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à Tarnow, à Cracovie, à Vienne, à Leipzig, et a écrit en polonais, en latin, en allemand ; citons : « De la Censure d'Appius ClauJius Goecus »,
1874 ; « Sur la philosophie de L. Ann. Seneca »,
1875 ; « De la ditïéreuce qui existait à l'âge d'or de la littérature latine entre la langue classique et la langue populaire », 1879-81 ; « Poema de ^tna monte Vergilio auctori potissimum esse tribueudum », Cracovie, 1883; « Pauli Crasnensis Rutheni Joannisque Visliciensis carmina recensuit, praefatione, utriusque poetse vita, commentario atque indice instruxit », Cracovie, 1887, en latin; « Der altlateinische Diphtong ou », 1878 ; « Ueber die Geltung des Schriftzeichens uo, etc. », Vienne, 1880.
Kriiger (Gustave-Adolphe), pasteur et écrivain français, né, à Strasbourg, le l'""" avril 1833 ; il étudia la théologie à la Faculté de cette ville. Après avoir achevé ses études théologiques (1855), et passé une année de retraite spirituelle comme professeur dans l'Institut de Glay (Doubs), il fut pasteur-adjoint de l'Église de Berne (Suisse), puis desservit en France celles de Vergèze, Pau et Vabre. Il est en ce moment à Gaubert-par-Orgères (Eure-et-Loir). M. K. a collaboré aux Archives du Chi-istianisme, à. l'Église libre, etc., et publié séparément : « Le Darbysme étudié à la lumière de la parole de Dieu », 1877; « Remarques sur la Version de la Bible de M. L. Segond », 1881 ; < Exposition des Principes des églises de Vergèze », Go-' dognan, 1864; 2n>e éd., 1882; « Courtes notes et analyses bibliques » (N. D.), 1885; « Une église judéo-chrétienne en Bessarabie », 1885 ; « Consoles, consoles mon peuple, cantiques à l'usage des services de mission et des réunions de pièces pour Israël », 1877 ; « Le Réveil d'Israël », feuille mensuelle paraissant depuis juillet, 1886.
Kriiger (Gustave), théologien allemand, professeur d'histoire ecclésiastique à l'Université de Giessen, né, en 1862, à Brème, a fait ses études à Heidelberg, Jena, Giessen et Goettingue, et publié : « Monophysitische Streitigkeiten im Zusammenhang mit der Reichspolitik », Jena, 1884 ; « Lucifer, Bischof von Calaris und das Schisma der Luciferianer », Leipzig, 1886; la traduction française du livre de J. Réville : « Die Religion zu Rom unter den Severern », id., 1888; des essais nombreux dans les Revues.
Krnmbacher (Charles), philologue allemand, professeur libre de philologie classique à l'Université de Munich, né, à Klirnach en Bavière, en 1856, a publié, entr'autres : « De codicibus quibus Interpretamenta Pseudodositheana nobis tradita sunt •', Munich, 1883; « Griechische Reise », Berlin, 1886 (l'auteur a aussi voyagé en Italie et dans l'Asie-Mineure) ; « Ein neuer Codex der Grammatik des Dositheus », 1884 (ce code a été découvert par son éditeur même) ; « Beitrage za einer Geschichte der griechischen
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Sprache », 1885 ; « Ein isrationaler Spirant im Griechischen », 1886 ; < Geschichte àer byzantinisclien Literatur », Nordlingen, 1882.
Kriise-Zëlper (Georges), éerivain suisse, né, le 26 septembre 1822, à Tropen dans le canton d'Appenzell et fixé aujourd'hui dans le même Canton, à Herisau, a publié eu 1880 un drame: « Colomb ».
Kaenen (Abraham), illustre théologien et orientaliste hollandais, professeur et docteur èslettres honoris causa de l'Université de Leyde, présidant du Congrès International des Orientalistes réuni à Leyde, né, à Harlem, le 16 septembre 1828, a fait ses études et toute sa carrière à Leyde. Dans la longue série de ses importantes publications, citons : « De accurato Antiquitatis hebraicse studio theologo christiano maguopere commendando » ; « Libri Gènes. Exod. et Levitici secundum Arab. Peut. Sam. Versionem, ab Abu Saido conscriptam », 1851- 54; « Étude historique et critique sur l'origine et la collection des livres de l'Ancien Testament » (traduit en français par Pierson, avec préface de Renan), et, en partie, en anglais;
< Histoire d'Israël jusqu'à la fin du Royaume de Juda », deux vol., 1868-70 (traduction anglaise) ;
< Les Prophètes et la Prophétie en Israël », deux vol., 1875 (traduction anglaise par Adam Milroy, avec introduction de John Muir) ; « Natioùal Religions and Universal Religions, the Hibbert Lectures for 1882 », Londres, 1882 (traduction allemande en 1883, traduction française par M. Vernes en 1884) ; « Examen critique de l'origine et de la Collection des livres de l'Ancien Testament », nouvelle édition entièrement refondue, deux parties, 1885-87, traduction anglaise en 1886, traduction allemande en 1887. Citons, en outre, des essais et des mémoires importants, tels que « Contributions à la critique du Pentatenque et du Livre de Josuè », 1280-87 ; « Hugo Grotius comme interprète de l'Ancien Testament », 1883; « Critical Method », 1880; « Ezekiel », 1884; « J. W. Colenso », id. ; « L'Œuvre d'Esdras » , 1886, etc.
Kuliii (Albert), écrivain suisse, né, le 26 novembre 1839, à Wohlen dans le canton d'Argovie, fit au collège d'Einsiedeln et au Séminaire de la Chapelle près d'OrJéans des études classiques, complétées par de nombreux voj'ages en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Angleterre et dans les Pays-Bas. En 1862, il revint se fixer dans l'abbaye où il avait reçu sa première éducation et fut admis dans l'ordre des Bénédictins. Ses supérieurs désireux de profiter de ses talents pédagogiques et de ses vastes connaissances le nommèrent en 1S64 professeur d'histoire, en 1877 professeur d'esthétique et de littérature au Collège d'Einsiedeln. Parmi ses ouvrages, citons : « La signification esthétique et idéale de la poésie ger-
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manique au moyen-âge ^>, 1874; « Rome. Sei monuments chrétiens et païens », avec 600 gr, 1878, 2™<= éd., 1887, ouvrage qui a valu à auteur le titre de D^ Theol. de la part de Sainteté Léon XIII; « Les Fresques du Vatt can », 1879; « Melchior Paul de Deschwanden avec planches et gravures, 1882 ; « La collégiah actuelle de Maria d'Einsiedeln », 1883; « Prolégomènes d'Esthétique », 1884. M. K. édi puis 1874 un recueil intitulé: « Le Calendrier d'Einsiedeln ».
Kuhu (Ernest), éminent indianiste allemand fils de feu M. Adalbert Kuhn, professeur de sanscrit et de grammaire comparée à l'Université de Munich, membre de l'Académie des Sciences de Munich, né, le 7 février 1846, à B il a fait ses études à Berlin avec Weber, et à Tubingue avec Roth ; professeur libre à Haï le en 1871, à Leipzig en 1872, à Heidelberg en 1875, à Munich depuis 1877. On lui doit « Eaccâyappakaranae, Spécimen », Halle, 1869 « Kaccâyauappakaranae, spécimen alterum » Halle, 1871 ; « Beitrâge zur Pâli Grammatik » Berlin, 1875; « Ueber die âltesten arischen Bestandtheil des Singhal esischen Wortschatzes », Munich, 1879; « Beitrâge zu D'' Ulrich Jahn's Volkssagen aus Pommern », Stettin, 1885; « Der a Mann im Brunnen, Geschichte eines indischen Gleichnisses », Stuttgard, avec J. Schmidt, il publie depuis 1873 la Zeitschrift f'dr Vergleichende Sprachforschung fondée par Ad. Kuhn; avec Socin et Auguste Millier, il a rédigé les « Jahresberichte liber die Morgenlàndischen Studien in den Jahren 1879-1880 » ; avec Joh. Klatt, il a publié d( 1883 à 1887 les LiteraturbUitter fur orientalische Philologie, quatre vol. ; et les Mythologische Studien von Adalbert Kuhn , Giiterloh, 1866 (le premier vol. contenant une nouvelle édition augmentée de la Herabkunft des Feuers).
