‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 225 sur 496 · ROE · texte numérisé non relu

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Roeliliolz (Ernest-Guillaume), philologue et littérateur germano-suisse, né, le 3 mars 1809, à Ansbach dans la Franconie bavaroise, fils d’un employé mort des suites de la campagne de France, fut élevé aux frais de l’État à l’institut de Neubourg sur le Danube ; il étudia la jurisprudence à l’Université de Munich et fut injustement impliqué par la police, au moment où il se préparait à la carrière universitaire, dans un complot contre le roi Louis. D’abord interné dans sa ville d’origine, il réussit, au prix des plus grands dangers, à se réfugier en Suisse, s’y établit définitivement, et professa, pendant 32 années, la langue et la littérature allemandes à l’institut de Hofwyl (1834), au gymnase de Bienne (1835), à l’école cantonale d’Aarau (1856). Son activité scientifique s’est exercée de la manière la plus fructueuse dans le domaine des chants nationaux et des légendes populaires. M. R. s’est demis en 1866 de ses fonctions professorales, mais a conservé celles de directeur du Musée archéologique d’Aarau; en 1860 avait été fondée par lui la revue historique Argovia (18 vol. parus, 1860-88). Voici, d’après l’ordre chronologique, la liste complète de ses écrits: « Cycle de sonnets et couronne de lieder », 1829; « Les Lusiades de Camoens, traduites en vers d’après le mètre de l’original », 1835 ; « La chronique des confédérés », recueil de chants de guerre, de parti et d’alliance, 1835 ; « Le nouveau et libre remerciement », histoire de la littérature allemande, 1838; « Tragemunt », nouvelles poésies enfantines, vol., 1852 ; « Légendes suisses d’Argovie », 2 vol., 1856; « Jeux et chants enfantins allémaniques », 1857; « La création d’une université fédérale », 1860; « Le couvent bénédictin de Muzé », Argovia, 1861 ; « Les Mythes de la nature », nouvelles légendes suisses, 1862; « Projets de travaux en Allemagne », 2 vol., 1863 ; « Lettres adressées à une dame allemande sur l’orthographe germanique », 1864; « La composition en Allemagne », 1866; « Les croyances et les usages germaniques contemplés à travers le miroir du passé païen », 2 vol., 1867 ; « Trois déesses de la campagne, Walburge, Vérène et Gertrude, transformées en saintes ecclésiastiques », tableaux de la vie féminine en Allemagne, 1870 ; « A, B, C poétique gradué d’après le développement de l’enfance », 3raa éd., 1872; « La légende suisse de frère Nicolas de Flue envisagée dans ses sources historiques et ses conséquences politiques », id. ; « Les livres du peuple et des héros en Allemagne », narration nouvelle avec illustrations, 1875 ; « Proverbes de la sagesse argovienne, expliqués d’après les districts », 1876; « Tell et Gessler dans l’histoire et dans la légende d’après les sources originales », 1877; « Le Gçssler argovien d’après les documents 1250- 1513 », 1877 ; « Catalogue des antiquités argo-

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viennes », 1879 ; « Les comtes de Hombourg dans le Sissgau et le Frickgau », 1886 ; « Légendes de voyageurs relatives à la peste de 1348 », 1887.

Roerscli (Louis), philologue belge, né, à Maestricht, le 30 mai 1831. Successivement professeur à l’Athénée royal de Bruges, maître de conférences à l’Ecole des Humanités de Liège, il est aujourd’hui professeur à l’Université de cette dernière ville, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, et membre de l’Académie royale flamande. Outre de nombreuses études, en français et en flamand, dans les publications de ces deux académies, la Revue de l’instruction publique en Belgique , la Revue pédagogique , le Bulletin du Bibliophile belge, De Toekomst, Noord en Zuid, et une excellente « Histoire de la philologie en Belgique », donnée par lui au grand ouvrage collectif « Patria Belgica », il a publié des textes revus et annotés des ouvrages suivants: « Cornelii Nepotis de viris illustribus quæ supersunt », Liège, 1861; « C. J. Cæsaris de bello Gallico », id., 1864; « Ciceronis orationes pro Archia et pro rege Deiotaro », id., 1867 ; des « Eléments de grammaire grecque », Gand, 1885, en collaboration avec P. Thomas ; enfin, des « Eléments de grammaire française », Liège, 1885, en collaboration avec J. Dolbœuf : ce dernier volume a obtenu un grand prix institué par le Gouvernement belge. Son œuvre la plus récente est un « Woordenboek op Alexanders geesten van Jacob van Maerlant », Gand, 1888-1889, édité sous les auspices de l’Académie royale flamande.

