‹ Dictionnaire international des ecrivains du jourChapitre 32 sur 318 · DAC · texte numérisé non relu

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« Doctrine de la sainte religion », ouvrage traduit du chinois, id. ; « De l'organisation militaire des Chinois », id. ; « La médecine chez les Chinois » ; « La pisciculture et la pêche en Chine », Paris, G. Blasson, 1872 ; « De l'émigration chinoise », 1872 ; « Le massacre de Tientsin et nos intérêts dans l'Empire chinois », id. ; « La matière médicale chez les Chinois », avec J. Léon Soubeiran, id., id., 1874 ; « Le Catholicisme en Chine au VIII« siècle de notre ère ; avec une nouvelle traduction de l'inscription de Sy-Ngan-Fou, accompagnée d'une grande planche », Paris, Leroux, 1877 ; « La Piété filiale en Chine », id., id., id. ; « Le Mahométisme en Chine et dans le Turkestan oriental », id., id., 1878 ; « De la production et de la consommation du café », id., id., 1884; « De l'origine des Indiens du Nouveau Monde et de leur civilisation », id., id., id.; « La solution de la question du Tonkin au point de vue des intérêts français », Paris, Léop. Cerf, 1885 ; « L'armée coloniale de l'Inde Néerlandaise », 1885. — M. D. a publié en outre plusieurs articles dans le Correspondant, dans la Revue Scientifique, dans la Revue Britannique, dans la Revue Maritime et Coloniale, dans le Bulletin de la Société Asiatique, dans le Bulletin de la Société d' acclimatation, etc. etc.

Dacheux (Émile-Léon), savant catholique français, né, à Strasbourg, le 1<"' mars 1835, d'une famille originaire de Picardie , établie plus tard dans les environs de Toul, d'où elle passa en Alsace, il y a un siècle environ. Après avoir achevé ses études théologiques au grand séminaire de Strasbourg, il devint professeur au petit séminaire. Obligé de quitter, à cause de sa santé, la chaire de rhétorique, il devint, en 1868, curé du Neudorf, près de Strasboui-g; en octobre 1881, il fut nommé supérieur au grand séminaire de Strasbourg. M. Léon Dacheux fut l'un des premiers collaborateurs de la Revue catholique de l'Alsace (publié par P. Mury, 1859-70). Il a pubhé: « Un Réformateur catholique à la fin du XV" siècle. Jean Geiler de Kayserberg, prédicateur à la cathédrale de Strasbourg, 1478-1510. Étude sur sa vie et son temps », Paris, Delagrave, 1876; « Les plus anciens écrits de Geiler de Kayserbeg », 1882, reproduction de cinq brochures à peu près inconnues et toutes antérieures à 1500. On y remarque la biographie de deux artistes alsaciens du seizième siècle, Hans Baldung Grun, et Hans Wechtelin. En 1887, M. Léon Dacheux a commencé la publication des « Fragments des anciennes chroniques d'Alsace », dont les manuscrits ont péri, en 1870, dans l'incendie de la bibliothèque de Strasbourg.

D'AcUiardi (Ved. Achiardi).

Da Costa (Antonio), écrivain portugais, membre de l'Académie Royale des Sciences de Lis-

bonne, do l'Institut de Coimbre, de l'Institut historique et géographique du Brésil, et d'autres sociétés scientifiques et littéraires, ancien secrétaire général du département de Leiria, ancien chef de division au Ministère de l'Intérieur, ancien Ministre de rinstruction publique, né, à Lisbonne, le 24 novembre 1824. Il fit son droit à Coimbre. On lui doit: « Molière », drame en cinq actes, 1851 ; < Statistica do districto de Leiria », 1855 ; « 0 Christianisme e o Progresse > (trois éditions; la troisième est de l'année 1886) ; « A Instrucçao Nacional », 1870; « Historia da Instrucçao Popular em Portugal », 1871; « José da Castilho », 1872; « Très Mundos », deux éditions, la seconde est de 1877; « No Minho », 1874; « Cartas sobre o casamento civil », 1869; < Historia do Maréchal Saldauha », le premier vol. a paru, en 1879; « Aurora da Instrucçao pela iniciativa particular », la seconde édition a paru en 1885.

Da Costa (Patrocinio) , écrivain portugais, professeur à l'école Polytechnique de Lisbonne. Né à Braga, il fit ses études dans sa ville natale et à Coimbre, où, en 1866, il fut reçu docteur dans les mathématiques et, en 1867, docteur en philosophie ; en 1870, il fut nommé professeur au lycée de Vizeu, où il enseigna les mathématiques et le grec jusqu'en 1874; en 1878, il passa à l'école Polytechnique de Lisbonne. On lui doit une: « Trigonometria espherica » ; les « Primeiras noçôes de geometria analytica »; deux volumes de poésies lyriques, publiés sous le titre de « Flores de Espinhosa », 1874; un poème en douze chants: « Viagens no systema planetario », 1876; un poème héroïque: « Romeo e Julieta », 1885.

Daffry de la Monnoye (Léon), jurisconsulte et littérateur français, né, à Paris, le 26 mars 1823. Il fit ses études au Collège Saint-Louis et à la Faculté de droit de sa ville natale. Reçu avocat à Paris, en 1844, il fut secrétaire de la conférence des avocats, de 1847 à 1848, greffier de la chambre civile de la Cour de cassation, le 4 mars 1850, juge de paix du 4™« arrondissement de Paris, le 29 décembre 1871 ; il donna sa démission le 7 novembre 1880. Il a publié: « Théorie et pratique de l'expropriation pour cause d'utilité publique; les lois expliquées par la jurisprudence », 1859, 2™8 éd., 2 vol., Paris, Pedone-Lauriel, 1870; on lui doit, en outre, la traduction en vers du « Marchand de Venise », 1866, et du « Roméo et Juliette », 1886, de Shakespeare. Il écrit dans la Reviie du Notariat et dans le Musée des familles.

