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| colui ama », vers; « Pesci d’aprile », livre de polémique religieuse, séquestré par le Fisc, Parme, Battei ; « Motivi classici », id., id., 1889. Il collabora à la Rivista di filo sofia scAentifica de Morselli, et publia les ouvrages scientifiques suivants : « Le salse dell’Emilia. Saggio geologico », Reggio, Artigianelli, 1882 ; « L’individuo e la vita », id., id., 1883 ; « La classificazione delle scienze », Milan, Dumolard, 1884 ; « La massa, il moto e lo spazio », notes critiques sur la théorie atomo-mécanique, id., id., 1885; « La vita dei cristalli », esquisse d’une future biologie minérale », id., id., id. ; « La natura organica del carattere umano », faits pathologiques et inductions physiologiques, id., id., 1886 ; il travaille à un ouvrage essentiel : « La Scienza naturale del bello », dont il a publié deux essais : « Il problema estetico » et « L’Analisi estetica », chez Dumolard à Milan.
Pillon (François-Thomas), polygraphe et philosophe français, docteur en médecine, né, à Fontaine (Yonne), en 1830, fit ses études classiques au petit séminaire d’Auxerre, et ses études médicales à la Faculté de médecine de Paris. De 1850 au 2 décembre 1851, il collabora au Républicain de V Yonne , où il défendit, en divers articles, la constitution républicaine de 1848 contre les partis monarchiques. De 1858 à 1864, il collabora à l 'École Normale , journal pédagogique de M. Pierre Larousse, où il publia, sur divers sujets scientifiques, notamment sur l’histoire naturelle, des articles de vulgarisation, et par leçons successives, un « Traité de botanique ». De 1865 à 1877, il collabora au « Grand dictionnaire universel du XIXe Siècle », dont la partie philosophique lui avait été confiée par M. Pierre Larousse. Cette collaboration fut importante, surtout’ dans les six premiers volumes de cette encyclopédie. En 1867, il publia V Année philosophique (en collaboration avec M. Renouvier). Cette collaboration, qui fut interrompue par la guerre de 1870-71, forme deux volumes in-12° (1867-1868). Les études publiées par M. P. dans ces deux volumes sont: « La morale inductive et le principe d’utilité »; « La morale indépendante et le principe de dignité » ; « Les doctrines historiques au XIXe siècle » ; « Une nouvelle religion en Asie » ; « Les religions de l’Inde ». En 1872, M. P. fonda, avec M. Renouvier, la Critique philosophique, politique, scientifique, littéraire. Cette revue, qui a été hebdomadaire jusqu’en 1885, est devenue mensuelle à cette époque, depuis laquelle elle forme une nouvelle série qui est en cours de publication. La première partie contient 26 volumes grand in-8°, auxquels se joignent sept volumes de supplément trimestriel, consacrés, depuis 1878 jusqu’en 1885, sous le titre : « Critique religieuse », aux questions de philosophie religieuse. En 1878, M. P. publia, sous le titre de « Psychologie de Hume », la traduc-
tion du livre premier du « Traité de la nature humaine » de David Hume, précédée d’une introduction qui contient l’exposition et la critique de la psychologie associationniste de Hume (un vol. in-12°). La traduction a été faite par M. P. en collaboration avec M. Renouvier. L’introduction est de M. P. seul.
