‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 165 sur 496 · POE · texte numérisé non relu

POE

di commercio di Mantova », 1884; « Lo statuto dell’Università maggiore dei Mercanti di Mantova », 1887, plusieurs études historiques dans les Atti dell'Accademia Virgiliana et dans l'Archivio Storico lombardo. Depuis 1882 M. P. soigne l’édition complète des œuvres macaroniques de Merlin Coccai, imprimée par sMondovi de Mantoue

Portis (Alexandre), naturaliste italien, professeur de géologie à l’Université de Rome, est ne, à Turin, le 17 janvier 1853, a étudié à 1 Université de Turin, où il fut reçu docteur es— sciences naturelles en 1875, à Goettingue (1875-77), à Munich (1877-78), à Bâle (1878), à Paris (1879), époque où il fut nommé professeur libre de paléontologie à l’Université de Turin. Ce jeune savant a reçu de son gouvernement des missions importantes, et a publié une quantité remarquable de mémoires dont nous donnons la liste complète: « Ueber fossile Schildkrohten aus den kimmeridge von Hannover », Paleontographica , Cassel, 1878; « Ueber die Osteologie von Rinoceros Merekii, und über die diluviale sâugetbier. Fauna von Zanbacb », id., id., id. ; « Di alcuni fossili terziari del Piemonte e délia Liguria appartenenti al- 1 ordine dei cbelonii », Mémoires de la Royale Académie des Sciences de Turin, 1881 ; « Intorno ad alcune impronte eoceniche di vertebrati, recentemente scoperti in Piemonte », id., 1879;

« Sui terreni stratificati di Argentera », id., 1881 ; « Nuovi studi sulle tracce attribuite al- 1 uorno pliocenico », 1883; « Nuovi cbelonii fossili del Piemonte », id., id. ; « Il Cervo délia Torbiera di Trana », id., id. ; « Il Calcare del monte Tabor, Valle di Susa », id., id. ; « Contribuzioni alla ornitologia italiana », id., 1884 et 1887; « Catalogo ragionato di Talassoteri fossili nei terreni terziari del Piemonte e délia Liguria », 1885 ; « Appunti paleontologici », id., id. ; « Bibliographie géologique et paléontologique de lTtalie », Bologne, Zanichelli, 1881;

« Guide aux collections de l’Institut géologique de Bologne », id., Fava e Garagnani, id.; « Les cbeloniens de la molasse Vaudoise conservés dans le Musée géologique de Lausanne » (Mémoires de la Société paléontologique suisse), Genève, 1882 ; « Carta geologica delle Alpi marittime tra il Monteviso e la Contea di Nizza », 1883 ; « Carta geologica délia regione Collina compresa in Provincia di Torino », id. ; « Sulle condizioni geologicbe délia collina di Torino », Turin, 1885 ; « Sulla vera posizione del calcare di Gassino nella collina di Torino » (Bollettino del Regio Com. Geol. d’Italia ), Rome, 1886; « I Cbelonii quaternari del bacino di Leffe in Lombardia », id., 1887 ; « Sui terreni attraversati dal confine franco-italiano nelle Alpi Marittime », id., id., 1888 ; « Sulla scoperta delle piante fossili carbonifère di Viozène nell’Alta \ aile del Tanaro », id., id., 1S87 ; « Sui modo

di formazione dei conglomerati miocenici délia Collina di Torino », id., id., 1888 ; « Nuove localité fossilifère in Val di Susa », id., id., 1889; « Di alcuni gimnodonti fossili italiani », id., id., id. ; « Letture di storia naturale per le scuole elementari di Roma », Rome, Loescber, 1889; « Gli ornitoliti del Valdarno Superiore, ecc. », id., 1890.

