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Stianti, 1888 ; « Resurrectio, Critica aile osservazioni del générale Angelini », id., Niccolai, id.; « Corte d'Onore permanente. Note e regolamento », id.. De Angelis, id. ; « La Sc.herma coUettiva quale mezzo di educazione fisica », id., Niccolai, 1889; « Poche parole in sostegno del giuoco collettivo di sciabola », id., id., id. ; « Brevi Note sulla scherma di sciabola per la cavalleria », id., id., id; « Bibliografia générale délia scherma — ■ Bibliographie générale de l'escrime » (textes italien et français), id., id., id.
Gelmetti (Louis), littérateur italien, écrivain de talent, polémiste vigoureux, professeur à l'École technique Paolo Frisi de Milan, né, à Dolce (province de Vérone), le 18 mai 1829. Il a fait ses études littéraires et théologiques au séminaire de Vérone, où il fut ordonné prêtre, non sans difficulté, à cause de son goût pour la philosophie et pour les idées libérales de Rosmini. Émigré en 1859 en Lombardie, après la publication de son livre « Roma e l'avveniro délia lingua italiana », Milan, Sonzogno, 1864, qui fut remarqué, il put entrer, en 1866, dans l'enseignement public. Depuis ce début, il a publié une série d'ouvrages importants sur la question de la langue, se posant hardiment comme adversaire de la théorie do Manzoni qui accepte la langue parlée à Florence comme type unique de la langue italienne. Le caractère polémique de ses ouvrages a quelque peu nui à leur succès, et empêché de prendre en considération, comme il le méritait, ce qu'il y a de raisonnable dans ses livres, écrits d'ailleurs avec verve et contenant des pages éloquentes. Parmi ses ouvrages, en dehors du premier déjà nommé, nous citerons ici les plus importants : « La lingua parlata di Firenze e la lingua letteraria d'Italia », deux vol., Milan, Saladiui. 1874 ; « Le Scuole tecniche in Italia sotto il rispetto éducative e letterario », id. , 1878 ; « Dottrina Manzoniana suU'Unità délia lingua nei suoi difensori L. Morandi e Francesco D'Ovidio », id., 1881 ; « Riforma ortografica con due nuovi segni alfabetici messi in opéra per la prima volta », id., 1886.
Gelmi (Henri), botaniste italien, né, à Trente, vers 1850, a publié en 1886, un ouvrage intitulé : « Le Rose del Trentino ».
Gelzer (Henri), philologue allemand, professeur de philologie classique et d'histoire ancienne à l'Université de lena, né, en 1847, a publié: « De Branchidis », Leipzig, 1868; < Fine Wanderung nach Troja », conférence faite en Suisse, 1871 ; « Kleinasiatische Inschriften », dans le Rhcinisches Muséum, 1872 ; « Lykurg und die delphische Priesterschaft », id., 1873; « Das Zeitalter des Gyges », id., 1875-80; « Die Wanderzûge der lacedâmon. Dorier », id., 1877; « Sextus Julius Africanus und die byzantinische Chronographie », deux parties, Leipzig, 1880-85.
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Gemma (Adolphe), poète italien, né à Vérone, a fait ses études de jurisprudence à Padoue. En dehors de ses poésies lyriques et d'un poème remarqué intitulé: « I Mari », on lui doit un volume de traductions du grec moderne, avec des notices sur les auteurs.
Gemmellaro (George J.), éminent naturaliste italien, professeur de géologie et de minéralogie à l'Université de Palerme, né, en 1832, à Catane. On lui doit, entr'autres : « Descrizione di alcune specie di minerali dei vulcani estinti di Patagoniti », Catane, 1854-56 ; « Pesci fossili délia Sicilia », 1858 ; « Studii paleontologici sulla fauna del calcare : Terebratula janitor », trois parties, 1869-73.
Oénard (Pierre), érudit belge, né, à Anvers, le 27 avril 1830 ; il est archiviste de sa ville natale et membre de l'Académie flamande. Il nous serait absolument impossible, non seulement d'énumérer toutes les publications périodiques en langue française et en langue flamande, auxquelles a collaboré ou collabore encore M. G., mais même de reproduire seulement la liste complète de ses ouvrages. Sa vie tout entière a été consacrée à éclairer les points obscurs de l'histoire d'Anvers et des Anversois célèbres, à dresser les catalogues des musées, des bibliothèques et des collections particulières de la ville, à publier les documents enfouis dans les archives, et force nous est de nous borner à la mention rapide de trois livres de la plus haute importance: « La Furie espagnole », Anvers, 1876; « P.-P. Rubens », id., 1877 (en flamand) ; « Anvers à travers les âges », id., 1886 et années suivantes. Ce dernier ouvrage, en cours de publication, est vraiment admirable, tant au point de vue de l'exécution matérielle qu'au point de vue du fond. Citons encore une publication de grand luxe : « Armoriai des institutions communales d'Anvers depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours », Anvers, 1888. Ce recueil, publié sous les auspices de l'administration communale d'Anvers, renferme 30 planches en couleurs et 200 pages environ de texte ; on en a une édition française et une flamande.
Gêner (Pompée), écrivain espagnol, né, en 1846, à Barcelone. Il est l'auteur d'un livre remarquable publié en français à Paris, sous le titre : « La Mort et le Diable », dont le prologue a été fait par Littré, avec un grand éloge de l'auteur. Dernièrement, M. G. a publié, sous le titre d'« Herejias » un nouveau livre, où il combat tous les préjugés qui ont cours dans la plus grande partie de l'Espagne. Esprit trèslibéral et hardi, M. G. est un libre-penseur, dont les œuvres sont toujours suivies de polémiques. Il habite généralement Paris, où il travaille k différentes Revues scientifiques.
