JOI
partie, Stuttgard, 1884; « Die jiingste Entwick- I Inng der Bevôlkerungs- Théorie », Vienne, 1888. I
Joigneanx (Pierre), député de la Côte-d'Or, publiciste et homme politique français, né, à Varennes (Côte-d'Or), en 1815. Il fut d'abord élève à l'École Centrale des arts et manufactures, puis il collabora activement aux journaux de Topposition soqs Louis-Philippe: Journal du Peuple, Corsaire. En 1846, il devint rédacteur en chef du Courrier de la Côte-d'Or. En 1848, directeur d"une ferme près de Châtillon sur Jure (Côte-d"Or), et fut nommé sous-commissaire du Gouvernement provisoire, puis élu à la Constituante où il siégea à la Montagne. Expulsé après le Coup d'État, M. J. continua en Belgique ses travaux agronomiques. Très versé dans les questions agricoles, il publia en France des écrits très-variés qui ont para en articles dans les journaux:^ L'Estafette, Ije Moniteur de V Agriculture, L'Echo agricole, Le Temps, Le Siècle, etc., ou en volumes. Voici parmi les ouvrages de M. P. J. ceux qui ont été le plus souvent réimprimés : « Le livre de la ferme et des maisons de campagne », 2 forts vol. grand in-8°, 1861-64 ; nouveUe éd., 1886 ; « Dictionnaire d'agriculture pratique », en collaboration avec M. Ch. Moreau, 2 vol. grand in-S" (épuisé), 1855; « Les veillées de la ferme de Tourne-Bride »; « Les champs et les prés », 1867; « Conseils aux jeunes fermiers » (épuisé); < Causeries sur l'agriculture et l'horticulture » (épuisé), 1864; « Petite école d'agriculture », 1868 ; « Petits entretiens sur la vie des champs » ; « Engrais et amendements » (épuisé), 184S; « La chimie du cultivateur » (épuisé), 1862; « L'agriculture dans la Campine », en collaboration avec M. Delobel (épuisé), 1859;
Le jardin potager », 1867; « Traité des graines de la grande et de la petite culture »,
567; « Les arbres fruitiers » (épuisé), 1857;
Conférences sur le jardinage et les arbres fruitiers », 1858; « Le jardin de l'instituteur », 2« éd., 1882; « Les choux » (épuisé), 1867;
Les cultures maraîchères pendant le siège de Paris, 1870-1871 », brochure; « Conseil à la jeune fermière », 1861 ; « Pisciculture et culture des eaux » (épuisé), 1864. Il a en outre rédigé les journaux suivants : Hevrœ agricole et industrielle de la Côte-d'Or, 1847; La Feuille du village, journal politique hebdomadaire, de 1849 jusqu'au 2 décembre 1851 ; Bulletin des conférences dans le Luxembourg belge, 1858; La Feuille du cultivateur, journal hebdomadaire, 1855 et suiv. ; Le journal de la ferme et des maisons de campagne, 1865-1866 ; Les Chroniques de Vagriculture et de l'horticulture, 1867 à 1869, 3 vol. ; La Gazette du village (rédaction agriculture), novembre, 1878, et années suivantes ; Les Éphé- •mérides Joigneaux, 1878, et années suivantes. Citons encore de lui: c Les lettres aux paysans », 2 séries (épuisé), 1850-1871; f Histoire
des paysans sous la royauté » (épuisé), 1850-51; « Les prisons de Paris par un ancien détenu » (épuisé), 1841 ; « Les chroniques de Bourgogne », 1844-45.
Jokaï (Maurice), célèbre et fécond romancier hongrois, né, le 19 février 1825, à Komorn. Il a fait ses études à Presbourg, à Papa, à Kecskemet, où le grand poète Petôfy était son camarade. Devenu avocat en 1844 à Pest, il entra en 1846 à la rédaction du Wochenblatt. La même année, il publiait son premier roman : « Hetkôznapok » (Jours de travail). En 1848, il prit une part active à la révolution hongroise, et il épousa l'actrice Rosa Laborfalyi. En 1849, il passa avec le gouvernement national à Debreczin, et il rédigea VEsti Lapok (feuille du soir) ; il était présent à la capitulation de Vilagos. Fait prisonnier par les Russes, il fut délivré par sa femme, qui le ramena à Budapest, où il vit et travaille, entouré du respect d'un peuple entier qui l'admire. Il est membre de l'Académie Hongroise et député au Parlement. En 1863, il fonda le journal Bon (La Patrie), et ensuite une feuille humoristique TJstokos (La Comète) et un journal populaire Igazmondo (Le Véridique). Ses romans, ses nouvelles et ses drames se comptent par centaines. Parmi ses romans les plus populaires, qui ont été traduits en allemand, citons: « La Rose Blanche » ; « Le monde turc en Hongrie » ; « Un Nabab hongrois » ; « Diamants » ; « Les fous par amour »; « L'homme d'or » (traduction italienne par E. Brelich, Fiume, 1882) ; < Le roman du siècle futur » ; « Eppur si muove » ; « Rab Ràby », etc. M. J. a été le collaborateur pour le partie hongroise du grand ouvrage de feu l'Archiduc Rodolphe d'Autriche sur l'Empire des Habsbourg.
