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études à Helsingfors, Berlin, Tubingue, Paris et Londres. Ses ouvrages sont trèg-appréciés ; citons : « Das Personalpronomen in den Altaischen Sprachen », Berlin, 1865; « Sîtàhara », Helsingfors, id. ; « Kalevipoeg », Suomi, 1866; « Pindapitrij'ajna, das Manenopfer bel den Indern », Berlin, 1870; « Der Mythus von Sampo », Helsingfors, 1871; « Ofversikt af den finskugriska sprakfortkningens historia », 1872 (en suédois) ; « Vergleichendes Wôrterbuch der fînn. ugriscben Sprachen », son ouvrage capital, Helsingfors et Leipzig, en trois parties, I, 1874, II, 1876, III, 1888; « Lieder der Lappen », Helsingfors, 1876 ; « Die gegenseitige Verwandtschaft der fînn. ugrischen Sprachen », id., 1879; « Ueber den Einfluss des Litauischen auf die finnischen Sprachen », dans la ZeUschrift f. allgem. Sprachen, 1884.

Dor (Henri), médecin-oculiste suisse, résident à Lyon, professeur honoraire de l'Université de Berne, né, à Vovej', en Suisse, on 1835; il a publié: « De la Cataracte chez les diathésiques et en particulier dans la phosphaturie », Genève, 1878; «Compte-rendu statistique de la clinique ophtalmologique de l'Université de Berne, du 6 mai 1867 au 15 octobre 1877 », id., 1878; « Rupture du ligament suspenseur du cristallin », id., 1878; « Échelle pour mesurer l'acuité de la vision chromatique », id., 1878; « Etude sur l'hygiène oculaire au Lycée de Lyon », extrait du Lyon médical, 1878; « Nouvelles recherches sur la détermination quantitative de la vision chromatique », en collaboration avec le docteur A. Favre, 1878 ; « Notice sur le chlorhydrate du pilocarpine », 1878; « De révolution historique du sens des couleurs ; réfutation des théories de Gladstone et de Magnus », dans les Mémoires de V Académie des Sciences de Lyon, 1879; « Rapports annuels de la clinique ophtalmologique de M. le prof. D. Dor à Lyon, 1877 », 1877. — Sa femme, née Hutchinson, à Leith, en Ecosse, en 1845, a publié : « Souvenirs du Congrès d'Alger, Tunis et la Kabylie », Lyon, 1882.

Uorchaiu (Auguste), poète français, né, à Cambrai, en 1857. Il a fait ses études classiques au Lycée d© Rouen et son Droit à Paris. Il débuta dans la Nouvelle Revue par les « Étoiles filantes »; suivit un volume publié en 1881, chez Lemerre, et couronné par l'Académie française : « La Jeunesse Pensive ». A propos du centenaire de l'Odéon (1882), il a fait jouer: « L'Odéon et la Jeunesse », publié chez Lemerre; lors de l'inauguration de la statue d'Alexandre Dumas sur la place Malesherbes (1883) il fit un poème : « Alexandre Dumas », a-propos en vers dit au théâtre de l'Odéon et publié chez Lemerre; il a fait repi-ésenter à l'Odéon (1885) : « Conte d'Avril », comédie en vers en quatre actes et six tableaux, publiée chez Lemerre, qui lui valut de l'Académie française une

médaille en or. Il a collaboré avec Copjièo nn livret de « Maître Ambres », tiré de Shakespeare, drame-l}'riqu6 en quatre actes, musique de Charles Widor joué à l'Opéra-Comique en 1886; en 1887, il a fait dire à la Comédie française quelques vers: « A Racine ».

Dordi (Charles), écrivain italien, né, à Borgo di Valsugana (Trentino), le 11 août 1813, reçu docteur en jurisprudence à Padoue; il fut par la suite élu président du Collège des àvoco^ à Trente. On lui doit des poésies, un volume i « Ballate », 1858, une nouvelle: « Due Sorei le », Trente, 1875, une monographie: « Délia vita e délie opère di Giambattista Taddei », Trente, 1857.

Dore (François), poète italien, né, à Posai dans la province de Sassari, en 1833; il fit Sf études littéraires à Nuoro et à Sassari, où, eu 1861, il obtint aussi son doctorat en jurisprudence. Il a publié dans le dialecte du Logudorc un poème en onze chants, avec le titre : « Il trionfo di Eleonora d'Arborea » ; et aussi : « Il maledetto, ossia un consigliere délia Provineia di Sassari », Cagliari, 1882 ; « Per la verità e per la moralità dell'avv. Giuseppe Serisi », Sassari, 1887.