Generali (Jean), médecin-vétérinaire italien, directeur et professeur de l'École vétérinaire
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de Modène, né, dans cotte ville, en 1834. On lui doit, entr'autres : « Sui muscoli » ; « Sull'igiene del sistema nervoso » ; « Sulla carne suina, considerata corne alimente e piii specialmente corne causa di Trichinosi nell'uomo » ; « Sul numéro délie scuole veterinarie in Italia » ; « Sull'istruzione elementare in Campogalliano » (commune où M. G. passe ses vacances et où il a été nommé délégué pour les écoles) ; « Avvelenamento col Nerium Oleander »; « Sopra un cuore anormale di gallo » (en collaboration avec le prof. Canestrini) ; « Contribuzione alla patologia délie viti dentarie » (en collaboration avec Lanzillotti) ; « Note di anatomia patologica » ; « Trombosi délia milza in un cavallo » ; « Di un pseudo-ermafrodismo in una capra »; « Le cosi dette viti dentarie e fistole congenite del collo nel cavallo » (en collaboration avec Lanzillotti) ; « Ipertrofia délia milza in un majale » ; « Sull'atrofia acuta del fegato nel cavallo » ; « Endocardite ulcerosa délia valvola mitrale in un cane » ; « Note elmintologiche » ; < La rabbia canina » ; « Micosi délie vie aree nei colombi » ; « Nota intorno aile alterazioni del fegato nel balordone addominale del cavallo », etc.
Gengel (Florian), homme politique et journaliste suisse, né, à Coire, le 27 juin 1834 ; il fit ses études philosophiques et juridiques à Munich, à Tubingue, à Zurich et à Paris. Après avoir exercé, pendant quelque temps, sa profession d'avocat et de juge de pais dans sa ville natale, il devint rédacteur du Libérale Alpenbote, le principal organe des radicaux parmi les Grisons ; en 1868, il passa à Berne, où il collabora au Bund et à la Suisse Alpenroseti. Maintenant, il est nouveau établi à Coire, où il est le directeur et le propriétaire du Freie Rhaetier. Membre du Conseil des États Suisses depuia 1878, président en 1879, il a publié séparément: « Aphorismes sur les droits politiques dans les démocraties », 1863 ; « L'extension des droits du peuple », 1868; « J.-G. de Salis Seewis », notice biographique, 1862 ; « Was nun ? ». Il a rédigé les chapitres relatifs à la politique dans la « Suisse » de Berlepsch.
Geugler (Henri-Gottfried), jurisconsulte allemand, professeur de Droit Allemand à l'Université de Erlangen, né, en 1817, a publié une série d'ouvrages aussi importants qu'intéressants ; citons : « Die strafrechtliche Lehre voin Verbrechen der Vergiftung », deux livraisons, Bamberg, 1842-43 ; « De morgengaba secundum leges antiquissimas Germanorum », id., 1843; « Das deutsche Privatrecht in seinen Grundzûgen », Erlangen, 1846, 3""' éd. en 1876; « Deutsche Rechtsgeschichte im Gruudrisse », deux livraisons, id., 1849-50; « Schwabenspiegel's Landrechtsbuch », id., 1851, 2« éd. en 1875 ; « Deutsche Stadrechte des Mittelalters », id., 1852, 2« éd. en 1866 ; « Ueber den Einfluss des Christenthum auf das altgerm. Rechtsle-
GEN ben », id., 1854; « Lelirbuch des deiitschen Privatrechts », deux vol., id., 1852-65; « De codice sœc. XV Erlangensi iuedito, oui promptuarium juris inest », id., 1854; « Das Hofrecht des Bischofs Burchard von Worms », id., 1859; « Ueber ^Eneas Sjdvius in seiner Bedeutung fiir die deutsche Rechtgeschichte », id., 1860; « Codex juris mnnicipalis Germanife medii-sevii. Regesten und Urkunden zur Verfassungs-nnd Eecbtsgescliichte der dentscben Stadte im Mittelalter », 1863-67 ; « Germanische Reobtsdeukmaler, Leges, Capitularia, Formulse », id., 1875; « Ein Blick auf das Recbtsleben Ba3'erns unter Herzog Otto I von Wittelsbach », id., 1880; « Deutsche Stadrechts- Alterthûmer », id., 1882. Gennarelli (Achille), archéologue et homme politique italien, professeur d'archéologie à l'Institut des Etudes Supérieures à Florence, né, en 1819, à Naples, où son père, Grégoire, était officier dans l'armée; sa mère était de Ferme; et c'est à Ferme que le père, exilé du Royaume des Deux-Siciles, se réfugia avec son enfant. M. A. G. a fait ses études de grec à Ferme avec Fracassetti ; ensuite il étudia le Droit à Rome, où il fut reçu avocat en 1846. En attendant, il continuait à étudier le grec sous M. Sarti, et se passionnait pour les études archéologiques. Il avait à peine 22 ans, lorsqu'il publia son livre « Sulla moneta primitiva d'Italia » qui lui valut une médaille d'or de l'Accademia Aroheologica Romana, la croix de Saint- Grégoire du Pape et la croix du Mérite du Roi de Prusse. Avant 1848, il s'occupait aussi, par ordre du Pape, de l'illustration du Musée Etrusque, il réimprimait des ouvrages archéologiques devenus rares, il collaborait aux journaux : Il Tiberino, Il Saggiatore, UUnione, Il Contemporatifo, L'Album, Il Giovnale Arcadico et aux Aftl deir Accademia Romana ; il dirigea, en outre, le nouveau journal de l'Institut Agraire. Il siégeait, en 1848, comme député de la ville d'Asooli à l'Assemblée constitutionnelle de Rome ; la République proclamée, il cessa d'en faire partie, et il continua sa campagne politique dans les journaux La Speranza et UEpoca. A la restauration de Pie IX, il fut exilé ; il se réfugia en Toscane, où nous le trouvons occupé à la publication du fameux Diario de Burcardo, dont une partie a paru en 1853, et ensuite à la rédaction du journal Lo Spettatore. En 1859, il fut nommé professeur de paléographie et de diplomatie à l' Université de Bologne, et en 1861 à l'Institut des Études Supérieures, où il enseigne toujours. Parmi ses nombreuses publications, nous signalons : « Marmi ottovirali », Rome, 1839; « Di alcuni specchi grafSti », 1840; « Intorno ad un aureo di Flavio Valérie Severo e ad una sextula d'oro », 1841 ; « La Moneta primitiva e i Monumenti dell'Italia antica », 1843 (un vol. in-folio) ; « Le iscrizioni bilingui etrusche e latine », 1344; « Muséum Gregoria-
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num ex monumentis Etruscis », 1843 (2 vol. in folio) ; « Opère complète di Em. Duni », cinq vol. 1845-49 ; « Diario del Burcardo », Florence, 1853 ; des biographies, des mémoires, des articles séparés en matière archéologique, et une série de livres ou brochures politiques : « Processo a carico del P. Francesco Pisani e dei suoi confratelli délia Compagnia di Gesù », Florence, 1854; « I Lutti dello Stato Romano e l'avvenire délia Corte di Roma », id., 1860; « Il Governo Pontificio e lo Stato Romano », deux vol., Prato, id. ; « Il Governo Pontificio surrogato nel decennio da quelle Impériale d'Austria nelle Romagne », Florence, id. ; « Processo di morte Locatelli », id., 1862 ; « La Politica délia Santa Sede e gli Atti dei Buonaparte », id., id.; « Le dottrine civili e religiose délia Corte di Roma in ordine al dominio temporale » ; « Le sventure italiane durante il pontificato di Pio IX » ; « Epistolario politico toscano », 1883 ; « Atti e documenti diversi » ; « La Roma degli Italiani e la Roma dei Cattolici » ; « I Pericoli dell'Italia Centrale » ; « Il diritto pubblico e la libertà religiosa », etc.
