RAB
confession de foi »; « L'Inspiration »; « Histoire de la doctrine de l’inspiration des Saintes Ecritures dans les pays de langue française, de la Réforme à nos jours », couronné par la Vénérable Compagnie des pasteurs de Genève ; « Michel Nicolas, professeur de la Faculté de théologie protestante de Montauban: Sa vie, ses œuvres ». M. R. a collaboré au Lien , au Disciple de Jésus-Christ , au Protestant Libéral , à la Vie Chrétienne et aux États-Unis d’Europe.
Rabaud (Jean-Jacques-Camille-Léonce), pasteur et historien français, né, en 1827, à Montredon dans le département du Tarn, d’une famille qui descendait par une branche collatérale de Paul Rabaud, l’illustre apôtre du Désert, fils d’un vénérable ecclésiastique dont l’activité et le libéralisme ne se démentirent jamais en dépit des années et qui fut pendant sa verte vieillesse le doyen de l’Église réformée dans de Midi, fit de brillantes études théologiques aux Facultés de Genève et de Strasbourg, obtint en 1851 le diplôme de bachelier sur la présentation d’une thèse: « Rapports de la foi et de l’autorité », et remplit les fonctions du ministère évangélique dans son pays d’origine: d’abord à Mazamet (1852), puis à Castres (1869). Le Synode de 1872 le compta parmi les plus éloquents adversaires de la Confession Bois, et les plus sympathiques représentants du libéralisme modéré. Les écrits de M. R. rélèvent de deux domaines de la pensée et traitent, tantôt des questions de philosophie religieuse et sociale, tantôt racontent les annales du Protestantisme français. En voici la liste complète d’après l’ordre des dates: « Qui doit communier? », sermon, 1857 ; « Sirven », étude historique d’après les documents originaux et la correspondance de Voltaire, 1858; « Études populaires sur l’essence du Christianisme », 1859; « Le travail, sa loi et ses fruits », 1864; « La cité ouvrière de Mazamet, appel à l’opinion sur les logements des pauvres », 1867 ; « Le repos hebdomadaire » (mémoire couronné par la Société genévoise d’utilité publique), 1871 ; « Le cri d’un patriote chrétien (Les conditions du relèvement; le secret de la victoire; le vrai patriotisme) », trois discours prononcés dans le temple de Castres, 1871; « Les explications d’un membre du Synode général de 1872 », 1873; « Histoire du Protestantisme dans l’Albigeois et le Lauraguais depuis son origine jusqu’à la révocation de l’Édit de Nantes », 1873; « L’homme accompli », deux sermons, 1879; « La Source, député à la Législative et à la Convention d’après ses Mémoires et des documents inédits », 1889. M. R. a collaboré à divers périodiques religieux: Le Lien , Le Disciple de Jésus-Christ et le Journal du Protestantisme.
Rabier (Elie), professeur et philosophe français, né, à Bergerac (Dordogne), en 1846. Élève de l’École Normale Supérieure (1866-69); pro-
1648 BAC
fesseur de philosophie au Lycée de Montauban, au Lycée de Tours, puis au Lycée Charlemagne à Paris (1872) ; maître suppléant de conférences à l’École Normale Supérieure (1880- 82); inspecteur de l’Académie de Paris (avril 1888). M. R. a été élu, deux fois, membre du Conseil supérieur de l’instruction publique. Il a publié: « Discours de la Méthode et des Méditations » de Descartes, avec des études critiques sur la philosophie de Descartes, Paris, Delagrave, 1 vol., 1875; « Leçons de philosophie »; lr0 partie, « Psychologie », 1 vol.; 2e partie, « Logique », 1 vol.; une 3rae partie, qui aura pour titre: « Principes de morale et de métaphysique », est en préparation. Les « Leçons de philosophie » sont éditées chez Hachette; la « Psychologie » en est à sa 3e édition; la « Logique » à sa 2e; sa « Psychologie » a été couronnée par l’Académie française. M. R. a donné, en outre, des articles étendus sur divers sujets de philosophie dans Y Encyclopédie des sciences religieuses de M. Lichtemberger. M. R. est officier d’Académie.
