VIII ADDITIONS ET COBRECTIONS AU SECOND VOLUME
Fischer (Alexandre) — Page 957 — Mort en 1889.
Fischer Ton Rislerstamnr (Edouard) — Page 959 — Corrigez : Fischer TOn Roslerstamm.
Foutana (Louis) — Page 969 — Mort.
Francolini (Ermenégilde) — Page 986, ligne 34. — Après les mots « Pietro Cipriani » • « Ma-
riano Mucciarelli » ajoutez: Nécrologies. '
Galant! — (Antoine) - Page 1013 — Il a été professeur à l'Université de Pérouse pendant dis
ans, et il a contribué à l'amélioration des conditions agricoles de l'Ombrie tant aussi bien
que des Marches.
Gallette (Marcel) — Page 1017 — Dans sa notice, au lieu de Saint-Ligny, lisez : Saint-Signy.
Garbasso (Georges) — Page 1023 — Mort.
Gass (Guillaume) — Page 1028 — Mort.
Gatscliet (Albert-Samuel) - La bibliographie complète de cet écrivain américain nous est arrivée en retard et sera utilisée avec tant d'antres dans notre dernière livraison.
Gauthiez (Pierre) — Page 1032 — Ajoutez à ses ouvrages: « Themna », drame lyrique envers en un acte; « Un Bandit », drame en trois actes; « Pemme et Maîtresse », drame en quatre actes en vers; « Les Grands maîtres du XVI<^ siècle en France, études littéraires » • « L'Aretin et les artistes au XVI« siècle ». '
Geiger (Wilhelm) —Ajoutez à ses ouvrages une monographie géographique importante intitulée • « Die Pamir-Gebiete », Vienne, 1887.
Gentile (Iginio) — Au lieu de professeur à l'Université de Paris, lisez: professeur à V Université de Pavie
Gerold (Charles von) — Page 1046 — Mort le 14 janvier 1890.
Gerstenberg (Charles von) — Page 10i7 — Mort.
Giesebrecht (Pr. Guill. von) — Page 1153 — Mort à Munich en décembre 1889.
Giordano (Vincent) — Page 1059 — Mort.
Gloclier (Jean-Philippe) — Page 1067 — Mort.
Goedelie (Charles) — Page 1074 — Mort.
Goldsehinidt (Meir) — Page 1076 — Mort.
Grasserie (Raoul De La) — Page 1094 — Ajoutez deux recueils de vers de cet écrivain • « Les Rhytmes » et « Jeanne d'Arc ».
Hiigeli (Albert) — Page 1133 — Mort.
Hagen (F. G.) — Page 1133 — Mort.
Hausner (Othonj — Page 1152 — Mort à Vienne en février 1890.
Henszlmanu (Eméric) — Page 1168 — Mort.
Herman (Alfred) — Page 1171 — Mort à Bruxelles le 13 mars 1890.
Heussler, professeur à Bâle, né le 16, non pas le 10 septembre 1S55.
Hock (Jacob) — Page 1193 — Mort.
Hofdyk (Guillaume- Jacques) — Page 1195 — Mort.
Hoff (Gustave-Adolphe) — Page 1196 — À la 15>.>e ligue au lieu de Comhe lisez Combn
Horaritz (Adalbert) — Page 1204 — Mort.
Hnnibert (Edouard) — Page 1213 — Mort en décembre 1889.
Huysseu (Gotthelf) — Page 1216 — Mort.
Ida (Con^tesse Geecca Del Carretto-Fusco) - Geecca est son premier nom de baptême. Son premier mari était le comte de Thanemberg. Parmi les ouvrages de son second mari, nilustre pedagogiste prof Edouard Pusco, dont elle a soigné l'édition, il faut surtout sio^naler son cJiet d oeuvre: « La scienza eduoativa », en deux vol., Naples, 1887-89.
Krakowski - Page 1285 - Dans le Supplément nous compléterons la notice de cet écrivain polonais, qui a publie plusieurs ouvrages après la publication de la douzième livraison qui contient sa notice. ^
Krenier (Baron Alfred) — Page 1288 — Mort à Vienne.
Landtmaiison (Charles-Jean-Gustave) — Au lieu de fr^ere du précédent, lisez: fr>re du suivant
Landoy^gugène) - Page 1312 - Mort à Saint-Josse-ten-Noode, près de Bruxelles, le 16 mars
COM nase et le lycée de sa ville natale, il vint à Florence pour y suivre le cours de l'Institut des Études supérieures, et y fut habilité à l'enseignement secondaire classique. Nommé professeur dans les lycées de l'Etat, il fut dans cette qualité d'abord à Bénevent, ensuite à Milan. Maintenant, il est professeur de littérature latine et grecque au lycée Ennio Quirino Visconti de Rome. On lui doit : « Studio intorno a C. Valérie Catullo » ; « Versione in latine e in italiano del Caronte, o gli Osservatori di Luciano » ; « Studî di Sintassi grooa in relazione alla sintassi latina e italiana ».
Cornes (Orazio), botaniste italien, véritable médecin du monde végétal, né, à Monopoli (prov. de Bari), le 11 novembre 1848; il fit ses études à l'Université de Naples, où il fut reçu ensuite docteur ès-sciences naturelles, et il les compléta ensuite par des voyages d'instruction en Italie et k l'étranger. D'abord professeur au lycée Genovesi et à l'Institut technique de Naples, il fut, en 1877, nommé professeur de botanique à l'école supérieure d'agriculture de Portici, fonctions qu'il occupe encore. M. Comes a publié les travaux dont suit la note, qui font preuve de son activité et de son amour pour la science à laquelle il s'est adonné : « Studii sulla impollinazione in alcune plante », 1884 ; « Continuazione degli studii sulla impollinazione », 1875 ; « Ulteriori studii e considerazioni sulla impollinazione », 1879 ; « Tunghi del napolitano », 1878; « Observations on some species of Neapolitan fungi », 1879 ; « Sulla malattia dei cavoli apparsa negli orti di Napoli », 1878 ; « Catalogo délie plante raccolte dal prof. Costa in Egitto ed in Palestina », 1881; « Illustrazione délie plante rappresentate nei dipinti Pompeiani » , 1879 ; « Enumerazione délie plante rappresentate nei dipinti Pompeiani », 1881 ; « Azione délia temperatura, délia umidità relativa e délia luce sulla traspirazione délie plante », 1878 ; « Ricerche sperimentali intorno all'azione délia luce sulla traspirazione délie plante », 1879 ; « La luce e la traspirazione nelle plante », 1880; « Influence de la lumière sur la transpiration des plantes », 1880; « Notizie intorno ad alcune crittogame parassite délie piante agrarie ed ai mezzi per combatterle », 1881 ; « Osservazioni su di alcune specie di funghi del Napolitano, e descrizione di due nuove specie », 1881 ; « Considërazioni sulla produzione del tabacco in Italia, e sulla convenienza di estenderne la coltivazione », j 881 ; « Sull'Antracnosi o vaiuolo délia vite », 1881 ; « Il mal nero della'Kvite », 1882 ; « L'Aubernage dans l'Yonne et le mal nero en Italie, la gommose de la vigne », 1892 ; « Primi risultati degli esperimenti fatti per la cura délia gommosi o mal nero délia vite », 1885 ; « Sul preteso tannino solide scoperto nelle viti aiïette dal mal nero », 1882 ; « Sulla Rhizomorpha ne-
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caffix, e sulla dominante malattia degli alberi »,
1883 ; « Commemorazione del prof. Vincenzo Cesati », 1883 ; « La filosserinosi ed il mal noro délia vite », 1883 ; « Ceroali, farine e paste alla Esposizione di Milano », 1881 ; « Notizie preliminari sopra alcuni fenomeni di fermentazione del sorgo saccarino vivente », 1883 ; « Le crittogame parassite délie piante agrarie », 1882 ; « Relique micologique Notarisiane », 1883 ; « Cenno necrologico del prof. Nicola Pedicino », 1883; « Sulla gommosi dei ficlii », 1884 ; « Intorno ad una malattia del carrubo », 1884 ; « Il marciume délie radici e la gommosi délia vite », 1884 ; « La malattia délia pellagra nei Pomodoro »,
1884 ; « La gangrena umida dsi cavolifiori »,
1885 ; « Provvedimenti per combattere la peronospora délia vite », 1885; « Istruzioni sulla mosca olearia », 1885 ; « Come provvedere al marciurae délie radici nelle piante fruttifere, e specialmente nella vite », 1885 ; « Sulla melata o manna e sul modo di combatterla », 1885 ; « Délie principal! malattie délie piante coltivate in Sicilia », 1885 ; « Sulla malsania del nocciolo e di qualsiasi altra pianta cagionata dalle basse température », 1885 ; « Istruzioni praticbe per riconoscere e per combattere la peronospora délie vite, ed altri malanni délia vite, degli agrumi, deU'olivo », 1885 ; « La peronospora e le altre malattie délie piante coltivate nella provincia di Napoli : isti'uzioni per conoscerle, per prevenirle e per combatterle », 1886; « Le lave, il terreno vesuviano e la loro vegetazione », 1887 ; « Sulla malsania manifestatasi nei 1884 nelle viti ed in altre piante del Napolitano, e sul modo di provvedervi », 1886 ; « Sulla grillotalpa {Gryllotalpa vulgaris) e sul modo di combatterla », 1887; « Botanica générale ed agra-
Comettant (Oscar), homme de lettres et compositeur de musique français, né, à Bordeaux, en 1820. Il a collaboré à beaucoup de journaux, écrit sur des sujets nouveaux et très variés, fait, dans l'ancien et le nouveau monde, des voyages qui lui ont fourni les matériaux de beaucoup d'articles, de causeries et de la plupart de ses publications. Ses compositions musicales, dont nous n'avons pas à nous occuper ici, comprennent des romances et surtout des morceaux de piano, souvent exécutés par M. Comettant lui-même dans les concerts. Nous citerons de ce fécond écrivain : « Trois ans aux États-Unis. Étude de mœurs et coutumes américaines », Paria, Pagnerre, 1857 ; « La propriété intellectuelle au point de vue de la morale et du progrès », id., Guillaumin, 1857, 3'"» éd., id., id., 1882; « Almanach illustré des deux Mondes », 3 années, id., Pagnerre, 1859-61 ; « Histoire d'un inventeur au XIII siècle. Adolphe Sax, ses ouvrages et ses luttes », id., id., 1860; « Le Nouveau Monde, scènes de la vie américaine, précédé d'une préface par M. Louis Jourdan »,
id., id., 1861
COM
Musique et musiciens », id., id.,
1862 ; « Les Civilisations inconnues », id., id.,
1863 ; « La Gamme des amours. Variations sur un tlième connu », id., Deutu, 1863 ; « L'Amérique telle qu'elle est, voyage anecdotique de Marcel Bonneau dans le nord et le sud des États-Unis, excursion au Canada », id., Faure, 1864; « En vacances », id., id., id. ; « Un petit i-ien tout neuf », id., id., 1865; « Voyage pittoresque et anecdotique dans le nord et le sud des États-Unis d'Amérique », id., Laplace, id. ; « Le Danemark tel qu'il est », id., Faure. 1865 ; « Le Naufrage de TEvening-Star et la colère céleste en Amérique. Lettre au révérend Charles B. Smith de l'Église presbytérienne d'Amérique », id., id., 1866 ; « Gustave Lambert au pôle nord. Ce qu'il y va faire », Dentu, 1868; « De haut en bas, impressions pyrénéennes », id., Cadot, 1868; « De Paris à quelque part », id.. id., 1869 ; « La Musique, les musiciens et les instruments de musique chez les différents peuples du monde », id., Lévy frères, 1869 ; « Francis Planté, portrait musical à la plume », id., au bureau du Èlénestrel, 1874; Comédies en quatre lignes », id.. Pont, 1875 ; « Les Compositeurs illustres de notre siècle : Rossini, Meyerbeer, Mendelsshon, Halévy, Gounod, Félicien David », id., Delagrave, 1883 ; « Histoires de bonne humeur », id., Rouif, et C'", 1883 ; « Un nid d'autographes. Lettres inédites de Haydn, Cherubini, Mehul, Boieldieu, F. Ries, Steibelt, Garât, Hector Berlioz, Rouget de risle, Chopin, Georges Sand, Beethoven, Ignace, etc. », id., Dentu, 1885. Mentionnons encore un journal mensuel : Le Nouveau-né, conseiller intime de la mère dans les soins à donner aux enfants de la naissance à un an. Cette publication a paru du l^r janvier 1881 au 31 décembre 1886. En 1871, M. Oscar Comettant fonda, avec le concours de sa femme, professeur de chant distingué, une école de musique, sous le nom de Institut Musical.