Genuari (Achille), jurisconsulte italien, professeur à l'École Supéi-ieure de Commerce de Trieste, né, à Pavie, d'une famille de Trente, en 1837. On a de lui : « Appunti alla storia del Diritto giudiziario », Milan, 1872; « La Gens Longobardorum e loro origine », id., 1873; « Lo Stato e la Chiesa nella filosofia del Diritto », Pavie, 1873; « La Legislazione statutaria milanese », ouvrage couronné par l'Institut Lombard, Milan, 1874; « La Dote nella legislazione romana », id., 1874; « Il Diritto politico délia Prussia », par Herm. Sohulze, traduit de l'allemand, id., 1875; « Il Warrant », Trieste, 1880; « Manuale éducative per l'operaio italiano », ouvrage couronné par l'Institut Lombard, Trieste, 1882 ; « Lezioni di economia politica », etc.
Geuouillac (Nicolas-Jules-Henri, Gouedon de), littérateur français, né, à Paris, le 23 septembre 1826. Elève de l'Institut Polymathique, il débuta de bonne heure dans la carrière littéraire, en donnant quelques vaudevilles aux scènes secondaires: « Le droit au travail », 1849; « L'Écran du Roi »; « Une pluie de bouquets » ; « Le Bonheur à Paris » ; puis il fournit des nouvelles et des romans-feuilletons à divers journaux. Il s'occupa ensuite de recherches héraldiques, et dans cet ordre d'ouvrages on a de lui: « Grammaire héraldique », 1853; « Dictionnaire héraldique des ordres de chevalerie », 1854; « Recueil d'armoiries des maisons nobles de France », 1860; < Dictionnaire des fiefs, seigneuries, châtellenies de l'ancienne France », 1862; « Nobiliaire des Bouches-du-Rhône », avec M. le Marquis de Piolenc, 1863; « Les Mystères du blason, de la et de la féodalité », 1868; « Les Or-
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dres religieux, histoire, constitution, etc. Histoire de rAbba5-e de Técamp et de ses abbés », 1878; « Histoire des Capitouls et du Capitoulat ». Parmi ses romans-feuilletons réunis en volumes, nous citerons : « La Misère en habit noir » ; « La Chevalerie d'Armenson » ; « Les Mets de Versailles »; « Les Convulsionnaires de Paris » ; « Les Amours à coups d'épée », 1864; « Comment on tue les femmes », 1866; « Un noyé », 1866; « Les Damnés de l'Autriche », 1867; « Une Luronne », 1870; « Le crime de 1804 », 1872; « Les chasseurs de nuit », 1873; « Les voleurs de femmes », 1874; « L'avocat Bayadère », 1876; « Le capitaine Bernard », 1884; « Le roi rouge », 1885; «Au pays des neiges » ; « La magicienne de Paris » ; « L'Homme à deux femmes » ; « A tous les vents » ; « Le secret du feu » ; « Les folies de Paris » ; « Le roman d'un bourgeoise » ; « Lisa Patardi » ; « L'homme au veston bleu » ; « Une vie d'enfer » ; « Les quatre manières de les aimer » ; « Comment elles agissent », etc. Nous citerons à part: « Paris à travers les siècles », 1879-82, cinq vol., Paris, Roy. M. G. de G. a collaboré, en outre, au Grand Dictionnaire du XIX» Si'ède de Larousse, et à un grand nombre de journaux politiques et littéraires. Il a été rédacteur en chef de V Indicateur, du Mercure galant, du Passe-temps, du Journal des Employés, du Journal des médailles de l'Empire, du Journal de Fécamp, et a fondé en 1862 le Monde artiste et le Jou,rnal héraldique. Il fait partie du Comité de la Société des gens de lettres depuis vingt ans et il en a été plusieurs fois élu vice-président.
Gensichen (Othon-Prançois), poète dramatique et publiciste allemand, né, le 4 février 1847, à Driesen en Prusse, fit ses études à Berlin, où il fut reçu docteur en 1869. Il travailla, pendant quatre ans, de 1874 à 1878, pour le Wallner Theater de Berlin ; ayant obtenu par ses pièces un succès brillant, il regagna bien vite son indépendance, et, depuis 1878, il écrit à loisir. Parmi ses productions littéraires, citons : « Spielmannsweisen » ; « Cajus Grachus » ; « Jésus von Nazareth » ; « Judas Iscariot » ; « Danton » ; « York » ; « Minne-Werden » ; « Der Blitzableiter ; « Ajas »; « Erloschene Geschlechter » ; « Aus sonningen Pluren » ; « Euphrosine » ; « Phryne » ; « Wiedergefunden » ; « Die Mârchentante » ; « Felicia » ; « Frau Aspasia » ; « Lydia » ; « Frauenlob » ; « Der Mônch von St. Bernhard »; « Frauenschônheit » ; < Robespierre » ; « Tamina » ; « Immortellen », et, en outre, « Studien-blatter » ; et « Vier Erzàhlungen ».
