‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 195 sur 318 · URA · texte numérisé non relu

URA

auquel collaboraient alors Rocbefort et Henry Maret. Actuellement il est rédacteur à Vlntraiisigeant, où il fait aussi des chroniques et la critique dramatique et musicale. Il a publié en librairie un recueil de nouvelles intitulé: « Documents humains », et deux romans: « L'Idée fixe >, et « Loulou ». Au théâtre, M. L. de G., a fait jouer une traduction en vers de V Othello de Shakespeare (Odéon, 1883).

Grand (Jales-Camille-Aimé) , publiciste et littérateur français, actuellement chef de Cabinet du résident français au Tonkin, est né, à Brignoles (Var), le 19 août 1854. En 1872, il a publié dans le Progrès du Var, en collaboration avec Victor Piétra, un roman historique : « Le Siège de Toulon ». A la même époque, il a collaboré aux divers journaux littéraires du département du Var: Le Tambourin Provençal, Le Troubadour, etc. Venu dans F Aude, après avoir abandonné ses études de médecine, il a été de 1880 à 1886 collaborateur, puis rédacteur en chef du journal républicain Le Bon Sens. De 1886 à 1888, il a été rédacteur en chef du journal républicain quotidien : Le Rappel de VAude. Entre temps, il a publié des fantaisies et des poésies françaises ou provençales dans les journaux ou recueils suivants : Le Petit Toulousain; Le Tron de l'Er, de Marseille; Lou Provençau, dAix; La Lauseto, de. Toulouse; L'Armana Provençau, d'Avignon; Le Cité, de Carcassonne; La Revue, de lAude, etc. Il est félibre mainteneur de La Maintenance de Provtnce.

Grand-Carteret (John), écrivain français, né, à Paris, en 1850, a collaboré à la France, à l'Evénement, à l'Indépendant, à la Réforme, à l'Art, au Journal des Arts, au Passant; il a organisé en 1883 l'Exposition de J.-J. Rousseau, la première exposition iconographique qu'on ait vue à Paris, et il a donné des cours libres sur les arts à l'Université de Genève. On lui doit: « Les Mœurs et la Caricature en Allemagne » ; « Les Mœurs et la Caricature en France » ; « Raphaël et Gambrinus : L'Art dans la Brasserie » ; « La France en Allemagne » ; « La France jugée pai- l'Allemagne » ; « La Révolution: Les Hommes: Les Choses: Les Mœurs », iconographie complète de la Révolution, du Directoire et du Consulat ; « Pensées d'un Gamin de Paris », anonj'me; les préfaces du Freudenberg et de la Nouvelle Héloïse éditée par Jouhaust. Depuis 1870, M. G.-C. s'est consacré à l'étude de l'Allemagne dans tous les domaines : l'art, les mœurs, le sentiment national, rien ne lui est étranger. Les études sont faites de visu par quelqu'un qui connaît bien la civilisation allemande et qui juge sans parti pria.

Grandea (Grégoire-Haralamb), éminent poète, romancier et médecin roumain, dont les débuts littéraires ont été dos plus brillants: ancien professeur do physiologie comparée à l'École de

aEA

Médecine de Bucharest, de littérature ;\ l'École macédo-roumaine, de littérature française au Lycée de Cri.ïova, ancien journaliste politique, secrétaire de la Commission documentaire, inspecteur des écoles de Mehedinti et Gorjiù, né, le 26 octobre 1843, à Tiandarei, en Roumanie; il a fait ses études au Lycée Saint-Sava et à l'École de Médecine de Bucharest, et à la Faculté de Philosophie et Lettres de Liège eu Belgique. Ses deux premiers recueils de vers : « Les Préludes », et « Le Myosotis », publié en 1861 et en 1864, à cause de la précocité du talent ont eu en Roumanie l'accueil le plus flatteur. Suivirent « Fulza », ou « Idéal et Real », 1869, roman qui a eu l'honneur de neuf éditions; « La Nostalgie », nouveau recueil de vers, 1885; « Vlasia », roman historique. Il a aussi rédigé l'Albina Pinduhn revue littéraire et scientifique, et des journaux politiques. •