Jolibois (Claude-Emile), archéologue français, né, à Chaumont-en-Bassigny, le 5 mai 1813, fît ses études au collège de sa ville natale et se consacra à l'enseignement. Professeur d'histoire au lycée de Colmar, de 1845 à, 1849, il fut mis en disponibilité à cette dernière date pour cause politique, et prit la direction du Républicain du Rhin. Au coup d'état du 2 décembre 1861, le Républicain fut supprimé et son directeur arrêté. Redevenu libre en 1853, M. J. vint à Paris et s'y livra à l'enseignement libre. Il fut nommé archiviste du département du Tarn, en 1859. Correspondant de l'Académie des Sciences et belles- lettres de Toulouse ainsi que de plusieurs autres corps savants, le congrès archéologique lui décerna une médaille de vermeil en 1863 et la ville d'Albi une médaille d'or en 1866, en récompense de ses travaux d'histoire et d'archéologie sur cette ville. M. J. a publié : « La diablerie de Chaumont », 1838; « Les chroniques de l'évêché de Langues », de J. Jacques Vignier, traduites et annotées, 1843; « L'histoire de la ville de Réthel », 1847; « Histoire
de la ville de Chaumont », 1856; « La Roue de fortune >, chronique du XVI'"» siècle, traduite et commentée », 1857 ; « La Haute-Marne ancienne et moderne », avec cartes et de nombreuses gravures dans le texte, grand in-8, à 2 col. ; < Le livre des consuls de la ville d'Albi », 1865; « Inventaire sommaire des archives communales de la ville d'Albi », 1865 ; « Notices sur les bibliothèques publiques du Tarn », 1S7Û; « Albi au moyen-âge », 1871; « Dévastation de l'Albigeois par les compagnies de Montluc », 1872; « Inventaire sommaire des archives de la ville de Gaillat », 1873 ; « Inventaire sommaire des archives départementales du Tarn », 1875, 2 vol., in-4. Outre divers mémoires sur les Archives de la Haute-Marne, sur quelques monnaies de Champagne et des notices biographiques sur Bouchardon, Guj'ard et P. A. Laloy, M J. a été chargé, en 1860, de la rédaction historique de VAnmiaire du Tarn, dont la publication continue, et il a fondé en 1876 la Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn (ancien pays d'Albigeois). M. J., officier de l'instruction publique, est correspondant du ministère pour les travaux historiques et membre non résidant du comité des Beaux-Arts des départements.
Joliet (Charles), très-fécond littérateur français, ancien employé au ministère des finances, né à Saint-Hippolyte-sur-le-Doubs (Jura), en 1832. Il a collaboré, depuis 1854, à la plupart des journaux de Paris, dans lesquels il a publié plus de dix mille articles. Parmi les principaux ouvrages de M. Charles Joliet, citons des romans (dont plusieurs ont eu l'honneur de nombreuses éditions, la plupart chez Dentu et Calmann Lévy) : « Le Roman de Deux jeunes mariés »; « Une Reine de Petite Ville » ; « Les Romans patriotiques »; « L'Occupation »; « Les Fils d'amour » ; « Les Romans révolutionnaires : l" Martyr — 2° Frédérique » ; « La Novice de Trianon »; « Trois Hulans »; « Fanfinette » ; « La Foire aux Chagrins » ; < Bérengère » ; < La Vicomtesse de Jussey »; « Les Filles d'Enfer » ; « Diane » : « Carmagnole » ; « Jeune Ménage » ; « Roche d'or » ; « La Balle de cuivre » ; < Vipère » ; « Aurore » ; « La Fontaine d'amour »; « Pénélope et Phryné »; « Le Crime du Pont de Chatou »; * La Reine Mathikle »; « Les mains blanches »; « I.e capitaine Harold »; « Mademoiselle Volland ». Usant du privilège des conteurs, M. J. a essayé de faire revivre l'amie de Diderot, il a ravivé les traits, les costumes, les manières, le stj'le de l'héroïne, en évoquant autour d'elle les principaux personnages de cette époque unique qui a fait dire : « Celui qui n'a pas vécu au dixhuitième siècle ne connaît pas la douceur de vivre ». « Roman incohérent »; des nouvelles : « Romans microsco})iques » ; « Mademoiselle