Kuhn (Félix), pasteur et historien français, né, le 5 novembre 1824, k Montbéliard, fit ses études théologiques à Strasbourg et obtint en 1846 le diplôme de bachelier par la soutenance d'une thèse: « Caractéristique de Saint-Pierre d'après les livres du Nouveau Testament ». Tour-à-tour pasteur à Champey dans le département de la Haute-Saône et à Geloncourt dans le Doubs, M. K. dessert depuis une trentaine d'années environ à Paris une des paroisses de l'églises de la Confession d'Augsbourg. Eu 1860, fut fondé par son initiative et pour contribuer à la défense des idées religieuses et ecclésiastiques qui lui étaient chères, le journal : Le Témoignage, à la rédaction duquel il n'a jamais cessé d'appartenir depuis lors. A côté du pasteur dévoué, nous rencontrons chez M. K. un historien de premier ordre. Ses premiers travaux: « L'appel de Luther à la noblesse chrétienne de la nation allemande touchant la réformation de la chrétienté, traduit et précédé
KUL d'une notice historique », 1879; « Le Livre de la Liberté chrétienne du D'' Martin Luther avec l'épître dédicatoire au pape Léon X et une notice historique », 1883, doivent être regardées comme autant d'essais préparatoires pour son grand ouvrage: « Luther, sa vie et son œuvre », 3 vol., 1883-1884, véritable monument élevé à la mémoire du réformateur, aussi remarquable par l'abondance des matériaux et la sûreté de la méthode critique que par la clarté de l'exposition et la modération des jugements. Plus récemment, en 1886, M. K. nous a donné une autre biographie également intéressante: celle d'un de ses prédécesseurs et collaborateurs dans l'évangélisation parisienne : « Louis Meyer, sa vie et son œuvre avec des extraits de sa correspondance ». Kuhue (W.), médecin allemand, professeur de physiologie et directeur de l'Institut Physiologique à Heidelberg depuis 1871, né, en 1837, à Hambourg, a fait ses études à Goettingue, lena, Berlin, Paris et Vienne; de 1861 à 1868 assistant pour la chimie à Berlin, de 1868 à 1871 professeur de physiologie à Amsterdam, il a publié: « Ueber den Diabètes bei Froschen », G-oettingue, 1856 ; « Protoplosurs iind Oontractilitàt », Leipzig, 1864; « Myologische Untersuchungen », id., 1860; « Ueber die peripherischen Endorgane der motorischen Nerven », id., 1862; « Lehrbuch der physiologischen Chemie », id., 1866-68; « Untersuchungen an d. Physiol. Institut d. Univ. Heidelberg », quatre vol., Heidelberg, 1878-82; depuis 1883, il publie avec 0. Vart la Zeitschrift fiir Biologie. Il a, en outre, publié une foule de mémoires dans dilïérents recueils scientifiques. Kukalii (Richard), bibliographe autrichien, docteur en phil., attaché à la Bibliothèque de l'Université de Vienne, né, le 9 octobre 1857, à Gonobitz en Styrie, a fait ses études à Gratz et à Prague; en dehors de petits essais et articles, et de sa thèse de docteur « De tribus pseudacron. scholiorum recensionibus », Vienne, 1883, il a publié en 1888 chez les éditeurs Toeplitz et Deuticke de Vienne l'excellent: « Allgemeiner deutscher Hochschulen- Almanach ».
Kulczyckl (le comte Ladislas-César de Sas Polewka), écrivain polonais, résidant à Rome, né, le 2 décembre 1834, à Ludwinôwka en Podolie (Pologne russe) d'une des plus nobles et plus anciennes familles ruthènes, qu'on voit apparaître,, dès le XlIP siècle, sur les champs de bataille de la Pologne, qui s'illustra surtout sous Casimir-le-Grand, Ladislas Jagellon, Jean-Albert et sous Sigismoud I à la bataille d'Orsza contre les Moscovites, et, continuant ses chevaleresques traditions, brilla encore d'un vif éclat, en 1863, sous les murs de Vienne. Selon la vieille habitude qui existait dans les maisons de la noblesse polonaise de confier l'éducation des enfants et surtout des fils uniques à des gouverneurs français, le jeune Ladislas eut pour
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instituteur l'abbé Bourgeois, ecclésiastique fort distingué, et connut la littérature française avant celle de son propre pays. Doué d'une grande facilité d'écrire, enfant il rédigeait déjà des nouvelles en français, intitulées : « Histoire d'une Oie auteur », oii il racontait les aventures d'un bas-bleu de sa connaissance. Ses tantes jugèrent même cette nouvelle digne d'être publiée et la firent imprimer à Odessa. C'est dans cette ville, au gymnase et au lycée Richelieu, que le jeune Kulezycki continua ses études, et c'est là aussi qu'il connut Joseph-Ignace Kraszewski, Le célèbre romancier polonais fut vivement impressionné de ses précoces écrits, mais il le blâma sévèrement de jeter ses premières inspirations dans le moule d'un idiome étranger, alors que l'amour de la Pologne opprimée lui imposait comme un devoir sacré l'emploi de sa langue, si riche et si belle. L'adolescent ne pouvait rester sourd au nom de la Pologne, qui, sous la couche superficelle d'une éducation toute française, avait déjà un magique ascendant sur son esprit. Aussitôt avec l'ardeur et la persévérance qui le caractérisaient, il s'entoura de livres polonais et dévora des centaines de volumes. En peu de temps, il put manier avec facilité et profonde connaissance la langue de Skarga et de Mickiewicy, et publia, à l'âge de quinze ans, dans l'Athénée de Wilna, revue littéraire rédigée par Kraszewski, une « Esquisse sur Georges Sand, ses œuvres et son influence sur la société ». Ce premier essai d'une grande précocité de jugement et d'un style élégant, obtint un succès retentissant. Kraszewski, dans une lettre des plus flatteuses, qu'il adressa à son jeune ami, disait deviner en lui un écrivain qui ferait honneur à sa patrie. « Vous arriverez très haut, je vous le prédis », lui écrivait-il. Bientôt le jeune homme se fit connaître par un travail plus étendu. Dante exerçait déjà un prestige extraordinaire sur son esprit ; pour le comprendre il avait étudié avec zèle l'italien, et avait appris par cœur presque toute la Divine Comédie. Il résuma le résultat de ses lectures et de ses méditations dantesques dans un ouvrage intitulé: « Dante et Béatrix ». Comme la poésie l'attirait plus que la prose, les grands poètes de la Pologne, Mickiewicz, Kraainskii, Slowaoki, développèrent en lui l'amour de la rime. Ses premières poésies fugitives et son petit poète antique : « Claudia Homouoca » furent salués par Vinceat Pol, le chantre de l'épopée nationale de 1831, comme Kraszewski avait salué ses premiers essais en prose. L'état de sa santé rebelle au climat du nord aussi bien que l'attrait tout-puissant de Dante, déterminèrent son premier voyage en Italie. Il y revint bientôt et s'y établit même après que les événements de 1863 et la représentation officieuse que le gouvernement national de Pologne lui avait confiée auprès du Saint-Siège,