Posada-Arango (André), médecin, naturaliste et écrivain colombien, né, à Medellin, en février 1839, fut reçu docteur à l’Université de Bogota en novembre 1859, et servit à l’armée nationale comme chirurgien et prit part aux batailles de Segovia, Soubachoque, Ousaquen et à la defense de Bogota. De 1868 à 1871, il voyagea en France, Angleterre, Espagne, Suisse, Italie et Palestine, et à son retour fut nommé professeur de sciences naturelles à l’Université de Medellin ; il exerce aussi avec succès la médecine. M. P.-A., qui est membre de plusieurs Sociétés savantes d’Europe et d’Amérique, a publié : « Viaje de America à Jérusalem, tocando en Paris, Londres, Roma y Egipto », 1869 ; « Lecciones de Astronomia » ; « Mémoire sur le poison des rainettes des sauvages du Chaco », 1869 ; ^ « Essai ethnologique sur les sauvages de l’État d’Antioquia en Colombie », 1871. Nous avons aussi de lui beaucoup d’articles scientifiques épars dans les revues et journaux suivants : La Caritad, La Societad, El papel periodico , El pabellon medico , Les Archives de médecine navale, L'abeille médicale, La Gazette des Hôpitaux , Le Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales.

Poteliin (Alexis) , romancier russe, né en 1829. Nous avons de lui plusieurs nouvelles, entr’autres : « Les amusements d’une petite ville » ; « La paysanne de Kazan » ; « Frère et sœur » ; « Le noble pauvre » ; « Près de l’argent »; « La malade »; « Les jeunes désertions » ; « Les sangsues du peuple dans la campagne »; « Ivan et Marie »; « La gâtée »;

« Les enfants du peuple » et le drame « Près de l’argent », tiré du roman du même titre.

Potter (Agatbon-Louis de), publiciste et médecin belge, né, à Bruxelles, le 11 novembre 1827. Il collaboré aux journaux suivants : Le Crédit à bon m,arché (Bruxelles), La Gazette de Mons (id.), L' Observateur belge (id.), L'organe de Mons (id.), La Revue trimestrielle (id.), La Tribune du Peuple (id.), Le Peuple (id.), La voix de l'Ouvrier (id.), La Chronique (id.), La Revue de Belgique (id.), La Philosophie de l'avenir (id.), L'Ordre social (Paris et Zurich), La Tribune (Bordeaux), La Société nouvelle (Bruxelles). M. A. de P. a publié les ouvrages suivants : « La Science sociale, d’après Colins et de Potter », brochure (épuisé); « Du Paupérisme », brochure (épuisé); « La Logique », brochure; « La connaissance de la vérité », brochure; « Qu’estce que la guerre et la paix? », examen de l’ou.

vrage de Proudhon sur la guerre et la paix, brochure ; « De la propriété intellectuelle et de la distinction entre les choses vénales et non vénales. Examen des Majorats littéraires de P.-J. Proudhon », brochure ; « De l’instruction obligatoire comme remède aux maux sociaux. Mémoire soumis à l’examen de l’Académie royale de Belgique », 1 vol., in-12°; « Economie sociale », 2 vol., in-12°; « M. Poulin et le socialisme rationnel », brochure ; « Résumé de l’économie sociale d’après les idées de Colins », 1881 ; « La propriété foncière individuelle absolue et la propriété foncière collective sociale, réfutation de M. P. Lenty-Beaulieu », 1882; « La peste démocratique », 1884.