Gcnt (Alphonse), publiciste, homme politique et administrateur français, ancien maire d'Avignon, ancien avocat au Chili, ancien préfet dos Bouches-du-Rhône, ancien gouverneur civil de la Martinique, ancien député, aujourd'hui séna-
GEN teur, né, en 1813, à Roquemaure (Gard). Il a été, pendant quelques années, depuis ISCA, le correspondant remarqué du SiMe et du Temps. Geiitile (Iginio), éminent historien italien, professeur ordinaire d'Histoire ancienne à l'Université de Paris, né, à Dongo (province de Come), le 12 mai 1843. Il fit ses premières études à Roveredo (Tyrol), suivit plus tard le cours do Licée à Come, qu'il quitta en 1860 pour s'enrôler avec Garibaldi dans la brigade du général Sacchi. Après la campagne, il reprit ses études qu'il finit à l'Accademia Scientifico-letteraria do Milan, où il obtint en 1865 son diplôme; en 1866, il reprit service dans les volontaires de Garibaldi, et à la fin de l'année fut nommé professeur de littérature grecque et latine au Lycée de Camerino, dont il eut la direction jusqu'à 1871. Nommé Professeur au Gymnase Parini de Milan, il quitta Camerino pour sa nouvelle résidence, où il obtint aussi la place de secrétaire do la Regia Accademia Scientifico-Letteraria ; en 1879, M. G. obtint la chaire de Professeur extraordinaire d'histoire ancienne près de l'Université de Pavie, et en 1883 il reçut sa promotion à Professeur ordinaire. Dans l'entretemps, il avait été nommé Membre correspondent de l'Institut Lombard. Écrivain de talent incontestable, nourri aux bannes sources grecques et latines, M. G. a été fort apprécié à l'étranger et M. Gaston Boissy, à la Bévue des Deux Mondes, a pris pour sujet d'une de ses études magistrales l'ouvrage du professeur G., intitulé : « Le elezioni ed il broglio nella Repubblica Romana», Milan, Hoepli, 1878. Nous avons de lui en librairie: « Clodio e Cicérone, studio di storia romana », id. id., 1876 ; « Le Elezioni ed il broglio nella Repubblica Romana », id., id., 1878; « Elementi d'archeologia dell'arte — I. Arte greca », id., id., 1883 ; « II. Arte Romana », id., id., 1884; « Compendio di Storia Romana », id., L. Vallardi, 1885 ; « La Congiura di Tito Vezio » (dans la Rivista di filologia classica, 1877) ; « Le Beneficenze di Cajo Plinio ai Comensi », Milan, Bernardoni, 1881 ; « Un rappresentante del réalisme nell'arte antica », id., id., 1883; « P. Ventidio Basse, ascolano », Turin, Bocca, 1884; « Il Confiitto di Giulio Cesare col Senato, id., id., 1885 ; « Tiberio Imperatore, seconde la moderna critica storica », Milan, Hoepli, 1887 ; « L'Energia morale nella storia », Discours d'inauguration de l'année académique, 1888-89 ; « Commemorazione di Giuseppe Garibaldi », discours, Pavie, Bizzoni, 1882 ; « Idealità », oraison funèbre du général Sacchi, Pavie, Tipografia popolare, 1886. M. G. a été l'un des rédacteurs en ce qui regarde l'histoire ancienne de l'antiquité aux Revues suivantes : Eassegna Settimanale (1879-81) ; Serate Torinesi (1881-83) ; Rivista Storica Italiana (1884-89) ; Lettere ed Arti de Bologne, 1889 ; Biblioteca délie Scuole italiane de Turin, id.
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Geutilli (Albert), auteur dramatique, avocat et publiciste italien, attaché à une Maison de commerce à Trieste, est né, dans cette ville, le 19 décembre 1852. On lui doit ces pièces de théâtre : « Epulo re di Tergeste », tragédie, 1876 ; « Una notte a Venezia », drame, 1878 ; « Quello che Diogene cercava >, comédie, 1879; « Fior di serra e fior di campo », 1880; « Pietoso inganno », drame, 1881 ; « Adriana ritorna », comédie, 1882; « Sei anni dopo », comédie, 1883 ; « Intelligenza e cuore », un acte ; « Retaggi paterni », drame, 1887.
George (G. Conrad, Prince de Prusse), poète dramatique allemand, fils du Prince Frédéric de Prusse, né, le 12 février 1826, à Berlin. Il a fait ses études à Dusseldorf, et il appartient à l'armée prussienne, avec le grade de général. Parmi ses drames on signale : « Elektra » ; « Der Alexanderzug » ; « Don Sylvio » ; « Yolante » ; « Lurley » ; « Christine von Schweden » ; « Umsonst » ; « Der Talisman » ; « Arion »; « Wo liegt das Gluck? »; « Medea »; « Adonia » ; « Ferrara » ; < Bianca Capello » (traduit en italien par Andréa Maifei) ; « Katharina von Medici » ; « Konradin ».
George (Henri), écrivain socialiste américain, né, le 2 septembre 1839, à Philadelphie ; il débuta comme imprimeur, partit ensuite pour la Californie, à la recherche de l'or, et fonda en 1871, le journal San Francisco-Port. Il fut ensuite nommé inspecteur des gazomètres de la Californie, et directeur de la Bibliothèque publique de San-Francisco ; après un voyage dans la Grande-Bretagne, il s'établit à New- York et y fonda un journal pour les ouvriers. On lui doit: € Our Land and Land Policy », 1871; « The Irish Land Question », 1880; « Social Problems », 1883 (traduits en allemand); « Progress and Poverty », 1879 (traduction allemande; l'auteur propose comme remède contre la misère publique l'abolition de la propriété individuelle) ; « The Land Question », 1884; « Protection of free Trade », 1886. M. H. G. a été maire de New- York avec un conseil communal franchement socialiste. Sa collaboration aux Revues anglaises des dames libérales est très appréciée.
