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de l'Art, 1886 ; « Hector Berlioz, sa vie et ses œuvres, ouvrage orné de 14 litliogi-apliies originales par L. Fantin-Latour, de 12 portraits de Hector Berlioz, de 3 planches hors texte et de 122 gravures, scènes théâtrales, caricatures, portraits d'artistes, etc. », id., 1888.
Jiindt (Auguste), théologien et historien ecclésiastique alsacien, né, à Strasbourg, le 18 juillet 1848, étudia la théologie et en particulier l'histoire ecclésiastique sous la direction du professeur Charles Schmidt et prit ses grades de bachelier à Strasbourg (1871) , de licencié à Montauban (1875), de docteur à Paris (1879). La carrière de l'enseignement s'ouvrit devant lui : en 1872 il fut nommé professeur au gj'mnase protestant de sa ville natale, en 1883 maître de conférences à la Faculté de théologie réformée de Paris. Les ouvrages de M. J., presque tous relatifs à l'histoire de TEglise pendant la période du moyen-âge, sont les suivants : « Essai sur le mysticisme spéculatif de maître Eckart », thèse pour le baccalauréat, 1871 ; « Guillaume de Honstein, évêque de Strasbourg », 1872 ; « Histoire du panthéisme populaire au moyenâge et au XVI'^ siècle, suivie de pièces inédites concernant les Frères du Libre Esprit, maître Eckart et les Libertins spirituels » ; « Argumentandi ratio qua ad defendendam adversus gentes christianam religionem Q. F. Tertullianus usus est exponitur et œstimatur », 1875, thèse pour la licence ; « Les précurseurs de Jean Huss au XIV* siècle », 1877 ; « Les Amis de Dieu au X1V« siècle », 1879, thèse de doctorat; « Les représentations dramatiques au gymnase de Strasbourg, un essai sur l'histoire du drame scolaire aux XVI« et XVII^ siècles », 1882, en allemand ; « Les centuries de Magdebourg ou la Renaissance de l'historiographie ecclésiastique au XVI siècle », 1888, leçon d'ouverture. M. J. a de plus fourni des articles estimés à VEncyclopédie des Sciences religieuses, à V Encyclopédie de Herzog, à la Revue Théologique de Montauban, à la Revue d'Alsace.
imig (Jules), historien autrichien, professeur d'histoire à l'Université de Prague, né en 1851 ; on lui doit : « Rômer und Romanen in den Donaulàndern », Innsbruck, 1877, 2» éd., 1887 ; « Die romanischen Landschafteu des rômischeu Reiches », Innsbruck, 1881; « Die provincite inermes des rômischen Reiches », 1874; « Die Anfânge der Romanen », 1876; « Die Bevôlkerungsverhàltnisse des rômischen Reiches », 1879 ; « Zur AVùrdigung der agrarischen Verhàltnisse in der rômischen Kaiserzeit », 1879; « Geographisch- historisches bei Procopius von Càsarea », 1883;" « Die letzen Jahre des Tiberius », 1884; < Die Germanen an der Donau und das rômische Reich », 1885.
Jongliaus (Sophie), femme-auteur allemande, née, le 3 décembre, à Casse', mariée à Rome avec Joseph Schuhmaun, professeur à l'Institut
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Technique de Rome, mais depuis 1878 résidante de nouveau à Cassel et maintenant à Wiesbaden. Parmi ses romans, citons : « Kâthe », 1876, 2 vol. ; « Haus Eckberg », id., 2 vol. ; parmi ses recueils de nouvelles : « Verflossene Stonden », 1871 ; « Freudvoll und leidvoll », 1873y € Orsanna », 1880; « Die Gàste der Madame Santines », 1884 ; « Helldunkel », 1885 ; « Die Amerikanerin », 1886; plusieurs de ces ouvrages ont été traduits en langues étrangères.
Juuker ( Wassili-Wassiliévitch), voyageur russe en Afrique, banquier à Saint-Pétersbourg, né, à Moscou, en 1839. Il a voyagé en Afrique et publié une description intéressante de son voyage.
Jniiqueiro (Abilio-Manuel), poète portugais, né en 1850, député aux Certes, auteur des deux poèmes : « A Morte de D. Joâo » et « A Morte de Jeovah » — Voir Guerra.
Jurasz (Antoine-Stanislas), médecin polonais, professeur à l'Université de Heidelberg, né, le 24 novembre 1847, à Splawie en Posnanie, a fait ses études à Greifswald et à Wurtzbourg; aj'ant pris part comme médecin militaire à la campagne franco-allemande de 1870-71, il y reçut la décoration de la croix de fer; spécialiste pour les maladies de la gorge et du nez, il a publié : < Untersuchungen ûbor die Eiuwirkung der Galle und der Gallen- saeuren auf die Blutkôrperchen », Greifswald, 1871; « Ueber die Wirkungen des salzsauren Apomorphin », 1875; « Zur Statistik der crouposen Pneumonie », 1874; « Gelsemiuns sempervirens als antineuralgisches Mittel », 1875; « Ueber das Aufrechtstellen und Fixiren des Kehldeckels », 1876; « Das syatolische Hirngeràusch der Kinder », Heidelberg, 1877; « Laryugoskopia i choroby krtani », en polonais, Cracovie, 1878; « Ueber die Sensibilitaetsneurosen des Rachens und des Kehlkopfes », Leipzig, 1881; des essais nombreux dans les revues allemandes et polonaises.
