‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 107 sur 496 · OLI · texte numérisé non relu

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d’appel de Bruxelles, ancien membre de la Chambre des représentants, ministre des travaux publics de 1882 à 1884. M. O. est professeur à l’Université de Bruxelles. Nous citerons surtout de lui : « Du droit répressif dans ses rapports avec le territoire », Bruxelles, 1864 ; « Cours de droit commercial », id., 1880 (autographié). Avec M. Edmond Picard, il a publié un « Traité des brevets d'invention et de la contrefaçon industrielle sous l’empire de la loi belge de 1854 », Bruxelles, 1866 ; et un « Traité usuel de l’indemnité due à l’exproprié pour cause d’utilité publique », id., 1867. Enfin, il a collabore à la Belgique judiciaire , à la Liberté , à la Revue de Belgique, au Moniteur des intérêts matériels, à la Revue pratique du notariat, aux Pandectes belges, etc., et il a écrit le chapitre consacré à Nivelles dans un grand ouvrage collectif publié naguère sous la direction du regretté Eugène Van Bemmel : « La Belgique illustrée ».

Olioli (Antoine), écrivain médical italien, né, à Maggiora, le 14 janvier 1821 ; docteur à l’Université de Turin en 1847, il alla se perfectionner à Paris (1848-49). Il a inséré des contributions remarquables dans les revues spéciales suivantes : Annales de thérapeutique chirurgicale et médicale, Gazette médicale de Paris , Gazette des Hôpitaux, Giornale délia R. Accademia medicochirurgica di Torino, Gazzetta delV Associazione medica, Annali universali di medicina. Nous donnons de cet auteur les mémoires publiés dans les dernières dix années: « Uncini articolati e forbice decollatrice », 1881 ; « Una corda da violoncello rende inutili molti uncini ostetrici, nello stesso modo che un cantino da violino pone fuori d’uso la sonda del Belloc », id. ;

« Conforma dell’utilità délia tintura d’iodio nelle risipole », id.; « Difterite. Modo d’impedirne la diffusione », id.; « Intoi'no all’uso dell’idrato di cloralio nel delirio alcoolico, e dell’estratto di cicuta nell’esaltamento mentale con insonnia », id.; « Sulle iniezioni endo-uterine », 1883; « Strappo del cordone ombellicale anomalo nel parto », id. ; « Ancora del latte e dell’acqua zuccherata introdotta per le nari nei casi di convulsioni dei bambini prodotte dai vermi ascesi nello stomaco » ; « Nuovo apparecchio per la frattura délia mandibola, che permette al paziente di masticare », 1884; « Frattura dell’astragalo nel sue collo », id. ; « Frattura délia rotula. Anello elastico per tenerne avvicinati i frammenti », id.

Olipliaut (Lawrence), voyageur et écrivain anglais, né, en 1829, à Ceylan, où son père était premier juge, voyagea tout jeune encore dans l’Inde, visita la Cour de Nepaul avec Jung Bahadoor, et publia le récit de cette excursion : « A journey to Katmandù ». ILvint en Angleterre, puis en 1852 passa en Russie, parcourut le Caucase jusqu’aux Steppes de la Crimée et publia ce voyage, sous le titre: « The Russian

Shores of the Black Sea ». Secrétaire de lord Blgin au Canada, il écrivit ses explorations sous le titre de « Minnesota », et ensuite: « The Corning Campaign », et « The Caucasian Campaign ot Orner Pasha ». En 1860, il publia le récit de la mission de 1857 de Lord Elgin en Chine: « A Narrative of the Earl of Elgin’s mission to China and Japan, in the years 1857- 58-59 ». Revenu en Angleterre en 1865, il fut envoyé au Parlement par le district écossais de Stirling et y siegea jusqu’en 1868. Il se rendit alors à Portland (Etats-Unis), pour y fonder une communauté socialiste et religieuse et devint en 1873 représentant d’une Société de câbles de télégraphie électrique. Nous avons encore de lui : « Patriots and Filibustiers (Piccadilly). The Land of Gilead », 1881 ; « Traits and Travesties, social and Political », 1882 ; « The Land of Kliemi », id.; « Altiora Peto », nouvelle, 1883; « Sympneumata », 1885.