Comin (Jacopo), journaliste et homme politique italien, né, dans la Vénétie, vers 1830. Émigré après la guerre de 1859, il vint en Lombardie, publia quelques esquisses biographiques des hommes politiques les plus en vue, et entra à faire part de la rédaction du Pungolo de Milan, dirigé par M. Leone Fortis. Quand celuici fonda, après l'annexion, un journal du même titre à Naples, M. Comin y alla, en qualité de rédacteur, et ne tarda pas à en devenir directeur et propriétaire. Élu député, en 1865, par le collège de Caserte, il a depuis lors fait presque toujours partie de la Chambre. Il appartient à la gauche.
Couimer (Ernest), théologien allemand, né eu 1847. M. C, qui est professeur extraordinaire de théologie à l'Académie de Munster, a publié : « Die Katholicitat nach dem hl. Augustinus. Augustinische Studio », Breslau, 1873 ;
COM
« Die philosophische Wissenschaft », Berlin, 1882 ; « System der Philosophie », 4 vol., Munster, 1883-1886. Il a fondé et il dirige, depuis 1886, les Jahrbiicher fiir Philosojjhie und speiulative Theolof/ie qui paraît à Paderborn.
Commissaire (Sébastien), homme politiqn français, né, à Dole (Jura), le 10 septembre 18^2. Nommé représentant du peuple dans 1'' département du Rhône et du Bas-Rhin, le K! mai 1849, M. Commissaire fut condamné à la peine de la déportation à la suite des affaires de juin. Pendant six ans, il subit une dure captivité dans les prisons d'État de Doullens, de Belle-Isle et de Corte (Corse). Grâce à l'intervention de M. Emile de Girardin et du prince Napoléon, il fut gracié, sous condition, en 1859. Il retourna à Lyon, où il se mai'ia et entreprit un commerce de mercerie. Élu, en 18SR, conseiller d'arrondissement à Lyon, il échouu l'année suivante au conseil général, et prit, on 1869, une part des plus actives à l'élection du Bancol comme député. Il vint à Paris au 1 septembre 1870 et fut nommé gouverneur df-s châteaux de Saint-Cloud, Meudon et la Malmaison. C'est lui qui fit évacuer sur Paris , avant l'investissement, les objects précieux tt les œuvres d'art que renfermaient ces résidences impériales et qu'on peut évaluer à une soixantaine de millions. Lors de la prise de Saint- Cloud, il fut fait prisonnier et conduit à Versailles. M. C. parvint à s'échapper et se rendit près de Gambetta, qui le nomma, eu janvier 1871, secrétaire général du département de l'Oi'ne, dont son ami Antonin Dubost était préfet. Il quitta ses fonctions le 25 mars suivant, revint à Paris, où il assista aux événements do la Commune, sans y prendre part et fut arrêté, puis relâché par les fédérés. Il retourna ensuite à Lyon, où il fut nommé entreposeur de tabacs, en 1878. On doit à M. Commissaire, des « Mémoires et Souvenirs », 2 vol., 1888, qui renferment des détails intéressants sur les événements auxquels il a été mêlé.
Commuiiay (Arnaud), historien français, né, à Pau, en 1845. M. C, qui est vice-président de la Société des Archives historiques de la Gironde, a publié : « Le Comte de Toulouse et la Bataille de Vélez-Malaga », Angers, 1885; « Les Huguenots dans le Béarn et la Navarre, documents inédits », Paris, Champion, 1885 ; « Le Parlement de Bordeaux. Notes biographiques siu- ses principaux officiers », id., id., 1886.
Comparetti (Domenico), éminent philologue et helléniste italien, né, à Rome, en 18--5. Il fit ses études dans sa ville natale, où il fut reçu docteur ès-sciences naturelles et mathématiques, en 1855; ses études finies, son père étant l^harmacien, il s'adonna à l'exercice de la profession de pharmacien, mais un penchant irrésistible l'appelait vers les lettres et il employait ses loisirs à l'étude du grec, de l'allemand, do
COM
l'anglais, et ses économies à l'acliat des livres les plus indispensables. S'adonnant surtout à l'étude de la littérature grecque, il insérait, en 1858, dans le Bheinisches Muséum, deux notices sur l'ana- Ij'ste Licinianus et sur le discours d'Hypéride pour la guerre lamiaque, et il préparait en même temps des articles critiques pour le Spettatore FioreiiUno et pour VArchivio Storico Italiano de Vieusseux. En 1859, il dut renoncer à écrire dans le Spettatore, ce qui n'aurait pas été sans danger pour un romain. Le 15 novembre 1859, sur la proposition de feu le duc de Sermoneta, il fut nommé professeur de langue et littérature grecque à l'Université de Pise, où il enseigna, pendant plusieurs années, et d'où il passa à l'Institut des études supérieures de Florence, tout en restant professeur émérite de l'Université de Pise. M. C, qui est uajourd'hui professeur de littérature grecque retraité et chargé du cours d'antiquités grecques à l'Université de Rome, membre du conseil supérieur de l'instruction publique, de l'Académie roj'ale des Lincei, correspondant des Instituts de Milan et de Venise, et des Académies des sciences de Naples et de Turin, Membre de la Société royale pour les textes de langue, correspondant de l'Académie des sciences de Munich, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris et de l'Académie de la Crusea de Florence a publié: « Intorno all'opera suUa Composizione del monde di Ristoro di Arezzo », Rome, 1859; « Intorno all'età in cui visse l'annalista Liciniano » dans, VArchivio Storico Italiano, Florence, 1859; « Iperide, l'Euxenippea, con testo greco e fac-simili », Pise, 1861; « Notizie e osservazioni in proposito degli studii critici del professoro Ascoli sui coloni greci e slavi dell'Italia Méridionale e sulle ricerche Albanesi », Pise, 1863; « Il discorso di Iperide pei morti nella guerra lamiaca con testo greco e fac-simili », Pise, 1864; « Intorno al libre dei sette savii, Osservazioni », Pise, 1865; « Virgilio nella tradizione letteraria sino a Dante », d-ans la Nuova Ântologia, 1866; « Saggio dei dialetti greci dell'Italia Méridionale », Pise, Nistri, 1866; « Edipo e la Mitologia comparata. Saggio critico », id., id., 1867; « Ricerche intorno al libro di Siudibâd », Milan, Bernardoni, 1869; « Virgilio nel Medio- Evo », 2 vol., Livourne, 1872, ouvrage considérable ; « Novelline popolari italiano illustrate », Turin, Loescher, 1875; « Papiro ercolanese, inedito, pubblicato », id., id., id. ; « Le antiche rime volgari secondo la lez^one del Codice vaticano 3793 », publiées en collaboration avec le prof. A. D'Ancona, 1«'' vol., Bologne, Romagnoli, 1875, 2« vol., id., id., 1881; « Canti e racconti del popolo italiano », publiés en collaboration avec le même, 7 vol., 'Turin, Loescher, 1875 et suiv. : « La villa dei Pisoni in Ercolano e la sua biblioteca », Naples, Gianuini, 1879; « La commissione omerica di Pisistrato e il ciclo epico »,
COM
Turin, Loescher, 1881; « Inscrizioni groche di Olimpia e di Ithaka », dans les Atti délia R. Accademia dei Lincei, 3™« série, 6'"e vol., Rome, Salvioni, 1881; l'introduction et les notes à la traduction en vers italiens, par M. Auguste Franchetti, des « Nuvole » d'Aristophane, Florence, Sansoni, 1882 ; « Due epigrafi greche alcaiche illustrate », Turin, Loescher, 1882; « La villa ercolanese dei Pisoni, i suoi monumenti e la sua biblioteca. Recenti notizie », en collaboration avec G. De Petra, Turin, Loescher, 1883 ; « Sopra un'iscrizione cretese scoperta lo scorso anno a Venezia », dans les Atti dell'Accademia dei Lincei, 3»>« série, 11'»» vol., 1884. On doit aussi à M. Oomparetti deux monographies fort louées sur Pindare et sur Sapho. Il a dirigé, pendant longtemps, avec MM. Giuseppe Muller et Giovanni Flecchia la Rivista di Filologia e d'istnizione classica publiée à Turin chez Loescher, et depuis 1884 il dirige le Mtiseo italiano d'antichità classica, Florence, chez le même éditeur. Ses connaissances sur les littératures anciennes et modernes sont très-vastes ; il entreprend chaque année un voyage d'instruction à l'étranger ; et il parle beaucoup de langues, entr'autres, le russe; mais sa compétence dans le grec est vraiment supérieure.
