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I aux Universités de Vienne et de Padoue, où il fut licencié avocat. Avocat de la Famille Royale à Monza dès 1859, il vint à Florence en 1880, ensuite à Ancône. En dehors de plusieurs traductions poétiques de l’allemand, entr’autres, l’ode « A l’Italia » d’Owerbeck; « Alla mia spada », de Kôrner, il publia : « Sulla trentina letteratura del secolo XIX », dans le journal Euganeo de Padoue, 1844; « Viaggio da Desenzano a Milano », Milan, id. ; « Sulla necessità délia popolare educazione », discours, 1850; « Poesie liriche », 1879.

Puecher-Passavalli (Louis), prédicateur et écrivain ecclésiastique italien, né, à Calliano (Trentino), le 28 septembre 1821 ; après douze ans de prédication, il fut nommé archevêque d’Iconium et vicaire de l’Eglise de Saint-Pierre a Rome; mais après cinq ans de service, il s’en retira pour s’occuper de la publication de ses discours. On a de lui entr’autres : « Notizie biografiche sul P. Ignazio Signorini da Rovereto, cappuccino, predicatore apostolico », Rome, 1847 ; « Le prediche fatte al Palazzo Apostolico », en 4 vol. ; et un discours latin, à l’occasion du Concile du Vatican.

Pnini (Charles), synologue italien, né, à Livourne, en mai 1839, étudia à Florence les mathématiques et les lettres sous les Pères Scolopi , interrompit ses cours pour s’enrôler simple soldat en 1859. Après la guerre, il s’occupa de sciences naturelles, principalement de géologie et de paléontologie. Nous devons à cette période de sa vie : « Sulla geologia dell’Italia centrale », Florence, 1874. L’archéologie préhistorique développa en lui le goût des recherches sur l’histoire primitive et sur l’archéologie de l’Égypte et de l’Orient. L’Égyptologie devint pour un temps son étude favorite. En 1864, le gouvernement italien ayant fondé la chaire des langues de l’Extrême-Orient à Florence, M. P. s’inscrivit au cours du prof. Severini qui lui enseigna le chinois, le japonais et le mantchou; en même temps, M. P. apprenait pour son compte le thibétain. Ses études lui valurent en 1871 la place de secrétaire de la Société de géographie, en 1876 celle de professeur-adjoint, des langues de l’Extrême-Orient, et en 1884 la chaire d’histoire et de géographie de l’Asie Orientale à Ylstituto di Studi Superiori. Anarchiste en politique, bouddhiste en religion, M. le prof. P. attend le Nirvana tout en travaillant, avec une assiduité remarquable, à la littérature de l’Extrême-Asie. Il a publié plusieurs articles et mémoires sur le bouddhisme, la mythologie japonaise, les institutions primitives des peuples de l’Asie Orientale dans la Rivista Orientale (1867), dans YArchivio d' Antropologia e d'Etnologia (1870), dans Atumegura, journal qui se publiait à Genève en 1873, dans YAnnuario délia Società italiana di studi orientali (1872-73), dans le Bollettino degli studi orientali (1877-78), dans la

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Rassegna settimanale (1878-81), dans les Pubblicazioni dell' Istituto di Studi Superiori (1877— 85), dans le Muséum (1886), dans le Giornale délia Societa Asiatica italiana. En librairie: « Notizie sul buddhismo estratte dal Wa-Kan-Sangai », Florence, 1877; « Buddha », id., 1878; « Saggi di Storia délia religione », id., 1882. En train de publication : « Le origini délia civiltà nelle tradizioni cinesi » et « Storia comparata delle religioni nell’Asia Centrale ».

Pujol (Paul), est né, à Pomerols (Hérault), le 21 février 1851. Il a fait ses études au collège de Pézénaà, et, à partir de 1869, a collaboré à toutes les revues littéraires du Midi. De 1876 à 1881, il a été le rédacteur principal de L'Union Républicaine de Béziers. Depuis 1881, sous le pseudonyme de Jean-Raid , il fait le bulletin politique du journal L’Hérault. M. P. P. a collaboré à la Revue des Poètes , à V Union littéraire , au Sonnettiste , à V Almanach du Sonnet , au Parnasse , au Passant, à la Revue littéraire et artistique, à l' Ilydr apathie. Il a publié des vers dans La Vie littéraire. En librairie : « Hommage à George Sand », ode, Chériééd. ; « L'année poétique », 1 vol. Au théâtre : « L’œuvre de Molière », à-propos en un acte, en vers, en collaboration avec Jean Bernard, représenté sur les théâtres de Toulouse et de Béziers, 1881. En collaboration avec Paul Paget, directeur de l 'Hérault: « La Jacquerie », drame en cinq actes, joué, pour la première fois, au théâtre de Béziers le mars 1883. M. P. P. a publié en feuilleton dans l 'Hérault un roman de mœurs bittéroises : « Le cadavre de Eouceranes » et un drame en quatre actes en prose : « Le Tripot ». Membre fondateur de la Société littéraire de Béziers, il en a été président de 1882 à 1887. Cette société a créé une bibliothèque populaire et organisé dos conférences hebdomadaires très suivies. Les principales conférences littéraires de M. P. P. ont eu pour sujets : « Alfred de Vigny, A. de Musset, Camille Desmoulins, Barbier, Les Femmes de la Révolution ». M. P. P. va publier très prochainement : « La Chanson des baisers », poésies ; et les « Médaillons révolutionnaires », prose. Il est membre de la Société des auteurs dramatiques depuis 1883 et officier d’Académie depuis 1886.

