‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 146 sur 496 · MI · texte numérisé non relu

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greca antica, breve trattazione comparativa e stoiica », Turin, 1888 (vol. VI de la Rreve enciclopedia sistematica di filologia greca e latina ); « La vita scientifica di Giorgio Curtius », mémoire, Turin, Loescher, 1888. M. P. est depuis 1879 membre résident de l’Académie des Sciences de Turin et professeur de grec à l’Université de Turin.

Pfeffer (Guillaume), botaniste allemand, professeur et directeur de l’Institut botanique à Leipzig, conseiller intime, membre de plusieurs académies et sociétés savantes, né, le 9 mars 1845, à Grebenstein (Cassel, Allemagne); il a été professeur libre à Marbourg, professeur ordinaire à Bonn, Baie et Tubingue, et depuis 1887 il réside à Leipzig, où il occupe la place mentionnée. En dehors de nombreux articles publiés dans presque toutes les revues botaniques allemandes et dans les journaux spéciaux, il est auteur de plusieurs ouvrages, dont nous allons citer les plus importants et les plus remarquables: « Physiologische Untersuchungen » Leip- 1873 ; « Die periodischen Bewegungen der Blattorgane », id., 1875; « Osmotische Untersuchungen. Studien zur Zellmechanik », 1877; « Pflanzenphysiologie », 2 vol., id., 1881; « Untersuchungen aus d. botan. Institute in Tübingen », vol. 1er, id., 1881-85; vol. 2®, 1886; « Zur Kentniss der Oxydationsvorgange », id., 1889. M. P. est un des plus actifs collaborateurs de la Rabenhorsts Bryotheia Europea.

Plielps (Mme Elisabeth Stuart ), femme— auteur anglo-américaine, née, le 31 août 1844, à Boston (Massachussetts), où elle donne des conférences à l’Université. Nous avons d’elle: « The gates Ajar »; « Beyond the Gates »; « The gates Between » ; « Friends, a Duet » ; « Songs of the Silent World »; « Jack », etc.

Pliilipon (Édouard— Paul— Lucien), homme politique français, ancien magistrat, né, à Lyon, le 8 janvier 1851. Il fit son droit à Paris, suivant en même temps les cours de l’École des Chartes, prit le grade de docteur en droit et s’inscrivit au barreau de Paris en 1880. Peu après, il était nommé substitut à Amiens, d’où il passait à Lyon en 1382. Il a été élu député de l’Ain le 4 octobre 1885. M. P. s’est adonné plus spécialement à l’étude des questions intéressant la propriété intellectuelle. Il est l’auteur d’une proposition de loi organique sur « La propriété littéraire et artistique », et en a été nommé rapporteur par la commission parlementaire chargée de l’examiner. Il est l’auteur d’un « Traité théorique et pratique sur la propriété des dessins et modèles industriels » et a fait paraître une « Etude de droit constitutionnel comparé sur le mandat impératif ». Ancien élève de l’École des Chartes, il a collaboré à la Romania, à la Revue des patois et à divers autres recueils philologiques, où il a publié d’importants travaux sur les dialectes du Lyonnais, de

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la Bi’esse et du Bugey. Il a édité d’après le manuscrit de la Bibliothèque de Grenoble, les « Œuvres mystiques de Marguerite d’Oingt », prieure de la Ckartreuserie de Poleleins (Bresse), qui vivait à la fin de XIIIe siècle.

Philippe (Jules-Pierre-Joseph) , publiciste, littérateur et homme politique français, né, à Annecy, le 30 octobre 1827, petit-fils d’un membre du Conseil des Cinq-Cents, expulsé au 18 brumaire. Il fit ses etudes à Geneve, Annecy et à l’Université de Chambéry, où il commença son droit, puis se lança dans le journalisme. U débuta, en 1848, au National Savoisien , organe du parti de l’annexion à la Prance, et fonda, en 1850, le Moniteur Savoisien , feuille libérale qu’il dirigea pendant quatre ans. En 1868, il fonda le journal Les Alpes , devenu l’organe principal du parti républicain dans la Haute-Savoie , et y fit une vive opposition au gouvernement impérial. Après la révolution du 4 septembre, M. J. P. fut nommé préfet de la Haute-Savoie, et conserva ses fonctions jusqu’à la chute de M. Thiers (24 mai 1873). Il reprit alors la direction du journal Les Alpes. Élu député aux élections du 20 février 1876, M. J. P. prit place à gauche ; il a été réélu le 14 octobre 1877 et le 4 octobre 1885. Membre correspondant de l’Institut génevois, de la Société d’histoire de Genève, de l’Académie de Chambéry, de la Société littéraire de Lyon ; l’un des fondateurs, secrétaire, puis vice-président de la Société floîfimontane d’Annecy. M. J. P. a publié : « Les Gloires de la Savoie » ; « Annecy et ses environs » ; « Notice historique sur l’abbaye des Talloires » ; « Chronologie de l’histoire de la Savoie » ; « Les princes Loups de Savoie » ; qui le fit décorer des Saints-Maurice et Lazare; « Profession de foi d’un patriote savoyard » ; « Un moraliste savoyard au XVIe siècle »; « Histoire populaire de la Savoie depuis les temps les plus reculés », 1874. Son œuvre principale est une histoire de l’« Origine de l’imprimerie à Paris », publiée en 1888 à Paris, chez Charavay frère. Elle a ete couronnée par l’Academie des Inscriptions et Belles— Lettres dans le concours des antiquités nationales en 1887. Elle sera prochainement suivie d’une biographie détaillée du savoyard Guillaume Fuchet qui fut, avec J. Lapierre, l’introduction de l’imprimerie à Paris.

Philippi (Adolphe), historien et philologue allemand, professeur de philologie et d’histoire ancienne à l’Université de Giessen, ne, en 1843, à Hanovre (Prusse), est auteur de: « Beitrâge zu einer Geschichte der attischen Bürgesrechtes », Berlin, 1871 ; « Ueber die rômischen Triumphalreliefs und ihre Stellung in der Kunstgeschichte », Leipzig, 1872; « Der Areopag und die Epheten », Berlin, 1874; « Ueber die Reform der Doctorpromotion », Giessen, 1876 ; « Adnotatiunculæ ad legum formulas quæ in

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Demosthenis Midiana extant nonnullas », ici., 1878. Outre cela, il a publié plusieurs articles dans les Neue Jahrbücher für Philos ., dans le Rhein. Mus , dans les Annali delV Istituto et dans la Sybel’s hist. Zeitschr.

Pliilippovicli (Eugène v. Philippsberg), jurisconsulte et économiste autrichien, professeur de la science d’État à l’Université de Fribourg (Baden), né, à Vienne, en 1858, élève de la Theresianische Alcademie , étudia à Gratz, Vienne et Berlin, voyagea en Angleterre, prit son habilitation à l’enseignement après son voyage, et publia : « Die Bank von England im Dienste der Finanzverwaltung des Staates », Vienne, 1885 ; « Ueber Aufgabe und Méthode der politischen Œkonomie » (discours), Fribourg, 1886; « Die Staatlich-Geldverwaltung », paru dans le Finanzarch , en 1884 ; « Die deutsche Reichsbank im Dienste der Finanzverwaltung des Reichs und der Bunderstaaten » (id.), 1886;

« Zur gegenwârtigen Lage der britischen Volkswirthschaft », publié dans la Preuss. Jahrb. 1887 ; « Der Schlussbericht der Trade dépréssion Commission », inséré dans le Jahrb. f. Nationalok. und Statistik , en 1887 ; « Der Badische Staatshaushalt in den Jahren 1868 bis 1889 », Fribourg, 1889.

Philipson (Louis), célèbre érudit allemand, né, en 1811, à Dessau, étudia les sciences classiques et la théologie juive à Halle et à Berlin, rédige, depuis 54 ans, la Gazette universelle du judaïsme. Beaucoup de ses ouvrages ont été traduits en français et en anglais ; notons les principaux: « Le développement des idées religieuses dans le judaïsme, le christianisme et l’islamisme », 2me ed., 1874; « Sur les résultats de l’histoire du monde » ; « La religion de la société » ; « Questions importantes en poétique et en religion dans ces derniers 30 ans », Leipzig, 1859; « La Bible israélite », édition critique, id., 1859-62.

Philipsou (Martin), fils du précédent, né, le 26 juin 1846, à Magdebourg, professeur universitaire d’histoire à Bonn, a publié : « Histoire d’Henri le Lion », Leipzig, 1868 ; « Henri IV et Philippe III, ou la prépondérance française en Europe », Berlin, 1871-76; « Histoire de Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse » et des biographies insérées dans le Plutarque allemand. t

Philis (Adalbert), écrivain français et homme politique, né, à Arras, en 1831, resté fidèle au parti bonapartiste et lié de vive amitié avec le prince Jérôme-Napoléon, collabore activement à la Revue Bleue, où il insère des articles très sensés sur tout ce qui concerne l’Italie, pays qu’il connaît à fond et qu’il visite souvent.