Dorer (Edmond), poète et critique littéraii-e suisse-allemand (fils du poète et homme politique Edouard Dorer, mort en 1864), est né le 18 juin 1831, à Baden, en Argovie. Après avoir suivi à l'Université de Leipzig ses études de philologie et de philosophie commencées dans la maison paternelle et dans le Gymnase de Munich, le mauvais état de sa santé l'obligea à résider, pendant quelques années, dans le Midi; il en profita pour se livrer sur les lieux mêmes à iine étude approfondie de la littérature et de la civilisation espagnoles (1861-64); en 1881, son poème en l'honneur de Calderon fut couronné, avec le prix réservé pour les écrivains allemands, par l'Académie de Madrid. La mort de son père le ramena pour quelque temps en Suisse. A partir de 1870, M. D. s'est fixé à Dresde, où il continue ses travaux littéraires. Ses écrits peuvent se grouper en deux chefs: A) Poésie : « Sonnets », 1872, 2 vol, ; « Albert de Haller », poème jubilaire, 1877; « Vérité et Légende », 1878; « Feuilles bigarrées », 1878; « Le Cancionero », poésies traduites de l'espagnol, 1879; « Fleurs de Grenade », 1880; « Calderon », 1881; « Camoens », 1885; « Comédies de carnaval », 1885 ; « Les deux sœurs », drame imité de l'espagnol, 1886 ; « Rodolphe de Habsbourg », poème épique, 1886 ; B) Histoire littéraire: « Roswitha, la nonne de Gandersheim », 1859; « La littérature sur Cervantes en Allemagne », 1877; (2e éd., en 1881, sous le titre: « Les œuvres de Cervantes et la critique germanique »); « Goethe et Calderon », 1881 ; « Le comte de Schack », 1885; « Henri de Villena », 1886; « Le Végétarianisme et le poète », 1886; « La rû»

tion de Goetlie avec le monde des animaux »,

Doria (marquis Jacques), naturaliste italien, né, à la Spezia, le l^"" novembre 1840, de la famille la plus illustre de Gênes ; il est le fils du sénateur Georges Doria et de la marquise Thérèse Doria-Durazzo. Il se passionna de bonne heure pour les sciences naturelles, et il fit de grands progrès avec l'aide et les conseils de plusieurs naturalistes, auxquels il s'attacha, tels que Terdinaud Rosellini, De Notaris, Lessona, De Filippi et Negri. Dans la petite île de Tinetto il découvrit le Fhyllodactylus europaeus, reptile qui appartient presqu'escluvement à la Sardaigne. En 1861, il fonda, à ses frais, aidé

les professeurs Lessona et De Filippi l'Ar-

chivio per la Zoologia, VAnatomia e la Fisiolo-

7, passé ensuite à Modène ; il partit après

quelques mois pour la Perse avec Lessona et

De Filippi, ^s'associant à la mission politique con-

par l'État au ministre Cerruti ; après le départ de ses camarades, il continua pour son compte ses tournées et ses recherches scientifiques en Perse, parcourant des régions presqu'inconnues pour les européens. Rentré en Italie, il se lia d'amitié avec Odoardo Beccari, ce botaniste de génie, qu'il suivit en 1865 à Bornéo. Ils travaillèrent ensemble, comme deux frères, à collectionner pendant une année dans les forêts de Sarawak, Doria pour la zoologie, Beccari pour la botanique ; mais la santé du marquis Doria, compromise par le climat de la Malaisie, l'obligea après une année à retourner en Europe; son ami resta sur place à collectionner pour lui. Revenu à Gênes, il comprit qu'il fallait classer ses importantes collections, et il fonda absolument à ses frais, non sans difficulté, l'admirable Museo Civico di Storia Natumle qui mériterait bien le nom de Bluseo Doria ; l'œuvre fut complétée par la fondation en 1860 des Ânnali del Museo Civico di Storia Naturale, qui renferme presque tous les mémoires et les écrits de ce grand naturaliste, vraiment digne en tout de son nom illustre. Son musée est devenu le vrai centre de la vie scientifique italienne ; là on organise des expéditions lointaines, on distribue des matériaux aux savants, on encourage, on soutieut, on protège, tout ce qui peut servir à faire avancer les sciences naturelles. Les voyageurs italiens : Charles Piaggia, Horace Antiuori, Louis-Marie et Henri D'Albertis, Arthur Isse!, le capitaine Bove, Sébastien Martini et tant d'autres ont toujours trouvé dans ce modeste, aimable et généreux savant, admiré de loin, adoré de près, l'appui le plus sympathique et les encouragements les plus positifs. — Suivent les titres des derniers mémoires insérés par le marquis Doria dans ses Annali: en collaboration avec W. Peters : « Le Crociere dell'Yacht Corsaro del capitano-armatoro Enrico D'Albertis : « I. Note erpetologiche e

