‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 16 sur 318 · OE,A · texte numérisé non relu

OE,A

ressantes sur l'histoire moderne de la musique ea Angleterre, dans les Musical recollections of the Inst half Cmtury publiées par cette Société. Cox (Samuel-Sullivan), homme politique et littérateur américain, né, à Zanesville (Ohio E- U.), le 30 septembre 1824. Après avoir fait son droit, il exerça la profession d'avocat, devint propriétaire et directeur du Columbus Statesman, voyagea en Europe et, en 1855, fut nommé secrétaire de légation au Pérou. De 1856 à 186-2, il fut élu quatre fois membre du Congrès de l'État de rOhio et, pendant la guerre civile, il prit une part active dans l'opposition à la politique et aux mesures du gouvernement. En 1865, il se fixa à New-York, où il fut élu membre du Congrès. En 1885, le président Cleveland le nomma ministre à Constantinople. On a de lui: « Buckeye Abroad », 1852; « Eight Years in Congress », 1865; « Search for Winter Sunbeams », esquisses de voyage en Italie, en Corse, en Algérie et en Espagne, 1870; « Why we Laugh », 1876; « Free Land and Free Trade », 1880; « Arctic Sunbeams », 1882 et « 0rient Sunbeams », id.

Coxe (le très rév. Arthur-Cleveland), ecclésiastique protestant américain, né, le 10 mai 1818, à Mendham (New-Yersey, É.-U.). M.

Coxe qui est évêque de "Western New-York a publié eutr'autrea: « Advent, a Mistei-y », 1837; « Athwold », 1838; « Christian Ballads », 1840; « Althanasiou and other Poems », 1842; « Hallove'en », 1844; « Saul, a Mistery », 1845; « Sermons on Doctrine and Duty », 1854; « Impressions of Eugland », 1856; « Criterion », 1866; « Moral Reforms », 1869; « The Bible Rhyme », 1873; « Covenant Prayers », 1875; « Ladye Chace », 1878; « The Penitential », 1882, etc., etc.

Coxwell (Honry-Tracey), aéronaute anglais, né le 2 mars 1819. Après avoir servi dans l'armée pendant six ans environ, il alla s'établir comme chirurgien-dentiste à Londres. En 1845, il fonda la revue mensuelle, Aerostatic Magazine, qui est restée depuis le plus important organe d'aérostatique en Angleterre. Il s'occupa dès lors d'aérostation et il exécuta environ 780 ascensions. On a de lui de nombreux articles sur les ballons dont plusieurs fort bien écrits et très remarquables. Ou les trouve presque tous dans VAerostatic Magazine.

Crafty (Victor Géeuzez, connu sous le pseudonyme de), dessinateur et littérateur français, né, à Paris, en 1840. Il est fils du célèbre professeur Eugène Géruzez. Ayant un goût très vif pour les arts, il étudia la peinture dans l'atelier de Gleyre, et il exposa des aquarelles aux Salons de 1877, 1878 et 1880, sous le pseudonyme de Victor Crafty. Il est, avant tout, un humoriste, soit que, d'un fin crayon, il dessine des scènes d'une fantaisie charmante pour la Vie Parisienne, dont il est le dessinateur at-

titré, soit qu'il écrive des livres dont il fait lui même les illustrations : « Paris à cheval », avec une préface par Gustave Droz, Paris, Pion, 1882; « La Province à cheval », id., id., 1885. On doit encore à Crafty de spirituels album^i, dont il a écrit le texte et composé les dessins : « L'Equitation puérile et honnête. Petit traité à la plume et au pinceau », Paris, Pion, 18St); « Chasse à tir. Notes et croquis », id., id., 1887. Il a illustré aussi Les Chasseurs par Gyp, Paris, C. Lévy, 1887.

Craliay (Louis), jurisconsulte belge, conseiller à la Cour d'appel de Liège, né, à Maestricht (Hollande), le 2 octobre 1834. Ou a de lui un « Traité des contraventions de police », Bruxelles, 1874, devenu immédiatement classique et arrivé à sa deuxième édition, et des études dans La Belgique judiciaire, etc. Pour la Commission chargée de publier les anciennes lois de la Belgique, il a préparé les « Coutumes du Conté de Looz, de la seigneurie de Saiut-Trond et du Comté impérial de Reckheim », Bruxelles, 1871-1872, les « Coutumes de la ville de Maestricht », Bruxelles, 1876, et il s'est occupé, avec MM. Polain et Bormans, du « Recueil des ordonnances de la principauté de Liège ». Vers la fin de l'année 1888, M. Crahay est passé de la Cour d'appel de Liège à la Cour de cassation, siégeant à Bruxelles, en qualité de conseiller à cette Cour suprême. En janvier 1889, le Roi l'a appelé à faire partie de la Commission chargée de préparer la révision du Code civil belge.