Phillips (Henri), archéologiste, numismate, et philologue, est né, à Philadelphie (États- Unis), le 6 septembre 1838. Il sortit des Universités muni de plusieurs diplômes (des honoraires aussi) et marchant sur les traces de

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son pere, son aïeul et son bisaïeul, devint membre du barreau de Philadelphie. Mais dès son plus jeune âge, se sentant naturellement porté vers l’étude des langues et des antiquités, il s’aperçut bientôt que le bai’reau n’était pas sa vocation. En 1862, il publia une étude historique sur The Paper money issued hy the Colony of Pennsylvania (avant la guerre de l’indépendance), etude qui n’avait pas encore été faite avant lui, et qui fut bientôt suivie d’une autre, en 1865, The Ilistory of the Paper Money issued hy the Colonial Congress during the llevolutionary T far. Ce travail remarquable fut la première histoire complète faite sur ce sujet. Il a écrit depuis lors plusieurs travaux sur différents sujets, dont les principaux sont: « History of the Pennsylvania Paper Money », 1862; « Catalogue of New Jersey Bills of Crédit », 1863; « History of American Colonial Paper Currency », 1865; « History of American Continental Paper Money », 1866; « Medecine and Astrol°gy 1867 ; « The Pleasures of Numismatic Science »; « History of Maryland Currency »; « Considérations upon the Numismatic Society » ; « Paper on a hoard of coins exhumed at Paris » ; « Cozumel », 1868; « Cowries as a Currency »; « The Coins and Coinage of China », 1869 ; « Paper on the Remains in the Ribbesdale Caves » ; « Discovery of America by the Northmeu », 1871 ; « An account of a black letter almanac for 1620 » ; « The Magic of the Middle Ages; Albertus Magnus », 1872;

« Danish Architecture of the Middle Ages », 1873; « Late Discoveries at Pompeii », 1874;

« Origin and Coinage of Money », 1875; « The First American expédition to the North Pôle », 1876; « The falsification of Coins »; « Pre-historic Pompeii »; « Method used by the Aztecs in making Obsidian implements », 1877 ; « Notes on Coins. — First paper », 1878; « List of Waterloo medals » ; « Poems from the Spanish and German »; « Account of the earthquake at Aix— la— Chapelle » ; « Wbrship of the Sun as shown on Coins », 1879; « Account of an old work on Cosmography » ; « Notes on a Denarius of Augustus (Standards) », 1880; « Obituary Address on Peter McCall » ; « Early Philadelphia Almanac s » ; « Stone Age in Asia and Africa »;

« Notes on Coins. — Second Paper » ; « Certain early maps of America » ; « Faust (From the German of Chamisso) », 1881 ; « Old Time Superstitions. — No. i »; « A Glimpse into the Past » ; « Head-dresses exhibited on Coins »;

« Remarks on a Coin of Sicyon », 1882; « A Pre— historié Epie » ; « Basilisks and Cockatrices » ; « Handbook to Coins in Pa. Muséum », 1883; « Coinage of the United States »; « American Archeological Muséums in the U. S. ». Depuis 1868, il a été secrétaire de la Société des Antiquaires de Philadelphie, et en 1884 secrétaire et bibliothécaire de V American Pliilo-

sophical Society , la plus ancienne Société savante qui existe sur le continent américain, et qui fut fondée par l’illustre Franklin. En 1867, il fut eleve au poste de United States Commissioner de Philadelphie, position ressortante de l’ordre judiciaire des États-Unis, à vie, et qu’il occupe encore aujourd’hui. Il a traversé quatorze fois l’Océan Atlantique, pour aller visiter entièrement l’Europe, tant pour son plaisir que pour son instruction.

Piacentini (Jean), journaliste italien, né, en Piémont, vers 1830, a été directeur, avec J.-A. Cesana, du Pasquino , de la Staffetta et de la Gazzetta di Torino , il a fondé en 1870, avec une douzaine d’amis, le Fanfulla, où ses articles étaient signés Silvius. Depuis 1877, il est directeur de la Gazzetta üfficiale del Regno.

^ (Jean-Pierre), professeur ordinaire

d’anatomie pathologique et de pathologie générale à l’Ecole Supérieure de médecine à Milan, né, à Bologne, en 1852, docteur en Zooïatrie en 1876, professeur extraordinaire à la section vétérinaire de l’Université de Parme (1880-82), a publie, depuis 1874, plusieurs mémoires sur 1 histologie, la bacterologie et l’anatomie pathologique aux revues suivantes : Rivista clinica de Bologne, Gazzetta degli Ospedali, Riforma medica, Archivio delle scienze mediche , Memorie delV Accademia delle Scienze de l’Institut de Bologne.

Pic (Ulysse), journaliste français, né, à Lectoure (Gers), en 1824, débuta de bonne heure dans les lettres par la publication d’une « Physiologie du Lectourois et de la Lectouroise », in-18°, Auch, 1842. Collaborateur de la Nation (1863) et du Pays (1864), il acquit en 1864 le Nain Jaune , qu’il transforma en journal politique, avec M. Théophile Silvestre. Il passe à tort pour avoir appartenu ensuite à la rédaction de l 'Etendard, fondé et soutenu par M. Rouher (1867-1869), et dont la direction avait été remise à un jeune banquier de l’Ariège, M. Jules Pic, avec qui l’opinion publique s’obstina à confondre le publiciste du Gers. Celui-ci prit un pseudonyme pour échapper aux méprises de 1 homonymie. C’est ainsi qu’il signa tantôt du nom de Dugers , tantôt du nom de Félix Bernard, , divers petits « Traités de Mnémotechnie », destinés à faciliter par des formules littéraires et classiques l’étude de l’histoire et de la chronologie. Ces traités ont eu de nombreuses contrefaçons. Depuis le 4 septembre, après avoir voyage et séjourné en Italie, M. U. P. reparut dans la presse parisienne ; en 1878, il fournit au Paris Capitale , dirigé par M. Cunéo d’Ornano, une collaboration suivie d’une rupture éclatante avec le parti bonapartiste (1878). Depuis lors, M. P. s’est retiré à Nice. En dehors de sa collaboration aux journaux, il a publié :

« L Italie sans Rome », 1862 ; « Lettres gauloises sur les hommes et les choses de la politique

contemporaine », contenant, avec l’autobiographie de l’auteur, les vicissitudes et aventures du « Nain Jaune », 1865.

Picard (Edmond), illustre jurisconsulte et publiciste belge, né, à Bruxelles, en 1836, d’un père wallon et d’une mère flamande. Il achevait ses études à l’Athénée de sa ville natale quand, un beau jour, et sans prévenir ses parents, il se rendit à Anvers et s’engagea sur un vaisseau en partence pour l’Amérique. Après quelque temps de cette rude vie de marin, il revint à Bruxelles, fit son droit et fut reçu avocat. Par son acharnement au travail, son admirable intelligence et l’inébranlable fermeté de ses opinions, il s’est fait au barreau, dans la politique et dans les lettres une position éminente: le Roi l’a nommé avocat près la cour de cassation; la démocratie voit en lui un de ses chefs ; et on le reconnaît unanimement comme l’un des meilleurs écrivains de la Belgique. Ses qualités de maître styliste apparaissent surtout dans les œuvres suivantes, dont la plupart ont eu plusieurs éditions : « Histoire d’un clerc de notaire », 1865; « Les rêveries d’un stagiaire », 1879 (ce recueil de poésies est signé du pseudonyme Antonin Claude); « Paradoxe sur l’avocat », id. ; « La forge Roussel », 1880; « L’amiral », 1884; « Mon oncle le jurisconsulte », id.; « La veillée de l’huissier », 1885; « Le juré », id.; « Pro arte », 1886; « El Moghreb al Aksa: une mission belge au Maroc », 1889. M. P. a été l’un des directeurs de l’« Anthologie des prosateurs belges » publiée sous les auspices du gouvernement; à un autre grand ouvrage collectif, « La Belgique illustrée », il a donné le chapitre intitulé : « Les hauts plateaux de l’Ardenne » ; il a écrit dans la Liberté, la Discussion, le National belge, la Revue moderne, la Jeune Belgique , le Moniteur industriel, V Industrie moderne , la Belgique judiciaire , la Revue de droit international , le Journal de droit international privé , la Revue pratique du notariat, etc.; il a fondé en 1880 le Journal des tribunaux et en 1881 VArt moderne. Comme jurisconsulte, ses travaux les plus importants sont: « Examen de quelques questions relatives à la profession d’avocat », Bruxelles, 1862-1863 (a paru dans la Belgique judiciaire sous le pseudonyme de Claudius) ; « Essai sur la certitude en droit naturel », id., 1864 ; « Traité des brevets d’inventions et de la contrefaçon industrielle », id., 1866 (en collaboration avec X. Olin) ; « Traité usuel de l’indemnité due à l’exproprié pour cause d’utilité publique », id., 1867 (en collaboration avec le même); « Manuel de la profession d’avocat en Belgique », id., 1869 (en collaboration avec G. Duchaine); « Traité général de l’expropriation pour cause d’utilité publique », id., 1875-1876 (les deux premières parties de cette ouvrage ont seules paru jusqu’ici) ; « De la classification des droits »? id., 1879 (travail magistral qui a fait