Dagalller (François), magistrat français, né, à Bourg en Bresse (Ain), le 22 mai 1853. Il fit ses études au lycée de Bourg (où il obtint le prix d'honneur de philosophie), et son droit à Paris. Avocat à Bourg, de 1875 à 1880, il se mêla au mouvement politique et collabora à plusieurs journaux républicains. Secrétaire de

la Société d'Émulation de VAin, il publia dans les Annales de cette Société une étude sur « Le Coup d'Etat dans l'Ain », qui fut tiré à part. Bourg, Authier et Barbier, 18S0. En juillet 188i>. époque de l'exécution des décrets contre les coi; grégations religieuses non autorisées, il fut nom mé substitut du Procureur de la Républiqu.; près le Tribunal de Saint-Étienne (Loire). £■; décembre 1883, il fut nommé en la même qualité à Lyon, où il prononça, dans plusieurs atfaires importantes, des réquisitoires dont plusieurs furent reproduits dans le Moniteur judiciaire de Lyon. Nommé substitut du Procureu; général près la Cour d'appel de Douai, M. Fran çois Dogallier fut chargé du discours de rentrée de 1888; il choisit pour sujet: « Merliii (de Douai) », dont il a étudié et montré surtout le rôle politique pendant la Révolution.

Dagorne (Marin- J.-P.), ecclésiastique français, né, le 20 octobre 1820, à Corseul (Côti du Nord). D'abord professeur de sciences ui petit-séminaire de Dinan, ensuite directeur il grand-séminaire de Saint-Brieuc, puis supérioiii du petit-seminaire de Dinan, où il enseignée; même temps la philosophie, il fut élu, en IBS!, membre de la Chambre des Députés. Son éle tion aj'ant été invalidée, il est rentré dans 1 diocèse de Saint-Brieuc, où il remplit actuell' ment les fonctions de desservant dans la p;; roisse d'Héaon. On lui doit: « Cours de phi! Sophie, d'après le programme du baccalauré;i ès-lettres, suivi de l'Histoire de la philosoplii en trente leçons », Dinan, Peigné, 1873, S'"» éd Paris, Haton, 1881.

Daguet (Alexandre), historien et instituteur suisse, est né, à Fribourg, le 12 mars 181i' d'une famille patricienne mais peu aisée, ![•■ remonte au "V** siècle. Après avoir étudié, pei dant 9 ans chez les Jésuites de Fribourg, don il combattit plus tard les tendances, il pifessa à l'école moyenne centrale de cette vill- . de 1837 à 1843; dirigea successivement l'écol normale du Jura bernois (1843-1848), et l'écol Cantonale de Fribourg, qui avait remplacé i grand Collège des Jésuites (1848-1857). L' cole cantonale ayant été supprimée par la réa< tion ultramontaiue de 1857, Daguet fut a]' pelé à diriger l'école, alors cantonale, des fil les. - — Elu à la chaire d'Histoire générale i nationale à l'Académie de Lausanne (184(1 puis successivement à la place de recteur i; l'école Cantonale de Saint-Gall (1863) et celles de directeur des écoles industrielles il Locle et de La Chaux-de-Fonds, il n'accej't aucune de ces places, mais bien celle de pi fesseur à l'Académie de Neuchâtel, où il ensgne l'Histoire et la Pédagogie depuis 1866, > dont le septuagénaire professeur est actuel! ment le doj^en d'âge. — Parmi ses nombreux écrits figurent: « Les Troubadours suisses », ISiO, reproduit d!xns le Musée des familles, 1843;

DAG l« La Biographie de l'iiistorien suisse Guilli- Imann », 1843, des études sur l'histoire litté- Iraire de la Suisse (Revue Suisse, 1845-1847), lune « Histoire de la Confédération Suisse », :en deux volumes, T'"» éd., 1879-1880, Genève. Xa quatrième éd. a été traduite en allemand, en italien et en espagnol; des « Abrégés d'histoire suisse pour les écoles primaires (9'"8 éd.), et secondaires (8me éd.) » ; « Rapport sur l'Exposition scolaire de Paris », 1869; « Manuel de Pédagogie », 5"'e éd., 1885. Il a paru une traduction de ce dernier ouvrage en italien, en espa- [ gnol et en roumain. « Revue des principaux écri- I vains de la Suisse française », 1857; « Notice ! sur la Société d'études de Pribourg », 1854; i« Cornélius Agrippa chez les Suisses », 1856; I € De l'Enthousiasme de la Suisse pour la cause ! de Neuchâtel », 1858 ; « Troxler le publiciste et philosophe national », 1866; « Les barons de Porell, ministres de Saxe à Dresde et à Madrid, avec des lettres inédites d'Alexandre de Humboldt », Lausanne, 1873; « Les Suisses célèbres », deux volumes in-40, traduit de l'allemand et remanié, 1873-1881. Daguet a publié 4 notices biographiques sur le Père Girard et il . prépare la biographie complète du grand instituteur, auquel il a beaucoup contribué à faire élever une statue à Fribourg, 1860. — Ce féi.cond écrivain a rédigé successivement les deux revues littéraires qui ont jDaru à Pribourg sous le nom d'JSimilation ancienne (1841-1844) et d'-E- , mulation nouvelle (1851-1856). Il rédige, depuis jl865, l'Educateur, revue pédagogique de la i Suisse française ; il a collaboré à une foule de ' revues et journaux, à la Revue sziisse de Neu- I chàtel et à celle de Berne, au Musée Neuchâ- I telois, à la Bibliothèque Universelle, au Diction- \ naire Universelle de Larousse, au Dictionnaire I pédagogique de Buisson, etc. — Il figure parmi ! les auteurs des traditions et légendes de la Suisse romande publiées par Victor Tissot. Il s'est essayé dans la nouvelle « Waldvogel » et dans le genre humoristique •. « Henri Meunier ou i le Diogène fribourgeois » (Émulation de 1856). — ! Les actes du Congrès scientifique de Strasbourg, en septembre de 1842, nous font connaître A- , lexandre Daguet comme orateur et vengeant son pays de la mesure injuste par laquelle le j ministère de Louis-Philippe excluait les Suis- ; ses des toasts officiels accordés aux allemands, i aux italiens et aux autres nations représentées I dans ce Congrès international. En 1865, le Jour- \ nal des Débats et l'Histoire du Second Em^iire de Taxile Delord (III, 145) le citent parmi les orateurs qui défendirent avec énergie la cause de la morale évangélique au Congrès social de Berne. — Comme homme politique, Daguet a siégé au Grand Conseil de son canton, pendant 9 ans, où il représentait la ville de Pribourg. Il a rédigé, pendant quelque temps, l'Helvétie, le Narrateur fribourgeois et a envoyé des correspon-