Grandeau (Louis), docteur ès-sciences et en médecine, agronome et publiciste français, professeur de chimie agricole à la Faculté des sciences de Nancy, doyen de cette Faculté, directeur de la Section agronomique de l'Est, membre du Conseil supérieur de l'Agriculture, est né, à Pont-à-Moussou (Meurthe), le 18 mai 1834. M. L. G, a publié: « Annales de la science agronomique françaises et étrangères », années parues : 1884-85-86-87-88 ; < Traité d'analyse des matières agricoles » (2'^ éd.) ; « Annales de la station agronomique de l'Est. Chimie et physiologie appliquées à la sylviculture » (travaux de 1868 à 1878) ; « Chimie et Physiologie appliquées à l'agriculture et à la sylviculture. Cours d'agriculture de l'École forestière de Nancy »; « Comptes-rendus des travaux du congrès international des directeurs des stations agronomiques » ; « La Production agricole en France, son présent et son avenir » ; < Études agronomiques (If" série) », 1885-86; « Études agronomiques » (2» série), 1886-87 ; « Études agronomiques » (3« série), 1887-88, ; « L'Alcool, la Santé publique et le Budget », Paris, 1888 ; « Études expérimentales sur l'Alimentation du cheval de trait » (!«'■ et 2« mémoires), 1883; 3" mémoires, 1887 ; « Le Commerce des blés et la concurrence de l'Inde orientale, par le D'' Julius Wolf, professeur à l'Université de Zurich », traduit de l'allemand ; « L'agriculture au Japon, son état actuel et son avenir », par le D'' Shinkizi Nagal, traduit de l'allemand.

Grandi (Horace), poète et romancier italien, ne, à Montecatini (Valdinievole), en 1851 ; fils d'un avocat, il a fait ses études à Florence, et débuta très-jeune comme écrivain. En 1874, il publia son premier recueil de vers. Suivirent des nouvelles : « Margherita, o Sulle Rive del Trasimeno » ; « La storia di un passero » ; « L'oggi e domani » ; « La Zingara » ; « L'Angelo del focolare » ; « Ciuquant'auni » ; enfin lo roman: « L'Abbaudouo » qui a fixé sa repu-

GEA

tation d'écrivain élégant. Ce roman a été remanié et réédité en 1884, et publié avec préface de Terenzio Mamiani. Suivirent : « Battiti d'ale », nouveau recueil de vers, Rome, Forzani, 1880; « Il delitto d'un galantuomo », Turin, Roux et Favale, 1882; « Macchiette e novelle », Milan, Trêves, 1884, volume très-apprécié par le professeur Trezza, et par la Montags-Reviie de Vienne, comme un essai d'études profondes sur le cœur humain; l'une des Macchiette, traduite en allemand par Thérèse Salomon : « La Nina délia Casa Bianca » a paru dans le Freindenblatt de Berlin. Les dernières publications de M. G. ont été : « Cugino Riccardo », roman, Cesena, 1886 et < La presenza del Nume », nouvelle dédiée à sa fille, Milan, Galli, 1887, et ont eu toutes les deux l'accueil le plus sympathique de la part de la presse et du public. M. G. habite Rome depuis plusieurs années.

Graudidier (Alfred), éminent géographe et naturaliste français, membre de l'Institut (Académie des Sciences), président honoraire de la Société de Géographie de Paris, né, à Paris, le 20 décembre 1886. Il a visité, de 1857 à 1858, les deux Amériques, en 1862 et 1863 l'Inde, en 1864 l'Afrique orientale. De 1865 à 1870, il a exploré l'île de Madagascar qu'il a traversée trois fois dans toute sa largeur, fait de nombreuses excursions dans l'intérieur et dont il a suivi la plus grande partie des côtes. Il a publié son « Voyage dans l'Inde » {Tour du Monde), et fait « L'Histoire physique, naturelle et politique de Madagascar », dont 10 volumes in-40 ont déjà paru. 11 a en outre dressé la première carte ore-hydrographique exacte de cette île et fait le plan topographique de l'Imerina ou province des Hova. De nombreuses notes géographiques, anthropologiques, géologiques, zoologiques ont, en outre, paru dans divers recueils scientifiques.

Grandmalsou ( Pierre-Charles-Armand-Loyseau de), paléographe français, né, à Poitiers, le 29 mai 1824; on lui doit, entr'autros : « Documents sur les états généraux du XV siècle » ; « Chronique de l'abbaye de Beaumont-les- Tours », 1878 ; « Tours archéologiques : histoire et monuments », 1879 ; « Notice sur l'hôtel où est née, à Tours, mademoiselle de La Vallière », 1882 ; « Chartes françaises de Touraine », 1885.