Piiiart (Louis-Alphonse), né, à Bouquinghem près Marquise (Pas-de-Calais), le 23 février 1852. S’étant vivement intéressé aux langues Orientales, et plus spécialement au chinois et au japonais, il se reudit à la Côte Nord-Ouest d’Amérique, où il visita plus spécialement l’Alaska et les îles Aléoutiennes afin d’y étudier les langues indigènes et d’en faire la comparaison avec les langues asiatiques. A son retour en France, la Société de Géographie de Paris lui décerna une médaille d’or (1873). En 1873-74, il se rendit dans l’Est de la Russie afin d’y étudier sur place les langues tartares. De retour en Amérique, il visita successivement l’Amérique du Nord, du Centre et du Sud, s’attachant surtout à l’étude spéciale et raisonnée de la langue américaine. Chargé de mission du Gouvernement français, il se rendit en 1877 à l’île de Pâques, et visita les principaux groupes de l’Océanie. Commissaire à l’Exposition Internationale de 1878, il retourna peu après en Amérique, où il visita plus spécialement le Mexique, l’Amérique Centrale et les Antilles, toujours à la recherche des populations indiennes. Il prépare en ce moment un ouvrage de linguistique générale américaine, où il s’efforce de prouver un classement rigoureux et scientifique des langues du continent américain et dispose la publication de plusieurs grammaires, dictionnaires, etc. des langues qu’il a recueillies, entr’autres de l’Aléoute, de l’Eskimo Occidental (Ranagmioute), du Koloche (Flinkit). Recueil des langues de la Californie, etc., etc.
Pinclierle (Salvator), professeur ordinaire d’algèbre et de géométrie analytique, et chargé des cours de géométrie supérieure à l’Université de Bologne, né, à Trieste, le 11 mars 1853. Il a suivi à Pise le cours de mathématiques de l’Université et de l’école Normale Supérieure, où il a pris le grade de docteur en 1874. Nommé professeur au Lycée de Pavie en 1875, il a obtenu au concours en 1877 une bourse de 3000 frs. pour suivre les cours d’analyse mathématique dans une Université étrangère (Berlin). Professeur extraordinaire d’algèbre à l’Université de Palerme (1880), de Bologne (1881-88), professeur ordinaire à Bologne depuis 1888. Membre correspondant de l’Académie Royale des Lincei depuis 1887, et membre honoraire de l’Académie Royale des Sciences de Bologne depuis 1888. M. P. est l’auteur de 46 mémoires et notes sur l’analyse mathématique, en particulier sur les séries de fonctions, les intégrales définies et les équations différentielles linéaires, publiés dans
les Annali di matematica, Acta mathematica , Compte-rendus de l’Académie des Sciences de Paris et de Stockholm, Rendiconti dell' Accademia dei Lincei , de Ylstituto Lombardo, Memorie delV Accademia di Bologna , etc. Il a publié, en outre, trois petits manuels de mathématiques élémentaires dans la collection Hoepli.
Pinches ( Théophile-Goldrige), assyriologue anglais, né, à Londres, en 1856. Son éducation première ne fut pas très soignée; mais la passion de la lecture s’empara de M. P. qui arriva bientôt à force de bons livres à s’occuper sérieusement des langues sémitiques et spécialement de l’assyrien. En 1878, il obtint la place d’assistant au British Muséum , et en 1881 il publia « Les premières inscriptions cappadociennes ». Nous avons de lui beaucoup de mémoires dont voici les principaux: Le cinquième volume de « Cuneiform Inscriptions of Western Asia » ; « Guide to the Nimrood Central Saloon »; « Tablets relating to Householding and the Law of inheritance »; « Babylonian Crestomathy ». Enfin, de remarquables insertions aux Transactions and Proceedings of the Biblical Society , à la Royal Asiatic Society , à la British Archeological association , Zeitschrift fur Keilschr i ftfo r s chu n g , Z. f. Assyriologie, The Babylonian and Oriental Record , The Records of the Past, etc., etc.
Pincltetti (Pierre), écrivain italien, qui s’est tout spécialement occupé du tissage de la soie, né, à Corne, le 26 décembre 1838. Il a étudié à Lyon; il est maintenant professeur à l’Institut Technique de Corne depuis 18 années; il y enseigne le tissage de la soie. Œuvres : « La condizione dell’industria serica in Europa », 1870;
« Dizionario-Guida allô studio délia tessitura», Corne, Ostinelli, 1871; « Industria serica in Como », id., id., id.; « La seta e le stoffe di seta corne erano rappresentate alla Mostra universale di Vienna », id., id., 1873; « Corso teorico-pratico per la fabbricazione delle stoffe di seta », id., id., 1874-77 ; « La liberté commerciale nei suoi rapporti colla tessitura serica », id., id., 1877.