Chérubin » ; « Le train des Maris », reparu eu 1887, sous le titre de « Papiers de famille ». Ces romans microscopiques sont de jolies historiettes finement racontées. Chacune se compose de deux ou trois scènes fort simples dont les détails choisis et rendus avec délicatesse, produisent un intérêt saisissant. « Une lettre ij] anonyme » ; « Antoinette » ; « Singulier suicide » ; « Les Vicissitudes d'une pièce fausse »; < L'enlèvement des Sabines » ; « Un roman dans les annonces du Times » ; « Le bureau de tabac » ; « Un mariage platonique » ; « Le cadavre » ; « Le Démon du vol »; « Le Roman d'un officier » ; « Une tête de Greuze »; < Pervenche » ; « Une lettre volée »; « Le Paradis terrestre » ; « Un lys » ; « Le Mariage à la roulette » ; € Les Fées des Neiges » ; « La République de Platon » ; « La Revanche d'une Provinciale » ; « L'Ane de Buridan » ; « La table tournante » ; « Numéro gagnant »; « L' École des Amoureux » ; « La nuit des larmes »; « Béatrix » ; « Les grandes amoureuses: La Fornarine » ; « La grande poupée », (Bulletin de la Société des gens de Lettres, octobre 1882) ; des poésies: « Les Athéniennes », Alphonse Lemerre, 1866 ; « Aux' poètes morts ». Ces stances figurent dans le volume de poésies intitulé : Le Tombeau de Théophile Gantier, A. Lemerre, 1873 ; « Aimée Desclée », stances lues à l'inattguration du tombeau d'Aimée Desclée au cimitière du Père-Lachaise, le 9 mars 1875; « Nouvelles Athéniennes », 1889; des pièces de théâtre: « La Bougie rose », comédie en un acte, en prose, 1865 ; « Don Carlos », fragments, interprétation libre du drame de Schiller; « La pluie », comédie en un acte, en prose; « La Grand'Mère », comédie en un acte en prose; « Le Mariage d'Alceste », comédie en un acte, en vers ; « L'Ane de Buridan », comédie en un acte en prose; « La Loge de Molière », drame inédit en un acte en vers, lu à la Comédie française le 12 décembre 1878; « Molière », stances dites à l'occasion du 267» anniversaire de la naissance de Molière par M""^ Sarah Bernhardt (la comédie légère) et M'"» Lloyd (la grande comédie), P. Ollendorff, 1878 ; « Les Pays imaginaires », écrit inédit en collaboration avec H. Cogniard, 1877 ; « Le Bon fermier de Franconville », libretto en un acte, inédit, d'un opéra comique posthume de Félicien David, juillet 1881 ; « Le Médecin des dames »; « Théâtre », comédies, 1 vol., 1889; des ouvrages divers : « La Vie Parisienne » ; « Mille nouvelles à la main », Marpon et Flammarion, 1884 ; « Curiosités des lettres, des arts, et des sciences », A. Firuiin Didot, id. ; « Mille jeux d'Esprit », Hachette, 1882; « Les pseudonymes du jour », 1" éd. 1867, dernière éd., E. Dentu, 1883. Ce travail est le premier en date, après celui de Quésord. Depuis 1860, M. J. a collectionné les pseudonymes contemporains.
('et ouvrage anecdotique n'a rien de la séchera d'une aride nomenclature. Il renferme des s et des documents communiqués directer par les masques et les domiuos dévoilés -:;■ la littérature, des arts, des sciences, de la politique, qui se rencontrent dans cette ga- 1- rie. Le livre est aussi attraj-ant pour les gens monde que pour les lettrés : « Les nouveaux 1 lonymes du jour », publiés dans V Illustra- . une série encore inédite, et les « Pseudo- I.; .ues étrangers », seront fondus dans une édit; Il nouvelle en préparation; « L'Esprit de Diacrot », collection Hetzel et Michel Lévy frères, 1S60, épuisé ; des mémoires : « Les Mémoires de Charles Joliet », qui sont tous prêts et qui formeront sept séries ; des brochures : « Le livre noir >, 1868 ; € Le livre rouge », id.; « La Société des gens de lettres », Alphonse Lemerre, id. (abrégé de l'Histoire de la Société des Gens de Lettres, de ses transformations, de son fonctionnement et de son avenir) ; « Les Budgets parisiens », 1877; « Le Congrès de Londres », 1880; des ouvrages collectifs: « Les Emaux do Petitot »; « Christine de Suède. Gaston d'Orléans »; « L'album des bêtes à l'usage des gens d'esprit », Hetzel, 1863 ; « Paris-Guide », 1867 ; dans le 2" volume intitulé: La Vie, Le Chapitre, Les Ressources d'un bachelier de province à Paris; « Guide de l'étranger à Paris » ; « L'hôtel du Louvre » (dans les Guide-Joanne) et « L'Exposition universelle de 1878 » (dans les volumes du Comité '^ : la Société des Gens des Lettres); < Robin- ■ (dans En Petit Comité), 1880; « Mémoilun chinois » (dans Chacun la sienne) : « L'enfance abandonnée » (dans Entre . 