descrizione di una nuova speoie di Lacerta délie Isole Canarie », 1881 ; « Enumerazione dei mammiferi raccolti da 0. Beccari, L. M. D'Albertis ed A. A. Brujin nella Nuova Guinea propriamente detta », 1780-81, avec Oldfield Thomas ; « Note intorno ad alcuni chirotteri appartenenti al Museo Civico di Genova e descrizione di due nuove specio del génère phyllorhina, 1887 ; et, puis : « Materiali per lo studio délia fauna tunisina » , Gênes, Sordomuti, 1885, extrait ; « I chirotteri trovati finora in Liguria », id., id., 1887, id. ; « Nota intorno alla distribuzione geografica del Choropomys penicillatus Peters », id., id., id., id. ; « Note erpetologiche; I. Alcuni nuovi sauri raccolti in Sumatra dal dott. 0. Beccari », id., id., 1888, id. Le marquis M. J. D. mériterait depuis longtemps d'être nommé sénateur du Royaume ; c'est le vœu de toute l'Italie savante qui l'y appelle : ajoutons que c'est l'ambition la plus chère à son cœur.

Dorian (Tola), femme auteur russe, née princesse Mestchersky, mariée en 1872 à M. Charles Dorian, fils de l'ancien ministre de la Défense Nationale. On lui doit des traductions de Shelley {Cenci^ 1883; Hellas, 1884; Prométhêe, 1885); de Swinburne {VOde à Victor Hugo); des nouvelles insérées dans les Revues : « Donna » ; « La Viei'ge de l'Ukraine » ; « La Lesghienne » ; « Baissa » ; « Une mère » ; « La mort du paysan », et un recueil de vers: « Livre de vers lyriques », Paris, Marpon et Flammarion.

Dorienx-Brodbeck (Betly-Madeleine), femmeauteur suisse, née, à Bâle, le 17 avril 1837, se fit remarquer dès sa jeunesse par une imagination exubérante ; on lui doit un volume de « Poésies lyriques », et la traduction de « Mireille », de Mistral (1880), qui lui a valu son admission dans l'Académie des Félibres.

Dorîng (Auguste), philosophe allemand, directeur du Gymnase de Dortmund, et depuis 18S5 professeur" libre de philosophie à l'Université de Berlin, né, en 1834, à Elberfeld ; on lui doit : « Shakespeare's Hamlet, seinem Grundgedanken und luhalt nach erlàutert », Hamm, 1865; « Johann Lambach und das Gj^mnasium zu Dortmund 1543-82 », Berlin, Calvary, 1875 ; « Die Kunstlehre des Aristoteles », Jena, 1876; « Ueber den Begrilf der Philosophie », Dortmund, 1878 ; « Grundzûge der allgemeinen Logik »; Dortmund, 1880; « Philosophische Giiterlehre », Berlin, Gartner, 1888.

D'Ormeville (Charles), poète et journaliste italien, né, en 1842, à Rome, où il fit son Droit; mais le théâtre l'attirait et, à peine âgé de vingt ans, il écrivit une tragédie « Norma » que madame Ristori a fait apprécier, ainsi qu'un drame écrit exprès pour elle : « Il supplizio d'un cuore ». Mais il dut renoncer à cette carrière incertaine pour composer des librettos d'opéra, pour Marchetti, Ponchielli, Gomos, Pinsuti, Li-