Georgevitch (Vladan), illustre écrivain serbe, ancien colonel, ancien chef de la section sanitaire au Ministère de l'Intérieur, médecin privé du Roi Milan, ancien maire de Belgrade, dernièrement (1887-88) Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes, chevalier de l'ordre de la Couronne d'Italie, membre de la Société Scientifique et de l'Académie Serbe, est né, le 21 novembre 1844, à Belgrade, où il a fait ses études classiques. Il fut reçu docteur en médecine à l'Université de Vienne, où il avait été envoj-é aux frais de l'État. Retourné à Belgrade, il y exerça avec succès la médecine et la chirurgie, tout en poursuivant ses occupations littéraires
de prédilection. H débuta par un roman historique : « Kotchina Krajina » (La guerre de Kotcha), plusieurs fois réimprimé; suivirent plusieurs volumes de « Nouvelles », trois volumes de « Récits de voyage », une « Histoire des sciences naturelles », d'après Wewel; « La Croix Rouge »; « L'Etat du service sanitaire en Serbie » ; « Ueber Lymphorhœ und Lymphangiome » (en allemand et en serbe) ; « Ueber Cautérisation der Wunden und der blossgelegten Venen » (id. id.); « L'hygiène militaire » ; « L'instruction pour le service des Troupes Sanitaires dans l'armée serbe » ; « Lettres d'un médecin militaire »; « La médecine populaire des Serbes » ; un drame politique : « Le Peuple et les Seigneurs » ; un journal politique : Otadzhiiia (La Patrie) ; la traduction serbe de VAvare de Molière, et de la tragédie de Lindner: Brutus et Collatinus ; « La santé du peuple en 1879 » ; « Les lois et les ordonnances du service militaire en Serbie de 1835 à 1879 », en quatre volumes (une partie de cette collection, contenant les quatre lois qui contiennent la réforme du service introduite par M. G. pendant son passage au Ministère de l'Intérieur, a été publiée en français et en allemand sous le titres : « Les lois sanitaires en Serbie »; « Die Sanitâtsgesetze Serbiens ») ; La santé publique, journal hebdomadaire publié par M. G. de 1881 à 84; « Les Congrès internationaux d'hygiène de Turin et de Genève » ; « Die Entwickelung der ôffentlichen Gesundheitspflege im Kônigreiche Serbien seit dem XIII Jahrhundert bis zum Jahre 1883 », Berlin; « Les travaux de la commune de Belgrade », quatre volumes, résultat de ses études pendant qu'il était maire de la ville du l*'' août 1884 au 1""" août 1885; « Histoire du service sanitaire de l'armée serbe », quatrième vol. ; « Le service de campagne pendant la guerre serbo-bulgare » (pendant la guerre de 1885-86, M. G. commandait les troupes sanitaires et les hôpitaux de campagne) ; « Slivnitza, histoire de nos fautes politiques, stratégiqixes et tactiques pendant la guerre serbo-bulgaire », soixante-quinze feuilles d'impression qui ont paru dans la revue mensuelle La Patrie qu'il continue à diriger avec des vues supérieures et un vaste programme; c'est aussi dans cette importante revue que M. G. a publié un essai sur « Les affaires étrangères de la Serbie depuis 1804 ».
Gérard (Jules), écrivain français, docteur èslettres, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, ancien professeur de lycée et des facultés de Besançon, de Clermont et de Nancy, recteur de l'Académie de Grenoble, depuis 1882, né, à Wissembourg (Bas-Rhin), le 14 avril 1839, est l'auteur d'un ouvrage couronné par l'Académie française : « La Philosophie de Maine de Birau », 1876.
Gerbel (Nikita), poète russe, né en 1827, a
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fait ses études au Lycée du prince Bezborodko ; en 1849, il embrassa la carrière militaire, qu'il abandonna copondant poar se livrer entièrement à ses goûts littéraires. Il débuta par des poésies 13-riques dispersées dans différentes revues, mais il rendit surtout de grands services à la littérature russe par d'excellentes traductions de Shakespeare, de Schiller, de Goethe et de Byron et d'autres grands écrivains étrangers, et en éditant les traductions faites par d'autres écrivains russes, de manière qu'il a réussi à rendi-e familière au public russe la partie la plus noble et la plus attrayante de la littérature moderne. En même temps, il a fourni une ample anthologie des poètes russes, avec des uotices sur les différents poètes, écrites avec impartialité.
Gerbel-Emliach (Charles-Nicolas), poète russe de Livonie, résidant à Dresde, né, dans la Russie Centrale, le 21 mai 1837, de parents nobles mais pas riches de Riga, où il a fait ses premières études ; il fit son droit à Dorpat, mais il s'occupa surtout de poésie, d'histoire, d'esthétique, de critique littéraire et de philosophie. Depuis longtemps il réside à Dresde, devenue sa seconde patrie. En dehors d'un grand nombre d'articles insérés dans les journaux russes contre les panslavistes et les nichilistes, il a publié plusieurs poésies erotiques et religieuses.
Gerber (Charles-Frédéric-Guillaumej, jurisconsulte et homme d'état allemand, ancien professeur de droit à lena, Erlangen, Tubingue, Leipzig, ancien président du synode et ancien ministre de l'Iustruction publique à Dresde, né, le 11 avril 1823, à Eheleben, a publié des ouvrages remarquables : « System des deutschen Pr'ivatrechts », quinze éditions, la dernière en 1886; « Gesammelte juristische Abhandlungen », 1872 ; « Grundziige eines Systems des deutschen Staatsrechts », trois éditions, la troisième en
Gerber (Gustave), écrivain allemand, l'un des rédacteurs de la National Zeitung de Berlin, né, le 13 janvier 1820, à Berlin, où il a fait ses études de philosophie. Il fut reçu docteur en 1842. Après avoir, pendant plusieurs années, dirigé le gymnase de Bromberg, il se retira en 1886 à Charlottenbourg près Berlin. Pendant la treizième période législative, il a été député au Parlement Prussien. En dehors de ses nombreux articles, on lui doit : « Die Sprache als Kunst », 1871-74, la deuxième éd. en 1885 ; « Die Sprache und das Erkennen », 1884; « Vom Wesen des Ich ».