Oliphant (Mme Marguerite, née Wii.son), romancière anglaise, né, à Liverpool, vers 1818. Elle publia en 1849 un ouvrage d’imagination:

« Passages in the Life of Mrs. Margaret Maitland of Sunnyside »; ensuite: « Merkland, a taie of Scottish Life »; « Caleb Field, a taie of the Puritans », 1851 ; « Memoirs and Resolutions of A. Græme », 1852; « Harry Muir »;

« Katie Stewart », 1853; « Magdalen Hepburn », 1854; « Lilliesleaf »; « Zaidee »; « The Days of my Life » ; « The Athelings » ; « Sundays » ;

« The Laird of Norlaw » ; « Orphans : a Chapter in life » ; « Agnes ïïopettoun’s Schools and Holidays »; « Lucy Crofton »; « The house on the moor » ; « The last of the Mortimers »; « The Life of Edward Irving »; « The Chronicles of Carlingford »; « Salem Chapel »;

« Miss Marjoribanks »; « The Rector and doctor’s Family »; « Perpétuai Curate »; « Heart and Cross » ; « Agnes » ; « Madonna Mary » ;

« Brownlows »; « Historical Sketches of the Reignof George the Second »; « The minister’s Wife »; « John, a love story »; « The three Brothers » ; « Squire Arden » ; « Francis of Assisi » ; « At his Gates » ; « Ombra » ; « Innocent » ; « May »; « Rose in June »; « For Love and Life » ; « The Story of Valentine and his brother »; « Whiteladies »; « The Curate in Charge »; « The Makers of Florence: Dante, Giotto, Savonarola and their City » ;

« Phœbe Junior » ; « Son of the Soil » ; « Youno- Musgrave » ; « Carità » ; « Mrs. Arthur » ;

« Dress » ; « The Primrose Path » ; « Within the Precincts »; « He that Will Not when He May » ; « A Beleaguered City » ; « Cervantes »;

« The Greatest Heiress in England », 1880- « Harry Joscelin », 1881; « In Trust »; « The Literary history of England in the End of the Eighteenth and Beginning of the Nineteenth Century »; « A little Pilgrim in the Unseen », 1882 ; « Sheridan » ; « Mrs. Hester » ; « It was

a Lover and his Lass » ; « The Ladies Lindores », 1883; « Sir Tom », 1884; « Madam », 1885; « Oliver’s Bride », 1885, etc.

Oliveira Martins (J.-P), membre de VAcademia Real das Sciencias de Lisboa et de la Real Academia Espanola , député aux Cortès, etc., ne, à Lisbonne, en 1845, a publié: « Historia da civilisaçao iberica », 1885; « Historia de Portugal », 1886; « O Brazil e as colonias portuguezas », 1887; « Portugal contemporaneo », 1883; « Elementos de Anthropologia », 1885; « As raças humanas e a civilisaçâo primitiva »; « Systema dos mythos religiosos », 1882; « Quadro. das instituiçôes primitivas », 1883 ; « O régime das riquezas », id.; « Taboas de’chronologia e geographia historica », 1884; « Historia da republica romana », 1885; « Os Lusiadas, ensaio sobre Camées », 1872; « O Hellenismo e a civilisaçâo christan », 1878; « Theoria do socialismo », 1872; « Portugal e o socialismo », 1870; «A circulaçâo fiduciaria », 1873; « Politica e economia nacional ». Opuscules : « Th. Braga e o Cancioneiro » ; « A reorganisaçâo do Banco de Portugal » ; « As Eleiçôes », 1878; « Projects de lei de foments rural, apresentado às Cortès no sessâo de 1887 » • Depuis 1885, M. O. M. dirige un journal de Porto": A Provincia.

, Olireira-Pires (A. de), écrivain portugais, ne, a Lisbonne, en 1839, est l’auteur des ouvrages suivants: « Le fonctionalisme »; « La question du travail dans les possessions portugaises d’Afrique » ; « Les Jésuites » : et d’un nombre considérable d’articles historiques, littéraires et critiques dans plusieurs journaux, et de correspondances et revues hebdomadaires de politique européenne dans le Journal de Commercio et O Seculo, sous le nom de Arnaldo de Oliveira.