Compayré (Gabriel), professeur, écrivainmoraliste, philosophe, traducteur et homme politique français, né, à Albi, le 2 janvier 1843. Son père, employé à la préfecture du Tarn, avait publié des Études historiques sur l'Albigeois. M. Gabriel Compayré termina, à Paris, au Lycée Louis-le-Grand, des études commencées au Collège de Castres. En 1862, il entra à l'École Normale, devint, en 1865, agrégé de philosophie, professa aux Lycées de Pau, Poitiers et Toulouse. En 1868, l'Académie française lui décerna une mention pour son « Eloge de Jean- Jacques Rousseau ». M. C. a collaboré à la Revue jMlosoiyhique, au Dictionnaire de Pédagogie, à V hidépendant des Basses-Pyrériées, à la Liberté de Toulouse, au Progrès et à la Gironde de Bordeaux, à la République Française, etc. Il a publié : « De Ramundo Sebundo ac de theologiœ naturalis libro », thèse, Paris, Thorin, 1872; « La philosophie de David Hume », thèse, id., id., 1873, ouvrage couronné par l'Académie française ; « Histoire critique des doctrines de l'éducation en France depuis le XVI" siècle », 2 vol., Paris, Hachette, 1879, 2"'<' éd., id., id., 1880, ouvrage qui obtint le prix Boi'din ; « Éléments d'éducation civique et morale », id., Gariet et Nisius, 1880, ouvrage qui donna lieu à de longues polémiques et qui fut aussi vivement attaqué par les conservateurs que porté aux nues par les républicains ; « Lectures civiques », en collaboration avec M. Delpan, 1882 ; « L'Instruction civique. Cours complet rédigé conformémont au programme des écoles normales primaires », id., Dolaplauo, 1883; <,< Histoire de
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la pédagogie », id., id., 1884 ; « Cours de pédagogie théorique et pratique », id., id., 1885 ; « Notions élémentaires de psychologie », id., id., 1887; « Cours de morale théorique et pratique », id., id., id. — M. G. Compayre a publié, avec introduction et commentaire, une nouvelle édition du « Rapport sur l'organisation de l'Instruction publique de Condorcet, et il a traduit de l'anglais « La Logique déductive et inductive », d'Alexandre Bain, 2 vol., Paris, Germer- Baillière, 1875 ; « Hume, sa vie et sa philosophie », de T. H. Huxley, id., id., 1880 ; « Quelques pensées sur l'éducation » de John Locke, id., Hachette, 1882. Conseiller général du Canton de Lavaur et député, M. G. C. fait partie du groupe de l'Union républicaine, dont il a été secrétaire.
Comte (Jules) écrivain et administrateur français, né, à Paris, le 17 octobre 1846. Après s'être fait recevoir licencié ès-lettres, il entra dans l'administration des Beaux-Arts, où il rendit d'éminents services et où, jeune encore, il devint inspecteur général des écoles des beauxarts et de dessins d'abord et ensuite, en juillet 1886, directeur des bâtiments civils et palais nationaux. Pendant les loisirs que lui laissaient ses occupations officielles, M. C. a collaboré à nombre de journaux et de revues, notamment au National, où il avait succédé comme salonnier à Théophile Gautier, et dont il est resté jusqu'en ces dernier temps, le critique d'art attitré. Il a publié un ouvrage fort savant sur « La Tapisserie de Bayeux », Paris, Rothschild, 1879, et une traduction de « L'Art en France. Musées et écoles des beaux-arts des départements », de J. Comj^ns Carr, Paris, Rouam, 1887. Il a surtout attaché son nom à la Bibliothèque de l'enseignement des Beaux-Arts, publiée par l'éditeur Quantin et qu'il dirige.
Coniy (Jacques), agriculteur français, né, à Garons (Gard), le 22 octobre 1825. M. Comy qui a été, pendant dix ans, maire de sa commune natale, qui est membre de la société d'agriculture du Gard et qui a obtenu plusieurs récompenses pour ses travaux agronomiques, a publié: « Notice-Rapport sur la préjjaration des plants croisette », dans le Bulletin de la Société d'Agriculture du Gard du 1»'' décembre 1871 ; « Notice-Rapport sur l'emploi du sulfure de Carbone appliqué à la destruction du Philloxera », Journal du Midi, 7 septembre 1873 ; « Lettres sur le phylosera », id., 18 et 19 décembre 1878; « Plantation à la Charrue », Gazette de Nîmes, 20 novembre 1878; « Sur la greffe herbaire », Journal du Midi, 1«"" janvier 1879; « Culture des cépages américains dits portegreffes, suivie d'un nouveau procédé de plantation à la charrue », Nîmes, Clavel Ballevet, 1879.
C'oiiaud (Thomas-Jofferson), théologien américain, né, à Brandon (Vormont), le 13 déuem-
CON bre 1802. Après avoir pris ses grades au Middleburg Collège, en 1823, il fut, pendant dix ans, professeur de langues dans le collège de l'Etat du Maine. En 1833, il démissionna et alla se fixer à Boston ; mais, en 1835, il devint professeur ; de littérature biblique et de critique au Séminaire de Théologie des Baptistes à Hamilton (New- York) ; il passa ensuite deux ans aux universités de Halle et de Berlin pour y étudier les langues et les littératures orientales, et pu- : blia une traduction de la grammaire hébraïque de Gesenius, avec les additions de Rôdiger, qui est devenue livre de texte classique en Angleterre et en Amérique. En 1850, il accepta la chaire de littérature et critique biblique au Séminaire théologique de Rochester (New-York), mais en 1858, il se retira pour se fixer à Brooklyn et s'adonner entièrement à la publication d'une traductiop revisée des Saintes Écritures. Il a publié, avec des notes fort importantes, les versions révisées de : « The Book of Job » ; 1857 ; « The Gospel of Matthew », 1860: « The BookofGenesis», 1868; « The Book ofPsalms», id.; « The Book of Proverbs », 1872 »; « I5:<:i-Î3£iv, its Meaning and Use, phiiosophically and historically investigated », id. ; « The Books of Joshua, Judges, Ruth, Samuel, and Kings », 1884. II est membre du Comité américain qui coopère avec la Convocation de Canterbury en Angleterre pour la revision de la version anglaise autorisée de la Bible, et il est reconnu comme un des premiers hébraïsants vivants. En collaboration avec sa fille Blandina, il a publié en 1878: « A gênerai and Analytical Index to the American Cyclopaedia ».*
Couard (Julius), littérateur allemand, connu aussi sous les pseudonymes de Th. Burkard et Er. Helm, né, le 8 septembre 1823, à Konigsberg en Prusse ; il fréquenta le gymnase et l'université de sa ville natale en qualité d'étudiant de médecine. Mais ayant peu d'inclination pour cette science, il s'adonna aux sciences philologiques et historiques. Après avoir fréquenté, pendant quelques semestres, l'Université de Berlin, il devint précepteur dans une famille, tout en s'adonant à des travaux littéraires. L'heureux succès de ses premiers essais le persuada à se consacrer exclusivement aux lettres, et il persévéra dans cette carrière jusqu'en 1869, où il eut le malheur de devenir presqu'entièrement aveugle. Nous citerons de lui: « Robert Blorton », 1859; « Evangelien der That », poésies, 1860; « Der entsprungene Galeerensklave », 1861 ; « Der stumme Bettler von Pest », id.; « Der Glockner von Stockholm », 1862 ; « Der Eluch der Geblendeten », id., id. ; « Der Gebrandmarkte », 1864; « Yon Rom nach Berlin », 1864; « Die Apostel dor Finsternis », 1865; « Die Opfer von Amalfi », id. ; « Die Sehorinn von Louisiana », 1866 ; « Die Vermàchtnis des Prasidonton », 18G7 ; « Verloreno Kronea »,
CON
18G8 ; « Brot oder Tôt », 1869 ; « Der Hôllengraf », id. ; « Die Dame im Schleier », 1870 ; « Lorbeer und Cj-presse », poésies. 1871.
Conçeicâo (Alexandre Da), ingénieur portugais, né, à Ilhavo (district d'Aveira), le 16 octobre 1842. De 1860 à 1867, il fréquenta l'Académie polytechnique de Porto. La même année, il entra au service du Ministère des travaux publics, et après avoir couvert plusieurs places dans la même administration, il fut nommé, en 1886, directeur des travaux publics du district de la Guarda, fonctions qu'il occupe encore. En 1866, pendant qu'il fréquentait l'Ecole polytechnique, il publia un volume de vers, intitulé : « Alvoradas », 2'"" éd., 1875; en 1867, il fit paraître un petit poème: « Abençoada esmala ». En 1876, il publia un livre ou journal littéraire : « A Evoluçao », dans lequel l'auteur se révèle critique de premier ordre. Cette publication marque une période brillante dans l'histoire de la littérature portugaise. En 1877, il publia un journal politique .-1 Justiça. En 1880, à l'occasion du centenaire de l'auteur des Lusiades, il publia un petit poème : « A Camôes ». En 1881, il publia un livre intitulé : « Notas e ensayos de critica e de litteratura », parmi lesquels particulièrement notable un chapitre: « Realistas e Romanticos ». — Il a été, pendant quelque temps, rédacteur du journal politique républicain « 0 Seculo » et d'une revue et d'un journal qui paraissaient sous le même titre : « Era Nova ».
Conclia (Victor), publiciste hongrois, né, à Marczalteô (comitat de Veszprem), en 1846. M. C, qui est docteur en droit et professeur des sciences politiques à l'université royale de Kolozsvar, a publié, en hongrois, les ouvrages suivants: « Le régime municipal en Europe », dans la Revue Budapesti Szemle, 1869, ouvrage couronné par l'université de Budapest; « Les idées de réforme dans la litérature politique de la Hongrie, en 1790 », dans la même Revue, 1882; « La justice administrative dans son rapport avec le constitutioaalisme et le droit individuel », Budapest, 1877 ; « L'organisation de la justice administrative », avis donné à la requête des jurisconsultes hongrois, et publié dans les Annales de cette corporation, 1882; « Constitutions modernes » l^r vol., Budapest, 1884, œuvre systématique qui contient dans ce volume les constitutions de la Belgique et des États- Unis de l'Amérique du Nord.
