils du fécond vaudevilliste de ce nom, né, à Passy (Seine), le 22 août 1836. Après avoir terminé ses études, il débuta, n'aj-jint pas encore vingt ans, par une comédie en trois actes en prose: « Le Chemin le plus long », Paris, Lévy frères, 1856, qui réussit au Vaudeville. Il donna ensuite à l'Odéon: « Daniel Lambert », drame en cinq actes, id., id., 1860, qui eut un véritable succès; « Diane de Valneuil », comédie en cinq actes en prose, id., id., 1862, fut également bien accueillie. Depuis lors, il a fait représenter au Gymnase: « La Marieuse », comédie en deux actes, avec Lambert Thiboust ; « Les Vieilles filles », id., id., 1872, comédie en cinq actes, dont ou atiribueune part de paternité à M. Sardou; « Andrette », comédie eu un acte, id., C. Lévy, 1877; « Mademoiselle Didier », pièce en 4 actes, id., id., id. ; « Madame de Navarret », pièce en 3 actes, id., id., 1881, les deux en collaboration avec Eugène Nus; « Toujours », comédie en un acte, id., id., 1883. On lui doit aussi plusieurs pièces sous Ij pseudonyme de Max Gérard. On a de lui
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aussi plusieurs nouvelles très remarquables, ii itamment: « La Voisine », dans Vlllustrati"./ et, « Les Dix-sept chapitres », dans VVnii-(is illustré. Il a publié aussi: « Les Histoires 'lu Café de Paris », Paris, C. Lévy, 1871. 11 a signé le premier: « Les Coulisses », au Figaro, et a été avec Jules Noriac et Aurélien Scholl, un des trois rédacteurs en chef de la Silhouc1f<\
Courcj- (Marie-René Roussel, marquis dki, diplomate et écrivain français; chef actuel de la famille à laquelle appartenait le général Roussel comte de Courcj', né en 1827. Il a rempli les fonctions de secrétaire d'ambassade et de chargé d'affaires en Chine, en Grèce et dans le Grand-duché de Bade. Au retour de sa mission en Chine, pendant laquelle il avait fait flotter à Canton, malgré l'opposition des consuls étrangers, les couleurs françaises et préparé par des négociations habiles l'e.xpédition de 1858, il fut nommé officier de la Légion d'honneur à 29 ans, M. de Courcy s'est fixé, en 1866, dans le Loiret où il est membre du Conseil général. Outre plusieurs articles sur la politique étrangère, publiés dans la Revue des deux mondes, on lui doit un ouvrage important sur la Chine: « L'Empire du milieu, description géographique, prùcis historique, institutions sociales, religieusos, politiques, notions sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce », Paris, Didier, 1866; « La coalition de 1701 contre la France -, 2 vol., id., Pion, 1886.
Courcy (Pol Potier de), historien français, né, à Landerneau (Finistère), en 1815. M. de C, qui est correspondant du ministère de l'instru 'tion publique pour les travaux historiques, a publié: « Notice historique sur la ville de Landerneau », Landerneau, Desmoulins, 1842: « N'biliaire et armoriai de Bretagne », Nantes, Vurest et Grimaud, 1846, 2""' éd., 3 vol., id., id,, 1862 ; « Dictionnaire héraldique de Bretagne », Saiut-Brieuc, Prudhomme, 1855 ; « Le combat des trente Bretons contre trente Anglais, d'après les documents originaux des XIV« et XV^ siècles, suivi de la biographie et des armes des combattants », id., id., 1857; « De la Noblesse et de l'application de la loi contre les usurpations nobiliaires », Nantes, Forest, 1858, 2"i9 éd., Paris, Aubry, 1859 ; « Notice sur Notre- Dame de Folgoët », Saint-Brieuc, Prudhomme, 1860; « Armoriai et Nobiliaire de l'évêché de Saint-Pol de Léon, en Bretagne, en 1443 », Paris, Aubry, 1863; « De Nantes à Lorient, à Saint-Nazaire et à Rennes. Itinéraire descriptif et historique », id., Hachette, 1863 ; « De Rennes à Brest et à Saint-Malô; itinéraire descriptif et historique », id., id., 1864 ; < De Nantes à Brest, à Saint-Nazaire, à Rennes et à Napoléonville. Itinéraire descriptif et historique », id., id., 1885, ces trois derniers ouvrages font partie de la collection des Guides Joanne. — M. de Courcy publie, en outre, chea
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Didot: « L'Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne et de ta maison du Roi par les P. P. Anselme, Ange et Semplicien », le 9™« volume a paru en 1881.