Gerdcbat (Jean-Louis), polygraphe français et ancien professeur, né, à Guchan (Hautes- Pj-rénées), le 13 septembre 1828. Secrétaire de la rédaction .du journal Les Tribunaux (1866- 72), collaborateur du jcairnal V Ârc-en-Cwl (.1867-71), M. G. a fondé à Paris en 1869 deux
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journaux espagnols: A Rio remielto, et El Genil. Il a été secrétaire de la rédaction à VEdio Universel (de 1868 à^l871); depuis 1860, il était correspondant de l'Écho des Vallées, journal de Bagnères de Bigorre. M. G. a publié: « Nécrologie de Niedermeyer », 1861 ; « Nécrologie de l'architecte Brunet de Baines », 1861; « Origine de Bagnères de Bigorre », 1863; « Études historiques sur les vicissitudes de la Papauté en vue principalement de ses relations avec la France », 1863; « Les Eaux de Nîmes », 1863; « Le Baron Larrey », 1864; « Lettre en faveur de la souscription pour la statue de Larrey »; « La Statue de Larrey », 1864; « Le Comice agraire d'Arreau », 1864 ; « Paris à vol d'oiseau », 1864; « De l'éducation », 1865; « Les Eaux thermales de Cadéac », 1865; « L'Espagne sous les Bourbons », 1866; « L'Orphelinat d'Ancizan », 1866 ; « Étude sur l'employé », 1867; « Le comfortable dans les chemins de fer », 1867 ; « Aperçu historique sur les Hautes-Pyrénées », 1867; « La République d'Andorre », 1867; « Un mot sur la photographie », 1868; « Le 16 mars 1856 », 1868 ; « Les Théâtres de Paris », 1869; « La Société Académique des Hautes-Pyrénées et son fondateur », 1869; « La République de Saint-Marin », 1870; « Un mot sur la Principauté de Monaco », 1870; « Le plébiscite du 8 mai
1870 », 1870; « Les chemins de fer français »,
1871 ; « Le général Trochu devant l'histoire », traduit de l'espagnol de M. Borrego, 1871; « L'Abbaye de Pécamp », 1872; « Le marquis de Pombal », 1872; « Garcia devant l'opinion », 1873; « Nécrologie d'Achille Jubinal », 1876; « Nécrologie de Louis Paiva », 1878; « Sophronyme Loudier », 1879.
Gerès (Albert), littérateur français, rédacteur en chef de V Indépendant Littéraire fondé 1886, est né, à Paris, en 1860. En dehors de la collaboration à sa revue littéraire qui a obtenu un beau succès, il a fait représenter deux petits actes en collaboration : « Le Rêve » et « Pierrot Pani » ; cette dernière pièce a paru chez l'éditeur Tresse.
GerUardt (Dagobert von Amyntor), publiciste et romancier allemand, plus connu sous le nom à! Amyntor, né, le 12 juillet 1831, à Liegnitz, : sident dans ses terres près de Potsdam, après avoir, pendant plusieurs années, servi dans l'armée. Dans toute son œuvre littéraire, il a combattue vaillamment pour l'idéalisme dans l'art, dans la littérature, dans la vie. Parmi ses romans, on doit citer: « Im Horselberg »; « Das bist du »; « Vom Buchstaben zum Geiste »; « Frauenlob »; « Gerke Suteminne » ; parmi ses poésies, on signale les : « Lieder eines deutschen Nachtwâchters » et le « Neue Romanzero » ; rc on retroiive encore et surtout son esprit idéaliste dans le.s « Hypocondrischen Plaudereien », dans les « Randglossen zum Buch des Leben »;
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dans r« Auf (ier Bresche » et dans le livre : « Aus der Mappe aines Idealisten ».
Gering (Hugo), philologue allemand, professeur de philologie Scandinave à l'Université de Kiel, né, le 21 septembre, à Lipieniça (district de Thorn, Prusse), a fait ses études à Leipzig, à Bonn et à Halle. Il publie depuis 1887 la Zeitschrift fiir deutsche Philologie, et il a publié séparément: « Finnboha Saga hins ramma », Halle, 1879; « Olkofra pâttr », id., 1880; « Islendsk Aventyri », id., 1882-83, en deux vol.; € Kvsepabrot Braga ens gamla », id., 1886 ; « Glossarzu den Liedern der Edda », Paderborn, 1887.
Gerlacli (Hermann-Martiu-Théodore), écrivain allemand, depuis 1882 pasteur protestant, avec titre d'archidiacre, à Forst (Lusace), né, le 9 novembre 1841, à Sommerfeld (Neumark), a publié, entr'autres : « Renan's Leben Jesu », 1864; « Die rômischen Statthalter in Syrien », 1865 ; « Die Dotations-Anspriiche der evang. Laudeskirohe », deux éd., la 2» en 1875) ; « AUgemeine kirchliche Chronik », 1881.
Gerlach (Joseph), médecin allemand, éminent professeur d'anatomie à l'Université d'Erlangeu, né en 1820, a publié: « Handbuch der allgemeinen und speciellen Gewebelehre », Mayence, 1848; « Das Osteoid und der Zottenkrebs », id., 1852; « Mikroskopische Studien », Erlangen, 1858; « Die Photographie als Hilfsmittel der mikroskopischen Untersuchung », Leipzig, 1863; « Ueber das Verhàltniss der Nerven zu den quergestreiften Muskelfasern », id., 1874; « Beitrâge zur normalen Anatomie des menschlichen Auges », id., 1881, et de nombreux essais dans différents recueils scientifiques.
Gerland (Georges), philologue, ethnologue et anthropologue allemand des plus éminents, professeur de géographie et d'ethnologie à l'Université de Strasboiii'g, depuis 1875, né, le 29 janvier 1833, à Cassel. On lui doit, entr'autres : « Ueber das Aussterben der Naturvôlker », 1868 ; « Die Vôlker der Siidsee », 1870-72 ; « Anthropologische Beitrâge », 1874 ; « Atlas der Ethnographie », 1876 ; « Atlas der Vôlkerkunde », 1887. Il avait débuté par des ouvrages linguistiques : « Ueber d. altgriech. Dativ », Marbourg, 1859 ; « Versuch einer Methodik der Linguistik », Magdebourg, 1863 ; « Intensiva und Iterativa », Leipzig, 1869.