définitivement entrer dans la science la notion des droits intellectuels ) ; « De la confection vicieuse des lois et des moyens d’y remédier », id., 1881 ; « Code général des brevets d’invention, contenant le texte de toutes les lois et de tous les règlements actuellement en vigueur dans les divers pays du globe », id., 1882 (en collaboration avec son frère, M. l’ingénieur Emile Picard; une 2e édition a paru en 1885); « Bibliographie générale et raisonnée du droit belge », id., 1882 et années suivants (en collaboration avec le regretté éditeur F. Larcier) ; « Histoire du suffrage censitaire en Belgique depuis 1830 », id., 1883; « Tableaux synoptiques et comparatifs de toutes les lois régissant la propriété industrielle dans les différents pays du globe », id., 1885 (en collaboration avec Emile Picard) ; et surtout les « Pandectes belges », admirable encyclopédie qu’il publie avec le concours de quelques confrères et qui était arrivée en août 1890 à son trente-troisième volume in-quarto. Il faudrait, pour être complet, énumérer encore à l’actif de M. Edmond Picard une foule de brochures, de mémoires juridiques, etc., etc.

Picard (Eugène-Arthur), journaliste et homme politique français, frère d’Ernest P., membre du Gouvernement de la Défense Nationale, ancien ministre des finances et de l’intérieur (mort le 14 mai 1877), est né, à Paris, le 8 juillet 1825. Il compléta au Collège de Juilly ses études commencées au Collège Rollin et fit son droit à Paris ; reçu licencié en 1846, étant parent de M. de Persigny qui le présenta au Président de la République Louis-Napoléon, il entra dans l’administration, après le coup d'Etat, comme sous-préfet de Blanc (Indre), le 2 janvier 1852 ; d’où il passa à Forcalquier (Basses- Alpes) en 1854 et à La Palisse en 1856. En 1859, après avoir refusé d’appliquer, comme le voulait le Gouvernement impérial, la loi de Sûreté générale, il fut brusquement « appelé à d’autres fonctions », et il se lança dans l’opposition à la suite de son frère, un des cinq, qui occupaient une situation brillante au Corps législatif depuis 1858. M. A. P. écrivit près d’une année au Phare de la Loire, où ses articles qui n’étaient pas signés , furent très remarqués. On commença à s’apercevoir que le rôle qu’il jouait auprès de son frère n’était pas aussi effacé qu’on le croyait. Cela fut bientôt révélé à tous par la création de l 'Électeur, à laquelle M. A. P. prit une part importante. Il signa beaucoup d’articles de son nom et d’autres du pseudonyme de Ter. Après que M. Gaulier cessa d’être secrétaire de la rédaction, M. A. P. devint rédacteur en chef de l'Electeur libre, épithète ajoutée au titre de ce journal rapidement classé parmi les organes les plus redoutables contre la politique impériale. Peu de temps avant le 4 septembre, l'Électeur libre et le Cour-

rier des Deux-Mondes fusionnèrent et V Électeur libre quotidien succéda aux deux publications hebdomadaires qu’il remplaça. Le premier, il inséra la proclamation de la République. M. E. P., qui était directeur politique de V Électeur libre quotidien, aussi bien que de l’ancien Électeur libre , retira, quand il devint ministre, son nom à l’en-tête du journal. Cela froissa M. Edouard Portalis qui était propriétaire de 199 parts du journal, dont M. A. P. avait 201 parts, se contentant de cette situation de principal propriétaire et de principal rédacteur dans le journal dont M. Édouard Portalis, de son consentement, prit le titre et les fonctions de rédacteur en chef, dont il s’aquitta fort bien jusqu’au jour, où il eut la mauvaise inspiration de changer, sans en prévenir M. A. P., le titre du journal Y Électeur libre pour celui de La Vérité, et d’essayer de remplacer une feuille qui avait une vogue légitime par une publication qui paraissait avec un titre excellent, mais n’ayant pas fait ses preuves. Le lendemain même VÉlecteur libre reparut avec M. A. P. comme rédacteur en chef, et malgré les affiches qui affirmaient sa retraite, il fut démontré par la suite des succès de sa publication que l 'Électeur libre était plus vivant que jamais. Après le siège, lors de la Commune, ses bureaux furent envahis par les fédérés et 1 ''Électeur libre , qui faisait ombrage à M. Thiers, dont M. Ernest P. était un des ministres, ne reparut plus. M. A. P. resta à Versailles jusqu’à la rentrée du gouvernement à Paris. Avec le désintéressement qui le caractérisa toujours, il ne remplit aucune fonction officielle, malgré les offres qui lui furent faites. Il préféra prouver à ses amis et à ses adversaires que l’on peut avoir un frère ministre, disposant de bonnes places, sans émarger au budget. Il importe de rendre justice en passant à cette attitude assez rare. Après que M. Ernest P. eut quitté le ministère de l’intérieur, M. A. P. se présenta aux élections complémentaires dans les Basses-Alpes (2 juillet 1871). Il ne fut nommé qu’aux élections générales, qui eurent lieu au scrutin d’arrondissement, par Castellane (5 mai 1876). Au 14 octobre 1877, il échouait de quelques voix seulement. Il fut renommé le 29 juillet 1878, après le 16 mai, triomphant de son adversaire qui fut invalidé (29 juin 1878). Chacune de ses élections fut très disputée. Il fut deux fois élu conseiller général des Basses-Alpes et maire de Castellane. Aux élections d’octobre 1885, dans les Basses-Alpes, il y eut quatre listes; il obtint un nombre de voix très honorable, conserva sa majorité dans l’arrondissement de Castellane et eut plus de voix dans tout le département qu’il n’en avait eues en 1871. On peut donc présumer qu’il aurait pu triompher encore au scrutin de ballotage, mais il se retira et donna ses voix à la liste Andrieux qui combat-

tait comme lui la liste opportuniste et qui lui dut ainsi tout— à— fait son élection. L’influence de M. A. P. est donc restée debout dans les Basses-Alpes qui n’ont point oublié ses services. M. A. P. occupe ses loisirs dans sa retraite, dans le Gers, à écrire ses souvenirs sur les hommes et les choses ; et les graves événements auxquels il a assisté de très près donneront un grand intérêt à la publication de ces souvenirs. La sincérité de sa plume vengera bien des injustices, en répondant aux calomnies qui s’acharnent souvent aux hommes politiques que l’on n’apprécie pas toujours de leur vivant avec impartialité.

Picard (Germain), littérateur français, est né, à Villefranche (Rhône), le 5 décembre 1836. Il a commence ses études chez le curé d’une commune voisine et les a terminées au Lycée de Besançon. Après avoir été, pendant cinq ans, commerçant à Lyon, il a commencé, à Paris, des études de droit. Il a servi, pendant la guerre, dans la 3rae légion des mobilisés du Rhône. Pendant la Commune, il a été saisi à son domicile, le 23 mai 1871, par les Vengeurs de Flourens , qui l’enfermèrent dans la prison de la Roquette. L’entrée des troupes régulières le délivra. M. G. P. a été, pendant cinq ans, directeur du Parnasse. Il a fait jouer, en 1880, au théâtre Cluny une comédie intitulé : « Qui trop embrasse mal étreint » ; « On n’aime pas sa femme », proverbe en un acte, en vers '(traduit en italien par le comte A. Antonelli, ce proverbe a été joué à Rome en 1886). Il a composé aussi de nombreux monologues. Il est membre de la Société des gens de lettres, de la Société philotechnique de Paris, de VAccademia Tiberina (Rome), etc., de plusieurs autres Académies et Sociétés littéraires de France et d’Italie. Il est secrétaire général de l’Académie des Poètes. Nous avons de lui en librairie : « La vérité sur le quartier latin » ; « Par tous pays », nouvelles ;

« Album des ruines de Paris en 1871 » ; « Boutades morales et politiques »; « Artistes et bourgeois », nouvelles humouristiques ; « Qui trop embrasse mai étreint », proverbe, déjà cité; la traduction allemande de ce proverbe par Julius vom Stag a été publiée à Leipzig, en 1882 ;

« Vous les connaissez », nouvelles; « Violettes et roses », poèmes; « La Vengeance de l’hymen », poème comique; « Les visions », poésies; « Elroidès », poème; « Les imprécations », poésies; « L’amour», poème; « Les visions », 3rae série; « ïambes et satires »; « Sœur Marthe », poème; « Antiques et modernes », poésies; « Histoire et légendes », poèmes et poésies.

