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Horviit (Arpad de), éruflit hongrois, professeur de diplomatique à l'Université de Budapest depuis 1845, et ancien bibliothécaire (de 1867 à 1877) de l'Université, membre de l'Académie des Sciences, né, en 1S20, à Pest, où il a fait son droit. Ses œuvres principales publiées en langue magyare sont : « Quelques mots sur l'organisation de la bibliothèque de l'Université de Budapest », 1876 ; « Introduction à la diplomatique », 1884; « Chronologie diplomatique », id. ; « Recueil de Facsimilés », du XI au XV siècle, 25 planches, 1883 ; « Jean Mabillon, le fondateur de la diplomatique », 1885; « Rapport », présenté en 1885 au Bureau de Statistique sur sa propre Bibliothèque ; « Traité sur l'étude do la diplomatique en Hongrie », 1886; un écrit polémique sur le même sujet, publié en 1887, etc.
Hosiius (Frédéric-Guillaume), écrivain allemand, ancien précepteur du prince héritier d'Anhalt, conseiller de la Cour d'Anhalt, bibliothécaire et président de la Société pour l'Histoire de l'Anhalt à Dessau, né, en cette ville, le 7 septembre 1827, a publié : « Spanische Volkglieder und Volksreime », 1862 ; « Amazone », tragédie, 1863; « Prinz Louis Ferdinand », id., id. ; « Rosalinde », poème, 1866; « Kriemhild », tragédie, 1871; « Absalon », tragédie, id. ; quatre recueils lyriques, en quatre vol., 1885-86 ;
< Ahasvérus von Lehndorff », 2""^ éd., 1867 ;
< Die Altorthiimer Anhalts », 1879; « F. W. Ruft », 1882; * Euphrosine », 1871, et plusieurs autres essais sur l'histoire littéraire de l'Anhalt.
Hostiuski (Oscar), écrivain d'art tchèque, professeur d'esthétique à l'Université tchèque de Prague depuis 1883, professeur d'histoire des Beaux-Arts à l'Ecole des Arts Décoratifs, depuis 1885, ancien professeur d'histoire des Beaux- Arts de 1877 à 1887, ancien professeur d'histoire de la Musique au Conservatoire de Prague de 1882 à 1886, né le 2 janvier 1848, a fait ses études à Prague, à Munich, en Italie et à Rome surtout. On lui doit, en dehors d'une biographie de Richard Wagner (1871), un livre en allemand sur le Beau-Musical (id.), des Essais sur certains problèmes d'esthétique et d'Histoire des Beaux-Arts (1867), un livre en allemand sur la Doctrine des sons musicaux (1879) : « Ueber die Bedeutung der praktischen Ideen Herbarts fur die allgemeine .^Esthetik », Prague, 1883 (traduction allemande d'une conférence en tchèque) ; le libretto de l'opéra « Nevesta Messinska » (La fiancée de Messine), composé par Zdenko Fibich, 1884 ; le libretto de l'opéra « Popelka » (Cendrillon), composé par E. Rozkosny, 1884 ; sept essais musicaux BUT Gluck, sur « Les Origines de la Musique, sur une représentation musicale à Athènes dans l'antiquité », sur « La Musique des anciens Hellènes », sur « L'Etat actuel et les tendan-
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ces de la musique tchèque », sur « Hector Berlioz », sur < La Déclamation musicale en tchèque », sur « L'Importance des arts industriels », publié à Prague de 1884 à 1887. Eu 1886, il entreprit la publication d'un « Précis d'histoire de la musique », resté inachevé.
Hostrnp (Jens Christian), poète et auteur dramatique danois, né, le 20 mars 1818, à Copenhague, a débuté, comme étudiant de théologie, par de petites pièces : « Den Tredie » et « Den Gamle Elsker », qui ont paru sous le pseudonyme de Jens Chrislrup. Suivirent: « Gjenborne » (Les "Voisins), comédie pour les étudiants, 1843; < Poetiske Skrifter », premier recueil en quatre vol. de ses poésies et de ses pièces choisies, 1852 ; « Samlede Skrifter », 1863; « Komedier », trois vol., 1876; « Eva », drame en quatre actes, 1880 ; parmi les pièces qui ont eu le plus de succès, citons : « En Spurv i Tranedands », 1846 ; « Eventyr paa Fodreisen » (Aventures d'un voyage à pied, la pièce favorite du public danois), 1847; « Tordenveir », 1851 ; « Moster og Lârling », 1852 ; « Drôm og Daad », 1854 ; « Intrigerne » ; « Soldaterlôjer » ; « Eu Nat imellem Fjeldene » ; « Ferngàsterue ». Rappelons encore son recueil de poésies : « "Visers og Vers », 1872, et deux vol. de « Prâdiker paa aile Son- og Hellgdage », 1875.
