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prendre son grade, fréquenta l'Académie des beaux-arts et hanta la scène. En 1846, parut sa nouvelle « Le village », qui lui donna immédiatement une réputation littéraire, et depuis lors il se livra entièrement à la littérature.

Grill (Jules), théologien et indianiste allemand, professeur de théologie à Tubingue, ancien professeur et directeur du Séminaire de Maulbronn, né, le 10 juillet 1840, à Gaildorf (Wurtemberg), a fait ses études à Tubingue et à Heidelberg. On lui doit une édition critique avec introduction et notes du drame sanscrit Venisamhâra, Leipzig, 1871; l'interprétation d'un psaume, Tubingue, 1883 ; et la traduction de cent hymnes de VAthrraveda, Stuttgard, 1888.

Grill (Klas-Lorens), cartographe et staticien suédois de l'état major de l'armée, né en 1817, a publié, en dehors d'un certain nombre de brochures; « Karta ôfver svenska armèens indelniag och fôr'àggning pâ fredsfot », 1848-50 ; « Statistickt sammaudrag of svenska indelninverket, eller tabellariska forteckningar ôfver, arméens bostalleu samt ofver samtliga rusthâll och rotehâll i riket », 1855-56.

Grilo (Antonio-Fernandez), poète espagnol, né à Cordoue, le plus connu des lyriques modernes de l'Espagne. Il réside à Madrid, et on le recherche dans tous les salons. Il lit admirablement et ses vers, déclamés par lui, valent le double. Il était l'ami intime du roi Alphonse XII qui lui fit une pension sur sa cassette particulière, et obtint de plus pour lui un emploi au Ministère de Fomente. La Reine-Mère, Isabelle II, fait les frais de la magnifique édition de ses œuvres qu'on est en train d'imprimer à Paris, et qui sera illustrée par les meilleurs artistes. Griln a actuellement quarante-six ans. Ses poésies les plus célèbres sont: « Las Ermitas de Cordoba » ; « la Noche-buena » ; « La oda al mar », etc.

Grimblot (Edouard), journaliste français, ancien officier de l'armée, membre du comité de la Société des gens de lettres et président élu de l'Association de la presse royaliste et catholique des Départements. Après avoir dirigé en province plusieurs journaux royalistes, M. G. est devenu rédacteur en chef de la Correspondance Nationale, organe autorisé de M. le Comte de Paris. M. G. est l'auteur de plusieurs romans qui ont eu un véritable succès.

Griium (Hermann), illustre critique d'art allemand, fils du célèbre philologue Guillaume Grimm, professeur de l'histoire de l'art à l'Université de Berlin depuis 1872, conseiller intimi^, fondateur de la revue Veher Kunstleben vnd Kunstwerke, né le 16 janvier 1828, a fait ses études à Bonn et séjourné à Rome de 1850 à 1853. Parmi ses ouvrages, aussi bien écrits que bien conçus, on doit citer surtout : c Armin », 1851 ; « Demetrius », 1854 ; « Goethe in Italien », 1850; « Essays », 1850-75; « Uniiber-

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windliche Mâchte », 1859; « Das Leben Michel-Angelo's », 1870; « Das Leben Rafaels », 187-2 ; « Fiinfzehn Essaj's », quatre éditions, etc.

Grimm (Joseph), théologien allemand, professeur d'exégèse du Nouveau Testament à l'Université de Wurzbourg depuis 1874, et recteur de l'Université en 1888-89, né, le 23 janvier 1827, à Frisingue (Freisig), a fait ses études à l'Université de Munich, et publié: « Geschichte der Samariter », Regensbourg, 1854; « Die Einheit des Lucas- Evaugeliums », id., 1863 ; « Die Einheit der vier Evangelien », id., 1868; « Das Leben Jesu », six volumes, 1876-89.

Grimm (Richard), philologue allemand de la Russie, né, le 9 janvier 1847, à Saint-Pétersbourg, depuis l'année 1855, bibliothécaire privé et conservateur de l'Arsenal de S. M. l'Empereur de Russie. Dans le programme de l'Ecole Supérieure de Saint-Pierre, en 1876, il a inséré un mémoire : « Der Hercules 0eteu3 des Seneca in seinen Beziehungen zu Sophokles' Trachinierinnen ».

Grill (François), publiciste suisse, né, le 2 mars 1847, à Gressy près Tverdun, dans le canton de Vaud, commença à l'Académie de Lausanne des études littéraires et théologiques poursuivies aux universités de Berlin, d'Heidelberg et d'Edimbourg. L'amour des voyages le poussa d'abord à parcourir la plus grande partie de l'Europe, puis à entreprendre, en 1876, le tour du monde. Une visite à l'Exposition de Philadelphie lui fournit l'occasion d'un rapport sur l'éducation et les beaux-arts; le désir d'étudier de visu les besoins des classes laborieuses l'amena à un séjour de quelques mois en Australie et dans la Nouvelle-Zélande. Avec les matériaux considérables recueillis au cours de ses incessantes pérégrinations, M. Grin a rédigé les ouvrages suivants en anglais : « A série of questions », publié sur la demande de la Société Royale Australienne, 1877; « On the conditions of a new Colonial State », 1877; « Hère and there », (souvenirs de voj-ages) 1878. La carrière théologique qu'il avait embrassée dans sa jeunesse ne fut point oubliée au cours de ses pérégi-inations ; et lorsqu'en 1878 il revint dans le canton de Vaud, il fut nommé pasteur à Suchy près Yverdun. En 1886, il partit encore une fois pour le Chili et la république Argentine afin d'étudier sur place les avantages que ces pays peuvent offrir à l'émigration européenne; à son retour il a publié sur cette question un livre intéressant: < Nos compatriotes au Chili », 1887. Nous possédons encore de lui « Blumhardt », (le pasteur philanthrope) notice biographique, 1882; « Charles Gordon, un héros de notre temps », 1885, trois éditions ; « Souvenirs de l'île de Robinson Crusoé, chez les Indiens Mapoutches » ; « Conspiration », roman destiné à l'exposition des idées sociales et réformatrices de l'auteur.

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Grisar-Hartmaun (Constantin-Germain), écrivain allemand, père de la Compagnie de Jésus, professeur d'histoire de l'Église à l'Université d'Innsbruck, né, à Coblenz, le 22 septembre 1845. On lui doit, entr'autres : « Galilei- studien, Untersuchungen ùber die rômische Kongregationsdekrete » ; ■«' Reformatorenbilder », 1883, sous le pseudonyme de Constantinvs Ger- 7nayius ; les « Disputationes Tridentiuae » du Général des Jésuites Lainez, théologien du Concile avec introduction et notes. Il a entrepris plusieurs voyages en Italie et il a fait des recherches à Rome sur les documents historiques du moyen-âge. On trouve des essais nombreux de ce savant jésuite, dans la Zcitsehrift filr kathol. Théologie, qu'il a rédigée pendant quelque temps.

Grisier (Georges), publiciste et auteur dramatique français, né, à Paris, en 1853. Il est fils du célèbre maître d'armes. Dès son enfance, il eut le goût précoce du journalisme et du théâtre. Au collège il faisait déjà de.s journaux. A vingt ans, il débuta au Paris-Journal, puis au Figaro, enfin il entra comme rédacteur à la Patrie, dont il est aujourd'hui rédacteuradministrateur. M. Georges Grisier a remporté de nombreiix succès au théâtre. Outre plusieurs pièces en un acte, il a fait jouer en collaboration : « Allons voir ça ! » ; « Clair de lune » ; « Pele-Mèle Gazette »; « Paris en général »; et dans un genre plus sérieux « Roger-la- Honte », tiré du roman de Jules Mary. Ce drame, représenté à l'Ambigu tout récemment, est un des plus beaux succès de ce théâtre, depuis les Deux Orjjhelines.

Grison ( Georges-Édouard-Alexandre-Stanislas), romancier français, rédacteur ordinaire du Figaro, où il signe le plus souvent Jean de Paris, né, à Saintes (Charente-Inférieure) le 6 mars 1841. Fils d'un percepteur des contributions directes, ancien employé lui-même des finances, et, depuis, des chemins de fer, il a pria part comme volontaire à la campagne contre l'Allemagne. A son retour, il se voua entièrement à la littérature. Il avait débuté par des articles dans le Petit Moniteur et dans la Petite Presse, et publié en 1868 « La fièvre de l'or ». Suivirent : « Les Départements martyrs, histoire anecdotique de l'occupation allemande », 1872; « Les accidents de chemin de fer », 1882; « Le panier de la rue des Moulins », 1884; « Paris horrible et Paris original », 1884; « 13, rue des Chantres », roman parisien, 1885 ; « Souvenirs de la place de la Roquette », 1885; « Le comte Pierrot »; « L'ami du commissaire » ; « Ventre rouge »; « Le Monde où l'on triche », 1886; « L'Héritier de Rocambole », 1886; « Pigeons et Vautours », 1887; « La Police », 1887 »; « Le Monde où l'on vole », 1887; « Le Monde où l'on flibuste » ; « Le dossier du général Boulanger ». Il a aussi collaboré à des pièces de

théâtre; on cite entr'antres : « Place aux jeunes », revue jouée en 1886 aux Folies-Bergères.

Grol)ben (Charles), naturaliste autrichien, professeur de zoologie à l'Université de Vienne, né en 1854. En dehors des mémoires insérés depuis 1875 dans les Actes de l'Académie des Sciences de Vienne, il a publié séparément: « Die Antennendriise der Crustacen », Vienne, 1880.

Grober (Maximilien-Gustave), éminent philologue romaniste allemand, professeur de philologie romane d'abord à Breslau, et depuis 1880 à l'Université de Strasbourg, né, le 4 mai 1844, à Leipzig, reçu docteur en 18G9, après la présentation d'une thèse sur l'ancien poème français « Fierabras » ; en 1876, il fonda la Zeitschrift fiir romanische Philologie; et, depuis 1886, en collaboration avec plusieurs autres philologues, il publie un « Grundriss der Romanischen Philologie ».

GroU (Théodore), nouvelliste allemand, né, le 3 décembre 1831, à Dusseldorf, a commencé seulement en 1885 à se faire connaître p>r un volume de poésies en dialecte du Bas-Rhin, intitulé : « Gerschtiaden, Humoresken ans dem Leben Pastor Gerst's ». Suivirent des nouvelles : « Charakter- und Zeitbilder, und Schicksalswege » ; « Aus sturmbewegter Zeit » ; un roman : « Die Freunde », 1886 et les récits : « Der Pfarrer im Gebirge » ; « Das verlorene Dokument », 1887.

Groller (Baudoin), nouvelliste autrichien, rédacteur en chef de la Neue Illustrirte Zeitung de Vienne, ancien rédacteur de V Allgemeine Kunstzeititng, né, le 5 septembre 1848, à Arad, a publié séparément : « Junges Blut » ; « Weltsche Dinge » ; « Prinz Klotz ».

Gromier (Marc-Amédée), homme, politique et publiciste français, directeur de l'Alliance Arméno-Gréco-Latine pour une Union Douanière Méditerranée, petit-fils de Gromier de Coligny, commandant du l**'' bataillon des volontaires de la République en 1793, né, à Bourg-en-Bresse (Ain), le 7 octobre 1841. Homme de cœur, esprit remuant, avec les plus nobles aspirations envers la fraternité, la liberté, la paix des hommes, il a passé sa vie à faire des projets humanitaires ; et il en a souvent souffert. L'Italie se souvient qu'il a pris part en 1866 à la campagne du Trentin, pendant laquelle il commença sa propagande en faveur d'une alliance gréco-latine avec Franzoia, Bastos, Mauro Macchi et autres, qu'il continua à Ambérieu, où il s'était retiré, la campagne terminée. A Paris, il publia le programme d'une Union libérale que l'Empire n'approuva point, forçant même son auteur à s'expatrier. L'amnistie de 1869 le ramena en France, mais il ne tarda pas à compromettre sa tranquillité par des cris de révolte, et il fut condamné à un mois de prison, puis à 5 ans par la Haute-Cour de Blois. Nommé commandant du 74« bataillon de la Garde nationale de la Seine, il fut révoqué par

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le général Troohu. Il redevint journaliste pendant la Commune ; on l'accusa d'excitation à la révolte, et on le condamna à six mois de prison ; une seconde condamnation pour le même titre vint aggraver son sort. Il subit la prison successivement au dépôt de la Préfecture de police, à la Conciergerie, à Sainte-Pélagie, à la Santé, à Nevers, à Montargis, à Beauvais, à Rouen et, comme dernière étape, à la maison cfelhtlaire de Tours. Ses « Heures de prison » (1870-76) qui restent inédites sont l'histoire fidèle de ses souffrances. Il n'a point eu le temps de composer et d'écrire des livres ; mais il a publié une masse de lettres, articles, programmes, pamphlets ; citons : « Lettres sur la musique », Paris, Hachette, 1862 ; « La Fanfare Bressane », Bourg, 1863; « Souvenirs d'un bressan », id., 1864; « La Colonie », Londres, 1865 ; « Une élection réussie » (dans le Progris de Lyon, 1867-68) ; « L'Qnion libérale », Paris, 1868 ; « The Glowworm », Londres, 1869; « L'Egypte dévoilée », id., id. ; « Le centenaire anti-napoléonien », id., id. ; « Le salut de Paris », Paris, 1871 ; « La patrie en deuil », id. ; « La solidarité », id., 1872 ; « Lettres d'un bon rouge », 1873; « Paris Municipal », id., « Hommes et choses de 1866 à 1872 », id. ; « La paix sociale », id. ; « Prophéties pour 1878 », Josellin, Genève, 1877; « Credo d'un libre-penseur », id. ; « La loi sociale de l'avenir », id. ; € Justice et nécessité d'une amnistie », id. ; « Les Frondeurs Genevois », id., 1878; « Lettre aux Genevois », Florence, id., « Florence la Cité des milliards », Périgueux, id. ; < Garibaldi et sa campagne de France », Bordeaux, 1879 ; « Ai proletari », Florence, 1879; « Ai Borghesi », id.; « Mauro Macchi, in memoriam », Milan, 1881 ; « Mauro Macchi e la lega latina », Florence, 1882 ; « I latinofobi francesi ed il senatore Amante », id. ; « Histoire de la musique, avec une préface de Marie Escudier », Paris, Degorce-Cadot, 1882 ; « La Fédération des peuples gréco-latins » ; « Un dernier mot aux latins », Florence, 1883 ; « Le Zollverein Méditerranéen, douze lettres à la presse gréco-latine », id., 1884; « La vraie revanche », id., id. ; « An English-Greek-Latin Intelligence », id., 1885 ; « Alliance latine et Zollverein Méditerranéen », id., id. ; « Union Douanière Méditerranée », id., 1886 ; « Frédéric List, le père du Zollverein Germanique », Lyon, 1888.

Grondai (Benoît), poète, naturaliste, humoriste islandais, a traduit en langue islandaise l'Odyssée d'Homère.

Gross (Charles), jurisconsulte autrichien, professeur de droit canonique à l'Université de Gratz, né en 1837, a publié, entr'autres : « Die Beweistheorie im canonischen Procès », Vienne, 1867, deux parties, Innsbruck, 1880 ; « Incerti auctoris ordo judiciarius, pars summaele.

gnm et tractatns do prescriptione », id., 1R70; « Zur Begriffsbestimraung und Wiirdigung des Kirchenrechts », Gratz, 1872; « Die verschiedeneu Arten des canonischen Processes », 186G; « Ueber Urkundenbenediction im Civilprooesse », 1872 ; « Ueber die Execution's Fahigkeit von Urkunden », 1873.

