‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 28 sur 318 · CUN · texte numérisé non relu

CUN

à l'étude des langues et des littératures orioi,taies. Nous citerons de lui: « Introduçao a.. Estudio da Scienoia da Vida », Bombay, 18fîs : « Dengue, its histovy, symptoms, and treatment », id., 1872; « Memoir on the historv of the Tooth Relie of Buddha », id., 187.-.: « Notes on the history and antiquity of Chaul and Bassein », id., 1876; « Sahyâdrikhanda of the Skandapurâna », première édition de ce texte indien, id., 1877. — Au concours du prix de Florence pour le quatrième congrès des 0rientalistes, le docteur Da Cunha présenta un mémoire sur les vicissitudes de la civilisation aryenne dans les Indes, mémoire qui obtint un prix d'encouragement de cinq cent francs. A cette somme, le riche et généreux docteur on ajouta une autre égale pour instituer un prix de mille francs qui devait être décerné par l'Académie des Liiicei de Rome au meilleur ouv: ge italien sur les rapports entre les Indes l'Italie. Ayant pris part personellement au Cui, grès de Florence, M. Da Cunha y lut un mémoire sur la littérature portugaise à Goa qui fait partie d'un ouvrage important qui aura pr- ■ titre: « Materials for the History of orieu Studies among the Portuguese ». Plusieurs crits de médecine du docteur Da Cunha si riî insérés dans les journaux spéciaux de LondrLS et de Bombay; un d'entr'eux intitulé: « Hydrate of Chloral in Labour », est cité comme uuo véritable découverte dans presque toutes Is Encyclopédies médicales modernes. Il ne faut pas oublier en outre quelques mémoires archéologiques sur Goa et sur Angediva, et sur les analogies entre la religion védique et celle Je l'Avesta. Dans le Journal de la Société Asiatique de Bombay a paru un certain nombre de ses écrits, dont on peut s'étonner si l'on sait que toute sa vie est fiévreusement occupée par les charges de sa profession. Le docteur Da Cunha parle presque toutes les langues arvi unes de l'Inde et parmi les langues européennes l'anglais, le portugais, le français et l'italien. M. Da Cunha a une aifection toute spéciale pour l'Italie; en sa qualité de médecin, il soigna toujoiirs avec un intérêt particulier les italiens (ini tombaient malades à Bombay; venant en It;' au mois de septembre 1878, pour le congrès i Orientalistes et ayant appris que, en mêm temps que le Congrès, il y aurait une Exposition d'objets orientaux, il se fit précéder par six caisses d'objets indiens, de la pluspart desquels il . fit cadeau à l'Institut des Etudes Supérieures ■ de Florence pour aider à la fondation du Musée Indien qui est aujourd'hui l'un de ses plus beaux ornements. On trouve des détails biographiques sur ce médecin-auteur, ami dos italiens, ; dans Vlnâia de M. Mantegazza et dans le Père- j grinadoni Indiane de M. De Gubernatis.

Cniiisset-Cariiot (Paul), magistrat français, , docteur en droit, actuellement avocat-général k

CUN Dijon, est né, le 19 mars 1849, à Pouilly-en-

I Montagne (Côte d'or). Il a fait d'excellentes études au Lycée de Dijon. Lors de la guerre contre la Prusse, il partit comme simple soldat, dans les mobiles de la Côte-d'or, et devint capitaine. Avocat à Paris, de 1872 à 1878, à Dijon, de 1878 à 1886, adjoint au maire, conseiller-général, il a épousé, en 1883, mademoiselle Claire Carnot, la fille du président de la Eépublique française. Il a été nommé avocatgénéral en 1886. Il a publié: « De la déconfiture », mémoire couronné par la Faculté de droit de Paris ; « De la preuve testimoniale », Paris, Larose, 1878; « La Querelle du Président de Brosses avec Voltaire », publié d'abord dans la Revue des Deux Mondes du 15 février 1888, et ensuite, chez l'éditeur Darantière de Dijon ; « Le paradoxe du lièvre », Paris, Decaux, 1S88. M. Cunisset-Carnot, lauréat de la Faculté de Paris, ofiScier d'Académie, est Grand officier du Nicham-Iftikar. Collaborateur de la Revue scientifique, il est membre de plusieurs sociétés savantes. Il est capitaine d'État-major dans l'armée territoriale.