Piccini (Jules), avocat et homme de lettres italien, né, à Volterra, le 28 octobre 1849, étudia d’abord à Lucques, puis à Pérouse et s’adonna de bonne heure à la littérature classique. Collaborateur (1868-1869) à La Gioventîi, à la Gàzzetta d'Italia (1869-79) il en fut le critique

d’art le plus autorisé sous le pseudonyme de Jarro ; il travaillait en même temps à la Gazzetta del Popolo, à V Illustrazione italiana de Milan. Nous avons de lui: « Apparenze », roman, Milan, 1885; « Firenze sotterranea » 3me éd., Florence, 1885; « Garibaldi », traduction de E. Castelar, id., 1882; « L’assassinio nel circolo délia luna », Milan, 1883; « Il processo Bartelloni », id., id.; « I ladri di cadaveri », id., 1884; « La figlia dell’aria », id., id.; « Attori, cantanti, acrobati : memorie artistiche », Florence, 1887 ; « Fantasie e capricci », id., id. ; « La ducbessa di Nola », Milan, 1888; « La vita capricciosa », id., id. ; « La polizia del diavolo », id., 1886; « L’istrione », id., 1887; « L’Otello di Shakespeare », Florence, 1888. M. P. publie en ce moment « La donna nuda », roman.

Piccoue (Antoine), naturaliste italien, professeur d’histoire naturelle au Lycée Christophe Colomb de Gênes, né, le 11 septembre 1344, à Albissola Marina (Ligurie occidentale), docteur ès-sciences physico-chimiques de l’Université de Gênes en 1864, entra dans l’enseignement et publia plusieurs mémoires dont nous donnons la liste complète : « Elenco dei muschi di Liguria », Gênes, 1863; « Note sul genere Lernanea », 1867; « Istruzioni scientifiche pei viaggiatori. Botanica (con fig.) », Rome, 1874; « Notizie e osservazioni sopra Vlsdetes Duriœi », Pise, 1876; « Appunti sulla distribuzione geografica del Polyporus Inzengœ », id., id. ; « Supplemento ail’ Elenco dei muschi di Liguria », id., 1876; « La collezione del prof. A. Sassi e l’erbario del R. Liceo di Genova », id., 1877 ; « Florula algologica délia Sardegna », id., 1878; « Sulla malattia del falchetto nei gelsi », 1879 ; « Primi studi per una monografia delle principali varietà d’ulivo coltivate nella zona ligure (con 9 tav. in fotogr.) », Gênes, 1879; « Catalogo dell’alghe raccolte durante la crociera del cutter Violante (con fig.) », Rome, 1873; < Istruzioni per faro le raccolte e le osservazioni botaniche (con fig.) », id., 1881 ; « Sullo straordinario sviluppo délia Septoria Castaneœ nella provincia di Genova durante l’anno 1880 », Florence, 1881 ; « Osservazioni sopra alcune località liguri citate in un recente lavoro lichenologico del dott. A. Jatta », id., id.; « Giuseppe Decrotaris », Gênes, 1882 ; « Appendice al Saggio di una bibliografia algologica italiana del prof. V. Cesati », Florence, 1883; « Prime linee per una geografia algologica marina », Gênes, 1883; « Risultati algologici delle crociere del Violante », id., 1883;«Nuovi materiali per l’algologia sarda », Florence, 1884; « Crociera del Corsaro aile isole Madera. Canarie. Alghe (con tav. color.) », id., 1884; « Contribuzioni all’algologia eritrea (con 3 tav.) », Florence, 1884; « I pesci fitofagi e la disseminazione delle alghe », id., 1885; « Notizie preliminari intorno aile raccolte algologiche fatte dal tenente Mar-

cacci durante l’ultimo viaggio di circumnavigazione délia Vettor Pisani », id., 1885; « Spigolature per la fisiologia ligustica », id., id. ; « Nota sulle raccolte algologiche fatte durante il viaggio di circumnavigazione compiuto dalla R. corvetta Vettor Pisani », Gênes, 1886 ; « Pugillo di alghe canari ensi », Florence, 1886; « Saggio di studii intorno alla distribuzione geografica delle alghe d’acqua dolce e terrestri », Gênes, 1886; « Di alcune piante liguri disseminate da uccelli carpofagi », Florence, id. ; « Alghe del viaggio di circumnavigazione délia Vettor Pisani (con 2 tav.) », Gênes, id. ; « Ulteriori osservazioni intorno agli animali ficofagi ed alla disseminazione delle alghe », Florence, 1887.

Picliler (Frédéric), archéologue et littérateur autrichien, docteur en philosophie, professeur extraordinaire d’épigraphie latine, numismatique, héraldique et sphragistique, membre de la présidence du Musée archéologique de l’Université de Gratz, président du Musée historique, membre correspondant de l’Institut archéologique impérial de Berlin, Rome et Athènes, de la Société numismatique et d’autres Sociétés savantes éti’angères, chev. de l’ordre royal de la Couronne de Prusse, né, en 1834, à Klagenfurth (Carinthie), fit ses études à l’Université de Vienne sous les célèbres Aschbach, Bonitz, Hahn et Lynker. En 1856, sous les auspices de l’Archiduc Jean d’Autriche, il fut employé aux Archives du cabinet d’antiquités et de numismatique du Joanneum à Gratz et en 1862 il devint professeur libre. Quatre ans plus tard, dans l’intérêt de ses études archéologiques, subventionné par l’Etat, il voyagea en Allemagne et en Autriche visitant Prague, Dresde, Leipzig, Berlin, Halle, Weimar, Cologne, Mayence, Stuttgart, Marbach, Nuremberg, Regensburg et Munich et depuis 1869 il est directeur des nouvelles collections d’antiquités et des fouilles archéologiques de Leibnitz (Solova), Sulmthole, etc., subventionnées par S. M. l’Empereur d’Autriche, par l’Académie des Sciences, par le Ministère de l’Instruction publique et par d’autres sociétés savantes. M. P. a cultivé aussi les belles-lettres et, en dehors de ses ouvrages archéologiques, il a publié quelques essais de poésie épique et lyrique et un roman d’assez belle facture. On peut citer, ici, les plus importants : « Balladen », Klagenfurt, 1856; « Christian und Else », roman, id., 1856; « Ruosen und Reime », chansons épiques, Hambourg, 1875; « Margaretha von Schweden », poème épique, Schleswig, 1880; <& Robinson », comédie, id., 1882; « Jugendweisen », Gratz, 1885; « Brockmann », drame, Prague, 1886; « Ajax », tragédie, Vienne, 1886; « Meine Arria », conte ancien, id., 1888; « Waldgeisterkrieg », Leipzig, 1889; « Ueber Steierische Heroldsfiguren », Gratz, 1862; « Repertorium der Steierischen Münzkunde », id., 1865-75; « Das historische

Muséum des Joanueums », id., 1869; « Bericht tiber die von Sr. Majestat dem Kaiser dotirteu archàolog. Grabungen in den Gebieten von Solova und Teuwnia », parue dans les Sitzungsber. d. W. A/c., 1878; « Beitrâge zur Geschichte der landesf. Rüst- und Kunsthammer, so wie des landesf. Zeughauses in Gratz », publiés dans les Arch. f. ôst. Gesch., 1880; « Das Landes- Zeughaus in Gratz », en collaboration avec '^1. le comte François von Meran, Leipzig, 1881 ; « Virunum », avec atlas, Gratz, 1888. Outre ces publications, il est auteur d’une foule d’articles de science héraldique, d’archéologie, de généalogie, d’étruscologie, etc., insérés dans les Kais. Ak. Sitzungber ., dans VArch. d. Gesch. Vereins f. Karnthen , dans le Correspondenshlatt der deutch. Antropol. Gesellsch. et autres journaux spéciaux allemands et autrichiens.