Gross (Ferdinand), littérateur autricbien, ancien rédacteur de la Frankfurter Zeitung et rédacteur actuel du feuilleton de la Wiener Allgemeine Zeitung, l'un des plus brillants feuilletonistes du jour, né à Vienne, le 8 avril 1849, a publié entr'autres : « Geheimnisse » ; « Kleino Mùnze » ; « Mit dem Bleistift » ; « Der erste Brief » ; « Aus der BucLerei » ; « Passionsbriefe » ; « Die neuen Jourualisten » ; « Bliitter im Win de ».

Gross (Gustave), économiste allemand, professeur libre d'économie politique à l'Université de Vienne, collaborateur de V Allgevieine deutsche Biographie, né en 1856, a publié : « Staatssubventionen fiir Privatbahnen », Vienne, 1882; « Die Lehre vom Unternehmungsgewiun », Leipzig, 1884; « Karl Marx », id., 1885.-

Gross (Henri), écrivain allemand, professeur à Trieste, où il s'est marié, né, le 20 iuillet 1849, à Niederstadnitz, a consacré tous ses soins à l'illustration de l'histoire littéraire des femmes ; on lui doit : « Briefe iiber das deutsche Franenschriftum »; « Schriftstellerinnen », 1882; « Deutsche Dichterinnen und Schriftellerinnen in Wort und Bild », 1885.

Gross (Victor), médecin et archéologue suisse, né, le 1'"' juin 1845, à Neuveville sur les bords du lac de Bienne, où il exerce, depuis 1869, tout eu poursuivant avec ardeur ses études archéologiques de prédilection. Ses premières découvertes furent insérées, au fur et à mesure qu'elles se produisaient, dans V Indicateur des Antiquités Suisses. En 1878, fut rédigé par M. Gross la septième rapport de la Société des antiquaires de Zurich sous ce titre: « Résultats des recherches exécutées dans les lacs de la Suisse occidentale depuis l'annnée 1866. En 1883 parut le bel ouvrage : « Des Protoholvètes ou des premiers colons sur les bords des lacs de Bienne et de Neuchâtel », avec une préface de Virchow et 33 planches phototypiques. En 1885 fut publié comme une appendice aux Protohelvêtes, ouvrage classique spécialement consacré à l'âge du fer, le livre sur « la Tèno, un oppidum helvète ». Les travaux scientifiques de M. Gross lui ont valu d'être nommé membre correspondant des Sociétés Anthropologiques de Vienne, de Paris et de Berlin. Citons encore de lui: « Les habitations lacustres du lac de Bienne », 1872; « Dernières trouvailles », 1875; « Les tombes lacustres d'Auvernier », 1876 ; « La station do Saint-Biaise », 1878; « Marigen et Auvernier », 1878; « La station do Coroelette »,

GRO Gross von Trockiiau (Ai' i-uste-Jcanno), femme-auteur allemande, fille du baron Frédéric Gross von Trockhau, née, le 3 juin 1845, à Wurzbourg, où elle demeure. On lui doit, entr'autres : « Drei Tage aus dem Leben einer Frau »; « Liebe und Leidenschaft » ; « Aus den Bergen »; « Tante Lisbeth »; « Des Sobnes Sôhne »; « Gesûhnt » ; « Ein Nûrnberger Kind » ; « Comtesse Uka » ; « Poésie und Prosa »; « Minneleid und Minnelust », poésies; « Ich heirathe meine Tochter », comédie.

Grosse (Julius), illustre poète, auteur dramatique et romancier allemand, fils d'un pasteur, né, le 25 avril 1828, à Erfurt, étudia, presqu'en même temps l'art, l'architecture et la jurisprudence ; mais après un premier succès au théâtre, il se voua entièrement à la littérature. Ancien rédacteur des Micnchener Propylâen, il est depuis 1870 secrétaire-général de la Schillerstiftung de Munich. Écrivain élégant en vers et en prose, il a publié, entr'autres: « Deutschland vorwàrts », poésies ; « Novellen », trois vol. ; « Untreu aus Mitleid », roman ; « Eine alto Liebe », nouvelle; « Widor Frankreich », poésies; « Gegen den Strom », roman ; « Der noue Abâlard », roman; « Der Revolutionàr », roman; « Maria Mancini », roman ; « Der Stadtengel », roman; « Gesammelte erzâhlende Dichtungen », six vol.; « Dor Wasunger Rath, Abul Kapins Seelenwanderung, Abenteuer des Kalewiden », poèmes ; « Gesammelte lyrische Gedichte » ; « Naturliche Magie », roman; « Ofîene Wunden », récit; « Neue Erzàhlungen » ; « Sophie Monnier » ; « Zweierlei Mass », roman ; « Ein bûrgelicher Demetrius », roman; « Sherwood », roman; « Der getreue Eckhardt », roman; « Mimosen », nouvelles de théâtre; « Das Bûrgerweib von Weimar », roman, et les drames : « Die Ynglinger »; « Die Sohwaben », « Friedrich von der Pfalz » ; « Der letzte Grieche » ; « Judith » ; « Gudrun » ; « Durera Erdenwallen » ; « Tiberius » ; « Die Herzogin von Ferrara » ; « Unter den Linden » ; « Prospero ». Grosso (l'abbé Etienne), illustre philologue italien, l'un des écrivains les plus élégants en italien, en latin et en grec, ancien professeur de lycée, actuellement retraité, résidant tantôt à Pise, tantôt à Albisola Marina, où il est né le 22 mars 1824. On a raison de s'étonner qu'un littérateur de ce mérite, un humaniste aussi érudit n'ait pas occupé en Italie une chaire universitaire. 11 a fait ses études à Savone, et, en 1842, il entra à Gênes dans l'ordre religieux des Pères Somasques. Il enseigna tourà-tour la rhétorique à Valence sur le Po, à Novi Ligure et à Rapallo; de 1860 à 1876, le grec et le latin au lycée de Novare, de 1876 à 1888, au lycée Parini de Milan. Thomas Vallauri, le célèbre latiniste piémontais, proclame l'abbé Grosso soUertissimus latinarum. elegantiarum arbiter; Emile Egger, professeur à la Sor-

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bonne, en plusieurs occasions, rendit justice à ce fameux liumaniste contemporain; Théodore Mommsen le fit nommer membre correspondant de l'Institut arcliéologiijue germanique ; le professeur Canna, dans uue brochure intitulée : « Degli scritti latini di Stefano Grosso », en 1886, détailla tous les mérites littéraires de l'abbé Grosso ; mais l'habit qu'il porte, la franchise de son langage, le grand tort qu'il a d'écrire les langues classiques comme un antique, dans un temps, où les philologues dédaignent toute virtuosité littéraire, par une obstination qui ne fait pas honneur aux Conseillers de l'instruction publique, les portes de l'Université italienne lui furent fermées. Ses écrits sont nombreux. Citons dans le nombre : « Ragionamento intorno aile opère di Guido Ferrari latinista e archeologo novarese » ; « Ragionamento intorno aile opère di Gaspare Garatoni, filologo ravennate » ; « Ragionamento sugli studii di Fi-ancesco Ambrosoli nelle lettere greche e latine », avec des notes érudites qui sont devenues de véritables dissertations, et qui faisaient désirer par Cesare Correnti, toute une Histoire de l'Humanisme en Italie, écrite par l'abbé Grosso; « Lettera filologica sulla grecità di alctuii epigrammi latini di Ludovico Ariosto », adresséû à Giosuè Carducci; « Lettera filologica: Dante e i poeti greci », adressée à Pietro Fanfaui ; « Lettera critica intorno al supplemento di A. Urceo Codro alla Pentolinaria di Plauto », adressée à Carlo Malagola ; « Due lettere critiehe a Pietro Fanfani », au sujet de la Chronique de Dino Compagni, dont on critique la langue et le style ; « Le poésie latine di Francesco Berni », nouvelle édition critique; « Versi greci » ; « Poésie latine di Alessandro Manzoni, di Amadio Ronchini e di altri illustri Italiani recate in versi greci » ; deux lettres sur le mot grec T:so3aTov ; « Lezioni elementari di epigrafia latina » ; < Epistole latine di Pietro Apollonio Collazio novarese a Pio II per la Crociata contro i Turchi », en collaboration avec l'avocat Charles Negroni; « Discorso proemiale agli scritti editi e inediti di Francesco Ambrosoli » ; « Ragionamento storico e critico intorno a Giuseppe Biamonti », Bologne, 1880, sur le même littérateur il a encore écrit dans VElleburo de Gênes, des années 1882 et 1883; « Degli studii di Giuseppe Jacopo Ferrazzi su Torquato Tasso e délie postille di Torquato Tasso alla Commedia di Dante, lettere due », Bologne, 1881 ; « Sul merito del volgarizzamento délie tragédie di Euripide di Giuseppe De Spuches », lettre adressée à M. Carlo Malagola, 1883 ; « Stephani Grossi, Inscriptiones, Carmina, Commentationes », Milan, HoepH, 1886; « Sulle poésie lutine di Leone XIII », Milan, 1883 ; < Lettere di Niccolô Tommaseo, Paolo Ferez, Eugenio Camerini, Giacomo Zanella, Salvatore Bôtti, Cosare Correnti, iudirizzate a Stefano

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Grosso », Pise, 1889, (en occasion de la noce Gervasio-Schiappapietra) ; « Fallo ed ammenda : Sulle postille del Tasso alla Divina Commedia », dissertation, Vérone, 1889 (dans la revue L'Alighieri).

Grot (Jacques), illustre écrivain russe, membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg depuis 1855, membre de la Société d'histoire russe et de la Société d'histoire et d'antiquités russes de Moscou, né le 27 décembre de l'année 1812. Eu 1882 fut célébré son jubilé; à cette occasion, il a reçu un rescrit gracieux et très-flatteur de S. M. l'Empereur, son ancien élève ; plusiettrs sociétés savantes et presque toutes les universités russes lui ont conféré le titre de membre honoraire. M. G. a fait ses études au Ljxée Tsarskoje-Sélo ; ses études à peine achevées, il entra dans la Chancellerie du Comité des Ministres et ensuite dans celle du Conseil de l'Empire. Mais les devoirs de son emploi ne l'ont point empêché de consacrer ses loisirs à la littérature et à l'histoire. Il se consacra particulièrement à l'étude des langues et des littératures modernes. Il débuta en 1838 dans le Contemjyorain, revue fondée par Pouchkine, où il inséra des essais importants sur la littérature Scandinave et finlandaise, et des traductions du Mazcppa de Bj'ron et de la Frithiof-Saga de Tegner. Comme membre et secrétaire du Comité du monument à Pouchkine, il a pris une grande part tant aux travaux qui l'ont préparé (de 1870 à 1880) qu'à l'inauguration de ce monument qui a eu lieu à Moscou au mois de juin 1880. Le compte-rendu du Comité a été rédigé par M. G. et lu par lui dans une séance solemnelle à l'hôtel de ville de Moscou. Cette inauguration a donné lieu à des fêtes littéraires qui ont réuni tout ce qu'il y avait de plus distingué en fait de gens de lettres russes; elles ont été signalées, entre autres, par des discours sur Pouchkine, prononcés par plusieurs écrivains éminents comme AksakofF, Dostoïewski, Katkoff, Kloutchewski et autres ; le discours tenu à cette occasion par M. G. avait pour objet un coup d'œil sur le grand poète comme caractère moral. Le 29 janvier 1887 était le 50™« anniversaire de la mort tragique de Pouchkine. A cette occasion, beaucoup d'institutions, dans une quantité de villes russes, ont consacré des séances littéraires à la mémoire du grand poète. M. G. a prononcé aussi un discours au Lycée Alexandre, et analysé en cette occasion les pièces composées par le grand poète lorsqu'il était encore élève du Lycée de Tsarskoje-Sélo; plus tard, il a fait entrer ce discours duns un recueil de ses articles, publié en 1888, sous le titre: « Pouchkine, ses camarades et ses instituteurs ». En 1840, M. G., avait déjà quitté la carrière administrative pour se livrer tout entier à la littérature, et il fut nommé professeur d'histoire et de littérature russe à l'Université

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de Helsingfors, où il enseigna pendant douze ans. En 1853, il fut chargé de l'instruction du feu Tsarewitch Nicolas ainsi que de l'Empereur régnant Alexandre III, et nommé professeur au même Lycée où il avait fait ses études. Dans les vacances, il faisait souvent des voyages en Finlande, en Suède, en Allemagne, qu'il décrivait ensuite dans les revues russes. L'une de ses descriptions de voyage a été publiée en 1847 séparément sous le titre : « Excursions en Finlande et au lac Ladoga, jusqu'à Tornea ». Parmi ses autres publications, citons encore: « Almanach en souvenir du second centenaire de l'Université Alexandre » ; l'édition en neuf volumes des œuvres du poète Derjavine. ( l.e huitième volume qui a paru en 1880 et qui contient plus de mille pages avec portraits, facsimilés et autres illustrations, renferme la biographie de cet écrivain célèbre et embrasse l'histoire de toute son époque; le 9" volume est supplémentaire pour toute l'édition) ; l'édition critique des lettres de l'historien Karamzine à Dimitrieif, en collaboration avec feu l'académicien Pekarsky; l'édition critique des œuvres du fabuliste Chemnitzer; trois volumes de papiers de rimpératrice Catherine II, et, en outre, séparément, deux volumes, dont l'un contient les lettres de Catherine II (écrites en français), à Grimm, le célèbre encyclopédiste, et l'autre celles de Grimm à l'Impératrice (ces deux derniers volumes lui ont fourni le sujet d'une monographie en russe intitulée: « Catherine II dans sa correspondance avec Grimm ») ; une série d'ai-ticles sur Catherine II: (« L'éducation de Catherine II; Catherine II et Gustave III; Les soins donnés par Catherine II à l'instruction primaire; Matériaux pour l'histoire de la révolte de Pougatchev ») ; une longue série de discours prononcés dans des séances académiques, en l'honneur de LomonosofF, de Karamzin, de Kriloff, de Derjavine, de Pierre-le-Grand, de Joukovski (1883) et de Batouchkov (1887) ; « Dictionnaire suédois-russe », imprimé en 1846 en Finlande, aux frais du Gouvernement russe; « Recherches philologiques », deux vol., nouv. édition en 1883 ; « Manuel de l'orthographe russe », 1884, livre classique pour les écoles russes, six éditions. Actuellement, cet éminent travailleur et sympathique écrivain prépare une édition entièrement refondue du Grand Dictionnaire russe de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Grote (Louis), poète et théologien allemand, né, le 27 février 1825, dans la petite ville hanovrienne de Husum sur les bords du Weser, où son père exerçait le ministère évangelique ; il fit ses études théologiques à Goettingiie et à Halle ; précepteur pendant longtemps, il n'entra dans la carrière ecclésiastique qu'en 1859. Pasteur de 1869 à 1865, il fut exilé, en 1878, du Hanovre, à la suite du refus de prêter serment au roi Guillaume, eu 1806, et de ses eli'urts

de douze ans pour ramener sur son trône l'exroi Georges V. Il se réfugia d'abord à Genève (de 1878 à 1886), et depuis 1886 à Bâle. On a de lui plusieurs recueils de poésies publiés depuis 1848; « Margareta », roman chrétien, 1860, et différents essais biographiques, entr'autres : « Wolfgang Musculus », 1855; « Barth. Zastrow », 1860; « Leibnitz », 1864; « Lucas Cranach », 1883; des brochures théologiques, etc.