JUrgensen (Théodore), médecin allemand, d'origine Scandinave, né en 1840, professeur pour les maladies des enfants à l'Université de Tubingue, a publié, entr'autres : « Klinische Studien iiber die Behandlung des Abdominaltyphus mittels des kalten Wassers », Leipzig, 1866; « Die Kôrperwàrme des gesunden Menschen », Leipzig, 1873; « Croupôse Pneumonie », Tubingue, 1883; « Lehrbuch der speciellen Pathologie und Thérapie », Leipzig, 1886.
Jnsti (Charles), esthéticien allemand, professeur d'histoire de l'art à l'Université de Bonn depuis 1873, né, à Marbourg, le 2 août 1832, a publié : « Die asthetitischen Elemente in der Platonischen Philosophie », Marbourg, 18G0; « Dante iind die gôttliche Comôdie », id., 1862; « Winkelmann, sein Leben, seine Werke und seine Zeitgenossen », deux vol., Leipzig, 1866- 72; < Die \'erklarung Christi, Gemuide Ra-
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pliaîls in der Pinakothek des Vatican », Leipzig, 1870.
Jiisti (Ferdinand), illustre orientaliste allemand, frère du précédent, professeur de grammaire comparée à l'Université de Marboiirg, disciple do Gildemeister, Ewald, Benfey, Sauppe et autres célèbres orientalistes, est né, à Marbourg, le 2 juin 1837. Ses travaux, et, en particulier, ceux qui concernent la philologie et l'histoire des peuples iraniens lui ont procuré une réputation brillante dans le monde scientifique européen. Parmi ses publications, citons : « Ueber die Zusammensetzung der Nomina in den indogermanischen Sprachen », 1861; « Handbueh der Zendsprache », 18G4; « Der Buudehesch », transcription, traduction et glos- .saire ; « Abfertigung des doctor M. Haug » ;
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« Deitrage zur alten Géographie Persiens », ûlarbourg, 1869 ; « Ueber die Religion des Buddha », 1871; « Ueber die Kurdiscben Spiranten », id., 1873; « Ein Tag ans dem Leben des Konigs Darius », Berlin, 1873; « Les noms d'animaux en Kurde », Paris, 1866; « Geschichte des alten Persiens », Berlin, 1879; « Dictionnaire Kurde-Français par MM. A. Jaba publié par M. F. Justi », Saint-Pétersbourg, 1879; « Geschichte des alten Persiens », Berlin, 1879; « Geschichte der orientalischen Volker im Alterthum », 1885, et une foule d'essais dans les revues, entr'autres, VOrient iind Occident, VAusland, la Zeitschrift der deutsch. Morgenlând. Gesellschaft, le Magazin Jiir die Litteratur des Auslandes, la Revue de Linguistique, VAihénée Oriental.
Kaciaiii (Père Emmanuel), écrivain arménien, procureur général du Collège Arménien Raphaël Mourad à Venise, est né, en 183.3, à Constantinoples. Il publia, entr'autres ouvrages : « Traité do physique, avec gravures », 2 vol., 1871; « Chimie théorique et pratique, avec gravures », 3 vol., 1869; « Traité de Mécanique, avec gravures », 1871 ; « Technologie », 1875; « Dictionnaire Technologique » (sous presse).
