GLU
dans un discours prononcé en audience solennelle de Paris. S'inspirant de ses goût et de ses idées, il a fait l'histoire de tous les magistrats qui ont été en même temps écrivains, depuis la Boëtie jusqu'à Montesquieu, depuis président Hénault jusqu'au conseiller Brillât-Savarin, et il a démontré que les deux états de magistrat et de lettré se doublent presque nécessairement, et se complètent l'un par l'autre. Ce discours, qui a fait événement, a été édité en brochure, et porte pour titre- : « De l'amour des lettres ». M. G. de B. a aussi acquis une grande notoriété par ses réquisitoires d'Avocat général. Sans compter le dernier contre le général Boulanger, il a été devant les chambres civiles, le pourfendeur le plus énergique des corsaires financiers, de ces faiseurs qui réalisent le mot de Dumas : « Les affaires, c'est l'argent des autres ». Aux tribunaux, il a soutenu l'accusation dans beaucoup d'atfaires retentissantes : le procès Monastério, l'assassinat du Palais- Royal, la bande de Neuilly, Louise Michel, Campi l'assassin anonyme qui a emporté sur l'échafaud le secret de son nom, ont donné à M. de G. une notoriété européenne.
GloTaçki (Alexandre), écrivain polonais qui écrit souvent sous le pseudonyme de Prus, né en 1847, a fait ses études à Varsovie. L'un des rédacteurs et feuilletonistes du Courrier de Varsovie, il a publié plusieurs récits et nouvelles, entr 'autres : « Les âmes esclaves » ; « La destinée d'un orphelin » ; « La boite de la grande mère »; « La location du grenier »; « Le Grand Prix » ; < Le costume de bal » ; « La Nuit terrible » ; « Le Palais et la Cabane » ; < Le Mois des Roses » ; « La Veille de Noël » ; « Le rêve de Jacob » ; « Les disputes d"une Grand'Mère » ; « Bonheur damné », etc.
Gluck (Elisabeth), illustre femme-poète autrichienne, mieux connue sous le nom de Bett)/ Paoli, née, le 30 décembre 1815, à Vienne. La princesse de Schwarzenberg l'ayant prise de bonne heure en affection, distingua et encouragea son talent poétique, qui depuis a été universellement reconnu. Parmi ses œuvres, se signalent : * Gedichte », 1841 ; « Nach dem Gewitter », 1843; < Novellen und Erzàhlungen », 1844; « Lyrisches und Episches », 1856; « Neue Gedichte», 1869; < Grillparzer's Werke », 1875.
Gliick (Thémistoole), médecin et chirurgien allemand, professeur de Chirurgie à l'Université de Berlin, né en 1853; on lui doit une longue série d'essais inséré dans VArchiv de Wirchow, dans VArchiv fiir Chir., et ailleurs : citons : < Experimentelles zur Prage der Nervennaht und Nervenregeneration », 1878; « Ueber Neuroplastik auf dem Wege der Transplantation », 1880; « Ueber Muskel und Sehnenplastik », 1880; « Ueber Transplantation, Régénération und entzundliche Neubildung », 1880; € Ein Osteoma spongios, medullosum genu nach