Groth (Klaus), illustre poète, nouvelliste et critique allemand, né, le 24 avril 1819, à Heide (Holstein), professeur de langue et littérature allemande à l'Université de Kiel; il passe pour le meilleur poète en platt-deutsch. Il doit presque tout ce qu'il sait à ses lectures et à ses nombreux voyages d'instruction, qui l'ont aussi fait connaître et apprécier à l'étranger. Dans deux de ses derniers voyages en Angleterre et en Hollande (1872-73), il a donné des conférences en allemand sur la littérature de son pays à la Taylorian Institution d'Oxford et à l'Université de Leyde. En 1856, l'Université de Bonn lui conférait le titre de doctor honoris causa. Son chef d'œuvre en platt-deutsch: « Quickborn », en deux volumes, le plaça immédiatement au rang des premiers poètes de l'Allemagne; la première édition de 1852, à été suivie de quatorze autres éditions; la quinzième est de 1865 (Berchem l'a traduit en hoch-deiitsch en 1866). Suivirent avec un magnifique succès: « Hundert Blâtter », Kiel, 1854; « Vertelln », récits en platt-deutsch, en deux vol. (plusieurs éditions, traduction en hoch-deutsch d'Otto en 1856); « Briefe ûber Hochdeutsch und Plattdeutsch », Kiel 1858; « Voer de Goern, Kinderreime », Leipzig, 1858; « Rothgeter Mcister Lamp un sin Dochder, Gedicht », Hambourg, 1862 (traduction hollandaise) ; « En Geschichte vun min Vetter vœr min Herzog », Kiel, 1864; « Lieder ans und ftir Schleswig-Holstein », Hambourg, 1864; « Ueber Mundarten und muudartliche Diehtung », Berlin, 1873; « Ut min Jungsparadies. Dree Vertelln. », Berlin, 1876 ; « Drei plattdeutsche Erzàhlungen », Berlin, 1881 ; des poésies éparses en plusieurs revues; en 1881, il a publié ï'Almanach du Schlcsivig-Holstein. En 1861, il avait édité à Kiel les poésies en platt-deutsch de Ferdinand Weber. Quickborii et Bor de Gorn ont été illustrés par des artistes célèbres tels que Otto Speckter et Ludwig Richter.

Groth (Paul-Henri), naturaliste allemand, professeur de minéralogie à l'Université de Munich, fondateur et rédacteur principal de la Zeitschrift fur Krystallographie und Minéralogie, depuis 1877, collaborateur des Jahrhucher fiir Minéralogie und Géologie, des Annales de Poggendorff, des Bericht. der deutsch. chem. Gesellschaft, etc., né en 1843, a publié séparément: « Tabellarische Zusammenstelluug der Mineralien iiacli ihreu chemisch-krystullogr. Beziehungen », Brun-

GRO swiok, 1874, 2" éd., 1882; « Ueber das Studiuui der Minéralogie auf den deutschen Hochscliulen », Strasbourg, 1875; « Physikalische Krystallographie », Leipzig, 1876, 28 édition , 1885 ; « Die Mineraliensammlung der Universitàt Strassburg », Strasbourg, 1879; « Grundriss der Edelsteinkunde », Leipzig, 1887.

Grotlie (Wilhelm ; pseudonymes Cari Grey et Hugo von Ritferberg) , écrivain allemand, ancien acteur, ancien libraire, auteur dramatique, feuilletoniste, romancier, résidant depuis 1878 à Friedrichshagen, fils d'un directeur d'école, né, le 5 octobre 1830, à Berlin, a écrit: « Correggio iu Mantua », et « Wolfram von Eschenbach », drames ; « Hiarne », libretto pour le compositeur Marschnor; « Jaczko », tragédie; « Schwert und Kapiize oder Kônig Wangeslavc und dio Seinen », 1861 ; « Die Kinder des Papstes », roman, traduit en anglais, en danois, en italien et eu tchèque; « Aus dem Reich der Lampen und der Schminke », nouvelles tirées de la vie des acteurs; « Inez de Castro », drame; « Scbildhorn und Teufelsee », poème; « Epikureische Gedanken » ; « Kriminalnovellen » ; « Richelieu », drame; « Zambo », drame; « Berliner Leben » ; « Der Bauernkônig und sein Liebchen » ; « Die Kinder des Gluckes » ; « Das Gluck und seine Launen », roman, et une quarantaine de nouvelles, entr'autres : « Unter dem geflugelteu Lôwen »; « Belladonna » ; « Russisclie Rebellen » ; « Im Sturm der Leidenschaft »; « Die Filibustier » ; « Der Wilderei- ».

Grotthnss (baronne Elisabeth de), femmeauteur des provinces allemandes de la Russie, né à Durben, en Courlande; son père était colonel du génie dans l'armée russe ; elle fut élevée à Saint-Pétersbourg ; et elle eut le malheur d'y perdre la vue. Elle en était au désespoir ; elle trouva des consolations dans la religion ' catholique qu'elle embrassa étant protestante, et elle s'établit à Vienne. Depuis 1867, elle dicte des nouvelles et des romans qui ont eu du succès ; citons: « Novellen », 1867; « Die Geschichte einer Grossmutter », 1868, 2» éd. en 1881; « Die Famille Runenthal », 1870; « Die Adoptivgeschwister », 1871 ; « Die Mânner der Loge », 1872; « Die gemisobten Ehen », 1874; « Vier Lebensbilder », 1876; « Novellen », 1878; « Ein Bilderbuch ohne Bilder », 1878; « Die beiden Pettern », 1880; « Lucie », 1881; « Die Leibeignen », 1882; « Die Rache Anna Dimitrowna's », 1884; « Hélène Grandsae », 1885; « Wilhelm Hort », 1886; « Ginovra Contarini », 1887.

Grotz (Auguste), prédicateur réformé français, né, en 1825, à Cognac, d'un père wurtembergeois naturalisé, et d'une mère française. Il a fait ses études classiques au lycée de Bordeaux et ses études thsologiques à la Faculté de Strasbourg. Ordonné en 1850, il est resté huit ans pastcur-adjuiut et professeur du collège à

Sainte-Foy-la-Grande. Venu à Nîmes en 1858 comme suffragant de M. Fontaines, il y a été nommé pasteur titulaire quelques années après, et n'a pas, depuis lors, quitté cette église. Il y a fondé, en 1860, un établissement pour les orphelins de un à six ans, les crèches protestantes, ainsi qu'un asile pour les petits enfants malades. Cet asile est situé a Violas (Lozère). Il est président de la Mission intérieure du Gard qui, entre autres œuvres, a, pendant longtemps, recherché et fait instruire, à ses frais, des jeunes gens désireux de se consacrer au pastorat. Il a été député au synode de 1872, et a collabore à un grand nom bre de publications religieuses: La seule chose nécessaire, publiée en Hollande; Le disciple de Jésus-Christ ; la Revue de Théologie de Strasbourg; le Lien; il fut un des correspondants do VHelvétie et du Journal de Lyon. M. Grotz a surtout exercé son activité comme pasteur et comme prédicateur. Il a publié un certain nombre de sermons dont deux, sur l'instruction, ont été traduits en allemand. La société des Essays and Bevieius a fait traduire un travail de M. Grotz sur la révélation pour son volume « Progress of religions thought in the protestant church of France ». M. Grotz a publié en outre des conférences faites à Strasbourg sur le « Sentiment religieux », traduites, plus tard, en anglais ; « J.-J. Rousseau et l'éducation » ; « le Pessimisme », dans la Critique religieuse ; « les Grands hommes », inséré dans les Etrennes chrétiennes ; une « Etude sur Frédéric Amiel et son Journal intime » ; sur « l'Irréligion de l'avenir », par Guyau; « Libéralisme et orthodoxie », etc. Il a été longtemps membre du Bureau de bienfaisance de Nîmes et du Conseil départemental de l'instruction publique. Il fait partie de la Commission de surveillance des prisons. Il est membre de la Délégation des Eglises libérales, de l'Académie de Nîmes, et il a contribué à fonder deux publications : La Vie chrétienne, revue mensuelle dont il préside le comité de rédaction, et le Foyer protestant, journal populaire bi-mensuel, dont il est le rédacteur-gérant.

Groucliy (vicomte Emmanuel-Henri de), publiciste et diplomate français, ancien secrétaire d'ambassade, ministre plénipotentiaire honoraire, né, à Paris, le 30 août 1839. Après avoir fait ses études au lycée Bonaparte et à Sainte-Barbe, il fut attaché de légation, successivement à Lisbonne, à Madrid et à Turin; après, Z^ secrétaire d'ambassade à Saint-Pétersbourg, à Florence et à Berne ; second secrétaire à Stockolm, à Rome, et à Bruxelles ; premier secrétaire à Bruxelles; ministre plénipotentiaire, en 1882. Il a publié: « Le sire de Monterolier », dans la Revue du Samedi, 1882 ; « Une maison royale », id. ; « Histoire des châteaux de Meudou et de Bellovue », 1883; « Un iutoudaut du

duc de Saint-Simon », 1885; « Voyage d'un quidam de Paris à Fontainebleau », 1888, dans la Revue de l'Histoire de Paris et de l'Ile de France; « Nicolas de Grouchy » (1510-1572), en collaboration avec Emile Travers, Caen, 1872 ; « Thomas de Grouchy, sieur de Robertot » (1610-1670), en collaboration avec le comte de Marsy, Gand, 1886; « Correspondance de M. de Maltzen et annexion de Dunkerque à la France », 1880-82 (Revue générale de Belgique) ; < Acquisition du duché de Mayenne par Mazarin ».

Groult (Edmond), publiciste français, avocat à Lisieux (Calvados), fondateur des Musées Cantonaux de France, né à Oreilly-le-Vicomte, reçu docteur en Droit à la Faculté de Caen. Pendant la guerre de 1870, il organisa une compagnie de Francs-Tireurs qui s'illustra dans plusieurs combats, notamment à la barricade de Firfol près Lisieux, où l'iavasion prussienne s'arrêta. Depuis 1876, il consacre sa fortune et sa vie à la propagation de l'institution nouvelle en France des Musées Cantonaux et des autres œuvres patriotiques cantonales d'initiative privée. Tous les ans, il publie r« Annuaire des Musées Cantonaux » ; l'exposition collective des Musées Cantonaux figure à la Section d'économie sociale de l'Exposition Universelle de Paris en 1889.

Grousset (Paschal), publiciste français, plus connu sous le pseudonyme littéraire de Philippe Daryl, qu'il a adopté pendant son exil en Angleterre, car il ne ne pouvait pas aux termes de la loi signer en France ses productions littéraires. Il signa de ce nom diverses études et nouvelles dans le Temps, le Voltaire, la Noucelle Revue, etc. A sa rentrée en France, après l'amnistie générale de 1880, il continua à se servir du pseudonj-me sous lequel il a publié successivement : « La vie publique en Angleterre », Paris, 1882, Hetzel ; € Wassili Samarin », étude, id, 1883 ; « Signe Meltroi », mœurs berlinoises, id., 1884; « Lettres de Gordon à sa sœur, écrites du Soudan », avec une étude historique et biographique, id,. 1884; « En Yacht », mœurs britanniques, id., 1885; « Le monde chinois », id., 1886; « La Petite Lamblin », scènes de la vie parisienne, id., 1887 ; « A Londres », notes d'un correspondant français, id., 1887 ; « Les Anglais en Irlande », notes et impressions, id., 1888; ces ouvrages ont paru sous le titre général de « La Vie partout », et doivent être suivis d'autres études et romans sur les diverses races du globe. Ils ont, pour la plupart, été traduits en anglais par l'auteur lui-même, et ont également paru à Londres. On a aussi de Philippe Darjd, mais en anglais seulement: « A dictionarj- of painters », Londres, 1877; « How the Paris commune made the French Republic », Londres, 1878; « Loavcà frora the pocket-book of a state prisouer », Londres, 1879. M. P. G. appartient

anu

depuis 1869 à la Société des Gens de Lcttntx. Démissionaire, en 1874, à la suite de la radiation de Jules Vallès, et à titre de protestation contre cet ostracisme littéraire, il est rentré dans la Société, après qu'elle eut réintégré Jules Vallès dans ses droits.

Grnber (Auguste), naturaliste allemand, professeur de zoologie à l'Université de Fribourg, rédacteur des Bericht. der naturf. Gesellschaft de Fribourg, collaborateur de la Zeitschrift fiir loisseiisckafsliche Zoologie, du Jahreshericld de la Station Zoologique de Naples (1879-85), du Bericht ilher die Verhalt. der naturf. Gesellschaft, de la Jenaer Zeitschrift fiir Naturioissensckaft, des Nova Acta Leop. Carol., né, en 1853, a pubié séparément : « Ueber zwei Siisswassercalaniden », Leipzig, 1878.

Grnber (Joseph), médecin autrichien, professeur d'otojatrie à l'Université de Vienne, rédactem- et directeur de la Monaschrift fiir Ohrenheilkunde, né en 1827, en dehors d'une foule de mémoires et notes insérés dans des revues spéciales, a publié : « Anatom. physiol. Studien ùber das Trommelfell und die Gehôrknochelohen », Vienne, 1867; « Lehrbuch der Ohrouheilkunde », Vienne, 1870, 2« éd., 1887.

Grnber (Venceslas), illustre anatomiste tchèque, résidant en Russie, professeur et directeur de l'Institut Anatomique de Saint-Pétersbourg fondé par Pirogoff, né en 1814, a fait ses études à Prague, et assisté pendant huit ans son maître Hyrtl au laboratoire de Prague Reçu docteur en 1842, il s'est transféré en 1846 à Saint-Pétersbourg. Depuis 1858, c'est-à-dire depuis son entrée à l'Institut Anatomique il a publié des comptes-rendus annuels des travaux de son laboratoire, où en 1880 il avait déjà disséqué plus de 12,000 cadavres. Ses notes et mémoires se comptent par centaines.

Grucker (Emile), écrivain français, professeur de Littérature étrangère à la Faculté i Lettres de Nancy, membre de l'Académie de Stanislas, né, à Strasbourg, le 30 avril 1828. Il a étudié à Strasbourg et à Paris ; en 1852, il était secrétaire de Victor Cousin. On lui doit deux thèses remarquables de doctorat: « François Hemsterhuis », et « Esthétique de Plotin »; et une « Histoire des doctrines littéraires et esthétiques en Allemagne ».

Grueber (Erwin), jurisconsulte allemand, professeur libre de l'Université de Munich, Master of Arts et Lecteur de Droit romain à l'Université d'Oxford, puis fellow du Balliol Collège, membre correspondant de la Société Juridique de Berlin, né, le 5 août 1846, à Arnsberg en Westphalie; il a fait ses études à Prague où son père Bernard était professeur d'architecture à l'Académie des Beaux-Arts, à Berlin, Greifswald et Munich. On lui doit: « Versuch eiuer Erklàrung der 1. 9 S I. D. do jure dotium », Munich, 1874; « Ueber deu Eiufluss der Eigenthumsklago

aitf die Ersitziing nacli roinischen Recht », Munich, 1875; « Lex Aquilia. The Roman law of damage to property being a coramentary of the title of the Digest ad legem Aqiiiliam », Oxford, 1886: « Das rômische Recht als Theil des Rechtsunterrichtes an den englischen Universitâteu zugleich ein Beitrag zur Refortn unserer juristischen Studien und Priifungen », Hambourg, 1889, essai traduit en anglais. Il a soigné la septième et la huitième édition de la Jurist. Encycloplidie und Méthodologie de Arndt, à Stuttgard, en 1880 et en 1887, et publié des articles nombreux dans les revues.

Grnenhageu (Alfred-Guillaume), savant allemand, docteur en médecine, professeur de physique médicale à l'Université de Kônigsberg, né, le 28 février 1842, à Kônigsberg, a publié: « Electromotorische Wirkungen lebender Gewe- », Berlin, 187:?-73 ; « Lehrbuch der Physiologie », en deux vol., Leipzig, 1878-80, nouv. ition, Leipzig-Hambourg, en trois vol., 1884- 86; un grand nombre de mémoires sur des questions électrophysiologiques, etc., dans la Zeitschrift fur rationelle Medicin, dans VArchiv de Pflûger, dans VArchiv fur mikroskopische Anatomie, dans le Jahresbericht fur Leistttngen der '/rscJi. Medicin, publié par Virchow et Hirsch depuis 1886. H a inventé deux instruments appelés Manometer et Thermotonometer.