dances, pendant 11 ans, au Journal de Genève. — • Entre les deux guerres civiles qui agitèrent le canton de Pribourg, en 1851 et 1853, Daguet fit au Grand Conseil, le 15 juin 1852, une motion de conciliation qui, mal interprétée par la garde civique, faillit lui coûter la vie, et lui valut, de la part du Conseil d'État, la réduction de la moitié du traitement qu'il recevait comme Recteur de l'école cantonale. — Daguet a été membre fondateur et président de plusieurs sociétés littéraires , historiques et philanthropiques. Les distinctions ne lui ont pas manqué. De l'Italie, pour laquelle Daguet a toujours eu une prédilection particulière, le professeur suisse a reçu successivement les titres de membre de l'Académie de Turin (1854), de l'Académie florimontane (1857), de Chevalier de Saint-Maurice et Lazare (1861J, de membre de l'Assemblée historique de Palerme (1865), de la Société coopérative d'éducation de Milan, qui lui a décerné une médaille d'or (1874). — Il a été reçu membre honoraire de la Société de Paris pour l'enseignement élémentaire (1868) , officier d'Académie (1879) et membre de l'Académie de Besançon (1883). Élu membre du Comité central du Congrès scolaire international de Bruxelles (1883) et l'un des vice-présidents de celui du Havre (1885), il fut empêché de s'y rendre par l'état chancelant de sa santé. — Dans son propre pays, il a reçu le diplôme de docteur honoraire en philosophie de l'Université de Berne (1866), il est membre de l'Institut national genevois (1864), membre fondateur et honoraire de la Société d'histoire de la Suisse romande (1874), et président d'honneur de la Société pour la conservation des monuments d'Aventicum, la capitale de l'Helvétie romaine (1885).

D'Aguilhon ( Henriette-Alexandrine-Marie , née Cambe) , femme-auteur française, née, le 20 mai 1840, à Verfeil-sur-Seye (Tarn-et-GaroQne) où son père était notaire. Orpheline de bonne heure, elle fut emmenée à Fénayrols (Tarn-et-Garonne) où vivait encore son grand père paternel, ancien commissaire administrateur du département de l'Aveyron sous le Directoire. Deux ans plus tard, Emilie Cambe allait habiter la petite ville de Saint-Antonin, où sa mère épousa en secondes noces M. Timoléon Berry, notaire et maire de la ville. La jeune femme passa néanmoins ses premières années à Penayrols dans la liberté des champs, sous le surveillance de sa tante M"» Caroline Cambe. La première instruction lui fut donnée par les dames de Saint-Maur qui dirigent encore le couvent de Saint-Antonin. Cette éducation, commencée à neuf ans, se poursuivit et s'acheva à Moissac par les soins d'un oncle, ancien professeur de ph'losophie, mort chanoine de la cathédrale de Montauban. En 1860, elle épousa M. Gustave d'Aguilhon. En 1886, elle entrait dans la Société des gens de lettres. M"'« Agui-

Ihon à toujours habité Saint-Antonin, et c'est à son initiative que le village voisin de Fénayrols doit l'exploitation et la juste renommée de 863 eaux minérales. M"o d'Aguilhon, qui est membre de la Société des gens de lettres de Paris, membre correspondant de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, lauréat du Félibrige aux fêtes internationales de Montpellier en 1883, a publié en librairie : « Le vrai maudit », 2 vol., Paris, Paulin-Lemer, 1865; < Quatre pages du cœur », nouvelles, id., Casimir Poul, 1875 ; « A vingt ans, la question du bonheur », id., Téqui, 1888. En outre, elle a publié en feuilleton dans divers journaux : € Catherine de la Roquette » ; « Le Château de Villette » ; « La Maison noire » ; « Marthe » ; « Une orpheline » ; « Le Déroucat » ; « Joseph » ; « Castelmore », et plusieurs autres romans ou nouvelles, parmi lesquelles toute une série sous le titre: « Les Mères d'aujourd'hui ». M™® d'Aguilhon a collaboré aussi à diverses publications poétiques, comme VAlmanach du Sonnet, le Sonnettistc, les Muses Santones, et à plusieurs journaux politiques et littéraires, tels que: le Courrier Agénois, V Union du Sud-Ouest, VUîiion de Tarn-et-Garonne, la Restauration, VÉpoque, etc.