Conrdaveanx (Pierre-Charles-Victor), philosophe et professeur français, né, à Paris, le 12 avril 1821. Orphelin de très bonne heure, il a fait ses études à Paris, dans la dernière pension Janséniste, l'institution Savouré, qui suivait les cours du Lycée Louis-le-Grand. Il est entré à l'école Normale Supérieure, eu 1840, a été quelques années professeur de philosophie, puis a quitté cet enseignement pour celui de la littérature, mais est toujours resté un philosophe bien plus qu'un humaniste. Reçu docteur, en 1858, M. Courdaveaux est entré, en 1862, dans l'enseignement des Facultés, comme professeur do littérature étrangère, à Besançon, puis de littérature ancienne, à Douai, en 1864. On lui doit: « De l'immortalité de l'âme dans le Stoïcisme », thèse; « Etude sur le De regimina principum de Gilles de Rome », thèse; « La Philosophie grecque, mise à la piortée de tous et éclaircie par le christianisme », Paris, Dotmiol, 1855; « Du beau dans la nature et dans l'art », id., Didier, 1860; « Étude sur Simart à propos du livre de M. Eyriès », id., id., id. ; « Traduction des Entretiens d'Epitecte », id., id., id.; « Caractères et talents, études sur la littérature ancienne et moderne », id., id., id. ; « Eschyle, Xénophon et Virgile. Études philosophiques et littéraires », id., id., 1872; « Etudes sur le comique. Le Rire dans la vie et dans l'art », id., id., 1875. A partir de 1875, M. Victor Courdaveau a consacré tous ses loisirs de professeur à l'étude du christianisme. Il a publié sur ce sujet d'assez nombreux travaux. Citons: « Les Evangiles et l'Histoire », Paris, Charpentier, 1879, publié sous ses seuls prénoms de Pierre- Victor; « Sur quoi reposent les prétentions politiques de l'Église » , id., Bayle, 1885 ; « Saint-Paul d'après la libre critique en France », id., Pischbacher, 1886. M. Courdaveaux a publié une douzaine d'articles sur des points spéciaux de l'histoire de l'Église, dans la Nouvelle Revue, dans la Revue philosophique, dans la Révolution Française. La plupart de ces articles ont fait l'objet de conférences dans des Loges maçonniques, en séances à peu près publiques. — Rappelons, enfin, la lutte qu'il a soutenu l'an dernier pour essayer de maintenir les Facultés à Douai, dont il était conseiller municipal. - Conrlct (Alexandre-Albin), écrivain français, receveur des Postes à Pontarlier, né le 21 novembre 1831 ; il a publié : « L'histoire du Juif Errant », Épinal, 1857; « La Physiologie du Personnel des Postes », sous le pseudonyme de Telruoc, 1871 ; et nombre d'articles épars dans l'Indépendant de Brioude, dans la France administrative, etc.
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Coiiriueaiix ^Eugène), publiciste et homme politique français, né, à Reims, le 15 février 1817. Il fit ses études classiques à Reims et son droit à Paris. En 1843, il devint bibliothécaire-adjoint de la ville de Reims, et, trois ans plus tard, fut nommé conservateur en titre de la bibliothèque et des archives municipales. — Il protesta contre l'expédition de Rome et subit pour ce motif six mois et demi de détention préventive avant d'être acquitté par le jury de la Seine-et-Marne. Il fut, de plus, destitué par le Gouvernement. Un article dans lequel il dénonçait le projet du Coup d'État l'amena de nouveau devant la Cour d'assises et lui valut, à Laon, en 1851, une condamnation à un an de prison et deux mille francs d'amende. M. Courmeaux se réfugia en Belgique, passa plusieurs années à Bruxelles où il devint l'ami des plus illustres proscrits ; il rentra en France à la suite de la première amnistie, mais de nouvelles et incessantes persécutions l'obligèrent à quitter son paj's; alors il entreprit, dans un but commercial, au service d'une puissante maison, une série de voyages en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, en Suisse, en Italie, etc. Il ne put se fixer en France qu'en 1860, et devint alors l'agent, à Paris, de la célèbre maison C. H. Mumm. Pendant la guerre de 1870, il fut chargé de deux missions auprès de la délégation de Tours. L'année suivante, il fut nommé Conseiller général de la Marne et Conseiller municipal de Reims, Président de la Ligue de l'Enseignement de Reims, et fut appelé comme tel à faire une série de conférences littéraires et historiques, qui furent toujours