‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 105 sur 496 · OCH · texte numérisé non relu

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1884-86 ; « Francesco Maria Milesi, note biografiche », Udine, 1884; « La Scuola ftlnstituta iuris, f'ondata in Udine nel secolo XV », id., id. ; « I Diarii degli Amasei », Florence, 1886 ;

« Délia storia di Udine e di alcune sue istituzioni religiose e letterarie », Udine, 1877; « Sull’abolizione dei prerni scolastici », Venise, 1888;

« Di un epistolario femminile inédite », id., id.

Oclmer (Ferdinand), homme de lettres du Trentin, curé à Serso dans le Diocèse de Trente, né, à Pergine, le 3 novembre 1837. Nous avons de lui une comédie intitulée : « Eroismo d’una figlia di Maria » ; une < Dissertation » sur Saint-Evenzio ; et enfin « Ermete », roman religieux composé sur un épisode du règne de Trajan, trois éd., la première à Trente, la seconde à Parme, la troisième à Ala.

Oclisenbein (Théophile-Frédéric), pasteur et historien suisse, né, le 14 novembre 1828, à Morat dans le Canton de Fribourg, reçut son éducation classique au Gymnase d’Aarau, où il fut témoin et conserva une vive impression de quelques uns des épisodes du Sonderbund, se rendit en 1848 à Berne pour y commencer ses études théologiques, mais se sentit bientôt attiré par le courant d’idées plus libéral qui régnait à Zurich, entr’autres dans l’enseignement des professeurs Hitzig et Schweitzer. En 1850, il eut l’occasion de suivre à Tubingue les leçons de Ferd. Christ. Baur. Le ministère évangélique lui fut conféré en 1852 ; en 1855, après diverses suffragances remplies dans la campagne bernoise, la paroisse réformée de Fribourg le choisit pour conducteur spirituel, et eut, vingt-cinq ans après, la joie de célébrer son jubilé. Dans l’intervalle, s’étaient construits un temple, une école, une maison paroissiale. Depuis 1877, M. N., dont la santé sérieusement atteinte réclamait un poste moins pénible, exerce les fonctions pastorales dans le village de Schlosswyl entre Berne et Thun. Les rares loisirs quo lui laissait son ministère ont été employés par lui à la composition des ouvrages suivants : « L’émigration protestante dans le Canton de Fribourg », 1861 ; « Les Bourbakis » (idylle imitée de Hermann et Dorothee, sous le pseudonyme de Théophile-Frédéric ), 1871 ; « Comment Fribourg s’affranchit de la domination autrichienne », mémoire historique, 1874 ; « Les motifs qui présidèrent aux guerres de Bourgogne », 1876; « L’Église évangélique de Fribourg. La pose de la première pierre et la dédicace », id. ;. « La bataille de Morat racontée au peuple pour le quatrième anniversaire de 1476 », id. ; « Les documents relatifs au siège et à la bataille de Morat, 679, p. 4 », œuvre considérable et d’un caractère strictement scientifique, id. ; « La question de Winkelried », mémoire présenté à la société générale d’histoire suisse , 1878 ; « La Saint-Barthélemy et le séjour que les enfants de l’amiral de

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Coligny firent à Berne », avec un appendice racontant, sous le titre de « Un Fugitif de la- Saint-Barthélemy », les aventures d’un huguenot de Sancerre, Jean de Léry, qui après avoir colonisé au Brésil, mourut pasteur bernois dans le Canton de Vaud, 1880; « Le général Dufour », « L’avoyer Manuel de Berne », deux biographies populaires, 1880; « Le procès intenté par l’inquisition aux Vandois de Fribourg dans l’üechtland en 1430 », 1881. Sous presse un volume sur l’activité déployée en Suisse par le catholicisme à l’époque de la contre-réformation. M. O. a souvent inséré dans le feuilleton du Bund des nouvelles tantôt empruntées aux mœurs populaires et imitées de Jeremias Gottelf, tantôt rêvétues d’un caractère sémi-historique.

