‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 184 sur 318 · GOB · texte numérisé non relu

GOB

la fondation du royaume de Belgique. Quatre années plus tard, il écrivait, en utilisant les papiers de sou grand-père: « Etablissement des Cobourg en Portugal », étude sur les débuts d'une monarchie constitutionnelle , Bruxelles , 1 vol., 1869. En 1872, il publia, chez Guillaumin, un essai sur les relations internationales, dont le titre indique la pensée: « Désarmer ou Déchoir ». L'auteur expose un plan d'organisation judiciaire internationale chargé de régler les conflits en Europe, où l'écrasante charge des armées permanentes absorbe un sixième du gain des travailleurs. Ayant, en 1375, accompagnée le prince de Galles dans son voj'age, il en publia le récit, chez Pion, en 1877 : « Inde et Himalaya », 2™« éd., 1880. Collaborateur à la Revue de Belgique depuis 1871, M. G. d'A. en prit la direction en 1873. H a publié dans la Hevue des Deux Mondes un intéressant travail sur le € Développement du rationalisme religieux aux Etats-Unis. Dans la même période. il adressa au Temps de Paris, une série de correspondances sous le titre : « Lettres de Belgique ». L'arrondissement de Bruxelles l'envoya siéger à la Chambre des Représentants en 1878, où il fit une campagne^ parlementaire pour la séparation complète des Églises et de l'État. Réélu une première fois en 1880, il échoua, en 1884, avec toute la liste libérale. En 1884, il publia : « L'Évolution religieuse contemporaine chez les Anglais, les Américains et les Hindous », premier travail d'ensemble qui ait encore été fait sur ce grand mouvement. La philosophie générale qui se dégage de cet écrit est que toutes les religions sont bienfaisantes en tant qu'elles symbolisent et encouragent la tendance vers la perfection. Cet ouvrage a été traduit en anglais par le rév. .T. Moden. Peu de temps après, l'Université de Bruxelles, qui l'avait déjà nommé docteur honoris causa, créa pour l'auteur une chaire d'histoire des religions, la première qui ait été établie en Belgique, inaugurant ain- •si un enseignement moderne, très-important. Dans son enseignement, le nouveau professeuis'est inspiré du principe que toutes les religions sont des faits naturels, et que, dès lors, elles sont soumises, comme toutes les autres manifestations de l'activité humaine, à la loi du progrès. Les premières sectes religieuses ont été en rapport avec un état de civilisation extrêmement rudimentaire. Ainsi s'expliquent les éléments absurdes qui se rencontrent dans toutes les mythologies, mais par suite du progrès mental, les religions progressives arrivent à renfermer des sentiment.s plus nobles et contribuent ainsi au progrès de la moralité humaine. Tels sont les points de vue développés dans la « Leçon d'ouverture », ainsi que dans r« Introduction à l'histoire générale des religions », 1 vol, Bruxelles, 1887, et enfin dans la Revue de l'histoire des religions, à laquelle M. G. d'A.

GOD collabore depuis 1884, et où il a notamment soutenu les théories d'Herbert Spencer sur le but social des religions. En 1887, M. G. d'A. a été nommé membre correspondant de la classe des lettres de l'Académie Royale de Belgique.

Godard (Charles-Anatole), écrivain français, professeur à Montbéliard, né, à Gray, le 28 octobre 1860, a publié : « Histoire de l'ancien collège de Gray », Gray, 1888 ; « Notice sur le nouveau collège sur le Gray », id., 1887 ; t Essai sur le gymnase de Montbéliard », Montbéliard, 1889 ; et inséré plusieurs écrits à V Annuaire de V arrondissement de Gray, au Réptiblicain littéraire de la Haute-Saône, aux Annales francco-mtoises et aux Mémoires de la Société d'émulation de Montbéliard.

Gôdecke (Pierre-Auguste), écrivain suédois qui écrit souvent sous le pseudonyme de Finn, docteur en philosophie, ancien rédacteur de VAftonUadet (1876), depuis 1880, recteur du séminaire pédagogique de Vàxiô, né, en 1840; on lui doit: «Albion», 1865; « Berâttelser oc utkast », 1867; « Turistbref frân en resa Norge sommaren 1875 », 1876 ; « Sagam oui Ragnar Lodbrok och hans sôner », 1880 ; ui nouvelle traduction de VEdda, 1877, 2'^ édi 1881, et un recueil intitulé : « I folkhôgskolans tjenst », 1883.

Godefroy (Frédéric-Eugène), éminent philologue et littérateur français, né, à Paris, le 13 décembre 1826. Son premier maître a été l'abbé Dupanloup au Petit Séminaire de Paris ; mais vers sa vingtième année, il recommença son éducation littéraire, dans le but de se préparer à de grands travaux philologiques; dans ce but, appris, en dehors des langues classiques, les langues modernes et le sanscrit. Une conversation qu'il eut vers 1856 avec M. de Labordo directeur général des Archives, lui inspira l'idée d'achever et d'étendre, en vue du public, un travail depuis longtemps commencé pour luimême, et qui paraît sous ce titre : « Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IX'' au XV<' siècle », Paris, Vieweg, 10 vol. in 4°. A cet ouvrage le ministre Waddington accorda, en 1875, un subside de 150,000 francs, et l'Institut le second prix Gobert en 1882 et le premier prix Gobert dix-mille francs en 1883. On lui doit, en outre, une « Histoire de la littérature française depuis le XV1« siècle jusqu'à nos jours », publiée che l'éditeur Gaume, en dix volumes ; une « Histoire de la littérature au moyen-âge », sous presse ; un abrégé de !'« Histoire de la littérature française », en trois vol., 1877-80 ; « Prosateurs français des XVII« et XVIII*' siècles », 1868 ; « Poètes français des XVII«, XVIII' et XIX^ siècles », 1869; « Prosateurs français du XIX** siècle », 1868 ; « Morceaux choisis des prosateur et poètes français des XVII®, XVIII" et XIX« siècles », 6 vol., 1872-75 : « Morceaux

Page 1