Pullé (le Comte Jules), auteur dramatique italien, plus connu sous son nom littéraire de Riccardo Castelvecchio, est né, à Vérone, vers 1820. Il débuta de très-bonne heure par « Due donne simili e due case diverse ». Suivirent: « Romilda », tragédie; « Marin Faliero », id.; « La notte di San Silvestro »; « La Nostalgia » ; ces deux pièces sont de 1849. Suivirent encore: « Un episodio del 1793 », représenté à Trieste en 1853; « Il Duca ed il forzato », 1856; « La cameriera astuta », 1857 ; « La donna romantica », 1858. Ces deux pièces pleines de verve ot pétillantes d’osprit rendirent populaire le nom

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de Castelvecchio qui donna alors au répertoire: « La donna bigotta »; « Il medico condotto », et une soixantaine d’autres pièces dont le succès fut contesté. Vers 1870, il changea de style et donna au théâtre: « Esopo », que suivirent « Frine »; « Omero », et 4 Annibale ». M. le Comte P. a traduit du français le « Misanthrope » ; « L’école des femmes » ; « Le dépit amoureux » de Molière, et le « Mariage de Figaro » de Beaumarchais. Citons encore une comédie de sujet historique et littéraire: « Ugo Foscolo », et enfin : « La donna pallida », Milan, 1888.

Pullé (le Comte Léopold), fils du précédent, né vers 1847, a pris pour pseudonyme le nom de Léo di Castelnuovo. Nous avons de lui: « Il guanto délia Regina » ; « Bere o affogare » ; « Pesce d’aprile », et plusieurs autres pièces applaudies à la scène italienne et réunies en volume à Milan, Dumolard éd., 1882-89. Enfin: « Scene e fiabe », Milan, 1889; « Discorsi parlamentari di Marco Minghetti, raccolti e pubblicati per deliberazione délia Caméra dei Deputati », dont M. P. soigna l’édition, Rome, 1890.

Pulszky ( François- Aurèle) , littérateur et homme politique hongrois, né, à Eperies dans le comitat de Saros, le 17 septembre 1814, fut élevé par un de ses oncles, voyagea ensuite en Allemagne et en Italie, et fut nommé en 1876 membre de l’Institut archéologique de Rome. A la suite de nouveaux voyages en Russie, en Angleterre et en France, il se lia en Hongrie avec Kossuth et les chefs du parti libéral, et s’associa à leur opposition contre le gouvernement autrichien. A cette époque, il publia en allemand le « Vcyage d’un hongrois en Angleterre » (1837), qu’il traduisit plus tard en langue hongroise. En 1840, nommé député à la Diète de Hongrie par le comitat de Saros, il se fit remarquer parmi les orateurs de l’opposition. En

1848, il se rendit à Pest et fut nommé soussecrétaire d’Etat au ministère des finances. Ensuite, le prince hongrois Esterhazy, ministre des affaires étrangères à Vienne, lui confia le même poste. Surveillé et menacé par la police de Windischgraetz, il parvint à gagner la Hongrie, puis la Galice, d’où il passa en France. En mars

1849, il se reudit en Angleterre, où M. Kossuth l’avait nommé ambassadeur. Après la catastrophe de Villagos et la délivrance de l’ex-dictateur, il l’accompagna dans son voyage en Amérique. Il a donné, en collaboration avec sa femme, une relation de ce voyage intitulé : « Blanc, Rouge, Noir », Londres, 1852, Cassel, 1853. Lors des mouvements révolutionnaires de 1861, M. P. fut élu membre de la Diète par le comitat do Nergrad. Ayant été autrefois condamné à mort par contumace pour crime de haute trahison, il demanda, pour rentrer dans son pays, un passeport qui lui fut refusé. Retiré en Italie comme émigré hongrois, il prit une part assez active au mouvement garibaldien, fut arrêté à Na-

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