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l'earont empêché de revenir dans son pays. Ayant épousé une italienne, il se fixa k Rome et y continua ses travaux littéraires. Sa « Diana Nocena » et sa tradution eu vers d'une partie du Purgatoire et du Paradis de Dante, faits en collaboration avec Théophile Lewartoooicz qui traduisit une partie de VEnfcr, le firent conaaître dans toute la Pologne. Sa pieuse mère avait désiré qu'il fît partie de la cour pontificale, et Pie IX le nomma son oamérier secret de cape et d'épée. M. L. K., qui avait depuis son enfance des sentiments religieux et ne connaissait qu'imparfaitement les aspirations des Italiens, écrivit dans la meilleure foi du monde deux brochures en faveur du pouvoir temporel du Pape, qui furent traduites en italien. Cette sortie dans la domaine d'une politique qui ne lo regardait pas et ses relations avec la Cour pontificale lui coûtèrent bien cher : suspect aii cardinal Antonelli à cause de ses rapports d'amitié avec le malheureux cardinal d'Andréa ; accusé faussement par ses compatriotes d'être l'auteur d'une correspondance au Journal de Posert sur les expéditions de Garibaldi, correspondance qu'il n'avait jamais écrite ni même lue ; dénoncé comme libéral par le feu cardinal Czacki et par la coterie des réactionnaires polonais, qui ne pouvaient lui pardonner son ancienne charge d'agent diplomatique du gouvernement de l'insurrection, et qui alla même jusqu'à falsifier son autographe pour décider le Pape à l'exiler, M. L. K. dut cruellement expier sa naïve bonne foi. Expulsé, en 1868, par le gouvernement du Saint-Père, devenu, tout catholique qu'il était, l'objet d'une persécution aussi aoharnée qu'injuste, il apprit à ses dépens ce qu'il en coûtait de se mêler de la politique du Vatican, et jura, bien que tard, qu'on ne l'y prendrait plus. De Terni, où il séjourna longtemps, il adressa à Pie IX une lettre respectueuse, mais foudroyante, en lui renvoyant sa nomination de camérier secret, et en lui prédisant, avec toute l'indignation d'un catholique convaincu et l'indépendance oligarchique de ses ancêtres vis-à-vis de tous les pouvoirs, la chute d'un gouvei-nement devenu impossible. C'était six mois avant le 20 septembre. Revenu à Rome après l'entrée des Italiens, et plein toujours de sympathies pour l'Italie, M. L. K. devint l'ami intime de César Correnti, qu'il aida dans son grand travail sur la Pologne, son histoire, ses institutions et sa littérature. Il continua aussi ses travaux littéraires, parmi lesquels nous citerons, outre beaucoup d'écrits en prose sur l'art : « L'Élégie antique » ; « Le Palais do Néron », le poème « Isella » ; la traduction en vers polonais des meilleurs sonnets de Prati, avec lequel il était très lié; une poésie sur « Pompéi », dédiée à son vieil ami Joseph- Ignace Kraszewski, alors prisonnier à Magdebuiu^;- et à la délivrance duquel il travailla avec
KUN zèle et succès par l'intermédiaire do César Correnti et de la Cour d'Italie. « Pompéi » fut traduite en italien par M"»' Alinda Bonacci-Br\i. namonti, bien connue dans la poésie italienne, et par le comte Guido di Carpegna. Nous rapellerons enfin le grand poème d'« Ixion », où le poète a chanté l'âme humaine poursuivant un idéal qui se dérobe sans cesse à son étreinte, jusqu'à ce qu'enfin élevé, purifié et à moitié divinisé, il devienne, dans une dernière transfiguration, celui de la patrie, de la Pologne resuscitée, qui résume en elle tous les amours. M. Kraszewski considérait « Ixion » comme un chef-d'œuvre, et Levartowicz a dit que la partie grecque de ce poème avait été écrite sur l'Olympe même à la table des dieux. Kulczyclki est peut-être le plus idéaliste des poètes polonais, le plus opposé aux tendances actuelles, mais il doit au soleil d'Italie de ne jamais se perdre dans les nuages à l'instar de Slowacki ou des poètes allemands. Un froid brouillard ne voila jamais les clartés transparentes et les ardeurs méridionales de son mysticisme, et il n'y a point de solution de continuité dans ses contours.
Kun (Robert), écrivain et publiciste hongrois, professeur à l'École technique de Déva, collaborateur du journal Magyar Palgdr, né le 21 février 1842, a fait ses études à Szathmâr et à Budapest. Nommé en 1863, professeur suppléant au Collège de Szathmâr, il a pris part, comme volontaire, en 1866, à la guerre contre les Prussiens. Après son retour, il enseigna tour-à-tour à Munkacs, à Témesvar, à Szathmâr, à Locse, et, en dernier lieu, à Déva. Comme secrétaire de la Société historique et archéologique du Comitat Huniad, il rédigea les Annales de cette Société, et il publia, d'après les documents des archives, r« Histoire de la rébellion de Hora en 1784 ». On lui doit, en outre, une séries d'articles géographiques et historiques et des feuilletons insérés aux journaux Magyar Polgdr, Kolossvdri KdzllJny et Kdrmilrelidés.
Knnckel d'Hereulais (Jules-Philippe-Alexandre), naturaliste français, ancien répétiteur de zoologie agricole à l'Institut national agronomique, né, à Paris, le 10 février 1843, a publié en 1875 à Paris un ouvrage remarquable : « Recherches sur l'organisation et le développement des volucelles », avec atlas, couronné par le grand prix de l'Académie des Sciences. Il a en outre publié plusieurs essais sur l'anatomie des insectes diptères et hémiptères, sur l'organisation des appareils du vol, sur les parasites des hémiptères, sur la faune de Madagascar. Il a donné une édition française remaniée et complétée des Insectes de Brehm, 2 vol., 1881-^4. Chargé en 1888 d'une mission pour étudier les dégâts des acridiens, ce savant a entrepris à ce sujet une série d'intéressantes conférences et a publié une partie des résultats de cette étude dans la Nature et dans l'Algérie agricole.
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Kiiutiiig'er (Jacques), historien belge, né, à Seymerich, près Arlon, le 8 décembre 1849. Anciirii élève do l'Ecole Normale des humanités de T.iéj;e, M. K. est entré dans la carrière de l'ens'.i.;uement public; il a été professeur à l'Athéu'.-' de Liège. Il a collaboré, parfois sous le pseudonyme à'Anatole Durant, à la Revue de Beh/ique, à la Revue de l'instruction jJublique en Belgique, à la Flandre libérale, etc. ; et on lui doit les ouvrages suivants : « Nos luttes contre l'intolérance et le despotisme au XV!** siècle », Verviers, 1879 (il a paru en 1883 une 2"- éd. de ce livre, dans laquelle l'auteur a tenu compte des 'observations formulées par M. Paul Fredericq dans un excellent article critique) ; « Essai historique sur la propagande des encyclopédistes français en Belgique pendant la seconde moitié du XVIIIs siècle », Bruxelles, 1879 (mémoire couronné par l'Académie Royale de Belgique) ; « Luther, étude biographique », id., 1838. Le 5 août 1889, la classe des lettres de l'Académie de Belgique, sur les rapports de MM. Wauters, de Laveleye et Lamy, a voté l'impression dans ses Mémoires d'un travail de M. K. intitulé : « Pebronius et le fébronianisme, étude historique sur le mouvement réformateur, provoqué dans l'église catholique au XYIII^ siècle par Febronius, évoque sutFragaut de Trêves ». Notre auteur est membre de plusieurs sociétés savantes, et notamment de l'Institut archéologique du Luxembourg.
Kurth (Godefroid) , publiciste et historien belge, né, à Arlon, en 1847. Des poésies signées de son nom, ou du pseudonyme F. Chrétien et une thèse de doctorat spécial soutenue en 1872 sur « Caton l'Ancien », marquèrent ses débuts. Nommé professeur à l'Université de Liège, il eut l'honneur, en 1874, au retour d'un voyage en Allemagne, de créer le premier cours pratique d'histoire, organisé dans une Faculté belge, cours d'où sont sortis des travaux remarquables. Outre une < Anthologie belge », publiée en 1874, et une collaboration étendue aux Bulletins de l'Académie Royale de Belgique et de la Commission Royale d'histoire, aux Annales de l'Académie d'Archéologie d'Anvers, au Bulletin de la Société d'art et d'histoire du diocèse de Liège, à. la Revue de Belgique, à la Revue de l'instruction ]mblique, à la Revue des questions historiques de Paris, etc., il a fait paraître : une ti-aduction du « Philippe II » de Baumstark, Liège, 1877; une traduction de !'« Évangéline », de Longfellow, id., 1883 ; et un important ouvrage sur « Les origines de la civilisation moderne », Louvain, 1886, 2«"^ éd., 1888. Dans cette même année 1888, l'Académie Royale de Belgique lui a décerné le prix de Stassart de 3000 francs pour une étude manuscrite sur la ligne séparative des territoires belges de langue romane et de langue germanique. Un article de M. K. intitulé : « Le bilan de la Révolution
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française », et publié l'an dernier, au moment même, où la France célébrait le centenaire de cette révolution, a fait quelque rumeur à cause des conclusions très sévères de l'auteur, qui appartient au parti conservateur. — On annonce la prochaine apparition à Luxembourg d'une traduction allemande des « Origines de la civilisation moderne ».
