HEP
Hepp (Camille-Rodolphe-Edgar), vice-président du Conseil de préfoeture de Soine-et-Oise, né, à Strasbourg, le 9 septembre 1841. Avocat à Strasbourg en 1862, decteur en droit en 1865, il a été le chef de cabinet des deux derniers préfets français du Bas-Rhin, MM. Miqueret et le baron Pron. Nommé par décret du 18 février 1870, sous-préfet de Wissombourg, il occupait ce poste au moment de la déclaration de guerre. Son rôle y fut considérable. Placé à l'extrême frontière, il sut démêler les mouvements de concentration des armées allemandes dans le Palatinat Bavarois et le Grand-Duché de Bade et donner à leur sujet les indications les plus précises. Elles furent négligées malheuresement par les chefs de l'armée qui s'exposèrent ainsi à une surprise facile à éviter dont dépendit tout le sort du commencement de la guerre. M. H. n'a publié qu'en 1887, au moment où l'Allemagne menaçait la France d'une guerre nouvelle, le récit de ces événements dans une brochure intitulée : « Wissembourg au début de l'invasion de 1870. Récit d'un sous-préfet », Paris, Naney, 1887. Secrétaire du directeur de la section française, du jury du VII groupe, du jury des Présidents, M. H. prit une part active à l'Exposition universelle de 1878. M. H. est l'auteur du premier travail juridique qui ait été publié en France sur la « Correspondance postale et télégraphique dans ses rapports avec le droit civil, le droit commercial, le droit administratif et le droit général », Paris, Durand, 1864. M. H. a fait partie de la Société littéraire fondé à Strasbourg, en 1860, par M. Albert Collignon, et a présidé à Versailles la Société des Sciences morales, lettres et arts do Seiue-et-Oise. Il y a fait un grand nombre de travaux sur les questions les plus diverses qui se trouvent consignés dans les volumes de mémoires de la Société. Son discours présidentiel: « Cinquante ans aujourd'hui >, a eu un vif succès.
Hepp (Louis-Ferdinand-Eugàne), jurisconsulte français, juge au tribunal de la Seine depuis 1886, né, à Strasbourg, le 28 février 1838. Avocat à Strasbourg en 1859. Docteur en droit en 1861; secrétaire général du consistoire supérieur de la Confession d'Augsbourg en France en 1868. Il quitta l'Alsace après l'annexion et et se signala par les services qu'il rendit en France et on Algérie comme membre du comité de la société de protection des Alsaciens-Lorrains demeurés français. En 1880, il fut nommé sous-directcur du service des cultes non catholiques à la Direction Général des cultes. M. H. a publié : « La note d'Infamie en droit romain », Paris, Durand, 1861; « Promenade à travers l'exposition universelle de Paris en 1867 »; « Du droit d'option des Alsaciens-Lorrains pour la nationalité française », Paris, 1872; « Correspondance politique adressée au Magistrat de
Strasbourg par ses agents à Metz », 1882. Il a collaboré à un grand nombre dos revues: Revue gém'rnle d' administration ; Revue de législation comparée; Rente Ahacienne. Il faut signaler aussi trois remarquables articles parus sous le voile de l'anonyme dans la Revue des deux Mondes : « L'Alsace-Lorraine sous le régime allemand » (15 mars 1878), et « L'Alsace et la Lorraine et l'Empire germanique » (15 avril et 15 juillet 1880), qui ont fait sensation en France et à l'étranger et dont les deux derniers ont paru en volume à la librairie Calmann-Lévy,
Héraud, pseudonyme littéraire de Jules-Auguste Troubat de Montpellier, le dernier secrétaire de Sainte-Beuve, devenu bibliothécaire du cliâteau de Compiègne. (Son nom de plume est le nom de sa mère).