Potvin (Charles), l’un des plus vigoureux esprits et des meilleurs prosateurs de la Belgique contemporaine, et le plus grand de ses poètes. Né, à Mons, le 2 décembre 1818, M. P. a consacré toute sa vie à la libre-pensée, à la démocratie et aux lettres; il est aujourd’hui conservateur du Musée Wiertz, à Bruxelles, professeur d’histoire générale des lettres et d’histoire des lettres en Belgique aux cours publics organisés par la municipalité de cette ville ; membre de l’Académie royale de Belgique, de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, etc. Ancien directeur de la Nation (1850), fondateur de la Belgique démocratique (1850) et des Tablettes de V ouvrier (1852), l’un des directeurs-fondateurs de la Revue de Belgique (1869), il a écrit, en outre, dans la Tribune, le National , la Gazette de Mons, le Précurseur, le Télégraphe , le Bulletin du bibliophile belge, la Revue trimestrielle , la Revue Britannique, la Revue universelle, la Revue de France , la Revue de Paris, la Revue philosophique et religieuse, la Libre- Recherche, la Religion laïque , le Journal des jeunes mères de Paris, etc.; l’on trouve encore des études et des poésies de lui dans les Bulletins de la Libre-Pensée de Bruxelles, de la Ligue belge de l’enseignement, de la Commission d’histoire dans les Bulletins et Y Annuaire de l’Académie royale de Belgique, dans les Comptes-rendus des Congrès, et il est peu d’auteurs belges dont les œuvres aient été aussi fréquemment récompensées dans les concours, dont les meilleures pages aient été aussi souvent reproduites dans les chrestomathies et traduites à l’étranger. Nous n’avons point la prétention de dresser ici la liste complète des publications de M. P.; bornons-nous aux indications essentielles. Au poète, on doit surtout un début anonyme, « Poésie et amour », Bruxelles, 1838; un pastiche publié en 1848, « Béranger à Manuel », et qui fut attribué en effet au chantre de Lisette; des recueils intitulés : « Poèmes politiques et élégiaques », Bruxelles, 1849, « Le chansonnier belge », id., 1850, « Satires et poésies », id., 1852, « Marbres antiques et crayons modernes », id., 1862, « Pa-

trie », id., id., « En famille », id., 1862-1872, « L’art flamand », id., 1867, « Les contes de Mrae Rose », Verviers, 1879 (anonyme), « Essais de poésie populaire », id., id. (en collaboration avec F. Frenay) ; le « Roman du Renard », mis en vers, id., 1861; et des poèmes remarquables: « La Vapeur », id., 1854, «Le Soleil », id., 1855, « La Belgique », id., 1859, « La patrie de 1830 », id., 1880. L’auteur dramatique nous a donné des drames superbes comme « Jacques d’Artevelde », « Les Gueux », « La mère de Rubens », et des comédies exquises comme « L’homme de génie » : on trouvera ses meilleures pièces dans les « Essais de littérature dramatique », qu’il a fait paraître à Bruxelles en 1880. Le démocrate, le libre-penseur, le philosophe se retrouve dans une suite de brochures pleines de force publiées à partir de 1846 et signées tour-à-tour Un Béotien, Un Belge , Boni Jacobus ; dans « L’Eglise et la morale », Bruxelles, 1858-1859 (publié sous le pseudonyme Dom Jacobics ) ; dans « Le livre de la nationalité belge », id., id. (signé du même pseudonyme; une édition augmentée a paru en 1861 sous ce titre: « L’Europe et la nationalité belge ») ; -dans « Le jubilé du faux miracle », id., 1870 (signé Dom Liber et réimprimé deux fois; l’édition définitive date de 1874 et porte pour titre: « Le jubilé du faux miracle du Saint- Sacrement à Bruxelles ») ; dans les « Tablettes d’un libre-penseur », id., 1879 (signé Dom Jacobus) ; et jusque dans un excellent ouvrage populaire, « Du gouvernement de soi-même », Verviers, 1877. L’érudit, l’historien, le critique a édité pour la Société des bibliophiles belges les « Panégyriques des Comtes de Hainaut », Mons, 1862, la « Bibliographie de Chrestien de Troyes », id., 1863, et le grand poème même de celui-ci, « Perceval le Gallois », et pour l’Académie roj7ale de Belgique les « Œuvres de Ghillebert de Lannoy », Bruxelles, 1878; il a publié, « Albert et Isabelle », id., 1861 (un chef-d’œuvre resté malheureusement inachevé), « Nos premiers siècles littéraires », id., 1870, « Le génie de la paix en Belgique », id., 1871, « De la corruption littéraire en France », id., 1873 (livre qui fit grand tapage), « Les Artevelde », Verviers, 1885; et il a tracé un tableau complet de l’histoire des lettres en Belgique dans la « Patxûa Belgica » et dans un autre grand ouvrage collectif, « Cinquante ans de liberté », Bruxelles, 1880-1882. M. P. a concouru, en outre, par des préfaces, des études très-fouillées, à la publication de l’« Œuvre littéraire » d’Antoine Wiertz, 1869, de « La science de la paix » de Louis Bara, 1872, des « Œuvres choisies » de Max. Veydt, 1873, de « L’isthme américain » de Félix Belly, 1889. Enfin, avec sa seconde femme, née Louise Pfeiffer, il a fait paraître, sous le pseudonyme collectif de Guillaume

