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Lajarte (Théodore-Edouard Du Paure, de), compositeur et musicographe français, né, à Bordeaux, le 10 juillet 1826; il étudia la musique dans sa ville natale, y travailla le violon, le piano et l'harmonie, puis vint à Paris, où il fut admis au Conservatoire dans la classe de fugue et composition de Leborne en 1850. Leborne prit en affection son élève, il le conduisit chez Leveste, alors directeur du théâtre lyrique, auquel il le recommanda chaudement et lui fit obtenir un poème: Le secret de l'oncle Vincent, opéra-comique en un acte qui fut joué en 1855 soixante-dix fois consécutives. M. T. de L. comme écrivain spécial a collaboré à la Presse, à la Patrie, à l'Avenir libéral, au Globe, au Public, à l'Assemblée nationale de 1871, au Moniteur des Arts, à la France musicale, au Ménestrel, à Vlllustration, au Monde illustré, à la Nouvelle Revue, etc., et a publié, en 1867, une brochure intitulée : « Instruments Sax et fanfares civiles ». Il est attaché depuis 1873 aux archives de l'Opéra, et a mis en ordre la bibliothèque de ce théâtre. Ce travail lui a inspiré l'idée d'un ouvrage intitulé : « Bibliothèque musicale du théâtre de l'Opéra, catalogue historique, chronologique, anecdotique publié sous les auspices du Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts et rédigé par Théodore de Lajarte, bibliothécaire attaché aux Archives de l'Opéra », Paris, Jouaust éd., 1876-80, 3 vol. in-S". Depuis 1882, il a le titre officiel de bibliothécaire de l'Opéra; il est également bibliothécaire de rOpéra-comique depuis neuf ans.

Lalauiie ( Léon-Louis-Chrétien ) , écrivain , membre de l'Institut, ingénieur et sénateur français, né, à Paris, le 8 juillet 1811. Élève de l'École Polytechnique, il en sortit en 1831 dans le service des ponts-et-chaussées, et s'occupa particulièrement de recherches scientifiques et d'inventions d'instruments, travaux consignés dans de nombreux mémoires approuvés par l'Académie des Sciences et récompensés de médailles d'or par la Société des Ingénieurs. Constructeur, avec M. Ardoux, du chemin de fer de Paris à Sceaux, en 1846, il fat placé, en 1848, cà la tête des Ateliers Nationaux. En 1852, il accepta la direction des travaux publics en Valachie, d'où l'invasion russe le fit partir. Eu 1855, il ouvrit dans la Dobroutcha, une route destinée à l'approvisionnement de l'armée de Crimée. Il a dirigé depuis les travaux de diverses lignes de chemin de fec étrangers, notamment ceux de l'Ouest-Suisse, et du Nord de l'Espagne. Il avait atteint le grade d'inspecteur général de première classe des Ponts-et- Chaussées depuis plusieurs années, lorsqu'il fut appelé, par décret du 20 janvier 1877, à la direction de l'Éoolo des Ponts-et-Chaussées. Il a été élu membre libre de l'Académie des Sciences en 1869, et président, la même année, de la Commission technique européenne, composée

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