Gerlfus ( Georges-Alexandre-Frédéric-rrançois, quatre prénoms qui lui furent donnés à sa naissance en souvenirs des quatre monarques alliés vainqueurs de Napoléon), écrivain allemand, docteur honoris causa de l'Université de Zurich, né, le 24 janvier 1815, à Lamperthim (Hesse-Darmstadt) ; il fit ses études scientifiques à Worms, Darmstadt, Giessen, Strasbourg; en 1836, il se transféi-a en Suisse, d'abord dans le caatou de Bàle, ensuite dans celui de Zurich,
professeur à Turbenthal, de 1837 à 1848, et de 1848 à 1881, à Winterthur; bourgeois honoraire de cette ville, où il rendit de très-grands services aux écoles: après avoir débuté par les sciences physiques et mathématiques, il consacra toute son activité à l'histoire de la Suisse. Son ouvrage principal, écrit en allemand, comme tout ce qu'il a publié, porte le titre: « Helvetia ou Histoire et Légende », trois vol., 1859-69, quatre éditions. Parmi ses travaux de moindre étendue, nous mentionnerons: « Influence du climat et du sol sur la civilisation », 1856; « La Charte municipale octroyée en 1264 par Rodolphe de Habsbourg à ceux de Winterthur », 1864 ; « Vadian envisagé comme géographe », 1866; « Remarques sur le texte explicatif et l'atlas historique de la Suisse, publié par le colonel de Maudrot », 1865 (sans nom d'auteur) ; « Feuilles détachées de l'histoire de Winterthur », 1867-1872, cinq livraisons ; « Origines de la Confédération », 1872; « L'Histoire et la vie sociale de Winterthur au XVIII siècle », 1881 ; « Notes sur l'année 1830 et le commencement de notre siècle », 1884 ; « Vie du géographe D"' S. M. Ziegler », id. ; « Une prédication au XVII" siècle », 1887 ; « Ulrich Hegner en robe de chambre », 1888. M. G. a, en outre, édité le « Récit de la bataille de Sempach », rédigé par BuUinger, 1865, et les « Lettres sur l'Histoire de la Littérature », par W. D. Sulzer, 1866.
Germa (Maurice), littérateur et critique d'art musical français, né, en 1827, à Narbonne. Il fit deux années de Droit à la Faculté de Toulouse; puis il vint à Paris, où il publia une série de nouvelles, intitulée: « La légende d'amour ». Il donna ensuite à la Revue et à la Gazette Musicale des études spéciales, dont les principales, publiées en 1874, portent ce titre : « L'art Scandinave » ; « La Musique dans le Danemark, en Irlande, en Norvège et en Suède ». M. G. a publié diverses études d'horticulture, et collaboré aux Débats, au Temps et à V Opinion Nationale sous le pseudonyme de Maurice Cristal. Germain (Abel-Anasthase), prélat et écrivain français, évêque de Coutances et d'Avranches, depuis 1875, né, à Saint-Sylvain (Calvados), en 1883. Outre ses Mandements et Lettres Pastorales, M. G. a publié: « Saint-Michel et le Mont Saint-Michel », en coUab. avec MM. l'abbé P. M. Brin et Ed. Corroyer, ouvrage illustré, gr. in-8°, Paris, Didot, 1879. Une 2» édition, augmentée d'un guide à l'usage des touristes, a paru en
Germain (Antoine-Henri-Marie), économiste et homme politique français, ancien député, membre de Institut depuis 1886, né, à Lyon, le 19 février 1824, a publié: « Discours parlementaires sur les finances », 1886, 2 vol. ; « La situation financière », id. ; « L'État politique de la France en 1886 », id. ; « Notice sur Victor Bonnet », 1887.
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Germain (Léon), historien français, inspecteur de la Société française d'Archéologie, bibliothécaire-archiviste de la Société d'Archéologie lorraine, membre de plusieurs sociétés savantes et littéraires de France, d'Italie et de Belgique, fixé à Nancy depuis 1877, né, à Sarrebourg, le 17 août 1853. Depuis dix ans, il a fait paraître plus de soixante brochures se rapportant aux sujets les plus variés de l'histoire de la Lorraine ; il vient d'en faire un choix dans ses « Mélanges historiques sur la Lorraine » ; en 1885, en collaboration avec M. H. Lepage, archiviste de Meurthe-et-Moselle, il avait publié un ouvrage intitulé : « Complément au Nobiliaire de Lorraine de Dom Pelletier ». Nous faisons suivre ici la liste des principales brochures de M. L. G. : < Jean de Bourgogne et Pierre de Genève comtes de Vaudémont », 1879; « Ferry I de Lorraine comte de Vaudémont », 1881; « Jean I de Termes, sire de Cona », 1880; « Le titulaire de l'église de Cons-la-Grandville et le patron de la paroisse », 1882; « Monnaie inédite de Jean l'Aveugle », 1882; « Chartes des Archives communales de Marville », 1881; « Notes historiques sur la Maison de Lorraine », 1882; « Les tombeaux de l'église de Lenoncourt », 1882; « Étude historique sur la croix d'affranchissement de Frouard », 1882; « La porte Saint-Georges à Nancy », 1883; « Le camée antique de la Bibliothèque de Nancy », 1883 ; « Sceau du Cardinal de Bar », 1883; « Recherches généalogiques sur la famille de Pillart de Naives », 1883; « L'enseigne de la compagnie d'ordonnance de Claude de Lorraine, duc de Guise », 1884 ; « Monuments funéraires de l'église Saint-Étienne à Saint-Mihiel », 1884; « Ancel, sire de Joinville », 1884; « L'étole de saint Charles Borromée à Nancy », 1884; « De la prétendue noblesse des gentilshommes verriers en Lorraine », 1885; « La famille des Richier, d'après les travaux les plus récents », 1885; « Récicourt », 1885 ; « Le chardon lorrain sous les ducs René II et Antoine », 1885; « Le lit d'Antoine duc de Lorraine », 1885; < Origine de la croix de Lorraine », 1885; « Anciennes cloches lorraines », 1885; « Notice sur la tombe d'Isabelle de Musset, à Marville », 1886; « Monuments funéraires de l'église Saint-Michel à Saint-Mihiel », 1886; « L'Église de Nubécourt », 1886; « Paul Bernard comte de Fontaine », 1886, en coUab. avec M. Ch. Guyot » ; « Les épitaphes de l'église d'Étain », 1887; « Les fondeurs de cloches lorrains », 1887; < Dun-sur-Meuse », 1887; « René II, duc de Lorraine et le comté de Guise », 1887; < Baslieux », 1887; « Plaque de foyer aux armes de Ch. de Bassompierre », 1888; « Mont-devant-Sassey », 1888; « Pont- Saint- Vincent », 1888; « L'église de Maxéville », 1889.