Chantraine (voyez ce nom) : « Le tournesol », Bruxelles, 1883; « Contes modernes pour enfants », id., id. ; « Quelques pages des maîtres conteurs allemands », Verviers, 1885. — M. P. a écrit un jour ces fières paroles, que ratifiera certes la postérité et qui seront la meilleure conclusion de cette notice: « J’ose dire que j’ai « mis dans mes œuvres une part de moi-même « et rien autre, cédant au besoin de vivre par « la pensée et le sentiment, dans mon pays et « dans mon époque ; de servir, de chanter la « famille moderne, la patrie et la civilisation « démocratique, sans avoir jamais en vue un « succès, un honneur ou un lucre ».

Pouget de Saint-André (Joseph-Henri), avocat français, né, à Paris, le 10 décembre 1858, membre de plusieurs sociétés savantes et avocat à la Cour d’appel à Paris, a publié: « La Colonisation de Madagascar sous Louis XV », Paris, librairie Challamel, 1886.

Pougin-Paroisse (François-Auguste-Arthur , connu sous le nom d’ARTHUR Pougin), historien et critique musical français, est né, à Châteauroux (Indre), le 6 août 1834, fils de comédiens de province qui voyageaient sans cesse pour l’exercice de leur profession, il commença dès Page de sept ans l’étude de la musique avec sa mère, et ne connut jamais d’autre professeur de solfège. En 1846, le jeune musicien entra au Conservatoire, où il suivit le cours de MM. Alard et Guérin. 11 trouvait encore le moyen de se livrer sans maître à certaines études littéraires. Il débuta, en 1859, par un travail historique :

« De l’origine de la gamme et des noms des sept notes qui la composent ». Ce travail fut suivi par une sérié d’études biographiques sur divers musiciens français du dix-huitième siècle: André Campra, Duri, Mouret, Mondonville, Martini, Délia Maria, Gresnich, Floquet, Dezèdes, Devienne, etc. En 1860, M. P. entra comme rédacteur politique k V Opinion Nationale qui venait de se fonder. Préoccupé surtout, en musique, de l’art français, il écrivit des livres importants sur Hameau, Boïeldieu, Adolphe Adam, Albert Grisar, etc. Devenu successivement le collaborateur de plusieurs journaux de musique: Le Ménestrel , La France musicale , L’Art musical, Le 'Théâtre , il publia dans ces journaux des études sur F. Halévy, sur Meyerbeer, Rossini, Bellini, Léon Kreutzer, Mercadante, Pedrotti, Cagnoni, etc. En dehors de ces travaux historiques, il avait été chargé de la critique musicale courante dans divers feuilles littéraires : Le Figaro programme , Le Camarade , Paris illustré , etc. En même temps, Pierre Larousse lui avait confié tout ce qui concernait la musique dans son « Grand dictionnaire universel du XIXe siècle ». C’est lui qui, à partir du mot:

« Chants populaires », a donné tous les articles historiques, techniques, encyclopédiques et didactiques relatifs à la musique. En 1871, M. ‘