très suivies et se poursuivent encore, mais qui n'ont pas été imprimées. Il a tenu aussi de nombreuses réunions politiques qui ont servi à la propagation des idées républicaines dans le département de la Marne. Collaborateur assidu de V Industriel de la Champagne, de V Indépjendaat Rémois et du Progrès de la Marne, il fonda au lendemain même du 16 mai 1877, pour le combattre, le Franc Parleur rémois, journal dont il fut à la fois le directeur et le rédacteur, et dont les allures décidéûs justifiaient entièrement le titre. Cette campagne lui valut quatre condamnations, six mois de prison et plus de douze mille francs d'amende. En 1880, M. Courmeaux a contribi;é à fonder Le Radical de l'Est ; il donne actuellement un Concours actif à V Avenir de l'Est. A la Chambre des Députés, M. Courmeaux aborda maintes fois la tribune, fut deux fois président du groupe de l'extrême gauche et fut chargé de rapports ayant trait à des questions intéressantes. Depuis le l»"' janvier 1887, il est rentré à Reims avec le titre de conservateur de la Bibliothèque, des Archives et des Musées de la ville. Indépendamment d'autres travaux insérés dans divers recueils, il a publié, entr'autres : « Notice sur le Congrès archéolo-
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gique de Reims », 1845 ; le tome deuxième : < Sciences et arts », du Catalofiue de la hiblioth>qne de Beims, en collaboration, 1845; « Notice sur la bibliothèque de Reims », 1845 ; « L'agitatiou catholique à Reims », 184G, eu collaboration; « La poésie au XIX"^ Siècle », 1847; « République ou Royauté », 1871; « Ne touchez pas à la République », 1872; « Les concours scolaires. Rapport au Conseil général de la Marne », 1873; « Le Roi Soleil ou ce que valait le plus grand des Rois de France », 1873; « Louis Blanc », 1884; « Ledru-Rollin », 1885; « Victor Hugo », 1886; « Excursion en Crimée pendant la guerre », 1866; « Alexandre Dumas », 1886; « Souvenirs de la Chambre des Députés, 1881 à 1885. Esquisses de quelques orateurs », 1888. De plus, M. Courmeaux a donné son contingent à la Collection des Séances et travaux de l'Académie de Reims.
Conrrière (Céleste), littérateur français, né, à Bréménil (Meurthe), en 1843. Un long séjour en Russie, où il possède des propriétés, a familiarisé M. C. avec les langues et les questions slaves; on lui doit « Russie et Pologne », Paris, Dentu, 1874; « Histoire de la littérature contemporaine en Russie », id,. Charpentier, 1875; « Histoire de la littérature contemporaine chez les Slaves », id., id., 1879, etc. M. C. a aussi traduit du russe un drame du comte Alexis Tolstoi: « La mort d'Ivan le Terrible », Paris, Leroux, 1880,
Coarteline (Georges MoiSAUX, dit), fils de Jules Moinaux, l'auteur bien connu des Deux sourds, des Deux aveugles, d'un Conseil judiciaire, des Tribunaux comiques, etc., né, à Tours, dans le courant de l'année 1861. Pit ses études au collège de Meaux, puis s'essaya dans la poésie, créant, en 1881, de concert avec ses amis Jacques Madeleine et Georges Mittet, une revue littéraire fondue dans le moule de l'ancienne Républiques des lettres que dirigeait jadis M. Catulle Mendès {Paris-Moderne, 1881 à 1882, Léou Vauier éditeur). Entra, en 1883, en qualité de chroniqueur parisien au journal aujourd'hui disparu, les Petites nouvelles. Outre une grande quantité d'articles qu'il y écrivit et réunit en volume, il publia dans ce journal, sous le titre de « Gaîtés de l'Escadron », une série de souvenirs militaires d'un réalisme de bonne humeur, qui, illustrés par M. Louis Bombled, parurent en 1886, chez Marpon et Flammarion. Ce même ouvrage, quelque peu remanié par son auteur, prit place plus tard sous le nouveau titre: < 51'"® Chasseurs », dans la Bihliotlùique des auteurs célèbres des mêmes éditeurs, qui obtinrent avec cette réédition un grand succès de vente. On a également de M. Courteline les: « Femmes d'amis », Paris, Marpon et Flammarion, 1888; « Ombres et silhouettes », recueils de nouvelles parisiennes, id., id., id. ; « Le Train de Sh . 47 », etc., etc.
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Conrtidés (Aristote), écrivain grec, né, eu Thrace, en 1857; il a écrit des nouvelles, et s'est occupé principalement de livres pour l'enfance, i Il a aussi publié une feuille hebdomadaire pour : les enfans.