Herbert (Henry), écrivain autrichien, né, le 27 juillet 1838, à Hamernden près de Reps. Il a fait son gymnase et l'académie du droit à Hermannstadt, cultivant en même temps la zoologie et surtout la coléopétrologie. En 1858, il entreprit un voyage en Allemagne et dans la haute Italie. Devenu juge à Hermannstadt, 0 s'intéressa à l'étude de l'histoire locale de son pays (les Siebenbiirgen) ; il est maintenant professeur au gymnase d'Hermannstadt. On lui doit: « Beitrâge zur Geschichte von Sohule und Kirche in Hermannstadt zur Zeit Karl VI » ; « Repertorium ueber die Siebenbiirgen betreffende Literatur », 1878; « Die Reformation in Hermannstadt und dem Hermannstàdter Kapitel », 18S3 ; « Der innere und aussere Rat Hermannstadts zur Zeit Karls VI » ; « Die Gesundheitspliege in Hermannstadt bis zum Ende des sechzehnten Jahrunderts » ; il collabore aussi à la publication des Sources de l'Histoire des Siebenbiirgen.
Herclienbacli (Guillaume), écrivain allemand, ancien maître d'école à Dusseldorf, né, le 13 novembre 1818, à Neuakirchen, en dehors de plus de deux cents livres pour la jeunesse, a publié : < Herzogshut und Kaiserkrone », roman; « Mathilde », id. ; < Deutscher Geist und deutsches Schwert » , nouvelle ; « Graf Florentin von Gackhausen >, id. ; « Harte Kôpfe und fleiasige Leute », id. ; « Eiue Blutter mit sieben Kindern », id. ; « Der Sonnenbauer », id., etc.
Hérédia (Severiano de), homme politique et publiciste espagnol, naturalisé français depuis 1870, issu d'une grande famille espagnole, propriétaire de riches plantations de sucre à la Havane (Cuba), où il est né le 8 novembre 1838. Il est le petit-neveu du poète célèbre auquel Villemain consacre une page spéciale dans son essai sur Pindare et la poésie lyrique. Amené en France à l'âge de quatre ans, il a fait toutes ses études au lycée Louis-le-Grand où a il eu pour professeur Hippolyte Rigault. Lauréat du concours général au sortir du collège, M. H. a
consacré ses premiers loisirs à la poésie. Pendant deux ou trois ans, il a publié dans la Tribune de Barrilot, la Revue de Paris de Laurent Piobat, de Louis Ulbacb et de Maxime du Camp, des poèmes remarquables et remarqués ; il promettait un poète coloriste et penseur. Mais il a de bonne heure renoncé aux lettres pour s'occuper très-sérieusement d'histoire et d'économie politique. Il a cependant, vers 1862, au début de VOpinion nationale, fait une campagne littéraire dans le journal de Guéroult. Il y fut, pendant une saison, chargé de la critique littéraire avant Jules Levallois, son successeur. Il a encore, à la veiUe de la guerre, dirigé une publication périodique, la Chronique, où débutèrent Anatole France, Adolphe Ralot et d'autres littérateurs distingués. Membre du conseil municipal de Paris depuis 1873, député depuis 1881, il a été ministre des travaux publics dans le ministère Rouvier.
Herford (Charles-Hérold), écrivain anglais, né, en 1843, à Manchester, résidant à Londres. On lui doit, entr'autres : « Essay on the romantic and classical styles », 1880; « The first Quarto of Hamlet », 1880 ; « Sketch of the social history of the English drama », 1881, des études sur Grillparzer, etc.
Hergenrôther (Son Emiue!-)ce le Cardinal Joseph vox), historien de l'église, directeur des Archives du Vatican, ancien professeur de droit canonique et d"liistoire ecclésiastique à l'Université de Wurzbourg, où il est né le 15 septembre 1824 ; on lui doit, entr'autres : < Photius Patriarch von Konstautinopel », 1867-69 ; « Anti- Janus », 1870 ; « Katholische Kirche uud christlicher Staat in ihrer geschichtlichen Eutwickelung und ihrer Beziehung zu den Fragen der Gegenwart », 2'°« éd., 1874; < Handbuch der allgem. Kirchengeschichte », trois éd., 1885.