Rohlfs (Gérard), voyageur allemand, né, à Vegesack près de Brême, le 14 avril 1834, fit ses études gymnasiales dans sa patrie et suivit les cours de médecine aux universités de Heidelberg, Wurtzbourg et Goettingue. Après avoir voyagé en Autriche, en Italie, en Suisse et en Algérie, il passa en 1861 dans le Maroc sous un déguisement musulman et parvint à gagner comme médecin la faveur du grand Shérif d’Husan. En 1865, M. R. passa de Tripoli à Gadamès, d’où il fut forcé par les guerres intestines des Touaregs de se tourner vers le Soudan et se rendit dans le royaume de Bornou par des routes complètement inconnues ; et après avoir tenté de pénétrer dans la contrée de Vadaï, il se dirigea vers le Niger et les côtes de l’Atlantique, puis en 1867 s’embarqua pour Liverpool. En 1868 il visita Tripoli, en 1875-76 passa dans l’Amerique du Nord, et en 1878 il entreprit une nouvelle expédition dans l’intérieur de l’Afrique. M. R. a publié des cartes géographiques et des relations insérées dans les Mémoires de Petermann, parmi lesquelles nous citerons : « Voyage au Maroc », 1869 ; « Pays et peuples de l’Afrique », 1870; « De Tripoli à Alexandrie », 1871 ;

« A travers l’Afrique », 1874-75, etc.

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Rohlfs (Henri), écrivain et médecin allemand, frère du célèbre voyageur, né, le 17 juin 1828, à Vegesack, étudia à Goettingue, Wurzbourg, Berlin, Munich, Prague et Paris; prit part, comme médecin, à la campagne du Schleswig-Holstein; exerça la médecine à Brême et depuis 1881 vit à Wiesbaden. Nous lui devons plusieurs ouvrages de médecine, parmi lesquels il nous faut citer : « Quem fructum medicinæ historiæ studium medico afferat ? », Brême, 1857 ; « Geschichte der deutschen Médecin », 1er vol., Stuttgart, Ferd, Euxe, 1875, 2me vol., id., id., 1880; 3me vol., Leipzig, C. L., Hirschfeld, 1883 ; 4me vol., id., 1885 ; « Gemeinfassliche Heilkunde und Gesundheitslehre für Schiffsofïiciere », 3rae éd., Halle, 1874, réimprimée en 1885 par Hermann Sfenius, Halle, précédée des instructions sur l’usage des pharmacies domestiques et de la marine. Une foule de ses travaux ont paru périodiquement, de 1878 à 1885, dans le Deutsches Archiv für Geschichte der Médecin und medecinische Géographie , édité par C. L. Hirschfeld, à Leipzig.

Rôlimann (François), physiologue allemand, né, le 24 mars 1856, à Berlin, professeur libre et assistant à l’institut physiologique de Breslau, collaborateur de la Deutsche Encyclopadie , a publié : « Zur Lehre von Diureticis », Berlin,

1880 ; « Ueber die Ausscheidung der Chloride im Fieber » ( Zeit . f. Klin. Med.), 1879; « Ueber Saure Harngahrung » ( Zeitsch. f. Phys. Chem.), 1881 ; « Ueber die Ausscheidung von Salpetersâure und Salpetriger Saure » (id.),

1881 ; « Beobachtungen an Hunden mit Gallenfistel » ( Pjlüger's Arch .), 1882; « Beitrage zur Physiologie des Glycogens » (id.), 1886.