Cnnîtz (Auguste- Edouai-d), théologien protestant allemand, né le 29 août 1812 à Strassbourg, il y dirigea, depuis 1836, avec son maître et ami Eeuss, la compagnie théologique, se fit habiliter, en 1837, au séminaire protestant, et y devint, en 1857, professeur extraordinaire, en 1874,

I professeur ordinaire ; depuis 1872, il occupe les mêmes fonctions aussi à la faculté théologique. Il a publié avec Reuss: « Die Beitràge zu den theologischen AVissenschaften », 1847 et suivants, et depuis 1873, un recueil des œuvres de Calvin, et depuis 1883 : « L'Histoire ecclésiastique des Eglises réformées », de Beza. Parmi ses autres publications, nous rappellerons: « De Nieolai II décrète de electione pontificum », 1837; « Considérations historiques sur le développement du droit ecclésiastique protestant en France », 1840 ; « Historische Darstellung der Kirchenzucht unter den Protestanten », 1843 ; « Ein katharisches Ritual », Jena, 1853, etc.

Canuiugliam (Alexandre), général anglais et éminent archéologue et indianiste, né, à Londres, le 23 janvier 1814; il fut élevé au Christ's Hospital, et au collège militaire d'Addiscombe, fut nommé, en 1831, lieutenant dans le corps des Ingénieurs et, en 1834, aide-de-camp du gouverneur-général des Indes. Après s'être rendu, en 1839, en mission spéciale au Cachemir, il devint, en 1840, ingénieur du Roi d'Oude ; il eut, en 1846, une nouvelle mission au Thibet et fut promu, en 1858, ingénieur supérieur des provinces Nord-Ouest et nommé, en 1870, inspecteur général archéologique des Indes. Outre une série d'articles archéologiques dans le Journal of the Bengal Âsiatic Society, et dans plusieurs autres journaux et plusieurs rapports officiels fort étendus sur les antiquités de l'Indostan

CUR

septentrional qui ont été réimprimées, en 1871, par ordre du Gouvernement de l'Inde, sous le titre: « Archreological survey of India », 2 vol., 1871, suivis ensuite de plusieurs autres volumes, M. Cunningham a publié encore les ouvrages suivant : « An Essay on the Arian Order of Architecture », 1846; « Ladak, Physical, Statistical and Historical », 1854; « The Bhelsa Thopes, or Buddist Monuments of Central India », 1854; « Ancient geography of India » (1 vol. « The Buddist period », 1871) ; « Essai pour expliquer quelques monogrammes trouvés sur les monnaies grecques de l'Arienne et de l'Inde », dans le 8™« vol. de la Cronaca mimismatica ; « Corpus inscriptionum Indicarum », 1878, etc. — Il a découvert aussi trois importantes inscriptions du roi buddhiste Asoka (IS"»» siècle a. J. C), qui, déchiffrées par Blihler, permirent de préciser l'année de la mort de Buddha (Cfr. Indian Antiquary, 1877). A la fin de l'année 1885, il retournait de l'Iude avec toutes ses précieuses collections, lorsqu'un naufrage sur la côte de Ceylan, le priva, ainsi que la science, de la plus grande partie de ses trésors.

Cnpérus (Nicolas- Jean), auteur belge, né, à Anvers, le 20 novembre 1842. Membre du conseil communal d'Anvers et président de la Fédération belge de gymnastique, M. Cupérus s'occupe depuis de longues années de propager en Belgique l'enseignement de la gymnastique, et il faut le placer, à ce point de vue, sur la même ligne que M. Docx {Voir ce nom). Il a collaboré activement, ou collabore encore, au Gymnaste behje, au Toekomst, au Volksheil ; il a publié en flamand et en français un annuaire et des statistiques annuelles de la gymnastique, des programmes d'exercices, des recueils de chants pour gymnastes, des études et des tableaux de terminologie et de technique gymnastiques : ses « Tableaux synoptiques de la technique gymnastique », Anvers, 1880, forment un magnifique volume in-plano, renfermant 700 figures environ. — Citons à part une publication de grand luxe relative aux fêtes qui eurent lieu à Anvers en 1875 : « Gedenkboek der luisterrijke feesteu biunen Antwerpen gevierd in den jare 1875 », Anvers, Buschmann, 1875.

t'ùpr (François), savant tchèque, né, en 1821, à Chrast (Bohême). M. C, qui est docteur en philosophie et professeur émérite, a publié l'ouvrage suivant: « L'ancienne doctrine indienne, sa signification et son influence sur l'origine et sur le développement des autres Religions et particulièrement de la chrétienne ».

