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tuellement archiviste aux Archives nationales. Il a publié: « Notices archéologiques, avec planches, sur les églises d'Izeure près Moulins, de Saint-Germain des Fossés, de Champagne, de Noo-ont-les-Vièrges », dans le Bulletin du C'aii'ii/é d'archéologie, la Revue archéologique et la Gazette Archéologique (1884-86) ; « La Règle du Temple », éditée, en 1886, par la Société de l'Histoire de France; « La Maison du Temple à Paris, histoire et description », Paris, Hachette, 1888; « De Gallica XIII seculo statuaria », id., id., id.; « Lettres de W. A. Mozart », traduction complète avec introduction, notes et tables, id., id., id.; « De quelques travaux récents sur l'architecture du moj'en-âge », dans la Bibliothèque de l'école des Chartes, sans compter divers articles dans cette Bibliothèque, dans la Revue Critique, le Magasin Pittoresque, etc.
Cusa-Ainari (Salvatore), orientaliste italien, né, à Palerme, le 20 septembre 1822, fils du baron Jérôme Cusa et de la comtesse Antoine Amari de Sant-Adriano. M. Cusa-Amari, qui est, depuis 1855, professeur de paléographie et de diplomatique et, depuis 1875, professeur de langue et littérature arabe à l'Université de Palerme, ancien Doyen de la Faculté des lettres de cette Université, vice-président, depuis 1885, de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Arts de Palerme, membre honoraire de la Société asiatique italienne, fit ses premières études au collège des Bénédictins de Monréal, et obtint, en 1844, le diplôme en droit civil et en droit canon, à l'Université de Palerme. Il prit part à la révolution de 1848, et s'engagea lui aussi dans le Bataillon de la Giovanc Guardia. Lors de la prise de Palerme, le 29 mai 1860, il fut élu membre de l'administration municipale et, tint, pendant quelque temps, les fonctions de Pretore (Maire) de la ville et ensuite celle de Préfet de la province comme conseiller délégué. Parmi les nombreuses distinctions académiques obtenues par M. Cusa- Amari, nous nous bornerons à rappeler qu'il est directeur de la deuxième classe de la Societa di Storla Patria Palermitana, qu'il est un des préposés à la publication de VArchivio Storico Siciliano, qu'il eut part dans le Comité organisateur du quatrième congrès des savants italiens qui eut lieu à Palerme, et qu'il a été, avec M. Mehren, vice-président de la troisième session du quatrième congrès des Orientalistes qui eut lieu à Florence en 1878. Parmi ses savantes et nombreuses publications, nous nous bornerons à citer : « Su di un'iscrizione del Museo di Termini », 1858; « I Diplomi greci ed arabi di Sicilia. Testi originali », 1868-78; « La Palma nella Poesia, nelle scienze e nella Storia siciliana », 1873; « Su d'un eodice arabo délia Biblioteca Nazionale di Palermo », 1873; « Su d'un portulano del secolo XV descrivento le
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Cûste occidentali dell'Africa », 1875 ; « Storia délia città di Fez. Testo arabo e traduzione », 1878; < Roma nel Medio-Evo descritta da Abu Hàmid al Garnet e da altri Musulmani », 1878; « Cosmografia araba in latino d'Haytun l'armeno », 1878; « Codicum Orientalium qui in Regia Bibliotheca Panormi osservantiir, Catalogus », 1878; « Ex Codicibus orientalibus Regiae Bibliotbecae Panormi Excerpta quœdam », 1878 ; « Relazione del 3" congresso intemazionale geografico », Palerme, 1882; « SuH'origine del Locb e délia Fregata »; « Sulle denominazioni dei venti e dei punti cardinali ed in ispecie di Nord, Est, Sud, Ovest »; les deux mémoires qui précèdent sont insérés dans les Atti del 3" con- (/resso internationale geografico. Citons encore de lui deux mémoires, un « Sulla leva del circondario di Palermo », et un autre « La Solidità délie operazioni di Borsa sotto il rapporte economico, morale e giui-idico », 1874, étude que lïUustre Garnier a définie dans le Journal des Économistes: « vive, savante et originale ».