Grandiuougin (Charles-Jean), poète et conférencier français, employé au Ministère de la Guerre, né, à Vesoul (Haute-Saône), le 17 janvier 1850. On lui doit: « Les Siestes », 1873, recueil de vers paru sous les auspices de M. Sully-Prudhomme ; « Étude sur Richard Wagner », 1873 ; « Prométhée », drame en quatre parties, 1878 ; « Nouvelles poésies », 1880 ; « Souvenirs d'Anvers », 1881 ; « Orphée », drame antique en quatre actes, 1882 ; « Poèmes d'amour », 1884; « La Vouivre », poème franc-

GRA 1093

comtois, id. ; « Les Sirènes », 1885; « Rimes de combat », 1886 ; « Contes d'aujourd'hui », recueil de nouvelles très-originales, 1887 ; « Le Tasse », musique de M. Ben. Godard, poème dramatique, couronné en 1878 au concours de la ville de Paris ; « La Vierge », légende sacrée en quatre scènes, musique de Massenet, 1880; « Yvonne », opéra-comique en quatre actes, musique de Lefèvre, 1885 ; « La Vigne », scénario de ballet, musique d'Ant. Rubinstein, 1888. M. G. est un lecteur sympathique et applaudi de ses propres poèmes. Nous avons dit que M. G. est employé au Ministère, M. Coppée, employé au bureau des hôpitaux, venait d'en sortir, et au même ministère avaient été employés Paul de Musset et Parny. Il a aussi publié à la Vie Littéraire, dirigée par M. Collignon, nombre d'articles sur les théâtres, les lettres et sur ses confrères Aicard, Theuriet, Sully-Prudhomme, D'Hervilly. Nous retrouvons aussi de sa prose dans divers journaux disparus aujourd'hui, tels que le Coup d'œil, VEsprit moderne, la Revue Nationale, la Revue Réaliste, le XX'' Siècle, dirigé par le sculpteur Stanislas Lami, la Revue Générale, etc. Dans le Charivari il publia ses « Rimes de combat ». Comme plusieurs autres poètes, il fit des « Salons », même à l'étranger, dans un journal suisse, dirigé par Robert Caze, à Délémont, et, en province, dans Le Propaffateur de l'Aube. Plus tard, nous le trouvons à la Nouvelle Revue, où ont paru beaucoup de ses poèmes, à la Revue Franc- Comtoise, au Suj^plément du Petit Journal, qui a publié de ses nouvelles, et à la Revue Alsacienne. Critique musical, il est de l'école moderne et admirateur passionné de Wagner. En 1887, il a fait joué son « Orphée », à la salle Duprez, lui-même tenant un rôle, celui d'Ermon, a côté de Davrigny de la Comédie française. Membre honoraire de la Société des femmes de France, il a épousé la fille d'Edouard Ourlise. C'est en 1881, à l'occasion d'une Mission du Ministère de l'Instruction publique qu'il a fait des conférences et lu ses vers à Reims, à Marseille, à Béziers, à Besançon, à Vesoul, à Epinal, à Grenoble, à Genève, à Lausanne, à Berne, à Vevey, à Alger, et partout avec un grand succès.

GraudToiunet ( Jules -Alexandre ) , écrivain agricole français, professeur de génie rural à l'Institut national agronomique, membre titulaire de la Société nationale d'agriculture de France, né, à Pontarlier (Doubs), le 12 avril 1324. De 1853 à 1858, M. J.-A. G. a dirigé le Journal l'agriculteur praticien. En 1857, il a fondé le Journal de Génie rural, en 1858 V Agriculture progressive. Il a publié de nombreux articles, sur les machines agricoles, dans le Journal d'agriculture 2)ratique. Il vient de fonder le Journal de l'Outillage agricole, fusionné avec le Génie rural. Il a 2^ublié nombre d'articles scientifiques sur le

GEA

génie rural, la mérinerie, etc., flans les Annale.i du Génie civil, le Génie civil, V Encyclopédie de V Agriculture de Firmin Didot, le Dictionnaire de V Industrie de 0. Lamé, les Annales agronomiques de M. P.-P. Deherain. En librairie, il a fait paraître : « La pratique agricole des Flandres », 1858, épuisé; « Mécanique agricole », 2 vol., 1854-58, épuisé; « Drainage » (L'art de tracer les drains), 1 vol., épuisé ; « Porcheries » (Goin éditeur), 1 vol. ; « Bergeries » (librairie de la Maison Rustique), 1 vol.; « Constructions rurales », 2 vol., Lacroix éditeur, Génie rural » (Études sur l'Exposition de 1867), 1867, sans compter des brochures diverses sur la meunerie, les machines agricoles, etc.

Graiigeuenre ( Jean-Jacqueg-Emile Morand du Puch, plus connu sous le pseudonyme de), auteur dramatique, né, en 1842, à Givet (Ardeunes). En dehors de deux recueils de poésies ; « Les Triolets à Nini », 1876 et le « Rondeau de Jeanne », 1879, il a publié : « Le Dindon de la farce », comédie en un acte et en vers, 1880, et fait jouer, en 1882, à l'Odéon « Amhra », drame en cinq actes et en vers, publié en 1883.

Granier de Cassag'niic (Paul), voir Cassagnac.