Curci (le très révérend père Carlo-Maria), illustre ecclésiastique italien, né, à Naples, en 1810. A quinze ans, il entra dans la Société de Jésus. Plus tard, il écrivait: « Fatti ed argomenti », par défendre sou ordre vivement attaqué par Gioberti dans les Prokyomeni. En

7 ir, CUR

réponse, Gioberti le visa souvent dans son Gentdta Moderno, et le père Curci à son tour riposta par deux volumes publiés à Paris. Revenu en Italie, il fonda à Naples la CmUh Cattolica, qu'il transféra après quelque temps à Rome. Cette réunie ayant pris une voie différente de celle que se proposait son fondateur, le père Curci iinit par s'en séparer. Il resta cependant à Rome jusqu'en 1870, et y défendit vigoureusement le pouvoir temporel. Les sermons, qu'il a prêches dans les villes 'les plus importantes de l'Italie, n'ont pas peu servi à mettre en lumière son nom. Outre les nombreux écrits publiés dans la Civilth Cattolica, citons encore : « La Questione romana nell'Assemblea francese », Paris, 1849 ; « La Demagogia italiana ed il Papa-Re », id., id. ; « La Natura e la grazia », 2 vol. ; « Lezioni esegetiche e morali sopra i quattro Evangeli >, 5 vol., Florence, 1874-76 ; « Lezioni sopra il libre di Tobia », Wel, 1877. Le père Curci a quitté, en 1877, l'habit de la Compagnie de Jésus reconnaissant pour l'Église la nécessité de s'adapter aux nouvelles conditions qui lui sont faites par la politique italienne et s'en tenir au seul pouvoir spirituel. Pour soutenir ces idées, il fit paraître un ouvrage important : « Il Moderno dissidio tra la Chiesa e l' Italia, considerato per occasione di un fatto particolare », Florence, Bencini, 1877 ; dans le même ordre d'idées, il publia plus tard : « La Nuova Italia ed i vecchi zelanti », 1881. Cet ouvrage ainsi que: « Il Vaticano Regio, tarlo superstite délia Cbiesa cattolica », 1884 ; et « Lo Scandalo del Vaticano Regio, duce la Provvidenza, buono a qualche cosa », furent mis à l'index. Citons encore de lui : « Il Snicidio studiato in se e uelle sue cagioni », Florence, 1876 ; « Il Nuovo testamento, volgarizzato ed esposto. Note esegetiche e morali », 3 vol., Naples, 1879- 80 ; « Il Salterlo volgarizzato dall'Ebreo ed esposto in Note esegetiche e morali », Rome, 1883; « Di un Socialisme cristiano nella questione operaia e nel concerto selvaggio délie nazioni civili », Florence, 1885.

Cnri (Vincent), écrivain italien, né, à Fermo (prov. d'Ascoli-Piceno), le 2 janvier 1887. Ayant perdu son père quand il était encore enfant, il fut élevé par les soins de sa mère. De 1849 à 1850, il fréquenta le gymnase de Fermo, et, ensuite, les Ecoles des pères jésuites. Eu 1856, il se rendit à Rome pou.r y faire son droit, et, en 1859, il était reçu docteur; en même temps, il s'adonnait h l'étude du grec et de l'archéologie. Le 31 décembre 1860, il fut nommé professeur des classes supérieures au gymnase de sa ville natale, dont il devint plus tard directeur. M. C, qui est correspondant de la 7^. Deputazione di storia patria per le provincie dell'Umbria e délie Marche et de plusieurs autres académie?, a publié : « Federigo Cesi. Conni