Couchard (Paul-Prosper Vekmeil de), o£&cier et écrivain militaire français, né, le 28 décembre 1847, à Fontenay-le-Comte (Vendée) d'une famille originaire du Bas-Limousin, qui compte dans sa parenté le comte Cabanis et le maréchal Brune. Entré à l'École militaire de Saint-Cyr en 1867, il en sortit comme sous-lieutenant dans l'infanterie en 1869. Il a fait la campagne de 1870 à l'armée de Metz. Capitaine
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en 1875, après avoir obtenu le brevet d'Étatmajor, il fut envoyé, en 1881, à l'École militaii-e d'infanterie pour y créer les cours d'Histoire et de Géographie militaires qu'il a professés, pendant quatre ans, dans cette Ecole ; chef de bataillon en 1887. M. Vermeil de Conchard fut un des fondateurs, après la guerre, de cette Etunion des officiers qui a mis le travail en honneur dans l'armée ; il a écrit de nombreux articles dans le Bulletin de la Réunion des officiers, la Bévue du Cercle militaire, le Journal des sciences militaires. M. V. de Conchard a traduit de l'allemand: « Mode d'attaque de l'infanterie prussienne dans la campagne de 1870-71, par le duc Guillaume de Wurtemberg », dans la première série des Mélanges militaires, Paris, Tanera, 1871 ; il a publié en outre : « Le Maréchal Bliicher d'après sa correspondance », Paris, Dumaine, 1877 ; « Précis d'histoire militaire », Limoges, Lavauzelle, 1885 ; « Précis de géographie militaire », id., id., 18S6 ; « Étude sur la tactique de l'infanterie », Paris, Baudoin, 1886; « Recrutement des officiers et réorganisation des Écoles militaires en Erance », id., id., 1887 ; « L'Assassinat du Maréchal Brune. Épisode de la terreur blanche », id., Perrin, 1887. Condauiiii (James), ecclésiastique français, né, à Saint- Chamond (Loire), en 1844. Il fit ses premières études chez les Pères Maristes du collège de son pays natal, puis devint professeur dans un séminaire. Il est docteur en théologie et docteur ès-lettres, chanoine honoraire de Bordeaux et professeur de littérature étrangère à la faculté catholique des lettres do Lyon. On lui doit : « Étude historique sur Saint-Ennemond, archevêque de Lyon », thèse pour le doctorat en théologie, Lyon, Brun, 1876; « De Q. S. F. Tertulliano, vexatae religionis patrono et prfBcipuo, apud Latinos, christiante lingu» artifice », thèse, id., id., 1887; «Essai sur les Pensées de J. Joubert », thèse, Paris, Didier, 1877 ; « Cours de thèmes allemands pour Tépreuve écrite du baccalauréat ès-lettres », id., Belin, 1882 ; « Croquis artistiques et littéraires, études et souvenirs », Paris, Leroux, 1883 ; « Fortune, infortune ; étude sur les Pensées d'une reine, id., id., id. {Les Pensées d'une reine dont il s'agit sont l'ouvrage de S. M. la Reine Elisabeth de Roumanie) « Cours de thèmes anglais pour l'épreuve écrite du baccalauréat ès-lettres », id., id., id. ; « La composition française du baccalauréat », Lyon, Vitte et Perrussel, 1884; « Sainte-Thérèse d'après sa correspondance », id., id., 1S85 ; « La Vie de la révérende Mère Marie de Jésus, fondatrice des religieuses de Marie-Thérèse », id., id., id. ; « La Vie et les œuvres de Victor de Laprade », id., id., id. ; « Histoire de Saint-Bonnet-le- Château », en collaboration avec M. l'abbé François. Citons encore de lui : « Histoire de la littérature française » ; « Du nord au midi Je
67S l'Espagne
CON > ; « Histoire de la ville de Saint- Chamond ». Il a traduit aussi de l'allemand avec Jos. Aymoria : « L'Histoire générale de la littérature du moyeu-âge en Occident », par. Ad. Ebert, 2 vol., Paris, Leroux, 1883-84.
Condis (Pierre), ecclésiastique français, né, à PorviUe (canton de Valence d'Agen) le 31 mai 1835. Après ses études au petit et au grand Séminaires d'Agen, professeur au Collège Saint- Caprais d'Agen, puis vicaire à Miramont, et successivement curé de Masquières, de Saint-Médard et de Saiat-Sulpice de Caillac (ou Beauregard, diocèse d'Agen). Il a traduit les « Institutions canoniques données dans les Ecoles du séminaire pontifical romain et du collège urbain », par le professeur De Camillis, 3 vol., Agen, Roche, 1882 ; et il a publié : « Traité des censures, en français, d'après le droit nouveau établi par la Bulle Apostolicœ Sedis de Pie IX », Saint-Médurd, 1885 ; « Dictionnaire de droit canonique de Mgr. André entièrement revu, corrigé, augmenté et actualisé ».
Coudos (Constantin), écrivain grec, depuis 1868 professeur à l'Université d'Athènes, né, à Amfissa, le 12 mars 1834. Il fit ses premières études dans sa ville natale, et il les poursuivit à l'Université d'Athènes. Après avoir entrepris un premier voyage scientifique, il revint en Grèce enseigner le grec à Chios et à Samos ; de là, avec le fruit de ses économies, il se rendit en Hollande, où il s'approfondit dans la connaissance du grec classique, sous la direction du professeur Cobet. Il a collaboré à différentes revues grecques, telles que VAthénée, le Platon, le Parnasse, le Journal des Philomates, le Bulletin de la Correspondance Hellénique, le Journal des philologues et son propre recueil : Ad-,-ioç 'Ef.[x-os- paru, en 1866-67, dont il publia une seconde livraison, en 1876. Dernièrement, il a publié des remarques importantes sur la langue grecque moderne.
Confoi-ti (Louis), littérateur italien, fils de M. Raphaël Conforti, l'éminent jurisconsulte, patriote et ancien Ministre, mort sénateur du Royaume, en 1880. M. Louis Conforti, est né à Turin, où son père était émigré, le 29 octobre 1854. Il fit de fort brillantes études, d'abord sous la direction de son père et ensuite au collège de Moncalieri. Venu ensuite à Florence, où son père était procureur général à la Cour de Cassation, il fréquenta l'Institut des études supérieures, mais pour obéir aux désirs de son père, il renonça bientôt aux études littéraires pour suivre la profession d'avocat et il se fit recevoir docteur en droit à l'Université de Sienne, et se fit inscrire au barreau de Rome, où il exerça la profession jusqu'à la mort de son père. S'étant ensuite retire à Naples, il entra, pendant quelque temps, dans la magistrature, puis fut secrétaire du Conseil du Crédit foncier auprès du Banco de Naples, et enfin,
CON fut nommé Secrétaire du Musée National, fonctions qu'il occupe encore. Tort lié avec Pietro Cessa, il s'initia avec lui à l'étude de l'antiquité. Il lut, à Certaldo, en 1871, un discours dans le style du Boccace qui fut fort loué par Giosuc Carducci. A Florence, à Rome et à Naples, il fut directeur et collaborateur de plusieurs journaux littéraires et aujourd'hui encore il écrit dans les journaux et les revues les plus répandus de l'Italie. En 1878, il publia une « Ode », à l'occasion de l'inauguration du monument que la ville de Caserte érigea à Vanvitelli. En 1879, il publia une étude sur Tullia d'Aragona. Ea 1883, il recueillit dans un volume les Souvenirs et les Plaidoyers de son père qui furent publiés avec une préface de Francesco Carrara; en 1884, il écrivit: « Celidonie », sonnets à l'occasion de la mort d'Alfredo Contini Romani. En 1886 : « I Napclitani a Lepanto », avec préface de Bartolomeo Capasso ; en 1888, il a publié : « Pompei. Scène délia vita antica », poème polimétrique divisé en scènes, dont chacune répond à une heure de la journée. Il a sous presse, pendant que nous écrivons: « Sibari », petit poème et la 2"'» éd., de « Lepanto ».
CoiigreTe (Richard), philosophe anglais, né le 4 septembre 1818. Il fit ses études sous la direction du regretté Mathieu Arnold et prit ses grades à Oxford, en 1840. En 1855, il publia un petit volume sur l'histoire de l'Empire romain d'Occident, et une édition annotée de la « Aristotle's Politic », 2™» éd., 1874; après avoir fait une étude approfondie du sj'stème d'Auguste Comte, il l'embrassa comme celui qui, à son avis, pouvait conduire à la meilleure sohition des problèmes de notre temps. Il a publié encore: « Gibraltar », brochure sur la question indienne, dans laquelle il conseille le gouvernement anglais à abandonner ses possessions indiennes qu'il ne pourrait pas défendre le cas échéant: « Italy and the Western Powers »; « Elizabeth of England » ; « The Catechism of Positive Religion », 1850; « Essays: Political, Social, and Religions », et plusieurs sermons.
Couink (M'"" W. de, née Courant), femme de lettres française, née, à Paris, en 1824. On lui doit: « Le cœur et l'esprit des bêtes », Paris, Bonhoure, 1874 ; « Emilie et Anna, ou Quelques conseils aux nouvelles mariées », id., id., 1874; « Enfants et animaux », id., id., 1875; « Frantz le poltron », id., id., id., 2™« éd., id., Picard-Bernheim, 1885 ; « La Jolie Ida », id., Bonhoure, id.; « La Conquête d'un grand papa », id. , id., 1877, 2>»e éd., id., Picard-Bernheim, 1885 ; « Los Ruines d'Eulenburg ». id., Monnerat, 1883; « Claude et sa tante », id., Picard-Bernheim, 1885 ; < La Fille du chiffonnier », id., id., 1885; « Un précieux ami, suivi de: le Méchant Pierre », id., id., 1885; « Ramoneur et Boule de Neige », roman imité de l'anglais, id., id., id.