1885; « Eurêka », poème (dans Comme Xicolet), 1885 ; « Une Promenade dans le Sahara », notice sur la vie et les ouvrages de Charles Lagarde ; « Almanach comique », Paguerre, 1874-1880, Variétés; « Almanach prophétique », Pion, 1879-1880, chez A. Lacroix, 1874- 1875; M. J. a publié: Les femmes de la Bible, Rébecca, Ruth, La femme de Putiphar, L'O- Ij'mpe, Les Decius, Les Muses, Athènes, Les Maîtresses d'Alcibiade, Phryné, Rome, Sabine, Les femmes des Douze Césars, Les amoureuses de TibuUe, Lesbie, Cynthie; — Allemagne: Les amoureuses de Goethe, La Princesse Palatine ;
— Angleterre: Les femmes de Henri VIII; — Danemark: La Reine Mathilde ; — Espagne: Gitana ; — Italie : La Joconde, Flaminia ; — Portugal: Maria Alcat'orada, la Religieuse portugaise; — Russie: Catherine, Nadèze, Liska; — Suède; Christine de Suède; — Suisse: L'amie de Lavater; — Turquie: Mademoiselle Aissé;
— Asie : Nébuleuse ; — Afrique : Émeraude, La Fille du Soleil ; — Amérique : La Périchole ; — Océanie : La Vénus cuivrée ; — France: Odette, Loyse Labé, la helle Cordiere, La belle Feronuière, Les Favorites de Henri IV, La Reine
Margot, Madame de Motteville, La Grande Mademoiselle, Les Nièces de Mazarin, Les Filles de Louis XV, Mademoiselle Contât, Sophie Arnould, Madame de Warens, Madame d'Houdetot, Madame d'Epinay, Thérèse Lavasseur (J.-J. Rousseau), Mademoiselle Voland, Madame de Puisieux, Annette Champion (Diderot), Mademoiselle Lenormand, Aimée Desclèe (chaque étude forme une livraison).
Jolin (Jean-Christophe, connu aussi sous les pseudonymes Jo. Jo. et Nicke Nubh), auteur dramatique et nouvelliste suédois, né, le 28 décembre 1818, à Stockholm, a étudié à Upsal. Il débuta comme acteur et comme poète ; ses deux poèmes : « Borgruinen », 1844 et « Fjellbruden », 1845, ont été couronnés. La même année, il débutait au théâtre comme auteur et comme acteur dans sa pièce : « En komedi », plusieurs fois représentée depuis. Il resta au théâtre jusqu'en 1857, année dans laquelle il obtint la direction de l'Ecole dramatique. Parmi ses quarante pièces de théâtre, citons : « Mâster Smith », 1840, traduit en allemand; « Barnhusbarnen », 1849; « Strid och Seger », 1850; « Veteranen », 1857; « Ung Hanses Dotter », 1860; « Smâdeskrifvaren », 1863; « Mammas gosse », id. ; « Mjolnarifroken », 1865 ; « Ett minnesblad ». Plusieurs de ces pièces ont été remaniées en danois, en norvégien et en anglais. Parmi ses nouvelles, citons : « AfFâllingarna » ; « Rosen bland kamellior » ; « Eremiten » ; * Vinglaren » ; « Konstnâr eÛer handverkare »; « Smâ beràttelser ». Depuis 1882, il publie à Stockholm l'édition de ses nombreux écrits. Il est secrétaire de la Société patriotique.
Jollivet (Gaston), journaliste et littérateur français, né, à Paris, le 18 octobre 1842. Il est fils de M. Adolphe J., député d'Ille-et--Vilaine, délégué de la Martinique, qui fut tué le 24 février 1848, sur la place de la Concorde à Paris, lors de l'insurrection. M. G. J. a fait ses études au.x Lycées Louis-le-Grand et Napoléon ; il a fait son droit et prêté serment d'avocat. Nommé en janvier 1870 chef de bureau au ministère des Beaux-Arts, il a donné sa démission au 4 septembre. Il a été blessé d'une balle au bras le 23 mars 1871, en luttant contre la Commune. Comme journaliste-chroniqueur, M. G. J. a appartenu à la rédaction du Gaulois et du Clairon; il est actuellement chroniqueur au Figaro, au Matin, au Paris Illustré. Il a publié : « Nos petits grands hommes », in-12, Dentu, 1884.