Graulnnd (Victor-Gottfried), historien suédois, né, en 1831, docteur en philosophie et archiviste d'état, collaborateur du Lexicon historique, géographique et statistique de la Suède, publié de 1858 à 1865, a publié une description historique et géographique de la: « Palaestina », 1860, 2» éd., 1863; « Handlingar rôrande Sveriges historia », 1801 ; « Alfabetiskt och kro- Bologiskt registo ôfver Handlingar rôrande Skan dinavieus historia », 1865; « Andra kammarens màn under riksdagarne », 1867-69, trois éd. ; « En skogslag for Sverige! », 1876; « Johan III's byggnads-och befâstningsfôretag », 1875-76 ; * En svensk koldni i Africa eller svenska afrikanska kompaniets historia », 1879.

Grant (Jacques), romancier écossais, né, le l""" août 1822, fils d'un officier de marine, auteur de plusieurs romans dont le sujet est le plus souvent tiré de l'histoire de l'Ecosse et de de l'Angleterre, entr'autres, « The yellow frigate », d'ouvrages historiques et en outre d'un livre en trois volumes sur la presse journalistique, son origine, son développement et ses conditions actuelles, publié de 1871 à 1878.

Grant (Jacques-Auguste), célèbre voyageur écossais, qui a découvert avec Speke les sources du Nil, né, en 1827, à Nairn, où il est juge de paix et député ; il entra en 1846 dans l'armée anglaise des Indes ; il prit part aux deux sièges de Multan et à la bataille de Guzerat, et il fut blessé près de Luknow, lorsqu'il commandait, comme lieutenant-colonel, l'arrière-gardc. Dans les années 1860-63, il explora avec le capitaine Speke (mort depuis en conséquence d"uu accident de chasse) les sources du Nil, qu'il trouva au grand lac Victoria. En 1868, il accom-

GRA

pagna Lord Napier à Magdala en Abj'ssinie, et, pour les services rendus dans cette expédition, il fut décoré du Star of India. Ou lui doit : « A Walk across Africa », 1863; « Summary u; the Speke and Grant expédition », 1872; « Botany of the Speke and Grant expédition », id. La Société Géographique de Londres lui a décerné une médaille d'or, et le Pape Pie IX et le Roi Victor-Emmanuel l'ont décoré.

Gras (Félix), poète provençal de premier ordre, juge de paix à Avignon, auteur de deux magnifiques poèmes : « Les Carbounie », ép"pée rustique en douze chants, Avignon, 1876, et « Toloza ». Paris, 1881, remarquables tous les deux par des descriptions de maître, est né, en 1844, à Malemort (Vaucluse) ; il a débuté, dans VArmana provençaii de son beau-frère le poète Roumanille et on lui doit aussi « Le romancero provençal », Avignon, 1887. M. G. est chevalier de plusieurs ordres espagnols et roumains.

Grasberger i^Karl BirkenhiM, plus connu sous le nom de Hans), écrivain autrichien, né, le 1<"' mai 1836, à Obdach ; on lui doit : « Singen und Sagen », 1869; « Sonette », 1873; « Aus dem Karneval der Liebe », 1873; « Zau Mitnehm », (en dialecte de la Styrie), 1880; « A Wandarbûchachl », 1884; « Nix fiir unguat », 1885.

Grasberger (Laurent), philologue et pédagogiste allemand, docteur en philosophie, professeur de philologie classique, de la science de l'éducation et de l'enseignement supérieur à l'Université de Wurzbourg, membre de la commission provinciale pour les écoles primaires de la Franconie inférieure, né, le 9 août 1830, à Hartpenning (Haute-Bavière), a fait ses études à Munich. On lui doit : « De Lucretii Cari carminé », Munich, 1856 ; « De usu Pliniano », Wurzbourg, 1860 ; « Erziehung und Unterricht im classischen Alterthum », trois vol., id., 1864- 1866, 1875, 1881 ; « Zu Dionysios von Halicarnass », Wurzbourg, 1868 ; « Noctes Indicée sive qusestiones in Nalum Mahâbharateum », id. , id. ; « Ueber die griech. Stichnamen », id., 1887, 2» éd., 1883 ; « Commentar zu 3 grossen Ephebeninschriften », dans les Verhandlungen de Wurzb. Phil. Gesellschaft, 1862 ; « Kritisches zu Dionis von Halikarnasg », dans le Philologus de l'année 1869, et différents essais et articles dans plusieurs autres revues.

Grasliof (François), physicien allemand, professeur de Mécanique appliquée et de la science théorique des machines à l'Ecole Supérieure de Carlsruhe, né en 1826, ancien rédacteur do la Zeitschrift d. Verein deutscher Ingenieure (1857-61), a publié: « Théorie der Elasticitàt und Festigkeit mit Bezug auf ihre Anwendungen in der Technik », 2" éd., Berlin, 1878; « Theoretische Maschinenlehre », en trois volumes, Leipzig, 1875, 1883, 1887.