Kaczkowski (Sigismond-Pomian de Roïéwû), illustre écrivain polonais, résidant à Paris, descendant d'une très-ancienne famille de noblesse polonaise, est né, le 2 mai 1826, dans la province de Sanok, où ses parents avaient des propriétés. Il fit ses premières études au sein de sa famille, sous la direction de son père homme fort distingué et qui le fit instruire spécialement dans les mathématiques. Il étudia ensuite à l'Université de Léopol (Lemberg), où l'on enseignait alors en latin et en allemand. Ces études supérieures furent pourtant interrompues par la révolution de 1846 contre l'Autriche. Le jeune M. K. prit part à ce mouvement, et reconnu coupable, il fut jeté en prison, jugé et condamné à mort. La sentence ne fut cependant pas exécutée, et il put même recouvrer sa liberté au commencement de 1-848. Durant sa détention, il écrivit des vers patriotiques, auxquels une main amie faisait passer les portes de la prison et qu'elle répandait dans tout le pays. Ces vers commencèrent la renommée du jeune écrivain. Libre, il composa, en 1848, d'autres poésies, qui trouvèrent en Pologne l'écho le plus sympathique. Il fonda bientôt un conseil national à Sanok et eu fut élu président. Ses compatriotes le choisirent pour leur délégué au Congrès Slave de Prague, et lui offrirent la candidature de député au Reichsrath de Vienne; mais il ne put accepter cet honneur, n'ayant pas encore l'âge pres-
crit par la loi. Après la répression de la révolution qui éclata de nouveau à cette époque et la proclamation de l'état-de-siège en Galicie, il séjourna pendant quelque temps à Dresde et à Venise. — Revenu dans sa patrie, il s'y consacra à des études historiques et artistiques, et publia une suite de dissertations critiques dans la revue qui était l'organe de l'institut Ossolinski, consacré aux sciences et aux belles-lettres. En 1851, il composa sa première nouvelle historique de 70 pages seulement, intitulée: « Le combat pour la fille du porte-enseigne », qui fut reproduite dans tous les journaux polonais et créa au jeune romancier une position de premier ordre dans la littérature nationale. — Ce premier essai fut bientôt suivi de « Murdelio », en 2 volumes, et de « L'Insensé », en 2 vol. aussi, romans qui furent lus et dévorés par quiconque savait lire en Pologne. Les autres romans historiques de M. K. sont: « Les Enfants du châtelain de Lubaczew », 1 vol.; « Les Récits du dernier des Niecruja », 6 vol.; « Les Frères légitimes », 3 vol.; « Le Staroste de Holobuk », 3 vol.; « Annunziata », 3 vol. ; « Sodalis Marianus », 6 vol.; « Le Tombeau de Niecruja », 4 vol. — M. S. K., écrivait en même temps des romans de mœurs contemporaines, parmi lesquels nous citerons: « La Fée », 4 vol.; « Les Petits- Neveux », 4 vol.; « Le Naufrage » 2 vol.; « Le Byronien », 3 vol. ; « Les Juifs », où sont traitées les questions sociales et politiques de la Pologne, 2 vol. — Sa belle étude historique en 4 vol. intitulée: « La Femme en Pologne », fut, il est vrai, imprimée à Zytomir en 1862 ; mais le gouvernement russe s'empressa d'en saisir l'édition entière. — Le romancier, devenu désormais célèbre, fonda, en 1861, à Léopol, un journal politique. Le Glos [La Voix) organe des patriotes polonais qui désiraient l'indépendance
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de la patrie, mais voulaient éviter une insurrection. Malgré les principes conservateurs de ce journal, le Gouvernement Autrichien trouva les éléments d'une accusation de haute tra-
hison,
supprima après six
mois d'existence,
intenta un procès criminel à son directeur, et le condamna à six années de cachot. Relâché pourtant heureusement après un emprisonnement de quinze mois, M. S. K. quitta la Pologne, dont le séjour, même sous le Gouvernement Autrichien, n'était pas tenable pour un patriote, et aUa s'établir à Paris, d'où il revenait de temps en temps en Galicie et à Vienne. — Malgré les deux sentences de haute trahison prononcées contre lui, il sut se faire une position élevée et même très-influente à Vienne. Lorsque, en 1866, les provinces de l'empire, d'après l'impulsion donnée par la Hongrie, commencèrent à réclamer une législation séparée, il contribua beaucoup à l'autonomie de la Galicie. C'est lui qui entama et acheva avec le comte Belcredi les négociations relatives à l'étendue de cette autonomie et à la nomination d'un Polonais comme lieutenant dans cette partie de l'Empire. Il ne voulut cependant accepter lui-même aucune des places qui lui étaient offertes soit dans l'administration, soit dans la diplomatie, et lorsque, deux ans plus tard, le parti aristocratique clérical prit le dessus en Galicie, il s'éloigna toutà-fait des affaires de cette province. — Pendant plus de quinze ans, M. S. K. suspendit ses travaux littéraires et garda un silence complet. Ce n'est qu'en 1878 qu'il publia un roman on un volume intitulé : « Le Comte Rak », où, comme Jules Ocone, il traita des questions astronomiques et philosophiques basées sur les sciences naturelles. En 1883, lorsque le parti aristocratique clérical, qui domine encore en Galicie, commença à agir au détriment du progrès intellectuel et des sentiments patriotiques de la nation, il publia un livre intitulé : « Le Portefeuille de Nieczuja », où avec toute la force de son éloquence, la magie de son style et l'ardeur de son patriotisme, il attaquait ce parti et prouvait le danger de ses principes et de sa politique. Ce livre dessina nettement le libéralisme et les principes anti-cléricaux de son auteur. Depuis lors, il écrivit encore deux romans: « Abraham Kitaj >, scènes du XVIII® siècle, 2 vol. ; et les « Chevaliers de Jean- Albert », roman historique du XV® siècle, 3 vol. — M. Sv K. appartient au cycle des écrivains romantiques et est peut-être le dernier représentant de cette école. L'influence de Mickiewicz, de Krasinski, de Zaleski, de Goszynski et do Pol, avec lesquels il eut, du reste, des rapports intimes, est évidente dans ses ouvrages. Il est pourtant plus réaliste que ses devanciers et peut-être moins plastique qu'eux. Aussi tous ses romans historiques sont-ils basés sur de profondes études et sur les recherches les plus