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Conrad (Joannes), économiste allemand, né, dans la Prusse Occidentale, le 28 févi-ier 1839- M. Conrad, qui est professeur ordinaire de sciences politiques à l'université de Halle, a publié entr'autres : « Liebig's Ansicht von der Bodenerschôpfung und ihre geschichtliche, statistische, und nationalokonomischo Begrûndung », Jena. 1864; « Beitrag zur Untersucbung des Einflusses von Lebensstellung und Beruf auf die Mortalitàtsverbàltnisse auf Grund des statist. Materials zu Halle von 1855-1874 », Jena, 1877 ; « Ueber das Steigen der Lebensanspriicbe und seine wirthschaftliche Bedeutung ■» , dans la Samml. gem. iviss. Vurtrâge de Virchow et Holtzendorff, 1877 ; « Das Universitàtsstudium in Deutschland wàhrend der letzten 50 Jahre », Jena, 1884, une traductiori anglaise de cet ouvrage a paru à Glasgow en 1885. Parmi une foule d'articles dans les journaux et revues spéciales, nous citerons seulement : « Die Gefahr eines gebildeten Prolétariats », dans la Miinch. Âllycm. Zeitiuig, 1887. M. C, qui a publié aussi le 2™« et le 14"" vol. du Handhuch der politischen Oehmomie de Gustav Schônberg, Tubingue, 1886, est depuis 1872 co-rédacteur des Jahritucher fiir National Oekonomie de Hildebrand ; il a dirigé aussi la publication de la Satnmhmg nationaldk. und statist. Abhandlungen des StaatsiL'iss. Seniinars zu Halle, 1877.
Conrad (M. G.), littérateur allemand, né, le 5 avril 1846, à Gnodstadt (Franconie). Voué d'abord à l'enseignement, il étudia, de 1864 à 1868, les langues modernes, l'histoire de l'art et la pédagogie. Ayant pris ses grades, en 1868, il s'employa en qualité de précepteur à Genève. Après trois ans de cette profession, il s'adonna aux lettres et entreprit des voyages en France, en Espagne, en Angleterre et en Belgique. M. Conrad, qui est un des représentants les plus autorisés de la nouvelle école réaliste en Allemagne, est depuis 1885 directeur de la Gcsellschaft, le principal organe de cette école. Nous citerons de lui : « Erziehung des Volkes zur Freiheit », 1870; « Zur Volksbildungsfrage imDeutscli. Reiche », 1871; « Pestalozzi », 1872; « Von Reissbrett », 1874; « Humanitas », 1875; « Die Loge im Kulturkampf », 1876 ; « Mehr Licht », 1877; « Span. und Rômisches », 1877; « Die religiôse Krisis », 1878 ; « Die klerikale Schilderliebung », 1878 ; « Die letzten Pàpste », 1878; « Flammen fur freie Geister », 1879; « Rossini und Wagner », 1879 ; « Die Musik in beutigm Italien », 1879 ; « Parisiana », 1880; « Paris. Kirchenlicbt », id. ; « Franzôsische Characterkopfe », 1882 ; « Madame Lutetia », 1883; « Lutetia's Tochter », id. ; « Totentanz der Liebe », 1884; « Die Fraumauer », 1885; < Was d. Isar rauscht », 1887 ; « Die Emanzipierten », avec L. Wilfried, 1887 ; « Firma Goldberg », avec 1; même, id., etc. etc.
Courady (Emil von), officier général et écri-
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vain militaire allemand, né, le 21 mars 1827, à Glogau, en Silésie. Son père, officier lui-même, le fit élever à l'école des cadets. Devenu oflicier, il parcourut toute le carrière et pris sa retraite, on 1885, avec le grade de général, et se fixa à Francfort. I\ consacra ses loisirs h, des publications d'une haute portée militaire. Nous citerons de lui : « Einquartierung und Flurentschâdigung », 1866, et « Die Ausbildung der Infanterie auf dem Exerziersplatz », 1886. Constans (Léopold-Eugène), érudit français, né, à Millau (Aveyron), le 5 septembre 1845; il commença ses études au collège de Millau et les termina au lycée de Montpellier, où il fut reçu bachelier-ès-lettres, en août 1862. Il passa ensuite 4 ans à Marseille dans une maison de banque, puis poussé par une vocation réfléchie, il l'eprit ses études pour se préparer à l'école normale supérieure, à laquelle il renonça à se présenter se trouvant trop âgé. Reçu licencié ès-lettres à Paris, agrégé de grammaire, en 1875, il était reçu docteur ès-lettres, en 1880. Nommé, en 1872, professeur de rhétorique et philosophie au collège de Chatillon-sur-Seine, puis à Meaux et à Compiègno, supérieur des classes de grammaire aux lycées de Sens, Nîmes, Montpellier et Vannes, il devint, en 1882, suppléant de 2'°" au Ij'cée Louis-le-Grand, à Paris. De 1882 à 1883, suppléant pour la littérature latine et les institutions romaines de M. Lallier, à la Faculté de lettres de Toulouse, il fut plus tard chargé du cours, et puis titulaire poui' la même chaire à Aix, oii il est encore. Il est en outre chargé d'un cours complémentaire d'histoire de la langue et littérature provençales à Aix et à Marseille. Parmi ses principaux ouvrages concernant la littérature latine, nous citerons: « De sermone Sallustiano », thèse, Paris, Vieweg, 1880; « Salluste, traduction française avec texte, introduction et index de noms propres », id., id., 1888; « César. Guerre de Gaule, édition classique avec une étude sur la grammaire et la langue de César », id., Delagrave, 1884; parmi ses publications concernant les langues romanes, il nous faut rappeler: « Marie de Compiègne et l'Evangile aux femmes », poème satirique du 13"'** siècle, Paris, Vieweg, 1876 (Cfr. l'édition critique du texte, donnée par M. Constans dans le t. VIII« de la Zeitschrift fiir romanische Philologie); « Essai sur l'histoire du sous-dialeote du Rouergue », id., Maisonneuve, 1880, qui a obtenu le grand prix de philologie aux fêtes latines données, en 1878, par la Société pour l'étude des langues romams de Montpellier; « La légende d'CEdipe étudiée dans l'antiquité, au moyen âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes, texte français du XIII" Siècle », id., id., id. ; sous presse pour paraître, en 1889, dans les Publications de la Société des anciens textes français: « Le Roman de Thèbes. Édition cri-
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tique », 2 vol.; « Le livre do l'Epervier. Cartulaire de Blillau (Avej'ron) provençal et bas latin », Paris, Maisonneuve, 1882 ; « Les manuscrits provençaux de Chaltenham (Angleterre). Notices et textes inédits », id., id., id. ; « Chrestomathie de l'ancien français du IX" au XV*" Siècle », Paris, Vieweg, 1884; « Supplément, notes et traduction partielle », id., id., 1886, ouvrage couronné par l'Académie française. M. Constans a publié, en outre, de nombreux articles et comptes rendas de littérature romane dans la Revue des langues romanes, la Zeitschrift fur romanische Philologie et la Romania et un article fort important sur: « Les Sociétés populaires de Millau et de Rodez après le 9 thermidor », dans La Révolution, mars 1887. Nous ne croyons pas enfin pouvoir nous dispenser de reproduire les lignes suivantes que nous adressait naguère M. Constans : « La double « direction apparente imprimée à mes études « ne doit pas faii-e illusion. Je suis et reste « un grammairien, qui ai profité de sa connais- « sanoe du latin et des patois du midi pour « creuser son sillon dans le domaine des lan- « gués romanes. J'espère après avoir achevé « l'œuvre délicate et laborieuse de l'édition cri- « tique du Roman de Thehes (imité de Stace), « mener à bien l'autre, encore plus laborieuse, « d'une édition critique du Roman de Troie de « Benoît de St.-More, d'après les vingt et quel- « ques manuscrits connus ».
Constant (Charles-Félix), jurisconsulte français, né, à Fontainebleau (Seine et Marne), le 2 mars 1846. M. C. est avocat à la Cour d'appel de Paris, directeur de la France judiciaire et de la Revue de droit commercial, industriel et maritime. Élève du lycée Louis-le-Grand jusqu'en 1866, puis longtemps clerc d'avoué dans une étude de province, il s'est fait inscrire au barreau de Paris, en juillet 1870. Mais bientôt appelé comme officier de mobiles à faire la campagne de France, il n'a réellement exercé sa profession d'avocat qu'à la fin de l'année 1870, où nous le voyons de suite figurer dans les grands procès criminels de la Commune de Paris, devant les conseils de guerre de Versailles. Mais peu-à-peu il s'est adonnée surtout aux affaires civiles et commerciales, se révélant non seulement à la barre, mais aussi dans des ouvrages divers, dont nous donnons la nomenclature. C'est à lui uotamment que nous devons une seconde édition en 3 volumes des « Discours et Plaidoyers de Chaix d'Est-Ange ». Longtemps collaborateur de cet émineut jurisconsulte, M. C. a conquis dans la fréquentation de ce maître le goût des questions juridiques relatives à la propriété artistique et littéraire et son « Code des théâtres, à l'usage des auteurs et artistes dramatiques ainsi que des entrepreneurs de spectacles », Paris, Pedone-Lauriel, 1876, 2""'î éd., id., id., 1882, est un ouvrage qui
CON demeure classique en la matière. Conseil de V Union centrale des arts décoratifs, de la Société des graveurs au burin et de la Société des artistes français, M. C. a publié récemment le premier volume d'nn « Code général des droits d'auteur sur les œuvres littéraires et artistiques », id., id., 1888, pour la compilation duquel ' sa compétence spéciale était toute indiquée. M. Constant, s'est essayé aussi en d'autres genres par la publication des « Mémoires de Nicolas Goulas, gentilhomme ordinaire de la Chambre de Gaston d'Orléans », 3 vol., Paris, Rénouard, 1879-1882, publiées pour la Société de l'histoire de France, d'une notice sur « Molière à Fontainebleau (1661-1664) », Meaux, Carro, 1874 ; et d'une « Histoire d'un club jacobin en province. Fontainebleau pendant la Révolution », Paris, Champion, 1875. M. C. C. fut parmi les jurisconsultes éminents qui ont été invités par la Commission royale belge, à prendre part aux Congrès d'Anvers (1886) et de Bruxelles (1888), qui ont eu pour objet la recherche de l'unification des législations en matière de lettres de change et de droit maritime. Ajoutons ici que M. Constant passe en France pour un autoritaire partisan d'une restauration impériale par voie de plébiscite. Voici la liste de quelques unes de ses publications juridiques plus importantes: « Code des établissements industriels classés, à l'usage des fabricants et directeurs d'usines dangereuses, insalubres ou incommodes », Paris, Pedone-Lauriel, 1881, 2'"e éd., id., id., 1886 ; « L'Hypothèque maritime, commentaire pratique de la loi du 10 juillet 1885 », id.. Chérie, 1885 ; « Quelques notes juridiques sur les brevets d'invention, à l'usage des industriels, fabricants et commerçants », id., id., 1884; « De l'exécution des jugements étrangers dans les divers pays ; étude de droit international privé », id., Pedone-Lauriel, 1883.