Kiissiier (Bernard), médecin allemand, professeur de médecine interne à l'Université de Halle, collaborateur du Biogr. Lexikon der hervorragenden Aerzte, du Jahresbericht iiber die Leistungen und Fortsch. der ges. Medicin, et de plusieurs revues scientifiques, membre de la Commission scientifique allemande qui s'est rendue en 1878-79 à Astrakhan pour y étudier la peste, né en 1852. En dehors de mémoires insérées aux revues et aux journaux, il a publié : « Physiologische und therapeutische Wirkungen des Thymols », Halle, 1878; « Kurzes Lehrbuch der acuten Inf'ectionskrankheiten », en collab. avec R. Pott, Brunswick, 1882.
Kuun d'Ozsdola (Comte Geza), éminent linguiste hongrois, membre de la Chambre des Seigneurs, membre honoraire de l'Académie dos Sciences de Budapest, Curateur du Collège Evangélique de Szaszvaros, président de la S'^ciété Historique et Archéologique du Comité d'Huniad en Transylvanie, etc., résidant dans sa propriété de Maros Nemethi, né le 28 décembre 1838 ; il s'est consacré spécialement à l'étude des langues sémitiques, tout en cultivant les belles-lettres ; il a fait ses études dans sa maison paternelle, à Pest, à Leipzig et Goettingue, beaucoup voyagé en Suisse, en Italie, en Grèce, dans les provinces du Balkan ; en Italie surtout il a fait de longs séjours et s'est formé des relations nombreuses; il est membre honoraire de l'Académie de Bassano et commandeur de l'Ordre de la Couronne d'Italie. Parmi ses nombreuses publications, citons : « Sur la forme de l'infinitif dans les langues sémitiques », 1857; « Introduction aux mémoires de son oncle le comte Louis Giulay » ; « Codex Cumanicus », édition couronnée de l'Académie Hongroise ; « I prinii abitanti délia Transilvania e la religione degli Agatirsi », dans la Nuova Antologia de l'année 1880; « Additamenta ad codicem- cumanicum », dans le second vol. des Atti del IV Congresso degli Orientalisti », 1881 ; « Sur le nom de Nabarza donné au Dieu Mithra », 1882 ; « Additamentorum ad codicem cumanicum nova séries », Budapest, 1883; « Origines Hongroises », dans la Revue Internationale de 1884; « Sur la langue et la nationalité des Cumans », 1885; « Introduction au livre de Paul Kiraly : Sarmizegetusai Mithraeum », 1886; des essais, des discours, des articles, des notes, des recensions dans les journaux et revues de la Hongrie, de l'Allemagne et de l'Italie.
Kyiu (André-Louis), philosophe allemand.
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de philosophie à l'Université de Zuné en 1822 ; on lui doit : « Bewegung, Zweck und die Erkennbarkeit des Absoluten », Berlin, 1S47 ; « Hegel's Dialektik in ihrer Anwendung auf die Geschichte der Philosophie », Zurich, 1849; « Die Weltanschaungen und dereu Consequenzen », id., 1854; « Die Gotteslehre des Aristoteles und das Christenthum », id., 1862; « Rade gehalten zur Feier des 100 Geburtstages J. G. Fichte's », id., id. ; « Metaphysische Untersuchungen », Munich, 1875 ; « Das Problem des Bôsen. Eine Metaphys. Untersuchung », id., 1878.
Kj-riakos ( Diomède), écrivain grec, ne, à Athènes, en 1843, fils d'un avocat, ancien ministre et président de l'Assemblée Nationale; après avoir terminé ses études théologiques à Athènes, il se rendit en Allemagne, où il étudia à fond la théologie à Erlangen, à Leipzig et à Vienne. A son retour à Athènes en 1866, il fut nommé
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d'abord professeur agrégé, et deux années après professeur agrégé, et puis professeur de l'histoire ecclésiastique à l'Université d'Athènes. Il y fonda deux revues théologiques: La Revue Ortodoxe et La Voix de la Reliffion, traduit les Méditations sur le Christianisme de Guizot. En se basant sur la science allemande, il a publié une histoire ecclésiastique en deux volumes, un précis d'histoire ecclésiastique et « Les Méditations, recueil d' articles sur la théologie et la religion chrétienne », deux éditions, dont la seconde a été publié en 1888 et contient des études sur Julien l'Apostat, sur Saint-Augustin, sur Photius, sur la Conversion des Slaves par Méthode et Cyrille, sur Léon XVI et Joachim IV, sur les causes de l'indifférence religieuse de notre époque. Il a aussi été membre de plusieurs sociétés politiques et travaillé essentiellement à la réunion de la Thessalie et de l'Épire à la Grèce.
Labauca (Balthasar), éminent philosophe italien, né, à Agnone (Molise), en 1829. Il fit ses études dans son pays natal et à Naples ; ayant pris une part active à la révolution napolitaine de 1848, il fut d'abord emprisonné, ensuite relégué dans sa ville natale, où il s'adonna à l'enseignement. Après 1859, il fut choisi d'abord par le gouvernement italien comme professeur da lycée, tour-à-tour à Chieti, Bari, Milan et Padoue, où il occupa plus tard la chaire universitaire. Il passa enfin à l'Université de Rome, où ses qualités philosophiques, critiques et esthétiques comme professeur et comme écrivain sont fort appréciées. Parmi ses publications, signalons: « Lezioni di Filosofia razionale », Flormce, 2 vol., 1864; « Lezioni di Filosofia morille », id., 1867 ; « Dialettica », id., deux vol., 1876; € Del progresse in filosofia, ragionament'i », Naples, 1860; « Intorno al vero ed al falso spirito délia filosofia », id., 1857; « Peddgogia délia mente nella logica e nella matematica », id., 1876; « Giambattista Vico giudicato in Gerraania », id., 1878 ; « I sistemi esclusivi nella filosofia », id., 1877: « Giacomo Zabarella », id., 1878; « Contradizioni fra le due potestà sacerdotale e laicale de'Papi », Macerata, 1860; « Délia filosofia italiana nel secolo XIX », Chieti, 1861; « Del genio di Giambattista Vico », id., 1866. Dans ces dernières années, il a publié: « Intorno alla scuola padovana e alla filosofia morale », Vérone, 1880; « Il présente e l'avvenire délia Filosofia nella j luce », Naples, 1881; « Pane e giustizia nel 1 pensiero sannita », Campobasso, 1881 ; « Il problema délia Filosofia cristiana », Rome, 1881 ; : € Marsilio da Padova riforraatore politico e re- : ligioso del XIV secolo », Padoue, Salmin, 1882; i
« Su la esistenza délia Filosofia cristiana », Naples, 1882; « Su le distrazioni mentali », étude psj^chologique, Rome, 1882; « Marsilio Mainardino e Jlartino Luther », Naples, 1883; « Marsilio da Padova e Martino Lutero », Rome, 1883; « Virtù e natura », id. ; « Giudaismo e cristianesimo », id., 1885; « Ambiento fisico del cristianesimo primitive », 1885; « Il cristianesimo primitive », 1886; < La religions per le Università è un problema, non un'assioma », id. ; « Gli studii religiosi nella Università di Roma », 1888; « La Filosofia cristiana », Turin, 1888; « L'ultima allocuzione del Papa e Giordano Bruno », Rome, 1889.
Labauca (Vincent), publiciste italien, neveu du précédent, né, à Agnone (Molise), le 9 octobre 1846. Reçu docteur en Droit en 1867, il se consacra aux études littéraires et au journar lisme politique. Il a collaboré au Giornale di Napoli et au Piccolo, et dirigé le journal La Sentinella. En 1873, il se rendit à Milan; il collabora à la Lombardia et avec Torelli-Viollier, il fonda le Carrière délia Sera. En 1876, il devint le correspondant de Rome du Carrière délia Sera et du Risargimento de Turin ; depuis bientôt trois ans, il est correspondant de la Perseveranza. Au théâtre il a donné deux pièces : « Virginitas », esquisse en vers, et « Aspetto », drame en trois actes qui ont eu du succès; on lui doit aussi un recueil de « Prose e Versi », Rome, 1881.