Rohrer (Frédéric), littérateur et médecin suisse, professeur d’otiatrie à l’Université de Zurich, est né, le 30 avril 1848, à Buchs, Canton de Saint-Gall (Suisse), fit ses études au gymnase de sa ville natale et aux Universités de Zurich, Wurzbourg et Vienne, prit ses grades en 1870 à l’Université de Zurich et son habilitation à l’enseignement de l’otiatrie en 1885. Nous lui devons : « Das primâre Nierencarcinom », Zurich, 1874 ; « Der Rinne’sche Versuch », id., 1885 ; « Die Stellung der Ohrenheilkunde in der modernen medicinischen Wissenschaft », id., 1886; « Die Hydrothérapie bei entzündlichen Gehirnaffectionen » ( Deuts . Arch. f. Klin. Med) ; « Ein Fall von Zwerghaftigkeit »

( Vichow's Arch.)', « Ueber Otitis media sicca » (Correspondenzblatt für Schweizerartze) », 1873;

« Traumen in der Ohrgegend in forensischer Beziehung » (id.), 1875 ; « Plôtzliche Taubheit nach Masern » (id.), 1884; « CJeber Bildungsanormalien der Ohrmuschel » ( Tagblatt d. deutsch. Naturf. Versamml.), Strasbourg, 1885 et Berlin, 1886 ; « Statistische Beobachtungen über den Rinne'schen Versuch » (id.), Berlin, 1886;

« Die Bakterien bei eitrigen Affectionen des

Ohres und der Nase », Wiesbaden, 1887 ; « Zur Morphologie der Bakterien des Ohres und des Nasen- Rachenraumes », Zurich, 1889;«Ueber die Pathogenitaet der Bakterien des Ohres und der Nase » ( De.utsch . med. Wochensckr.), 1888;

« Die Bedeutung ' des Rinne’schen Yersuches fur die Diagnose der Labyrinthaffectionen »

(. Arch . für Ohrenheilkunde ), XXVII vol. Le monde littéraire lui doit aussi plusieurs compositions poétiques, parmi lesquelles nous citons :

« Feierabend », poésie lyrique, Zurich, 1883 ;

« Bunte Blatter, Kinderlieder », id., 1884; « Clernatis », poésie lyrique, id., 1885 ; « Saxifraga », poésie épique et lyrique, id., 1886 ; « Klange vom Lindenhof », id., 1887.

Roig y Iîallesta (Jean), homme de lettres espagnol qui a écrit en catalan et en castillan, est né, le 26 mai 1846, à San Feliu de Guixols (province de Gerona). Après une jeunesse difficile, il entra dans l’enseignement qu’il quitta plus tard. Nous avons de lui en catalan: « Lo Llibre de la Infantesa », Yalls, Eusèbe Oller, 1883 ; « Cantars, 6 follias catalanas », id., id., id. ; « Llibre de Fàulas y poesias », id., Sellisser, 1884; en castillan: « Cantares y Poesias », Barcelone, Bonet, 1885; « Horas Dolsas y Amargas », id., id., 1887 ; en préparation : « Arpegios », poésies ; et « Venus », poème catalan.

Roiti (Antoine), physicien italien, né, à Argenta (province de Ferrare), en 1843, fit ses études universitaires à Pise ; maintenant, il est professeur de physique à Ylstituto di Studii Superiori de Florence. Nous avons de lui : « Sopra un’azione ponderomotrice interna délia corrente elettrica », dans le journal Nuovo Cimento , Pise, 1879 ; « Nuova forma dell’azione cataforica délia corrente », id., id. ; « Di alcune nuove apparenze elettrochimiche », id-, id. ; « Délia Conferenza internazionale per la determinazione delle unità elettriche », id., 1884; « Metodo per determinare la capacità di un condensatore a misura assoluta », id., id. ; « L’elettrocalorimetro confrontato col termometro di Riess », id., 1885; dans les Actes de la Regia Accademia di scienze de Turin: « Metodo per determinare l’Ohm »; « Determinazione délia resistenza elettrica di un filo » ; « Di un elettrocalorimetro » ; « Misure assolute di alcuni condensatori »; plusieurs mémoires dans les publications du R. Istituto di Studii Superiori et de V Accademia dei Lincei, et enfin en librairie : « Elementi di fisica », Florence, Le Monnier, 1880-88-84, et 2rae éd., 1886-87.