Houssaye (Arsène Hoiisset dit), illustre écrivain français, né, à Bruyères près de Laon, le 28 mars 1814, d'une vieille famille d'agriculteurs. Arrivé vers sa vingtième année à Paris, il débuta, en 1836, par deux romans : « La Couronne de bleuets », qui lui procura l'amitié de Hugo, Balzac, Karr et Gautier, et « La Pécheresse », premières révélations de ses goûts littéraires, qu'il a, depuis, de plus en plus accentués. L'amitié contractée avec Jules Janin , Théophile Gautier et Jules Sandeau, sa « Revue du Salon de 1844 » et sa « Galerie de portraits du dix-huitième siècle » (une première série en deux vol., 1844) lui firent une brillante réputation littéraire, que son « Histoire de la peinture flamande et hollandaise », en deux vol., parue en 1846, ne fit qu'augmenter malgré l'accusation de plagiat que lui lança M. Alfred Michels, dont il eut à se repentir, ayant provoqué de la part de M. H. une réponse spirituelle intitulée : « Un martyr littéraire, touchantes révélations ». Une partie de ses romans a été écrite en collaboration avec Jules Sandeau, Gautier, Dumas et Paul de Saint-Victor. En 1849, sur la recommandation de la célèbre Rachel, il fut nommé administrateur de la Comédie Française. En 1851, il composa la cantate: « L'Empire c'est la Paix », pour MU« Rachel ; en 1856, il donna ses démissions, et il fut nommé inspecteur des musées de province. La liste de ses œuvres est bien longue ; écrivain élégant, spirituel, bizarre, M. H. a une élite d'admirateurs ; l'Académie n'ayant point voulu de lui, il s'en est
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vengé de la manière la plus piquante par un livre qui a fait fortune sous le titre : « Histoire du quarante-et -unième fauteuil de l'Académie Française », où il nous décrit la réception de tous les grands écrivains français qui ont été refusés par l'Académie, depuis Descartes jusqu'à Béranger. Ses essais littéraires et artistiques resteront, sans doute, dans la littérature française. Citons : « Le Voyage à Venise », 1849 ; « Le Koi Voltaire, sa généalogie, sa jeunesse, sa cour, ses ministres, son peuple, sa d3'na3tie », 1860; « Mademoiselle La Vaillière et Madame de Montespan », 1860; « Les Femmes comme elles sont », 1861 ; « Les Femmes du temps passé », 1862 ; < Charmettes ; Jean-Jacques Russeau et Madame de Warens », 1862; « Notre Dame de Thermidor, histoire de Madame Tallien », 1867; « Histoire de Léonard de Vinci », 1869 ; « Galerie du XVIII" siècle », quatre vol., 1874-7G ; « Histoire de Madame Dubarry », 1878 ; < Les Comédiennes de Molière », 1879 ; « La Comédie française », in-folio, avec portraits, 1880; « Molière, sa femme et sa fille », id., in-folio; « Les Confessions, souvenirs d'un demi-siècle », cinq vol., 1885-83; « Le dix-huitième siècle », quatre vol.. Charpentier, 1889. Au théâtre, M. A. H. a donné, entr'autres : « Les Caprices de la Marquise », un acte, 1844 ; « La Comédie à la Fenêtre », 1852; « Mademoiselle Trente-Six Vertus », drame en cinq actes, 1875; « Les Comédiennes ». Citons, en outre, parmi ses dernières publications: « Les Charmeresses », 1878 ; « Les Larmes de Jeanne, histoire parisienne », id. ; « Les Destinées de l'âme », 1879; « L'Éventail brisé », id., deux vol. ; « Histoires romanesques », id. ; « La Robe de la Mariée », id.; une nouvelle éd. de son romau de jeunesse: « La Couronne de bleuets », 1880; « Les Princesses de la ruine », 1881; «Mademoiselle Rosa », 1882; « Les Douze Nouvelles », 1883 ; « Les Onze mille viei-ges »; « Contes pour les femmes », quatre vol., 1885; « Les Comédiens sans le savoir », 1886; « La Comédie au coin du feu », id. ; c Le Livre de