Grneiiliageii (R. (Jolmer), historien allemand, irédacteur de la Zeitschrift d. Verein fi'ir Ge- \schichte and Alterth. Schles. depuis 1863, collaiborateur du Codex Diplomaticus Silesiae de 1866 à 1885, professeur d'histoire à l'Université de Breslau, né en 1828, a publié : « Erzbischof Adalbert von Hambourg », Leipzig, 1855 ; « Breslau unter den Piasten als deutsches Gemeinwesen », Breslau, 1864; « Friedrich d. Gr. und die Breslauer in den Jahren 1740 und 1741 », id., id. ; « Ans dem Sagenkreise Friedrich d. Grossen », id., id. ; « Regesta episcopatus Vratislaviensis » (en collaboration avec Korn), première partie, id., id. ; « Ueber Stadtechroniken und deren zweckmiissige Fôrderung durch die Coinmunalbehôrden », id., 1865 ; « Die Correspondenz der Stadt Breslau mit Karl IV in dem Jahren 1347-1355 », Vienne, 1866; « Breslau nach der preussischen Besitzergreifung », Berlin, 1867 ; « Die Hussitenkàmpfe der Schlesier », Breslau, 1872 ; « Lehns-und Besitzur- Kunden Schlesiens und seiner einzelnen Fiirstenthùmer im Mittelalter » (en collaboration avec Markgraf), première partie, 1880; « Geschiohte des ersten schlesischen Krieges, nach archivai Quellen dargestellt », deux vol., Gotha. 1884-86, et des mémoires spéciaux dans différents recueils.

Grnenhnt (Charles-Samuel), jurisconsulte autrichien, professeur de Droit commercial à l'Université de Vienne depuis 1874, né, en Hongrie, le 3 août 1844, a publié : « Die Lehre von der

Wechselbegebung nach Verfall », Vienne, 1871 ; « Das Eateignungsrecht », id., IS?."?; « Das Recht des Commissionshandels », id., 1879; des article.s nombreux dans les Revues, et surfont dans la sienne qu'il dirige et rédige depuis 1874, et dont ont paru jusqu'à présent à Vienne 17 volumes : Grîinhut's Zeitschrift fiir das Privât- und offentUche Recht der Gegenwart. En 1885 il a collaboré au Eandhuch des deutsch. Handels- See- und Wechseirecht d'Endermann.

Griin (Charles), publiciste, critique et littérateur allemand, né, le 30 septembre 1817, à Lûdenscheid en Westphalie, étudia la philosophie à Bonn et à Berlin. En 1842, il rédigeait à Mannheira la Mnnnheimer Ahendzeitung , journal radical qui le fit expulser du duché de Baden et de la Bavière. Il se retira à Bologne, où il fît des conférences, et publia son livre : « Friedrich Schiller als Mensch, Geschichtschreiber, Denker und Dichter », 1844. Dans la même année, il visitait la France et la Belgique, et il préparait son livre: « Die soziale Bewegung in Frankreich und Belgien », Darmstadt, 1845. Revenu en 1848 en Allemagne, il était élu membre de l'Assemblée Nationale Prussienne, et au retour de la réaction saisi, condamné et retenu en prison pendant huit mois. Aussitôt libéré, il passa en Belgique, et de là il envoyait des essais statistiques à VUnsere Zeit. Nous le trouvons en 1861-62 ep Italie, en 1862 à l'École commerciale et à l'École industrielle de Francfort, et depuis 1868 à Vienne. Parmi ses publications, on doit signaler : « Louis-Napoleon Bonaparte, die Sphinx auf dem franzôsischen Kaiserthron »; 3™6 éd., en 1866; « Frankreich vor dem Richterstuhl Europas », 1860 ; « Italien im Friihjahr 1861 », 1861 ; « Fragmente aus Italien ; Natur und Kunst », 1862; « Kulturgeschichte des 16 Jahrhunderts «, 1872 ; « Ludwig Feuerbach in seinem Briefwechsel und Nachlass » , 1874 ; « Die Philosophie in der Gegenwart », 1876 ; « Kulturgeschichte des 17 Jahrhunderts », 1880, deux vol., etc.

Griin (Karl), écrivain belge, né, à Mayence (Allemagne), le 16 février 1843. Fils du célèbre publiciste du même nom (1817-1887) — bien connu en Italie par les travaux qu'il a consacrés à la péninsule, — M. G. habite depuis longtemps Verviers. Il a publié : « Essai sur les armées permanentes et leur remplacement par des milices nationales », Liège, 1867 (en collaboration avec M. Ancion) ; « Les Champs et les bois, poésies », id., 1875; « Je le trouve salé ! » comédie en un acte, Verviers, 1875 (couronnée par la Société des Soirées populaires de Verviers) ; « Contes bleus », Liège, 1877; « La civilisation de l'Afrique Centrale », Verviers, id. (en collaboration avec deux autres auteurs) ; « Chansons, avec airs notés », id., 1879 ; < Le pince-nez », id., id. ; « Jenny Butler », Liège, 1880; « Seize jours en Suisse »,

di., 1887. On a encore de lui des rapports, des brochures de circonstance et de nombreuses contributions au Devoir de Liège, au Deutsche Muséum de Leipzig, à la Gazette de Hollande de Bruxelles, à YAnnuaire du Car-eau de Liège et à l'Annuaire du Caveati verriétois, au Perron liégeois, aux Bulletins de V Académie Royale de Belgique et de la Société linnéenne de Bruxelles, à divers journaux verviétois : Le Progrès, Journal des fous. Bulletin et Journal de la Société des Soirées populaires, La Feuille du Dimanche, Bulletin de la Société industrielle de Verviers, etc. — Sou frère, M. A. GRiix, professeur d'allemand à Bruxelles, a toujours pris une part importante au mouvement en faveur de l'enseignement du peuple.

Gruiian (Abbé Joseph), poète allemand, né, le 11 décembre 1864, à Cologne, résidant à Strasbourg, a voyagé en France, en Belgique et en Angleterre. En 1886, il fonda, comme organe de la poésie catholique : Die neue Sionsharfe qu'il publie depuis 1887 en collaboration avec Léo van Heemstede, sous le nouveau titre de: « Dichterstimmen der Gegenwart ». Au mois de mars 1887, il fonda, dans le même but de propager le goût de la poésie catholique, la Katolische Dichtorschule.

Griindorf (Charles), auteur dramatique autrichien, né, le !«'■ mai 1830, à Riegersbourg en Styrie ; il débuta comme auteur, et . il fut ensuite secrétaire, directeur de théâtre, employé et bibliothécaire de la Kaiserin Elisabeth- Westbahn, etc. ; parmi ses pièces , on distingue : « Das Tischrûcken », 1853; « Ira Aldridge », 1853; « Trau-schau-wem? », 1856; « Ein Guldenzettel », 1857 ; « Eine Schlange », id. ; « Ein Wunderdoktor », 1858 ; « Ein Ereund, wie er sein soll »; « Opfer der Consuln »; « Noblesse oblige » ; « Zu dreien » ; « Eine moderne Feuerprobe » ; « Ein Nihilist » ; « Don Quixote » ; « In der Einod' » ; « Modelle » ; « Wasserkuren »; « Hoch hinauf, tief hinab »; « Uberall Protektion » ; « Der Sterngucker », 1887. Il est actuellement rédacteur en chef d'un journal de théâtre à Vienne : Nexœs Wiener Tlieaferblatt.

Grundscliottel (Marie), femme de lettres allemande, ancienne institutrice en Italie et en Angleterre, née, le 20 juin 1832, à Coblentz, enseigne le dessein à l'Ecole supérieure des jeunes filles à Cologne. En dehors de plusieurs traductions de langues étrangères, éparses dans les journaux, elle a publié en 1874 un volume intitulé : « Diesseits und jenseits der Alpen ».

Grundtwîg (Svend), philosophe, critique et philologue danois, professeur de philosophie à l'Université de Copenhague, ancien capitaine à l'armée danoise, fils du poète, historien, mythologue, théologien et évoque protestant Nicolas Frédéric, né, le 9 septembre 1824, à Copenhague, s'est occupé surtout de folk-lore et d'ancienne littérature danoise. Ou lui doit, entr'au-

GRU très : < Anciennes Chansons populaires dann:ses » ; « Anciennes traditions danoises », troi-; vol. ; « Chants populaires islandais », trois vol ; « L'Edda Saemundar », édition critique ; « La poésie héroïque dans l'Antiquité du Nord » ; « L'ancienne littérature du Nord » ; « Mannol danois »; « Contes populaires danois », en doux volumes, etc.

Griinert (Maximilien), orientaliste autrichi. i , professeur de langues sémitiques à l'Uni \ site de Prague, né, en 1849, à Brûx en B ' me, a fait ses études à Vienne et à Leipzit;. publié: « Die Imàla, der Umlaut im Arabisch. Vienne, 1876; « Neupersische Chrestomathi.. en deux parties, Prague, 1881; « Ueber die ;: bische Exceptions-Exponenten « baida », Vi ne, 1885; « Die Begriffs-Praeponderanz im : tar?bischen », id., 1886; « Die Allitération nu Altarabischen », id., 1888.

Griinwald (Maurice), écrivain autrichien, rabbin provincial et directeur de l'école prima' à Jungbunzlen en Bohême, rédacteur de la dische Centralbatt, collaborateur du Kljvsclm Liferaturkalender et du grand Dictionnaire r! Conversation qui se publie eu langue tchèii né, à Ungarisch Ostra, en Moravie, le 29 li; 1853, a publié, eutr'autres : « Ueber den jiidideutschen Jargon », 1''" édition, 1876, 2« . dapest et Prague, 1888; « Splitter ans • Werkstàlte eines Sprachforschers », 1877; « Filform der ôsterreichischen Mittelschulen », Piague, 1877; « Die Volksschule und das Leben ■ Wittemberg, 1879; traduction allemande de 1' de la Lecture de Ernest Legouvé, 1880; « 1 Unterrichtswesen zur Zeit Karls des Grosse Wittenberg, 1880; « Zur Geschichte der ( turgemeinde », Breslau, 1881 ; « Die Ethik < Talmud », 1882; traduction allemande de 1'tobiografia di Samuel David Luzzatto, 1^ « Zur romanischeu Dialektologie », 1882 ; <■ ' schichte der Culturgemeinde », 1882-1885; « Pr ■ digten », 1884; « Einfluss der Bibel auf (Ht Bilduug von Redensarten in den Europaisclii-n Sprachen », 1884; « Geschichte der Juden in Bohmen », 1886.

Grumvald-Zerijowîtz (Sidonie), femme-poi'S autrichienne, fille d'un médecin issu d'une faiii d'ancienne noblesse, née, en 1859, à Tobitsrli mariée en premières noces avec M. Kolokoti qu'elle suivit à Athènes, divorcée après queLj mois, et remariée avec M. Léopold Grun\\ directeur d'une fabrique à Vienne, oii elle est l'auteur d'un livre qui a paru sous le v de l'anonyme en 1887, dans la forme d'un anpapyrus, et qui a eu un grand succès et trois; tiens, soua le titre de : « Lieder der Mormon i

Grunzel (Joseph), orientaliste allemand, li Alt-Paka en Bohême, le 23 octobre 1306, a dié les langues orientales à Vienne et à P:i contribué en 1886 à l'organisation du Con-v des Orientalistes à Vienne, et publié, entr'a:.

GRY

trtjs, une: « Geschichte der osmanischen Litoratur ».

Griiss (Christian), poète et pédagogiate allemand, directeur d'une école municipale à Berlin, né, le 13 août 1830, à Drachenhausen ; parmi ses écrits, ont eu surtout du succès: « Der kleine Kindergarten », 1864; et « Mutterliebe »,

1871, recueil de poésies qui a eu trois éditions. Grnyer ( François- Anatole ) , critique d'art

français, ancien répétiteur de chimie à l'Institut agronomique de Versailles, collaborateur de la Gazette des Beaux-Arts depuis sa fondation (1859), inspecteur des Beaus-xlrts depuis

1872, membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 1875; membre du jury de l'Exposition Universelle de 1878, membre du Conseil Supérieur des Beaux-Arts depuis 1879, conservateur des peintures au Musée du Louvre depuis 18SI, inspecteur des Musées de Province depuis 1886, né, à Paris, le 15 octobre 1823, sorti en 1848 de l'École centrale des arts et des manufactures comme ingénieur civil. On lui doit: « Essai sur les fresques de Raphaël », 1858-59 en deux vol.; « Des conditions de la peinture en France », 1862 ; « Raphaël et l'antiquité », 1864, en deux vol.; « Les Vierges de Raphaël et l'iconographie de la Vierge », 1869, en trois vol.; « Rapport sur les applications de l'Art à l'Industrie », 1871; « Les Œuvres de l'art de la Renaissance italienne au temps du Baptistère de Florence », 1875; « Histoire et description de l'Eglise Sainte-Marie- Madeleine », 1884.

Grylls-ldaïus (William), illustre savant anglais, felloio du St. John's Collège à Cambridge, professeur de sciences naturelles et d'astronomie au King's Collège de Londres, président de la section de physique et mathématique de la British Association, ancien président de la Physical Society et de la Society of Telegraph Engincers and Electricians, membre honoraire de la Royal Cormvall Polytechnic Society, né, en 1836, en Cornouaille, a fait ses études à Cambridge. On lui doit, entr'autres : « On the application of Screw blades as floats for paddle wheels », 1865; « On the application of the Principle of the Screws to the floats of paddle wheels », id. ; « To détermine the degree of polarization in a ray of common light rejected by a bundle of parallel plates », 1871; « The Physic of the Arctic Régions », 1875 ; « On a new Polariscope », id. ; « On Forms of Equipotential Curves and Surfaces and on Lines of Flow of Electric Currents », id. ; « The Action of Light on Sélénium », 1876; « Measuring Polariscopes »,

1879 ; « Some optical properties of Crystal »,

1880 ; « On the Scientific Principles involved in Electric Lightning » ; « Cantor Lectures »,

1881 ; « Comparison of Curves of magnetographs at varions Observatories », 1880; « Adress to the Walk and physical Section of the

British Association », id. ; « Magnetic disturbance, Aurorae and Earth Currents », id. ; « Inaugural Address as Président of Society of Telegraph Engineers », 1884; « The alternate Current magnéto-machine as a motor », id.

Grzymala-Bosniaski (Sigismoud), géologue et paléontologue polonais, membre de la Société des Sciences naturelles toscane et de la Société de Géologie italienne, né, en 1837, à Zavale, en Pologne. Il a fait ses études à Vienne et à Cracovie. Depuis 1875, il s'est établi en Italie, et depuis neuf ans il s'est construit une villa sur une des hauteurs du Monte Pisano. Ce nid d'aigle est bien connu des géologues italiens et étrangers qui y viennent profiter d'une collection géologique précieuse et de la plus cordiale hospitalité. En dehors d'articles dispersés dans les journaux polonais et allemands , et de comptes-rendus annuels imprimés de 1867 à 1874 à Cracovie, il a publié en italien : « Ricerche e studii sui fossili degli schisti miocenici del Gabbro »; « Sul carattei-e dell'Ittiofauna e délia stratigrafia dei piani a congerie, e del tripoli del Gabbro e suoi dintorni », 1879; « Cenni sopra l'ordinamento cronologico e la nature degli strati terziarii superiori nei monti livornesi », 1879; « Nuove scoperte paleontologiche », 1879; « La formazione gesspso-solfifera e il seconde piano Mediterraneo in Italia », Pise, 1880; « L'età geologica dei monti délia Tûlfa », id., 1881 ; « Pesci fossili delle marne di Cutro », id., 1882; «Marne da stoviglie nel Camerinese », id., 1883.