Roland (Henri-François-René), ne, à Pontarlier (Doubs), le 26 octobre 1855. Avocat à la Cour d’appel de Dijon de 1877 à 1882 ; docteur en droit en 1880 ; professeur à la Faculté libre de droit de Lille de 1882 à 1885 ; avoué près le tribunal civil de Gray en 1886 ; membre correspondant de l’Académie de législation de Toulouse; lauréat de cette même Aca-

démie, médaillé d’or, en 1880; lauréat de la Faculté de droit et de lettres de Dijon, en 1876 et 1877. Principaux ouvrages publiés : « Charles Févret, avocat au Parlement de Bourgogne. Sa vie et ses œuvres », Dijon, E. Jobard, 1880;

« De l’Esprit du droit criminel aux différentes époques, dans l’antiquité, dans les temps modernes et d’après les nouveaux principes de la science pénitentiaire », Paris, A. Rousseau, id. ; « Le travail, son rôle au point de vue pénitentiaire, discours prononcé à la colonie pénitentiaire de Citeaux », Citeaux, 1882; « Les médecins et la loi du 19 ventôse, an XI », étude historique et juridique sur l’organisation de la profession médicale et sur ses conditions d’exercice, Paris, A. Rousseau, 1883.

Rolande (Antoine), historien italien, professeur d’histoire moderne à V Accademia scientificoletteraria de Milan, né, à Bra (province de Coni), en 1844, étudia à l’Université de Turin, voyagea en Allemagne et en Angleterre (1874-/6), et après avoir inséré plusieurs articles aux journaux et revues, publia : « Discorso sulla storia moderna », 1868; « La Questione ecclesiastica », 1871 ; « Délia dignità impériale di Carlo Magno », 1873 ; « Escursione storico-etnografica nei paesi slavi délia provincia di Campobasso », 1875 ; « L’educazione in Italia in ordine alla vita pubblica », 1878; « Geografia politica e corografia dell’Italia impériale nei secoli IX e X », Florence, 1880 ; « Delle ère principali corne fondamento délia cronologia storica », Milan, 1884.

Rolin-Jaeqnemyns (Gustave), célèbre juriste et homme politique belge, né, à Gand, le 31 janvier 1835. Docteur en droit et en sciences politiques et administratives, il publia des études d’un esprit très élevé, fonda l’Institut de droit international, et devint membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. En 1878, l’arrondissement de Gand l’envoya à la Chambre des représentants; il fut quelques jours après nommé par le Roi ministre de l’intérieur et il conserva son portefeuille jusqu’en 1884, date de la chûte du gouvernement libéral en Belgique. Ses principaux ouvrages sont: « Des partis et de leur situation actuelle en Belgique », Bruxelles, 1864; « De la réforme électorale; examen des moyens à employer dans les gouvernements représentatifs pour assurer la liberté des élections et la sincérité des votes »; et des causeries flamandes sur la Constitution belge : « Voordrachten over de grondwet », Gand, 1867 ; 2e éd., id., 1871-1872. Mais c’est dans la Revue de droit international qu’il faut surtout chercher les beaux travaux qui ont fait sa réputation, depuis son article: « De l’étude de la législation comparée et du droit international », 1869, jusqu’à son article sur « La conférence internationale de Berlin pour la réglementation du travail », 1890.