Olivier (Urbain), écrivain suisse, né, le 3 juin 1810, à Eysmis, au pied du Jura non loin de Nyon. Destiné par ses parents à être cultivateur comme eux, ce n’est qu’à quarante-six ans, en 1856, qu’il commença à écrire. Depuis cette époque, ii a publié chaque année un volume de nouvelles ou de récits populaires. La collection entière se composait, en 1888, de près de quarante ouvrages, dont plusieurs sont recommandés par le Ministère de l’Instruction Publique de France pour les bibliothèques scolaires et populaires. Tous ont un but moral et même un caractère religieux. Mentionnons: «Récits du Village », 3« éd., 1870; « Les amis de noce », 1882; « Récits de chasse et d’histoire naturelle », 1857, 2« éd. 1862, 3e éd. 1875; « Les deux neveux », 1857, 2e éd. 1868- « Matinées d’automne », 1859, 2e éd. 1866- « LTIiver », 1860, 2« éd. 1862, 3e éd. 1876; « Les jours de soleil », 1862, 2e éd. 1866; « L’orphelin », 1863, 2e éd. 1863, 3« éd. 1865; « Adolphe Mory », 1864, 2e éd. 1864; « Le manoir du

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Vieux Clos », 1864, 2* éd. 1865; « La fille du forestier », 1865, 2e éd. 1865, 8e éd. 1876 ; « L’ouvrier », 1866, 2e éd. 1867; « Raymond, le pensionnaire », 1867, 2e éd. 1867; « L oncle Matthias », 1868, 2« éd. 1868; « La petite cô¬

te », 1869; «

La maison du ravin », 1869

« Jean Laroche », 1870, 2e éd. 1871; « Une voix des champs », 1872; « Rosette ou la danse au village », 1873; « L’interné », 1873;

« Le Tailleur de Pierre », 1874; « Les bons paysans », 1875; « Un fils unique », 1876;

« La paroisse des Avaux », 1877; « Betsy l’héritière », 1878; « Monsieur Sylvius », 1879;

« Récits vaudois », 1880; « Ferdine ou la pension Collet », 1881 ; « Le voisin Horace », 1883;

« La famille Boccart », 1884; « La servante du docteur », 1885; « Un jeune homme à marier », 1886; « Le retour au pays », 1887; « Au pied des bois », 1888; « Un Français en Suisse »,

Olivieri (Joseph), pédagogiste et journaliste italien, né, à Montecorvino, en 1839, fit son droit à l’Université de Naples, passa à l’enseignement à l’Institut, technique de Salerne (1864), fonda en 1869 II nuovo istitutore , et publia plusieurs brochures, dont voici les titres : « Délia lingua in attinenza alla civiltà e nazionalità dei popoli » ; « Delle industrie e degli studii tecnici in Italia » ; « Per la solenne distribuzione dei premii » ; « In morte di Vittorio Emanuele » ,

« In morte di Pietro Fanfani » ; « Una lite di lingua fra amici di cuore » ; « In morte di Alfonso Linguiti » ; « L’arte di conoscere gli uornini »; enfin: « La sapienza antica », qui a été louée par la presse italienne et par quelques journaux d’Allemagne.

Olivieri (Thomas), frère du précédent, né en 1849, docteur en médecine et chirurgie de l’Université de Naples, médecin adjoint a 1 Hôpital Syphilitique de Naples, puis à celui de Castellammare. 11 visita plus tard les Univeisités de Vienne, Prague, Leipzig, Halle et Berlin. Rentré dans sa patrie, il dirigea l’Hôpital interprovincial des Abruzzes, et en 1885, fut diplômé professeur de syphiliatrie et dermatologie à l’Université de Naples. Nous avons de lui un docte opuscule : « Sul bubbone venereo », Salerne, 1875.

011er (Narcis), romancier espagnol, dont la carrière compte peu d’annees, mais peut— etre aucun écrivain espagnol n’est arrrivé à acquéi ii en si peu temps un tel renom, à 1 étranger suitout. La Catalogne exceptée, il était encore peu connu en Espagne que déjà la France, 1 Italie, et la Russie appréciaient ses travaux. A ses premiers volumes d’études détachées . « Croquis dei natural » et « Notas de Color », se joignit bientôt son premier roman « La Papalana », qui avant d’avoir été traduit en espagnol sous le titre de « La Mariposa », l’avait déjà été en français par M. Savine, l’eminent critique

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de la littérature espagnole. « Escanza-Pobres », remarquable étude sur l’usurier vampire des populations rurales, et « Vilanin », sa dernière œuvre et la plus importante, ont solidement établi sa réputation de romancier qu’aucun critique n’a contesté. Les autres nouvelles qui complètent le volume de « La Mariposa », sont :

« El chico dei panadero » ; « El Transplantado » ; « Recuerdos de nino »; « Angustia »;

« Una vizita » ; « El Cafetan » ; « Mi jardin » ,

« La peor pobreza ».