Hergenrôtlier (Philippe), écrivain et prélat allemand, fils du médecin et professeur Jacob H., né, le 25 mai 1835, à Marktheidenfeld ; ancien professeur à Wurzbourg, il fut privé de sa chaire à cause de ses opinions vaticanistes sur l'infallibilité, et il est maintenant professeur au Lj-cée épiscopal d'Eichstâtt. On lui doit, entr'autres, des écrits sur le mariage civil, sur l'Eucharistie, sur l'infallibilité, sur l'enseignement de l'histoire dans les écoles, 1873 ; « Die SonntagsheiUgnng », 1878; « Die Appellationen nach dem Dekretalenrecht », 1875 ; « Gehorsam gegen die weltliche Gewalt », 1877; « Lehrbuch des Kirchenrechts ».
Héricault (Charles-Joseph de eicault dit Charles d'), écrivain français, né, à Boulognesnr-Mer, le 18 décembre 1823. Il débuta uaiis les lettres par divers articles d'érudition, que publia la Revue des Deux Mondes, et collabora aussi au Correspondant, à la Revue européenne et à la Revue de France. Après avoir publié un intéressant « Essai sur l'origine de l'épopée
HEG française et son histoire au moyen-âge », 1860. il s'absorba pendant quelques années dans l'étude des testes de la vieille littératui^ française ot en donna des éditions estimées; « Nouvelles françaises en prose du XIII« siècle » ; « Nouvelles françaises eu prose du XIV» siècle »; « Le Livre de l'internelle consolation » ; « Poésies de Charles d'Orléans » ; « (Euvres de Guillaume Coquillart » ; « Œuvres de Pierre Gringoire »; < Œuvres de Clément Marot ». Il publiait en même temps des romans et des études historiques : « La Fille aux bluets », 1860; < Les Patriciens de Paris », 1861; « Un gentilhomme catholique », 1863; « Les Extravagances du hasard », 1864; < Les Aventures d'amour d'un diplomate », 1865; « La Reine sauvage », id. ; « Vie de huit vénérables veuves », 1886 ; « La France guerrière », récits historiques d'après les chroniques et les mémoires, 1867, 4 vol. ; « Les Mémoires de mon oncle », id. ; « Histoire nationale des naufrages », 1870 ; « Thermidor, Paris en 1784 », 1» partie, 1872 ; 2» partie : « Marie-Thérèse et Dame rose », 1873; « Les Cousins de Normandie », 1874; « La Révolution de Thermidor », 1876; « Le Secret de Valrège », 1877; « En 1792 », 1879, 2 vol.; « Aventures de deux Parisiennes pendant la Terreur », 1882; « Les Bourgeois de 93 », id.; « La Révolution », id. ; « Rose de Noël », 1883; c Documents pour servir à l'histoire de la Révolution française », 1884-1885 ; « Histoire de la Révolution racontée aux petits enfants », 1884; « Les Noces d'un jacobin », 1885 ; « Histoire anecdotique de la France », 1887 ; « La France révolutionnaire », 1887; « La Fiancée de la Fontenelle », 1888. M. H. a fondé en 1883 la Revue de la Révolution, dont il est le directeur.
Hering (Hermann), théologien allemand, professeur de théologie à l'Université de Halle, né en 1888, a publié une série d'ouvrages intéressants qui se rapportent, en grande partie, à Luther et à l'histoire de la Réforme. Citons : « Die Mystik Luthers », Leipzig, 1879 ; « Doctor Pomeranus Johannes Bugenhagen », Halle, 1887 ; < Litiu'gisches Hilfsbuch », Wittemberg, 1889 ; comme programmes universitaires : « Libellus fundationis academise Vitebergensis », Halle, 1882; « Die Liebesthiltigkeit des Mittelalters nach den Kreuzzugen », Gotha, 1883; « Luthers Lehre von der Nàchstenliebe »; écrits d'occasion : < Sechs Predigten Joh. Bugenhagens », Halle, 1885; « Luthers erste Vorlesungen als Lehr- und Lelenzeugniss », dans les Studien und Krit. de l'année 1877; « Die Liebesthàtigkeit der deutsche Reformation », trois parties, id., 1S83-84-85 ; « Der Streit ûber die Echtheit eines Lutherfundes », id., 1885.