Daguin (Arthur), archéologue et historien français, né, à Nogent (Haute-Marne), le 31 janvier 1849. Lauréat de la ville de Chaumont en 1866, volontaire pendant la guerre dans le 53« régiment de marche, admis, le 3", à l'École des mines, M. Daguin s'est adonné, dès sa jeunesse, à des travaux historiques, concernants surtout la province de Champagne, et spécialement le département de la Haute-Marne. Parmi les travaux, souvent médaillés par les Sociétés savantes, nous citerons : « Notes sur Nogeut », 1876 ; « Le Canton de Nogent : le sol, Thistoire, l'habitant », 1877; « Lei Prussiens à Nogent », Nogent, Mongin, 1877 ; « Études sur le patois de Bassigny et plus particulièrement sur celui de Nogent », id. ; « Nogeut et la coutellerie dans la Haute-Marne », id., Mangin, 1878 ; « Les Évêques de Langres, étude épigraphique, sigillographique et héraldique » , Paris , Dumoulin, 1880; « Étude entomologique sur le département de la Haute-Marne », 1882; « Flore du département de la Haute-Marne » ; « L'Imprimerie et la librairie dans la Haute-Marne et dans l'ancien diocèse de Langres », 1883; « Bibliographie Haute-Marnaise. Catalogue d'ouvrages concernant le département de la Haute- Marne », Paris, Champion, 1883 ; « Les registres baptistaires, journal de Nicolas Parisot, curé de Dinterville ». id., id., id., étude montrant combien sont précieux pour l'histoire les anciens registres de paroisses. M. Daguin collabore à la Revue de Champagne et de Brie, à la Revue historique et nobiliaire, au Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres.

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Dans l'histoire générale du département .ni ' prépare, M. Daguin consignera, avec l'histt des mœurs et du langage, l'histoire généal que et héraldique des principales familles de . Haute-Marne et consacrera des biographies séparées aux plus illustres de ses habitants. M. Daguin fait partie de plusieurs sociétés savantes, parmi lesquelles nous citerons la R. Arc demia araldico-genealogica italiana.

Daguin (Victor-Felix-Fernand), jurisconsu' français, né, à Chatillon-sur-Seine (Côte d' le 4 juillet 1848 ; docteur en droit, avocat à Cour d'appel de Paris depuis 1868, mem'uiL résidant de l'Académie des sciences, arts e' belles-lettres de Dijon, membre correspondant de l'Institut égyptien et de la Real Aeademici dt jurisjjrudencia y legislacion de Madrid, il rem plit, depuis 1881, les fonctions de secrétaire -■ ■ néral de la Société de législation comparée : été, en 1885, un des secrétaires généraux congrès international de droit commercial ten Anvers ; a publié de nombreux articles dans Bulletin de la Société de législation e.ompj i dans VAnnuaire de législation étrangère et diuil'Annuaire de législation française ; collabore au Journal de droit international privé, dirigé pa: M. C. Clunet, où il a publié notamment un « Bul letin de jurisprudence allemande » (Année 18s2 p. 326; 1883, p. 3000; 1884, p. 300; 18^0 p. 310), collabore également au Recueil géio': des lois et arrêts de Sirey, et au Répertoire néral alphabétique du droit français, publié s la direction de M. Fuzier Herman par M. Carpentier et Frère Jouan du Saint; a réiV pour ce dernier recueil le mot « Animaux >>. . publié en outre les ouvrages et brochures su vants: « Notice sur le règlement du Reichstaa allemand et sur les règlements du Reiehsi;"' autrichien », Paris, Cotillon, 1876; « Des ranties accordées à l'inculpé par le Code dii ~ truction criminelle allemand », id., Picliou. 1879 ; « Code de procédure pénale allemand (1er février 1877), traduit et annoté », id., i^l, 1884; « Congrès international de droit c ' mercial d'Anvers. Rapport présenté à la Socii de législation comparée », id., id., 1886; « L du grand-duché de Luxembourg sur la chas-c (19 mai 1885), annotée », id., id., 1887; « Étn de sur la représentation proportionnelle en Kpagne, id., id., id. ; « Loi du grand-duché Bade sur la chasse (29 avril 1886), traduite annotée », id., id., 1888.

Dahlgren (Frédéric-Auguste), écrivain suldois, né, le 20 septembre 1816, à Nordmarl; dans le Warmland ; il étudia, depuis 1834. Upsala, fut promu en 1839, et obtint ensv un emploi aux Archives de l'État (1841-lSi ainsi qu'au département des cultes (1841-18^oii il arriva peu-à-peu au grade de conseiller chancellerie. En sa qualité d'archiviste, il coli bora à la publication de la Geschichte des dri

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sigjahrigen Kriegs de Chemuitz, ainsi qu'à plusieurs autres publications documentaires fort importantes, telles que : un recueil de projets de loi du temps de Charles IX, une chronique d'Eric XIV, un ancien légendaire suédois, etc. Il travailla aussi pour le théâtre, auquel il donna plusieurs traductions de Calderon, Shakespeare, Moreto et Heiberg, et un opéra national intitulé: « Varmlàndigarne », 1846, qui est iencore maintenant au répertoire et qui a eu du succès. Il a contribué aussi à l'histoire du théâtre national par son: « Anteckningar om Stockliolms teatrar », 1866. Il s'est aussi acquis une grande réputation comme poète en dialecte par plusieurs recueils: « Viser paa Vàrmbauske Tongmaale », ■publiés en 1875, 1876 et 1886; plusieurs de ses chants populaires sont aujourd'hui répandus :dans la Suède entière. Depuis 1871, M. D. est [membre de l'Académie suédoise; et en cette qualité, il a publié: « Ordlista ôfver Svenska Spraaiket », 1873, 4'»e éd., 1880, ouvrage fort répandu. ! — • Son fils Guillaume, né en 1848, employé à jla Bibliothèque royale de Stockolm, a publié 'quelques essais littéraires dans les Revues.