Gscheiden (Richard), physiologue allemand, directeur de la Breslauer drztl. Zeitschrift, depuis 1879, professeur de physiologie à l'Université de Breslau, né en 1842, a publié: « Studien iiber den Ursprung des Harnstoffs im Thierkorper », Leipzig, 1871; « Phyaiologische Methodik, Ein Handbuch der praktischen Physiologie », quatre livraisons, Brunsw^ick, 1876-79 ; « Analyse der Quelle zu Kônigsdorff-Jastrzemb », Breslau, 1877.

Giiadet (Julien), architecte et écrivain d'art français, ancien élève de l'Ecole de Rome, auteur de l'Hôtel des Postes de Paris, professeur à l'École des Beaux-Arts et Architecture, né, à Paris, le 25 décembre 1834, a publié: « Étude sur la construction et la disposition du Colisée », 1879; « L'Enseignement de l'architecture », 1882 ; « Conférence sur le nouvel Hôtel des postes », 1886; « A propos du nouvel Hôtel des postes », 1887.

Guala (Louis), économiste et publiciste italien, fils de médecin, avocat, conseiller provincial, député au parlement, né, à Verceil, le 14 décembre 1834, a fait son Droit à Turin. Ancien élève du père barnabite Louis Bruzza, son maître de rhétorique et savant archéologue, il prit du goût pour la littérature, et étant encore étudiant, il rédigea à Turin, avec M. Thomas Villa

et, M. César Faccio im journal littéraire et politique presque révolutionnaire intitulé: Goffredo Manieli, et avec M. Medoro Savini le journal pour l'émancipation de la femme Eva Redenta, enfin avec M. Piola, la Sfiiige. Revenu à Verceil, il fut nommé professeur d'Economie et d'Histoire des Industries aux Écoles Techniques et il y fit école. En 1871, il publiait son « Manuale dei giurati », suivi des « Elementi di Ecouomia politica », ouvrage couronné par le troisième Congrès pédagogique Italien, les « Consigli di Economia domestica », couronnés par le quatrième Congrès pédagogique ; « Lezioni sulla famiglia », couronnées au cinquième Congrès pédagogique ; un nouveau programme de « Storia economica ed industriale »; les « Confronti di ragione fra il Codice Albertino e quelle Italiano »; le «Rapport sur les Caisses postales », à la suite d'une mission en Angleterre, les « Elementi di Statistica Itaiiana », Bielle, 18G7, ouvrage fort loué par la presse et couronné en ]868, à Gènes, par la Société pédagogique italienne ; « Scuola e democrazia, a proposito di ordinamenti scolastici elomentari », Turin, 1882; « Un problema a proposito di perequazione fondiaria », Verceil, 1888.

Giialdo (Louis), poète et romancier italien, né, à Milan, en 1847. Il est auteur de deux romans en langue française qui ont été appréciés: « Un mariage excentrique », et « Une ressemblance », et de deux nouvelles en italien : « La Gran Rivale », et « Costanza Gerardi ». En 1882, attendu et désiré de longue date, l'éditeur Casanova publiait un recueil de ses vers sous le titre « Le Nostalgie ». Il a traduit en vers italiens le drame en un acte de Coppée : « Deux Douleurs ».

Gualtieri (Louis), journaliste, romancier et auteur dramatique italien, né, à Bologne, vers l'année 1825; de 1848 à 1859, il fit partie de cette sympathique Bohême littéraire que Cletto Arrighi a décrite en partie dans son roman « La scapigliatura », et dont le chef le plus autorisé, si jamais elle eut une tête, fut Cesare Rovani. Son premier roman était en douze volumes « I Misteri d'Italia », publié à Milan, en 1849, par Battezzati. Suivirent: « L'Innominato », deux vol., 1857, dernière éd., en six vol., 1882; « Amore e fede » ; '« Il capo délie Cento Tribu », 1858; «LaBiscia dei Visconti », 1861; « Memorie di Ugo Bassi »; « Dio e l'Uomo », deux vol., 1864, suite de l'Innominato, dernière éd., 1882; « I Piombi di Venezia », 1864, en quatre vol., sixième éd., en 1883; « L'ultimo Papa », deux vol., 1865; « Il Nazareno », deux vol., 1868; « L'Amazzone », deux vol.; « La Campagna », 1869; « La vita romana », 1870, etc. Au théâtre, il a donné: « L'amore di un'ora »; « Silvio Pellico ovvero i carbonari » ; « Daniele Mauin » ; « Le fasi dei matrimonio » ; « Gulnara » ; « I Parenti » ; « L'abnegazione » ; « La

forza délia coscienza » ; « Lo spiantato»; « Gli studenti di Eidelberga » ; « Il Duello » ; « Padroni e servi ». Il a épousé la célèbre actrice Giacinta Pezzana qu'il accompagna dans ses triomphes; il y a quelques années on apprit qm.. devenu spiritiste, il s'inspira à ses nouvelles croyances pour écrire son dernier roman: « Le Anime », et on pouvait craindre que sa vie littéi-aire se terminât par cette évolution spiritiste ; mais sa fécondité littéraire ne s'est poiie arrêtée là; nous devons en conséquence signah ces autres romans : « La figlioceia di Cavour •, 1881 ; « Malebranche », Milan, 1883, deux vol. ; « Pape Satan », id., 1884; « Madama Adèle », 1885 ; « La città dei sole », suite de l'Innominato et de Dio e l'Uomo, 1885 ; « I bevitori di sangue », 1886; « La gabbia di ferro », 1887, et les drames: « La contessa di Cellant »; « La signera di Monza », et « I misteri delrinquisizione », 1882-85, écrits en collaboration avec Ant. Scalvini.

Gnanciali (comte Quintino), poète en latin des Abruzzes, chef de la Bibliothèque Nationale de Naples, né, d'une ancienne famille originaire de Pise, à Loreto Aprutino, le 23 novembre 1814. A l'âge de dix-huit ans, il tomba malade; guéri par l'homéopathie, il se propos d'écrire un poème en latin sur le système o Hahnemann, et il étudia la médecine pour s'u;. rendre compte. A l'âge de vingt-six ans, il publiait à Naples son poème « Hahnemannus », qui fit la joie du vieux Hahnemann, reçut les compliments de Walcknaer, secrétaire perpétuel de l'Institut de France et fut traduit on italien par Raffaele D'Ortensio ; le ministre de l'Intérieur Santangelo lui offrit une place dau.s la bibliothèque de son ministère, où le jeune latiniste composa un autre poème : « Epitonie Odysseae C. A. Vecchj », en six chants, où il raconte les aventures de son ami Candido Auguste Vecchi et ses amours avec une jeui fille israélite. Suivit à l'occasion du Congrès il savants italiens un poème en quatre chants « De septimo italioo Congressu », publié aux frais du Ministère et offert à tous les membres du Congrès. La renommée que le comte Gnanciali avait acquise par ses poèmes latins lui procura l'honneur d'une invitation de M. Salvandy, ministre dei l'instruction publique en France, pour occuper une chaire au Collège de France ; retenu par le ministre Santangelo, lo comte G. dut décliner cette haute distinction. Il préparait un nouveau poème « De Theatro maxime Parthenopaeo », lorsqu'en 1860, la Révolution éclata; alors il lut à l'Académie Pontanienne son carmen « De Regno Italico ». Los derniers vers du comte G., d'une élégance exquise et d'un sentiment toujours élevé, ont été réunis dans un choix publié à Naples, en 1875, sous le titre : « Carmina Quintini Guanciali ex editis, atquo ineditis excorpta, accedunt quœdam

GUA alia italica scripta » ; en dehors de la publication de ce volume, nous devons encore signaler la troisième édition rétouchée de son Hahnenmannus, des vers latins très applaudis au centenaire de la destruction de Pompei « In Nuptias Franc. Savini et Annae ex Baronibus Augeloui », Naples, 1880; « Jn commemoratione obitus Cleliae Vespignani, elegia », 1880; « Elegia », Imola, 1881 ; « Ad strenuos arcticos exploratores », ode, Naples, 1881 ; « Beatissimi Benedicti Cassinensiuni Patris XIV saeculo a nativitate récurrente », ode, id. ; « Il colera e il campo aauto di Napoli », poésie du comte G., traduit par N. Tiraboschi, Naples, 1883.

Gnardia (Joseph-Michel), écrivain et médecin franco-espagnol, professeur à l'École Monge, né, à Alayor dans l'île de Minorque, le 23 janvier 1830. En collaboration avec M. Vierzeyski, en 1876, il avait publié une « Grammaire de la langue latine, d'après la méthode analj-tique et historique ». Suivirent : « L'Education dans l'Ecole Libre », 1883 : « Histoire de la médecine, d'Hippocrate à Broussais et ses successeurs », 188-1. En 1869 et en 1870, il avait publié deux ouvrages posthumes de Civiale : « Collection de calculs urinaires », et « Lithotritie et la Taille ». Guardione (François), avocat et littérateur italien, né à Messine, résidant à Palerme. En dehors d'articles de critique littéraire éparpillés dans les journaux, et de l'édition qu'il a soigné I d'un choix d'essais du regretté Charles Gemelli, i avec une introduction, il est l'auteur d'une nouvelle: « Storia délia Letteratura Italiana », Palerme, J88S.

Gnareschi (Tcilio), chimiste italien, ancien professeur de chimie à l'Institut Technique de Livourne (1873-76), et à l'Université de Sienne (1876-79), depuis 1879 professeur à l'Université de Turin, né, le 25 décembre 1847, à San Seconde Parmense, a fait ses études à Parme, Bologne et Florence. Élève de Francesco Selmi et de Hugo Sohiif, il a pris part, comme volontaire, à la campagne de 1866, et publié une cinquantaine de mémoires et articles dans différents recueils. Il collabora activement, depuis, 1871, à VEncidopedia Chimica de Selmi, et chaque année il publie à Turin, un grand volume intitulé: « Supplemento annuale all'Enciclopedia di Chimica ». Il a fondé avec Albertoni, et il dirige et rédige avec lui les Annali di Clnmica e di Farmacologia qui se publient à Milan. Parmi ses mémoires citons : « Intorno ad una résina fossile di Val d'Arno Superiore », dans le Bolletlino del Regio Comitato Geologico de l'année 1871 ; « Azione délie amidi 8ui fenoli » {Ammlen der Chemie, 1873) ; « Trasformazione délia benzamide in aldeide ed alcool benzoico » [Jahersbericht fiir Chemie, 1874) ; « Azione dell'urea suU'asparagina » {Gazzetta Chimiin, 1875) ; « Nota preliminare sull'acido parabanico », id. ; « Nuovo ricerche suU'aspa-

ragina e sull'acido aspartico » [Memoria délia R. Accademia dei Lincei, 1876) ; « Sui derivati délia naftalina » (Afti del R. Istituto Veneto, 1877); « Sulle densità anmale dei vapori » (Memoria délia R. Accademia délie Scienze di Bologna, 1877) ; « Sulla carbotialdina ed altre materie solforate » {Atti délia R. Accademia dei Lincei, 1878) ; « Acido etilidendisolforico » id., 1879 ; « Ricerche sulla podosillina », Sienne, 1879 ; « Osservazioni tossicologiche sull'acido cianidrico e cianuri », id. ; « Dell'arsenico in tossicologia » (Giornale Internazionale délie Scienze Mediche, 2« année) ; « Ricerche sui derivati dalla Naftalina » {R. Accademia délie Scienze di Torino, 1881, 1883, 1885) ; « Les Ptomaïnes, recherches chimiques, physiologiques et médico-légales » [Archiv. ital. de Biologie, 1883, et Journal fiir prakt. Chemie) ; « Ricerche fatte nel laboratorio di chimica del professore Guareschi nel 1884 » ; « Trasformazione dei derivati délia naftalina in ftalidi sostituite » (Atti delV Istituto Lombardo 1886) ; « Sulla legge dei numeri pari » (Atti delV Accademia délie Scienze di Torino, 1887) ; « Sulle clorobromonaftaline », 1887. Dans le laboratoire chimique du prof. Guareschi, ont été publiés plusieurs travaux de ses élèves les plus distingués, tels que Crespi, Florio, Grosso, Del Zanna, Monari, Taccorno, Moine, Marenco, Biginelli, Garzino, Soave, Negri, etc.

Gnai-iu (José-David), écrivain colombien, bachelier en jurisprudence, sargento mayor des armées de la République, sous-directeur des Mines d'Emeraudes de Muzo, deux fois secrétaire de la Chambre des Représentants, Gouverneur et Préfet dans plusieurs départements de Cundinamarca, procureur-général de trois états, deux fois député à l'Assemblée de Cundinamarca, sous-secrétaire d'état au Ministère des affaires étrangères, Consul à San Francisco de Californie, professeur de langue castillane à l'Université Nationale, directeur et fondateur du Colegio de Soto, secrétaire-général des États de Santander et Boyacâ, fiscal de la province d'occident dans l'État de Boyacâ, membre de l'Ateneo de Bogota, membre honoraire de la San Francisco Art Association et de la Semper paratus Academy, né, le 28 novembre 1830, à Qaetame, dans l'État de Cundinamarca (République de Colombie). Il a fait ses études à Nuestra Seïiora del Rosario et à Bogota. Il s'est distingué d'abord comme militaire, ensuite comme homme politique et administrateur ; mais nous ne pouvons tenir compte ici que de ses mérites comme écrivain. On doit donc signaler sa nouvelle de moeurs : « Très semanas » ; « Las Aventuras de un Santo » ; son « Juicio critico de las obras literarias del D'' Medardo Rivas » ; sa collaboration aux journaux littéraires : El Mosaico, El Iris, El Mitseo Literario, La Bihliutcca de Senoritas, La Tarde, La pluma;

aux journaux politiques: El Eco, La Discussion, La Nueva Era ; une série de lettres sur le percement de l'Isthme de Panama, au Courrier des États-Unis ; et trois pièces pour le théâtre: « Lo que fuere sonava » ; « Cuando dos se quieren bien....», et « Un duelo terrible », zarzuela en vers.

Gnarnerîo (Pier-Enea), poète et dialeotologue italien, ancien élève du célèbre professeur Ascoli, actuellement professeur de littérature italienne au Lycée Andréa Doria de Gênes, né, à Milan, en 1854, reçu docteur en 1876 à l'Académie Scientifique et littéraire de Milan. Il profita de son long séjour en Sardaigne, comme professeur, pour en étudier et en illustrer les dialectes. Son essai intitulé : « Il Dialetto catalane di Alghero » a été couronné par l'Académie des Lincei. Il avait débuté par des vers, d'un réalisme qui effaroncha quelque peu la critique, mais qui annonçaient un talent réel ; heureusement l'amour de la science l'emporta, et, suivant l'exemple de Stecchetti, il devint un chercheur, un fouilleur utile. Ses deux premiers recueils de vers s'intitulaient : « Auxilium, sonetti con coda, in prosa », Bologne, Zanichelli, 1878, et « Rime », Turin, Candeletti, 1880. Suivirent : « Primo saggio di novelle popolari sarde, con postille comparative e filologiche », dans VArchivio de Pitre, 1883; « Una novellina nel dialetto di Gallura », à l'occasion de la noce Vivante-Ascoli, Milan, 1884 ; « Spigolature nella lirica oontemporanea », conférence. Corne, 1885.