Laband (Paul), jurisconsulte allemand, professeur d'histoire du Droit allemand et du Droit commercial à l'Université de Strasbourg, né en 1838, directeur de la Zcifschrift fur d. ges. Handelsrcchf depuis 1865, a publié, entr'autrea : « Beitrage zur Kunde das Schwabenspiegels »,
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Berlin, 1861; « Das Magdeburg- Breslauer systemat. Schoffenrecht aus der Mitte des 14 Jahr. », Berlin, 1863; « Jura Prutenorum ssec. XIV condita «, KOnigsberg, 1866; « Die verni-'gens- rechliclien Klageu nach den sachs. Reclit-squellen des Mittelalters », Konigsberg, 1869; « Magdeburger Rechtaquellen », id., 1869; « Das Staatsrecht des Deutschen Reiches », trois vol., Fribourg, 1876-82.
Labarre (Louis), journaliste, poète et auteur dramatique belge, né, à Dinant, en 1810. Commu journaliste, il a toujours apporté un préciL'ux concours au libéralisme démocratique, dirigeant des journaux, collaborant à d'autres, se îunltipliant sans cesse. Comme poète, adversaire il 11 romantisme, il a écrit en 1836 des « Satires »; ailv.rsaire de Napoléon III, il a fait paraître eu 1S69 « Gloires et misères de l'Empire », et en ls72: « Le livre d'or du bagne ». Comme aiit.ur dramatique enfin, après avoir été chercher fortune k Paris, où, par parenthèse, il écrivit: « La Comédie parisienne », il rapporta en Belgique une comédie en 3 actes et en vers: « Le point d'honneur », qui fut jouée à Bruxelles en 1854 et que nous préférons à ses autres pièces: « Jenneval »; « La bourse des amis»; « Montigny », etc. — Un curieux souvenir se rattache au nom de M. L. Le grand peintre belge Wiertz offrit un jour son chef-d'œuvre, Les Grecs et les Troyens se disputant le corps de Patrocle, à celui qui écrirait la meilleur étude sur « L'influence pernicieuse du journalisme ». Ce fut M. L. qui remporta le prix.
Labbé (Edouard), pédagogiste et professeur français, né, en 1819, dans le département de Seine-et-Oise, élève du Collège Henri IV, professeur successivement à Stanislas, Henri IV et Saint-Louis, où il a occupé 31 ans la chaire de Sixième jusqu'à sa retraite, en octobre 1887. M. E. L. est un membre militant de la Société pour l'étude des questions d'enseignement secondaire. Il a publié de nombreux articles dans les revues pédagogiques de Hachette, de P. Dupont et de Léopold Cerf. On lui doit : « Lois de la Grammaire élémentaire », 1863 ; « Réformes de l'enseignement secondaire », 1865; « Etudes de pédagogie morale », 1878; « De la méthode élémentaire », 1880; « L'Education de l'esprit par le Latin », 1888. M. É. L. a toujours soutenu la cause du Latin dont il déplore et voudrait relever la décadence pour l'élite lettrée de la nation.
Labbé (Joseph-Emile), jurisconsulte français, professeur de droit romain à la Faculté de Paris, né, à Paris, le 5 août 1823. Il a collaboré à la Revue Critique de Droit et de Jurisprudence, à la Revue historique du Droit français et étranger, au Recueil des Lois et Arrêtés et au Journal du Palais, et publié entr'autres : « De la ratification des actes du gérant d'affaires » ; « De la garantie » ; « Des privilèges spéciaux
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sur les créances », 1877; « Appendices ajoutées aux Dissertations de Marchelard », 1882; « Appendices ajoutées à la douzième édition de la Législation Romaine de J. Ortolan » ; « Rapport au Ministre au nom du Conseil général dos facultés sur des questions d'enseignement »,
Labbé (Jules), publiciste français, professeur au Collège Rollin depuis 1878, né, à Chauny (Aisne), le 7 décembre 1833, a voyagé en Espagne, dans l'Italie du Nord, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Russie. On lui doit : « La politique en novembre 1864 »; « Les régentes de France » ; « La Démocratie et M. Renan » ; « Le Manifeste de Nancy et la Démocratie »; « La Conscience », 1868; « Morceaux choisis des auteurs français », trois vol. ; « Morceaux choisis des auteurs grecs » ; « Buffon, morceaux choisis » ; « M""^ de Sévigué, Lettres Choisies »; « La Bruyère, Les Caractères » ; « J.-J. Rousseau, l'Emile » ; « Morceaux choisis des auteurs contemporains » ; « Racine, Mithridate » ; « L'Art de composer et d'écrire » ; des vers publiés dans le Rappel et dans le Drapeau.
Labesse (Antoine-Édouard-Decaudin) , écrivain français, né, à Angoulême, le 11 avril 1848. Il appartient par sa mère à une ancienne famille de cette ville, et reçut de sou grand père, Antoine L., les premiers principes du libéralisme qu'il n'a cessé de professer dans toutes les œuvres qui sont sorties de sa plume. Après avoir achevé au Lycée de Poitiers les études qu'il avait commencées à Angoulême, il vint à Paris pour y faire son droit. La guerre de 1870 le rappela dans sa ville natale. Déclaré par trois fois impropre au service militaire, par suite d'une myopie prononcée, il parvint néanmoins à se faire admettre, sans traitement, dans les bureaux de l'état-major de la mobilisée. Bien qu'il lui restât peu de loisirs, il écrivit dans un journal local : La Défense nationale, dont il devint bientôt rédacteur en chef. Il y avait salué la République, il y salua aussi le principe fédératif dans la Commune, dont il était loin de prévoir les excès. La fougue patriotique avec laquelle il prêchait la guerre à outrance avait déjà inquiété le directeur du journal ; un dernier article dans lequel le jeune publiciste rejetait la responsabilité de l'insurrection sur le gouvernement de Versailles devint l'occasion d'une rupture, à la suite de laquelle il dût se retirer du journal. Revenu à Paris, dans le courant de 1871, il devint correspondant politique de la Presse Indépendante qui avait succédé à la Défense Nationale. En 1872, il publia son premier volume : « La Morale devant l'Eglise et la Société », ouvrage apprécié par Victor Hugo. Il y concluait à la séparation de l'Église et de l'État. En 1875, il fonda, avec un groupe de jeunes gens une revue bi-mou-
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suelle de philosophie populaire : « La Philosophie pour tous », dont l'objet était de vulgariser les idées philosophiques et morales de Proudhon et qui vécut trois ans. En 1880, la Société de Gens de lettres l'admettait au nombre de ses membres, et l'année suivante la Société Météorologique de France, dont il faisait déjà partie, le nommait membre de son conseil. En 1881, nous retrouvons M. L. à Paris-Conférence comme rédacteur en chef. Outre le compte-rendu des conférences de la Salle des Capucines, dont ce journal était l'organe, il y écrivit des biographies littéraires qu'il signait: Un inconnu. Entre temps, il avait donné une 2= édition de son volume : « La Morale »; plusieurs traductions littéraires et scientifiques, et publié dans différents journaux d'éducation, notamment dans VAmi de la jeunesse et des familles de petites nouvelles et de petits récits dans lesquels, donnant la parole tantôt à un vieux clou, tantôt à une aiguille, à une théière, à un miroir.... il initiait ses jeunes lecteur aux procédés de fabrication et aux ouvrages du fer, de la porcelaine, glaces, etc. En novembre 1883, il partait pour l'Algérie avec M. Léon Teisserenc de Bort qui l'avait associé à la mission scientifique dont il était chargé. L'objet de cette mission était de déterminer les éléments magnétiques dans le Sahara Algérien et la Tunisie. C'est à la suite de ce voyage qu'il reçut le brevet d'officier du Nicham-Iftihar. En janvier 1884, parut chez Rothschild, sous le titre : « Les Phénomènes de l'Atmosphère », sa traduction annotée du traité élémentaire de météorologie du professeur Mohn Wind und Wasse.r. A part quelques analyses d'ouvrages étrangers dans le Bulletin de la Société Météorologique de France, M. L. ne s'occupa cependant plus de science qu'au point de vue do la vulgarisation. Il a publié successivement: « La Science de Tante Babet », in-lS", Degorce-Cavot, 1883, petit volume dans lequel il a réuni ses récits du Journal de la Jeunesse et des Familles; « Le Livre d'images », id., 1884, série de jolies nouvelles reliées par des scènes do la vie de famille, où se fait déjà pressentir la grâce aimable, la gaîté tendre qui sont les car.ictéristiques de l'auteur; c'est de la vulgarisation littéraire; « Le Monde terrestre, l'Homme et les Animaux, la Terre et les Végétaux », 2 vol. in-S», G. Massou, 1886-86, véritable histoire naturelle à la portée de tous ; « Le Nid de Grand'maman », 1885, adaptation de l'anglais de miss O'Reilly; « Promenades botaniques de tous le mois », 1886 ; « Promenades en forêt », Ducrocq, 1887; « Pour les tout petits », Jouvet et C'% id., lectures amusantes de zoologie pratique ; « Autour du Poêle », Didot, id., traduction et adaptation des contes et récits suédois par Richard Gustafifson. Cette traduction est précédée d'une magistrale pi'éface de M. L. sur la littérature enfantine ; « Notre
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pays de France : !<> Autour des Puys », Ducrc 1888; « 2» Le Roi des Binious », id., 18 (^es deux derniers volumes sont les premie d'une série dans laquelle M. L. prend le pr texte d'une région parcourue de la France pour vulgariser telle science ou telle industrie. Comme dans ses autres ouvrages, la science intervient ici au cours d'un roman tendre ou émouvant ou d'un voyage en zig-zag rempli de bonn humeur. Citons encore ses nouvelles : « La Lé-* gende de Biscornette » ; « Monsieur, Madame et Bébé, ma première cause » ; « El bir » ; « Le roi des fjords » ; « Comment l'esprit vient aus peuples »; « Sa jolie femme », qui est une sériej de portraits fort bien griffés d'après tout le monde, et surtout : « Le bonheur d'Athénaïs qui comme la plupart des productions de l'au'^ teur ont eu les honneurs de la traduction langue étrangère et dont M. Gennaro de Leva a donné nue version italienne dans La Posta de Naples. En 1889, devaient paraître: « Deus mois au Sahara » ; « Fleurs de Sable », des Sahariennes ; « A tire d'ailes », nouvelles Lecène et Oudin; « L'Heureux Pays », Quantinj « Le Sénateur », roman.