Jolly (Jules), éminent orientaliste allemand, professeur de sanscrit et de grammaire comliarée à l'Université d'Erlangen, membre de l'Académie des Sciences de Munich, né, le 28 décembre 1849, à Heidelberg, a fait ses études à Munich, Berlin et Leipzig; ancien professeur à Wurzbourg et à Calcutta, il a fait un long séjour à Londres pour étudier les manuscrits sanscrits, et à Calcutta. Sa spécialité est la juris-
de la ville de Chaumont », 1856 ; « La Roue de fortune », chronique du XVl™» siècle, traduite et commentée », 1857 ; « La Haute-Marne ancienne et moderne », avec cartes et de nombreuses gravures dans le texte, grand in-8, à 2 col. ; « Le livre des consuls de la ville d'Albi », 1865; « Inventaire sommaire des archives communales de la ville d'Albi », 1865 ; « Notices sur les bibliothèques publiques du Tarn », 1870 ; « Albi au moyen-âge », 1871 ; < Dévastation de l'Albigeois par les compagnies de Montluc », 1872; « Inventaire sommaire des archives de la ville de Gaillat », 1873 ; « Inventaire sommaire des archives départementales du Tarn », 1875, 2 vol., in-4. Outre divers mémoires sur les Archives de la Haute-Marne, sur quelques monnaies de Champagne et des notices biographiques sur Bouchardon, Guj^ard et P. A. Laloy, M J. a été chargé, en 1860, de la rédaction historique de VAnniiaire du Tarn, dont la publication continue, et il a fondé en 187G la Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn (ancien pays d'Albigeois). M. J., officier de l'instruction publique, est correspondant du ministère pour les travaux historiques et membre non résidant du comité des Beaux-Arts des départements.
Joliet (Charles), très-fécond littérateur franç:ùs, ancien employé au ministère des finances, né à Saint-Hippolyte-sur-le-Doubs (Jura), en 1832. Il a collaboré, depuis 1854, à la plupart des journaux de Paris, dans lesquels il a publié plus de dix mille articles. Parmi les principaux ouvrages de M. Charles Joliet, citons des romans (dont plusieurs ont eu l'honneur de nombreuses éditions, la plupart chez Dentu et Calmann Lévj') : « Le Roman de Deux jeunes mariés »; « Une Reine de Petite Ville » ; « Les Romans patriotiques » ; « L'Occupation »; « Les Fils d'amour » ; « Les Romans révolutionnaires : 1° Martyr — 2° Frédérique » ; « La Novice de Trianon »; « Trois Hulans »; « Fanfinette » ; « La Foire aux Chagrins » ; « Bérengère » ; « La Vicomtesse de Jussey »; « Les Filles d'Enfer » ; « Diane » : « Carmagnole » ; « Jeune Ménage » ; « Roche d'or » ; « La Balle de cuivre » ; « Vipère » ; « Aurore » ; « La Fontaine d'amour »; « Pénélope et Phryné »; « Le Crime du Pont de Chatou »; « La Reine Mathilde »; « Les mains blanches »; « Le capitaine Harold » ; « Mademoiselle Volland ». Usant du privilège des conteurs, M. J. a essayé de faire revivre l'amie de Diderot, il a ravivé les traits, les costumes, les manières, le stj'le de l'héroïne, en évoquant autour d'elle les principaux personnages de cette époque unique qui a fait dire : « Celui qui n'a pas vécu au dishuitième siècle ne connaît pas la douceur de vivre ». « Roman incohérent »; des nouvelles : « Romans microscopiques » ; « Mademoiselle
Chérubin »; « Le train des Maris », reparu en 1887, sous le titre de « Papiers de famille ». Ces romans microscopiques sont de jolies historiettes finement racontées. Chacune se compose de deux ou trois scènes fort simples dont les détails choisis et rendus avec délicatesse, produisent un intérêt saisissant. « Une lettre anonyme » ; « Antoinette » ; « Singulier suicide » ; « Les Vicissitudes d'une pièce fausse »; « L'enlèvement des Sabines » ; « Un roman dans les annonces du Times » ; « Le bureau de tabac » ; « Un mariage platonique » ; « Le cadavre »; « Le Démon du vol »; « Le Roman d'un officier » ; « Une tête de Greuze *f « Pervenche » ; « Une lettre volée »; « Le Paradis terrestre » ; « Un lys » ; « Le Mariage à la roulette » ; « Les Fées des Neiges » ; « La République de Platon » ; « La Revanche d'une Provinciale » ; « L'Ane de Buridan » ; « La table tournante » ; « Numéro gagnant »; « L' Ecole des Amoureux » ; « La nuit dea larmes »; « Béatrix » ; < Les grandes amoureuses : La Fornarine » ; « La grande poupée », {Bulletin de la Société des gens de Lettres, octobre 1882) ; des poésies: « Les Athéniennes », Alphonse Lemerre, 1866 ; « Aux' poètes morts ». Ces stances figurent dans le volume de poésies intitulé : Le Tombeau de Théophile Gautier, A. Lemerre, 1873; « Aimée Desclée », stances lues à l'inauguration du tombeau d'Aimée Desciée au cimitière du Père-Lachaise, le 