Constantin (Nicolaevitch), grand-duc et grand amiral de Russie, né le 21 (9. v. s.) septembre 1827, est le second fils de l'empereur Nicolas. Il épousa, en 1848, la princesse Alexandra, fille du duc Joseph de Saxe Altenbourg, s'occupa surtout d'études concernant la marine, et fut à l'époque de la guerre d'Orient mis à la tête de la flotte de la Baltique. Après l'avènement de son frère Alexandre II, il reçut la direction supérieure du ministère de la marine, parcourut la France (1857) et une partie de l'Europe, en s'attachant surtout à visiter les ports et les arsenaux, et, de retour en Russie, il donna tous ses soins à la transformation et à l'accroissement des forces navales de l'Empire. En 1862, il fut nommé lieutenant général du czar en Pologne, et, en 1865, président de Conseil de l'Empire. A l'avènement de son neuveu, l'empereur actuel, au trône de Russie, le grand-duc Constantin tombé en disgrâce, fut remplacé comme amiral en chef de la flotte par le grand-duc Aie-
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xis, et comme président du Conseil d'État par le grand-duc Michel. Les i-apports entre l'oncle et le neveu devinrent même si tendus que le grandduc dut quitter la ilussie et n'obtint l'autorisation d'y rentrer qu'en avril 1883. Il a publié, sous le voile de l'anonyme : « Histoire et description de la ville de Pawlosk ».
Constantin (Aimé), écrivain français, viceprésident de la Société florimontane d'Annecy. On lui doit : « La Statistique ans prises avec les grammairiens, ou Essai sur les moj'ens de simplifier l'étude du genre des substantifs et celle de la conjugaison », Paris, Vieweg, 1876 ; « Etudes sur le patois savoyard. La muse savoisienne, ou Recueil de chansons anciennes et modernes, etc. », id., id., 1877 ; « La muse savoisienne au XYII» siècle », id., id., 1884.
Constantiuiilés (Anesti), écrivain grec, le premier libraire-éditeur de la Grèce, né, dans l'île de Chypre, en 1845. Il a publié l'Iliade et l'Odyssée en grec moderne, des Commentaires sur Isocrate, une Chrestomathie grecque en trois volumes. Il est décoré de l'Ordre de Dauilo I'^"' de Serbie.
Conta (Basile), philosophe roumain, né, le 27 novembre 1845, à Ghindauani, près de la ville de Neamtza, en Roumanie. M. C, qui est bachelier ès-lettres et ès-sciences de l'Université de Jassy, docteur en droit de l'Université de Bruxelles, avocat près la Coiir d'Appel de Jassy et, depuis 1873, professeur de droit civil à l'Université de la même ville, est issu d'une famille fort pauvre. Il fit ses premières études en luttant avec la misère, puis il obtint de pouvoir se rendre en Italie (Pise), et en Belgique pour achever son instruction. Passionné pour la philosophie, il s'y adonna d'abord en simple amateur et étant encore à l'Université il développa, devant ses condisciples, ses idées philosophiques qui renfermaient en germe le système philosophique qu'il professe maintenant. Malgré sa pauvreté et une grave maladie de poitrine, il publia à Bruxelles, en 1877, chez G. Mayolez: « Théorie du fatalisme. Essai de philosophie matérialiste », qui fut bientôt suivi de « Philosophie matérialiste. I. Introduction à la métaphysique », qui est une partie d'un grand ouvrage dans lequel l'auteur se propose de donner des solutions scientifiques nouvelles à plusieurs questions discutées par les philosophes ; les deux premières parties de ce travail, deux essais sur la métaphysique et sur la biologie, ont déjà pai-u dans la Revue roumaine Convorbiri Literalre. On attend encore, croyonsnous, les essais sur la Sociologie, sur la Psychologie, sur TEsthétique, etc. C'est l'ouvrage principal de l'auteur dans lequel il expose un système complet, original, s'appuyant sur les faits et sur des hypothèses en grande partie scientifiques. L'auteur ne peut se dire ni matérialiste, ni positiviste dans le sens absolu du mot. Son
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matérialisme spéculatif se rapproche de celui de Démocrite, et il tient compte des résultats des sciences positives, sur lesquels il appuie ses inductions et ses hypothèses.
Contades (le comte Gérard de), érudit français, né, à Angers, en 1846. M. de C, qui est vice-président de la Société historique et archéologique de l'Orne, a publié : « Les Communes du canton de la Ferté-Macé. Notices sur les communes de la Sauvagère, de Saint-Maurice du Désert, de Lonlay-le-Tesson », 3 séries, Paris, Champion, 1879-81 ; « Rasne, histoire dun château normand », Le Mans, Monnoyer, 1884 ; « Auguste Poulet-Malassis ; bibliographie descriptive et anecdotique des ouvrages écrits, ou publiés par lui », Paris, Rouquet te, 1884; « Collection Poulet-Malassis (1853- 62) », id., id., 1885; « Louis-Georges-Érasme, marquis de Contades, maréchal de France. Notes et souvenirs » , Mamers , Pleury , 1885 ; « Portraits et fantaisies », Paris, Quantin, 1887. — En outre, M. de C. a publié en collaboration avec M. Camille Apert : « Canton de le Ferté-Macé, Bagnoles-les-Bains, canton de Juviguy-sous-Andaine, essai de bibliographie cantonale », Paris, Champion, 1882 ; avec M. Gustave Levasseur et l'abbé Gautier: « Canton de Briouze: essai de bibliographie cantonale », id., id., 1884 ; et avec M. Levasseiu- un autre essai du même genre sur le « Canton d'Écauché », id., id., 1885.
Coutamin (Félix-Maurice), écrivain français, né, à Vienne (Isère), en 1833. Après avoir fait ses études au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il entra à l'École militaire de Saint-Cyr (1852), et il en sortit sous-lieutenant au 5'"« Régiment de dragons (1854), d'où il passa ensuite au 2n»e cuirassiers de la Garde impériale, régiment avec lequel il fit la campagne d'Italie. Trois ans après, il donnait sa démission pour se consacrer à l'industrie. Actuellement filateur de laines, il dirige une des plus importantes usines de la ville de Vienne. Membre de la Société française jwur V avancement des sciences depvus l'année 1880, il fait partie de la section d'économie politique. On lui doit : « Mémoire sur le divorce », brochiu-e, 1879; « Maximes et Pensées sur la Femme, suivies de : Étude sur l'Amour, au point de vue philosophique et historique », Vienne, Savigné, 1880 ; « Histoire des Progrès de l'Astronomie depuis l'antiquité jusqu'à nos jours », dans le feuilleton du Journal de Vienne, 1880 ; « Compte-rendu du Congrès scientifique, tenu à la Rochelle », id., 1882 ; « Étude sur le Moyen-âge », dans la Revue du Dauphiné, 1831 ; « Étude sur la découverte du Nouveau Monde », id., id. ; « Histoire de la civilisation romaine », Vienne, Savigné, 1888 ; « Histoire de l'Économie politique depuis l'antiquité jusqu'à nos jours », 2 vol., id., id., id. L'auteur a choisi pour épigraphe: « Multa pau-
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c/s ». Son principal objectif est l'exactitude, la concision et la clarté.
Coiitejertu (Charles-Louis), savant français, né, à Montbéliard (Doubs), le 15 septembre 1824. Il fit ses études au collège communal de sa ville natale. De 1842 à 1845, il fut précepteur en Russie dans des maisons particulières. De retour en France, il prit ses grades universitaires, et en 18G0 fut nommé préparateur de géologie au Muséum d'histoire naturelle de Paris ; en 1862, il fut chargé du cours de physique et d'histoire naturelle au lycée d'Angers, puis k celui de Toulouse ; en 1864, il fut nommé suppléant de M. Lecoq à la faculté des sciences de Clermont, et, en 1866, finalement, professeur de géologie et de minéralogie à la Faculté des sciences de Poitiers, où il enseigne encore maintenant. M. C. est l'auteur de nombreuses publications, principalement en géologie, botanique et géographie botanique; biographies, articles divers ; en dernier lieu, récits de voyage dans l'Italie méridionale et la Sicile, en Tunisie, en Algérie, en Espagne et en Portugal. Nous nous bornerons à citer : « Emimération des plantes vasculaires des environs de Montbéliard », Besançon, Outhenim-Chalandi-e, 1856 ; « Monographie de l'étage kimméridien du Jura, de la France et de l'Angleterre. De l'espèce en général et de quelques espèces nouvelles ou peu connues de l'étage kimméridien », thèse, Montbéliard, Barbier, 1859; « Esquisse d'une description physique et géologique de l'arrondissement de Montbéliard », Paris, Rothschild, 1862; « Le lune rousse au paj-s de Blontbéliard », Paris, Baillière, 1868 ; « Éléments de géologie et de paléontologie », id., id., 1874: « Glossaire du patois de Montbéliard », Montbéliard, Barbier, 1876 ; « Géographie botanique ; influence du terrain sur la végétation », id., Baillière et fils, 1881.
Contencin (Auguste), jurisconsulte français, né, à Marseille, en 1834 ; il fit ses études au Petit Séminaire d'Aix (1839-1874), et y resta comme professeur de sciences, ce qui lui permit d'y faire son droit. Inscrit au barreau d'Aix, il y a été deux fois élu bâtonnier de l'Ordre. M. C, qui est docteur en droit, a publié; « De la lésion rescindante », thèse de doctorat; « Code de la Garde nationale », 1870, et de nombreux articles traitant surtout de matières économiques et juridiques dans divers journaux, notament le Messager de Provence et le Petit Marseillais. Il dirige le Bulletin judiciaire d'Aix, recueil ofSciel des arrêts de la Cour.