Hering (Ewald), physiologiste allemand, professeur à l'Université de Prague, né en 1834, a publié : « Beitràge zur Physiologie », cinq livr., Leipzig, 18G1 à 1864; « Die Lehre vom
binocularen Sehen », trois livr., id., 1868; « Ueber das Gedâclitniss als eine allg. ruuction der organisirten Materie », Vienne, 1870, 2''"' éd., 1876; « Zur Lehre vom Lichtsinne », six Comptes-rendus a V Académie des Sciences de Vienne, dans les Actes de laquelle il a, depuis 1872, communique un grand nombre de mémoires.
Hérisson (Maurice, comte dTerison d'), officier et publiciste français, né, à Paris, en 1840. Officier d'ordonnance du général de Montauban pendant la guerre de Chine, le comte d'H. était en Amérique lorsque la guerre franco-allemande de 1870 fut déclarée. Il rentra immédiatement en France, où il était capitaine dans la garde mobile, et se rendit au camp de Chàlons ; le général Schmitz l'attacha à l'état-raajor du 12» corps d'armée. Peu de temps après, il fut rappelé à Paris, et le général Trochu le prit pour officier d'ordonnance. La parfaite connaissance qu'il avait de l'anglais et de l'allomand lui valut d'être employé à maintes reprises comme parlementaire; Jules Favre l'emmena à Ferrières, puis à Versailles. C'est à ces circonstances qu'il dut la connaissance de certaines particularités curieuses, ignorées du public, d'anecdotes caractéristiques ayant trait aux petits côtés de la guerre et qu'il a racontées dans son: « Journal d'un officier d'ordonnance », 1885. Antérieurement, M. H. avait publié : « Etude sur la Chine contemporaine », 1864; « L'Esprit chinois et l'esprit européen », 1868; « La Réforme des humanités », 1872; « Description générale de l'ancien Bourbonnais », 1875; « Relation d'une mission archéologique en Tunisie », 1881, et livré à rimjjression « La Campagne de Chine, d'après la correspondance confidentielle du général comte de Montauban », ouvrage qui au moment d'être mis en vente par la librairie Pion (octobre 1882), fut mis en séquestre sous préteste que des documents confidentiels, conservés dans les archives de la Guerre, ne pouvaient être portés à la connaissance du public. Le ministère se rendit acquéreur de tous les exemplaires du livre, qui, de la sorte, ne vit pas le jour. Il fit ensuite paraître le « Journal d'un interprète en Chine », 1885, dans lequel, sans faire usage des documents qui avaient motivé la suppression de la « Campagne de Chine », il put du moins donner ses impressions personnelles sur l'expédition à laquelle il avait pris part et dont il connaissait les dessous mieux que personne; « Le Cabinet noir », 1887, étude rétrospective sur le fonctionement de ce fameux cabinet noir sous Napoléon !'*■' d'après les papiers du baron Mounier, directeur de la police sous la Restauration; « La Légende de Metz », 1888, ouvrage dans lequel l'auteur prend à tâche de faire amnistier la trahison de Bazaine, ou tout au moins de faire accorder au maréchal des circonstances atténuantes ; « Autour d'une révolution », 1888, souvenirs personnels de l'auteur sur la révolution du 4 septembre et dont
il avait déjà conté une partie dans son « Journal d'un ofHcier d'ordonnance » ; « Journal de la Campagne d'Italie », Paris, Ollendorff, 1889.
Hérites (François), nouvelliste tchèque, né, en 1851, à Wodnian (Bohême), a fait ses études à l'Université de Prague. On lui doit, entr'autres : « Arabesques et Esquisses » ; « La Famille de Monsieur le Contrôleur » ; « Les traits de l'amour » ; « Esquisses italiennes » ; « Mon herbier » ; « Le roman d'une petite ville »; « L'héritage », conte; « Le secret de l'Oncle Joseph », nouvelle; « Contes humoristiques de la Province » ; « Jean Ribyl », roman ; « Au bon vieux temps », contes, etc. En 1880, on a entrepris l'édition de son œuvre complète.