CUR

biografici », Fermo, Pacoasassi, 1861 ; « Alciiin epigrammi tradotti dal greco », id., id., id.; « .Vienne iscrizioni italiane», id., id., 1862; « Discorletto il 1° giugno 1862 per la solenne distri' zione de' premi agli alunni délie Scuole serai! id., id., id. ; « Vite di Lucio Tarunzio e di I. cio Gavio, illustri fermani », id., id., id.; « Elo gio epigrafico del cav. prof. Zefirino Re », Sinigallia, Pattonico e Pieroni, 1864: « Elogio funèbre del cav. prof. Zefirino Re, detto nella chiesa di S. Ignazio in Fermo », Fermo, Ciferri, 1864 (réimprimé dans les Prose e povsU-; inédite o rare d'Italiani viventi. Quarta sei vol. I, disp. 2, pag. 261), Fano, Laua, 18»;: « Guida storica e artistica délia città di F mo, con pianta in litografia », Fermo, Bacl 1864; « Elogio funèbre del prof. Domenico 1 naldi, detto nella chiesa di S. Ignazio in F mo », id., Ciferri, 1865 ; « Marianna Pacet Dasti, Cenni necrologici », id., Paccasassi, li"V « Necrologia del prof. Alessandro Marzial; id., id., id. ; < Necrologia del cav. Antonio ce Brancadoro », id., id., 1871 ; « Elogio fune' dell'avv. cav. Gaetano De Minicis, detto n. chiesa di S. Fortunato in Falerono », id., i id. (réimprimé dans les Prose e poésie ineii o rare d'Italiani viventi. Quinta série, vol. IL dispensa B, pag. 113), Rome, 1875; « Elo-i:. epigrafico del prof. Alessandro Marziali », Fi ■mo, Paccasassi, 1871; « Nécrologie del m stro Francesco Cellini », id., id., 1873; « D vita e degli scritti del conte don Serafino ' duchi d'Altemps fermano. Brève commentari- Rocca.S. Casciano, F. Cappelli, 1875; « Elo: funèbre di Carlo Mora, nobile fermano, le: nel tempio di S. Ignazio in Fermo per l'eseq' dell'anniversario addi 13 luglio 1875 », Fen; Bâcher, 1875 ; « Ad Ippolita Tiamide Ibl Traduzione in versi italiani del Carme gr. del cav. Diego Vitrioli, col teste a fronti- Bologne, Cenerelli, 1876; « Discorso per l'ii;: gurazione del monumento al cav. Camillo S vestri nel Camposanto di Fermo », Fermo, Cacher, 1877; « Necrologia del cav. Vincenzo Vitali-Brancadoro », id., id., id. ; « Le Accademie di Fermo. Lettura tenuta nell'adunanza pubblica délia Società storico-archeologica délie Marche in Fermo il 4 febbraio 1876 », id., id., id. ; « Il Camposanto di Fermo », id., id., 1879 ; « Iscrizioni italiane di vario argomento > ; « Il Natale di Roma e un cittadino di Fermo », dans VOpinione letteraria^ Rome, 27 aprile 1882 et Fermo, Paccasassi, 1882 ; « L'Università degli Studii di Fermo. Memorie storiche ».

Ciirr (Edward Mickletwaite), écrivain australien, né, à Hobart, ville capitale de la colonie de Tasmanie, en 1820. Il vint en Europe, en 1829, et pendant dix années poursuivit ses études d'abord dans un collège de Jésuites en Angleterre et ensuite dans un collège des pères Bénédictins en France. Retourné en Austra-

f CUR

I lie, il passa quinze ans comme colon éleveur de , i bétail et propriétaire dans trois des colonies. ' Ensuite il voj'agea beaucoup dans le midi de l'Europe, en Grèce, en Syrie, en Palestine, etc. De retour en Australie, il fut nommé par le crouvernement inspecteur général des troupeaux, bêtes à cornes, etc., fonctions qu'il occupe encore. Il a publié : « Dure Saddle Horses » ; « Eecollection of Squatting in Victoria » ; « Tlie JAustralian Race, its Origiu, Languages, Cusî toms », dans ce dernier ouvrage Jes coutumes, la langue et les origines de la race australien- I ne sont étudiées avec beaucoup de compétence. CnrtI (Charles-Théodore), écrivain suisse, 1 né, le 24 décembre 1848, à Rapperschwyll dans ! le canton de Saint-Gall, d'une famille origi- I naire de Milan, mais fixée, depuis 1665, sur les [bords du lac de Zurich. Kls d'un avocat qui remplissait en même temps les fonctions de greffier municipal, il fréquenta successivement l'école latine de Rapperschwyll, le gymnase et l'école cantonale de Saint-Gall, l'Académie de Genève, et se rendit pour y étudier d'abord la médecine et ensuite la jurisprudence aux universités de Zurich et de Wurzbourg (1866- 1870). Correspondant de la Gazette de Francfort en Alsace, pendant la guerre franco-allemande, il appartint jusqu'en 1871 à la rédaction de ce joui-nal, collabora après son retour en Suisse à une feuille radicale, la Gazette de Saint-Gall, et prit, en 1872, une part active soit comme publiciste, soit comme orateur populaire, à une révision de la constitution fédérale dans le sens d'une plus grande centralisation. Les relations d'amitié qui unissent M. Curti à M. Sonnemann l'attachèrent de nouveau pendant une période de six années. (1873-1879) à la Gazette de Francfort. En 1875, il fut emprisonné pendant deux mois pour délit de presse. En 1877, il fit de fréquents séjours en France, soit à Paris, soit en province en qualité de correspondant. En 1879, il fonda avec son ami l'humoriste Reinhold Rnegg la Ziirclier Post qui est bientôt devenue l'organe le plus autorisé des radicaux socialistes de la Suisse occidentale. Député au Conseil national suisse, de 1881 jusqu'à ajjjourd'hui, pour le troisième arrondissement Saint- Gallois, il a joué un rôle important dans les discussions sur le régime agricole, l'instruction de la classe ouvrière, la repression de l'alcoolisme, le monopole des billets de banque, le rachat des chemins de fer par la Confédération. On lui doit: « Bouquet de fleurs », un recueil de poésies lyriques publié en 1869, lorsqu'il suivait encore les cours de l'Université; deux brochures contre les corps d'étudiants allemands, 1869; « Jean Elmer », un roman dans lequel sont abordée^^ les questions religieuses vibrantes pendant la période du Kulturkampf, 1876 ; * Autonomie et intervention, un mot sur la question orientale », 1877; « Réaction et libé-