Conti (Aristide), écrivain italien, né, à Camerino (prov. de Macerata), le 26 avril 1836. Il fit ses études dans sa ville natale et à Pérouse, s'adonnant en même temps au droit, à la littérature et aux beaux-arts. Après avoir exercé, pendant quelque temps, la profession d'avocat, il se consacra à l'enseignement, et il est, depuis
CON longtemps, professeur d'histoire et de géographie à l'école normale pour les jeunes filles de sa ville natale, où il a dirigé aussi, pendant quelque temps, un journal: VApponnino. Nous citerons de lui : « Del riordinamento dei programmi didattici per l' insegnamento délia storia e délia geografia nei ginnasî e licei d'Italia », Gênes, 1866; « Il forestière », comédie en 2 actes. Milan, Barbini, 1870; « I Maestri rurali », comédie, id., id., 1871 ; « Camerino e i suoi dintorni, descritti ed illustrati », Camerino, Borgarelli, 1872 ; « Intorno alla fama di Cristoforo Colombo e al nome del nuovo mondo », id., id., id. ; « Cronologia dei pontefici romani », Florence, 1875, 2"'e éd., Turin, Paravia, 1883; « Cronologia degli imperatori romani », Turin, Paravia, 1875; « Geografia matematica », 2'ne éd., entièrement remaniée, Camerino, Savini, 1878 ; « L'esposizione artistica maceratese nel 1879 », Urbin, 1880 ; « Geografia sociale », Camerino, Savini, 1881 ; « Il Principe di Niccolô Macchiavelli », discours, id., id., 1880 ; « La nazionalità italiana », discours, id., id., 1883; « Il numéro fatale », id., id., 1886; « Cenni biografici dell'on. avv. Filippo Mariotti », id., id., 1887, etc. etc.
Conti (Auguste), illustre philosophe et homme politique italien, né, d'une famille originaire de Livourne, à Villa di San-Piero aile Fonti, près de San-Miniato al Tedesco (prov. de Florence), le 4 décembre 1822. Il fréquenta d'abord les écoles royales de San-Miniato et il était encore sur les bancs de cette école quand il composa une tragédie: « Catone in Utica », qui, ainsi qu'une autre: « Giovanna d'Arco », écrite en 1849, n'ont jamais été publiées. En 1868, il publia une tragédie : « Buondelmonte », qui, tout en manquant d'eifet à la scène révélait une remarquable entente du dialogue. M. G. se servit plus tard de cette qualité pour éci-ire sous cette forme familière quelques-uns de ses ouvrages philosophiques (Cfr. « Il viaggetto di una lieta bi'igata », en cinq journées, qui a paru en 1855, et dans lequel l'auteur alterne de poétiques et brillantes descriptions avec des dialogues sur des arguments civils et philosophiques, avec le premier des dialogues intitulé: « Un sogno »). Des écoles royales de San-Miniato, M. Conti passa au Séminaire de la même ville, où il fit le cours lycéal. Plus tard, il fit son droit à l'U- • niversité de Sienne et, pendant ce temps, s'inspirant à la lecture de Tocqueville, il composa un petit poème sur la régénération de la Grèce. La lecture de Dupuis et la fréquentation de personnes qui professaient des doctrines antireligieuses le poussèrent vers le scepticisme, mais des études philosophiques plus sérieuses ne tardèrent pas à le refaire, ce qu'il devait être toujours depuis, un croyant. Après avoir fréquenté l'Université de Sienne, il se rendit à celle de Pise, mais un jour, à la suite d'une incartade
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de jeunesse (il avait battu un professeur), il en fut chassé et dut aller finir ses études dans une petite Université qui existait alors à Lucqu6S. Reçu docteur en droit, il leviut à riorence et y fit, pendant trois ans, son stage. En 1848, il fit la campagne do l'indépendance dans le deuxième bataillon des volontaires, prit part à la bataille de Montanara, gagna ses épaulettes, et fut parmi les derniers à déposer les armes. Il se réfugia ensuite en Piémont et après avoir été longtemps malade à Gênes, il rentra en Toscane. Pendant qu'il était sous les drapeaux on lui avait offert une chaire de rhétorique à San-BIiniato ; il préfera celle de philosophie tout en déclarant qu'il ne se serait rendu à son enseignement qu'une fois la campagne achevée. Il y resta, pendant sept ans, tout en exerçant en même temps la profession d'avocat. Les cinq discours qu'il prononça à San-Miniato, à l'occasion des distributions annuelles des prix, sont devenus la base de son beau livre intitulé: « Evidenza, Amore e Pede o i criterii délia Filosofia ». Nommé plus tard professeur de philosophie rationnelle et morale au Lycée de Lucques, il y resta quatre ans, renonçant au barreau pour s'adonner tout entier aux études philosophiques. En 1859, M. Lambruschini qui était devenu Inspecteiu" général des études appelait M. Conti auprès de lui en qualité d'inspecteur spécial pour la philosophie et la littérature dans les gymnases et dans les Ij'cées. Avec MM. Lambruschini, Buonazia et Gotti, ses collègues, il publia alors, à Florence, le journal La Scuola e la FamigUa, mais l'année suivante il demanda à rentrer dans l'enseignement et fut nommé professeur d'histoire de la philosophie à l'Institut des Études Supérieures de Florence; deux ans après, il passait, dans la même qualité, à l'Université . de Pise, où il resta jusqu'en 1867, année dans laquelle il fut nommé professeur de philosophie théorétique et morale à l'Institut dos Études Supérieures de de Florence. Dès l'année précédente il était entré dans le Conseil supérieur de l'Instruction publique, où il resta quelques années. Les électeurs de San-Miniato l'élurent député au Parlement de 1866 à 1870; il s'eff'orça en vain de constituer dans la Chambre un parti de conservateurs libéraux catholiques, quoiqu'il eût formé dans ce but, à Florence, une société de conservateurs libéraux dont il était le Président. Lorsque Rome devint la capitale de l'Italie, M. Conti donna se démission de député. Comme membre de l'Académie de la Crusoa, qui l'a nommé et le garda pendant des années, son Arc i consola, M. Conti a pris une part très active à la cinquième édition du dictionnaire de cette Académie. Ajoutons enfin que M. Conti est le président de V Associazione naziovale ai soccorso ai missionarii caffolici italiani qui se propose le but patriotique d'entretenir en
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Orient l'influence italienne par le moyeu d'une instruction en même temps patriotique et religieuse. Parmi les nombreuses publications de M. Conti, qui so distinguent par une rare éloquence et par une élégance exquise, nous citerons : « Evidenza, Amore e Fede, o i criterii délia Filosofia », 2 voL, 3 éd.; « Storia délia Filosofia », 2 vol., 4 éd. ; « Filosofia elementare », 5 éd. ; « Prose scelte di Galileo, ad uso délie scuole » ; « Il vero uell' ordine (Ontologia 6 Logica) », 2 vol.; « L' Armonia délie cose (Antropologia, Cosmologia, Teologia razionale) », 2 vol., 2 éd.; « Il belle nel vero (Estetica) », 2 vol., 2 éd.; « Il buono nel vero (Morale e Diiitto Naturale) », 2 vol., 2 éd. ; « Cose di Storia e d' Arte » ; « I doveri del soldato » ; « Poésie scelte di Pietro Bagnoli con un discorso e con note »; « I discorsi del Tempo », épuisé et dont une nouvelle édition remaniée va paraître sous le titre: « Faraiglia, Patria e Dio » ; « Soulture e mosaici suUa facciata del Duomo »; « Filosofia Epicurea. Conti e Bossi »; introduction intitulée « Il romanticismo », pour les Fiori Biblici, traduits par Giulio Caroano ; « Ulustrazioui délie sculture e dei mosaici délia facciata dal Duomo di Firenze ». On doit aussi à M. Conti la traduction italienne de plusieurs ouvrages de Naville : « Il Padre Céleste » ; « La vita Eterna »; « Il Dovere »; « Il Cristo », et de « La Teodicea », de M. de Margerie. — Collaborateur assidu de la Rassegna Nazionale de Florence, M. Conti y a inséré plusiexirs articles de philosophie, d'histoire, de littérature et de critique.
Conti (Pitagora), pédagogiste italien, né, à Camerino (province de Macerata), en 1850. A 19 ans, il était, en même temps, étudiant à l'université et professeur de littérature, d'histoire et de géographie à l'institut technique de sa ville natale. A 20 ans, il publia une brochure intitulée : « La scienza insegnata con la ginnastica », qui fut remarquée. A 22 ans, il publia une « Appendice alla scienza, insegnata con la ginnastica », qui n'eut pas un accueil moins favorable. Le 22 mai 1872, il inaugura à Florence un Istifuio elementare di esercizî intellettuali e corporel et le discours, qu'il publia en cette occasion, fut bien accueilli. Un égal succès eut un volume, qu'il publia peu après sur sa méthode, méthode qui, grâce à l'initiative privée, fut essayée avec succès dans plusieurs endroits de l'Italie. En 1874, il fut appelé à essayer sa méthode dans les écoles de la ville de Bologne, mais découragé par les luttes qu'il avait à soutenir, il passa à Ariane" di Puglia en qualité de professeur de dessin à l'école technique ; de là, il envoyait des articles à plusieurs journaux pédagogiques, et en même temps, il écrivait sa « Scienza dell'educazione », ouvrage en 8 vol., dont le 1°'' seulement est publié. Nommé ensuite professeur de pédagogie»
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et plus tard directeur de l'école normale pour les instituteurs de Caserte, il y resta neuf ans ; dans cette ville il s'occupa non seulement d'améliorer l'iustitut dont la direction lui était confiée et le Musée pédagogique, qui y était annexé, mais il institua un gymnase pour les jeunes filles, fondant, en même temps, un journal intitulé : Il Cronista, qu'il dirigea pendant quatre ans. Nommé, en 1884, professeur et directeur à l'école normale pour les institutrices de Mantoue, il releva le sort de cet institut, où il introduisit, entr'autres, l'étude de la fioriculture. Dans cette ville, il écrivit pour la Niiova Ântologia: « Presepi di Londra », réédités plus tard par l'éditeur Mondovi à Mantoue. Nommé ensuite professeur de pédagogie et directeur de l'école normale poiu- les instituteurs de Palerme, il y publia un travail critique intitulé : « Recensioui pedagogiche ». Tous les écrits de M. Conti sont inspirés par le même principe : obtenir le développement intellectuel et moral au moyen de l'éducation physique.
Contl-Carotti (Paolina), femme de lettres italienne, née, à Florence, le 25 juin 1847. Elle fit ses études à l'École normale pour les jeunes filles. Après avoir obtenu le brevet pour l'enseignement supérieur, elle s'adonna à l'enseignement particulier. Elle s'y signala de la sorte que, en 1872, elle fut appelée à la direction des écoles normales Leopoldine, et chargée, en même temps , de l'enseignement pour la classe des adultes. Nous citerons d'elle : « Esercizî graduali per dtttatura e per copia , ad uso délie classi elementari superiori e per le scuole délie adulte », Florence, Paggi, 1875; « Le Quattro stagioni. Libre di lettura per le classi elementari inferiori », id. id., 1878 ; « Libre di lettura per le scuole rui-ali e per le famiglie », Milan, Trevisini, 1882 ; « Raccontini seconde il metodo oggettivo, scritti per le classi elementari », id., id., 1883 ; « Brève storia sacra, illustrata ad uso degli asili infantili e délie scuole elementari », id., id., id. ; « Libretto per esercizio di copia ad uso délie scuole del popolo », riorence, Paggi, 1885 ; « Ricordi di un maestro », id., id., 1886; « Vivendo s' impara », Milan, Trevisini, 1887.