9 mars 1875; « Nouvelles Athéniennes », 1889; des pièces de théâtre: « La Bougie rose », comédie en un acte, en prose, 1865 ; « Don Carlos », fragments, interprétation libre du drame de Schiller ; « La pluie », comédie en un acte, en prose; « La Grand'Mère », comédie en un acte en prose; « Le Mariage d'Alceste », comédie en un acte, en vers ; « L'Ane de Buridan », comédie en un acte en prose; « La Loge de Molière », drame inédit en un acte en vers, lu à la Comédie française le 12 décembre 1878; « Molière », stances dites à l'occasion du 267* anniversaire de la naissance de Molière par M""= Sarah Bernhardt (la comédie légère) et M">« Lloyd (la grande comédie), P. Ollendorff, 1878 ; « Les Pays imaginaires », écrit inédit en collaboration avec H. Cogniard, 1877 ; « Le Bon fermier de Franconville », libretto en un acte, inédit, d'un opéra comique posthume de Félicien David, juillet 1881 ; « IjC Médecin des dames »; « Théâtre », comédies, 1 vol., 1889; des ouvrages divers : « La Vie Parisienne » ; « Mille nouvelles à la main », Marpon et Flammarion, 1884 ; « Curiosités des lettres, des arts, et des sciences », A. Firmin Didot, id. ; « Mille jeux d'Esprit », Hachette, 1882; « Les pseudonymes du jour », 1" éd. 1867, dernière éd., E. Dentu, 1883. Ce travail est le premier en date, après celui de Quésord. Depuis 1860, M. J. I a collectionné les pseudonymes contemporains.
Cet ouvrage anecdotique n'a rien de la séche- !■ 3se d'une aride nomenclature. Il renferme des lettres et des documents communiqués directela-nt par les masques et les dominos dévoilés ik' la littérature, des arts, des sciences, de li politique, qui se rencontreut dans cette galerie. Le livre est aussi attraj-ant pour les gens lia monde que pour les lettrés : « Les nouveaux pseudonymes du jour », publiés dans Vlllustra- ''' -d, une série encore inédite, et les « Pseudoiies étrangers », seront fondus dans une édi- .1 nouvelle en préparation; « L'Esprit de Di- . t », collection Hetzel et Michel Lév}' frères, •i ', épuisé ; des mémoires : « Les Mémoires l 'harles Joliet », qui sont tous prêts et qui .-.lUL-ront sept séries; des brochures: « Le livre noir >, 1868 ; « Le livre rouge », id.; « La Société des gens de lettres », Alphonse Lemerre, id. (abrégé de l'Histoire de la Société des Gens de Lettres, de ses transformations, de son fonctionnement et de sou avenir) : « Les Budgets parisiens », 1S77; « Le Congrès de Londres », 1880; des ouvrages collectifs: « Les Émaux de Petitot »; « Christine de Suède. Gaston d'Orléans »; « L'album des bêtes à Tusage des gens d'esprit », Hetzel, 1863 ; « Paris-Guide », 1867 ; dans le 2« volume intitulé: La Vie, Le Chapitre, Les Ressources d'un bachelier de province à Paris; « Guide de l'étranger à Paris » ; « L'hôtel du Louvre » (dans les Guide-Joanne) et « L'Exposition universelle de 1878 » (dans les volumes du Comité r''^ la Société des Gens des Lettres); « Robin- ;. (dans En Petit Comité), 1880; « Mémoil'un chinois » (dans Chacun la sienne) 1--1; « L'enfance abandonnée » (dans Entre ri,,.,'.si, 1885; « Eurêka », poème (dans Comme r/,. i Nicolet), 1885 ; « Une Promenade dans le Sahara », notice sur la vie et les ouvrages de Charles Lagarde ; « Almanach comique », Paguerre, 1874-1880, Variétés; « Almanach prophétique »,Plon, 1879-1880, chez A. Lacroix, 1874- 1875; M. J. a publié: Les femmes de la Bible, Rébecca, Ruth, La femme de Putiphar, L'Olympe, Les Decius, Les Muses, Athènes, Les ]\Iaitresses d'Alcibiade, Phryné, Rome, Sabine, Les femmes des Douze Césars, Les amoureuses de Ti'ouUe, Lesbie, Cynthie; — Allemagne: Les amoureuses de Goethe, La Princesse Palatine;
— Angleterre: Les femmes de Henri VIII; — Danemark: La Reine Mathildo ; — Espagne: Gitana ; — Italie : La Joconde, Plaminia ; — Portugal: Maria Alcaforada, la Religieuse portugaise; — Russie: Catherine, Nadèze, Liska; — Suède: Christine de Suède; — Suisse: L'amie de Lavât er; — Turquie: Mademoiselle Aissé;
— Asie : Nébuleuse ; — Afrique : Emeraude, La Fille du Soleil ; — Amérique : La Périchole ; — Océanie : La Vénus cuivrée ; — France: Odette, Loyse Labé, la belle Cordière, La belle Feronnière,, Les Favorites de Henri IV, La Reine
Margot, Madame de Motteville, La Grande Mademoiselle, Les Nièces de Mazarin, Les Filles de Louis XV, Mademoiselle Contât, Sophie Arnould, Madame de Wareus, Madame d'Houdetot, Madame d'Epinay, Thérèse Lavasseur (J.-J. Rousseau), Mademoiselle Voland, Madame de Puisieux, Aunette Champion (Diderot), Mademoiselle Lenormand, Aimée Desclèe (chaque étude forme une livraison).