Pinelli (Louis-Pompée), poète italien, professeur de littérature au Lycée d’Udine, né, le 8 mai 1840, à Sant’Antonino, près Trévise ; étudia au Séminaire de cette dernière ville; en 1858 au Lycée Sainte-Catherine de Venise; interrompit ses études l’année suivante pour prendre part à la guerre de l’Indépendance comme simple soldat. Il reprit le cours de ses études à Pavie, à Turin, à Milan et à Pise et publia :
« Dolori e speranze », vers, 1860; « L’Italia pretesca e ciarlatanesca », Milan, 1867; « Affetti e pensieri », Udine, 1869; « Discorso intorno a Vittorio Alfieri », id., 1870; « Vita intima », Milan, 1876; « Poesie minime », Bologne, 1880.
Pininski (le Comte Léon), jurisconsulte autrichien, professeur de droit romain à l’Université de Lemberg, né, le 8 mars 1857, à Lem-
berg (Léopol), fréquenta le Gymnase à Jarnopol (Galicie), l’Université à Lemberg, Leipzig, Berlin et Vienne; docteur en droit en 1879, membre du Parlement d’Autriche en 1888; membre de la Commission parlementaire permanente pour la codification du Code pénal, et un des rapporteurs de cette Commission en 1889. Nous avons de lui, en allemand: « Thatbestand des Sachbesitzerwerbes (acquisition de la possession en droit romain) », I vol. en 1885, II vol. en 1888, ouvrage contenant une nouvelle théorie sur l’acquisition de la possession et sur la volonté du possesseur, Leipzig, Dimcker et Humblot; en polonais: « Études sur l’Opéra moderne et l’influence de Richard Wagner », 1884; « Le Parsifal de Richard Wagner », 1884 ; « Études sur la peinture moderne à propos des expositions récentes ». Ces essais parurent dans les journaux de Galicie, Czas et Gazeta Lwowska, en 1883, 1885 et 1887.
Pinner (Adolphe), chimiste allemand, docteur en philosophie, professeur de chimie pharmaceutique à l’Université de Berlin, membre du Patentamts, né, le 31 août 1842, à Wronke, province de Posen; il étudia à Berlin et en 1871 devint prof, libre de chimie à l’Université de Berlin. Depuis 1878, il est prof, extraord. de chimie à l’Université de cette métropole. Nous lui devons: « Repertorium der Chemie », 8e éd., Berlin, Robert Oppenheim, 1888-89; « Gesetze der Naturerscheinung », Leipzig, Freytag, 1888; ainsi qu’une foule d’articles très intéressants parus dan s les Beriehten der deutschen chemischen Gesellschaft, et dans les Liebig's Annalen der Chemie.
Pinto (Alexandre-Albert da Rocha Serpa), explorateur africain de nation poi'tugaise, né, le 20 avril 1846, à Tendais (province de Douro), fut élevé à l’École Royale Militaire de Lisbonne; il en sortit sous-lieutenant en 1864 et après avoir servi avec honneur dans les possessions portugaises d’Afrique, il traversa le Continent Noir de Benguela à Dourban en 1877-79. De retour en Europe, il publia: « How I crossed Africa », Londres, 1881 , ouvrage qui fut traduit en plusieurs langues et qui parut en portugais en même temps qu’en anglais. M. le major S. P. dernièrement s’est trouvé le héros de l’incident anglo-portugais du Shire, incident résolu par voie diplomatique en 1890.
Pinto (Jules-Laurent), homme politique portugais, né, en 1842, à Porto, étudia à l’Université de Coïmbre, et depuis 1864, a occupé plusieurs places dans l’administration qu’il quitta pour cause politique en 1871. Il devint alors collaborateur du Commercio do Porto , inséra plusieurs essais aux Matinées espagnoles de Mrae Rattazzi et à la Rivista de estudos livres. En librairie : « Margarida », roman de mœurs contemporaines, Porto, 1879 ; « Vida attribulada », id., 1880; « Senhor deputado », id., 1882; « O