A. P. prit possession du feuilleton musical du Soir. C’est là qu’il mit en lumière la jeune école française MM. J. Massenet, George Bizet, Léo Délibes, Emile Pessard, Ernest Guéraud, Théodore Dubois, Charles Lenepveu, Édouard Lalo, Caries Lecoq, etc. M. A. P. fit aussi la critique musicale à la Tribune , à V Événement et au Journal Officiel. Il n en continuait pas moins dans le Ménestrel et la Chronique musicale , ses travaux historiques, plus tard réunis en volumes: « Figui es d opéra— comique »; « Les vrais créateurs de l’opéra-français ». Pendant trois ans (1866- 67-68), M. A. P. a publié un Almanach de la Musique. Il a mis à jour la Biographie universelle des Musiciens. En dehors de cette œuvre considei able, M. A. P. a publié: « André Campra », 1860; « Gresnich », 1862 ; « Dezèdes », id. ; « Floquet », 1863 ; « Martini », 1864 ; «, Devienne », id. ; les six brochures ont été réunies sons le titre de « Musiciens français du XVIIIe siècle » ; « Meyerbeer, notes biographiques », 1864 ; « F. Halévy écrivain », Audin, 1865; « William Vincent Wallace, étude biographique et critique », 1866; « Almanach illusti e chronologique, historique, critique et anecdotique de la musique, par un musicien », Paris, 1866, 1867 et 1868 ; « De la littérature musicale en France 1867; « De la situation des compositeurs de musique et de l’avenir de l’art musical en France » (mémoire présenté au ministre de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, par Louis Martinet), id.; « Léon Kreutzer », 1868; « Bellini, sa vie et ses œuvres », Paris, Hachette, id. ; une traduction anglaise de cet ouvrage a été faite dans un recueil américain, le Watson’ s Art Journal !, et une traduction espagnole, due à M. Louis Navarro, aujourd’hui député, a paru à Madrid sous le titre^ de « Vida y obras de Vicente Bellini », 1875; « Rossini, notes, impressions, souvenirs, commentaires », Paris, Claudin, 1871 ; « Auber, ses commencements, les origines de sa carrière », 18^3; « Notice su Rode, violiniste français », 18 ï4; « Boïeldieu, sa vie, ses œuvres, son caractère, sa correspondance », Paris, Charpentier, 18 <5, un vol. in- 12° avec portrait et autographe; « Figures d’opéra-comique, EUeviou, Mme Dugazon, la tribu des Gavaudan », Tresse, 1875; « Rameau, essai sur sa vie et ses œuvres », Paris, Decaux », 1876; « Adolphe Adam, sa vie, sa carrière, ses mémoires artistiques », Paris, Charpentier, id.; Revue de la Musique, journal rédigé presque en entier par M. A. P. et qui n’a eu que six mois d’existence, Paris, 18ï6-77, 1 vol. in— 4; « Biographie universelle des Musiciens. Supplément et complément », id., Firmin-Didot, 1878-79, 2 vol. in-8° ; « Philidor, étude sur la musique dramatique au dix-huitième siècle » ; « Les Théâtres a Paris pendant la Révolution, histoire, chroniques, souvenirs, portraits, anecdotes»; « Les

vrais créateurs de l’opéra français, Perrin et Cambert », Paris, Caravay, in-12°, 1881 ; « Molière et l’opéra-comique », Paris, Baur, 1882 ;

€ Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’y rattachent », id., Firmin-Didot, 1885 ; « Verdi, histoire anecdotique de sa vie et de ses œuvres », id., Calman-Lévy, 1886, in-12° (une édition anglaise, 1887 ; une édition allemande, id.) ; « Viotti et l’École moderne de violon », Paris et Bruxelles, Schott, in 8°, 1888 ; « Méhul, sa vie, son génie, son caractère », Paris, Fischhacher, in-8°, 1888.

Poullin (Marcel), publiciste, poète et historien français, né, le 2 décembre 1855, à Boissyle-Sec (Eure-et-Loir). Il commença ses études à Chartres et les termina seul. Engagé volontaire, il fit dix années de service dans l’armée qu’il quitta pour le journalisme. M. P. collabora successivement à la France Militaire , à V Alsacien-Lorrain, au Petit-Centre et au Courrier du Centre. M. P. a publié : « L’éducation et le discipline militaire chez les anciens », 1883; « Patrie », poésie, 1885; « Pour la France », poésie, 1886 ; « Une ville héroïque : Chateaudun », id.; « L’amiral Courbet », 1887; « Le Maréchal Bugeaud », id.; « Le Maréchal Davout », id. ;

« Histoire de Jeanne d’Arc », 1888; « Les places françaises en 1870 », id.; « Les vengeresses », poésies, id. M. P. a fondé à Limoges,: Le Limousin littéraire (1886), et la Revue littéraire et artistique du Centre (1888) qu’il dirige actuellement.