Labitte (Alphonse), poète français, a pu-J blié: « Mignonne », poème des saisons, 1880; « Les Sentimentales » (vers), 1881; « Aubes crépuscules » (id.), OllendorfP, 1883; « Les Fantaisies réelles; le 108'^ uhlans; le Toast,' deux âmes; quatre jours de consigne », Frinzine, 1884; « L'an neuf » (La Druidesse),
Laboune (Henry), médecin et explorateur français, licencié ès-sciences naturelles, résidant à Paris, très connu du monde géographique pour ses explorations en Islande, né, à Montgioray (Indre), le 28 décembre 1854, a reçu du Ministère de l'Instruction Publique sa première mission en 1886. Il traversa la « Terre de glace », du Sud au Nord et de l'Est à l'Ouest. Par un calcul fort ingénieux basé sur ce fait que le grand Geyser ne dépose que deux millimètres de silice par an sur les couches qu'il recouvre et par l'examen des fossiles silicifiés, le D'' L. a démontré que la végétation, partant la température, de l'Islande, n'a pas varié depuis 1874, époque de sa découverte par les Scandinaves. En 1887, il a eu une nouvelle mission et il réleva les côtes du nord et l'archipel des Fâroer. Le description de son voj^age en Islande, dans le Tour du Monde, forme un beau volume de la collection des voyages illustrés de la maison Hachette sous ce titre: « L'Islande et l'Archipel de Fâroer ». On lui doit aussi des essais sur les Tourbières, sur l'Hekla et sur le Tétanus des nouveaux-nés, parus dans les revues scientifiques, et un rapport communiqué à l'Académie des sciences sur la mine de iSpath à double réfraction d'Eskijord.
Laborde (J.-B.-Vincent), médecin français,
LAB ^lict' Ju Laboratoire de physiologie de la Faculté de Paris, chargé du cours de démonstration, né, en 1831, à Bugot (Lot-et-Garonne). H a publié de 1884 à 1886, en deux volumes, les « Travaux du Laboratoire de physiologie » ; il a aussi inséré des essais nombreux dans les Bulletins de la Société de biologie, et dans la TribîDie médicale.
La Brière (Léon de), publiciste français, ancien sous-Préfet, petit-fils de Carondelet, du maréchal de Lowendal, des Turpin de Crissé, des Reverseaux, est né, à Bordeaux, le 14 janvier 1845; il a épousé, en 1870, mademoiselle Champollion-Figeac, petite-fille et petite-nièce des célèbres égyptologues. Attaché au Ministère Atïaires étrangères en 1866, M. de la B. 'iî;ea aux Zouaves Pontificaux, et fut dé- 'le la médaille de Mentana. Après des vo- ^ en Asie, il prit part à la guerre de Franu qualité de capitaine des mobiles de l'Eure, nu blessé à Bourgthéroulde, près de Rouen et décoré de la Légion d'honneur ; il devint chef d'État-major de l'armée de Normandie. Après la guerre, il fut nommé sous-Préfet à Baugé, puis à Vitré et à Gaillac ; il quitta cette carrière après des procès retentissants, et devint rédacteur à l'Union, kV Illustration, au Clairon, à la Gazette de France, au Soleil, au Correspondait, au Gaulois, à Samedi Revue, et orateur dans les grandes réunions publiques « Pour le comte de Chambord ». M. L. de la B. est membre de la Société des gens de lettres. Il a publié : « M™« de Sévigné en Bretagne » (ouvrage couronné par lAcadémie Française) ; « Au Cercle », étude sur la haute Société des capitales de l'Europe (ouvrage dédié à S. A. R. le Duc de Chartres) ; < L'Autre France », voyage au Canada; « Le Chemin numéro 107 », recueil de nouvelles comiques et patriotiques ; « A Rome. Lettres d'un Zouave Pontifical sur les fêtes jubilaires de 1888 ».
Labroue (Emile), géographe français, professeur agrégé d'histoire et de géographie, vice- Président honoraire de la Société de géographie de Bordeaux, membre correspondant de la Société de géographie commerciale de Paris, et de l'Union géographique du Nord, dii-ecteur du Collège Universitaire de Bergerac on Dordogne, rédacteur en chef du Bulletin de la Société de Géographie de Bordeaux, né, à Moissac (Tarnet-Garonne), le 21 février 1847, a publié: « Mémoire sur le poète patois Arnaud Daubasse »; « Bergerac sous les Anglais »; « De Libourne au Buisson »; « Le Japon physique et politique » ; « La terminologie et la prononciation géographiques »; « Poèmes intimes »; « Discours sur l'histoire » ; « Discours sur l'éducation politique et religieuse »; « Les Jésuites en France »; « Sophie Rostopchine ».
