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sciences d’État, fut employé comme volontaire dans le bureau de statistique de Prusse sous le Dr Engel et publia: « Die Hausindustrie in Tùüringen. Wirthschaftgeschichtliche Studien », en 3 parties; lre partie: « Das Meininger Oberland », Iéna, 1882, 2° éd. 1885; 2™ partie: « Ruhla und das Eisenacher Oberland », Iéna, 1884; 3ine partie: « Die Korbflechtwaaren- Industrie in Oberfranken und Coburg. Hausindustrie in Neustadt und Bürgel », 1888; « Statistischer Bericbt über Industrie und Gewerbe von Nieder- ôsterreich im Jahre 1880 », Vienne, Braumüller, 1883; « Statischer Bericht über Industrie und Gewerbe von Nieder- ôsterreich im Jahre 1885 », id., id., 1889.

Say (Léon), éminent économiste et homme politique français, ancien Ministre des finances et ancien ambassadeur, né, à Paris, le 6 juin 1826. M. S. a publie: « Théorie des changes étrangers », traduction de l’anglais de M. Goschen, avec une introduction; « Histoire de la Caisse d’escompte », 1848; « La ville de Paris et le crédit foncier »; « Lettres à MM. les membres de la Commission du Corps législatif » ; « Observations sur le système financier de M. le préfet de la Seine », 1865; « Les obligations populaires », avec M. L. Walras; « Examen critique de la situation financière de la ville de Paris », 1866; « Rapport sur le paiement de l’indemnité de guerre », 1875; « Le Dictionnaire des Finances » a été publié sous sa direction. M. S. a été élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques, en remplacement de Dubois (décembre 1874), et membre de l’Académie Française, en remplacement d’Edmond About, le 10 février 1886. Il a publié, outre les précédents ouvrages : « Discours prononcés au Sénat et à la Chambre des députés, sessions de 1876 »; « Questions monétaires - budget de 1877 », 1 vol., 1877; «Les Finances de f la France », 1 vol., 1883; « Le Socialisme d’État », 1 vol., 1884; « Les impôts démocratiques », 2 vol., 1884; « Turgot », 1 vol., 1887, à la librairie Hachette dans la collection des Grands écrivains français.

Sayous (Édouard), historien français, né, à Genève, le 10 juin 1842, d’une famille originaire du Béarn et émigrée pour cause de religion, fils d’André Sayous ancien directeur à Paris de la section protestante au Ministère des cultes, auteur d’un excellent ouvrage sur la « Littérature française à l’étranger pendant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles », se prépara par de brillantes études à la carrière du professorat, fut admis en 1860 à l’école normale, prit en 1863 l'agrégation d’histoire, en 1866 le doctorat ès-lettres et fut chargé d’un enseignement historique, d’abord au Lycée de Versailles (1863-1865), puis à Paris au Lycée Charlemagne jusqu’en 1876. En 1872, les électeurs protestants de la Lozère le choisirent pour un

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de leurs représentants au Synode. M. S. siégea dans cette assemblée au centre gauche et ne tarda pas à adhérer aux décisions de la majorité par une brochure qui ne laissa pas de produire une vive sensation chez ses anciens amis :