Ollivier (Olivier-Émile), avocat et homme politique français, ancien ministre, membre de l’Institut, né, à Marseille, lé 2 juillet 1825, fit ses études à Sainte-Barbe et son droit à Paris , inscrit au barreau en 1847, il venait de débuter lorsque M. Ledru-Rollin le nomma en 1848 commissaire général de la République dans les Bouches-du-Rhône, et en cette qualité il réprima les émeutes de juin à Marseille. En 1849, il rentra au barreau, et en 1857 fut porté candidat de l’opposition dans la 3m« circonscription de la Seine ; soutenu par le Siècle, il passa au second tour de scrutin, et fut, pendant toute cette législature, l’un des membres les plus brillants de ce petit groupe de l’opposition que l’on appelait les cinq. En 1853, M. 0. fut reélu à Paris. A l’approche des élections générales de 1869, un redoublement de bruit se fit autour du nom de M. 0. qui crut le moment/ venu d’appeler l’attention sur l’origine et l’histoire de ses relations avec l’Empereur en publiant son livre : « Le 19 janvier » et le manifeste au pays (mars 1869). Candidat à la fois dans le Var et dans la 3me circonscription de la Seine, il fut élu dans le Var et dans la courte session de juillet et pendant la prorogation qui suivit les bruits de son avènement au ministère prirent de plus en plus consistence. Le 27 décembre, M. 0. fut enfin chargé par une lettre de l’Empereur, dans les formes les plus constitutionnelles, de composer le premier cabinet parlementaire. L enfantement en fut assez difficile, car M. 0. s’était tellement rapproché de la droite que les chefs du centre gauche hésitaient à entrer au pouvoir avec lui: mais le 2 janvier 1870 fut arrêtée la combinaison ministérielle qui en admettant MM. Talhoüet, Louvet, Daru, Buffet, Segris, Chevaudier de Valdrôme à coté de M. O. chef du Cabinet, donnaient pleine satisfation au centre gauche. Ce n’est pas à nous de rappeler dans cet ouvrage les événements de 1870, ni de déterminer la somme de responsabilité qui échut au Président du Conseil dans les événements politiques, dont la conséquence fut la chute de l’Empire. Nous devons plutôt rappeler que le 7 avril 1870, M. 0. fut élu membre de l’Académie française en remplacement de Lajnartine. Exile volontaire après 1870, M. 0. revint en France dans le courant de 1873, et lut devant une commission académique le discours qu il devait pio

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noncer en séance publique ; un débat s’éleva pendant cette lecture entre M. Guizot et l’auteur, qui appelait la révolution de 1830 Un Coup d’État fait par les 221. Cette discussion qui dégénéra en personnalités fâcheuses pour les deux adversaires, se termina par le refus absolu de M. 0 de se prêter à aucune modification de son discours et par un vote de la Compagnie décidant à la majorité de 20 voix contre 6 que la réception de l’ancien ministre serait indéfinitivement ajournée (5 mars 1874), mais qu’elle le considérait néanmoins comme reçu (13 mars). M. O. publia aussitôt son projet de discours sous ce titre : « Lamartine, précédé d’une préface sur les incidents qui ont empêché son éloge en séance publique » : en même temps, une indiscrétion livrait à la presse la réponse de M. Emile Augier chargé de le recevoir. Un nouvel incident académique venait d’ailleurs de rappeler l’attention sur lui; il était directeur .trimestriel au moment de la mort subite de M. Thiers (3 septembre 1877), mais l’Académie s’autorisant de ce que M. O. se trouvait alors à sa résidence de la Morette près de Saint-Tropez, désigna M. de Sacy pour porter la parole à ces solennelles funérailles. M. O. écrivit une lettre rendue publique pour maintenir, dans cette circonstance, l’intégrité de son droit. A quelques mois de là, une nouvelle occasion s’offrait pour lui d’exprimer ses opinions sur le rôle et la conduite de M. Thiers; c’était la réception de M. H. Martin appelé au fauteuil de l’illustre homme d’Etat. M. O. dut donner connaissance à la Commission, nommée à cet effet, de la réponse qu’il avait à adresser au récipiendaire. Ce discours contenait divers passages que la Commission jugea outrageants pour la mémoire de M. Thiers et elle décida d’en référer à l’Académie. Celle-ci se prononça, après de longs et vifs débats, pour la suppression des passages que M. 0. refusa encore une fois d’effacer ou d’atténuer, et M. Marmier fut chargé de recevoir M. H. Martin. Les journaux an= noncèrent alors que M. 0. avait pris la résolution de ne plus paraître désormais aux séances ni de prendre part, en conséquence, aux travaux de la Compagnie (mai-juin, 1879). La lettre du Prince Napoléon sur les décrets du 29 mars 1880 touchant les congrégations religieuses ramena encore une fois le nom et là personnalité de M. 0. dans la polémique courante. Depuis quelque temps collaborateur de V Estafette, l’un des journaux dévoués à la politique du Prince, il invita dans un article signé de son nom les prêtres éclairés à se conformer à l’esprit de ces décrets, tout en reprochant au gouvernement de la République l’esprit qui les avait dictés. Cet article provoqua entre son auteur et M. Paul de Cassagnac une des plus ardentes passes-d’armes dont la presse bonapartiste ait donné le spectacle. M. 0. avait été I

