‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 179 sur 496 · PUY · texte numérisé non relu

PUY

en 1834, a collaboré à la Société entomologique de France et à la Société française d’entomologie. Ses principales publications : « Synopsis des Hemiptères-Hétéroptères de France », 2 vol., Remiremont, 1878-82; « Catalogue des Hémiptères de la Faune paléarctique », 3ine éd., Caen, 1886; « Faunule des Hémiptères de Biskra » (en collaboration avec Letkierry), Paris, 1875 ; « Enumération des Hémiptères recueillis en Tunisie par MM. May et et Sedillot », id., imp. nationale, 1886; plus de nombreux articles dans divers recueils des sociétés entomologiques françaises et étrangères.

Puton (François-Alfred), administrateur et écrivain français, né, à Remiremont (Vosges), le 22 mars 1832, fit ses études au Collège Sainte-Barbe à Paris et à l’École Forestière de Nancy. En 1853, il fut nommé garde-général des forêts à Grandes Viutes (Se-Inférieure), à Compaire (Vosges), à Remiremont (Vosges); en 1863, sous-inspecteur des forêts pour les aménagements des Vosges ; en 1868, professeur adjoint du cours de droit à l’École Forestière ; en 1872, professeur titulaire ; en 1880, conservateur des forêts, directeur de l’école ; en 1882, inspecteur général, directeur de l’école ; en 1883, membre du Conseil supérieur de l’agriculture ; en 1870-71, M. P., qui était conseiller municipal de Remiremont, a été incarcéré comme otage de guerre par les allemands. De 1868-80, avocat à la Cour d’appel de Nancy; en 1878, membre correspondant de l’Académie de législation de Toulouse ; en 1880, membre de l’Académie de Stanislas à Nancy; il a publié: « L’Aménagement des forêts », 1 vol., 1867, 3rae éd. 1882; « Service administratif : Les chefs de cantonnement », 1869; « La Louveterie et la destruction des animaux nuisibles », 1872; « Manuel de législation forestière », 1875; « Code delà législation forestière », 1883 ; « Estimations concernant la propriété forestière », 1886, sans compter un assez grand nombre de brochures.

Putsage (J.), philosophe, socialiste et publiciste belge, né, à Mons (Belgique), le 21 avril 1834. H a fondé à Mons un Cercle d’études de science sociale rationnelle dont le Comité se réunit chez lui toutes les semaines; des réunions générales ont lieu tous les trois mois. L’étude de la question sociale est le principal objet de leurs travaux; ils professent tous le socialisme rationnel de Colins. M. P. a écrit de nombreux articles dans la Société Nouvelle et la Philosophie de l’avenir; il a publié plusieurs remarquables écrits philosophiques et de science sociale, notamment Le Déterminisme et la science rationnelle , La Responsabilité , etc. ; « Études de science réelle », 1 vol. gr. in-8°, 1888.

Puymaigre (Théodore- Joseph^-Boudet Comte DR), homme de lettres français, né, le 17 mai 1816, à Metz. Il se rendit en Italie avec son père en 1831 et il s’y prit d’une belle passion

1644 QUA

pour notre littérature qu’il connaît comme la sienne propre. Après l’annexion de la Lorraine à la France, il opta pour la nationalité française. Outre de nombreux écrits répandus dans plusieurs journaux et dans des revues telles que la Revue d' Austrasie, la Revue de l'Est , la Revue de Province , le Correspondant , le Contemporain, la Romania, la Revue des questions historiques, la Rivista Sicula, la Revue critique , le Polybihlyon, la Revue du monde latin; outre un certain nombre d’opuscules de genres divers, M. P. a publié: « Jeanne d’Arc », poème dramatique, 1843; « Poètes et romanciers de la Lorraine », 1848; « Les Vieux auteurs castillans », 2 vol., 1861-62; « Les chants populaires du Pays messin », 1865, 2e éd. 1881; « Le Victorial », trad. de l’espagnol avec le Comte Albert de Circourt, 1867 ; « La cour littéraire de Don Juan II », 2 vol., 1873; « Petit romancero », 1878; « Romanceiro », traduction de vieux chants portugais, 1881. En 1884, M. P. a fait paraître les mémoires de son père « Souvenirs sur l’émigration »; « L’Empire et la Restauration ». En 1885, il a publié un volume d’étude sur la littérature populaire: « Folk-lore »; en 1887, un recueil appartenant au genre romanesque: «Vieilles Nouvelles»; en 1888, la première série d’une seconde édition, fort augmentée: « Les vieux auteurs castillans », livre épuisé depuis longtemps.