O’Connor (Thomas-Power), homme politique anglais du parti Parnelliste, né, à Athlone dans la Comté de Roscommon, en 1848, élevé au Collège de l’immaculée Conception d’Athlone, se perfectionna au Collège de la Reine. Il entra au journalisme et publia en 1876 une biographie intitulée: « Benjamin Disraeli, Earl of Beaconsfield ». Membre du Parlement, il est le président de la Irish National League of Great Britain (1883). Il a publié: « A Cabinet of Irish Literature »; « The Parnell movement », 1885, et une quantité extraordinaire d’articles aux revues et aux journaux.

O'Donovan (Denis), écrivain anglo-australien, bibliothécaire du Parlement de Queensland, né, le 23 août 1836, dans le Comté de Cork (Irlande) étudia dans sa patrie, et se perfectionna à Paris, où il devint professeur de langues modernes à l’école des Hautes— etud es. Il fut un des collaborateurs de Y Ami de la Religion; passa en Australie en 1864 pour y occuper la place de bibliothécaire. Nous avons de lui, en dehors d’articles littéraires et artistiques: « Memoirs of Rome », 1859, ouvrage qui fut reconnu favorable à la cause du Souverain Pontife et apprécié comme tel par plusieurs critiques eminents. M. O’D. a compilé le Catalogue de la bibliothèque du Parlement. Il est membre de plusieurs Sociétés savantes anglaises et françaises.

Oeclisli (Guillaume), né, le 6 octobre 1851, à Riesbach, faubourg de Zurich, fit ses études classiques au Gymnase et fut d’abord destiné par sa famille au pastorat, mais ne tarda pas sous l’impulsion de Max Büdinger à délaisser la théologie pour l’histoire et visita successivement les Universités de Heidelberg et de Berlin. Le titre de D* phil. lui fut décerné en 1873 par la dernière d’entre elles à la suite de la dissertation: « Historia Miscella. Libri XII-XVIII et Anonymus Yalesianus II ». Un assez long séjour à Paris lui permit de s’initier aux claires méthodes de 1 ecole française et de profiter des abondantes ressources offertes par les bibliothèques. M. O. a ete nommé

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en 1876 professeur au Gymnase de Winterthur, et en 1887 professeur d’histoire suisse au Po- 1} technicum de Zurich. Parmi ses ouvrages déjà nombreux, les uns poursuivent un but de vulgarisation et sont destinés à l’enseignement secondaire, les autres relèvent de l’érudition pure et se proposent d’elucider des problèmes difficiles de 1 histoire nationale : « Tableaux de l’Histoire universelle », 1878-1879, 2™ éd. 1887; « Manuel d Histoire universelle et d’histoire nationale », 1883—1885 (adopté pour l’enseignement secondaire dans le Canton de Zurich) ; << Les origines du conflit religieux entre Zurich et ses Confédérés, 1521-1524 », 1883; « La lutte pour la succession de Toggenbourg », 1885; « Recueil de documents pour l’histoire suisse », 1886; « L’anniversaire de la bataille de Sempach », 1886,

Oehninger (Frédéric), né, le 17 mai 1837, à dans le Canton de Zurich, se destina au ministère évangélique malgré un penchant très vif pour les mathématiques et fréquenta tour-àtour les Universités de Bâle, où il subit l’influence du philosophe Steffensen et du théologien apocalyptique Auberlen, de Zurich et de Tubingue. Un long séjour à la campagne, en pai ticulier à Schwarzenbach dans le Canton de St.-Gall, où il fut pasteur pendant douze ans, lui permit de satisfaire son goût pour la méditation et imprima à sa vie religieuse une direction des plus mystiques. Ses tendances orthodoxes se fortifièrent sous l’influence de l’Angleterre, où il résida pendant plusieurs années. M. O. est depuis 1882 pasteur de la paroisse de Lansen dans le Canton de Schaffhouse. Nous citerons parmi ses ouvrages: « L’ancien et le nouveau dans le trésor de la connaissance chrétienne », le discours d’Étienne (une série de 10 méditations sur l’état et la tâche de le Chrétienté actuelle). « Le principe, la mission et la légénérescence du Protestantisme: esquisse de a doctrine chrétienne en 100 paragraphes » ;

< Tertullien et la doctrine de la résurrection », 1878; « Le spiritisme moderne », 1880; « Le nariage et les obstacles qui s’y opposent d’a- )rès le commandement divin ».