Dahn (Félix), illustre écrivain allemand, né, à Hambourg, le 9 février 1834. Il était encore au berceau quand il fut emmené à Munich, où il demeura presque sans interruption jusqu'en 1862, let où il fit ses études ; de 1852 à 1853, il fréquenta cependant l'Université de Berlin, où il étudia l'histoire, la philosophie, le droit; en 1855 il fut reçu docteur en droit ; en 1857 , privât Docent à Munich ; en 1862, professeur extraordinaire ; en 1864, professeur ordinaire de droit allemand à l'Université de Wurtzbourg. Le 2 septembre 1871, il fut blessé à la bataille de Sedan; en 1872, il fut appelé, en qualité |de professeur, à l'Université de Koeuigsberg, let en 1888, à celle de Breslau. On a de lui « Ueber die Wirkung der Klagverjâhrung bei Obligationen », Mllnchen, 1854; « Studien zur Geschichte der germanischen Gottesurtheile », id., 1858; « Die Kônige der Germanen », 6 vol., 'Leipzig, 1861-1871, 2«'e éd., 1885 ; « Prokopius ivon Caesarea », Berlin, 1865 ; « Das Kriegsreaht », Wurtzbourg, 1870, une traduction franjçaise do cet ouvrage a paru la même année à 'Anvers ; « Westgothische Studien » , Wurtz- |bourg, 1873 ; « Handelsrechtliche Vortrâge », Leipzig, 1875 ; « Paulus Diaconus, Langobarîdische Studien », Leipzig, 1876 ; « Deutsches :Reohtsbuch », Nôrdling, 1877 ; « Grundriss des deutschen Privatrechts », Leipzig, 1878 ; « Die jVernunft im Recht », Berlin, 1879; « Bausteine. [ — Gesammelte kleine Schriften », Berlin, 1879- 1884; « Urgeschichte der germanischen und romanischen Vôlker », 4 vol., Berlin, 1881-87; « Deutsche Geschichte », 2 vol.. Gotha, 1883 ; « Walhall. Germanische Gôtter und Helden Sagen », avec mad. Thérèse Dahn, sa femme, iKreuznach, 1884, 9'"« éd., 1886. Parmi ses ou-

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vragos poétiques et littéraires, nous citerons : « Harald und Theano », Berlin, 1856, éd. illustrée, Leipzig, 1885; « Gedichte », Leipzig, 1857, 2"ie recueil, Stuttgard, 1873, S'"" éd., Leipzig, 1883 ; « Sind Gôtter », Stuttgard, 1874, G"'o éd., Leipzig, 1887; « Zwôlf Balladen », Leipzig,

1875 ; « Blarkgraf Rûdeger », drame, id., id* ; « Kônig Roderich », drame, id., id., 2™e éd.,

1876 ; « Deutsche Treue », drame, id., id. ; « Ein Kampf um Rom », roman, 4 vol.. id., 1876, 12 éd., 1886 ; « Die Amalungen », Stuttgard, 1876 ; « Die Staatskunst der Prauen », comédie, Leipzig, 1877 ; « Balladen und Lieder », id., 1878; « Suhne », drame, id., 1879; « Odhin's Trost », roman, id., 1880, 6™9 éd., 1886 ; « Armin », opéra, 1880 ; « Der Fremdling », opéra, 1880 ; « Der Schmied von Gretna-Green », opéra, 1881; « Kleine Romane aus der Volkerwanderung », 4 vol., Leipzig, 1882-85; « Skaldenkunst », drame, id., 1882 ; « Der Courier nach Paris », drame, id., 1883; « Die Kreuzfahrer », roman, 2 vol., id., 4"'" éd., 1885; « Félicitas », roman, 10™e éd., id., 1886; « Gelimer », roman, 6'"" éd., id. , 1886; « Die schlimmen Nonnen von Poitiers », roman, B^e éd., id., 1886 ; « Fredegundis », 6™*^ éd., id., 1886; « V^as ist die Liebe », 1887; « Fziggas Za », 1888; « Liebe », six contes, 1888. — M. D., qui est titré conseiller intime de justice par le gouvernement ro3'al prussien, est membre correspondant de l'Académie royale des sciences de Munich, et membre honoraire de l'Académie des sciences historiques de Dallas (Texas).

Daireaux (Emile), avocat et publiciste français, docteur en droit de l'Université de Buenos-Ayres, avocat à la Cour de Paris, membre de la Société américaine de France, né, à Rio- Janeiro (Brésil), le 21 avril 1843. Il a fait ses études à Paris. Après un voyage à Buenos- Ayres en 1871, il y prit ses grades de docteur en droit et y pratiqua la profession d'avocat jusqu'en 1883. M. Emile Daireaux a publié do nombreux articles dans la Revue des Deux Mondes, la Revue Britannique, V Économiste, etc. Il dirigea, pendant trois ans, un grand journal français quotidien à Buenos- Ayres : U Union française. Il a publié à Paris, en 1878, chez Hachette : « Buenos-Ayres, la Pampa et la Patagonie. Étude, races, mœurs et paysages, industrie, fiet politique », avec carte et une édition de cet ouvrage. Aussi, en 1888, un ouvrage de droit usuel pour la République Argentine, sous le titre. « El Abogade de simismo » en langue espagnole.

D'Albertis (Louis-Marie), voyageur italien, né, à Voltri (province de Gênes), le 21 nov. 1841; fit ses premières études au Collège des Missionaires de Savone ; montra de bonne heure une disposition spéciale pour l'histoire naturelle que le père Armand Duval, français, y enseignait. Ayant interrompu ses cours pour servir