Herman (Alfred), poète et journaliste belge, né, à Liège, en 1842. Il a pris une part assez importante aux agitations démocratiques de son pays, donné de nombreuses conférences et collaboré à beaucoup de journaux d'opinion avancée. Voici les titres de ses recueils de vers, où l'on trouve tout à la fois du sentiment et de l'humour : « La famille », Liège, 1865 ; « La bohème », id., id.; « Oh! les femmes! », id. 1868; « Les blondes misses », id., 1874.
Hermauu (Antoine) , écrivain allemand des Siebenbiirgen (Hongrie), professeur de langue et de littérature allemande à l'École Normale de l'État à Bude, né, à Brans, le 30 juillet 1851; il est le secrétaire généi-al de la Société Ethnographique hongroise et professeur libre d'Ethnographie à l'Université de Budapest. Ancien rédacteur de la revue hongroise Nemeze à Braus, 1872-74, principal rédacteur de la Banater Post 1876-82, collaborateur du Pesti Naplo 1881, il a publié un volume de poésies en allemand, « Koloszvar », 1871; deux en hongrois sur « Martin Opitz dans les Siebenbûrgen », 1876; et sur le « Nathan de Lessing en Hongrie » ; des articles politiques et littéraires dans lesrevues et dans les journaux; des traductions, et un « Deutsches Lesebuch mit Spraehiehre fiir Bûrgerschulen », trois parties, Budapest, 1888-89.
Hermann (Conrad), philosophe allemand, professeur honoraire de philosophie à l'Université de Leipzig, a publié une série d'ouvrages très importants et qui ont révélé un penseur indépendant et original : « Grundriss einer allgemeinen jEsthetik », Leipzig, 1857 ; « Philosophische Grammatik », id., 1858; < Das Verhàltuiss der Philosophie zur Religion und zu den hôchsten Fragen des Wissens », id., 1862 ; « Zwôlf Vorlesungen ûber Philosophie der Geschichte », id., 1863; « Der pragmatische Zusammenhang in der Geschichte der Philosophie », Dresde, 1863 ; « Die Théorie des Denkvermôgens », id., id. ; « Das Problem der Spracho und seine Entwicklung in der Geschichte », id., 1864; « Die àsthetischen Principien des Versmasses », 1865 ; « Geschichte der Philosophie in pragmatischer Behandlung », Leipzig, lb67 ;
4. Philosophie der Geschichte », id., 1370 ; « Die ^Esthetik in -ihrer Geschichte und als wissenschaftl. System », id., 1875 ; « Die Sprachwisseuschaft iiach ihrem Zusammenhange mit Loo-ik, mensehlicher Geistesbildung und Philosophie », id., 1875 ; « ^sthetisohe Farbenlehre », id., 1876 ; « Der Gegensatz des Classischen und des Romantischen in der neueren Philosophie », id., 1877 ; « Die deutschen Studenten », poèmes dramatiques, id., id. ; « Hegel und die logische Frage der Philosophie in der Gegenwart >, 1878.
Hermaun (Conrad), poète et littérateur allemand, ne, le 18 juillet 1817, à Hanau (Hesse) ; fils de peintre, il entra d'abord à l'Académie de dessein de sa ville natale; mais sa vocation étant pour la littérature, il entra après quelque temps dans une librairie, où il pouvait satisfaire sa passion pour la lecture. Il composa alors plusieurs poésies lyriques; il voyagea, pendant quelques années, tantôt comme compositeur, tantôt comme correcteur d'imprimerie , tantôt facteur, tantôt rédacteur de journaux, de 1857 à 1873. On lui doit : « Ericen », recueil lyrique, 1867 ; « Schlimme und hohe Tage », sonnets, 1871 ; < Die Invasion der Franzosen », 1873; « Der Pfifferjakob von St. Johann- Saarbrûcken », roman historique », 1878 ; « Das Forsthaus zu Erlenbronn », nouvelle, 1878, etc.