Conrtmans (Jeanne-Désii-ée Berchxians, veuve), l'un des écrivains flamands les plus remarquables et les plus sympathiques de la Belgique. M"« Berchmans est née, le 6 septembre ■ 1811, à Audeghem, commune dont son père i était bourgmestre. « A Tâge de neuf ans », dit ! l'éminent professeur de l'Université de Gand, '. M. Paul Fredericq, « elle fut envoyée en pension « dans le Hainaut, puis elle commença son édu- <- cation dans un pensionnat tenu par des reli- « gieuses en pleine Flandre; mais là, comme « dans le pays Wallon, cette éducation fut exclu- « sivement française selon l'étrange (!) mode « du jour. En 1836, elle épousa un instituteur « gaulois, Jean-Baptiste Courtmans, lié avec ; « plusieurs fondateurs du mouvement flamand: « les poètes Van Duj'se et Rens et le savant « docteur Snellaert. Dans ce milieu, oii l'on s'e- « xaltait pour la vieille langue nationale alors si « méprisée, M'"'' Courtmans sentit bientôt naîtie « et se développer sa vocation littéraire. Peu- « dant quelques années, Elle vécut ensuite à « Lierre, où son mari (qui lui-même écrivit beau- « coup), avait été attaché comme professeur à « l'école Normale. Devenue veuve prémature- « ment, en 1856, la courageuse femme alla se « fixer avec ses jeunes enfants dans le village « de Maldeghem, tout au nord de la Flandre « orientale, près de la frontière hollandaise, où « elle fonda un établissement d'instruction et « éleva noblement sa famille ». Elle ne trouva point de bien grandes ressources dans cette maison d'éducation, mais la plume féconde qu'elle avait prise dès 1841, et qui lui avait valu un an plus tard déjà les palmes de la Chambre de rhétorique de Turnes, lui vint puissamment en aide. Depuis trente ans sui'tout, les poésies et les comédies, les romans et les nouvelles de M™« veuve Courtmans se sont succédé presque sans interruption, dépeignant d'une façon sciisissante les mœurs des campagnes septentrionales de la Belgique, combattant les préjugés, préparant l'émancipation intellectuelle des Flandres. En 1865, le jury ofliciel, chargé" de décerner lo prix quinquennal de littérature flamande pour la période 1860-1864, attribuait ce prix à M™« Courtmans : « dont les ouvrages se « recommandent, disait-il, par le choix du sujet, « par les tendances sociales et morales les plus « louables, et par de remarquables qualités de « langue et de style ». En 1883, les littérateurs les plus illustres de la Belgique et de la Hollande, se rendaient à Maldeghem pour participer à une grande manifestation en l'honneur de M"® Courtmans, et le roi des Belges envoyait à la vénérable septuagénaire fêtée ainsi par
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tous lii, croix de chevalier de l'ordre de Léopold. — L'œuvre de M'"e veuve Conrtmans, qui a collaboré aux principaux périodiques de langue néerlandaise, est considérable : une édition définitive de ses ouvrages paraît en ce moment chez M. De Seyn-Verhougstraete, libraire à
Roulers. Nous devons nous contenter de mentionner les nouvelles les plus importantes, cel-
jles précisément dont il existe une traduction
1 française ; ce sont: «f De gemeente- onderwyzer », Gand, 1862 (L'instituteur communal; trad. par Ed. Barlet) ; « Het goschonk van den jager », id., 1864, ouvrage spécialement récompensé par
l le prix quinquennal de littérature flamande (Le cadeau du chasseur; trad. par L. Hymans) ; « Do bloem van Cleyt », Thiel, 1864 (La fleur .lo (.'loyt; trad. par MM. Elseni et Gueury dans nu volume de la Bibliothèque Gilon qui renferme en outre la traduction de deux autres nouvelles de M™e Courtmans : « Tante Sidonie », if Dedans ou dehors »); « De hut van Tan- T- •- lu-a »,^ Gand, 1865 (trad. par le fils de l'auiiiir, M. Emile Courtmans, sous le titre: « La il.Mitellière des Flandres ») ; « Rozeken- Pot », r)..(.lrocht 1879 (trad. par MM. Elseni et Gueury s iii-: le titre: « La perle du hameau) ».