bani, Benedict, Randegger, Flotow, Verdi et autres ; en 1868, il entreprit aussi à Milan la direction de la Gazietta dei Teatri ; parmi les librettos d'opéra, citons le « Ruy-Blas », dont en 1887 a paru à Milan cliez F. Lucca une traduction française; « I burgravi », drame-lyrique, prologue et trois actes, Milan, F. Lucca, 1881; « Ugo e Parisina », prologue et trois actes, id., Rechiùdei, 1881 ; « Aida », < Sardanapalo », quatre actes, Turin, Giudici et Strada, 1887; « Arminio », quatre actes, Milan, Rechiedei, 1886 ; « Adelia di Monforrato », trois actes, typ. délia Pace, 1884; « Gabriella di Belle-Isle », trois, actes. Milan. Citons, aussi, deux rapports : « Relazione del giuri drammatico per l'anno 3° », Milan, Pirola, 1882 ; « Relazione del comitato pel teatro drammatico italiano », id., Golio, 1886. Doru (Prédério-Eruest), physicien allemand, professeur de physique à l'Université de Halle, né le 27 juillet 1848, à Guttstadt (Prusse). On lui doit plusieurs mémoires sur l'électricité, qui ont paru dans les Annalen der Physik und Chemie de Poggendorff et Wiedemanu, et dans la Elektfotechnische Zeitsehrift de Berlin. Citons encore: « Die Station zur Messung von Erdtemperaturen zu Kônigsberg und die Berichtigung der dabei verwandten Thermometer », Kônigsberg, 1872; « Beobachtungen der Station zur Messung der Temperatur der Erde in Verschieden Tiefen in botan. Garten zu Kônigsberg », deux mémoires, id., 1880, 1882.

Dorriicci (Léopold), homme de lettres italien, né, à Sulraona, le 15 février 1815 ; il fit ses études dans sa ville natale et à Naples, où il embrassa l'état ecclésiastique. Il débuta dans le Giornale Ahruzzese et dans le Giornale Enctclopedico napoletano (1839, 1840) et par des vers publiés à Naples. Rentré, en 1865, à Sulmona, il s'y voua à l'enseignement, en fondant une nouvelle institution qui portait son nom. A cause de la part qu'il avait eue dans le mouvement révolutionnaire, son collège fut fermé, et il s'appliqua à la prédication, tout en poursuivant ses occupations littéraires. En 1858, il publia à Naples « Un domestico ricordo », mais la grande œuvre littéraire de sa vie a été la traduction des poésies de son grand compatriote Ovide (Eroidi-Fasti-Metamorfosi) , publiée en deux volumes à Florence, chez Barbera, 1879-1885. En 1860, il fut élu député au Parlement National ; il y resta jusqu'à la fin de la huitième session législative, pour retourner à l'enseignement dans sa ville natale, qui doit à son initiative la création de l'Ecole normale pour ies femmes et plusieurs autres institutions. Outre son chef-d'œuvre, la traduction d'Ovide, le professeur D. a encore publié : « Relazione intorno aile Scuole tecniche e ginnaaiali di Sulmona », Naples, 1866 ; « Discorso per le esequie del canonico Masiangioli », id., 1868 ; « Relazione por la solcnne premiazione fatta agli aluuni

DOU délie Scuole comunali di Sulmona », id., 1871 ; une série d'articles publié dans la Gazsctta di Sulmona (1874-76).

Dossekel (Edouard), poète suisse, juge au Tribunal d'Aarau depuis 1847, né, le 29 octobre 1810, à Léon, village près de Lenzbourg dans l'Argovie; il a fait ses études de jurispru dence à Berne et à Heidelberg. Les produit ^ d'ailleurs assez rares, de sa muse se distingueni par l'élévation des sentiments, par une sympnthique pénétration de la nature, par la sobriéti; plastique, et par un heureux mélange de tendresse élégiaque et de bonne grâce intime. Nous mentionnerons particulièrement : « Le Tasse à Sorrente » ; « Fra Diavolo » ; « Le Bâton du voyageur » ; « Le Triple Retour » ; « La Chapelle du Hameau » ; « Vingt poésies: un cadeau de Noël », 1848; « Poésies lyriques », 1851 (2» éd. augm., an. 1872); pièces de poésies insérées dans les Âlpenrosen (1848-64), dans la Suisse (1860-66), qu'on va prochainement réunir sous le titre de « Gerbe automnale ».

Dossi (Charles-Pisani) , écrivain italien, nt', d'une famille de Milan, en 1849, à Casteggio pr^' Voghera, en Piémont. Ses premiers récita on été publiés, en 1866, lorsqu'il n'avait que dix sept ans. Il a fait son droit, se préparant à la carrière diplomatique ; il occupe actuellement une position très-élevée au ministère des affaires étrangères, car il jouit de toute la confiance de monsieur Crispi. Gros bonnet de la francmaçonnerie italienne, collaborateur de la Riforma, de la Tribuna, du Diritto et d'autres journaux démocratiques, il a publié séparément : « Alberto Pisani »; « Nero su Bianco » ; « Il Regno de' Cieli » ; « Ritratti umani » ; « La Colonia Felice » ; « La desineiiza in A » ; « L'altrieri nero su bianco », Rome, Pinelli, 1881; « La Colonia felice, utopia lirica », 4™'^ édition, Rome, Sommaruga, 1883; « Ritratti umani dal calamaio d'un medico », Rome, 1883; « I mattoidi al primo concorso pel monuiuento in Roma a Vittorio Emauuele II », note, Rome, Sommaruga, 1884; « La desinenza in A. Ritratti umani », 2"8 éd., Rome, 1884.