Hermanu (Emmanuel), économiste autrichien, professeur d'économie politique à l'Ecole Supérieure technique de Vienne et professeur libre de Science de la finance à l'Université, né en 1839, a publié : « Allgemeine Wirtschaftslehre, systemat. in leichtfasslichen Studien dargestellt », premier vol., Gratz, 1868; « Die Théorie des Versicherung vom wirtschaftlichen Standpunkt », id., 1868, 2"" éd., 1869; « Leitfaden der Wirtschaftslehre », id., 1869 ; « Deutsche VolksKeder aus Kàrten », en collaboration avec Pogatschnigg, deux vol., id., 1869, 1870; « Miniaturbilder aus dem Gebiete der Wirtsçhaft », Halle, 1872, 2"»' éd., 1876 ; « Principien der Wirtscha^'t », Vienne, 1873.
Heruiauu (Guillaume), théologien allemand, professeur de théologie systématique à l'Université de Marbourg, né en 1846, a publié : « Gregorii Nyssoni sententisB de salute adipiscenda », Halle, 1874; « Die Metaphysik in der Théologie », id., 1876; « Die Religion im Verhaltniss zum Welterkennen und zur Sittlichkeit », id., 1879; « Die Bedeutung der Inspirationslehre fiir die evangelische Kirche », id., 1881 ; « Warum bedarf unaer Glaube gesohichtlicher Thatsachen? », id., 1883; « Der Verkehr des Christen mit Gott, im Auschluss an Luther dargostellt », Stuttgard, 1886 ; « Die Gewissheit der Glaubens und die Freiheit der Théologie », Fribourg, 1887.
Hermaun (Louis), médecin et littérateur allemand, né, à Aschalïenbourg, le 19 mai 1807, a fait ses études à Wurzbourg, Munich, Vienne et
HEE, Paris ; en 1832, il était médecin militaire au service de l'armée française en Algérie; il se distingua, en 1837, pendant l'épidémie dans l'île Poros, et il fut décoré à cette occasion de l'ordre du Sauveur de Grèce. En 1838, il entra au service du Sultan Mahmoud II, en qualité de médecin, et il le servit pendant huit ans. En 1846, comblé d'honneurs, il retourna en Allemagne, et se fixa à Aschaffenbourg. Pendant son séjour en Turquie, de 1840 à 1843, il était correspondant de V Augshurger Allgemeine Zeitung, et ensuite correspondant de la Leipzigtr Allgemeine Zeitung. Gomme médecin, il a publié trois livres sur l'Eau de Soda d'Aschaffenbourg (1855-57- 58). Dans différents journaux et revues, il inséra une foule de descriptions de ses voyages en Orient, qu'il a réunies en un volume en 188G.
Hermann (Ludimar), physiologiste allemand, professeur de physiologie à l'Université de Konigsberg, né en 1838; on lui doit: « Grundriss der Phj^siologie des Menschen », Berlin, 1863, huitième éd., 1885 ; « Kurzes Lesebuch der Physiologie », id, septième éd., 1882 ; « Untersuchungen ûber den Stoffwechsel der Muskeln, ausgehen vom Gaswechsel derselben », id., 1867; « Untersuchungen zur Physiologie der Muskeln und Nerven », trois livraisons, id., 1867-68; < Ein Beitrag zum Verstàndniss der Verdaung und Ernàhrung », Zurich, 1869 ; « Lehrbuch der experimentellen Toxicologie », id., 1874 ; « Ueber schiefeu Durchgang von Strahlenbûndeln durch Linsen und ùber eino daraufbezûgliche Eigenschaft der Krystallinse », Zurich, 1874 ; « Die Vivisectionsfrage, filr das grossere Publikum beleuchtet », Leipzig, 1877 ; « Dor Einfluss der Descendenzlehre auf die Physiologie »; « Die Vorbildung fUr das Universitàtsstudium, insbes. das medicische », deux discours de recteur, Leipzig, 1879. Il a publié le Handhudi fiir Phgsiologie en collaboration, et a été l'un des fondateurs du Centralblatt fiir nied. Wissenschaft, en 1863.