Grasserie (Raoul DR l,a), éminent philologue

GEA

, , ; irisconsiilte français, ué, à Rennes, le 13 1 11 1839. Docteur en Droit, juge au tribunal (le Reuues, membre de la Société de Linguistique lie Paris, il a publié des séries de travaux de ilifFérents genres. Parmi ses travaux linguistiques, citons : « Esquisse d'une grammaire du Timucua, langue de la Floride » ; « Vocabulaire Timucua » ; « Textes analysés Timucua » ; « Manuel de la langue Cafre » ; « Manuel de la langue Ossète » ; « De la catégorie du nombre » ; « Du verbe être considéré comme instrument d'abstraction et de ses diverses fonctions » ; « De la catégorie du Temps » ; « De la conjugaison objective » ; « De la véritable nature du Prénom »; « Des divisions de la linguistique »; < De la psychologie du langage » ; « De la classification des langues » ; « De la catégorie des cas » ; « De la catégorie des modes » ; « E-sai de phonétique générale » ; « De la possibilité et des conditions d'une langue internationale ». Ces études, après avoir paru dans diverses revues, ont été éditées à Paris, chez Maisonneuve. Parmi ses travaux de législation comparée, on signale : « De la réorganisation des Justices de paix » ; « De la réforme de l'instruction publique en France, principalement de l'instruction secondaire » ; « De la réforme de la procédure d'Exécution »; « Du rachat des offices ministériels » ; « De la représentation dos minorités » ; « Des vices de nos Codes, en particulier du Code civil » ; « De la publicité des Droits et de la réforme hypothécaire » ; « De l'interprétation judiciaire et législative des lois » ; « De la classification des sciences » ; « De la classification scientifique du Droit ». Il a aussi cultivé la poésie, et on lui doit : « Hommes et singes » ; « Bretonnes et françaises » ; « La Comédie politique ».

Grasset (Comte Emmanuel de), paléographe français, ancien archiviste et conservateur de la Bibliothèque administrative aux Archives du département des Bouches-du-Rhône, né eji 1829, a coopéré au classement et à l'inventaire des chartes de la Tour du Trésor d'Aix et à celles "des fonds des Ordres de Malte, du Temple et de Saint-Antoine do Vienne du grand prieuré de Saint-Gilles. Décoré de plusieurs Ordres étrangers, il a publié, en 1866, une notice sur « Les Chartes du Royaume d'Arles » ; en 1867, « Les preuves de noblesse des dames du Monastère de Beaulieu en Guercy » ; en 1869, un « Essai sur le Grand Prieuré de Saint-Gilles », suivi du « Catalogue des Chevaliers de la langue de Provence et des Possessions de l'Ordre, dépendantes du dit Prieuré » ; et un ouvrage sur les biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille on Castille et en Aragon aux XP et XII» siècles. Le C. de G. est membre de la Société de Statistique de Marseille.

Grasset (Joseph), médecin français, professeur de clinique interne à la Faculté de méde-

GRA

cine de Montpellier, correspondant de l'Académie de médecine, fils d'un président de la Cour d'appel de la même ville et auteur d'un livre intéressant : « Madame de Choiseul et son temps » (1874), est né à Montpellier eu 1849. On lui doit: « Étude clinique sur les affections chroniques des voies respiratoires d'origine paludéenne », 1873 ; « De la médication vomitive », thèse d'agrégation, 1875 ; « Des locations dans les maladies cérébrales », 1876 ; « De la déviation conjuguée de la tête et des yeux », 1879 : « L'Art de prescrire », étude de thérapeutique générale, 1881 ; « Traité pratique des maladies du système nerveux », 1881, ouvrage couronné par l'Institut, 3"'« éd., 1886; « Contribution physique à l'étude des aphasies », 1884; « Des rapports de l'histérie avec les diathèses scrofuleuse et tuberculeuse », id. : « Fonssagrives, sa vie et son œuvre », 1885 ; « Leçons cliniques sur les pyréxies pneumoniques », 1888. Dans la même année, il a fourni les articles : « Diathèse » et « Histérie », ou Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.