Guastella-Amabile (baron Séraphin), écrivain italien, né à Chiaramonte (Sicile). On lui doit, entr'autres : « Canti popolari del Circondario di Modica », Modica ; « L'Antico Carnevale nella contea di Modica », id. ; « Leggenda siciliana sulla Beata Vergine délia Catena », id. ; « La Chiesetta del Crocifisso », fantaisie, id.; « Di Tommaso Campanella e dei suoi tempi »,

Gnay (Louis-Gilbert Le), écrivain politique français, ancien conseiller d'État, député du Puy de Dôme, est né, à Clermont-Ferrand, le 12 mai 1839. Il est commandeur de la couronne d'Italie et du Nicham, etc., etc., et il a publié : « La situation financière des communes jsour 1882, 1883, 1884 », trois vol., petit, in-40.

Guayda (Joseph), poète et publiciste français, né, à Garcassonne, le 18 juin 1858, a écrit succe.ssivement dans divers journaux dont les principaux sont: le Gil Blas, l'Artiste, l'Événement, le Fii/aro (où il est le collaborateur d'Emile Blavet pour les articles signés Parisis), la France sous le pseudonyme de René-Viney. M. J. G. a publié: « L'Éternel Féminin », poésies, Lemerre, 1881 ; « Ce brigand d'amour », nouvelles, Ed. Monuier, 1885 ; « Kallisto », comédie héroïque on 1 acte, on vers, G. Richard, 1886 ; « Pierrot volage », pantomime-ballet aux Folies~Bery',:res, P. Ollendorlf, id, ; et « La Li-

thographie et les lithographes français », à la librairie de l'Art, 1886.

Gnheruatis (V. De Guhernatis).

Guda (Athanase), médecin et écrivain grec, ancien rédacteur d'un journal de médecine qui se publiait à Athènes, traducteur d'un certain nombre d'ouvrages de médecine, a fait ses études à Athènes et à Paris, et a publié une s.'rie de Vies Parallèles des Grecs contemporains, sur l'exemple de celles de Plutarque.

Guelpa (Jean), écrivain italien, professeur «l. lycée, né, à Bielle, en 1831, reçu docteur es lettres à Turin en 1854, a publié : « Storia au tica, orientale, greca e romana », Bielle, en deu vol., quatre éditions, la 4"i8 en 1882; « Stori. Nazionale dall'origine dei Comuni alla proclazione del Regno d'Italia », id. ; « Corso di storia del Medio Evo, dalla caduta dell'Impero mmano d'Occidente alla traslazione délia SefK^ pontificia in Avignone », id. ; « Corso di Stori.i Nazionale da Augusto a Vittorio Emanuele », iù.

Gnerber (abbé Joseph), publiciste et hommt politique alsacien, député au Reichstag et supérieur des Sœurs de charité, est né, à Wissem bourg, en 1824. D'abord curé de Mutzig, pi.' d'Hagueneau, M. l'abbé G., après avoir été quu; que temps professeur au Petit Séminaire de Zillisheim, est aujourd'hui supérieur de la Congrégation des Sœurs de Saint- Vincent de Paul. Il a publié, en langue allemande, une brochure sur l'usure des juifs en Alsace ; puis eu français : « Les récits alsaciens »; une « Biographie de Monseigneur Rœss »; une « Monographie de la famille Bildstein »; enfin, la « Grande vie de M. Liebermann ». Élu, en 1874, député de la circonscription de Guebviller, M. G. a vu, comme ses deux collègues du clergé, MM. Simonis et Winterer, ses électeurs lui renouveler cinq fois son mandat.

Guérin (Victor), voyageur et écrivain français, docteur ès-lettres, chevalier de la Rose du Brésil, officier de l'ordre du Nicham de Tunis, commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire le Grand, ancien professeur de rhétorique, ancien élève de l'École française d'Athènes, chargé de nombreuses missions scientifiques en Afrique et en Orient, a publié : « Patmos et Samos » ; « L'Ile de Rhodes » ; < Description de la Palestine », sept volumes ; « La Régence de Tunis »; « La Terre-Sainte », deux vol.; « La France catholique en Tunisie, en Tripolitaine et à Malte » ; « La France catholique en Egypte ». Gnerra Jnuqueiro, poète portugais, né en 1850, est l'auteur de deux poèmes « La Mort de Don Juan », et « La Mort de Jehova », qui se signalent également par le talent et par l'impiété.

Guerri (Louis), médecin et chimiste italien, professeur de chimie pharmaceutique à l'Institut des Études Supérieures de Florence, a publié, en dehors d'uu discours d'iuauguratiou des étu-

GUE des à l'Institut : « Relazione chimica deU'acqiia minérale di Pillo », Florence, 1861 ; « Sul modo di riscontrare Tadulterazione délia gomma arabica >, 1884 ; et en collaboration avec M. G. B. Fasoli: « Il colera ed i disinfettanti ».

Guerrier (Wladimir), éminent historien russe, professeur d'histoire universelle à l'Université de Moscou, né en 1839, a fait ses études à Moscou, et voj-agé pendant trois ans en France, en Allemagne et en Italie. En 1872 il a fondé à Moscou des cours supérieurs pour les femmes, et publié : « La lutte de l'année 1732 pour le trône de Pologne », d'après les documents des Archives de Moscou, avec l'Index des documents français et allemands qui se rapportent à cet événement; « Essai sur le développement des sciences historiques »; « Leibnitz, son siècle et ses rapports avec la Russie » ; < Officium et Miracula sancti Willagis », manuscrit latin du XII siècle qui fait partie de la Bibliothèque impériale de Moscou, avec une introduction historique sur l'archevêque Willigise », (en russe et en allemand) ; « La princesse Sophie-Charlotte épouse du Tsarévitch Alexis », d'après les documents des archives de Wolfenbuttel (ouvrage traduit en allemand) ; < Le dilettantisme russe dans la question de la propriété communale », en collaboration avec M. Cicerin, livre destiné à réfuter l'ouvrage du Wassiltchikoff sur la propriété communale en Russie ; « 8ur le projet de Réforme des Universités Russes »; « Sur la Révolution française, à propos de l'ouvrage de Taine » ; « Sur l'instruction des femmes » ; « Charles XII ou le dernier des Warègues en Russie » ; « Le traité de Kalisch », (conclu en 1813 entre la Russie et la Prusse), et, paras dans ces dernières années : « L'idée de la Souveraineté nationale dans les Cahiers de 1789; > < L'abbé De Mably moraliste et politique », (en français, Paris, Wieweg) ; « L'Empereur Auguste et la fondation de l'Empire romain » ; « J.-J. Rousseau et ses idées politiques », deux essais sur les historiens russes Koudriawzef et Solovief (ce dernier a été publié aussi en allemand dans la Historische Zeitschrift de Sybel).

Guerrier de Haupt (Marie), femme-auteur française, lauréat de l'Académie française, membre de V Athénée des Arts, de la Société d'Encouragement au Bien, de la Société de Protection des Apprentis Orphelins, née, à Paris, en 1845. Sa vocation littéraire s'est réveilée presque dès l'enfance à l'occasion du baptême d'une jeune sœur, dont elle était la marraine et à qui elle avait adressé des vers. EUe a passé, en Serbie, plusieurs années à la tête d'un établissement d'enseignement pour les jeunes filles, fondé par elle, alors que l'instruction des femmes était encore peu développée dans ce pays. Elle a publié sous son nom un grand nombre d'ouvrages d'éducation, et collaboré sous divers

pseudonymes à beaucoup de journaux littéraires et politiques, sur des questions politiques ou sociales ; en tout environ 80 volumes et plusieurs centaines d'articles.

Guerrini (Olindo), poète et érudit italien devenu très populaire sous le pseudonyme de Lorenzo Sfeccheiti, fils d'un pharmacien de Sant'Alberto, bourgade près de Ravenne, né le 4 octobre 1845; il a fait ses études classiques à Ravenne et à Turin, son droit à Bologne, où il fut reçu docteur en 1868, et où il réside et travaille en qualité de Bibliothécaire de l'Université. Comme poète, il a révélé un talent original et un style naturel et dégagé, dans les trois recueils: « Posthuma », seizième édition, Bologne, 1889; « Polemica » ; « Nova Polemica », 8« éd., en 1888, qui ont ouvert la carrière à une foule de poètes réalistes, encouragés par ses magnifiques succès; le poème satirique: « Giobbe », publié sous le pseudonyme de Marco Balossardi et écrit en collaboration avec un poète resté anonj^me (on a prononcé cependant, et avec insistance, le nom de M. Corrado Ricci, collègue de M. Guerrini à la Bibliothèque) est une caricature amusante et spirituelle des différentes écoles poétiques de l'Italie contemporaine. Sa monographie sur « Giulio Croce », et sur « Francesco Patrizio » ; son édition des « Versi di Guido Peppi », ses articles, ses préfaces aux éditions des classiques italiens de Sonzogno, les curiosités littéraires qu'il édite révèlent un fouilleur patient, un érudit intelligent, un critique de bon sens et de goût. Parmi ses dernières publications : citons : « Bibliografia per ridere », Rome, Sommaruga, 1884; « Brandelli », id. ; « Corne fummo dal papa », discours, Bologne, 1883; « La tavola e la cueina nei secoli XIV e XV », conférence, Florence, Barbera, 1884; « Novissime liriche di amore, édite a cura di una donna e di Arrigo da Sauf Alberto », Bologne, Monti, id. ; « Il primo passe, note autobiografiche », Florence, Carnesecchi, 1885 ; la traduction italienne des lettres de Mérimée à Panizzi, Bologne, Zanichelli, 1881 ; « I primi passi di Maurizio Bufalini » (dans la Nuova Antologia, de 1881) ; « Fuga di Giuseppe Pignata dalle carceri dell'Iuquisizione », Città di Castello, 1887; « Frammento di un libro di cueina del secolo XIV », Bologna, Zanichelli,

Guerrois (Charles des), poète et critique français, licencié en droit, né, à Troyes, eu 1817. Ou lui doit: « Sous le buisson », premiers chants, 1854 ; « Marie-Nicolas des Guerrois, sa vie et ses ouvrages », 1854 ; « Paysage de Champagne », id. ; « De la causerie et des causeurs Littéraires aux XVIII» et XIX" siècles », lettre à Sainte-Beuve, 1855 ; « Le Président Bouhier, sa vie et ses ouvrages », 1855 ; « Etudes littéraires et biographiques », 1856 ; « Jean Passerat, poète etsavaut », id. ; « Essais siu-

le XIX« siècle », id. ; « Pro Patria »; « ïambes et élégies », 1883; « Nos grandes pages », poèmes de la vie nationale, 1884; « Étude sur mistress E. Browning », suivi d'un choix de ses poèmes, 1885 ; « La France héroïque », recueil de vers, 1886; « Paroles de poésie », 1887. Il a traduit le Timon d'Athènes de Shakespeare, 1887, et modernisé l'ancienne comédie française Pateliri, 1885.

Guesde (Mathieu-Basile-Jules), journaliste et publiciste socialiste français, rédacteur tourà-tour de la Liberté de l'Hérault, des Droits de l'Homme de Montpellier, des Droits de Vllomvie de Paris, du Radical, du Citoyen, de VÉgalité, du Cri du peuple (1887), plusieurs fois condamné, expulsé, en 1871, d'Italie pour propagande socialiste, allié de Louise Michel, conférencier bruyant, né, à Paris, en 1845, a publié ces brochures : « Essai de catéchisme socialiste », 1878 ; « Collectivisme et Révolution », 1879 ; « La Loi des salaires et ses conséquences », id. ; « Services publics et socialisme », 1885 ; « Le Collectivisme au collège de France », 1886.

Guetta (Charles), juruiscousulte italien, avocat à Venise, où il est né, en 1852, a fait ses études à Pise, et publié une série de monographies importantes, enlr'autres : « Coalizioni industriali e commerciali ; Sulla questione délia responsabilità dei Direttori di Ferrovie ; Sulla prostituzione ; Sul diritto di far ricorso aile sezioni riunite di Ctissazione », etc.

Gnettou (Jonnès), pabliciste français, ancien rédacteur en chef de la Gazette d'Aîivergne à Clermont-Ferrand, depuis 1873, né, en 1848, à Lyon, entré dans le journalisme à l'âge de 17 ans; d'abord rédacteur aux Missions catholiques de Lyon, puis à la Décentralisation de Lyon, et enfin devenu rédacteur en chef de la Gazette d'Auvergne. Il a publié séparément: « Six mois de drapeau rouge à Lyon », brochure tirée, en 1871, à 25,000 exemplaires et épuisée ; « Blanc ou rouge », brochure politique ; une « Histoire de curé racontée par un journaliste » ; diverses nouvelles.

Gaeullette (Marie- Charles), littérateur français, actuellement sous-chef agent comptable au ministère des finances, membre du Comité de la Société des gens de lettres, chevalier de Charles III d'Espagne, né, le 12 octobre 1834, à Paris, a fait ses études au Lycée de Versailles ; il a publié : « Etude historique sur la dynastie des Bourbons d'Espagne » ; « Les Peintres espagnols » ; « Les Peintres de genre au Salon de 1863 » ; « Les Ateliers de peinture en 1868 »; Quelques paroles inutiles sur le Salon de 1864 » ; « Une heure dans le bleu », nouvelles et fantaisies ; « Crêpes noirs et Crêpes roses », id., id. ; « Récits espagnols » ; « Collection de M. H. de Greffulhe » (extraits de la Gazelle des Beaux-Arts) ; « M"'- Constance Ma-

GUG zer et Prud'hon »; « Prud'hon et sa famille » (extraits de la Gazette de Beaux-Arts) ; « Acteurs et actrices du temps passé » ; éditions avec préfaces des « Fausse envies » et d'« Arloquin-Pluton », pièces inédites de Thomas Gueullette ; édition avec préface des « Parades inc'dites », de Thomas Gueullette ; « Répertoire de la Comédie Française », quatre volumes parus de 1880 à 1887 (se continue). M. C. G. a collaboré ou collabore aux journaux suivants : L'Union Libérale de Seine-et-Oise, La Patrie. Le Mémorial diplomatique. Le Moniteur du bibliophile, Le Tablette de Pierrot, Le Figaro, L'Événement, Le Gaulois, La Gazette des Beaux- Arts et L'Europe artiste.

Gnffroy (Maxime), littérateur français, ancien militaire, qui a pris part au siège de Sébastopol, né, à Paris, en 1826 ; il est le petit-fils du conventionnel Armand G., sur lequel, 1882, il publia une brochure dans le but de rectifier certaines biographies de son arrièregrand-père.