Poupart (Ludovic- Joseph-Gonzalve-Amédée) ancien imprimeur, littérateur et auteur dramatique français, né, à Ancenis (Loire-Inférieure), le 31 janvier 1835. M. P. a écrit dans les journaux sous le pseudonyme de Pierre Quiroul et paraît avoir adopté celui de Louis Davyl. Il a publié: « La maîtresse légitime », qui a eu du succès à l’Odéon; « Les abandonnés », drame en 5 actes, 1878; « Monsieur Chéribois », comédie en 3 actes, 1878; « Galante aventure », opéra-comique en 3 actes, avec Armand Silvestre, musique d’Ernest Guiraud, 1882 ; « L Amour », drame en 5 actes avec d’Ennery, 1884. Comme journaliste, M. P. a publié de nombreuses chroniques sous le nom de Pierre Quiroul; comme romancier, il a publié: « 13, rue Magloire », 1881; « La Toile d’ Araignée », 1882; « Les Enfants de la Balle », 1883; « Les Idées de Pierre Quiroul », 1883; « Le dernier des Fontbriand », 1884; « Zélie Clairon », 1885, étude de la vie de province; « Honneur me tient », lre partie; « Abel », 1886.

Poupin (Paul-Victor), publiciste et homme politique français, député du Jura, est ne, à Paris, le 30 janvier 1838. Il fit son droit, s’inscrivit au barreau de Paris, et entra, vers la fin de l’Empire, au Ministère des Beaux— Arts. Il fut révoqué par M. de Cumont, ministre de l’Instruction Publique. Aux élections du 21 août

POZ

1881, il se porta comme candidat républicain dans l’arrondissement de Saint-Claude, obtint, au premier tour de scrutin, 5121 voix sur 11,610 votants et échoua au scrutin de ballotage, avec 5511 voix, contre 5879 données à un autre candidat républicain, M. Bavoux. Inscrit sur la liste républicaine radicale du Jura, aux élections du 4 octobre 1885, il réunit, au premier tour de scrutin, 22,861 voix sur 65,238 votants et fut élu au scrutin de ballotage, le second sur cinq, par 39,976 voix sur 67,931 votants. Membre du cercle parisien de la Ligue de l’enseignement, M. P. a collaboré à la Bibliothèque Nationale , à la Bibliothèque démocratique , à la Bibliothèque des prolétaires et à la Bibliothèque des libres penseurs. Il a publié: « Les Labourdière », roman-étude sur le Jura, 1841 ; « Un mariage entre mille », 1862; « Dom Pèdre », comédie bouffe, id. ; « Théâtre de Luxembourg », 1864; « Un chevalier d’amour », 1865 ; « Un bal à l’Opéra », 1867; « Les Princes d’Orléans », 1872. Il a traduit pour la Bibliothèque Nationale les « Satyres » du Juvénal, 1869, et la « République » de Cicéron, 1869.

Pouvillon (Émile), romancier et conteur français, né, à Montauban, en 1840. Il a débuté en 1868 au journal La Rue de Jules Vallès. En 1878, il a publié, chez l’éditeur Lemerre, les « Nouvelles Réalistes ». En 1881: « Césette, histoire d’une paysanne », 1 vol., Lemerre. Ce roman, qui avait paru dans le journal Le Temps, a été couronné en 1882 par l’Académie Française; en 1884, dans la Revue des Deux Mondes : « L’Innocent » ; « Jean de Jeanne », a également paru en feuilleton dans la Revue des Deux Mondes. Outre ces romans, M. P. a fait paraître une certaine quantité de nouvelles dans l 'Illustration, la Revue Bleue , la Revue des Lettres et des Arts. Il a collaboré à la Vie Littéraire en 1876.