Cnst (Robert-Needham), orientaliste anglais, né, en 1821, à Cockayne (Hatley, comté de Bedford) ; il fit ses études au Collège roj'al de Eton et ses études orientales au Collège de Hailej'bury en Angleterre et à Calcutta obtenant les plus hautes distinctions scolaires pour ses connaissances du sanscrit, du persan, de l'arabe, de l'bindoustani, du Bengali, etc., il connaît aussi, outre les langues classiques, le français, l'italien, l'allemand et l'hébreu. Il a passé ving-tcinq ans aux Indes prenant part aux batailles et à la repression de la révolution et en qualité d'administrateur des provinces de la Haute Inde à Lahor et Allahabad. Après avoir quitté les Indes, il a fait de longs voyages dans toute l'Europe, dans l'Asie occidentale et dans l'Afrique septentrionale. M. C. qui est docteur en droit honoraire de l'Université d'Edimbourg, secrétaire honoraire de la Société asiatique de la Grande-Bretagne, membre de la Société de Géographie, membre honoraire du Musée Indieu de Florence, avocat de Liucoln-Inn, juge de pais du comté de Middlessex, ancien employé du service civil de Sa Majesté la Reine d'Angleterre dans l'Inde orientale ; juge suprême du Panjas, membre du Conseil du Vice-Roi des Indes, a publié : « Modem languages of the East Indies », 1878; « Modem languages of Africa », 1883; « Modem languages of Oceania »; « Linguistic and oriental essays », première série, 1880, seconde série, 1887; « Sketches of Anglo-Indian life », 1881 ; « The Shriues of Lourdes, Saragossa, Loretto, and Jérusalem », 1885; il a pris part à tous les Congrès Orientaux des Orientalistes et se distingue par l'amabilité avec laquelle il rend service à tous ses collègues orientalistes. Ses études sur les langues de l'Inde et de l'Afrique ont été traduites en français et en italien.
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Cnsumano (Vito), économiste italien, né, 1 24 novembre 1843, à Partanna (prov. de Tr;! pani). Il fit ses premières études au séminaii\ de Mazara, et en 1864, se rendit à l'Univers't de Palerme pour y faire son droit, et en a- 1868, il y était reçu docteur. Pendant qu'il l't. étudiant à l'Université, il obtint deux fois it premier pris de fondation Angelini pour les étu des économiques. En 1869, il concourut peut une bourse de perfectionnement à l'intérieuil'obtint. Il fut envoyé alors à l'Université Pavie, où, pendant deux ans, il étudia l'éco mie politique et la science des finances, so s direction de l'illustre professeur Cossa. En 1^7 ayant à la suite d'un nouveau concours, obt une bourse de perfectionnement à l'étranger, se rendit à Berlin, où, pendant deux an:^. continua ses études d'économie politique et .. science des finances, sous la direction d'Adul phe Wagner, tout en étudiant en même temp.la statistique dans le bureau royal de statist; que prussienne, sous la direction du professeui Ernest Engel. En octobre 1872, il fut invité i prendre part au premier congrès des économis tes allemands qui eut lieu à Eisenach. Revem en Italie, il fut nommé, à la suite d'un con cours, professeur titulaire d'économie politi(iu; et de statistique à l'Institut technique de Palerme, nommé ensuite professeur d'écououii.: politique aux Universités de Sienne et de Mo dène, il refusa pour ne pas s'éloigner de PaK r me, et en 1877, il entreprit un cours en qualiri: de ^îwa^ Docmi dans cette Université. En oct j bre 1883, il fut nommé professeur extraordinaire de la science des finances et de droit finan'i t à l'Université de Palerme, où il fait aussi cours libre d'économie politique ; il est, en mô temps, professeur de matières juridiques à 11. cole royale d'application pour les ingénieurs tic Palerme. Il a publié : « L'antica scuola italiana in economia politica », Palerme, 1869, monographie qui lui valut la