Rolland (Eugène), folJc-loriste et homme de lettres français, né, à Metz, le 21 mars 184.6, s’est fait connaître par une série de publications sur la littérature populaire qui lui assignent un rang distingué parmi les folk-loristes français. Il a fondé, avec M. Gaidoz, professeur de langue et de littérature celtiques, à l’École des Hautes-Études, la revue intitulé : Mélusine. Depuis le 1er janvier 1888, M. R. a quitté la direction de Mélusine , dont M. Gaidoz est, depuis cette époque, le seul directeur. On doit à M. R.: « Vocabulaire du patois du pays messin, tel qu’il est actuellement parlé à Rémilly, canton de Punge » (tirage à part de Romania , 2 brochures) ; « Devinettes, ou énigmes populaires de la France », suivies de la réimpression d’un recueil de 77 inclovinelli , publié à Trévise, en 1628, avec une préface de M. Gaston Paris, de l’Institut, Vieweg, 1877; « Faune populaire de la France ; noms vulgaires, dictons, proverbes, contes et superstitions », Paris, Maisonneuve, 1877-83, 6 vol. (chaque volume a été tiré à 600 exemplaires) ; « Rimes et jeux de l’enfance », id., id., 1883 ; « Recueil de chansons populaires avec deux-cent mélodies notées », id., id., t. I, 1883; t. II, 1886; « Almanach des traditions populaires », 3 vol., 1882-83-84, tiré à 300 exemplaires sur beau papier. M. R. a collaboré à la Revue critique d'histoire et de littérature , à la Revue celtique, à Romania , etc. Depuis juillet 1888, il dirige un curieux catalogue de librairie intitulé : Variétés bibliographiques.

Rolland (Jules), avocat, journaliste, mainteneur de l’Académie des Jeux floraux depuis 1884, est né, à Albi (Tarn), en 1853. Il termina ses études au Collège des Jésuites de Saint- Affrique, et débuta en 1872 à Toulouse comme journaliste dans la Gazette du Languedoc, se fit inscrire an barreau de Paris, fut un des secrétaires de maître Nicolet, bâtonnier, et collabora, pendant trois ans, à la Gazette de France. Rentré à Albi en 1880, il fonda, avec M. Escande, le Nouvelliste du Tarn , dont il est resté le directeur politique. A part des articles politiques et de critique littéraire, M. R. a publié divers ouvrages, entr’autres : « Albi pendant la guerre de cent ans », 1786; « Histoire littéraire de la ville d’Albi », 1879 (couronné par l’Académie française) ; « La statue de Saint-Jacques », roman, 1881. Le recueil de l’Académie des jeux floraux contient, du meme auteur, de nombreux discours, rapports et nouvelles. M. de Pontmartin lui a consacré une étude dans ses Nouveaux Samedis, 18e série, 1880.

Eoller (Théophile), archéologue et pasteur français, né, en 1830, à Aubusson dans le département de la Creuse, fit ses études classiques dans un lycée de Paris, ses études théologiques à la Faculté de Montauban, à laquelle il présenta en 1853 une thèse sur -la « Gnose dans les Épîtres Pastorales ». L’année suivante,

l’Eglise de Bolbec, dans le département de la Seine-Inférieure, le choisit pour conducteur spirituel. La faiblesse de sa poitrine l’ayant obligé au bout de quelque temps à donner sa démission pour passer les hivers sous un ciel plus doux, la communauté évangélique de Naples bénéficia, pendant dix ans, de son ministère. M. R. s’occupa en outre activement, surtout depuis le régime italien, de l’érection d’écoles primaires et de toutes les œuvres propres à relever le niveau moral des classes inférieures. Après même qu’il se lut démis de toute fonction officielle, M. R. ne cessa de travailler à la propagation de l’Évangile, surtout à Rome, où l’attiraient ses recherches scientifiques. Ses impressions de touriste, soit sur l’Italie, soit sur l’Algérie, sur 1 Égypte, la Palestine, ont été consignées par lui à diverses reprises dans la Revue Chrétienne. Son principal titre à la notoriété repose sur les « Catacombes de Rome. Histoire de l’art et des croyances religieuses pendant les premiers siècles du christianisme », 2 vol. infol., avec 104 héliogravures, 1881. On peut considérer comme une préparation à cette œuvre monumentale : « Saint-Clément de Rome, description de la basilique souterraine récemment découverte », 1873. Nous possédons encore de M. R. divers écrits de circonstance : « Le dogme dans les catacombes de Rome », 1864; « Un tremblement de terre à Naples et la charité du Gouvernement napolitain », 1860. Dans les voyages que chaque hiver M. R. fait en différents pays méridionaux, il prend des notes qu’il rédige pour la Revue des Deux-Mondes, le Journal des économistes, la Revue Chrétienne sur la colonisation en Algérie, V Art et les mœurs en Espagne, etc.