Germer-Dnraud ( Alexandre - Joseph - Fran-
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çois), architecte et archéologue français, correspondant du Ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques, membre de l'Académie de Nîmes depuis 1876, membre do plusieurs sociétés scientifiques et littéraires, ancien élève de l'École des Beaux-Arts, architecte libre à Nîmes de 1869 à 1877, et depuis 1878 architecte du département, résidant à Mende, est né, le 6 mai 1843, à Montpellier. On lui doit : « Enceintes successives de la ville de Nîmes, depuis les Romains jusqu'à nos jours, avec plan », Nîmes, 1877; « Poids et mesures d'Uzès au quatorzième siècle », dans les Mémoires de l'Académie de Nîmes ; < Sarcophages chrétiens de Nîmes », id. ; « Note sur le monument de Lanuéjols (tombeaux romains) », Mende, 1881 ; « Communications diverses » au Bidletin éjngrajjhique de Paris, de 1881 à 1886 ; à la Bévue Épigraphique du Midi, publiée à Vienne (Isère) par M. Allmer ; au Bulletin de la Société des Antiquaires de France, au Recueil épigraphique de la nouvelle édition de l'Histoire du Languedoc (Toulouse, Privât), pour « Les Inscriptions romaines de Nîmes et de l'Ager Nomansensis », travail laissé inachevé par feu M. Eugène Germer-Durand, son père, bibliothécaire et conservateur des Antiques à Nîmes, décédé en 1880.
Germoiid de Layigne ( Léopold-Alfred-Gabriel), littérateur français, né, à Paris, le 17 octobre 1812, a publié, entr'autres : « La législation des eaux minérales en France », 1872; « Les Pamphlets de la fin de l'Empire, des Cent Jours et de la Restauration », 1879 ; « Une excursion au Cap Saint-Vincent et au Cap Sagres », 1887.
Germonik (Louis), littérateur autrichien, ancien archiviste à Laybach, fondateur à Vienne du Greillparzerer-Verein, qu'il a souvent présidé, collaborateur du Wanderer, de VOst- deutsche Post, de la IClagenfurfer Zeitung, fondateur des deux journaux de Vienne Inland et Patriot, né, le 29 novembre 1823, à Fiume, a fait ses études à l'Université de Gratz. On lui doit, entr'autres: « Kornblumen », recueil de poésies; « Die Weiber von Veldes » ; « Veronika » ; « Nonne von Mantua » ; « Novellen » ; « Alpenblumen », recueil de poésies (dix éditions) ; « Zur Geschichte der Kàrtner- Lieder ».
Gerok (Charles von), poète et prédicateur allemand, ennobli par le roi de Wurtemberg, prélat de Stuttgard, né, en 1815, à Vaihingen. Ses livres ont eu l'honneur de plusieurs éditions ; citons : « Palmblâtter », la 57*^ édition en 1886; « Pfingstrosen », la 8» édition en 1884;
< Blumen und Sterne », la 10» édition en 1882; « Deutsche Ostern », la 6« édition en 1883;
< Jugenderinnerungen », la 3« édition en 1876 ; « Von Jérusalem nach Rom », la 2« édition en 1881 ; « Der letzte Strauss », la 5" édition en 1887; « Unter dem Abendstern », la 5" édition on 1887.
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Gerold (Charles-Théodore), écrivain et théologien allemand, né, en 1837, à Mulhouse ; il fit SOS études à Strasbourg, où il présenta ces thèses : « Duplessy-Mornay et son influence politique sur l'Église réformée de France », 1861; « Luther, considéré comme exégète », 1866 ; c De justificatione per fidem quid Lutherus senserit », 1867. Pasteur dans la ville de Strasbourg, il est, depuis 1877, membre du chapitre de Saint- Thomas. Parmi ses écrits tous en allemand, en dehors de sa collaboration au Progrès Religieux, dont il est, depuis 1872, le rédacteur en chef, on doit citer: « Jean-Frédéric Bruch >, 1874; « La doctrine du Saint-Esprit », 1873 ; « Le Divorce et la nouvelle union des époux séparés », 1874 ; < La Bible », 1875 ; « La polémique au sujet de la divinité du Christ », 1882 ; < Luther raconté à la jeunesse protestante », 1873 ; « Le Principe de la Réformation et le principe du libéralisme », 1883.
Gerstaeekher (Adolphe), naturaliste allemand, professeur de zoologie à l'Université de Greifswald, né en 1828, a publié : « Rhipiphoridum Coleopterorimi familiae dispositio systematica », Berlin, 1885; « Entomographien. Abhandlungen im Bereich der Gliederthiere », Leipzig, 1858 ; « Ueber die Gattung Oxybelus Latr. und die bei Berlin vorkommenden Arten derselben », Halle, 1867 ; « Zur Morphologie der Orthoptera amphibiotica », Berlin, 1873; « Die Wanderheuschrecke (Œdipoda migratoria Lin.) », id., 1876 ; « Der Coloradokâfer (Doryphora decemlineata), und sein Auftreten in Deutschland », Cassel, 1877; « Die Arten der Gattung Nys- Bon Latr. », Halle, 1867 ; il a collaboré au « Handbuch der Zoologie » de Carus, et au « Baron V. d. Decken's Reise in Ostafrika », et édité de 1885 à 1873, avec Brauer, le Bericht ilber die Wissenschaftliche Leistungen im Gebiete der Ero-