bourse de perfectionn-ment à l'intérieur ; « Le Scuole économie Le délia Germania in rapporte alla questione sjciale », Naples, Marghieri, 1875, ouvrage dans lequel il a publié plusieurs articles insérés, . i 1873, dans VArcliivio Giuridico de Bologne, où l'on trouve pour la première fois une histr> du socialisme scientifique en Allemagne; « I» l'Economia politica nel Medio Evo », Bologi 1876, qui obtint la première mention honoraà l'Académie des Lincei ; « La Teoria del eu a. mercio di grani in Italia », Bologne, 1877, se rie d'articles publiés d'abord dans VArchh'^ Giuridico de Pise et qui obtinrent un prix 8000 francs décerné par l'Académie dos Lin « La Scienza délie finanze », leçon d'ouvertn; Palerme, Virzi, 1879; « Le Polizze dei ban chieri nel secolo XV e XVI » id., tj-p. du journal Lo Statuto, 1886 ; «s Saggi di economia jj- litica », id., id., 1887; « Storia dei bauchi do'
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Sicilia », Rome, Loesclier, id. ; « Dollo casse il'amniortizzazione iu Sicilia nella prima meta ,1, 1 .^ecolo XYLl. Studii », Palerme, id., Virzi, 1:-^-'); outre plusieurs articles économiqnes inst')-,'- dans différents journaux et revues.
Ciivervillc (Jules-Marie-Armand de Cave- LiEE de), contre-amiral français, né, au Château de la Porte d'Ohain en Allinou (Côtes du Nord), le 28 juillet 1834; il fit ses premières études au collège de Redon, de Rennes et de Paris ; fut admis à l'École navale, en 1850, et en sortit aspirant de 2'^ en 1852. Blessé grièvement au siège de Sebastopol, il fut mis à l'ordre du jour et promu enseigne de vaisseau le 2 décembre 1854; après avoir été professeur à l'Ecole navale, de 1861 à 1863, il fit diverses campagnes dans la Méditerranée, dans l'Atlantique, sur les côtes d'Afrique et d'Amérique, sur les côtes de Franco, d'Espagne, du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie et de la Tripolitaiue, de l'Angleterre et de l'Ecosse, et remplit plasieiirs missions des plus honorables et des plus importantes, parmi lesquelles nous nous bornerons à citer: celle d'Attaché n.aval à l'ambassade de France à Londres (1877-79) et deux missions l'une en Crimée et dans le Mer d'Azoff; l'autre aux États-Unis à l'occasion du centenaire de Johnson. Le contre-amiral de Cuverville a publié : « Cours de tir. Études théoriques et pratiques sur les armes portatives », Paris, Dumaine, 1864 ; « Études sur la pêche côtière », 1866 ; « Recherches sur le courant équatorial », 1867 ; « Résumé des expériences faites sur les armes rayées et conséquences que l'on en peut tirer »,
1868 ; « Études sur la Marine des États-Unis »,
1869 ; « Considérations pratiques sur l'emploi de l'artillerie rayée », id. ; « Notes diverses recueillies pendant une campagne sur les côtes de l'Amérique du Nord », 1870 ; « La pêche du corail sur les côtes de l'Algérie », 1875 ; « La science de la construction du navire, considérée dans ses rapports avec les lois de la nature. De l'agitation de la mer », id. ; « Les ordres de bataille et le mode d'emploi de l'artillerie dans les combats d'escadres », id. ; « Progrès réalisés par l'artillerie navale de 1855 à 1880 », 1881; « Le sextant binoculaire du capitaine de frégate Aved de Magnac et les observations de nuit », 1884; « Détermination de la longitude chronometrique par l'observation du soleil au moment de son lever ou de son coucher », id.; « Les Sanatoria de la Côte occidentale d'Afrique », 1887 ; « La Division navale de l'Atlantique Sud et la vérification des coordonnées géographiques des principaux points de la Côte 0. d'Afrique en 1885 et 1886 », id. ; « Le rapport de la Commission technique des chemins de fer du Tonkin », id. ; « Les droits de la France et les prétentions espagnoles dans le golfe de Piafra (Côte 0. d'Afrique) », id.