nommé en 1865 commissaire de surveillance du gouvernement égyptien près la Compagnie de l’Isthme de Suez à Paris. Cette fonction le fit rayer du barreau de Paris pour cause d’incompatibilité. C’était encore lui que l’Empereur, choisi pour arbitre dans les difficultés relatives à l’Isthme de Suez, avait chargé de rédiger uu rapport sur le litige, et ce fut sur les conclusions de ce rapport que la sentence arbitraire fut rendue. Outre de nombreux travaux juridiques dans la Revue pratique de droit français , il est auteur d’un « Commentaire sur les saisies immobilières et ordres », 1859 ; « Commentaire de la loi du 25 mai 1864 sur les coalitions », 1864 ; « Démocratie et liberté », 1867 ; « Une visite à la chapelle des Médicis », 1872 ; « Le Ministère du 2 janvier, mes discours », 1875; « Principes et conduite », id. ; « L’Eglise et l’État au Concile du Vatican », 1879; « M. Thiers à l’Académie et dans l’Histoire », 1880.

Oltramare (Marc-Jean-Hugues), théologien suisse, né, à Genève, le 27 décembre 1813, fit ses études à Genève, où il fut ordonné en 1838, après avoir présenté à la Compagnie des Pasteurs un « Essai exégétique sur Romain IV ». En 1845, il fut nommé un des pasteurs de la paroisse de la Ville de Genève, ensuite professeur d’exégèse du Nouveau Testament à la Faculté de théologie (1854). En 1847, M. 0. prit part à la campagne de Sonderbund en qualité d’aumônier du bataillon genevois. En 1882, il a été nommé docteur en théologie honoris causa à la Faculté de théologie de Strasbourg. Nous avons de lui: Commentaire sur l’Épître aux Romains », 2re partie, I, 1-V, 12 1843; 2rae éd., 1881-82; « Instruction évangélique sur trois questions: Qui est Jésus-Christ? Qu’estil venu faire ? Que faire pour être sauvé ? », 1845 ; « Catéchisme à l’usage des chrétiens réformés », 1859 ; 4me éd., 1877 ; « Le Nouveau Testament », version nouvelle, 1872, et plusieurs autres éditions ; « Les Appels de la Sainte-Cène », sermon, 1857 ; « Exhortation adressée aux jeunes gens », sermon, id. ; « La Religion, ou pourquoi sommes-nous religieux? », sermon, 1869 ; « La Religion, ou pourquoi sommes-nous chrétiens? », sermon, 1870; « Jésus le prodige », 1872; « Le Salut; les Sacrements », dans les « Conférences sur les principes de la foi réformée », 2 vol., 1853 et 1854; « Calvin », discours dans « Calvin », cinq discours, 1864;

« Réponse à M. l’abbé Mermillod », 1851; « Lettre à M. J.-A. Naville, président du comité do l’Alliance évangélique », 1861 ; « Liberté et exclusivisme », id.; « La Séparation de l’Église et de l’État », réponse à M. de Gasparin, 1869.

Omboui (Jean), naturaliste italien, professeur de minéralogie et de géologie à l’Université de Padoue depuis 1869, né, à Abbiategrasso, le 29 juin 1829 ; il interrompit ses études de mathématiques à l’Université de Pavie pour prendre

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