Rabns (Léonard), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur agrégé à la Faculté de philosophie à l’Université d’Erlangen, né, le 10 mai 1835, à Nuremberg, fit ses premières études au Gymnase de sa ville natale, et les acheva aux universités d’Erlangen et de Leipzig, où il fréquenta les cours de théologie, philologie et philosophie. En 1862 il prit son habilitation à l’enseignement de la philosophie à l’Université de Heidelberg, en 1867 il fut nommé professeur au Lycée Royal de Speyer et après le transfèrement de cette Académie il se retira à Erlangen comme professeur agrégé de philosophie à l’Université de cette ville. Outre plusieurs écrits philosophiques parus dans VAllgemeine Schulzeitung, dans les Heidelberger Jahrbücher , dans les Philosophische Monatshefte, dans la Eheinische Schulzeitung et dans les Zeitschr. f. Spéculative Philosophie , il a publié: « Grundriss der philos. Lehre J. J. Wagner’s in ihrer Yollendung », Heidelberg, 1861 ; « J. J. Wagner’s Leben, Lehre und Bedeutung », Nürnberg, Recknagel, 1862; « Das Monarchische Princip. », id., id., 1862; « Lehrbuch der Logik in neuer Darstellung », Erlangen, Deichert, « Logik und Metaphysik », lre partie, Erlangen, Deichert, 1868; « Ueber das Wesen der Philosophie und ihre Stellung zu den anderen Wissenschaften » ( Progr . Speier ), 1871; « Philosophie u. Théologie », Erlangen, Deichert, 1876; € Die Ursachen der modernen Reformversuche auf dem Gebiete der Logik » ( Progr . Speier ), 1880; « Die neuesten Bestrebungen auf dem Gebiete der Logik bei den Deutschen und die logische Frage », Erlangen, Deichert, 1880; « Grundriss der Geschichte der Philosophie », id., id., 1887.
Racioppi (François), homme de lettres ita-
BAC
lien, né, à Moliterno, en octobre 1862, fit son droit à Naples où il fut reçu avocat en 1881. Il a publié: « Sulla rappresentanza proporzionale », Rome, Botta, 1883 ; « Sul voto preferenziale e il metodo di Hondt », Florence, imprimerie de VArte délia Stampa , 1885.
Racioppi (Jacques), économiste napolitain, né, à Moliterno, le 21 mai 1827, étudia à Naples; en 1849 il fut mis en prison pour causes politiques. Son innocence fut reconnue en mai 1853. Il débuta par un discours : « Del brutto nell’arte, ovvero del déformé, del male e del ridicolo », Naples, 1854. Suivirent: « Délia letteratura del popolo di Basilicata, frammenti », inséré au Bazar di scienze , lettere ed arti ; « Movimento estetico nel Secolo XIX », dans Ylride; « Notizie storiche del Ponte sull’Agri presso Spinoso in Basilicata » (Poliorama pittoresco), 1856; « Memoria sui terremoti délia Basilicata nel dicembre 1857 »; « Intorno agli studi délia Divina Commedia del Conte F. M. Torricelli », dans le journal 11 Paese , 1859; « Del carattere dell’uomo », 1861 ; « Storia de’moti di Basilicata e delle provincie contermini nel 1860 », Naples, 1867; « Dello stato d’assedio », 1862; « La spedizione di Carlo Pisacane a Sapri », id., 1863; « Di una rete stradale délia Basilicata », id., 1864; « L’idillio e la sua ragion d’essere nella storia », dans le Progresso ; « Antonio Genovesi », Naples, 1871; « Storia délia denominazione di Basilicata », Rome, 1874, et « Paralipomeni délia storia délia denominazione di Basilicata », id., 1875, sous le pseudonyme de Homunculus ; « Origini storiche basilicatesi investigate nei nomi geografici », Naples, 1876. Dans le journal Archivio storico per le provincie napoletane , il a inséré: « La Badia délia Cava » ; « Intorno alla Storia di Pietro Colletta » ; « Ordinamenti e consuetudini marittime di Trani » ; « La tabula e le consuetudini marittime di Amalfi » ; « Le consuetudini civili di Amalfi ». Sous le pseudonyme de Eusticus, il a publié en 1877 : « Contadini e proprietari di terre nel napoletano ». Enfin : « Gli Statut! délia Bagliva delle antiche comunità del Napoletano », Naples, 1881 ; « L’agiografia di S. Saverio del MCLXII illustrata », Rome, 1881 ; « Sigismondo dei Conti di Foligno. Le storie dei suoi tempi dal 1475 al 1510, ora la prima volta pubblicate nel testo latino, con versione italiana a fronte », Rome, 1883, précédé par les « Notizie sulla vita e sulle opéré dell’autore, che fu segretario di Giulio II » ; « Storia dei popoli délia Lucania e délia Basilicata », 1889.
Racki (François), écrivain slave, chanoine de la Métropolitaine d’Agram, abbé do St.-André, prélat domestique de Sa Saintété et protonotaire Apostolique, président de l’Académie des sciences et des arts des Slaves méridionaux, membre de l’Académie impériale de St.-Pétersbourg, est né, le 27 novembre 1828, à Fusine en Croa-