Labns (Charles), médecin italien, né, à Milan, le 1<"' novembre 1844. A vingt-et-un ans
médecine et
chirurgie à l'Université de Pavie. Médecin rai-
LAB il obtint le diplôme de docteur
litaire pendant la guerre italo-autrichienne de 1866, il prêta son service dans les épidémies du choléra à Catane et à Brescia. Après avoir quitté le service militaire, il fut nommé médecin à l'Hôpital Central de Milan. S'étant adonné à l'étude des maladies de la gorge, en 1869-70 il se rendit en Allemagne pour s'y perfectionner. Revenu à Milan, il y introduisit les nouvelles méthodes scientifiques. En 1876, au Congrès médical national de Turin, à côté des autres spécialités qui étaient toutes représentées, il institua une section pour la Laryngologie. C'était la première fois, non seulement en Italie mais aussi dans les autres pays, que dans un Congrès médical on reconnaissait et donnait place à cette nouvelle branche des études médicales. Dans la même année l'Hôpital de Milan délibéra d'instituer une Clinique pour les maladies de la gorge et du nez et lui en conféra la direction. A cette Clinique, qui est aussi une des premières qu'on ait établie en Europe et qui fonctionne encore maintenant sous sa direction avec un mouvement de dis-milles visites par an, ont fait leurs études et leur pratique bon nombre des spécialistes italiens. En 1878, il commença un cours de Laryngologie à l'Université de Pavie et l'année suivante il fut nommé professem- de cette matière. Promoteur du premier Congrès international de Laryngologie tenu à Milan en 1880, il en fut élu Président. C'est dans ce Congrès, auquel firent adhésion 122 et intervinrent 45 spécialistes de toutes les nations, que l'on afiù-ma l'importance de la Laryngologie comme branche spéciale de la médecine. Parmi les diiïérentes distinctions honorifiques qu'on lui conféra, nous remarquons une médaille à l'Exposition didactique de Pavie en 1876 pour plusieurs instruments de son invention, entr'autres, un laryngoscope, un insuiHateur et un porte-caustique pour le larynx qui ont été adoptés par beaucoup de praticiens. L'Exposition médicale de Pise lui conféra en 1878 un diplôme d'honneur pour son larjmgofantôme , appareil destiné à exercer les élèves aux opérations dans la profondeur de la gorge. C'est un appareil qui par un mécanisme électrique reproduit les conditions du vivant, c'est à dire la sensibilité et la fermeture du gosier lorsque l'élève fait des manœuvres maladroites. L'utilité de cet appareil a été tellement reconnue que le laryngofantôme Labus se trouve maintenant en beaucoup de Cliniques laryngojatriques. Pour ses instruments, il obtint aussi un autre médaille à l'Exposition de Milan en 1881. Membre correspondant des RR. Académies de médecine de Turin et de Palerme, de l'Association laryngologique Américaine, de la Société française d'Otologie et de Larjnigologie, des Sociétés de médecine de Gand, de Bologne, de Modène. Mem-
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bre de la Commission municipale de Milan pour l'impôt de la Richesse mobiliaire, Consulant de la Société dos Instructeurs italiens, Membre de la Société lyrique, il fut élu membre du jury à TEsposition internationale de musique de 1881. Il a été collaborateur du journal La Rivista di Medicina, du Giornale deWeducazione dei Sordomidi, du Giornale internazionale délie scienze mediche, des Archives of Laryngology, fondateur, en union à trois confrères, de la Gazzetta degli Ospitali. Collaborateur même à présent des Annales des maladies de VOreille et du Larynx, de la Revue de Laryngologie, des Ardiiviî italiani di Laringologia, etc. etc. On lui doit: « Contribuzioni alla chirurgia laringoscopica », 1871; « La laringoscopia e la elettricità nei sordomuti », 1871; « La laringoscopia », 1872; « Casuistica di tumori laringei », 1873; « Un nuovo appareccbio illuminante par la laringoscopia », 1873; c'est un laryngoscope à combinaison catoptrique donnant en comparaison des autres une plus forte intensité lumineuse; « Operazioni laringoscopische », 1874; « Il cateterismo e la dilatazione meccanica nelle stenosi délia laringe », 1876; « Laringoscopia portatile », 1876; « Fantoccio per esercitazioni laringoscopiclie », 1878; « Prelezione al corso di Laringoscopia nella R. Università di Pavia », 1878 ; « Tumore fibroso-cistoideo délia vera corda vocale destra », 1880; « Lo scorticamento doUe corde vocali », 1880; « Removal of a trachéal neoplasm by opération through the natural passages », 1880; « Polipi al 5°, 8°, 9° anello trachéale asportati per le vie naturali », 1881 ; « Gli apparecchi per addestrarsi aile operazioni di chirurgia laringoscopica », 1881 ; « L'hypermégalie et la paralysie de la luette et leur influence sur la voix », 1882; « Compte-rendu du premier Congrès international de Laryngologie », 1882; « Quelques observations sur la modification apportée par M. Garel à mon laryngofantôme », 1884; « La cocaina nella pratica laringojatrica », 1885; « Papillom am 5® Luftrôhrenknorpel auf laryngoscopischen Wege entfernt », 1886; « Per agevolare l'asportazione dei polipi mucosi nasali », 1887.
Labns (Etienne), jurisconsulte et homme politique italien, frère du précédent, né, à Milan, le 3 juillet 1842. Son père fut le célèbre statuaire Jean-Antoine Labus décédé en 1857. Sa mère était Rose Giovanola, sœur du Sénateur Antoine Giovanola secrétaire -général avec Cavour et ministre de Victor-Emmanuel. Après avoir fréquenté les cours de Scrafini, Ausonio Franchi, Nova, Cessa, Buoellati, Rota, Panizza, Porta, Mantegazza, Brioschi et autres illustres professeurs, il reçut le doctorat en Droit à l'Université de Pavis. En 1863, il publia < Il contenzioso amministrativo », ouvrage loué par Mittermayer et qui contribua à solliciter l'abolition de ces tribunaux exceptionnels,
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restes d'un passé illibéral. Avocat en 1868, avec le plus brillant succès, il se présenta comme défenseur en plusieurs importants procès criminels. Mais il quitta bientôt la carrière judiciaire, pour se consacrer à la Congrégation de Charité, où il étudia les besoins des pauvres, et la juste distribution du patrimoine de la bienfaisance; il publia en conséquence un travail sur la bienfaisance à Milan. Comme membre de la Commission pour l'impôt, par une monographie remarquable, qui fut publiée, il obligea en 1869 le Ministère des Finances à abroger certaines dispositions générales, qu'il avait données contre l'esprit des lois fiscales italiennes. Depuis 1869 jusqu'au 1885 il fut membre du Conseil municipal de Milan : pendant quinze années adjoint, pour cinq ans il remplaça le maire. Ses travaux concernant l'administration sont nombreux et nombreuses aussi les innovations et les réformes que Milan doit à son initiative et à son activité. Il fut chargé de représenter Milan en 1874 à Rome lors du jubilé du Roi Victor-Emmanuel, en 1879 à Naples au Congrès national de bienfaisance, en 1882 à Caprera aux funérailles et à l'inhumation de Garibaldi. Élu surintendant en 1844 des anciennes et très riches Archives municipales de Milan, il les mit en ordre selon les exigences modernes, et les fit connaître par différentes publications. En 1881, il présida la Commission du recensement. Membre du Comité pour l'Exposition nationale italienne d'art moderne en 1872, de celui pour l'Exposition historique de l'art industriel en 1874 à Milan, et de celui pour l'Exposition internationale d'hygiène et de sauvetage en 1876 à Bruxelles, il présida l'Exposition nationale italienne générale de 1881. Il a été aussi dans le Comité organisateur de celle de Turin en 1884 et de celle des tissus à Rome en 1887. De nombreuses sociétés de secours mutuels doivent beaucoup à M. L. En 1881, il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts de Milan. Démocrate par sentiment et par convinction, il se montra toujours tel en chaque circonstance, mais encore plus lorsque c'était contre son intérêt. Il lutta constamment dans les rangs des libéraux indépendants et exposa franchement la vérité à tous les partis; candidat à la Représentation nationale dans les élections politiques générales de 1874, 1877, 1882, il échoua malgré plus de six mille votes obtenus dans la ville de Milan.
Labus (Pierre), médecin italien, oncle des précédents, né, à Milan, le 16 mars 1816. Son père fut l'insigne archéologue et épigraphiste Jean Labus, mort en 1853. Il appartient à une des familles notables milanaises, dont les ancêtres passèrent de la Poméranie dans le Monténégro et de là en Italie. Il doit à Pierre Giordani son nom de baptême. Reçu docteur en médecine et chirurgie, il fut nommé d'abord assis-
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tant à la clinique médicale de FUniversité de Pavie et après chef de l'Institut anatomo-pathologique à l'Hôpital Central de Milan. Il fut l'un des promoteurs de la révolution milanaise de 1848. Pendant les guerres de 1848 et 1859, il a été à la direction des hôpitaux militaires. Il publia plusieurs études, entr'autres : « Esperimenti e considerazioni sul modo di agire délia stricnina », 1840; « Tetano traumatico, osservazioni necroscopiche, induzioni », 1845; « Applicazione délia nafta nei tisici », 1846; « La pellagra investigata sopra quasi duecento cadaveri », 1847 ; « SuUe uova o semenza dei bachi da seta », 1858 ; « Dei corpi semoventi e del coloramento délie sementi quali mezzi per riconoacere l'infezione dei bachi », 1859: « Esperienze sugli avvelenamenti colla polvere di cantaride, colla tintura alcoolica di cantaride e colla cantaridina », 1863. Il a été fondateur et directeur du Bacofilo Italiano, journal mensuel que l'on publia en Milan de 1858 à 1860 et qui fut le centre et l'organe spécial des publications italiennes sur la sériculture et dans lequel ont écrit les plus distingués sériculteurs et agronomes. H a été directeur du Coviizio agrario milanese, dès sa fondation, et vice-Président du 13"^ Congrès Agraire général tenu à Milan en 1860, où il traita des causes éloignées de la maladie du ver-à-soie et démontra les bons résultats obtenus par lui avec l'application des courants électro-dynamiques pour en préparer la naissance. Il est membre de la Commission d'Etat pour l'agriculture et pour la culture des pâturages en Sicile.