« Le Régime Synodal et la Conscience protestante », 1875. L’ardent intérêt qu’il portait aux questions religieuses l’engagea, malgré son âge et la position qu’il occupait dans l’Université, à entreprendre en 1875 des études théologiques et à suivre les cours de la Faculté de Montauban. Admis en 1876 dans le corps pastoral, il remplit pendant deux années (1877-1879) les fonctions d’aumônier à la maison centrale de Poissy et donna de 1879 à 1885 un cours libre d’histoire et de littérature aux étudiants en théologie de Montauban. Depuis 1879, l’Université de France a compté de nouveau M. S. au nombre de ses membres en qualité, d’abord, d’examinateur auprès de la Faculté des lettres de Toulouse, puis, à partir de 1885, de professeur d’histoire à la Faculté des lettres de Besançon. Les recherches scientifiques de M. S. se sont portées de préférence sur les Annales de la Hongrie dont il possède à fond la langue, qu’il a visitée à plusieurs reprises et où il fut chargé en 1875 par le Gouvernement français d’une mission spéciale. L’Académie française honora en 1877 du prix Thiers son « Histoire générale des Hongrois », 2 vol., 1876, pour laquelle il fut également nommé membre associé de l’Académie de Pesth. Parmi les autres ouvrages dus à la plume active et érudite de M. S. nous mentionnerons : « La France de Saint-Louis d’après la poésie nationale » ; « De Epistolis Sancti Bonifacil », deux thèses pour le doctorat ès-lettres, 1866 ; « Le Christianisme de Bacon, ses apologistes et ses adversaires », 1877 ; « Jésus-Christ d’après Mahomet ou les notions et les doctrines musulmanes sur le Christianisme », 1880; « De Tauroboliis apud gentes tempore Crescentis Ecclesiæ », 1880; « Les Déistes anglais et le Christianisme principalement depuis Toland jusqu’à Chubb 1696-1788 », 1882, quatre thèses pour le baccalauréat, la licence et le doctorat en théologie; « Le général G.-H. Dufour » (dont il était parent), notice biographique, 1881. La collaboration de M. S. est acquise à la Revue des Deux Mondes, à la Bibliothèque universelle , à la Revue historique , à la Revue critique , au Journal de Genève, à la Revue Chrétienne, à V Encyclopédie des sciences religieuses, au Bulletin de la Société d'histoire du Protestantisme français, à la Revue pour l'histoire des religions, etc.

Sbarbaro (Pierre), publiciste, philosophe, économiste, jurisconsulte, agitateur, homme politique, tribun italien, est né, à Savone, en 1838, et fit son droit à Pise, où il reçut son doctorat en 1863. Dès l’âge de 15 ans il avait débuté à la Rivista enciclopedica de La Farina, au Gof-

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fredo Mameli de Thomas Villa et à Yltalia e popolo qui se publiait à Gênes. Avant même de fréquenter l’Université, il avait dirige à Savone le Saggiatore. Doué d’une intelligence vive et précoce, ajmnt une aptitude extraordinaire aux études, M. S. donnait les plus grandes espéances. En 1859, il s’enrôla simple soldat à l’armée piémontaise ; en 1860, il publia une brochure intitulée : « Sulle Società di Mutuo Soccorso », et en 1861 une autre brochure qui eut du retentissement parce qu’il y exprimait l’opinion contre MM. Guerrazzi et Montanelli que les sociétés ouvrières ne doivent pas se mêler de politique. Le titre de ce brillant ouvrage était : « Le Società operaie e la polilica ». Deux ans après (1863), il donnait des leçons libres d’économie politique à 1 Université de Pise. De là, il passa à Ancône pour y diri¬

ger le Corriere delle Marche et pour enseigner le droit commercial aux frais de la Chambre de commerce. En 1864, nous le trouvons professeur extraordinaire d’économie politique et de philosophie du droit à l’Université de Modène. Dans l’entretemps, M. S., dont l’activité littéraire tient du phénomène, écrivait des articles aux journaux et aux revues, se mêlait de politique, d’administration et prêtait le concours de sa plume inépuisable à toutes les questions du jour. En 1870, il va présider à Loreto le Congrès des libres-penseurs des Marches. M. César Correnti, qui était alors ministre de l’instruction publique, le mit en disponibilité pendant un an. Réintégré dans sa chaire, M. S. attaqua avec une vivacité extrême la loi sur la mouture, et présida à Empoli un congrès, où plutôt un meeting, où il demanda la mise en accusation du ministre des finances qui avait, selon lui, violé la constitution. M. S. perdit alors sa place de professeur. En attendant, il avait entretenu des relations suivies avec une foule de personnages illustres d’Italie et de l’étranger, et principalement avec les hommes politiques qui croient a l’arbitrage et à la paix internationale. Le ministre Mancini en 1874 le rappela à une chaire universitaire. Le voilà donc a Macerata, professeur de philosophie du droit et de droit administratif. il organise alors une agitation universitaire pour élever un monument à Albéric Gentile, le précurseur de Grotius. Mais bientôt Macerata est une trop petite ville pour lui, il va à Naples et donne des leçons magnifiques à l’Université et agite la question du désarmement. Le gouvernement le transféré à Parme, mais bientôt il insurge contre un decret du ministre Baccelli qui avait puni des étudiants de Sassan. Après des scènes violentes avec ses collègues d’université qui à ses yeux étaient trop liges au Ministère, il est destitue. Soit désir de se venger, soit inspiré par le désir immodéré de faire parler de soi, M. S. se rend à Rome et y publie des pamphlets qui peuvent soutenir la