Pyl (Charles-Théodore), écrivain et savant

QUA

allemand, né, le 10 novembre 1826, à Greifswald, fit ses études au Gymnase et à l’Université de son pays natal et aux universités de Goettingue et de Berlin, ayant pour maîtres les célèbres Hermann, Lotze, Redepenning, Bocckh, Lachmann, Ranke, Trendelenburg; prit son habilitation à l’enseignement de la philosophie et depuis 1860 à la mort de Rosegartens, il devint président de la Rügisch - Pommersche Abtheilung der Gesellschajt für Pommersche Geschichte à Greifswald et y fut nommé professeur. On lui doit : « Ueber die Symbolische Darstellung der Griechen », 1855; « Mythologische Beitrage », 1865; « Kunstwerke alter und neuer Zeit », 1857; « Schillers Bedeutung für unsere Zeit », 1859; « Die griechischen Rundbauten im Zusammenbang mit dem Gôtter- und Heroen- Kultus », 1861; « Pommersche Geschichtsdenkmaler », 1867-89; « Pommersche Genealogien », 1868; « Geschichte des Cist.- Klosters Eldena », 1880; « Geschichte der Greifswalder Kirchen, Klôster und Hospitàler », 1885. M. P. a publié aussi plusieurs ouvrages en vers parmi lesquels nous citons: « Heinrich Rubenow », drame, 1864; « Albrecht Durer », comédie, 1865; « Margareta von Ravenna », drame, 1865; « Kônigin Margareta », id., 1872; « Die Inselkônigin, Die Klôstermühle, Vom Hildagestade », 1876, et une version des « Lieder und Sprüche » du prince Wizlaw von Rügen.

Quandel (Dom Joseph), moine de l’ordre de Saint-Bénoît du Mont-Cassin, né, à Naples, le 21 août 1833. Il fit ses études à l’École militaire de la Nunziatella à Naples, et en sortit en 1851 officier du génie. Il servit en Sicile et dans la forteresse de Gaète assiégée, où il fut blessé. Prisonnier de guerre à la capitulation, il abandonna le service militaire et exerça comme ingénieur civil. En 1864, il prit l’habit de Saint-Bénoît au Mont-Cassin. Il y dirige maintenant les Observatoires méthéorologique et géodynamique, et il y dirige en même temps le collège. Nous avons de lui : « Lavori del genio napoletano nella difesa di Gaeta nel 1860-61 », avec atlas, Naples, 1862, épuisé; « Codex Caietanus », sous presse.

Quantin (Albert-Marie- Jérôme), imprimeur et éditeur français, né, en 1850, à Bréhémont (Indre-et-Loire). Après avoir fait ses études au Lycée de Tours, il entra en 1868 dans l’imprimerie Maine où il fit un apprentissage complet. Il suivit à Bordeaux le Gouvernement de la Défense nationale et fut chargé du service de l’impression des dépêches envoyées par pigeons voyageurs pendant le siège de Paris.