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dans l'armée, les opinions politiques de sa famille l'empêchèrent de s'enrôler; malgré eux, il suivit le général Garibaldi en Sicile (1860); après la campagne, il voyagea, pour s'instruire, dans l'Europe occidentale. En 1871, il rencontra le rev. père Duval qui revenait des missions de Chine et qui l'encouragea à entreprendre une campagne d'exploration à la Mer du Sud. M. D'A. suivit alors M. 0. Beccari qui partait pour la Nouvelle-Guinée (1871). Les deux jeunes hommes y passèrent une année ensemble et la relation de leurs études fat publiée par M. D'A. dans les journaux d'Australie (1872) sous le titre: « A Month among the Savages of Mount Arfak », et traduit dans les Bulletins des Sociétés européennes de Géographie. Le climat de la Nouvelle-Guinée avait mis la santé de M. D'A. à une rude épreuve ; il dut revenir en Europe par les Iles Sandwich et par l'Amérique du Nord. Vers la fin de 1874, il repartit de Gênes pour l'Australie pour y organiser une expédiiion destinée au Sud de la Nouvelle Guinée. Elle réussit à souhait ; cela lui permit d'en organiser une seconde, avec l'appui moral et matériel du Gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud (1876-77). Cette fois il pénétra au cœur de la grande île en remontant le fleuve Fly sur une forte chaloupe à vapeur. Après des souffrances inouïes, il revint (4 janvier 1878) en Australie, o\\ il fut accueilli avec enthousiasme, et où la relation de son entreprise fut publiée en abrégé par les journaux de Melbourne et de Sydney. M. D'A. s'y révélait non seulement comme un explorateur intrépide, mais aussi comme un naturaliste de haute valeur, double d'un chasseur. Revenu en Italie (1878), il publia: « New Guinea: what I did and what I saw, two volumes », London, Sampson, Low and C", 1880. Par les soins de la même maison, nous avons de cet ouvrage très complet une édition en italien : toutes les deux richement illustrées. Plusieurs ouvrages relatifs à la Nouvelle-Guinée dus k la plume de M. D'A ont paru par les soins de diiîérentes sociétés savantes, à savoir (1879-1881): « Catalogo degli uccelli dell'isola Yule »; « Catalogo degli uccelli del Fly »; « Carta del fiume Fly », {Annali del Museo civico di Genova, et Bolletino délia Societa geografica di Roma) ; « Ou New Guineà, a memoir », (K. Geographical Society, and London and Colonial Institute) ; « Notes on the birds of New Guinea », (Linneaii Zoological Society). — M. D'A. a gagné la grande médaille d'or décernée par la Société Géographique de Rome; il l'a mérité sous tous les égards, il est aussi chevalier de la Couronne d'Italie. Ses collections appartiennent au Museo Civico de Gênes et au Museo Antropologico de Florence. Depuis 1881, rentré dans la vie privée, il partage son séjour entre Gênes et Rome, n'ayant plus d'occupation qui le passionne, la chasse exceptée.

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D'Albertis (Henri), yachtsman et naturalist italien, cousin-germain du précédent, né, à Qi nés, en 1847. Élève à l'école Navale (1861 aspirant de première classe (1866-67), capitain marchand (1869). Jouissant d'une jolie fortuiu M. H. D'A. sur ses deux yachts à voile la Vti lante et le Corsaro, a fait de magnifiques oro sières dans la Méditerranée et dans l'Atlant que pour le service du Museo Civico de Gênei auquel il a fait cadeau de collections précieuse de la faune des endroits visités : « Prima on ciera délia Violante », Gênes, tip. Sordo-Muti « Seconda crociera délia Violante », id., id. « Crociera del Corsaro (Madera e Canarie) i id., id., 1884; « Crociera del Corsaro aile As zorre », Milan, frères Trêves, 1888.

Dalbono (César), écrivain italien, né, à ' Se me, en 1814. Sa famille s'étant transférée Naples y fut très-favorisée par les Bourbons Il étudia le grec, le latin et l'italien, sous 1 direction du célèbre Basilio Puoti, dont l'exoe! lente école (qui devait plus tard devenir si nom breuse) commença d'abord avec cinq élèves, d' nombre desquels M. Dalbono est aujourd'hui L seul survivant. Fort jeune encore, il entra dan la rédaction du Progresso, publié par Ricciardi et dès les premières livraisons il y inséra ph sieurs articles. A dix-huit ans, il prononça un; oraison funèbre en honneur de Bellini dans l't glise du Collège de musique. En attendant, avait déjà publié plusieurs traductions du gre qui furent fort louées par Tommaseo dans l'Ai tologia de Florence. En 1838, il fut appelé v cabinet particulier du roi Ferdinand II, qa suivit dans presque tous ses voyages. Gela n l'empêcha cependant pas d'être toujours for étroitement lié avec les principaux personnage qui jouèrent un rôle dans la révolution de 1848 Ce fut lui, lorsque l'historien Carlo Troya re vint à Naples, qui le présenta au roi et lui obtin de faire imprimer sans frais son histoire. Pendanl la révolution de 1848, il demanda au roi la pei mission de quitter son cabinet et de travaille avec M. Troya au ministère de l'instruction pu blique. Pendant la réaction de 1849, il fut titué et ne fut rappelé au service, avec m grade supérieur, que par le gouvernement natio nal. Nommé plus tard directeur de l'académie royale des Beaux-Arts, il garda sa place jusqu'ei 1878 où il fut mis à la retraite. M. Dalbono ! collaboré fort activement au Museo di Scienze Letteratura de Stanislao Gatti. L'illustre et re gretté Settembrini, qui était un de ses amis lei plus intimes, se fit aider par lui pour la correc tion des épreuves de son Luciano ; et M. Dal bono, qui avait déjà imprimé un volume de tra ductions du même poète, après avoir lu celle di son ami, détruisit tous les exemplaires de soi livre et n'en garda que deux, l'un pour lui, l'au tre pour M. Settembrini. BI. Dalbono a publii aussi en différentes époques les traductions d^