Piclion (Stéphen), publiciste et homme politique français, rédacteur à La Justice , député de la Seine, est né, à Arnay-le-duc (Côte-d’or), le 10 août 1857. Il fit ses études au Lycée de Besançon, vint à Paris en 1874 pour suivre le cours de medecine qu’il abandonna pour la politique. Organisateur de réunions publiques et de conférences, il entra en 1878 au journal La Commune affranchie , et en 1880 à La Justice. En septembre 1882, il remplaça au Conseil municipal M. Sigismond Lacroix, nommé député, et fit partie du groupe autonomiste. Il fut à plusieurs reprises secrétaire du Conseil, où il fut reélu le 4 mai 1884. Porté sur plusieurs listes radicales aux élections du 4 octobre 1885 il a ete élu députe de la Seine. Il a pris place à 1 extrême gauche. M. P. prononça en février 1878 un important discours, comme rapporteur de la Commission chargée de discuter le chapitre 17 du Ministère de l’Intérieur. A la Chambre qui cherchait des économies, il proposa l’économie totale du budget des cultes. Aux journaux auxquels M. P. a collaboré d’une manière suivie, il faut ajouter La révolution française , fondée en 1879 par Sigismond Lacroix.

Picliot (Pierre— Amedée), publiciste français, né, à Paris, en 1843, fils d’Amédée P., commença, comme son père, par étudier la médecine à la I acuité de Paris et fît son stage dans les services des Professeurs Maisonneuve (Pitié), Denouvilliers (Saint-Louis), Guersant (Enfants) ; il fut a cette epoque un des préparateurs du cours de M. Sappey, le chef des travaux anatomiques de l’école pratique. Adjoint de bonne heure à la direction de la Revue Britannique , il se consacra entièrement à la rédaction de ce recueil, lors de la mort de son père en 1876. M. P. a fait de nombreux voyages en Russie, en Amérique, en Égypte, etc. ; en 1868 il a pris part avec le 37rae régiment d’infante rie des États-Unis à une expédition contre les Sioux. Pendant la guerre de 70-71, il a servi dans le corps-franc du commandant Fery d’Esclands.

Grand amateur de sport et d’histoire naturelle il a été l’un des fondateurs et longtemps un des administrateurs du Jardin d’acclimatation de Paris; il a introduit en France les Expositions canines et donné une impulsion nouvelle au réveil de la fauconnerie que pratique aujourd’hui en France un certain nombre d’amateurs. Membre de plusieurs sociétés savantes, membre du Conseil de la Société d’acclimatation de France, délégué de la Société impériale d’acclimatation de Russie, membre correspondant de la Société Royale Zoologique d’Angleterre, M. P. a collaboré à de nombreuses publications et journaux de France et d’Angleterre; il a été notamment le correspondant spécial du Field. U a publié une traduction du « Traité pratique des maladies des yeux » de Wharton Jones; « L’Acclimatation en Russie » ; « La Fauconnerie en France et en Angleterre à notre époque » ; « La crise du colon en Angleterre » ; « Les Expositions de chiens en Angleterre » ; « La première Exposition de chiens en France»; « La Vénerie française à l’Exposition de 1865 » ; « Les Colins », histoire naturelle des perdrix d’Amérique; « Rapport sur les races canines à l’Exposition universelle de 1867 » (travaux du jury); « Les invités du Khédive », voyage en Égypte; traduction en anglais du « Traité du Comte Lecoulteux de Canteleu sur les Races canines » ; « Chez les Peaux-Rouges », scènes de la vie des mineurs et des Indiens de la Californie d’après Joaquin Miller; « Les Fêtes d’Arles », discours pour l’inauguration du monument à Amédée Pichot à Arles.

Picon (Hyacinthe-Octave), romancier et critique espagnol, né, à Madrid, en 1853, se développa dans 1 atmosphère des idées libérales qui amenèrent la Révolution de 1868. Après avoir terminé en 1873 ses études de droit, il se fit connaître par des articles littéraires et des critiques d’art; il fut l’un des premiers en Espagne à se déclarer partisan d’un naturalisme tempéré et soumis aux conditions spéciales de la langue castillane. En 1877, il publia d’abord dans la Revista de Espana, et ensuite en un volume quelques « Notes pour servir à l’histoire de la Caricature ». Simple compilation en ce qui se rapporte à l’antiquité et à l’étranger, ce travail est, pour ce qui concerne l’Espagne, complètement original et le premier qui ait été écrit sur ce sujet dans la péninsule, où il obtint un véritable succès. En 1878, M. P. envoya de Paris au premier des journaux espagnols, El Impartial , des lettres remarquées sur l’Exposition universelle. En 1882, il fît paraître son premier roman « Lazaro », histoire d’un jeune prêtre qui, converti aux idées modernes, abandonne la carrière ecclésiastique. « Lazaro », en général grandement loué, surtout à cause de sa forme littéraire très soignée, fut ardemment combattu par le parti catholique. M P. publia en 1884 :

« La Hijastra del amor », titre intraduisible en français qu’on pourrait peut-être essayer de rendre ainsi: La femme tombée qui devient la victime de l’amour, par la faute des personnes qui l’entourent et des circonstances au milieu desquelles elle vit. En 1885, il publia: « Juan Yulgar », incarnation de toutes les médiocrités. Dans le volume qui porte ce titre se trouvent, avec Juan Vulgar, quelques contes et nouvelles parus dans les principaux périodiques de Madrid; plusieurs ont été traduits en français et publiés dans le Temps et la Revue moderne. En 1887, et M. P. publia son principal roman, qu’on pourrait appeler son chef-d’œuvre: « El Enemigo », (L’Ennemi), dans lequel il a magistralement personnifié le fanatisme clérical, qui en Espagne commence par détruire la famille et finit par ensanglanter le pays. Cette maîtresse-œuvre, dans laquelle le sujet a été franchement abordé et admirablement développé à travers des scènes pleines de vie, de fraicheur, d’émotion communicative, d’énergie et de couleur, fut aussi mal accueillie que possible par la presse cléricale espagnole; certains journaux n’en dirent même pas un traître mot, ce qui fut très commenté, cette hostilité du silence n’étant pas dans les mœurs littéraires de l’Espagne. Une traduction française de « El Enemigo » par M. Julien Lugol sera prochainement publiée à Paris. M. P. a été tour-à-tour secrétaire et viceprésident de la Section de littérature à l’Athénée de Madrid, la plus célèbre association littéraire et scientifique de l’Espagne. En dehors des qualités de modernisme qu’il recherche, la principale ambition de M. P. est d’être considéré comme un des écrivains qui ont le plus souci de la forme et qui s’efforcent de lui conserver sa beauté comme à la langue sa pureté. C’est un styliste, mais c’est aussi un observateur et un penseur. Ses critiques dramatiques sont très appréciées. En 1884, il écrivit et fit discuter à l’Athénée un mémoire sur l’art dramatique contemporain, dans lequel il cherchait à mettre d’accord la tradition de l’Espagne du siècle d’or avec les nécessités du naturalisme poétique qu’il défend dans ses critiques. Sous le Gouvernement de la République de 1878, M. P. fut attaché au Ministère des Colonies. Lorsque la réaction bourbonnienne fut victorieuse, il se démit de ses fonctions, et depuis lors il n’a jamais joué de rôle politique, bien qu’il soit toujours resté républicain. Peintre de mœurs et véritable artiste, M. P. est l’un des jeunes écrivains qui, avec MM. B. Perez Galdôs, José Maria de Pereda, Mine Ernilia Pardo Bazân, Armando Palacio Valdés, S. Rueda, etc., font le plus d’honneur et donnent le plus d’éclat à la littérature espagnole contemporaine.

Picqué (Camille), numismate et historien belge, né, à Bruxelles, en 1834. Membre de la Société belge de numismatique, M. P. a surtout

prodigué ses savantes études dans la Revue belge de numismatique , organe officiel de cette Société; on trouve cependant encore quelques articles de lui dans la Revue trimestrielle , la Revue de Belgique, V Illustration nationale , etc. Pour la « Patria Belgica », il a écrit 1’ « Histoire de la monnaie en Belgique depuis l’époque antéromaine jusque dans les temps modernes », Bruxelles, 1875, et pour un autre grand ouvrage collectif, « L’Art ancien à l’Exposition national belge de 1880 » ; le chapitre consacré aux « Médaillons et Médailles des anciennes provinces belges », Bruxelles, 1881. On a encore de M.

P. des catalogues de collections; une « Vie de Philippe de Commines », couronnée en 1863 par l’Académie royale de Belgique; une curieuse étude intitulée : « Pichegru cherchant femme par la voie des journaux », Bruxelles, 1868; et quelques notices moins importantes. Il est conservateur du Cabinet de numismatique à la Bibliothèque royal de Bruxelles.

Pictet (Paul-Edmond), publiciste suisse, ancien attaché à la Légation de Suisse en France, licencié en droit, licencié ès-sciences sociales, né, le 23 mars 1862, à Genève. Il fit ses études de philosophie à l’Université de Genève, puis celles de droit aux Universités de Heidelberg, Leipzig et Genève. En 1886 et 1887 attaché à la Légation de Suisse à Paris. Depuis 1887 établi comme journaliste à Berne. Correspondant du Journal de Genève et de la Gazette diplomatique , il a publié: « Le traité franco-suisse d’établissement du 23 février 1882 », Genève, 1889.