Gnglieluiotti (le révérend père Albert), illustre historien italien, né, le 4 février 1812, à Civitavecchia, entré à quinze ans dans l'Ordre de Saint-Dominique à Rome, où il demeure. Après avoir terminé ses études, il se voua à l'enseignement comme professeur acclamé de physique et de mathématiques au Collège de Saint- Thomas à la Minerve, où il fonda un Cabinet de Sciences physiques et naturelles. Professeur agrégé de l'Université de Rome, membre de l'Académie d'archéologie, il fut nommé prieur du couvent, et en hommage à sa science, après une série de cours sur le texte de Saint-'Thomas, provincial de l'Ordre, definitore du Chapitre, bibliothécaire de la Casanateuse. Pendant les vacances, il voyageait. Il parcourut la France, l'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, l'Orient, visitant partout les Archives, les Bibliothèques, les Musées et surtout les Arsenaux, car le R. P. A. G. est surtout un historien d'art naval et militaire. Ses ouvrages, dont nous donnons la liste, sont le meilleur document technique sur la marine méditerannéenne depuis le IX™e siècle jusqu'à 1789. Comme historien, sa liberté d'opinion est très recommandable; elle est toujours puisée dans le fait et dans les documents qui la prouvent. Ses publications sont aussi importantes que nombreuses, et il y en a, entr'autres, qui sont devenues classiques; citons: « Le scienze applicate alla storia délia marina » ; « La fede alla lotta per la civiltà del Vangelo contre la barbarie dell'islamismo » ; « Marcantonio Colonna alla battaglia di Lepanto », Florence, Lemonnier, 1862,* '2"»* éd., Rome, 1887; « La storia délia marina pontificia nel Medio Evo », deux vol., 1871, troi' sième éd., Rome, 1886, son principal chef-d'œuvre ; « Memorie délie inissioni nel Tonchino », Rome, Salviucci, 1844 ; « il Catalogo dei biblio-

Gri

tecarii, dei cattedratici e dei teologi casanatensi, e le notizie dellp. stessa fondazione », id., Lucangeli, 1859 ; « La Rôcca d'Ostia e le condizioni deU'architettura militare in Italia, prima dalla calata di Carlo VIII >, id., tip. Camer., 1860 ; « I Bastioni di Civitavecchia e i disegni di Antonio da Sangallo », id., tip. Belle Arti, 1860 ; « Le due Navi romane scolpite a rilievo nel marmo portuense del principe Torlonia », id., 1865, nouv. éd., 1866, 1874; « Elogio del cardinale Angelo Mai » (dans les Atti delVAccademia délia Cnisca, dont le père G. est membre), Florence, 1876, Rome, 1877 ; « La guerra dei Pirati », deux vol., Rome, 1869, 2'»« éd., Rome, tip. Vaticana, 1877 ; < Le fortificazioni délia spiaggia Romana », id., Monaldi, 1880, 2""' éd., tip. Vaticana, 1887 ; « La squadra permanente », id., Voghera, 1882; « La squadra ausiliaria a Candia e alla Morea », id., 1883; c Gli ultimi fatti délia squadra romana, da Corfù airEgitto », id., 1884 ; « Vocabolario marino e militare », un grand volume de mille pages, id., 1889.

(riiiard (Emile), auteur dramatique français, bibliothécaire-adjoint au musée du Louvre, né, à Paris, en 1852, a donné au théâtre : « Volteface », un acte en vers (aux Français) ; « La Mouche », monologue en vers; « Mon fils », trois actes en vers (à l'Odéon) ; « Feu de paille », un acte en vers (id.).

Guibal (G,), historien français, docteur èslettres, professeur d'histoire à la faculté des lettres d'Aix, ancien professeur à la faculté de Strasbourg, né, à Castres (Tarn), le 6 septembre 1837, a publié : « Le poëme de la Croisade contre les Albigeois », thèse française, 1864 ; € De Joannis Bo3'ssonade et la renaissance à Toulouse », 1865 ; les monographies de Rigens et de Stephenson, 1865 ; « Le siège et le bombardement de Strasbourg », 1870; « Histoire du sentiment national en France pendant la guerre des 100 ans », 1875; « Les Bulgares », (dans la Revue de Géographie) , 1877; « Mirabeau et la Provence, en 1789 », Grenoble, 1887.

Gnibert (Louis), publiciste et historiographe français, succesivement chef du cabinet de diverses préfectures, secrétaire-général de la mairie de Limoges, journaliste, vice-président de la Société Archéologique et Historique de Limoges, né, en cette ville, le 30 décembre 1840, a publié: « Le château de Châlucet »," Limoges, 1863, 2<: éd., 1871; « Crucifisa », Paris, 1863; « Rimes franches », id., 1864; « Dolentia », id., 1865 ; «Légendes du Limousin », Paria et Tournai, id. ; « Limoges et le Limousin », id. ; « Quelques notes sur la surveillance légale », Paris, 1870 ; « Les Employés de Préfecture », id.-; « L'Assemblée du 8 février et la Loi électorale », Lyon, 1871 ; « Un journaliste Girondin », Limoges, id. ; « De la Grève, du Travail et du Capital », id. ; « Questions

électorales », Paris, id.; « Notes de voyage », id., 1872 ; « La Crise des subsistances et les emprunts de la période révolutionnaire à Limoges », Limoges, 1873 ; « Monuments historiques de la Haute-Vienne », id., 1874 ; < Assurances sur la vie », id., 1876 ; « Une page de l'histoire du Clergé français au XVIIP siècle. Destruction de l'ordre et de l'abbaye de Grandmont », Paris, 1877; « Rimes couleur du temps », id.; « Sceaux et armes de l'Hôtel de Ville de Limoges », Limoges, 1878; « Le Parti Girondin dans le département de la Haute- Vienne », Paris, id., (Revue Historique) ; « Les Confréries des Pénitents en France et notamment dans le diocèse de Limoges », Limoges, 1879 ; « Coutumes singulières de quelques confréries et de quelques églises du diocèse de Limoges », id.; « Anciens registres des paroisses de Limoges », id., 1881 ; « France ! chants, poèmes et paysages », Paris, OUendorif, id, ; « Les Hôtels-de- Ville de Limoges », Limoges, 1882 ; « La famille limousine d'autrefois », id., 1883 ; « Les corporations de métiers en Limousin », Paris, id. ; « La Ligue à Limoges », Limoges, 1884 ; « Registres consulaires de la ville de Limoges, second registre 1692-1662 », id.; « L'Orfèvrerie et les Orfèvres de Limoges », id., 1885 ; « La corporation Limousine », id. ; « Limoges d'autrefois », id., 1886 ; « Châlucet », id., 1887; « L'Exposition de Tulle », id.; « L'orfèvrerie et les émaux d'orfèvre à l'Exposition de Limoges », id., 1888 ; « Peintures murales de l'église de Saint-Victurnien », id.; « L'École Monastique d'orfèvrerie de Grandmont », id., etc.

Gnibont (Eugène), médecin français, attaché au service médical de l'hôpital Saint-Louis à Paris, né, en 1820, à Viélaines (Aube), a publié: « Leçons cliniques sur les maladies de la peau », 1876 ; « Nouvelles Leçons », 1879 ; « Principes généraux de dermatologie, nosographie et thérapeutique des maladies », 1883 ; « Traité pratique des maladies de la peau », 1885 ; « Les Vacances d'un médecin », récits de voj'age, en sept vol., 1880-87, chaque volume décrit uu nouveau voyage; ainsi les Alpes, les Pyrénées, l'Italie, la Suisse, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, la Russie, la Pologne, la Scandinavie, la Laponie, etc., ont été visitées et décrites.

Gnidi (Ignace), éminent orientaliste italien, professeur d'hébreu et de langues sémitiques à l'Université de Rome, membre de l'Académie des Lincei, l'un des trois délégués du Gouvernement italien au dernier Congrès International des Orientalistes à Stockholm et à Christiania, décoré de l'Étoile polaire de Suède, maître de plusieurs langues orientales, est né, à Rome, le 31 juillet 1844. Il a étudié l'arabe sous la direction du père Zingerle et de l'arabe Sciauhân, le syriaque sous la direction de l'abbé Scappaticci, l'hébreu et la langue rabbinique sous la

direction de l'abbé Viucenzi. Mais il a appris beaucoup par soi-même, aidé par une volonté de fer, une intelligence profonde et une souplesse d'esprit admirable; toutes ses qualités sont accompagnées d'une rare modestie et d'une complaisance sans borne envers les orientalistes italiens et étrangers qui réclament son aide dans les recherches sur les manuscrits orientaux. En dehors de notices insérées dans les revues, signalons parmi ses publications : « Studii sul teste arabo di Calila e Dimna », Rome, d'après l'édition du « Commentaire arabe d'Ibn Hislam », publié à Leipzig; « Catalogo ragionato dei Codici Orientali délia Biblioteca Yittorio Emanuele di Roma » ; « La fondazione di Roma », Rome, Salviucci, 1881; « La lettera di Eilosseno ai monaci di Tell'addâ » (dans les Atti chll'Accademia dei Lincei, 1884) ; « Testi orientali inédit! sopra i Sette Dormienti di Efeso » (id., 1883; « La lettera di Simeone vescovo di Bêtti- Orsâm sopra i martiri emeriti » (id., 1880-81); « Il Salmo 104 » (id., 1884); < Le traduzioni degli Evangelii in arabo e in etiopico » (id., 1888); « Di una versioue persiana dei Pentateuco » (Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei, 1885) ; « Mosè di Aghel e Simeone Abbate » (id., 1886) ; « Storia di Abdel Malik WaKd e Suleiman » (id., 1880) ; « Sui poeti citati nell'opera Khizânat-al-adab » (id., 1888) ; « Frammenti copti » (id., 1883); « Il testo siriaco délia descrizione di Roma, nella Storia attribuita a Zacearia rettore », Rome, 1885; < La prima stampa dei Niiovo Testaniento in etiopico fatta in Roma nel 1548-49 », Rome, 1886; « Alcune osservazioni di lessicografia araba », Vienne, 1887 ; « Gli atti apocrifi degli Apostoli nei testi copti, arabici ed etiopici » {Giornah délia Società Âsiatica Italiana, 1888) ; « Il terzo viaggio di Prszewalski, relazione » (Bollettino délia Sociefà Geografica Italiana, 1884) ; « Il battesimo di Costantino, seconde un nuovo documente » {Xuova Antologia, 1883) ; « Le lingue e i popoli di Abissinia » (id., 1887) ; « Annales auctore Abu Djafar al-Tabari » (dans les Actes du Congrès de Leide, 1886) ; « Beitrâge zur Kenntniss des neuern Fellihî-Dialektes », Leipzig, 1885 (dans la Zeitschrift d. dezitschen morgenl. Gesellschaft) ; « Die Kirchengeschichte des Qatholikos Sabh riso I » (id., 1888).

Guide (Joseph-Thomas), écrivain de l'Amérique Espagnole, né, vers 1818, à Santiago du Chili. Ancien colonel d'artillerie, ancien député de la Convention qui a donné à la République Argentine sa constitution actuelle, il a rédigé les journaux : Pensamiento Argentino et Estandin-te Catolico, publié un grand nombre d'essais politiques et littéraires, et les biographies, entr'autres, de l'amiral Brown et du gouverneur Dorrego.

Guido j- Spauo (Charles), poète de l'Américjue Espagnole, frère puîné du précédent, né, en

1827, à Buenos-Aires, où il dirige les Archives Nationales. Il a voj'agé en France et en Angleterre; il a assisté à la révolution française de 1848 et harangué en français le peuple de Paris. Ses poésies, appréciées par Victor Hugo, ont été recueillies en 1880, en trois volumes, sous le titre: < Hojas al viento ».

Guiffrej- (Jules-Marie-Joseph), érudit, paléographe et historien d'art français, licencié en Droit, attaché aux Archives Nationales depuis 1866, membre de la Société des Antiquaires de France , rédacteur des Nouvelles Archives de l'art français depuis 1870, né, à Paris, le 29 novembre 1840, a. publié: « Histoire de la réunion du Daupbiné à la France », ouvrage couronné par l'Institut, 1866; < Les Calfieri », 1877; « Histoire générale de la tapisserie », eu collaboration avec Mûntz et Pinchart, 1878-85; « Antoine Van Dyck, sa vie et son œuvre », 1881 ; « La Tapisserie depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours », 1885; « Comptes des Bâtiments du Roi sous le règne de Louis XIV » ; « Inventaire du mobilier de la couronne sous Louis XIV » ; « Livrets des anciennes expositions » ; des articles dans le Bulletin du Comité d'Archéologie du Ministère de l'Instruction publique, dans la Gazette Archéologique, dans la Gazette des Beaux-Arts, et dans l'Art.

Guigon (Juste-Louis-Henry) , jurisconsulte français, docteur en Droit, avocat, ancien no- ■ taire, syndic de la Compagnie des notaires de Marseille, fondateur, professeur et doyen de la Faculté Libre de Droit de Marseille, orateur populaire, conférencier et professeur applaudi, rédacteur et collaborateur de la Revue des Institutions et du Droit, petit-neveu et filleul de Juste-Marie Raynouard, le secrétaire perpétuel de l'Académie Française, est né, à Brignoles (Var), le 16 juin 1832.

Guijarro (Miguel), éditeur espagnol, qui, de la modeste position de libraire en vieux, est arrivé à faire une grande fortune en publiant les œuvres de Fernandez y Gonzalez, Ferez Escrich et quelques autres romanciers, depuis 1856 jusqu'à aujourd'hui. Il appartient au parti conservateur, et bien que propriétaire de plusieurs immeubles à Madrid et en province, il a conservé sa librairie. Il a été Conseiller municipal de Madrid.

Guilbert (Aimé-Victor-François), écrivain et prélat français, ancien évêque de Gap (1876), d'Amiens (1879), archevêque de Bordeaux depuis 1883, né, à Cérisy-la-Forêt CManche), le 15 novembre 1812, a publié: « La Divine Synthèse ou l'exposé au double point de vue apologétique et pratique de la religion révélée », Valognes et Paris, 18G4, 2» édit.; « Lettre & un sénateur », sur l'accord de la politique avec la religion (dans le Français, 1879) ; < Lettre e de Mons. l'évêque de Gap au clergé

son diocèse », 1876; « La Crise religieuse

et la Pacification », 1880; « La Démocratie, son avenir social et religieux », 1886.

(inillanme (Edmond), illustre architecte et écrivain français, rédacteur de la Revue de l'Archifectuve et des Travaux publies, architecte des Palais du Louvre et des Tuileries, professeur à l'École Nationale des Beaus-Arts, né, à Valenciennes (Nord), le 24 juin 182G; en 1856, il a obtenu le grand prix de Rome; en 1856 et en 1861, accompli une mission importante dans l'Asie-Mineure, qu'il a décrite en deux volumes sous le titre : « Mission archéologique en Galatie (Bithynie) », en collaboration avec MM. G. Perrot et J. Delbet. Son principal ouvrage devenu classique est « L'Histoire de l'art et de l'ornement ».

Guillaume (Léon-François), philosophe français, né, à Gray (Haute-Saône), le 26 novembre 1853. Il a voyagé, pour s'instruire, en Angleterre, Allemagne, etc., puis dans les deux Amériques, visitant successivement les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Chili. C'est durant ces voyages qu'il fut attiré vers les doctrines de Darwin, frappé par le grand nombre de phénomènes biologiques qu'expliquait la théorie de l'évolution et du transformisme. Il en vint à fixer l'évolution des mondes et des êtres organisés comme la stricte expression de lois purement mécaniques. C'est ainsi que naquit l'ouvrage intitulé : « L'Univers a-t-il été créé? ou que sommes-nous? », Paris, Dentu, 1888.