Contiui (Efisio), écrivain italien, né, à Cagliari, le 14 décembre 1820. Il étudia la philosophie, les sciences naturelles et les lettres à l'Université de sa ville natale ; il s'adonna ensuite à l'enseignement classique au collège de Saint-Joseph, et il écrivit alors : « Norme sullo scrivere lettcre » et « Vocabolarii primitivi délia lingua latina », à l'usage de ses élèves. Il prit part au mouvement national de 1847 et 1848, écrivit l'hymne national sarde, mis en musique par le maestro Porcile et chanté au Théâtre Civique. Jusqu'à l'époque de la bataille de Novara, il dirigea le journal V Indipenctcnza, ensuite, avec M. Nino, // Cifta'Jino italiano, et
CON plus tard, La Gazzetta popolare, pendant la première année de l'existence de ce journal. Eu 1851, il fonda une importante institution particulière d'instruction secondaire qu'il dirigea pen- . dant huit ans. Lors de l'institution des Lycées ' nationaux dans le Royaume d'Italie, M. Contini ■• fut nommé professeur d'histoire, d'abord à Caltanisetta, et ensuite dans plusieurs autres en- ' droits, et enfin, dans sa ville natale, où il enseigna pendant quelques années ; en dernier lieu, il était président de lycée ; il vit maintenant retraité à Florence. En 1868, il publia : « Machiavelli e il suo centenario », Florence, Polizzi, qui contribua à préparer la célébration du splendide centenaire du Secrétaire florentin. M. Contini, secrétaire de la Commission qui organisa la solemnité, en rendit compte dans un rapport intitulé: « Quarto centenario di Niccolô Machiavelli », avec un discours de Atto Vannucci, Florence, Le Monnier, 1869. Les ouvrages de M. Contini peuvent se partager en deux classes, selon qu'il s'y occupe d'éducation et d'instruction ou d'histoire et de géographie. Sous le titre d'Education populaire, on pourrait comprendre : « L' allevamento de' bambini » ; « Gli asili e le scuole rurali » ; « Gli analfabeti » ; « I convitti infantili » ; < I convitti pei poveri » ; sous le titre : Instruction, on comprendrait : « La legge nella scuola » ; € Le promozioni » ; « Sulla istruzione », quatre lettres adressées à M. Joseph Bertoldi ; « Terni », insérés dans la Scuola, dirigée par M. Alfaui : « Questioni comunali » ; « Finanze e lavoro ». Les publications suivantes appartiennent au domaine de l'histoire et de la géographie: « Primi prinoipî di storia » ; « La legge nella storia » ; « Studî storici sul Macchiavelli, sul Muratori, sul Petrarca »; « La Battaglia di Legnano e di Sanluri » ; « Storia del popolo sardo » : « Sul Commercio antico in Sardegna » ; « Ii troduzione alla geografia dell'Europa e dell'Itàlia » ; « Geografia e statistica délia Sardegna •. M. Contini s'est essayé aussi sur le terrain cl la critique littéraire, et il a publié: « Di u: nuovo studio délia Divina Commedia », Turin, Loescher, 1868; il garde dans son portefeuille plusieurs ouvrages inédits.
Contini (Pasquale), littérateur italien, né, ;\. Varese (prov. de Come), en mai 1829. M. C, qui est maintenant professeur titulaire de la langue italienne à l'école technique de Milan, a eu l'honneur d'être fort lié dans sa jeunesse avec plusieurs hommes éminents tels que Rosmiiii, Manzoni, Dandolo, etc., qui ont encouragé ses débuts. Il a publié: « Saggio di canti per Ij Scuole infantili », Come, Ostinelli, 1853; « Mcmorie e fantasie giovanili », id., id., 1854; « L'album del cuore^ », Milan, Colombo, 1857 ; « Prima e dopo il Riscatto », Come, Fi'anchi, 186i • ; « Nuova Raccolta di Poésie morali e civili ad uso dello scuole e délie famia-lie italiano », Mi-
CON lau, Agnelli, 1866, ouvrage couronné par la Société de Pédagogie de Milan. Il a publié, en outre, plusieurs poésies éparses, la plupart des poésies d'occasion, dont un recueil paraîtra bientôt en volume sous le titre attrayant : « La poesia della vita », chez l'éditeur Agnelli de Milan.
Contogoni (Costantiu), écrivain grec, né, en 1812, à Trieste, de parents grecs. Il étudia le grec et l'italien à l'école grecque de Trieste (oh il eut surtout comme professeur le thessalien Ignazio Scalior, qui se trouvait à Trieste entre 1821 et 1831) apprenant, en même temps, le latin, l'iiébreu, l'allemand et le français. De 1830 à 1835, il se rendit en Allemagoe pour y étudier la théologie, et fréquenta dans ce but les Universités de Munich et de Leipzig. En 1836, après un séjour de huit mois à Vienne, il se rendit h Athènes, où l'année suivante il fut nommé professeur de théologie à l'Université. Nous citerons de lui : « Manuel d'archéologie hébraïque », 1844; « Épitome de mythologie grecque », dont la 4™"= éd. a paru en 1852; les deux premiers volumes d'une « Histoire philosophique et critique des Pères des premiers trois siècles de l'Église », 1851-53; trois volumes d'une « Histoire ecclésiastique », fort appréciée et plusieurs autres écrits de moindre importance. Il a dirigé aussi une Revue théologique mensuelle ['Héraut évanf/élique dont la première livraison a paru en janvier 1857.
Couty (Henry A. de), littérateur et éditeur français, né, à Beauvais, en 1828 et connu surtout pour ses Guides qui ont eu une énorme diffusion. Nous citerons : « Londres en poche et ses environs, guide pratique illustré », Paris, Faure, 1862 ; « Paris en poche », id., id., 1863 ; « Les bords du Rhin en poche », id., id., 1864; « Quinze jours en Belgique, Hollande et Prusse rhénane », id., id., id. ; « Quinze jours sur les Bords du Rhin », id., id., id. ; < Types du règne animal », id.. De Vresse, 1864; < Quinze jours dans la Prusse du Nord et le grand-duché de Bade », id., Paure, 1865 ; « Quinze jours dans la Suisse centrale, Oberland bernois », id., id., id. ; « Bruxelles en poche », id., id., id. ; « La Belgique et ses environs », id., id., id. ; « Suisse française. Oberland bernois », id., id., 1866; « Alsace et Vosges », id., id., id. ; « Paris populaire. A. B. G. de tout le monde, guide pratique des petites bourses », id. chez l'auteur, 1867; « La lune de miel à Trouville et ses environs », id., id., 1872 ; « Les côtes de Normandie », 2™e éd., id., id., id. ; « Guide pratique des postes et des télégraphes. La France en 1874 », 4™e éd., id., id., 1874; « La Belgique circulaire », id., id., id. ; « Une lune de miel à Spa, ou les effets du Pouhon » id., id., id.; « Les Côtes de Bretagne », id., id., 1875; « L'Exposition en poche », id., id., 1878; « Los Vosges en poche », id., id., id.
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Coutzen (Heinrich), publiciste allemand, né, le 23 mai 1855, à Stormbruch (Waldeck). Il fit son droit à Marbourg, à lena et à Wurzbourg et après avoir été reçu docteur il se consacra aussi à l'étude de la théologie. Il se fixa d'abord à Leipzig, où il s'adonna aux lettres. Après avoir professé, pendant quelque temps, le droit public en différents instituts supérieurs, il se retira de nouveau dans la vie privée. M. C, qui appartient au parti conservateur, dirige maintenant le Broiuherger Tagenblatt; parmi ses ouvrages dont plusieurs ont été traduits en italien, nous citerons: « Die Volkswirtschafslehre als Unterrichtsgegenstand auf hôheren und niederen Schulen », 1868; « Einleitung in das staats- und volkswirtschaftliche Studium, ein Beitrag zur Théorie und Geschichte der Nationalôkonomie », 1870; « Geschichte der volkswirthschaftlichen Literatur im Mittelalter », 1872 ; « Forstliche Zeitfragen », 1872; « Die Nationalôkonomie, eine politische Bedùrfniss unserer Zeit », 1872-73; « Die soziale Frage, ihre Geschichte, Literatur und Bewegung in der Gegenwart », 1872; « Die Aufgabe der Volkswirthschaftslehre gegenûber der sozialen Frage », 1875; « Ueber die soziale Bedeutung der Gegenwart, Hand und Lehrbuoh der Nationalôkonomie », 1886-87.
Conybeare (Henry), ingénieur et architecte anglais, né, le 22 février 1823, à Brislington. Il fit ses études d'ingénieur et d'architecte à Londres, au King's Collège. Après avoir pris part à l'organisation de l'Ecoles des mines d'Angleterre et avoir dirigé une grande usine à Newcastle, il partit pour l'Inde en qualité d'ingénieur d'une compagnie de chemins de fer. De 1849 à 1852, il exécuta d'importants travaux pour fournir à Bombay l'eau qui lui était nécessaire. Aussi connu comme architecte que comme ingénieur, il éleva à Colaba (faubourg de Bombay) la chapelle commémorative des Anglais morts pendant la campagne d'Afghanistan, et l'église de- Saint-Jean à Patara, une des plus belles constructions modernes de l'Inde anglaise. Pendant les six dernières années qu'il passa dans ce pays, M. C- fut le correspondant du Times. Depuis son retour en Angleterre, il a construit plusieurs lignes de chemin de fer importants. Il est membre 'de l'Institut des ingénieurs civils d'Angleterre, et il a été à plusieurs reprises président de cette société. En 1878, il fut appelé à Caracas, capitale du Venezuela, où il a exécuté des travaux d'art très remarquables. Depuis 1869, M. C. est attaché en qualité de professeur à l'Etablissement royal des ingénieurs militaires de Chatham. Plusieurs mémoires de lui sont épars dans des recueils techniques.
Conze ( Alexandre-Christian-Léopold ) , archéologue allemand, né, à Hanovre le 10 décembre 1831. Il fit ses études à Goettingue et à Berlin, et fut successivement profes.seur à Halle