Lacanssade (Auguste), poète français, né, à l'île Bourbon, en 1820; il a peint, après Bernardin de Saint-Pierre, la nature ardente des tropiques. « Ses paysages, dit Anatole France, sont constitués par des sentiments plus encore que par des images. Il dédaigne la plastique et ne retient du monde intérieur que des impressions d'autant plus poétiques, selon lui, qu'elles sont plus indéterminées ». M. A. L. a publié : « Poèmes et paysages », 1852 ; « Épaves », 1862; « Poèmes nationaux », 1871; « Les Anacréontiques » ; « Les Automnales », 1875. Ses œuvres ont été publiée^ chez Lemerre.
La Caze (Louis), publiciste et homme politique français, fils d'uu ancien député, est né, à Paris, le 20 janvier 1826. Auditeur au Conseil d'État en 1850, il donna sa démission à la suite du Coup d'État, fut nommé conseiller général des Basses-Pyrénées, et se présenta comme candidat de l'opposition contre M. Chesnelong, candidat bonapartiste et clérical. Élu député le 6 février 1871, le premier sur six, M. L. La C. prit place à l'Assemblée Nationale daus le rangs du centre gauche, et devint l'un des Vice-Présidents de ce groupe parlementaire; ses principaux discours à l'Assemblée Nationale ont été sur : « La décentralisation, la loi
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des maires, le vote des lois constitutionnelles, la légion d'honneur, la réforme parlementaire » ; à la Chambre des députés : ses principaux discours ont été sur « L'affaire Blauqui, l'élection Amigues, le chapitre de Saint-Denis »; au Sénat: sur la « Réforme de la magistrature, la loi de l'enseignement primaire, le divorce, la loi sur la chasse ». M. L. La C. a publié : « Les Libertés provinciales en Béarn, archives inédités d'un pays d'État », 1867 ; plusieurs brochures politiques ; « Lettre d'un conseiller général sur les dépenses départementales », et des discours dont nous avons cité les plus importants. M. L. La C, élu sénateur le 8 janvier 1882, siège au centre gauche au Sénat comme à la Chambre.
Lachner (Charles), technologiste allemand, directeur de l'École municipale industrielle de Hildesheim (Hanovre), né, le 10 avril 1851, à Munich, a publié en 1862 une monographie sur les constructions en bois d'Hildesheim, et, en deux vol., depuis 1887, la « Geschichte der Holzbaukunst in Deutschland ». Il publie aussi, depuis quelque temps, une revue industrielle.
Lach-Szyrma (Wladyslaw-Somerville), écrivain anglo-polonais, curé de Newlyn (Cornouaille) depuis 1874, fils du colonel et professeur polonais émigré Hr. Lach-Szyrma, né, en 1841, à Devonport en Angleterre. On lui doit: « Pleas for the Faith », 1873 ; « Thoughts on clérical Life », 1881 ; « A church History of Cornwall and of the Diocèse of Truro », 1887; « The Bible and the Prayer Book '»; « The Bishopric of Cornwall », 1869; « The Ne^vlyn Hymn Book », 1879; « A short History of Penzance, St. MichEel's Mount, St. Ives, and the Land's Ead District », 1878; « Two hundred and twenty-two antiquitios and places worth seeing in or near Penzance » ; « A voice from another world », 1874; « Aleriel, or a voyage to other worlds », l" éd., 1884, 2^ éd., 1886 ; « Heroes of the Day », 1861.
Lackemann (Adéla'is-Rosalie), femme-auteur allemande résidant à Brème, où elle est néo le 26 septembre 1824. On lui doit : « Aus vei-gangenen Tagen », récit, 1879 ; « Rhônsagen », 1880; « Eisblumen, eine Winterplauderei », id. ; « Am Morgen des Konfirmationstages », poésie, S'na éd., 1880 ; « Cora », nouvelle, 1882 ; « Aus dem Leben », trois récits, 1885 ; « Der Todeshecht », poème, 1886.
lacome d'Estalenx (Paul-Jean-Jacques) compositeur et critique d'art français, né, le 4 mars 1838, à Ibonga (G-6rs). Fils et petit-fils de musiciens, amateurs distingués, il reçut dès l'enfance les principes de son art et poursuivit ses études musicales en même temps que ses études universitaires. Tout jeune et sans aucune notion de l'harmonie, il écrivit plusieurs actes d'opéra complet. A dix-neuf ans, il apprit la composition. Il avait terminé son coiu-s qui dura
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trois ans lorsqu'il répondit à l'appel du Musén des familles qui mettait au concours une opérette destinée aux BouÉfes-Parisiens. Il remporta le prix et vint alors à Paris. M. L. réussit à faire accepter sa collaboration littéraire à divers journaux: le Musée des familles, le Grand Journal, le Marjasin d'éducation et de récréation, Y Art musical, V Armée illustrée, etc. Il a fait paraître uu assez grand nombre de travaux, dont les principaux sont: « La grande querelle des organistes et de ménétriers » [Eistoire de la corporation des ménétriers) ; « Les petits mémoires du parterre » : « Histoire anecdotique du théâtre de la foire » ; « Les chants de la race Cabirique » ; « Biographie de Gui d'Arezzo » (1 vol. traduit de l'italien) ; « Les peintres musiciens de la Eenaissance » ; « Les étoiles du passé » ; « Une série de nouvelles » ; une étude sur les mines, intitulée : « Voyage à 1200 pieds sous terre » ; « La musique en famille » ; plusieurs volumes do transcriptions musicales, précédées de préfaces et d' études d'une certaine importance; « La fondation de l'Opéra » ; « La fondation de l'Opéra-Comique » ; « Le bon vieux temps ». M. L. a fait partie du premier groupe de conférenciers qui se réunit en 1868 à la Salle Saxe et ensuite à la Salle du Boulevard des Capucines.
Lacour (F.) , général et écrivain militaire français, résidant à Parny (Meurthe-et-Moselle); en dehors des rapports techniques et officiels dans les divers conseils de la marine et à l'Inspection de l'artillerie, on lui doit : « Notices historiques sur la fonderie de la marine à Ruelle (Charente) et sur celle de la marine à Nevers », 1855; « Notes et dessins sur le matériel de guerre des Chinois et des Coxîhinchinois », 1861; « Rapport sur l'artillerie à l'Exposition de Vienne », 1873. Tous ces mémoires ont été autographiés dans diverses publications du ministère de la marine.
Lacour-Gayet (Georges), historien français, professeur agrégé d'histoire et de géographie au Lycée Saint-Louis à Paris, né, à Marseille, eu 1856, élève de l'Ecole Normale Supérieure, membre de l'Ecole française de Rome, docteur ès-lettres, a publié: « Histoire romaine », en collaboration avec P. Guiraud, Paris, Alcan, 1883 ; « Antonin le Pieux et son temps », Paris, Thorin, 1888 ; « De P. Clodio Pulchro tribuno plebis », id., id., id.; des articles dans la Revue critique, dans la Grande Encyclopédie, et dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines.
Lacretelle (Charles-Nicolas de), général de division et écrivain militaire français (cousin de M. Henri de L.), né, à Pont-à-Musson, le 80 octobre 1822. En dehors de plusieurs études techniques sur les manœuvres et sur les règlements militaires, on lui doit : « De l'Algérie au point de vue do la crise actuelle », 1861.