Grassi (Angola), femme-auteur italo-espagnole, née à Crema (Lombardie), transférée dans son enfance à Barcelone, débuta à quinze ans par un drame en cinq actes, intitulé : « Crimen y Espiacion ». En 1865, elle quitta Barcelone pour se rendre avec sa famille à Madrid, où elle a obtenu par ses livres les plus beaux succès. Son journal Correo de la Moda qu'elle dirige depuis 1868, ses nouvelles: « Riquezas del aima » et « La goda de agua », couronnées par l'Académie Espagnole, son recueil : « Palmas y Laureles », couronné à Caracas ; ses ouvrages devenus populaires : « El hijo » ; « Los que no siembran no cojen » ; « El copo de nieve » ; « El capital de la virtud » ; « El balsamo de las penas » ; « El primer ailo de matrimonio »; « Marina », lui ont fait une brillante réputation d'écrivain d'une moralité sûre et d'un talent sympathique et agréable.

Grassi (Guido), savant italien, professeur de physique à l'École Supérieure des Ingénieurs à Naples, né, le 25 mai 1851, à Milan, a fait ses études à l'Université de Pavie, où il fut reçu docteur ès-sciences en 1872, et pendant cinq années aide au laboratoire de physique ; de là il passa, en 1878, au bureau central de météorologie à Rome, qu'il quitta pour occuper sa chaire actuelle. Ses nombreux mémoires scientifiques (une trentaine) sont répandus depuis 187.3 dans les recueils suivants : Rendiconti deU'Islituto Lomhardo, Nuovo Cimento, Supplementi , Notizie e Memorie délia Meteorologia italiann, Rendiconti délia R. Accademia di scienze fisiche e morali di Napoli et Atti delV Istituto d'incoraggiamento di Napoli. Sépai-ément, il a publié: « Sulle misure délie altezze mediante il baromotro », Milan, Hoepli, 1876 ; « Istruzioni scientifiche pei viaggiatori, osservazioni meteorolo-

loyG GRÂ

giche », Rome, Botta, 1880; « Corso di fisica applicata », Naples, Pelleraao, 1883 ; « Esperimenti con nn nuovo compensatore a atantuffo, applicato al casaetto di distribuzione délie mac chine a vapore », Como, Ostinelli, 1885; « Termodinamica », introduction au cours de physique appliquée, Naples, Pellerano, 1886.

Grassraanii (Robert), mathématicien et philoso]ihe allemand, né, lo 8 mars 1815, à Stettin, a d'abord été précepteur ; depuis, il est devenu rédacteur en chef de la Gazette de Stettin et de la Pommerschen Zeitung. Parmi ses ouvrages, on doit citer : « Die Weltwissenschaft oder Physik », Stettin, 1862-73, deux vol. ; « Die Formenlehre oder Mathematik », 1872 ; « Die Lebenslehre oder die Biologie », id. ; « Die Wiasenschaftslehre oder Philosophie », quatre vol., 1875-78; « Das Weltleben oder die Metaphisik », 1881 ; « Das Gebâude des Wissens », 1882-83.

Grattarola (Joseph), naturaliste italien, professeur de minéralogie à l'Institut des Etudes Supérieures à Florence, et directeur du Musée de Minéralogie, a publié: « Studii chimici sulla Heulondite e sulla Stilbite di S. Piero (Elba), e studii chimici ed ottico-cristallografici su una varietà di zircone (Beccarite) e su varii prodotti artificiali », 1^'80; « Contribuzioni mineralogiche: orizite e pseudonatrolite, due nuove specie del sottordine délie zooliti » ; « Sopra una nuova varietà (Rosterite) del Berillo albano » ; « Impiego di alcuue varietà di tormalina elbana corne lamine del Polariscopio detto Pinzette a tormaline », 1882 ; « Sulla composizione chimica di un altro berillo dell'Elba », id. ; « Sulla composizione chimica di un berillo dell'Elba », id.; « Analisi del cosidetto Caolino dell'Elba », id.; f Analisi chimica e petrografica di alcune roccie di Sardegna » ; « Bibliografia mineralogica italiana per l'anno 1883 », et années suivantes 1883-84-85 ; « Su un possibile errore nelle misurazioni micropetrografiche », 1883 ; la traduction de l'allemand en italien du Lehrbruch dev Minéralogie de G. Tschermak, Florence, Suce. Le Monnier, 1883-1885, deux parties; « Del posto délia mineralogia fra le scienze naturali », discours d'inauguration des cours à l'Institut des Études Supérieures de Florence, 1883-84; « Commemorazione di Quintino Sella », Florence, 1884 ; « I campioni di minerali e roccie raccolti nei suoi viaggi in Africa dal capitano Antonio Cecchi », 1885-86 ; « Forma cristallina e caratteri ottici délia asparagina doloe di Piut ti », 1886; « Cerussite di Val Fontana, média Valtelliua » ; « Sulla determinazione délia Cerussite di Val Fontana », 1888 ; « Studio cristallografico délia B-Asparagina Etilica », Sa.ssari, Azuni, 1888 ; citons en outre : « Dell'unità cristallonomica in mineralogia », 1877 ; « Note mineralogiche », 1872 ; « Annuario scientiiîco od industriale », 1877 et 1879 (la partie qui

GRA

concerne la minéralogie, géologie et litologie a été rédigée par le professeur G.) ; « Guida o pianta del Museo e laboratorio di mineralogia nel R. Istitnto di Studii Superiori in Firenze », 1881; « Mineralogia générale secondo G. D. Dana »; 1868. « Quadro sinottico di tutte le specie minerali conosciute fine a tutto settembre 1881 », 1881.