Rollet (Hermann), poète autrichien, né, le 20 août 1819, à Baden près de Vienne, étudia à l’Université de cette ville, où, jeune encore, il publia ses « Liederkranze », 1842, et ensuite « Früklingsboten aus Oesterreich », 2rae éd., 1849, après lesquels il fut forcé de s’exiler en Allemagne. A Iena il fut arrêté, et en 1851, ayant été mis en liberté, il passa en Suisse, où il demeura jusqu’à 1854, époque à laquelle, profitant d’une amnistie, il rentra dans sa patrie. On doit à son génie : « Wanderbuch eines Wiener Poeten », Francfort, 1846; « Frische Lieder », Ulm, 2me éd., 1850 ; « Kampflieder », Leipzig, 1848; « Ein Waldmâi’chen aus unserer Zeit », id., 1851, et une série de poésies dramatiques publiées en 1851, parmi lesquelles nous citons :

« Die Ralunken »; « Thomas Münzer »; « Flamingo ». En 1853, il publia sa charmante « Jucunde », et en 1854, les * Heldenbilder und Sagen » et la « Kermesse », en 12 chants, avec musique de l’abbé Schlendinger. Parmi les plus récents travaux de ce poète et prosateur élégant, nous aurions à citer : « Beitràgo zur Chronik der Stadt Baden bei Wien », Baden

et Vienne, 1880; « Die Goethe- Bildnisse » Vienne, 1881-83 ; « Friederiken- Lied », Baden et Vienne, 1882; « Jucunde », nouvelle édition de ce poème en prose et en vers, avec une biographie de l’auteur ( Deutsch - oster - National- Bibliothek), Gratz, 1884; « Badener Neujahrsblâtter » (faisant suite aux Beitrage zur Chronik der Stadt Baden bei Wien ), Baden et Vienne, 1885 ; « Poems from the German of Hermann Rollet », version anglaise par Henry Phillips Jr., Philadelphie, 1887.

Rollier (Frédéric-Auguste), pasteur et publiciste suisse, né, à Nods (Berne), le 28 mai 1836, fut successivement diacre à La Chauxde-Fonds (1863), pasteur à Courtelany (canton de Berne) et à Saint-Aubin (Neuchâtel), 1873. Professeur d’exégèse du Nouveau Testament à la Faculté de théologie de l’Académie de Neuchâtel, de 1874 à 1883, M. R. a publié: « La vie, son triomphe et son but », 1872 ; « La Mission intérieure en Allemagne », 18<5; « La Consécration laïque et ecclesiastique », 1876;

« L’importance religieuse du corps d’après l’Evangile », dissertation exegétique publiée dans le programme de l’Academie de Neuchâtel, semestre d’hiver, 1882—83; « Samuel Gobas, missionnaire en Abyssinie et évêque à Jérusalem. Sa vie et son œuvre », traduit librement de l’allemand (1885) ; « Pourquoi fraterniser avec l’armée du salut? », 1888.

Rollinat (Maurice), poète français, fils de François R., avocat, représentant du peuple en 1848, est né, à Châteauroux (Indre). En 1871, il entra à la Préfecture de la Seine, où il est resté jusqu’en 1878. M. R. a publié : « Dans les Brandes », Paris, Sandoz et Fischbacher, 1887 ; « Les Névroses », id., Charpentier, 1883; « L’Abîme », id., 1886 ; trois recueils de musique, en 1880, chez Harthmann ; un recueil de « Rondels et Rondeaux » , chez Henri Lemoine, 1883 ; et « Dix Mélodies », Mackar, 1877. En préparation : un volume de poésies intitulé : « La nature ».