Craig (Isa), pseudonyme de M"»» Knox, femme de lettres anglaise, née, à Edimbourg, 1 17 octobre 1831. Toute jeune encore, elle cou mença à écrire sous le voile de l'anonyme dan différents journaux jusqu'au jour où ses poé.sic publiées dans le Scotsman, sous la signatur Isa, attirèrent l'attention sur elle et la fireii entrer, en qualité de rédactrice attitrée, dans la partie littéraire de ce journal. En 1856, elle publia un recueil de ses poésies; en 1857, ell. alla à Londres, où elle remplit les fonctions do secrétaire de l'Association nationale pour l'a vancement de la science sociale jusqu'au jiui de son mariage avec son cousin M. John Knox. En 1859, elle gagna le premier prix, sur six cent vingt concurrents pour l'ode en l'occasion du centenaire du grand poète écossais Robert Burn^ et, en 1865, elle publia: « Duchess Agnes >■ avec d'autres poèmes.

Crnik (miss Georgiana-Marion), femme d.

lettres anglaise, née, à Londres, en avril 18B1 Ses nombreux romans lui ont fait une granli réputation ; ils forment pour ainsi dire, la cou tre-partie des romans à sensation demissBra«l don. Tandis que ceux-ci émeuvent le lecteur ei piquent sa curiosité par les complications de l'intrigue, ceux de miss Craik l'attachent pai I la peinture des passions de l'âmo. Elle a t

CEA

aussi pour la jeunesse plusieurs ouvrages qui ont eu un grand et légitime succès. Elle commença à écrire dès l'âge de dix-neuf ans et ses premiers écrits parurent dans les Household Wovch et dans The People Journal. Son premier roman : < Riverston » fut publié en 1857 ; depuis parurent: « Lost and Won », 1859; « My first Journal », 1860 ; « Winnifred's Wooing », 186-2; « Play-room Stories », 1863; < Faith Unwin's Ordeal », 1865 : « Leslie Tyrrel », 1867, qui est considéré comme son meilleur ouvrage; « Meldred », 1868, traduit en français par M. E. Robert, Paris, Hachette, 1883; « Cousin Trix », 1868; « Esther Hill's Secret », 1870; Hero Trevelyan », 1871 ; « The Cousin from India » ; id. ; < Without Kith or Kin », 1872 ; « Only a Butterfly », 1873 ; « Miss Moore », 1873 ; « Sylvia's Choice », 1874; « Theresa », 1875 ; « Anne Warwick •», 1877; « Janet Mason's Troubles », id. ; < Two Taies of Married Life », id. ; < Donas >, 1879; « Two Women », 1880; « Hilary's Love Story », id. ; « Mark Dennison's Charge », 1881 ; « Sydney », 1881 ; « Eortune's Marriage », 1882; « Mrs. HoUyer », 1885; Twelve Old Friends », id.

Craik (Mn"= George-Lilie, romancière anglaise, plus connue sous son nom de jeune fille de DiNÂH Maeia Mulok), née, en 1826, à Stocke au dessus de Trent (comté de Stafford). Elle débuta fort heureusement dans la carrière littéraire par une nouvelle : « The Ogilvies », 1849 ; suivirent: « Olive », 1850; « Alice Learmont », 1852; « Agatha's husband », 1852, et son chefd'œuvre : « John Halifax », 1857, une histoire de la vie de famille anglaise qui eut un succès extraordinaire ; en 1864, M">« Craik obtint à titre de récompense honorifique pour ses ouvrages une pension de soixante livres anglaises sur la liste civile; en 1865, elle épousa M. Gr. L. Craik, marchand. Parmi ses derniers ouvi'ages, nous citerons : « A woman's thoughts about women », 1858, ouvrage des plus remarquables ; « A life for a life », 1859 ■ « Christian's mistake », 1865; « Two marriages », 1866; «A noble life », 1867 ; « A brave lady », 1870; « Laurel Bush », 1876 ; < Miss Tommy, a Mediaeval Romance », 1884; « About Money and other Things: a Gift Book », 1886; « King Arthur, not a Love Story », id. ; « Little Larne Prince and his travelling Cloak », id. Elle a aussi publié, en 1873, cinq volumes de petites nouvelles et plusieurs recueils. Citons encore d'elle : < Thirty years poems, old and new », 1880.