Pozzi (Ernest), publiciste italien, né, à Acquate, le 9 juillet 1843, entra de bonne heure au Séminaire, puis au Lycée Beccaria de Milan ; s’en sauva en 1860 et s’enrôla sous le drapeau de Garibaldi, reprit ses études après la guerre, fit son droit à Pise et se lia d’amitié avec les hommes politiques italiens du parti radical. C’est alors qu’il publia: « Storia e letteratura ». En 1866, il reprit le service aux volontaires et la campagne terminée publia: « I martiri del 1866 », essais biographiques ; « La Contessa ed il banchiere ». Il prit la direction du journal républicain Il Dovere de Gênes; en 1871, il courut en France s’enrôler; fut par la suite candidat aux éléctions politiques ; mais il échoua à cause de ses opinions franchement républicaines: « Biografie e paesaggi », 1873; « Una corsa per l’Europa »; « La liberté combattuta »; « Suffragio universale e idee politiche », Bergame, 1880; « Scaramucce », 1884; « Mentana ed il dite di Dio », 1887, 2rae éd., avec préface de F.

PBA

Giarelli, 1889. M. P. a dirigé aussi le journal républicain VAdda.

Pozzi (Jean), médecin italien, né, à Acquate, le 3 avril 1850, étudia la médecine et la chirurgie a 1 Université de Padoue, prit part à la guerre de 1866 et publia les ouvrages suivants: « Memorie mediche di Lecco e territorio »; « Elementi di diagnosi differenziali delle malattie del sistema nervoso, di petto e dell’addome » ; « Ricerche eziologiche sulle riforme militari dal 1848 innanzi » ; « Guida aile Prealpi di Lecco con illustrazioni » ; « Cenni storici delle città di Lecco e Barra con incisioni, piani topografici e ritratti ».

Pra&ier-F odéré (Louis-Paul-Ernest), jurisconsulte français, né, à Strasbourg, le 11 juillet 1827, fit son droit à Paris, où il fut reçu avocat (1850). Après avoir enseigné pendant seize ans le droit public au Collège Arménien de Paris, il alla, appelé par le Gouvernement péruvien, professer les Sciences politiques et administratives a 1 Université de Lima (1874). De retour en France, M. P.-F. a été nommé Conseiller à la Cour d’appel de Lyon. Nous avons de lui : « Principes généraux de droit, de politique et de législation » ; « Cours de droit diplomatique»; « Précis de droit administratif », huit éditions; « Éléments de droit public et d’économie politique », 2e ed. (cet ouvrage a été traduit en espagnol, en allemand et en turc) ; « Commentaire du Code de commerce », 2e éd.; « Commentaire des lois sur le recrutement » ; « Commentaire du Code de justice militaire » ; « Leçons de droit administratif » ; « Leçons d’économie politique » ; « Leçons de droit international privé »; « Cours d’Encyclopédie du droit »; « Le droit des gens », de Vattel, nouvelle éd. annotée et complétée par l’exposition des doctrines des publicistes contemporains, etc. : « Le droit de la guerre et de la paix », de Grotius, nouvelle traduction précédée d’un essai biographique et historique sur Grotius et son temps, annotée et mise au courant des progrès du droit public modeime; « Le nouveau droit international public, suivant les progrès de la civilisation moderne », de Fiore, traduction ; « Le droit international privé », de Fiore, traduction annotée; « Traité de droit international public, Européen et Américain, suivant les progrès de la science et de la pratique contemporaines ». M. P.— F. est, de plus, auteur d’un très grand nombre de brochures et de monographies, parmi lesquelles on peut citer: « La Question de l’Alabatna et le droit des gens » ; « Documents pour l’histoire contemporaine » ; « L’Affaire du Luxor » ; « Les questions modernes chez les Anciens », étude sur Polybe ; « Comment un peuple se relève, ou deux dates de l’histoire de Fiancé 1420—1449 »; « Le Chili devant le droit international ». M. P.-F. a enfin écrit un nombre considérable d’articles dans les journaux

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