Rollot (Alexandre-Hippolyte) , poète français, né, à Arles, le 1er décembre 1856, vint terminer ses études à Lyon, en 1874. Son père était employé au chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, où lui-même fut placé d’abord. M. R. a publié à Lyon en 1887 un premier recueil de vers intitulé : « Les Chants de la Vie », dont une seconde édition a paru, a Paris, chez Paul Ollendorff, 1888. Il a publié, chez le même éditeur, « Les Chants d’un homme », id. Ces poésies sincères sont le résultat des instincts littéraires d’un jeune homme luttant contre un milieu défavorable. D’un tempérament a la fois énergique et timide, hardi et tendre, son amour des aventures lointaines et sa constitution maladive qui le retenait sédentaire; sa passion du grand air, de la lumière méridionale, sa nostalgie de la Provence natale et son existence terne

sous le ciel lyonnais, brumeux et gris ; tout cela a contribué à l’éclosion de ses vers. La lecture d’Herbert Spencer et de Hœckel lui donna le goût des grandes synthèses philosophiques, il changea peu-à-peu son amour de la nature en une sorte de culte. « En ce siècle encore bouleversé par Hœckel, Darwin et Spencer, dit M. Hippolyte Rollot, dans la préface des « Chants de la vie », beaucoup d’âmes ont pressenti la venue d’une poésie, vaste comme un abîme, qui prendrait dans ses bras l’homme, enfant de la bête, et après l’avoir ramené jusqu’à la poussière d’où il est sorti, dévoilerait à ses yeux éblouis la grandiose bonté, l’immuable justice, les vastes harmonies de la nature », Lyon, 1er décembre 1886. De même que sa vie solitaire lui avait fait chanter l’amour, le sentiment de sa santé faible et de la fragilité de sa vie lui fit chanter la force et l’éternité de l’Univers. Il a donc écrit, dans ses premières poésies, tout ce qui lui manquait, tout ce qu’il aurait voulu aimer. Avec le temps et la santé, ces sentiments ont fait place à d’autres plus calmes. Sur l’admiration instinctive de l’univers s’est greffé un amour plus raisonné pour ce splendide mécanisme. La contemplation encore un peu triste fait l’objet de son second volume intitulé : « Les chants d’un homme ». Enfin, la contemplation sereine et confiante fait l’objet d’un troisième volume en préparation.

Romano (Clément), médecin napolitain, né, le 4 mars 1847, à Bénevent, où il fit ses études de gymnase et de lycée. Reçu docteur en médecine et chirurgie, en 1870 il s’embarqua sur le brick Daino , vaisseau-école de la marine marchande. L’année suivante, il fut envoyé par l’Etat se perfectionner à Paris, à Londres et en Allemagne. Nous avons de lui les ouvrages suivants : « Del fungo benigno e degli altri neoplasmi del testicolo che assumono la forma d’escrescenze fungoide », 1873; « Dello ascesso retro-faringeo cronico a proposito di un caso di doppio ascesso freddo retro-faringeo f'elicemente condotto a guarigione », 1874 ; « Annotazioni scientifiche ed osservaziooi pratiche di chirurgia raccolte presso l’Università e cliniche estere », 1875 ; « La Coxalgia », 1877 ; « Su di una rara forma di angina del cuoio capelluto », 1879; « La Ortopedia moderna e le malattie chirurgiche dei bambini » ; « Intorno al piede torto varo-equino congenito ed alla sua più opportuna terapia » ; « Il raddrizzamento brusco . e la osteologia rispetto agli altri mezzi di cura del ginocchio valgo : con relativa statistica personale e presentazione di un nuovo Goniometro » ; « La clinica ortopedica dell’Ospedale di Loreto » ; « Lariugostenosi per sifilide terziaria : tracheotomia d’urgenza » ; « La sospensione ed il corsetto gessato nella cifosi di Lott » ; « Ortopedia » — article inséré dans la Enciclojpedia medica italiana ; « Caso non comune di E-

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