Joliu (Jean-Christophe, connu aussi sous les pseudonymes Jo. Jo. et Nicke Nubb), auteur dramatique et nouvelliste suédois, né, le 28 décembre 1818, à Stockholm, a étudié à Upsal. Il débuta comme acteur et comme poète ; ses deux poèmes : « Borgruinen », 1844 et « Fjellbruden », 1845, ont été couronnés. La même année, il débutait au théâtre comme auteur et comme acteur dans sa pièce : « En komedi », plusieurs fois représentée depuis. Il resta au théâtre jusqu'en 1857, année dans laquelle il obtint la direction de l'Ecole dramatique. Parmi ses quarante pièces de théâtre, citons : « Màster Smith », 1840, traduit en allemand ; « Barnhusbarnen », 1849; « Strid och Seger », 1850; « Veteranen », 1857 ; « Ung Hanses Dotter », 1860; « Smâdeskrifvaren », 1863; « Mammas gosse », id. ; « Mjolnarifroken », 1865 ; « Ett minnesblad ». Plusieurs de ces pièces ont été remaniées en danois, en norvégien et en anglais. Parmi ses nouvelles, citons : * Affâllingarna » ; « Rosen bland kamellior » ; « Eremiten » ; < Vinglaren » ; « Konstnâr eUer handverkare »; « Smà berâttelser ». Depuis 1882, il publie à Stockholm l'édition de ses nombreux écrits. Il est secrétaire de la Société patriotique.
JolIiFet (Gaston), journaliste et littérateur français, né, à Paris, le 18 octobre 1842. Il est fils de M. Adolphe J., député d'IUe-et-Vilaine, délégué de la Martinique, qui fut tué le 24 février 1848, sur la place de la Concorde à Paris, lors de l'insurrection. M. G. J. a fait ses études aux Lycées Louis-le-Grand et Napoléon ; il a fait son droit et prêté serment d'avocat. Nommé en janvier 1870 chef de bureau au ministère des Beaux-Arts, il a donné sa démission au 4 septembre. Il a été blessé d'une balle au bras le 23 mars 1871, en luttant contre la Commune. Comme journaliste-chroniqueur, M. G. J. a appartenu à la rédaction du Gaulois et du Clairon; il est actuellement chroniqueur au Figaro, au Matin, au Paris Illustré. Il a publié : « Nos petits grands hommes », in-12, Dentu, 1884.
Jolly (Jules), éminent orientaliste allemand, professeur de sanscrit et de grammaire comparée à l'Université d'Erlacgen , membre de l'Académie des Sciences de Munich, né, le 28 décembre 1849, à Heidelberg, a fait ses études à Munich, Berlin et Leipzig; ancien professeur à Wurzbourg et à Calcutta, il a fait un long séjour à Londres pour étudier les manuscrits sanscrits, et à Calcutta. Sa spécialité est la juris-
prudence indienne. On lui doit: < Ein Kapitel vergleichonder Sj-ntax », Munich, 1872; « Gesohichte des Infinitivs irn Indogermanischeu », id., 1874; « Die Sprachwissenschaft. Whitney Vorlesungen bearbeitet und erweitert », id., 1874; « Ueber die weltliche Stellung der Frauen bei den alten Inden », id., 1876; « The Institutes of Nârada, translated from the unpnblished Sanskrit original », London, 1876; « The Institutes of Vishuu », ils forment le septième vol. des Saered Books oj the East, Oxford, 1880 ; « Vishnusmriti », Calcutta 1881; « Outlines of an History of the Hindu Law », Calcutta, 1885; « The Institutes of Nârada », id., 1885; « Mânava Dharmasâstra », Londres, 1887 ; « Mànutikâsangraho », Calcutta, 1885 et années suivantes.