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■ialogues de Platon, parmi lesquels: « PHè- . et « Le Premier Alcibiade ». On lui iissi une « Storia del Regno délie Due ncuie », qui, après avoir servi pendant plusieurs .nnées comme livre de texte dans les écoles, fut iléfendue en 1849. Il a publié aussi, en 1851, ja traduction du « Trattato délie successioni », le Mac-Culloch. En 1879, il a été élu membre le l'Académie royale d'Archéologie, de Litté- -ature et des Beaux-Arts qui est une des trois A.cadémies qui composent la Société Royale. Il ■emplit soigneusement le devoir que les statuts le cette Compagnie imposent à ses membres de ire des mémoires, mais sa modestie est telle ju'il emploie toute l'influence qu'il a sur ses 3ollègue3 pom- s'opposer à ce qu'ils soient inijérés dans les Actes de la Société. Il nous est donc impossible d'en donner les titres et Qous devons nous borner à dire que plusieurs de ces mémoires constituent une histoire complète d'Elisabeth Parnese et de son temps. M. Dalbono, qui a été lié avec tous ses concitoyens les plus éminents, a prononcé une foule d'oraisons funèbres qui mériteraient d'être publiées en recueil et pour le talent littéraire de leur auteur et pour les qualités des personnes qu'il y commémore. Ajoutons encore que M. Dalbono s'occupe de rédiger une histoire du mouvement scientifique à Naples de 1750 à 1850 et qu'il a recueilli en un volume les « Lezioni di storia e di geografia », qu"il a données à l'Institut des Beaux-Arts à Naples. — Il nous faut aussi rappeler que M. Dalbono ne fait tirer, en général, se? publications qu'à 100 exemplaires, ce qui ne contribue certainement pas à lui donner la réputation à laquelle il aurait droit. — Son frère, Carlo Tito Dalbono, poète fort apprécié, est mort en 1381.

Daliclionx (Antoine), écrivain français, né, à ÎIi tz, le 9 février 1840, a publié: « Les ders journées de Metz la Pucelle; apprécia- ~ de la presse messine sur les événements, raents officiels, lettres particulières, précédées des premières phases d'une décadence », Paris, Cherbuliez, 1872.

Dali (William-Healy), naturaliste américain, I Boston, le 21 août 1845. Il fit ses études L'uiversité Harvard, parcourut, en 1866-68, ic territoire d'Alaska et rendit compte de son voyage dans un grand ouvrage intitulé : « Alaska and its Resources », Boston, 1870. En 1871-73, il explora les îles Aleutines, et, en 1874 et l^^O. il reprit ses recherches dans l'Alaska. Pendant l'été de 1880, il fit des observations magnétiques et astronomiques sur les côtes d'Alaska et des observations hydrographiques sur les courants et sur la température de l'eau dans le détroit de Behring. Il découvrit dans le détroit de Kotzebue une couche souterraine de glace pure qui arrive fort avant dans le Nord et très probablement jusqu'à Point Barrow. M.

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D. a publié; « Tribes of the extrême Northwest», ■Washington, 1876, et une carte: « Alaska and adjoining territories », à l'échelle de 1 : 2 900000 avec suppléments jusqu'au mois d'avril 1884 (Washington, U. S. Coast and Geodetic Survey, n. 960).

Dall'lcqna Giusti (Antoine), patriote, publiciste, homme de lettres et écrivain d'art italien, issu d'une noble famille vénitienne, professeur, depuis 1865, d'histoire de l'art à l'Académie des beaux-arts de Venise. Il débuta de bonne heure par tme tragédie : « Lucrezia degli Obizzi », et par des poésies h'riques ; suivit, plus tard, une seconde tragédie: « Anna Erizzo »; en 1855, un mémoire couronné par l'Istituto ■yeneto, sur le thème: « Paragonare gli ultimi venticinque anni délia letteratura italiana coi venticinque antecedenti per trarne deduzioni utili aUa letteratura medesima ». Dans les années 1858-59, il rédigea un journal indépendant, très bien écrit et soutenu par des collaborateurs distingués, dont le titre était L'Età présente. Ce journal ne manqua pas de déplaire à la police autrichienne, qui finit par le supprimer. Ayant quitté le journalisme, M. Dall'Acqua Giusti s'adonna à ses études historiques et littéraires; en 1864, il fit paraître: « La Reptibblica di Yenezia e la Terraferma d' Italia », en 1878; « Alcuni Studii Letterarii », où se trouve sa traduction de la tragédie De Eccelinis de Mussato, la tragédie Anna Erkto, un fragment : « Gli Sforza », quatre lettres remarquables sur Homère, etc.; des études sur « Sebastiano Del Piombo », 1870; sur le « Dedalo », groupe de Canova, 1877; « L'Accademia e la Galleria di Venezia », deux relations insérées dans les Atti dell'Accademia de l'année 1874; « Jj'Atramentuni di Apelle, Le Statue Galliche, L'arco acuto e i Guelfi », trois conférences publiées dans les Atti delV Istituto Veneto, dans les années 1878 et 1885; « I Veneziani in Atene », dans VArchivio Veneto, 1882, réédité à part, en 1883, chez Antonelli.

Dalla Tedova (Joseph), géographe italien, secrétaire de la Société Géographique Italienne, dont il soigne les publications et professeur- de Géographie à l'Université de Rome, est né, à Padoue, en 1834. On lui doit, entr'autres : « Gl'idolatri ai bagni d'Abano », Padoue, 1867; « Délia "Vita di G. Belzoni padovano », id., 1870; « L'Educazione dei Tempi Nuovi », id., 1871 ; « La Geografia ai giorni nostri » (dans la Ntiova Antologia, 1873); « La Discoverta del vero Omero » (id., 1874); « Marinai dell'Adriatico nelle regioni polari » (id., 1877; « H primato de'Greci nella cultura antica e modorna » (id., 1877) ; « Relazione std R. Museo d'istruzione e di educazione », Rome, 1875; la publication en deux vohimes des Atti del terzo Congresso geografico internazionale tenuto a Venezia, Rome, 1882-83, avec des comptes-rendus et des résu-

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mes; dix volumes du BoUettbio délia Società Goofirafica, avec des notices et des mémoires qui iui appartiennent; les trois volumes du grand ouvrage de Cecchi : Da Zcila alla frontiera del Caffa etc.