Double ( Joseph-Eugène-Lucien ) , historien français, né, à Paris, le 4 octobre 1846; ses thèses historiques ont paru originales, telles que la revendication de l'empereiir Claude, et la diminution de Charlemagne ; au nombre de ses ouvrages, on remarque : « Les Chroniques des pays de Rémollée et de Thor », 1867; « L'année triste », recueil de nouvelles, 1870-71; « L'empereur Claude », 1876; « L'empereur Titus », 1877; « Les Césars de Palmyre », 1877; « Brunehaut », 1878; « Le Roi Dagobert », 1879; « L'empereur Charlemagne », 1881; « Promenades à travers deux siècles et quatorze Salons », 1886.

Doncct (Charles -Camille), illustre poète et auteur dramatique français, depuis 1876 secré-

DOU taire perpétuel de l'Académie, né, à Paris, le 16 mai 1812. Au sortir du Collège Saint-Louis (1830), il entra d'abord chez uu avoué, puis chez un notaire ; au bout de six ans, il quitta cette place pour entrer, en 1837, dans l'administration de la liste civile, comme secrétaire du baron Fain, au cabinet du roi Louis-Filippe. La Révolution de février le rendit à la vie privée et à ses travaux littéraires; en 1850, il devint chef de cabinet du directeur des Beaux-Arts M. De Guizard, puis successivement; chef du bureau des théâtres an Ministère d'Etat et de la Maison de l'Empereur en 1853 ; chef de division en 1859, directeur en 1863, et enfin, lors delà suppression de la surintendance, directeurïénéral de l'administration des théâtres (1866) ; ïe 7 avril 1865, on l'a élu membre de l'Acaidémie française en remplacement d'Alfred de Vigny. M. C. D. a été, pendant quinze ans, [membre du Conseil Général de l'Yonne pour le [santon de Yilleneuve-l' Archevêque et il a été [plusieurs fois et est encore président de la Société des Auteurs et Compositeui'S dramatiques. Directeur-général des théâtres, c'était bien la place qui convenait à ce lettré, qui avait une prédilection toute particulière pour l'art dramatique. Si chères que lui fussent ces fonctions, il n'hésita pas à en faire le sacrifice au lendemain même de la Eévolution du 4 septembre, manifestant ainsi son attachement pour ceux que la fortune trahissait. M. D. a écrit, en vers élégants, nombre de comédies « décentes et souriantes ». Son premier essai, un vaudeville, avait été représenté, au théâtre du Panthéon, depuis longtemps disparu ; il était intitulé : « Le Millionaire » et ne fut jamais imprimé. En août 1839, il donnait aux Variétés, avec la collaboration de Ba3-ard, une comédie en trois actes : « Léon, ou propos de jeune homme >; depuis, il travailla tout seul pour le théâtre, sans rechercher les succès faciles ou bruyants. Jamais il ne flatte les appétits grossiers, et de toutes Ises pièces si gracieusement ciselées on peut Itirer une leçon morale. Citons : « Un jeune |homme », comédie en trois actes en vers, 1841 ; , < L'Avocat de sa cause », satire contre l'abus du bel esprit chez les femmes, 1842 ; « Le baron Lafleur », trois actes en vers, 1842, repris en 1851 ; « La Chasse aux fripons », trois actes en vers, 1846, comédie de mœurs digne de Re- ! gnard ; « La Considération », quatre actes en vers, 1860; « Les Ennemis de la maison », trois actes en vers, 1850, repris en 1854; « Le fruit défendu », trois actes en vers, 1857; « Le 6 Juin 1806 », 1842 ; « Le Dernier Banquet de 1847 », à propos-revue, deux actes en vers, 1847; < Le Chant du cygne », drame en vers. Sans être des pièces de théâtres, peuvent encore être mentionnées ici : « Versailles » ; « Velasquez » ; « La barque d'Antonio et le 16 mars 1856 ». Toutes les pièces de M. D. sont aujour-

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