Piedagnel (François- Alexandre), né, à Cherbourg (Mauche), le 27 décembre 1831. Nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1862 « pour « son courageux dévouement pendant une vio- « lente épidémie de fièvre jaune, qui a sévi à « bord du Tonnerre , dans le golfe du Mexique ». M. P. était alors l’officier d’administration de ce bâtiment de l’État. Ayant quitté la Marine pour raison de santé, il se fixa à Paris où il devint l’ami et le secrétaire de Jules Janin. Les principaux ouvrages de M. P. sont par ordre de production : « Les ambulances de Paris pendant le Siège », Paris, Librairie générale, 1871, 2e éd. 1872; « J.-F. Millet, souvenirs de Barbizon », id., Cadart, 1876, nouv. éd. 1888; « Avril », poésies, id., Liseux, 1877; « Un Bouquiniste parisien: Le Père Lécureux, précédé des Joies du Bibliophile », id., Rouveyre, 1878; « Hier », poésies, id., Motteroz, 1882; « Jules Janin », (3 éd.), éd. augmentée, Paris, Fischbacher, 1884, (la 1er éd. a paru chez Jouaust, en 1874, la 2e, augmentée, chez Fischbacher, 1886) « Jadis, souvenirs et fantaisies », Paris, Liseux, j 1886. M. P. a publié, en outre, avec introduc- j tions, notices et notes, des éditions de luxe de | « Paul et Virginie », Liseux ; du « Voyage autour de ma chambre », Quantin; de la « Chaumière indienne »; des « Lettres portugaises »;*

du « Diable amoureux »; des « Lettres de Mademoiselle Aïssé »; des « Contes et Poésies diverses d’Hégésippe Moreau » ; de la « Chercheuse d’esprit » ; des « Œuvres choisies de Dorât », Librairie des bibliophiles ; des « Œuvres de Régnard », Lemerre, etc. M. P. collabora au Parnasse contemporain , au Tombeau de Théophile Gautier, à Ailes et Fleurs (illustration de Giacomelli, in-folio), aux Miscellanées biographiques, et à plusieurs autres revues et journaux répandus de Paris et des départements. M. P. est membre de la Société des gens de lettres depuis 1874; deux fois lauréat de l’Académie Française.

Pielil (Charles), égyptologue suédois, professeur à l’Université d’Upsala et conservateur du Musée égyptien qui en dépend, né, en 1853, à Stockholm. De 1862 à 1868, élève de l’Ecole de St.-Clara; de 1868-72, élève au Gymnase de Stockholm. En 1872, admis étudiant à l’Univei’sité d’Upsala. Il a passé l’examen de candidat en philosophie en 1876, et l’examen de licencié en philosophie en 1881. Docteur en philosophie (1881) ; professeur agrégé (1881) ; conservateur du Musée égyptien (1889). Il a fait des voyages en Italie et en France pour étudier les collections égyptiennes de ces pays (1878-79) ; a trois fois visité l’Égypte (1882-1883, 1883-1884, 1887-1888) ; a visité la Haute-Égypte toutes les trois fois, la dernière à bord d’un dahabijeh. Tous ces voyages en Égypte ont été entrepris par subvention publique (de l’Université ou de l’État). Il a eu le prix de la Faculté de philosophie, pour sa dissertation (1881), et le stipendium du roi Oscar II pour son ouvrage sur le Papyrus Harris (1886). Membre honoraire de la Société biblique de Londres; d’ailleurs membre de plusieurs sociétés savantes indigènes ou étrangères. Nous avons de lui: « Petites études égyptologues », dissertation académique, Vienne, 1881; « Dictionnaire du Papyrus Harris », n. 1 du British Muséum, Vienne, édit. Henrichs Leipzig, 1882; « Inscriptions Héroglyphiques copiées en Europe et en Egypte », id., id., 1886-87 ; « Nouvelles série d’inscriptions hiéroglyphiques », 2 vol., dont le 1er est fait et comprend 150 planches, le 2e est sous presse, id., id. Un grand nombre de mémoires égyptologiqnes (surtout relatives au dictionnaire et à la grammaire) dans la Zeitschrift für agyptische Sprache, Berlin, années 1879-81, 1882-1888; dans le Recueil de travaux relatifs h la philologie et a V archéologie égyptienne , Paris, vol. I-IV, VII, VIII; dans le Muséon de Louvain, 1882-84, 1886; dans les Proceedings of the Society of Biblical Archeology, Londres, vol. IX, X, et dans beaucoup d’autres journaux étrangers ou suédois. Il a publié en suédois une série d’articles populaires sur l’égyptologie ainsi que des impressions de voyage sur l’Égypte moderne.

Pierantoui (Auguste), jurisconsulte italien,

professeur de droit international à l’Université de Rome, ancien Député, Sénateur du Royaume, né, à Chieti (Abruzzes), le 24 juin 1840. Il commença ses études classiques dans sa ville natale sous les pères Scolopii ; les interrompit en 1854 et les reprit à Naples en 1856; en 1860, il s’enrôla sous les drapeaux de Garibaldi et après la bataille du Volturno fut employé au Ministère de l’Instruction publique à Naples d’où il fut appelé à Turin comme secrétaire aux bureaux ministériels. MM. Matteucci et Mancini le nommèrent leur secrétaire particulier et après avoir publié des ouvrages « Su la pena di morte », et « Il progresso del diritto pubblico e delle genti », il fut envoyé (1865-66) à l’Université de Modène pour y enseigner le droit international. Mais M. P. quitta bientôt la chaire pour l’uniforme et prit part (1866) aux beaux combats donnés par le général Medici dans le Trentin. La paix signée, il reprit l’enseignement, ce qui ne l’empêcha pas de publier plusieurs volumes. Citons: « La storia degli studi del diritto internazionale », 1869, dont il y a aussi une traduction allemande; « La Chiesa cattolica nel diritto comune », 1870; « I fiurni e la Convenzione internazionale di Mannheim » ; « La revisione del Trattato di Parigi »; « Gli arbitrati internazionali ed il Trattato di Washington » : « La quistione internazionale dell’Alabama »; « Le incompatibilité del Codice toscano col diritto pubblico nazionale » ; « L’elogio di Pellegrino Rossi », trois éd. En 1870, il fut nommé à la chaire de droit international à l’Université de Naples. Il publia ensuite le premier volume du « Trattato di diritto internazionale » ; un volume intitulé: « Giuramento, storia, diritto, politica », que M. Laveleye jugea l’ouvrage le plus complet sur ce sujet. Suivirent les mémoires suivants: « Il diritto internazionale civile nel Codice francese e nell’italiano » ; « La capacité delle persone morali straniere nel diritto pubblico internazionale » ; « La prova delle leggi straniere » ; un volume remarquable « La pena di morte negli Stati stranieri » ; divers rapports, dont l’un en français « Le prix maritime dans l’école italienne » ; « Dell’insegnamento nazionale », Rome 1887; « Il senato e le leggi sociali », id., 1886; « L’ordinamento dei ministeri », id., 1888; « Per la liberté di rappresentazione delle opéré (Sonzogno contro Ricordi) », Milan, 1889; « Sul duello », Rome, 1888; « L’incident consulaire de Florence », id., 1888; « Délia nullité del testamento », id., 1886. Député pendant quatre législatures, il entra au Sénat en 1883. En 1885, il prit part comme délégué italien é la Conférence internationale de Paris pour un traité sur la navigation libre du Canal de Suez et la même année il fut nommé docteur honoris causa de l’Université d’Oxford. Comme Sénateur, M. le prof. P. n’a pas démenti les espérances qu’on avait conçues de lui comme

député et ses discours sur des sujets de jurisprudence et d’instruction publique en font foi. M. le prof. P. a plusieurs décorations étrangères et a le grade de colonel dans la Milice territoriale.

