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PEL

a publié à la même époque deux autres volumes sur le « Général Championnet » et sur « Théroigne de Méricourt ». Non réélu aux élections de 1885, il fut envoyé à Livourne comme consul de France, et adressa d’Italie à la Revue Bleue une série d’articles sur Napoléon en Toscane et à l’île d’Elbe, articles parus en volume :

« Napoléon à l’île d’Elbe ». M. M. P. est neveu de M. Caries Floquet, du colonel Charras et de M. Jules Ferry.

Pelosiui (Narcisse-Félicien), avocat, poète, prosateur italien, dont les plaidoyers sont de vrais chef-d’œuvre, est né, à Calcinaia, hameau près de Pise, d’une famille d’ouvriers. Resté seul au monde, il dut se frayer un chemin à force de courage et d’obstination. Une intelligence vive et une santé de fer domptèrent tous les obstacles. Docteur en droit à l’Université de Pise, il sut bientôt devenir l’ornement du barreau toscan, et ne tarda guère à acquérir une haute réputation dans toute la péninsule; tout le monde en Italie rappelle la défense de M. Visconti (1876) lors du procès de presse intenté par M. Nicotera, ministre de l’intérieur, à la Gazzetta d’Italia , dont M. Visconti était le gérant responsable. Le barreau lui ouvrit les portes du Parlement. Mais il est à regretter que cet orateur éloquent ait pris bien rarement la parole à la Chambre. Poète et prosateur à la fois et de la bonne école, ses œuvres et ses pladoyers brillants se distinguent par l’atticisme le plus parfait. Nous avons de lui: « Scritti letterarii », Florence, Barbèra, 1884; « Ricordi, tradizioni e leggende dei monti pisani », Pise, Mariotti, 1890. M. P. est aussi un esthéticien remarquable, et a inséré quelquefois des critiques d’art exquises à la Rassegna Nazionale. Il est aussi musicien distingué et a été longtemps chasseur passionné. En politique, M. P. appartient au parti libéral conservateur.

Pellegrini (Astor), helléniste italien, né, à Livourne, en juin 1844, après des études classiques dans sa ville natale, universitaires et normalistes à Pise (1864-67), il entra dans l’enseignement du grec et du latin aux Lycées de Caltanisetta (1868), Girgenti (1869), Reggio de Calabre, Bergame (1871-78), Massa et Livourne. Dialectologue, archéologue et homme de lettres consommé, nous avons de lui d’abord des pièces de vers dont une « L’ultima notte dell’anno », Naples, 1870, fut très remarquée ; puis les ouvrages suivants : « Sopra Angelo Mai e sulle sue principali scoperte letterarie », Bergame, 1871, discours; « Canti popolari dei Greci di Cargese (Corse) », id., id.; « Di una abraxa inedita trovata nel lago Pitergino », 1874, discours académique; «Studio critico sul carattere délia Commedia di Plauto e sopra due suoi personaggi curiosi Miles gloriosus e Parasitus », 1875, inséré aux actes de 1 ’Ateneo di J Bergamo ; « Nuove illustrazioni sull’affresco del

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