Il écrivit à Bordeaux une brochure politique: i

« Le devoir de l’Assemblée constituante: La paix avec la République ». Venu à Paris après la guerre, il dirigea, à partir de 1873, l’imprimerie Jules Claye à qui il succéda en 1876. Les principales publications éditées par M. Q. sont: « Les monographies des grands maîtres de l’art »; « La bibliothèque de l’art et de la curiosité » ; de grauds ouvrages d’archéologie artistique comme les « Monuments de l’art antique d’Olivier Rayet » et « La Renaissance en France » de Léon Salustre; la « Bibliothèque de l’enseignement des Beaux-Arts », à qui l’Académie Française décerna un prix Monthyon, et de nombreux ouvrages d’amateur, entre autres une belle collection des « Chefs-d’œuvre du Roman contemporain ». En association avec la maison Hetzel, M. Q. a publié en 48 volumes l’édition Ne varietur des « Œuvres complètes de Victor Hugo ». Il a fondé la Revue des arts décoratifs et une autre revue: Le Livre, dans laquelle il a écrit divers articles de critique. On doit aussi à M. Q. une étude personnelle: « Les origines de l’imprimerie et son introduction en Angleterre », 1877, et un livre pour enfants: « Histoire de Germaine », dans la Bibliothèque de l'éducation maternelle , qu’il

QUA

fonda en 1885. A la suite de l’exposition d’Amsterdam, M. Q. obtint une double médaille d’or.

Quarenghi (César), écrivain italien, né, à Verdello, près de Bergame, le 8 décembre 1838. Simple soldat en 1859, il reçut l’épaulette en 1866 et après avoir quitté le service en 1870, il publia les ouvrages suivants: « Le fonderie bresciane di cannoni ai tempi délia Repubblica veneta », 1870; « Storia dell’ll0 reggimento fanteria raccontata ai soldati », Cènes, 1874; « Storia délia guerra per l’indipendeuza italiana raccontata ai soldati », id., 1875; « L’Italia da espressione geografica a grande potenza », Naples, 1876; « Racconti militari », Rome, 1878- 85; « Le mura di Rorna », id., 1880; « Tecnocronografia delle armi da fuoco italiane », Naples, 1880; « La bibliografia del reggimento italiano », Rome, 1884; « Bibliografia relativa al generale Garibaldi », Rivista militare, 1882.

Quatrefages de Bréau ( J'ean-Louis-Armand de) , naturaliste français, né, à Vallerangue (Gard), le 10 février 1810. M. de Q. a fait ses études classiques à Tournon. Il obtint à Strasbourg les grades de docteur en médecine et de docteur ès-sciences mathématiques et fut nommé au concours aide-préparateur de physique et de chimie à la Faculté de médecine. Il quitta cette ville pour aller exercer la médecine à Toulouse ; c’est alors qu’il publia ses premières recherches originales. Chargé du cours de zoologie à la Faculté des sciences de cette ville, il prit le grade de docteur ès-sciences naturelles, puis à la suite de quelques tracasseries, il renonça à sa chaire et vint à Paris pour s’occuper exclusivement de sciences. Il fit alors plusieurs voyages sur le bord de la mer et explora les côtes de France depuis Boulogne jusqu’aux Pyrénées. Avec MM. Edwards et Blanchard, il explora les côtes de la Sicile. En 1849, il fut nommé professeur d’histoire naturelle au collège Henri IV. Elu membre de l’Académie des sciences en 1852, il entra au Muséum deux ans après comme professeur d’anthropologie; c’est à cette dernière science qu’il s’est entièrement consacré depuis plus de trente ans, mais, loin d’oublier ses études antérieures, il leur a demandé les moyens d’aborder avec sûreté les questions que soulève l’histoire de l’homme et, c’est dans l’application rigoureuse des méthodes scientifiques, qu’il a cherché la solution de ces problèmes, parfois si violemment controversés. M. de Q. a publié dans les Annales des sciences naturelles et autres recueils du même genre, un très grand nombre de mémoires originaux, principalement sur divers groupes d’invertébrés marins et inséré de nombreux articles dans la Revue des Deux Mondes, dans divers dictionnaires etc. Il est, en outre, l’auteur des ouvrages suivants que l’on peut classer sous deux titres : Anthropologie: « Crania Ethnica; les crânes des races humaines », en commun avec M. le Dr Hamy,

Page 1