Oettli (Samuel), professeur pour l’exégèse le 1 Ancien Testament à l’Université de Berne st tenu pour l’un des représentants les plus istingués de la théologie évangélique, mais ne 'est jusqu’à présent fait connaître dans le monde ttéraire que par quelques essais apologétiques asérés pour la plupart dans le Kirchenfreund, Tolérance et progrès », Saint-Gall, 1874; La douleur de l'Univers et le Christiauisie », Bâle, 1878.

Ogonowski (Émile), éminent philologue galiien, professeur ordinaire de langue et littéraire ruthène à l’Université Impériale et Royale e Lemberg (Galicie-Autriche), président de association litéraire Pros'wita , membre corres- ‘

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pondant de l’Académie des Sciences à Cracovie, né, à Hrehorôw (Galicie), le 8 août 1833. Il fit ses études de théologie et de philologie classique à l’Université de Lemberg, et après avoir ete maître de langue grecque, latine, ruthène et polonaise, il devint en 1867 professeur de philologie classique au Gymnase académique de Lemberg. Nommé en 1870 professeur ordinaire de langue et littérature ruthène à l’Université de Lemberg, il fut un an après choisi comme membre correspondant de l’Académie des sciences de Cracovie. En 1885, lorsque les Jésuites commençaient la Réforme de l’ordre des Basiliens, les ruthènes peu satisfaits de cette réforme, assemblés à Lemberg, décidèrent de nommer une députation de quatre membres chargée de se rendre à Vienne et de se présenter à 1 Empereur pour le prier de révoquer la mesure prise contre l’ordre des Basiliens. M. O. fut choisi pour représenter dans cette députation le clergé ruthène mécontent de la réforme qu’on allait initier. Cette députation fut reçue à la Cour Impériale de Vienne le 30 avril 1885. M. O. est auteur d’une version du poème épique :

« Slovo o polku Thoresi », publiée à Lemberg en 1876, et a publie: « Studien auf dem Gebiete der rutenischen Sprache », Lemberg, 1880 « Staroruska Chrestomatia », Lemberg, 1881 •

« Istorija literatury ruskoji », 2 vol., Lemberg’ 1887-1888; « Halszka Ostrozska », tragédie pupliée en 1887. Outre cela on lui doit plusieurs autres articles parus dans les recueils et journaux spéciaux. Nous citerons : « O przyimkach w jgzykn Starostowian’skim, ruskim i polskim » paru dans les Zitzungsberichte der Krakauer Academie der Wissenschaften, vol. V; « Einige Bemerkungen über die Sprache der altpolnischen Sophienbibel », inséré dans VArchiv.f. Slavische Philologie , vol. IV; « O waznicjszych wtasciwosciach jgzyka ruskiego », paru dans les Sitzunqsberichte der Krakauer Acad, der Wiss., vol. X, « Kleinrussen Ethnographische geschichtliche und litterarhistorische Abhandlung », dans l Ers ch- Gruber- ’ Sche A. Encyclopadie 2e /Section, vol. XXXVII.

Olinet (Georges), romancier et auteur dramatique français, né, à Paris, en 1848. Sous le titre général de « Batailles de la Vie », nous avons de lui les romans : « Serge Panine », Ollendorf, 1882; éd. ill., 1885; « La comtesse Sarah », id., id., 1883; « Lise Fleuron », id., id., 1884; « La grande marnière », id., id., 1885; « Le maître des forges »; « Blanc et noir », contes, 1887;

« Marthe », comedie en 4 actes, 1877; « Regina Sarpi », drame en 5 actes; « Le maître des forges », pièce en 4 actes; « La Comtesse Sarah », drame en 5 actes ; « La grande marnière », pièce en 5 actes. Tous ses romans et ses comédies ont ete traduites en italien. L’oeuvre de M. O. est une reaction contre le naturalisme dominant dans la littérature contemporaine.

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