OSE
Ministre plénipotentiaire le 1er mai 1884, puis sur sa demande admis à la retraite. Il est auteur d’un ouvrage intitulé: «Des Mo3rens d’acquérir le Domaine international et de l’équilibre politique ». Très épris de la musique, élève de Berton et d’Halévy, M. E. O. est l’auteur d’un opéra-comique en 2 actes, intitulé : « Lisette », paroles de C. Lauvaye, représenté au théâtre Lyrique en 1855; un autre opéra comique en un acte; « La momie », paroles d’Émile de Najac, a été représenté en 1857; un oratorio: « Tobie », paroles de Léon Halévy, a été exécuté avec succès. M. E. O. pouvait continuer cette carrière fort bien commencée, mais entré au Ministère des affaires étrangères, il a consacré son temps et sa plume aux travaux de cette administration, travaux qui ne se publient pas ou qui du moins restent impersonnels; il n’a donc signé que son ouvrage sur l’« Équilibre politique » et quelques articles séparés.
Oscar II (Frédéric), Roi de Suède et de Norvège, né, à Stockholm, le 21 janvier 1829, succéda à son frère Charles XV le 18 septembre 1872. Destiné à la Marine, il prit part de bonne heure à plusieurs expéditions, soit comme cadet ou officier, soit comme commandant d’escadre. Il suivit les cours de l’Université d’Upsal sous la direction de l’historien Carlson et voyagea sur le continent. Il fut couronné solennellement à Stockholm le 12 mai 1873 et à Drontheim, comme Roi de Norvège, le 18 juillet. Il réorganisa l’armée, les chemins de fer et l’instruction secondaire spéciale. En 1872 une convention monétaire fut conclue avec le Danemark ; une nouvelle législation sur la navigation commerciale entra en vigueur en mai 1874; en 1876 fut introduit le système métrique, etc.; il fit un voyage dans la Laponie norvégienne jusqu’au Cap-Nord en 1873. Il visita les cours de Russie et de Berlin (mai-juillet 1875). S. M. le Roi O. II a occupé ses loisirs non sans succès à des travaux littéraires. Nous avons de lui une monographie de « Charles XII », traduite en allemand, Berlin, 1875; « Ur svenska flottans minnen », poésies, 1877; les traductions du « Cid » de Herder, et du « Tasso » et « Faust » de Goethe. Cette dernière traduction lui valut le titre de membre de l’Académie des sciences de Berlin (1878).
Oser (Frédéric-Henri), poète suisse, né, à Bâle, le 29 février 1820, fit ses études littéraires et théologiques dans les établissements d’instruction secondaire, puis à l’Université de sa ville d’origine, fut consacré en 1842 au Saint-Ministère et voyagea pendant une année à travers l’Allemagne, autant pour en visiter les musées et s’y livrer à des* recherches artistiques que pour se préparer à sa future vocation. Le clergé Bâle-campagne bâlois compte peu de membres aussi actifs et aussi dévoués. D’abord suffragant dans deux paroisses, de celles de
oss
Diegten (1843) et de Waldenbourg (1845), il passa ensuite plusieurs années dans sa ville na< taie (1867-1885), en qualité d’aumônier des prisons; depuis 1885, il exerce de nouveau les fonctions pastorales a Benken près d’Arlesheim dans la vallée de la Birse. Les poésies lyriques de M. O. sont aussi remarquables par la fraîcheur et la délicatesse des sentiments que par l’harmonie du rhythme. Voici l’énumération chronologique des différents recueils livrés par lui à la publicité: « Les cantiques dits de la Croix et de la Consolation », composés à l’occasion d’un double deuil personnel, 1856, 2e éd. augmentée, 1865; « Anthologie lyrique », 1858; « Recueil de Lieder 1842-1874 », 1875; « Vivre et agir. Sentences rimées », 1878; « Tercets spirituels », 1882; « Cantate de Noël en 3 parties », musique de M. Haller, 1883; « L’art suisse, album », 1884; « Nouveaux chants, 1874-1884 », 1885; « Frère Adolphe », idylle monacale, 1886, édition populaire, 1887; « Histoires pour la jeunesse », 1888.
O 8liea (Jean-Auguste), journaliste irlandais, né, à Dublin, en 1840, élevé à l’Université catholique de sa ville natale; correspondant militaire du S ew— \ut1c Herald, pendant la guerre Austro— Prussienne (1866) ; en 1869, correspondant du Standard qu’il servit pendant la campagne de France (1870-71). C’est dans cette circonstance que soupçonné d’espionnage il fut condamné à mort par une cour martiale allemande, siégeant à Rheims. S. M. l’Empereur Guillaume, sur les instances d’un collègue de la presse militaire, suspendit l’exécution de la sentence. M. O’S. prit part à la campagne carliste comme correspondant de journaux anglais et américains et fut par eux envoyé aux Indes y faire du reportage sur la terrible famine qui sévissait au Bengale; il est aussi auteur de contes et nouvelles insérées aux principaux Magazines.
Osnia (Antigio de), pédagogiste italien, né, le 21 juin 1828, à Casaloldo di Asola (province de Mantoue), issu d’une famille originaire d'Espagne, fit ses études gymnasiales à Mantoue, lycéales à Desenzano et obtint le diplôme (1862) de professeur de littérature à l’Académie scientifico-littéraire de Milan. Volontaire en 1866, il rentra après la guerre dans la vie civile, s’adonna à l’enseignement privé et après avoir fondé plusieurs institutions en Lombardie (Révéré, Cividale, Feltre), passa en 1880 au service de l’Etat comme professeur de littérature à 1 Institut Technique de Sassari en Sardaigne. Nous avons de lui: « Manuale del comporre italiano »; « Corso di storia délia letteratura italiana ».
Ossoeliîne (Nicolas), né, à Saint-Pétersbourg, en 1833, étudia à l’Université de la capitale et à celle de Kazan, où depuis 1868 il occupe la chaire d’histoire universelle, après un séjour assez long en Italie. Nous avons de lui plu-