Hermaut (Abel), romancier français, né, à Paris, le 3 février 1862, a débuté en 1883 chez OllendorfF par un volume de vers sous ce titre : « Les Mépris », et préparé un roman intitulé : « Monsieur Rabosson ou L'Éducation Qniversitaire », qui a paru en 1884, chez Dentu, Ce roman a été brûlé solennellement dans la Cour de l'Ecole normale, quelques jours après son apparition. En 1885, M. A. H. a publié un second roman : « La Mission de Cruchod (Jean- Baptiste) », étude de l'amitié passionnée et; prosélytique d'un jeune calviniste suisse pour un enfant américain, sou camarade de pension à Lausanne. Ce livre^ écrit très-véridiquement d'après les récits de l'un des personnages et les lettres de l'autre, n'a guère fait de bruit qu'en Suisse. En 1887, M. A. H. a publié, chez Charpentier, « Le Cavalier Miserey — 21'"» chasseurs — mœurs militaires contemporaines ».
HEE Les officiers du 12« chasseiirs en garnison à Rouen ayant prétendu se reconnaître dans le livre, le Colonel du Régiment a, dans un ordre du jour sévère, prescrit de saisir tous les exemplaires, de les brûler « sur les fumiers > et de
< punir de prison » tous les hommes qui en seraient trouvés possesseurs. L'auteur a protesté dans une lettre au Ministre de la guerre (général Boulanger), qui ne semble pas avoir approuvé pleinement le langage du colonel. L'auteur reçut ensuite une série de provocations. 11 eut un duel. La polémique engagée par la presse a duré trois semaines et le livre s'est vendu, en deux mois, à dix-mille exemplaires. M. A. H. vient de publier une étude de mœurs parisiennes : « Nathalie Madoré >, chez Charpentier.
Hermeut (M"» Valentine), femme-auteur française, en littérature André Gérard, est née, en 1843, à Chauny (Aisne), et elle a été élevée à la Maison de Saint-Denis. Membre de la Société des gens de lettres, elle a publié : < Christiane >, conte pour l'enfance ; « Vivante et morte », id. ; < Trop jolie », roman ; < Reniée », id. ; « Envers et contre tout », id. ; « Solange », id.;
< Petite-Rose et Grande-Jeanne », conte pour l'enfance ; « L'Enfant du 26e »^ id. ; « Stella, ou jeune blanche et vieille noire » ; < Histoires et Souvenirs ». Ces deux livres sont les débuts d'André Gérard; il ont paru soua un pseudon5'me féminin: il/™* de Matigny.
Hermiujard (Aimé-Louis), écrivain suisse, né, le 7 novembre 1817, à Vevey, dans le canton de Vaud, fit ses études à l'Académie de Lausanne et se sentit dès ses premières années attiré par les écrits des Réformateurs. Le projet de recueillir leur correspondance se dessina toujours plus nettement dans son esprit. Lorsqu'il eut embrassé la carrière pédagogique, il choisit les différentes places de précepteur qu'il fut appelé à remplir en Allemagne, en Russie, en France de manière à se trouver toujours dans le voisinage des documents dont il se proposait de prendre connaissance et il amassa ainsi pendant trente ans avec une laborieuse sagacité les matériaux nécessaires pour la complétion de sa grande œuvre. Lorsqu'il vint se fixer en Suisse, d'abord à Genève, puis à Lausanne, il y fut encouragé par plusieurs amis des recherches historiques: MM. Adert, Henri Bordier, Albert Rilliet qui mirent à sa disposition les ressources de leur savoir et leurs riches bibliothèques. En 1866 parut le premier volume de cette collection digne de la famille benédectine, sympathiquement appréciée lors de son apparition par M. Guizot et qui à mesure qu'elle avance, recueille l'approbation des juges compétents. En voici le titre exact: « Correspondance des Réformateurs dans les pays de langue française, recueillie et publiée avec d'autres lettres relatives à la Réforme et des notes historiques et biographiques : Tomes I, 1512-1526; n, 1527-1531; UI, 1532-1536;