Pierfltte (l’abbé Marie-Charles), né, à Belmont-sous-Darney (Vosges), joli petit village de l’ancien Duché de Lorraine, le 15 février 1847. Ses parents, Simon Pierfitte et Catherine Petit, sans être favorisés de grandes richesses, donnèrent à leurs trois fils, mais surtout au jeune Charles, une éducation distinguée. Les goûts de l’enfant l’inclinèrent d’abord vers les arts, et ses essais dans la peinture sont presque des chefs-d’œuvre. Plus tard, l’esprit sérieux du jeune ecclésiastique prit une autre direction. Vicaire de M. Chopiot, curé-doyen de Vittel (Vosges), son compatriote et son ami, l’abbé P. marchant sur les traces de son curé, consacra ses loisirs à l’histoire, réunit une collection de livres rares, de précieux manuscrits et publia successivement: « Vie de l’abbé Clerc, missionnaire »; « Notice sur l’abbé Thévenot »; « L’acte de naissance de l’Instruction primaire en Lorraine », extrait de l’Association française pour l’avancement des sciences, Congrès de Blois, 1884; « L’abbé Chopiot, curé de Vittel »; « M. l’abbé Hadol, curé de Mattaincourt » ; « Le Collège de Rambervillers et M. l’abbé Morel ». Entre temps, l’abbé P. a publié dans les organes de l’Est de bons travaux d’art et d’histoire. Ses articles du Vosgien (journal d’Épinal) sur « Pierre Fourier et l’Instruction primaire », furent très remarqués. Un bon juge, M. Lamy, député du centre gauche, les trouvait fort importants, et félicitait l’auteur d’être « un journaliste par tempérament ». Les études historiques de l’abbé P. n’étouffèrent pas entièrement son attrait pour les arts. Aujourd’hui encore, il crayonne volontiers, et dans le presbytère de sa coquette paroisse de Portieux (Vosges), gracieusement assise sur les rives de la Moselle, il vit au milieu de meubles antiques et d’une riche galerie de bons tableaux.

Piergili (Joseph), homme de lettres italien, né, en 1843, à Cingoli, dans la Marche d’ Ancône, étudia au Gymnase de son pays natal, se perfectionna à VIstituto di studi superiori de Florence. Nommé professeur et directeur du Gymnase de Recanati, il s’occupa beaucoup de tout ce qui se rapporte au le grand poète Leopardi. Il inséra d’abord au Bibliofilo une description de la Bibliothèque Leopardi à Recanati en août 1880 et à la Nuova Antologia : « Il tentativo di fuga'di G. Leopardi dalla casa paterna »; nous avons encore de lui : « Lettere scritte a Giacomo Leopardi dai suoi parenti »; « Favole di tre autori toscani: Crudeli, Pignotti e Clasio », éd. diamant, Florence, Barbèra, 1886; « Nuovi documenti e scritti intorno alla vita di G. Leopardi », id., Le Monnier, 1889, deux

éd.; « Poesie minori di G. Leopardi », éd. diamant, id., id., id. ; «Poesie scelte di V. Monti, con commenti », id., Barbèra, id. ; sous presse:

« Epistolario di Giacomo Leopardi, riordinato, accresciuto e corretto », 3 vol. Enfin, des essais fort remarquables : « Il foglio azzurro ed i primi romantici », dans la Nuova Antologia , 1886 ;

« Dell’alta polizia austriaca al Gabinetto di G. P. Viesseux », dans la Rivista Contemporanea, 1887.

Pierling (L.-P.), écrivain russe, appartenant à la Compagnie de Jésus, né, en 1840, à Saint- Pétersbourg, où il fit ses prémières études ; fréquenta l’Université d’Innsbruck et en 1870 obtint son doctorat en philosophie et en philologie au Collegio Romano. Ayant été par la suite nommé secrétaire du général de son ordre, il lui fut loisible d’étudier à fond les archives de Rome et de Venise et d’y glaner des documents précieux concernant les relations diplomatiques du Saint-Siège ave.c l’Empire de Russie et l’ancien Royaume de Pologne. Il condensa les résultats de ses recherches dans les ouvrages suivants: « La Sorbonne et la Russie (1717— 1747) », Paris, Leroux, 1882; « Antonii Possevini missio moscovite », id., id., 1882; « Rome et Moscou (1547-1579) », id., 1883; « Un nonce du Pape en Moscovie », id., 1884; « Le Saint- Siège, la Pologne et Moscou (1582-1587) », id., 1885; « Bathory et Popsvim, documents inédits sur les rapports du Saint-Siège avec les Slaves », id., 1885; « Le mariage d’un tsar au Vatican. Ivan III et Zoé Paléologue »,- id., Victor Palmé, 1887. Le rév. père P. a voyagé longtemps en Orient; il demeure maintenant à Paris, où il collabore à la Revue des questions historiques tout en préparant un livre qui portera pour titre : « Les Papes et les Czars au XVe siècle ».

Pieromaldi-Golfarelli (Mme Athénaïs-Zaïre), femme-poète italienne, née, à Rome, en 1854. Nous avons d’elle les contes et nouvelles suivants : « La famiglia del condannato » ; « Amore e vendetta » ; « Clemenza Isaura o la festa dei fiori in Linguadoca »; « Pochi versi », Florence, 1890.

Pieroni-Levantini (Joseph), écrivain italien, professeur à l’Ecole Normale des Jeunes Filles à Florence, est né, à Livourne, le 8 juin 1837. Il étudia d’abord sous les RR. PP. Barnabites, ensuite (1856-58) à l’Ecole Normale Supérieure de Pise. En 1860, il entra dans l’enseignement aux instituts techniques du Royaume. Nous avons de lui: « Versi », 1857-65; « Di un nuovo ordinamento delta scuole elementari comunali livornesi », 1868; « Délia vita e degli scritti di Carlo Bini », 1869; « Le vittime », 1870; « Scene del terremoto d’Orciano », 1874; « Nell’anniversario del 29 maggio 1848 », 1876; « Non è morto », 1878; « L’idea dell’unità nazionale nella storia e nella letteratura italiana » ; « Se-

lections », etc., etc.

Pïerron (Général), écrivain militaire français, officier-général, né, le 3 octobre 1835, à Moyenvie (Lorraine). Sorti avec le numéro premier de Saint— Cyr et nommé sous-lieutenant au 2e régiment de zouaves le 1er octobre 1857, il a pris part à la campagne d’Italie en 1859 et à celle du Maroc; puis à l’expédition du Mexique, où il a été blessé le 20 septembre 1864. Il a ete nomme capitaine le 19 décembre 1865 et choisi par l’empereur Maximilien pour son secrétaire et chef de son cabinet privé en 1865 et 1866. Il a visité les champs de bataille des Etats-Unis en 1867. Nommé officier d’ordonnance de l’empereur Napoléon III en 1869, il a pris part à la guerre contre l’ Allemagne en 18<0. Nommé chef de bataillon en 1871, il a épousé en 1874 la fille de Louis Veuillot, le rédacteur en chef du journal V Univers. Lieutenant-colonel en 1876, et choisi pour professer, a l’École de guerre lors de sa création, la strategie et la tactique, il fut choisi, en 1878, comme chef de la mission militaire française envoyé en Espagne pour suivre les grandes manœuvres de l’armée espagnole. Il a visité les champs de bataille de l’Espagne en 1870; de la Suisse en 1880; de la Belgique et de la Hollande en 1881 ; de 1 Italie en 1882; de l’Allemagne en 1880 et 1885 ; de la Russie en 1888. Il a publié en 1878 « Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XVIIIe siècle » qui a eu une 2e éd. en 1886. Nommé colonel en 1879 et général de brigade en 1884. Il a publié en 1887 un autre ouvrage militaire sous le titre de « Stratégie et grande tactique d’après les expériences des dernières guerres ».

Pierson (Allard), docteur en théologie, philosophie et belles-lettres, professeur d’esthétique, de l’histoire des Beaux-Arts grecs et romains, et de langues modernes, membre de l’Académie Royale des Sciences à Amsterdam, membre de de la Société d’archéologie chrétienne à Athènes, né, en 1831, à Amsterdam, étudia à l’Université d’Utrecht (1849-54), pasteur évangélique à Louvain en Belgique (1854-57), l’un des pasteurs de l’Église Wallonne à Rotterdam (1857-65) , donna sa démission et en rendit compte dans une brochure qui eut un grand retentissement, parce que l’auteur y avait émis des idées très radicales sur l’Église et son utilité dans la société moderne. Il se retira en Allemagne, et en 1869 il fut nommé professeur de théologie à l’Université d’Heidelberg, où il resta jusqu’en 1874. Trois ans plus tard, il fut nommé professeur à l’Université de sa ville natale. Nous avons de lui : « De Nominalismo et Realismo », 1854; « Bespiegeling, Gezagen Ecraring », 1855; « Rigting en Leven », 1863;

« Lavensbeschsuwing », 1875 ; « Wysgeerig Onderzoek », 1878. Plusieurs articles dans la Revue de Gids, 10 sermons, 1864 ; « Histoire du catholicisme jusqu’au Concile de Trente »,

4 vol.,, 1865-72 ; « De Bergrede etc. Critiques des témoignages sur le christianisme primitif, puisés dans les auteurs profanes des deux premiers siècles de notre ère » ; « De Profeten » ; « Studien over kalvyr I et II » ; « Verisimilia », critique du texte du Nouv. Test., publié conjointement avec M. S.-A. Naber; « Seestelyke V orouders I »; « Pastory in den vreunde », roman ; « Adriam de Mérival » ; « Intunis » ; « Orestin », tradution en vers ; « Poésies ».