t'imrtuey (Léonard-Henry), homme politique et publiciste anglais, né, le 6 juillet 1832, à Penzance (Cornouailles). Il prit ses grades, en 1855, à l'Université de Cambridge, et, en 1858, il se fit inscrire au barreau de Lincoln's Inn à Londres. En 1872, il devint titulaire de la chaire d'économie politique à VUniversity Collège de Londres et, en 1876, examinateur d'histoire constitutionnelle. Vers la fin de cette même année, il fut élu membre de la Chambre des communes ; nommé sous-secrétaire d'Etat des colonies, en 1881, il succéda, en mai 1882, à lord Caveudish, dans le poste de secrétaire financier de la Trésorerie. M. C. appartient à la fraction avancée du parti libéral; au Parlement, il s'est fait l'ardent défenseur de l'extension du droit de suffrage et de la réforme agraire. Il est rédacteur au Times, depuis 1862. On a de lui plusieurs ouvrages d'économie politique fort estimés, tels que: « Direct Taxation », 1865; « Money », 1878; « Banking », 1882. Citons encore de lui une remarquable monographie: « Finances of the United States, 1861-67 », insérée dans le Journal of the Statistical Society. Il a donné, en outre, plusieurs articles à la Fortnightly Eeview, à la Nineteenth Century et à V International Review.
Courtois ( Alphonse-Charles ) , économiste français, né, à Paris, le 28 mars 1825. Passionné pour les sciences morales et politiques et particulièrement pour l'économie politique à laquelle il s'adonna dès 1847, il fut reçu, en 1851, membre de la Société d'économie politique, dont il devint questeur trésorier, en 1865, et secrétaire perpétuel, en 1881. Appelé à Lyon, en
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1865, pour s'attacher à une grande institution de crédit, Le Crédit Lyonnais, dont il n'a pas cessé depuis de faire partie, il a fondé dans cette ville, en 1866, la Société d'économie politique de Lyon. Il a collaboré notamment au Journal des économistes, à VEconoiniste Belge et à l'Economiste Français, où il a rédigé, pendant plusieurs années, la partie financière sous le pseudonyme d'OsCAR Beigr, ainsi qu'à pi-esque tous les recueils collectifs de la maison Guillaumin, telles qtte le Dictionnaire de l'économie politique, le Dictionnaire du commerce et de la navigation. En économie politique, M. Courtois appartient à l'école libérale et il a pris part aux divers congrès de la paix. Il a professé l'économie politique soit à Lyon, soit à Pai'is. Parmi ses ouvrages d'économie politique et de finance, nous signalerons : « Manuel des fonds publics et des sociétés par actions », cet ouvrage, publié chez Garnier frères, en 1855, a été plusieurs fois réédité sous des titres légèrement modifiés ; la 8"'e éd. est de 1883 ; « Tableaux des cours des principales valeurs, négociées et cotées aux bourses des effets publics de Paris, Lyon et Marseille, du 17 janvier 1797 (28 nivôse, an V), à nos jours », Paris, Garnier frères, 1862, 2^6 éd., id., Guillaumiu, 1873; « Défense de l'agiotage », id., Garnier frères, 1864; « Traité élémentaire des opérations de bourse et de change », id., Garnier frères, 1866, 7'"« éd., id., id., 1879; « L'Economie politique en une leçon, suivie de l'éloge de J.-B. Say », Paris, 1867; « Les Finances de la France de 1814 à 1870 », id., 1871 ; « Histoire de la Banque de France et des principales institutions françaises de crédit, depuis 1876 », id., Guillaumin, 1875, 2'"« éd., id., id., 1881 ; « Anarchisme théorique et collectivisme pratique », id., id., 1885; « Le Centenaire de Dunoyer », id., id., id.; « Le Centenaire de Rossi », id., id., 1887; « Notices sur la vie et sur les œuvres de Frédéric Bastiat », id., id., 1888. — M. C. a publié et mise au courant la 4™" édition du: « Traité des finances », de Joseph Garnier, Paris, Guillaumin, 1882.
Cousin (Jules), littérateur français, né, à Paris, le 4 mars 1830, y fit ses études et entra, en 1856, à la bibliothèque de l'Arsenal ; devenu conservateur, il se retira, en 1870, et fut nommé conservateur honoraire. Chargé de reconstituer la bibliothèque de la ville de Paris, incendiée pendant la Commune, M. J. Cousin offi'it sa propre collection, formée de 6000 volumes et plus de 8000 estampes, concernant spécialement l'histoire de Paris, et s'occupa aussitôt d'installer la nouvelle bibliothèque municipale, augmentée de dons, sollicités de toutes parts, dans l'hôtel Carnavalet, ancienne résidence de M™e do Sévigné. Il en a été nommé conservateur. En 1880, il constitua, comme complément de la Bibliothèque, le Musée historique, spécialement