Cuza (Alexandre C), écrivain roumain, né.
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à Jassy (Moldavie), le 8 novembre 1857. Il fit ses premières études en Allemagne, son droit à Paris, et termina ses études à Bruxelles. Après avoir été reçu docteur en droit, il abandonna complètement la carrière de la jurisprudence pour se vouer à la littérature. Après avoir collaboré aux Revues littéraires : Contemporanul et Convorhiri literare, il réunit ses poésies en un volume: « Versuri », paru en 1887. M. C. est aussi l'auteur de plusieurs poésies lyriques, monologues, épigrammes, etc. Il paraît avoir surtout réussi dans l'épigramme.
Cuzzeri (Emmanuel), jurisconsulte italien, né, à Vérone, en 1850. Il fit ses études au Lycée de sa ville natale, et se rendit ensuite faire son droit à l'Université de Padoue, où il fut reçu docteur en 1873. Il est maintenant inscrit au barreau de Vérone. Collaborateur assidu do VAi-chivîo giuridico, de la Ler/r/e, du Giornale dei Tribunali et de la Temi Veneta, il y a publié plusieurs monographies fort louées. En 1873, il publia, en outre, une traduction de l'allemand d'un travail fort important d'Emile Friedberg, professeur à l'Université de Leipzig: « Storia del Matrimonio civile ». Suivirent: « Il Nuovo progetto di Codice di commercio nella matei-ia del fallijnento », Vérone, Dal Bon, 1874 ; « Il Codice italiano di procedura civile, illustvato dalla giurisprudenza délia Corte di Cassazione e di appello del Regno, dai motivi délia legge e délia dottrina degli autori, collo svolgimento délie questioni più controverse e con richiamo agli altri codici e leggi speciali e regolanienti », avec la collaboration de M. Carlo Rosmini, avoué, pour ce qui concerne la jurisprudence, Vérone, Munster, 1882 et suiv. ; « Il progetto di legge suUa riforma del procedimouto sommario nei giudizi civili », Venise, Fontana, 1877 ; « La Nuova legge 11 gennaio 1880 sulle tasse di registre e bollo, con regolamento, relazione e istruzioni ministeriali ed annotazioni pratiche », Turin, Roux e Favale, 1880 ; « Annuario délia procedura civile. Supplemento alla 2a edizione del comento al Codice civile dello stesso autore, e continuazione délia Gazzetta légale », Vérone, Drucker et Tedesohi, 1883 ; enfin, avec MM. Ascoli, Calucci, Clementini et Minich, il a publié : « Correzione Gritti 1537, contenente le norme onde era regolato l'ufficio degli avvocati délia repubblica di Venezia. Teste e commente », Venise, 1881, publié à l'occasion du mariage Bolaffio-Soldà.
Cygniius (Frédéric), poète finlandais, né, à Tavastekus, le l"^'' avril 1807, professeur de littérature moderne à l'Université de Helsingsfors, où il a fondé le théâtre suédois et une Société de beaux-arts. M. Cygnâus , qui est un grand Mécène des artistes, était considéré, avant Runeborg, comme le premier poète épique de son pays. Il appartient à l'École classique. Il a composé aussi dos drames dont le meil-
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leur esc intitulé: « Hertig Johans ungdomsdrômmar ».
Cyoïi (lo docteur Elie de), médecin et publicisto franco-russe, ancien directeur du Gaulois et do la Nouvelle Revue, attaché au ministère- des finances russes, conseiller d'Etat actuel de S. M. l'Empereur de Russie, ancien professeur de physiologie à l'Académie de médecine de Saint-Pétersbourg. Nous connaissons de lui : « Principes d 'électrothérapie », Paris, Baillière et fils, 1873, ouvrage couronné par ITnstitut, Académie des sciences; « La Guerre à Dieu, et la morale laïque ; réponse à M. Paul Bert », id., 1881.