Cramer (Charles-Edouard), botaniste suisse, né, à Zurich, le 4 mars 1831. Il devint privât Docent de botanique à l'Ecole supérieure de sa ville natale, en 1855 ; puis fut appelé à remplacer son maître Nâgeli dans l'enseignement de la botanique générale au Polytechnicon fédéral. C'est à lui qu'est due l'installation de ITnstitut de physiologie botanique annexé à cet éta-

CEA

blissement. Depuis 1882, ce savant naturaliste est directeur du jardin botanique de Zurich. Il a publié : « Pflauzenphysiolog. Untersuchungen », en collaboration avec Nàgeli , Zurich , 1855- 58 ; « Ueber Pflanzenprchitektonik », id., 1860 ; « Bildungsabweichungen bei einigen wichtigeren Pflanzenfamilien und die morphologische Bedeutung des Pflanzenreichs », id., 1864 ; « Ueber die insectenfressenden Pflanzen », Zurich, 1877, etc., ainsi qu'une foule de dissertations et d'articles scientifiques, publiés dans plusieurs journaux spéciaux.

Cramer (Jean-Nicolas), philologue et philosophe suédois, né le 18 février 1812. Il fit ses études à Upsala. M. C, qui est directeur des écoles à Visby, a publié : « Svensk etymology och syntax », 1839, 2°'9 éd., 1843; « Svensk râttstafningslàra », 1840, 3™« éd., 1859 ; « Afskedet fraan kyrkan eUer en fritànkares strodda anteckningar och betraktelser under lâsning af bibeln », 1859; « En troberkànnelse », 1862; « Samvetsfraagor, behandlade i bref », 1864- 69 ; « Lektor Waldenstrôms ïipptrâdande » , 1878; « Hedning eller kristen », 1882, et plusieurs autres écrits d'argument religieux, pédagogique et politique. M. C, partisan déclaré des doctrines de Strauss et de Renan, a soulevé un certain bruit par ses travaux critiques sur la Religion et sur la Bible qui lui ont assuré une place distinguée parmi les écrivains suédois.

Cramer (Johann- Jacob- Wilhelm-Hermann) , écrivain allemand, né, le 23 octobre 1817, aux environs de Magdebourg. Tout jeune encore, U perdit son père et sa mère ayant épousé un fonctionnaire supérieur des mines, il eut toute opportunité d'apprendre à connaître cette vie toute spéciale des mines. Après avoir reçu la première instruction dans la maison paternelle, il fréquenta le gymnase annexé au couvent Unscrer lieben Frau de Magdebourg. En 1835, il entra dans l'administration prussienne des mines, où il se fit bientôt remarquer. En 1838, il fréquenta l'Université de Halle, et en 1839 celle de Berlin. M. C, qui est, depuis 1874, conseiller intime des mines, à publié : « Darstellung der Hauptmoment in der Rechts-uud Verwaltungsgeschichte des Steinkohlenbergbaues im Saalkreise », 1856; « Beitràge zur Geschichte des Bergbaues der Provinz Brandeburg », 1878- 1887; « Geschichte der Kôniglichen Eisengiesserei zu Berlin », 1885.

Cramm-Bargdorf (Christian-Friedrich- Adolphe-Burghard baron de), écrivain et administrateur allemand, né, le 25 janvier 1837, à Lesse dans le duché de Brunswich. Après avoir achevé ses études, il entra, en 1864, dans l'administration et après avoir rempli plusieurs fonctions, parmi lesquelles nous citerons celle de chambellan et d'intendant du théâtre royal de Géra, il fut enfin nommé ministre résidant de Brunswich

à Berlin, où il siège maintenant, en cette qualité, dans le Bundesrath. Il débuta dans les lettres, en 1862, par la traduction d'un petit traité édifiant de Newmann Hall. Suivirent; « Marchen », 1862; « Erinnerungen an Langensalza », 1866 ; « Erinnerungen eines Delegierten vor Metz », 1871 ; « Das Hausgesetz », nouvelle, 1871; « Die Ahuenprobe », comédie, 1872; « Schlittenrecht », id., id.; « Der Herr Assessor », id., 1873 ; « Aus drei Lebenskreisen », recueil de nouvelles, 1874. Citons encore un volume de poésies publié à Celle et plusieurs nouvelles et esquisses historiques, publiées sous différents noms. Dans ces derniers temps, M. C. n'a plus rien publié, sans cependant avoir cessé de consacrer aux lettres tous les loisirs que lui laissent ses fonctions officielles.