Uran (Rodolphe), théologien allemand, professeur de théologie à l'Université de Kônigsberg, collaborateur du Zockhr's Handlmch d. Tfieol. Wissenschaft in encyklopàdischcr Darstillung {Nordl. 1883), né en 1835,a publié: « Semiten und Indogermanen in ihrer Beziehung zu Religion und Wissenschaft », Stuttgard, 1864, 28 éd., 1867 (apologie du Christianisme au point de vue de la Volkerpsychologie) ; « Ueber deu Glauben als die hôchste Vernunft », Gûtersloh, 1865; « Ursprûuge und Ziele unserer Culturentwickelung », id., 1875 ; « Bibelwerk fiir die Gemeiude », deux vol., Bielefed, 1877-80; « Der Glaube die wahre Lebensphilosophie », Gûtersloh, 1881 ; « Die Judefrage und ihr Geheimniss », id., 1881; « Das Selbstbewusstsein Jesu », Nôrdl., 1887; « Ueber Martin Luthers Glauben », discours académique, Gtitersloh, 1831.

Granert (Hermann), historien allemand, professeur d'histoire à l'Université de Munich depuis 1885, né de famille westphalienne à Pritzwalk en Brandebourg, le 7 septembre 1850, a fait ses études à Wiltstock, à Munster et à Strasbourg, et a publié: « Die Herzoggevi^alt in Westphalen seit dem Sturze Heinrich's des Lôwen », première partie, Paderborn, 1877 ; « Drei bayrisohe Traditionsbiicher des XII Jahrhunderts », en collaboration avec les docteur Pez et Mayerhofer, Munich, 1880; « Ueber eine Tempelherrenurkuude von 1167 », 1877; « Das Décret Nicolaus II von 1059 », 1880; « Die Constantinische Schenkung », 1882-83; « Georg Waitz », 1887 ; « Die Kaiserstunden Ludwigs des Bayern und Kaiserstunden in Abbildungen », 1888 ; plusieurs articles dans 1'///sfor. Jahrbuch des années 1882-83 ; il rédige et dirige lui même cette revue depuis 1885.

Graux (Georges-Edouard), publiciste et homme politique français, ancien député du Pasde-Calais, est né, à Saint-Pol, le 15 février 1843. Avocat au barreau de Paris, collaborateur de la Républiqiie Française, et du Temps, il fut secrétaire d'Ernest Picard, de 1867 à 1876, attaché à la légation française de Belgique eu 1872 et devint, en janvier 1877, chef du cabinet de M. Martel, ministre de la justice. Il a épousé la veuve d'Ernest Duvergier de Hauranne, qui se signala à la fin de 1880 par len accusations portées contre le général de Cissc} et son entourage. M. Emile de Girardin porta la question à la tribune et M. G. eut un duel avec M. d'Infreville. Conseiller général du Canton de Saint-Pol depuis le 7 mars 1875, il fut

GRA

élu député en 1881, prit une part active aux • discussions économiques et fut rapporteur de ]a loi sur les céréales. Porté sur la liste républicaine du département du Pas-de-Calais aux élections du 4 octobre 1885, il a échoué avec toute la liste. M. G.-E. G. représente depuis 1875 le Canton de Saint-Pol au Conseil Général du Pas-de-Calais, dont il est le vice-président. Il a publié: « Les Congrégations religieuses devant la loi », 1880; « Les Conventions avec les Grandes Compagnies », chez GuUlaumia, 1884.

Granx (M™<' Georges, née de la Rue), a publié sous le nom de M™"^ Duvergier de Hauranne, une « Histoire populaire de la Révolution française >, et sous le pseudonyme de Sylvanecte : « La Cour impériale à Compiègne », chez Charpentier, 1883; « Profils vendéens», chez Pion, 1886, et un certain nombre d'articles dans le supplément littéraire du Figaro.