Cyré (Madame A.), femme de lettres allemande, connue aussi sous le pseudonyme-anagramme de A. Erye, née, à Worms, le 11 juin 1837 ; elle révéla de bonne heure un grand penchant pour les lettres, qui se manifesta plus tard par une série de nouvelles : « Anna », 1874; « Not und Erlosung », 1875; « Die Lotosblume », 1876; « In Visiteukartenformat », 1877; «Die Nachtwandlerin », 1878; « Ein Gliicksloos », 1880 ; « Warum », 1881 ; « Gabriele », 1882 ; « Die letzte Weihnacht », 1883. Madame G., qui vit maintenant à Darmstadt, collabore aussi à plusieurs journaux.
Czedik (Emil), homme de lettres allemand, né, à Mattsee (Salzbourg, Autriche), le 13 octobre 1853. Après avoir fréquenté les Écoles de Melk et de Salzbourg, il entra dans l'administration des postes, et il réside maintenant à Vienne en cette qualité. Ses occupations officielles ne l'ont pas empêché de s'adonner aux lettres. Nous citerons de lui : « Lieder », 3 vol., 1876- 1878 ; « Vom Trinken und Lieben », poésies, 1879; « Was mir blieb », poésies, 1880; « Marie », 1880; « Lieder », 1881.
Czerniçlij- (Gustave), littérateur polonais, né, en 1827, à Cracovie. Auteur de plusieurs nouvelles et traducteur du poète russe Lermontoff, il est collaborateur de plusieurs journaux, et a écrit : « L'Histoire du Théâtre de Cracovie et de celui de Lemberg ».
Czcriiy (Vincent), célèbre chirurgien allemand, né, le 19 novembre 1842, à Trautenau (Bohème) ; il étudia la médecine à Vienne, et fut reçu docteur le 19 décembre 1866 ; il fut attaché, pendant longtemps, à la clinique du docteur Billroth en qualité d'assistant ; en 1871, il fut nommé directeur de la clinique chirurgicale et professeur de chirurgie à Pribourg in Brisgau, d'où il passa, avec la même qualité, à Heidelberg. Outre plusieurs articles insérés dans les journaux et recueils savants, il a publié : « Ueber die Beziehungen der Chirurgie zu den Naturwissenschaften », Pribourg, 1875 : « Beitràge zur operativen Chirurgie », Stuttgard, 1878.
Czoernig (Charles baron de Czerxhauses), éminent statisticien allemand, né, à Czernhausen L'U Bohème, le 5 mai 1804. Après avoir achevé
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son droit aux Universités de Prague et de Viti ne, il entra au service de l'Etat, et fut empk.-. successivement à Vienne, à Trieste et à Mi lai où il resta pendant plus de dix ans, d^m <, j en qualité de secrétaire présidentiel du L-m. ci neur comte de Hartig. Rappelé, en 1841. > >,ii.m secrétaire aulique à la Cour suprême des Compte à Vienne, il y prit la direction du bureau d statistique. Promu au grade de conseiller aul que, à la nouvelle formation du Ministère vers 1 fin de 1848, il fut invité par le Ministre baro; de Briick à passer au Ministère du commerce . des constructions publiques qu'on venait d'in-tuer. On lui confia l'organisation des burea ministériels, et ensuite, en 1850, celle du g vernement central maritime et des Bui-eaus à< Port et de Santé maritime qui en dépendaient Elevé au grade de chef de division, il continua pendant à peu près trois ans. à diriger le gon vernement central maritime; en 1852, il tu rappelé au Ministère du Commerce pour y preu di'e la direction de la Section des construction publiques et du service des chemins de fer. !j même temps, il fut chargé de créer la C mission centrale de la conservation des m ; ments architectoniques et d'en prendre la ] sidence, qu'il garda pendant plus de dix a En 1859, lors de la suppression du Minire du commerce, il garda la direction du 1'. reau de Statistique administrative jusqu'en Ibii^i époque à laquelle il fut chargé d'organiser 1; commission centrale de