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comparaison avec ceux de P.-L. Courier : « Re Travicello »; « Regina o Repubblica ? », cachant sous forme de nouvelle une satire mordante contre les hommes du gouvernement. Bientôt M. Sommaruga, éditeur, ouvre à l’activité de M. S. un champ très vaste en fondant un journal à deux sous Le forche Caudine. Dans cette feuille, écrite entièrement par M. S., tirée après peu de numéros à 140,000 exemplaires, M. S., attaqua tout le monde avec une verve, une éloquence et un savoir énorme. Ses ennemis ont beau jeu et l’accusent comme calomniateur. Traîné devant les Tribunaux, il est condamné à 3 ans de prison. Il recourt en Appel et les magistrats lui infligent une nouvelle sentence, celle-ci de 7 ans. Pendant qu’il se pourvoyait en Cassation, le collège électoral de Pavie le nomme député. La prison lui est ouverte et il va siéger à la Chambre, où ses ennemis sont nombreux. A la clotûre de la session, M. S. juge prudent de s’en aller en Suisse parce que dans l’entretemps la Cour de Cassation a confirmé la sentence. De Lugano, où il demeure, il lance de nouveaux traits à ses ennemis dans la Penna d’oro , journal qu’il fonde tout exprès. Il cherche chicane aux autorités du Canton Ticin, et une belle nuit, tandis qu’il accompagne une dame à la frontière italienne, les chevaux de sa voiture prennent le mors aux dents et de ce côté-ci de la frontière les gendarmes italiens se jettent sur M. S. qui est envoyé à Sassari y faire ses 7 ans de prison. Les collèges électoraux d’Italie croient que M. S. est la victime d’un guet-apens et le renvoient au Parlement. Les instances à la Couronne pour la grâce du prof. S. ont été nombreuses. Mme S., femme de basse extraction mais de grand cœur et qui a pour son mari une admiration sans bornes, a demandé en vain la libération du professeur. Il est difficile de prononcer un jugement sur M. S. qui est à coup sûr une des intelligences les plus remarquables de son pays, mais qui en même temps a démontré à maintes reprises de manquer absolument de tact et d’esprit de suite. Les ouvrages de M. S. resteront à la littérature italienne et aux sciences morales, mais ses ennemis, qui sont très nombreux et très puissants, auront beau jeau contre lui. Il a publié : « Le ragioni délia pubblica economia » ; « Délia liberté » ; « Sulle opinioni di Vincenzo Gioberti intorno alla economia politica e alla questione sociale » ; « La nozione giuridica dello Stato » ; « Sul diritto di coalizione e sugli scioperi » ; « Channiug e la quistione religiosa nel secolo XIX » ; « L’economia politica e la liberté » ; « Sulla filosofia del diritto » ; « Sul partito conservatore » ; « Sulle condizioni dell’umano progresse »; « Re Travicello »; « lîegina o Repubblica ?» ; « L’ideale délia democrazia » ; « Da Socino a Mazzini » ; « La mente di Terenzio Mamiani » ; « Laboulaye : un fonditore

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di caratteri » ; « Parlamento o disciplina militare ».

Sbigoli (Ferdinand), homme de lettres italien, ne, é Florence, le 12 août 1842. Après avoir été employé aux chemins de fer de la Toscane, il concourut pour la chaire de rhétorique au Lycée Forteguerri de Pistoja. Il est maintenant professeur au Gymnase Dante de Florence. En librairie : « Le illustrazioni ai fatti di Enea di Fra Guido di Pisa », Milan, 1869, 2™ éd., 1878; « Tommasi-Crudeli e i primi frammassoni in Firenze », essai historique avec documents inédits, Milan, Battezzati, 1884; « Un poota toscano a tempo di Gian Gastone » ( Nuova Antologia) 1881.