CUR

a loi Cari

ralisme », une brochure provoquée par du Reichstag contre le socialisme, 1878 ; Gutzkow », discours prononcé sur sa tombe au nom des journalistes de Francfort, 1879 ; « Histoire de la législation directe par le peuple en Suisse », 1882, 2'>ie éd., 1885; « La naissance du langage par l'imitation du son », 1885; « La question sociale en Suisse », 1886, discours prononcé à Grencheu lors de la fête annuelle de la Société ouvrière du Grûtli.

Cnrti (Pier-Ambrogio), écrivain italien, né, à Milan, le 2 août 1819. Il fit ses premières études au Collège Calchi-Taeggi de Milan et ensuite aux séminaires de Lecco, de San Pietro et de Monza. Après avoir achevé ses études philosophiques, au lieu de poursuivre dans la carrière ecclésiastique et d'entrer dans les ordres, selon le désir de sa famille, il se rendit à Pavie pour y faire son droit. A Pavie, il écrivit ces contes historiques qu'il publia plus tard en deux volumes à Milan sous le titre : « Storie italiane del secolo XIII, narrate colla scorta délia Divina Commedia » ; chargé ensuite par l'éditeur Ripamonti-Carpano d'écrire un sonnet sur quelque légende milanaise pour être inséré dans un livre d'étrennes, il écrivit « La Figlia deU'Armajuolo», histoire milanaise du XVI siècle qui obtint un véritable succès et qui eut l'honneur de trois éditions. M. Curti collabora alors à toutes les étrennes qu'on publiait à Milan, oh. ce genre de littérature était alors fort en vogue, et il fut un de ceux qui se servirent de cette littérature, en apparence légère, pour entretenir le feu sacré de la haine contre l'étranger. Reçu docteur en droit, en 1844, il entra d'abord dans la magistrature, qu'il devait bientôt quitter pour ouvrir un cabinet d'avocat. Vers cette époque, Angelo Brofferio qui avait commencé à publier un recueil de « Tradizioni italiane », chaç^gea M. Curti de s'occuper de celles de la Lof^ardie, mais cette publication ayant été int^>mnpue, M. Curti publia celles qu'il avait re^îieillies en quatre volumes, sous le titre : « Tradizioni e Leggende di Lombardia ». — La révolution de 1848 ayant éclaté, M. Curti y prit une part active;, après la restauration autrichienne, il dut émigrer en Suisse. Revenu à Milan, il fut persécuté par la police qui lui fit interdire l'exercice de sa profession. Pendant l'été de 1858, M. Curti publia « Madame de Celan », qui lui procura, grâce aux nombreuses allusions politiques, de nouveaux démêlés avec la police. Une nouvelle édition de ce roman, entièrement remaniée, a été publiée en 1875. En 1859, poursuivi de nouveau par la police autrichienne, il parvint à se sauver en Suisse, et ne revint en Lombardie qu'après la déroute des Autrichiens. Il écrivit alors la « Dottrina politica dei Campagnoli », qui publiée à 12,000 exemplaires, servit à éclairer les classes rurales sur les véritables conui-

Page 1