minuit », 1887; « Cynthie », roman, 1888. Parmi ses recueils lyriques, citons : « Les Sentiers perdus », 1846 ; « La Poésie dans les bois » , 1845 ; « Poèmes antiques » , 1855 ; « La Symphonie des Vingt, ans », 1867 ; « Poésies complètes », 1851 ; « (Euvres poétiques », 1858 ; « Poésies : la Poésie dans les Bois, le Foin et le Blé », 1887. — Ses romans aussi ont eu un grand succès dans un certain public. Nous avons cité les premiers et les derniers. Ajoutons : « Les Aventures galantes de Margot », 1866 ; < Les Onze maîtresses délaissées », 1840, 2 vol. ; « La Vertu de Rosine », 1844 ; « Les Trois Sœurs », 1847, deux vol. ; « Philosophes et Comédiennes », 1850 ; « La Pantoufle de Cendrillon et le voyage à ma fenêtre », 1851; « Los Filles d'Eve », 1852; « Sous
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la Régence et la Terreur », id.; « Le Repentir de Marion », 1854; « Le Violon de Fraujolé », 1856; « Les Revenants », 1839, 2 vol.; « Madame de Vandeuil » 1842 ; « M"" de Kérouare », id. ; « Milla », id. ; « Marie », 1843 ; « M"'^ Mariani », 1859; « M"« Cléopatre », 1864; « Blanche et Marguerite », id. ; « Le Roman do la Duchesse », 1865; « Les Légendes de la Duchesse », id. ; « Les Grandes Dames », 1868- 70, douze volumes in-8° ; « Le Chien perdu et la Femme fusillée », 1872; « Tragique aventure de bal masqué », 1873 ; « Lucie, histoire d'une fille perdue », id. ; « Les mains pleines de roses, pleines d'or et pleines de sang », 1874; « Les Amours de ce temps-là », 1875; « Les Dianes et les Vénus », id. ; « Les Femmes du! Diable », 1876 ; « Histoire étrange d'une fille ' du monde », id. ; « Alice », 1877; « M"e Phryné »; « Les Trois Duchesses », 1867, etc. — Collectionneur passionné, érudit curieux, M. H. a fait de sa maison un véritable musée. Bibliophile intelligent, il a édité plusieurs livres rares, écrit des préfaces et des notices à des éditions élégantes, et publié une foule d'articles et essais curieux, soit sous son propre nom, soit sous des pseudonymes, tel que G. de Montheyrau-r, Alfred Mousse, Lord Pilgrim, Comte d'O. Bené de la Ferté, Pierre Dax, etc.
Honssaye (Henry), littérateur français, fils du célèbre poète et romancier Arsène Houssaye, né, à Paris, en 1848, a publié: « Apelles et la Peinture grecque », 3" éd., Didier, 1887; « Histoire d'Alcibiade et de la République athénienne depuis la mort de Périclès jusqu'à l'avènement des trente tyrans » (ouvrage couronné par l'Académie française en 1874, prix Thier.s), 5» éd., Librairie académique, Didier, 1882, 2 vol.; « Le premier Siège de Paris, an 52 avant l'ère chrétienne », Librairie Valôn, 1876 (épuisé) ; « Athènes, Rome, Paris ; L'Histoire et les Mœurs », 3« éd., Librairie, Calmann-Lévy, 1879; « Les Hommes et les Idées », 2*= éd., Calmann- Lévy, 1886; « L'Art français depuis dix ans », 2« éd., Didier, 1883; « 1814 » (histoire de la Chute de l'Empire d'après les documents d'archives) ; « Histoire de la Conquête de la Grèce par les Romains », 4 volumes, le premier vol. a paru en 1885. On doit encore à M. H. H. plusieurs mémoires intéressants ; « Mémoire sur un Vase antique du Musée du Barbakion à Athènes », Paris, 1869; « Mémoire sur le nombre des citoyens d'Athènes au V« siècle avant l'ère chrétienne » (extrait de V Annuaire dts Etudes grecques pour 1882), Didier; « La Loi agraire à Sparte », Didier. Depuis 1874, M. H. H. donne une collaboration régulière au Journal des Débats et à la Bévue des Deux Mondes. Houten (Samuel van), écrivain, économiste et député hollandais, né, le 17 février 1837, à Groninguo, a publié, entr'autres : « Traité sur la valeur », 1866; < L'avenir de nos Finances » ;