Crampon (Lonis-Ernest), publiciste et diplomate français, actuellement Consul-général à la Havane, est né, à Laon (Aisne), en 1829. Son père, Louis-Antoine-Paul-Emile, après avoir servi sous l'Empire, entra, en 1815, dans l'administration civile et fut chef de division à la préfecture de l'Aisne. M. Ernest Crampon a fait ses études au Ij^cée de Reims; en 1848, il commença son droit à Paris et s'y fit recevoir en même temps à l'Ecole des Chartes et à l'école d'administration fondée par le Gouvernement provisoire. Le succès d'une brochure intitulée : « De la Neutralité de l'Autriche dans la guerre d'Orient par un Européen », Paris, Amyot, 1854, le fit entrer dans la diplomatie. L'année suivante, il publia : « La Politique médiatrice de l'Allemagne », id., id., 1855. Ces brillants débuts lui ouvrirent la porte du ministère des affaires étrangères. Le 6 juin 1855, il fut nommé par le comte Walewski attaché libre à la direction politique. La même année, il publia deux opuscules : « Des ouvrages de l'esprit dans une démocratie », Lyon, Perrin, id. ; « De la manière d'écrire l'histoire contemporaine », qui fut inséré dans la Revue Contemporaine du 15 août 1855. Peu avant la réunion du Congrès de Paris, en 1856, il fut chargé d'écrire dans la Revue Contemporaine, organe officieux du Gouvernement, un travail sur « Les Quatre points de garantie », qui allaient servir de base aux négociations. Toutes les questions diplomatiques de notre temps l'ont, depuis lors, successivement occupé. Les recherches qu'il a faites, les notes et mémoires qu'il a rédigés: « Sur le droit d'asile et les libertés anglaises », inséré au Moniteur du 16 février 1858, après l'attentat du 14 janvier; « Sur la navigation du Danube » ; « Sur l'organisation et la réunion des principautés moldo-valaques » ; « Sur la jurisdiction consulaire dans les provinces danubiennes » ; « Sur la question des duchés danois »; « Sur le ZoUverein et Vnmon douanière allemande »; « Sur le projet d'établissement d'une confédération italienne, eu 1858 et 1859 »;

« Sur les rapports de l'Autriche avec la France dans la Péninsule » ; « Sur le droit d'intervention » ; « Sur les origines de la souveraineté temporelle du Saint-Siège et sur le principe invoqué à Rome de l'inviolabilité du domaine de Saint-Pierre » ; « Sur la neutralité de la Prusse pendant la guerre de 1859 entre la France et l'Autriche » ; « Sur les intérêts stratégiques de la Suisse et de la France au moment de l'annexion de la Savoie et du comté de Nice, en 1860 » ; « Sur le Liban » ; « Sur la Turquie », etc., etc. formeraient, s'ils étaient publiés, la matière de nombreux et curieux volumes. En 1860, M. Crampon fut envoyé, par M. Thouvenel, avec M. Béclard, en Syrie. Secrétaire de la Commission internationale qui pacifia et réorganisa le Liban après les massacres, il en rédigea tous les protocoles et tous les actes. Le 3 avril 1863, l'empereur, sur la proposition de M. Drouyn de Lhuys, le nomma consul à Janina, poste que le savant Pouqueville avait illustré. Se trouvant à Paris, quand éclata la guerre de 1870, il y resta pendant toute la durée du siège et, bien que dispensé par son âge de tout service militaire, il s'engagea dans le l^f bataillon de la Garde Nationale. Entre autres travp.ux de cette époque, il publia un « Mémoire sur la réunion à la France de l'Alsace et de la Lorraine », pour réfuter les assertions de la presse et de la diplomatie allemande ; il y établit qu'il y a eu en Alsace des groupes de population do race et de langue purement françaises, et réfute la thèse ethnographique des Allemands. Le 11 juillet 1871, M. Thiers le nomma Consul de V^ classe à Jérusalem. Il y maintint contre toiate attaque les droits de la France. Il proposa l'établissement, à Sainte-Anne, d'une école de hautes études historiques et littéraires qui serait, pour la connaissance approfondie des langues orientales et des antiquités bibliques, ce que l'école d'Athènes a été pour l'étude des lettres grecques. Attaché, depuis 1874, au service de l'administration centrale du Ministère des Affaires étrangères, M. Crampon a été secrétaire, en 1875, d'une importante conférence diplomatique, dite du mètre, dans laquelle vingt Etats du globe étaient représentés. En 1876, M. Crampon a été le secrétaire de la Conférence monétaire internationale entre la France, la Belgique, la Grèce, l'Italie et la Suisse. Après l'acte du 16 mai, il se présenta aux élections législatives dans les Ardennes et obtint, dans l'arrondissement de Réthel 6500 voix sur 14000 votants. En 1878, il a rempli les fonctions de secrétaire de la Conférence internationale monétaire réunie à Paris sur la proposition du Gouvernement des États-Unis de l'Amérique du Nord. En 1880, il fut nommé Consul-général et chargé d'affaires de France, à Bogota (États-Unis de Colombie). L'immixtion de M. Crampon dans les affaires

Page 1