Pierson (N. G.), économiste hollandais, né, à, Amsterdam, le 7 février 1839; depuis 1868 directeur et depuis 1886 président de la Banque Neei landaise. Professeur d’économie politique à l’Université d’Amsterdam de 1877 à 1884. Docteur en droit honoris causa (1875). Nous avons de lui: « Histoire de l’economie politique en Italie, du 16e au 18e siècle » ( Économiste , revue mensuelle); « Étude sur les Physiocrates » (id.); « Politique coloniale », un vol., 2me éd., 1877 • « Traite d’Economie politique », 1er vol., 500 à 600 pages, 1884 ; « Principes d’économie politique », ouvrage populaire, 2«>e éd., 1885. Plusieurs articles sur des matières de finances, sur la question monétaire, sur l’Irlande, la question sociale, etc., dans les revues De Gids et De Economist.

Pierstoff (Julius), écrivain allemand, professeur de Science d’État à l’Université de Jena, ne, le 9 mars 1851, a Lübeck, fit ses premières etudes au Gymnase de son pays natal, prit part à la campagne contre la France (1870-71), étudia ensuite le droit à l’Université de Leipzig et la Science d’État à celle de Munich, prit son habilitation à l’enseignement en 1875, à Goettingue, et en 18 <9 fut appelé comme professeur extraordinaire à l’Université de Jena, ou en 188o il fut nomme professeur ordinaire. On lui doit : « Die Lehre vom Unteruehmergewinn », Berlin, 1875; « Frauenbewegung und Frauenfrage », Goettingue, 1879. Ainsi que plusieurs articles, parmi lesquels nous citerons :

« Entwicklung der Tabaksteuer » ; « Gesetzgebung in Deutschland seit Anfang dieses Jakrhundert », parus dans le Conrad's Jahrb. der Nationaldk. und Statistik., vol. XXXIII, 1879*

« Ueber die Frauenfrage », pièce littéraire, parue dans la nouvelle série de Conrad , vol. VII, 1883 ; « Ueber die Bewegung der Fleisch- und Fettpreise in Deutschland seit dem Jahre 1852 und ihre Ursachen », voir: Journal f. Landwirtsch. vol. 28, pag. 501-579, 1880. Ses derniers articles ont paru dans le supplément III du Meyer1 s Conversation-Lexikon , et touchent aux plus vives questions de l’économie nationale.

Pietak (Léonard), jurisconsulte polonais, docteur en droit, professeur de droit à l’Université de Léopol (Lemberg), membre correspondant de l’Académie des Sciences à Cracovie, né, en 1841, à Przemysl (Galicie-Autrichienne). Après avoir terminé ses études au lycée-gymnase de

sa ville natale, il fit son droit à la Faculté de Léopol, où en 1867 il a été reçu docteur en droit, et en 1869 admis comme agrégé ( privat-Docent ) de droit commercial. Nommé en 1870 professeur extraordinaire de la même science, et en 1872 professeur extraordinaire du droit romain, il est depuis 1876 professeur ordinaire du droit romain et du droit commercial. Deux fois doyen (Decanus) de la Faculté de droit, il a été aussi deux fois recteur de l’Université. Outre quelques articles dans des publications périodiques spéciales, il a publié (en polonais) : « Qui doit être considéré comme commerçant selon le code général de commerce d’Allemagne, eu égard aux dispositions du code de commerce français », Léopol, 1871; « Des sociétés coopératives (à capital variable) selon la loi du 9 avril 1873, eu égard aux dispositions des lois obligatoires en Allemagne », id., 1874 ; « La bourse et les opérations de bourse au point de vue du droit autrichien », id., 1877 ; « Caractères essentiels des opérations de crédit et de leur invalidité selon la loi de juillet 1877 », Léopol, 1878 ; « Du projet de loi sur la, lettre de change pour l’empire de Russie », id., 1883 ; « Traité des successions à cause de mort en droit romain », id., jusqu’ici deux volumes, I, 1882 ; II, 1888. — En allemand : « Zur Lehre von der Pupillarstitution » (dans la publ. de Heidelberg, dite : Archiv für civilistische Praxis , vol. 58 et 59), 1875 et 1876.

Pietrograude (Jacques), épigraphiste et historien italien, né à Este. Nous avons de lui une quantité remarquable de brochures, d’opuscules et de discours d’occasion qui illustrent les souvenirs séculaires d’Este et des environs. Nous donnons les titres des principaux : « Saggio di patrie iscrizioni »; « Istituzioni Atestine »; « Iniziamento numismatico in Este » ; « Biagio Schiavo, cenni biografici » ; « Brevi cenni sullo stemma délia famiglia d’Este e del Comune d’Este » ; « Catalogo dell’Archivio délia magnifica Comunità d’Este » ; « Biografie estensi » ; « Notizie archeologiche d’Este » ; « Giuseppe Furlanetto e l’archeologia » ; « Di un Aquilifero délia legione IV macedonica » ; « Due pitture in Este » ; « Legioni romane e soldati délia V Urbana in Ateste » ; « Il Castello d’Este e i suoi vescovi », etc., etc.

Pietropaolo (François), homme de lettres et philosophe italien, né, le 13 avril 1854, à Tropea, près de Monteleone en Calabre; exerce au barreau. Nous avons de lui: « Poesie »; « Realismo nell’arte », 1885; « Studii sulla scienza dell’educazione », Rome, 1888; trois monographies : « Sugli scritti inediti del Galluppi » ( Ri vista di filosofia scientifica, 1887-88-89) ; « L’Università delle leggi délia morale e il concetto di libertà », id., 1887. Sous presse: « L’etica nella filosofia scientifica », et « Compendio délia Storia délia terra ».

Pietsch (Paul), littérateur allemand, docteur en philosophie, professeur de littérature allemande à l’Université de Greifswald, né, le 8 septembre 1849, à Breslau, y fit ses études (1870-75), et y fut nommé docteur en philosophie. De 1876 à 1878, il a été assistant à la bibliothèque universitaire de Breslau, et de 1879 à 1885 professeur libre de littérature allemande à l’Université de Kiel. Professeur ordinaire à Greifswald depuis 1885. Nous lui devons : « Ueber das Verwandtschaftsverhaltnis der oberfrankischen Dialekte des IX Jahrhunderts, I Vokalismus », publié dans la Zeitschr. f. deutsche Philol., VII vol. ; « Entwurf einer systematischen Darstellung der Schlesischen Mundart in Mittelalter von Heinrich Rückert », avec appendice contenant un modèle de langue Silésienne, Paderbonn, 1878 ; « Schlesische Denkmaler der deutschen Schrifttums im Mittelalter », Breslau, 1881 ; « Martin Luther nnd die hochdeutsche Schriftsprache », id., 1883 ; « Der Kampf gegen die Fremdwôrter », Berlin, 1887. On attend de lui la publication imminente de deux autres ouvrages très importants ayant pour titre : « Epistel vnd Ewangely teutsch. » ; « Die hochdeutschen Plenarien des 15 und 16 Jahrhunderts » ; « Ein Beitrag zur Geschichte der deutschen Bibelübersetzung vor Luther »; ainsi que la révision d’une édition critique de la version de la Bible de Luther pour l’édition des œuvres de Martin Luther qu’on publie à Weimar depuis 1883.

Pieyre (Adolphe), né, à Nîmes, le 27 août 1848, vint jeune à Paris pour y faire ses études au Collège Sainte-Barbe. En 1870, il s’engagea dans les francs-tireurs Lipowski qui prirent part à la belle défense de Châteaudun (18 octobre 1870), fut nommé sergent et cité à l’ordre du jour ; fut fait prisonnier à la bataille d’Orléans et fut interné à Thorn, d’où il s’échappa à travers mille dangers en Russie. En 1872, il prit part comme officier au 2me de Navarre à l’insurrection Carliste, et fut décoré à Estella et à Bilbao (affaire de Sommorostro) des croix de Charles III et de Charles VII. Rentré en France, il crée à Nîmes un journal royaliste et combat le Châtiment qui le conduit en Cour d’assises pour son enquête sur le 4 septembre dans le Gard. Il est acquitté. Il écrit dans la Gazette de Nîmes ; dans la Gazette du Bas-Languedoc. Il fait paraître chez Blériot un roman : « Débora la Bohémienne », puis plus tard la « Politique traditionnelle », brochure politique ; « L’Espagne » ; « La Société autrichienne », impressions d’un de ses voyages en Autriche. Nommé en 1875 conseiller municipal de Mîmes, il fit en même temps paraître plusieurs romans : « Le Capitaine de la Fayolle », Nîmes, Dubois; « Gilberte de Saint- Guilhem », Paris, Blériot, et un grand nombre d’articles dans le Figaro , le Gaulois , le Journal

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