statistique dont il fui nommé président. En 1865, il prit spontané ment sa retraite, et alla vivre à Gorice. Pendani le cours de sa carrière administrative, le ba ron de Czoernig fut député à représenter l;i statistique autrichienne aux congrès internatio naux de statistique à Bruxelles, à Paris, à L dres et à Florence, et fut élu Président de lui qui se réunit à Vienne. Dans tous ces c grès, celui de Vienne naturellement excepté, M de C, grâce à la connaissance qu'il avait il- ; différentes langues, fut choisi par ses collègu--, pour représenter le Congrès vis-à-vis du gouvernement de l'Etat, où l'on tenait la réunion. Il fut aussi chargé, en 1854, par le gouverne ment autrichien de négocier un emprunt d'I-i de 35 milions de florins, et dans ce but, il rendit à Paris, à Londres, à Amsterdam et .. Francfort. Dès sa jeunesse, M. de C. s'était adonné à l'étude de la Statistique. Il était encore étudiant à l'Université de Vienne, quant] il publia une monographie statistique d'une ville industrielle de la Bohème: « Historisch-statitiche Beschreibung von Reicheuberg » ; p ■; dant son séjour à Trieste, il publia l'ouvraL « Die Eroffnung des Preihafens von Venedig Il profita de son séjour à Milan pour recueillir de nombreux éléments qui devaient lui servir à rédiger une statistique de la Lombardio. Ces travaux préparatoires n'étaient pas encore ache-
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ves, quand il fut appelé à Vienne pour y prendre la direction du Bureau de statistique. M. de 0. publia cependant quelques passages de cette statistique, tels que : « Gesohiclite der Lombardischen Gemoindeverfassung » ; « Die Lombardie, Darstelluug dcr uatiirlicliea Verliàlt-
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I nisse
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Italienische Skizzen
: et plusieurs articles statistiques dans les journaux lombards et viennois. Dans sa qualité de directeur du Bureau do statistique, il dirigea la publication du grand et important ouvrage intitulé ; « Tafein zur Statistik der oesterreiclii- I schen Monarchie », ouvrage qui fut fort admiré au Congrès internationnal de statistique de Vienne et dont la plupart des articles sont dus à M. de C. Se trouvant à Trieste, préposé au Grouvernement central maritime, il publia : « Die ; Handels- und Schiffalirtsverhaltnisse Venedigs verglicheu mit jenen von Triest ». Revenu au Ministère du commerce, il s'occupa, pendant plusieurs années, de la publication de rapports annuels, fort appréciés, sur l'Administration des I chemins de fer de l'État. Son ouvrage le plus i connu en Europe est « Die grosse etnographi- I sche Karte der osterreichischen Monarchie », . en 9 feuilles, et accompagné de 3 volumes de ' texte (Vienne, 1855-57). C'est le premier essai ethnographique reposant sur des données au- I thentiques et d'autant plus intéressant qu'il s'oc- I cupe d'une monarchie fort étendue et qui emi brasse sous sa domination une foule de nationalités différentes. M. de C. a présenté plusieurs travaux fort importants aux différents Congrès de Statistique ; pour celui de Vienne, il rédigea le rapport de la Commission préparatoire, pour celui de Paris le Congrès décréta que son rapport sur les Commissions centrales de statisti- I que fût inséré intégralement au Moniteur. Quand, i après la suppression du Ministère du commerj ce, il n'eut plus à s'occuper que de la statisti- I que, son activité parut redoubler. Quand l'Em- ! pereur d'Autriche eut octroyé la Constitution, I M. de C. publia un manuel statistique de l'Em- I pire à l'usage des députés, sous le titre : « Sta- I tistiches