Gravière ( Jean-Pierre-Edmoud Jdrien de la), amiral et écrivain français, né, à Brest, le 19 novembre 1812, est fils d'un vice-amiral, pair de France sous la monarchie de Juillet. Entré à l'École navale en 1828, il devenait aspirant la même année, puis successivement enseigne en 1832, lieutenant de vaisseau en 1837, capitaine de corvette en 1841 et capitaine de vaisseau en 1850. Après avoir navigué comme aspirant et comme enseigne sur les côtes du Sénégal, du Brésil et du Levant, il taisait, en 1841, comme commandant de la corvette la iîayonnaise une campagne dans les mers de Chine. Pendant la guerre d'Orient, il fut chef d'étatmajor de l'escadre de la Mer Noire commandée par l'amiral Bruat, et assista à la prise de Kinbum. Le l'^'' décembre 1855, M. J. de la G. était promu contre-amiral et appelé à la présidence de la commission de réorganisation des équipages de la flotte. Nommé en 1858 au commandement de la division de l'Adriatique, il eut pour mission de bloquer, pendant la campagne de 1859, le port de Venise. Il s'y signala par des qualités maîtresses. En 1861, il fut nommé commandant de la division du golfe du Mexique ; au mois de décembre suivant, il fut placé à la tête de l'espédition française contre la République Mexicaine, avec des pouvoirs politiques aussi bien que militaires. Il signa, en conséquence, au nom de la France, la fameuse con- ■ vention de la Soledad, avec les représentants de l'Espagne et de l'Angleterre; cette convention mettait fin à l'expédition ; mais on sait que le gouvernement français désavoua son représentant, résolu qu'il était à faire seul la guerre à ses risques et périls. Au moment de l'ouverture des hostilités, l'amiral J. de la G. remettait le commandement des troupes de terre au général de Lorençez, conservant seulement celui de la flotte. Promu vice-amiral le 15 janvier 1862, M. J. de la G. entrait au conseil d'amirauté le 29 juin

GEA 1097

1863 et était nommé aide-de-camp de l'Empereur le 25 janvier 1864. Appelé au commandement de l'escadre d'évolution de la Méditerranée eu 1863, il était chargé de sa réorganisation en décembre 1870, en prévision de complications possibles amenées eu Orient par la révision du traité de 1856, que la Russie réclamait avec insistance. Cette escadre toutefois ne quitta pas le golfe Juan, ou plutôt les côtes méditerranéennes françaises qu'elle surveilla quelque temps. Atteint par la limite d'âge, le vice-amiral J. de la G. a été maintenu dans le cadre d'activité, comme ayant commandé en chef devant l'ennemi. Grand-croix de la légion d'honneur depuis le 4 janvier 1876, il a été décoré de la médaile militaire en 1870 et élu membre de d'Académie des sciences (section de géographie et navigation) en 1866. Il fait pïfi-tie de l'Académie française depuis le mois de janvier 1868. Il est avec le comte Victor d'Estrées, maréchal de France sous Louis XIV, le seul homme de mer qui ait été Académiden. Directeur du dépôt des cartes et plans au Ministère de la marine, il a été nommé membre de la commission scientifique de l'Observatoire le 25 janvier 1877. Il a publié, depuis l'année 1841, date de son premier ouvrage, « La Sardaigne en 1841 » qui parut d'abord dans la Revue des deux Mondes, les ouvrages suivants: « La marine d'autrefois ^, 1 vol.. Hachette, Paris; < La marine d'aujourd'hui », id., id.; « Les guerres maritimes de la révolution et de l'empire », 2 vol. ; « Les marins du XV et du XVI siècle », 1 vol.; « Voyage de la Corvette Bayonnaise dans les mers de Chine », trois éditions; « La station de Levant »; « Souvenir d'un amiral » deux vol., deux éditions. Enfin la série magnifique: « La marine des anciens et les campagnes d'Alexandre », en 10 volumes, où l'auteur se montre un historien militaire de premier ordre,

Grairein (Alexandre), jurisconsulte autrichien, professeur de droit à l'Université de Czernowitz, député au Parlement, chevalier de l'Ordre russe de Sainte-Anne, né, le 2 juillet 1850, à Villach, a fait ses études à Klagenfurth, à Trieste et à Gratz. Il a publié : « Bûcher : Die perfection des Acceptes », 1876 ; « Verjâhrung und gesetzliche Befressung », 1880; « Die russische Wechselordnung », 1883.

Gray (Asa), célèbre botaniste américain, né, le 18 novrembre 1810, dans l'état de New- York; il étudia d'abord la médecine, mais pour se livrer ensuite exclusivement à la botanique. En 1842, il fut nommé professeur à l'Harward-College de New-Cambridge (Massachussets). Il entreprit de longs voyages en Europe dans les années 1838-39 et 1850-51. On lui doit, entr'autres : « Eléments of Botany », New-York, 1836; plusieurs fois réédités à Boston et à Cambridge, sous le titre de « Manual of the Botany for the Northern United States » ; « Gênera Florae

Page 1