(inillanme (l'abbé Paul), historien et archiviste français, archiviste des Hautes-Alpes, chanoine honoraire de Gap, secrétaire de la Société d'Etudes de ce département, correspondant du Ministère de l'Instruction publique et du Comité des Sociétés des Beaux-Arts des départements, né, à Vars (Hautes -Alpes), le 22 août 1842. Après ses premières études à Guillestre et à Bordeaux, où il fut reçu bachelier ès-lettres, eu 18G4, il alla les compléter à Rome, devint professeur aux Collèges du Monte-Cassino (1868) et de l'abbaye de Cava (1879), sous la direc. tion du Cardinal Sanfelice, présentement arche, vêque de Naples; il suivit, comme auditeur libre, les cours de l'École des Chartes ; fut nommé archiviste des Hautes-Alpes en 1879 ; secrétaire de la Société d'études depuis son origine (10 juillet 1881) ; a essayé d'organiser un musée départemental à l'Hôtel de la Préfecture à Gap. On lui doit toute cette série de publications intéressantes : « Descrizione storica e artistica di Monte-Cassino », 1'''* édition, Monte-Cassino 1874; 2>î édition, id., 1880 (quelques exemplai. res seuleuient) ; « Yita di Sant'Alferio, fondatore e primo abate del Cenobio délia Santa Trinità di Cava », Naples, 1875; « Un Monaco ed un Principe del secolo XI », id., 1876 ; « L'ordine Cluniacense in Italia », id., 1876; « Le navi Cavensi nel Méditerranée durante il medio-

evo », id., 1876; « Essai historique sur l'Abbaye de Cava, d'après des documents inédits », Cava dei Tirreni, 1877; « La Station préhistorique de Panacelle et les peuples anciens du bassin de Guillestre •>, Bordeaux, 1878 ; 2« éd., Gap., 1878; « Los premières fortifications de Briançon, d'ajsrès des documents inédits », id., 1879; « Une excursion à Pompei », id., 1880; « L'abbaye du Mont-Cassin et le quatorzième centenaire de Saint-Benoît », id., 1880; < Spécimen du langage de Savines (Hautes-Alpes), en 1442 », Forcalquier, 1880; « Revue bibliographique : Visite au Musée épigraphique de Gap, par M. Florian Vallentin », 1880; « Recherches historiques sur les Hautes-Alpes, 1>'>= partie : « Les maisons religieuses », id., 1881 (tiré à 100 exemplaires) ; « Relations de Louis XI et Charles VIII, avec Gap et Embrun », Paris, 1881 ; « Origine des Chevaliers de Malte et rôle des donations de la Commanderie de Gap », Paris, 1881 ; € Recherches historiques sur les Hautes-Alpes, 2« partie: Les Sarrasins et les Hongrois », Gap, 1881 (tiré à 100 exemplaires) ; « Fragment d'un roman de chevalerie » (en langue vulgaire du XIII^ siècle), Gap., 1882 (tiré à 100 exemplaires) ; < Notice sur les sources historiques des Hautes-Alpes », 1880 (tiré à 100 exemplaires) ; « Le Mystère de Saint-Eustache » (en langue vulgaire du XVI* siècle) (joué en 1504), Gap, 1883; « Le Mystère de Anthoni de Viennes », publié d'après une copie de 1503, id., 1884; « Le Mystère de Saint- Pierre et Saint-Paul », publié d'après um ms. du XV» siècle, id., 1887; « Le Mystère de Saint-Pons », publié d'après un ms. du XV* siècle, Montpellier et Gap, 1888. (Ces 4 mystères sont en provençal, langage des Alpes Briançonnaisesj; « Inventaire-sommaire des Archives départementales des Haute-Alpes», Gap; « Chartes de N.-D. de Bertaud, second monastère de femmes de l'ordre des Chartreux, 1188-1449, au diocèse de Gap », 1888 ; « Inventaire sommaire des Archives des Hautes-Alpes ». Sous presse: « Histoire générale des Alpes Maritimes et Cottiennes », par le P. Marcellin Fonrnier, etc. (1642), 2 forts volumes grands in-S"; « Chartes de Durbon ». Articles divers publiés dans le Bulletin d'histoire et d'archéologie de Valence, la Nouvelle revue de Droit Français, la Eevue de la langue romane, les Bulletins du Comité des travatix historiques, les Réunions des Sociétés des Beaux-Arts des départements , le Bulletin de la Société d'Etudes des Tlautes-Alpes. Un certain nombre de ces articles ont été tirés à part et forment une collection de « Plaquettes Alpines », allant de 1 à 30 (1880^6), etc.

Gnilleraaurt (Jacques), littérateur français, né, à Lyon, en 1835, fit ses études à l'institution Verdot. Il entra dans le journalisme en 1867, et fut rédacteur eu chef de plusieurs journaux de province de 1872 à 1880. En 1870, il prit part

comme volontaire h la guerre contre l'Allemagne. M. G. est l'auteur de plusieurs brochures politiques ; comme auteur dramatique, il a donné en 1858, sur le théâtre de Vienne, « Les Maugiron », drame en 5 actes, repris sept fois depuis (2 éd., la première Vienne, Turion, 1858; la deuxième, id., Puzin, 1887) ; au Théâtre français de Rouen : < La femme de Varsin », opéra comique en 1 acte'; « Les droits de la femme », comédie en un acte ; au théâtre La Fayette de Rouen: « Les Malandrins », drame en 5 actes avec prologue (inédit) ; au théâtre Beaumarchais (en société avec MM. Alfred Aubert et Tallien) : « Vendredi treize », drame en cinq actes. Comme auteur de romans, de nouvelles, M. G. a publié : « Le moine de Sénanque » ; « Les bottes d'un prussien » ; « Le voleur volé par.... » ; « Cousin Pierre », roman ; « Poisson d'avril » ; « La maison de campagne de Corneille à Grand-Couronne », etc. Il a également fait paraître deux volumes de poésie: l'un « Les Epaves du matin », Lyon, tiré à 100 ex., n'a pas été mis dans le commerce, l'autre : « Le Cycle poétique viennois », Paris, Lévy, Vienne, impr. Lévigné, 1869, lui a valu un jugement flatteur de Jules Janin, qui le nomme à tort : « Compatriote de Ponsard ». Ce volume a été vendu au profit de la souscription du monument de Ponsard à Vienne. Enfin, M. G. s'est occupé de travaux historiques et archéologiques, et a donné : « Ventia et 8olonion, étude sur la campagne du prêteur Sonptimius dans le pays des Allobroges », librairie académique de Didier et C'», 1869; dans la Revue Archéologique: « Les Inscriptions Gauloises, nouvel essai d'interprétation ».

Gaillemîn (Amédée), écrivain scientifique et publiciste français, né, à Pierre (Saône-et-Loire), le 5 juillet 1826, commença ses études au collège de Beaume et les termina à Paris, où, pendant quelque temps, il professa les mathématiques, tout en écrivant dans les feuilles libérales opposées à l'empire. On doit à M. A. G. toute une encyclopédie solide , agréable et savante des sciences et de leurs applications; « La Lune », 6« éd.; « Le Soleil », id.; « La Lumière et les couleurs », 3« éd.; « Le Son », id. ; « Les Etoiles, notions d'astronomie sidérale », id. ; < Les Nébuleuses » ; « Le Feu souterrain. — Volcans et tremblements de terre », illustré de 55 vignettes; « La Télégraphie et le Téléphone », illustré de 101 vignettes ; « Le Beau et le Mauvais temps », illustré de 77 vignettes; « L'Électricité » ; « Les Machines à vapeur » ; « Les Météores électriques et optiques » ; « Le Ciel, notions élémentaires d'astronomie physique », 5^ éd. ; « Le Monde Physique », 5 vol., illustré de 31 planches en couleur, de 80 planches en noir et de 2012 vignettes (Les cinq volumes contiennent : « La Pesanteur et la gravitation universelle — Le Son — La Lumière —

Le Magnétisme et l'électricité — La Chaleur — La Météorologie — La Physique moléculaire) : « Les Comètes », 1. vol. ; « Les Chemins de fer », 2 vol.; « La Vapeur »; « Éléments de Cosmographie » (tous ces volumes ont paru ù la librairie Hachette) ; chez Michel Lévy, 1S61- 65: « Les Mondes », 5'= éd.; chez Lechevalier. 1871 ; « L'Instruction républicaine ». M. A. G. a collaboré à un très grand nombre de journaux et revues littéraires et politiques, notamment à la Eépubliqice Française. C'est lui qui a rédigé la partie astronomique de la 2™e éd. du Dictionnaire d'Histoire naturelle de Dorbigny.

Gnilleuiin (Charles-Laurent-Édouard), publiciste français, ancien employé dans l'Administration des postes, retraité depuis 1873, né, à Verdun-sur-Saône, le 27 septembre 1845, a publié : « Les Titres de la Dynastie Impériale » ; « Pourquoi je ne suis pas républicain » ; « Les Héros de la décadence Nationale » (son ouvrage essentiel, trois éd., la troisième en 1879); « L Vérité sur le 16 Mai »; « Questions religieuse (par un laïque) » ; « Espoir et salut » ; < Aux Mères chrétiennes »; « Nos bonnes Sœurs ». M. G. a été rédacteur en chef de l'Abeille Franccomtoise, du Ralliement de la Franche-Comté, fondateur de VAlmanach Hebdomadaire et ensuite delà publication: Mensuelle Revue; aujourd'hui il est le directeur des Échos du bien.

Guillemot (Jules), auteur dramatique et critique français, chef de Cabinet à la Préfecture de la Seine, docteur en droit et avocat, né, à Paris, le 16 avril 1835, a donné au théâtre du Gymnase : « Le Mariage à l'Enchère », un acte; « La Victoire d'Hannibal », un acte ; « La Sainte- Lucie » ; « Une heure en gare » ; « Le Million de M. Pommard », trois actes avec Hippolyte Raymond ; et des articles de critique littéraire, dramatique, musicale et artistique à la Revue Contemporaine, h, la Revue de France, au Français, au Journal de Paris, au Soleil, au Messor ger de Paris et à la Revue Bleue.

Gnillery (Hippolyte), savant belge, né, à Charleroi, le 9 mai 1812, d'une famille qui a rendu d'éminents services à la science et à la littérature. Docteur ès-sciences et en médecine, il est professeur à l'Université et au Musée de l'industrie de Bruxelles ; il a été naguère membre du Conseil communal de cette ville, et il a fait paraître en collaboration, avec MM. Besmo et Janssen, un remarquable: « Projet d'assainissement de la vallée de la Senne », Bruxelles, 1864. Il a publié en outre : « Dissertation sur la pelvimétrie et les différents modes de délivrance dans les cas d'étroitesse extrême du bagsin », id., 1855 ; « Souvenir chirurgical de 1870 », id., 1871 ; « Compte-rendu raisonné de l'assainissement du champ de bataille de Sedan et de la partie de la Meuse qui le traverse », id., id.

Gnillery (Jules-Louis), cousin du précédent, jurisconsulte et homme politique belge, né, à

Nivelles, le 14 mars 1824. M. G., dont les opinions sont très libérales, est membre de la Chambre des représentants et l'un de ses anciens présidents, mais nous n'avons point à nous occuper ici de son rôle politique. Bornonsnous donc à citer ses travaux sur la législation concernant les sociétés, travaux qui font autorité dans son pays : « Des sociétés commerciales en Belgique, ou commentaire de la loi du 18 mai 1873 », 3 vol., Bruxelles, 1874-76, 2"'« éd., 1882-83; « Commentaire législatif de la loi du 18 mai 1873 sur les sociétés commerciales en Belgique : discussions parlementaires, exposés des motifs , rapports présentés aux Chambres, mis en rapport avec le texte de la loi », 1 vol., id., 1878, 2'°<= éd. entièrement refondue, id., 1886.

Gnillot (Alexandre-Henri), écrivain suisse, pasteur à Coligny près Genève, né, à Plainpalais près Genève, le 11 janvier 1849, d'une famille française d'origine, émigrée au XV!!!"^ siècle et qui a fourni à sa patrie d'adoption plusieurs générations d'habiles horlogers, fit de brillantes études littéraires au Collège et à l'Académie, entra en 1869 à la Faculté de théologie, et obtint en 1873 le diplôme de bachelier après la soutenance d'une thèse historique des plus intéressantes : « François de Sales et les Protestants ». La paroisse de (Joligny dans le canton de Genève le choisit en 1874 pour son conducteur spirituel. M. G., qui s'occupe beaucoup d'oeuvres de philantropie pratique, a fondé la première salle de tempérance sur le territoire genevois, dirigé pendant plusieurs années la Société des salles du dimanche et il préside encore aujourd'hui le Comité des Publications religieuses. On lui doit : « Lectures bibliques à l'usage de la jeunesse et des familles », (en collaboration avec MM. François Bordier et Élie Le Coultre), 1877; « Sermons et Méditations évangéliques », 1878 (2">« éd., augmentée, 1885) ; « L'Oraison dominicale », sermons, 1881 ; « Les Bé;:titudes », serinons, 1882 ; « Deux Violettes », conte de Noël, id.; « Les débuts de la Réformation à Genève », un petit livre d'histoire populaire composé pour le 350'= anniversaire de ce mémorable événement, et tiré à 8500 exemplaires, 1885; « Une aventure », conte de Noël, 1887 (six éditions) ; « Un poète de la Suisse romande au XVIII^ siècle » ; « Étienne- Salomon Reybaz, 1739-1804 », d'après des documents inédits, 1881 ; « Sermons pratiques », 1888; « Noël sur le Rhin », id. M. G. a collaboré à l'Encyclopédie des Sciences religieuses, et aux Étrennes religieuses de Genève. Il vient de publier à Genève un charmant volume de « Nouvelles Romandes », 1889.

Guillouard (Louis-Vincent), jurisconsulte français, avocat, bâtonnier de l'Ordre des avocats près de la Cour d'appel de Caen, professeur de Code civil à la Faculté de droit, ancien

président de la Société des Antiquaires de Normandie, membre correspondant de l'Académie de Législation de Toulouse, commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire le Grand, né, à Briouze (Orne), le 2 juin 1845, a pris part comme volontaire à la guerre de 1870-71 dans l'armée de la Loire. On lui doit : « Etude sur l'action Paulienne », 1869 ; « De l'origine de la clameur de Haro », 1872 ; « De la vente de la chose d'autrui », 1875 ; « Étude sur la condition des Lépreux au Moyen-âge, notamment d'après la coutume de Normandie », id. ; « Recherche sur le célibat », 1878 (ouvrage couronné par l'Institut) ; « Traité du contrat de Louage », 2 vol., deux éditions, la seconde, Paris, Pedone-Lauriel, 1887; « Traité du contrat de mariage », quatre volumes, id., 1885-88.

Guimera (Angel), auteur dramatique espagnol, s'est signalé parmi les auteurs contemporains catalans par quatre drames, dont la critique littéraire a fait le plus grand cas : « Gala Placidia » ; « Judith de Welp » ; « Lo Fill del Bey » et « Mar y Cel ».

Guimet (Etienne-Emile), voyageur et archéologue français, fils du célèbre inventeur du bleu d'outre-mer, né, à Lyon, le 2 juin 1836. Il continue à diriger le grand établissement industriel fondé par son père, tout en s'occupant de recherches ethnographiques et suit avec intérêt tout ce qui s'accomplit pour l'amélioration du sort des classes ouvrières, en sa qualité de viceprésident de la Société pour ^ l'instruction primaire, d'administrateur de l'Ecole de la Martinière, etc. Sou goût passionné pour les arts l'amena à construire le théâtre Bellecour destiné dans sa pensée à l'audition des chefs-d'œuvre de la littérature et de la musique, sur lequel il fit représenter un ballet en deux actes : « L'œuf blanc et l'œuf rouge ». Une autre de ses productions est l'oratorio composé sur des paroles de Victor Hugo et intitulé : « Le Feu du ciel » ; il a été donné avec succès soit à à Paris, soit à Londres. Nous possédons également de lui: « Dix scènes et mélodies », avec lithographies de Gustave Doré ; trente « Chansons d'amour », avec lithographies de Félix Regamey; des « Trios et Quatuors »; des « Duos variés ; des « Airs de violon », etc. Voyageur infatigable, M. G. a parcouru l'Europe Scandinave, l'Europe méditerranée, l'Amérique, le Japon, la Chine, -les Indes. Les abondantes et précieuses collections de curiosités et d'objects d'art, formées par lui au cours de ses explorations, après avoir figuré à l'Exposition universelle de 1878, ont été déposées à Lyon, dans un Musée créé et entretenu à ses frais, spécialement consacré à l'histoire des religions et qui a récemment été transporté à Paris dans le palais du Trocadero. De nouvelles salles ont été ouvertes en 1888. Sa ville natale est également redevable à sa générosité d'une bibliothèque

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