Daily (Frédéric-Jules-Micliel-Aristide), écrivain militaire français, né, le 30 mars 1829, à Vesé (Belgique), de parents français. Entré au service au 3™« régiment d'infanterie de marine, le 16 décembre 1847. Lieutenant-colonel commandant le dQ^" régiment territorial d'infanterie, en 1880. On lui doit : « Notes sur l'emploi du temps des troupes prussiennes, suivies de quelques considérations générales sur l'armée française », qui forme les livraisons 76 et 76 de la première série des Mélanges militaires, Paris, Tanera, 1872; «De l'instruction militaire dans l'armée (infanterie) », livraisons de 17 à 20 de la 2™» série du même recueil, id., id., 1873 ; « Répartition des troupes de l'armée active en corps d'armée, divisions et brigades », id.. Pion, 1873; « Cours d'administration militaire pour les corps de troupes », id., id., 1874; « Manuel des candidats aux grades d'officier de l'armée territoriale, d'après le programme officiel d'examen. Cavalerie et infanterie », 2 vol., en collaboration avec de Cbalendar, Jeannel, La Villette et Martner, Paris, Didot, 1871 ; « Enseignement de la gymnastique dans les écoles primaires, programme des exercices d'après le Manuel de gymnastique », !«■• partie, id., Berger-Levrault, 1883; « De la gymnastique. Commentaires anatomique et phj^siologique, destinés à compléter le Manuel de gymnastique », avec le lieutenant-colonel Féry d'Esclande, Paris, à la Société de typographie, 1884; « Les Armées étrangères en campagne, leur formation, leurs effectifs et leurs uniformes », Paris, Vieweg, 1885; « L'Art de la guerre, résumé des principes généraux de la stratégie et de la tactique », id., aux bureaux du journal L'Armée territoriale, 1885; « La France militaire illustrée », id., Larousse et Boyer, 1885 ; « L'art de la guerre, résumé des principes généraux de la stratégie et de la tactique; préparation à la guerre, plans de campagne, lignes d'opération, emploi des différentes armes, fort d'arrêts et places fortes »; « Les armées allemande, anglaise, autricliienne, espagnole, italienne, suédoise, norvégienne, danoise, hollandaise », (cette série sera continuée par toutes les armées du monde) « Les sapeurs pompiers » ; « Les pontoniers » ; « Histoire d'une comj)agnie d'infanterie territoriale mobilisée » ; « La marine française » ; « La mobilisation et la commutation, expérience de mobilisation du 17'"" corps d'armée ». Sans tenir compte de nombreux articles insérés dans différents journaux militaires, citons encore quelques nouvelles littéraires telles que: « Sœurs de lait » ; « Le lieutenant Martial » ; « Un bien-

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fait n'est jamais perdu »; « Marier ma fille »; « Albert d'Alpio », etc.

D'Almeida (Gabriel), agronome portugais, rédacteur en chef du journal 0 Cir.ilisador do îles Açores, publié dans l'île de San Migiii On lui doit, depuis l'année 1883: « A ilha m S. Miguel, seu descobrimento e diversas noticias » ; « Brève Noticia sobre a cultura da planta do châ » ; « Rapida Memoria sobre o tobaco » ; « Industria agricola, typographica e lythographioa na ilha de S. Miguel » ; « A vinha, notas viticolas e vinicolas » ; « Castilho na ilha de S. Miguel » ; « A Antracnose ». Il a collaboré à ces journaux: Jornal de Horticultura pratica, Agrimilttira Portugueza, AgricuUura Cu,ifemporanea, Gazeta das Aldeias, Diario de Portugal, Açoriano Oriental. Il est membre de la Société Régionale de Viticulture de Lyon, et d'autres sociétés littéraires et scientifiques.

Dal Pog'getto (Raphaël), avocat et publicisto italien, disciple de l'illustre criminaliste Fran cesco Carrara, qui est mort dans ses bras, i: à Lucques, le 22 février 1822. Agé à peine ^ dix-sept ans, en 1839, il publia les « Memorie délia vita e le opère di Lazzaro Papi ». Entre les années 1863-65, il fit paraître en quatre volumes son « Trattato del Diritto costituzionale sulla scorta dei principii filosofici che lo informano e délie disposizioni contenute nello Statuto del Regno d'Italia ». Parmi ses pladoyers, est demeuré célèbi-e celui qu'il fit (1849-51) eu faveur du médecin Angiolo Pelliccioni, accusé de socialisme et d'hérésie, à cause de son livre : « Del principio moderatore délia morale pubblica e délia pubblica salute ». Citons encore un volume « Sull'indole e uffizio del diritto amministrativo », 1869 ; des poésies latines et des inscriptions, des mémoires junet dernièrement les « Parole dette lu commemorazione del professer senatore Francesco Carrara dinanzi al feretro », Lucques, 1883. Dalsème (Achille), homme de lettres et journaliste français, né, à Nice, le 4 septembre 1850; il s'adonna d'abord à l'orientalisme et fut reçu, en 1859, membre de la Société asiatique de Paris. En 1867, il donna à quelques journaux littéraires des études sur les mœurs anglaises. Il débuta, en 1869, dans le journalisme politique parisien de l'opposition à l'empire. Il fit, à Marseille, au Peuple, une vigoureuse campagne antiplébiscitaire, et devint, en 1870, un des collaborateurs du Petit Journal, où il fut l'un de ceux qui signèrent Thomas Geimm. De 1874 à 1878, il collabora à la France, puis, pendant quelques années, au Tennjs. Il est aussi rédacteur eu chef de l'Audience, feuille judiciaire. Sans tenir compte d'une foule d'études et do chroniques insérées dans plusieurs journaux, il a publié en librairie: « Paris pendant le siège et les soixante-cinq jours de la Commune », Paris, Deutu, 1871; « Les Mystères de l'Interna- ï

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