Joly (Henri), professeur, publiciste et philosophe français, né le 10 décembre 1839. Ancien élève de l'École normale supérieure, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Dijon en 1871, doyen de ladite Faculté en 1878, nommé doyen honoraire en 1885. Suppléant de M. Caro à la Sorbonne en 1881-82 et 1882-83; chargé du cours complémentaire et maître de conférences à la Sorbonne, de 1883 à 1886 chargé, en 1886, d'une conférence de psychologie appliquée à l'éducation près l'Ecole Normale des jeunes filles, M. H. J. est actuellement, depuis 1886, suppléant de M. Ad. Franck au Collège de France. M. J. a collaboré à plusieurs revues philosophiques et littéraires. Parmi ses principaux articles, nous citerons : « Un prédécesseur de Darwin », Bévue littéraire (1869); < La Physique sociale », Revue Scientifique (1872) ; « Les Problèmes de morale sociale », Revue littéraire (1877) ; « M. Pasteur, les microbes et la clinique », essai de philosophie médicale ; « Les récentes discussions de l'Académie de Médecine » (deux articles de la Nouvelle Revue, !«■■ août 1884 et 15 août 1886) ; « Le Mouvement philosophique » (même Revue, 15 mars 1887) ; « La Sensibilité et le Mouvement » (deux articles de la Revue Philosophique d'août et septembre 1886). M. H. J. a publié séparément : « L'Instinct, ses rapports avec la Vie et avec l'Intelligence », essai de psychologie comparée; ouvrage couronné par l'Académie française, !"'« éd., Paris, Thorin, 1870 ; 2'"» éd., 1873 ; « L'Imagination », étude psychologique, 1 vol., id.. Hachette, 1''^ éd., 1877; 2'"e éd., 1883 ; « Psychologie comparée : L'Homme et l'Animal », ouvrage couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques, id., id., l" éd., 1877; 2™« éd., 1886; « Psychologie des Grands Hommes », précédée d'une leçon sur la méthode et les principes de la psychologie comparée », id., id., l" éd., 1883; 2""= éd., 1889; « Cours de philosophie », id., Delalain, 8» éd. ; « Eléments de morale et Eléments de Philosophie scientifique », id., id.; « Notions de Pédagogie », id., id.
JON Joly (Louis-Eléonore) , publiciste français, rédacteur en chef du Moniteur Universel, né, à Jouarre (Seine-et-Marne), le 9 mars 1837. H est fils d'un officier du premier Empire. Il a publié, en 1863, chez Garnier frères, un livre iatitulé : « Du principe des nationalités » ; ea 1866, à la même librairie : « Du Romantisme politique » ; les deux ouvrages sont consacrés combattre la politique des nationalités. M. L, a publié encore, à la même librairie : « La P( dération, seule forme de la décentralisation di les démocraties », 1866. M. L. J. a débuté d; la presse au Journal de Paris en 1870 ; il tinué d'y écrire jusqu'en 1886. Il est entré Moniteur Universel en 1877. Il a constamm( défendu la cause de la monarchie constitutio; nelle, traditionnelle dans son principe moderni
Jones (Thomas-Wharton), physiologi glais, membre étranger des Sociétés Médicalei de Vienne et de Copenhague et de la Société de Biologie de Paris, né en 1808, a fait ses études à Edimbourg. Ancien professeur d'ophtalmologie et de chirurgie à l'Université de Londres, il s'est retiré depuis longtemps à Ventnor. On lui doit, en dehors de ses nombreux essais (celui, entr'autres, sur l'inflammation qui gagna le prix Ashley-Cooper) : « The Physiology of Body, Sensé and Mind » ; « Failure of Sight from Railway and others Injuries of the Spine and Head, its nature and treatment », 1869. Il a fait plusieurs découvertes, entr'autres, celle sur le mécanisme des vases extrêmes et s\ir la circulation du sang dans ces vases, en décrivant les phénomènes des procédés inflammatoires.
Jonnesco-Crion (Georges-Jean), écrivain roumain, rédacteur du Romanul à Bucarest, doctem--ès-lettres, publiciste et professeur, né, le 26 octobre 1857, à Pitesci, capitale du district de l'Argesch, fit ses premières études à Bucarest, au vieux lycée de Saint-Sabas. Bachelier ès-lettres et ès-sciences de l'Université de Bucarest, il termina ses études à la faculté de lettres de Paris et en Belgique. Après un court séjour en Allemagne, dont il visita les villes universitaires, il rentra en Roumanie à la rédaction du Romanul. On lui doit, entr'autres : « Louis XIV et Constantin Brancovan », Bucarest, 1884, essai sur les relations diplomatiques de la France avec l'Orient européen, d'après les documents des Archives du Ministère des affaires étrangères de Paris ; < Du pittoresque dans les chroniques roumaines », id., 1885; « De l'Enthousiasme dans la génération passée », id., 1887; « Études historiques », 1888, d'après les anciens chroniqueurs roumains et les documents les plus récents. M. J.-G. a traduit de l'allemand en 1887 Astra, roman de Dito et Idem (S. M. la Reine Elisabeth de Roumanie et M'<"^ Kremnitz), et les Nouvelles intitulées: Ilandzeichnungen de Carmen Sylva (S. M. la Reine de Roumanie).