Handbuchlein fur die ôesterreichische ! Monarchie », qui eut un tel succès qu'en un seul I mois on en épuisa quatre éditions de mille exemplaires, et qui fut choisi comme modèle pour la dernière statistique de l'Empire d'Autriche. Le j Congrès statistique ayant établi, dans l'intérêt I du progrès de la science, qu'on dût procéder dans les différentes branches de la Statistique à la compilation de statistiques internationales sur des bases conformes, M. de C. en donna le I premier essai pour la Statistique financière avec j son ouvrage : « Das ôesterreichische Budget fur I 1862 in Vergleichung mit jenen der vorzûgli- I chen anderen europâischen Staaten ». Cet ouj vi-age, qui fut fort loué non seulement en Au- I triche mais aussi à l'étranger, fut bientôt suivi j par un autre de la même nature, intitulé : « Dar-
stellung der Einrichtungen tiber Budget, Statsrechnuug in Oesterreich, Preussen, Sachsen, Bayern, Wurtemberg, Baden, Prankreich und Belgien », qui est devenu livre de texte dans plusieurs Universités, même de l'étranger, pour l'enseignement de la science financière. Ces deux ouvrages du baron de C. ont été déclarés, en 1876, au Congrès statistique de Pest (dans le rapport: Die internationale Finans- Statistik, ihre Ziele und ihre Grenzen) comme les ouvrages fondamentaux de la Statistique financière. Après s'être retiré de la vie publique, M. de C. a publié une Monographie historique, géographique et statistique du comté et de la ville de Goritz: « Gorz Oesterreichs Nizza ». Plusieurs autres articles concernants la Statistique, l'Histoire, la Géographie, les Beaux-Arts, se trouvent épars en plusieurs journaux, parmi lesquels : « Die Durchstechung der Landenge von Suez », dans les Actes de l' Académie de Vienne, où l'on trouve aussi un article : « Ueber Priaul ». Dans le Bulletin de l'Institut de France, Académie des Sciences morales et politiques, M. de C. a publié : « Le Changement du système fluvial dans le comté de Gorz et l'Isonzo, le fleuve le plus récent de l'Europe » et « La ville des Gaulois près Aquileja ». Citons enfin ses deux derniers ouvrages : « Die alten Vôlker Oberitaliens », Vienne, 1885 , « Die vordere Grafschaft Gorz im Pusterthal », Innsbruck, 1887, inséré aussi dans le Journal du Muséum Ferdinandeum à Innsbruck. M. de C. figure aussi parmi les rédacteurs du grand ouvrage dirigé par le regretté prince héritier d'Autriche : « Oesterreich in Wort und Bild ». L'Empereur d'Autriche ayant créé, en août 1887, une décoration spéciale pour les sciences et les beauxarts qui ne peut être donnée qu'à dix personnes en Autriche et à cinq en Hongrie, M. de C. a été un des premiers qui l'aient obtenue. Czylliarz (Cari chevalier Von), jurisconsulte allemand, né, à Lobositz (Bohême), le 17 août 1833. M. C, qui est professeur de droit romain à l'Université de Prague, a publié: « Das legatum per prseceptionem », dans le Vierteljahrsschrift de Haimerl, 1859; « Die dos œstimata », dans le Zeitschrift fiir Civilr. und Prozess, 1862; « Ueber die 1. 9, § 1, D. de jure dot. », id., 1862; « Das Verâusserungsverbot des fundus dotalis », id., 1864; « Die dictio dotis », dans la Zeitschrift fïir RechtsgescMchte, 1868; « Das rômische Dotalrecht », Geissen, 1870; « Zur Lehre von der Resoluùobedeutuug », Prague, 1871 ; « Der Einfluss des Zwanges auf die Giltigkeit der Rechtsgeschâfte », dans les JaJirbiicher fiir die Dogmatik, de Ihering, 1874 ; « Beitràge zur Lehre von der Correalobligationen », dans la Griinhut's Zeitschrift, 1876; « Grundriss der Institutionen », Prague, 1878; « Das Brûnner Schoffenbuch und die knihy mèstskych prâv des Brictius von Liésko »,