Scaduto (François), professeur de droit ecclésiastique é l’Université de Naples, né, é Bagheria (prov. de Païenne), le 30 juillet 1858 ; après avoir commencé ses études universitaires é Palerme, il les compléta é Ylstituto di Studi Superiori de Florence en 1881, et fréquenta depuis les universités de Leipzig et de Berlin jusqu’en octobre 1883. Ayant reçu l’habilitation pour l’enseignement du droit ecclésiastique é 1 Université de Rome, il obtint de poursuivre ses études é Paris et é Londres pendant les années 1883-84; revenu dans sa patrie, il professa d’abord é Palerme, puis é Naples, le droit ecclésiastique. On a de lui : « Stato e Chiesa negli scritti politici dalla fine délia lotta per le investiture sino alla morte di Ludovico il Bavaro (1122 a 1347) », Florence, Le Monnier, 1882; « Il divorzio e il Cristianesimo. Studio storico », id., Pellas (Biblioteca delle scienze legali), 1882; « Guarentigie pontificie e relazioni fra Stato e Chiesa (legge 13 maggio 1871). Storia, esposizione, critica, documenti », Turin, Loescher, 1884 ; « Il consenso delle nozze, nella professione e nell’ordinazione, secondo il Diritto romano, Germano, Canonico », Naples, Jovene, 1885; « Il concetto moderno del Diritto ecclesiastico », Palerme, Pedone-Lauriel, id.; « Stato e Chiesa, secondo fra Paolo Sarpi e la coscienza pubblica durante l’interdetto di Venezia del 1607-1607 », avec biographie, Florence, Ademollo, id. ; « Stato e Chiesa sotto Leopoldo I Granduca di Toscana (1765-90) »; « L’abolizione delle Facolté di teologia in Italia (1873) », étude historique-critique, Turin, Loescher, 1886; « Le Confraternité secondo il Diritto canonico e la giurisprudenza italiana », id., Unione tipografica-editrice, 1886, dans le Digesto italiano au mot Confraternité ; « Stato e Chiesa delle Due Sicilie dai Normanni ai giorni nostri, secoli XI-XIX », Palerme, Amenta, 1887; « Il sacerdote nel Diritto italiano », Turin, Unione tipografico-editrice, 1887, dans le Digesto italiano, , au mot Sacerdote.

Scalft (Rudolphe von), historien autrichien, docteur en philosophie, professeur libre d’histoire ancienne é l’Université d’Innsbruck, né, le 11 juillet 1860, étudia la philosophie, la phi-

lologie et l’histoire à l’Université de Vienne, enseigna comme apprenti au Gymnase François- Joseph à Vienne et ensuite à l’École magistrale de Salzburg ; séjourna à Tubingue et Bonn, et en 1885 prit son habilitation à l’enseignement et devint professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Innsbruck. On lui doit : « Der pyrrysche Krieg », Berlin, 1884 ; « Emanuel Geibel », Linz, id. ; « Geschichte und Dichtung », i<3., 1885; « Ueber die wichtigsten Beziehungen des Orients zum Occident in Alterthum », Vienne, 1886 ; « Die Studien des Polybios. Ein Beitrag zur Geschichte der Historiographie und allgemeinen Bildung des 2 Jahrh. v. Chr. », Stuttgart, 1882 ; « Die Iberische Erage » Ausland, 1884 ; « Ueber die wichtigsten Beziehungen zwischen Orient und Occident im Mittelalter und in der Neuzeit », Vienne, 1887. Il a fourni aussi bon nombre d’articles aux Jahrb. f. d. Philol ., aux Monatschr. f. d. Orient , au Litterar- Centralbl ., à la Zeitochr. f. ort. Gy minas. et collabore à la Sammlung d. Handbücher der alten Geschichte.

Scartazzini (Jean-André), écrivain suisse et théologien protestant, né, à Bondo (Grisons), le 30 décembre 1837. Après avoir étudié aux Universités de Bâle et de Berne, il se consacra au Saint-Ministère, et en 1871 il fut nommé professeur de langue et de littérature italienne à l’École cantonale de Coire. M. le docteur S. est un des plus forts dantophiles de notre époque, et ses ouvrages sur Dante jouissent d’une autorité incontestée. En dehors de plusieurs opuscules et d’une collaboration suivie aux principales revues et encyclopédies allemandes, nous avons de lui : « Giordano Bruno ein Blutzeuge des Wissens », Biel, 1867 ; « Dante Alighieri, seine Zeit, sein Leben und seine Werke », id., 1869, 2me éd., Francfort s. M., 1879; « La Gerusalemme liberata di Torquato Tasso », Leipzig, 1871, 2me éd., 1883 ; « La Divina Commedia di Dante Alighieri, riveduta nel testo e commentata », 3 vol., id., 1874-82 ; « Studien über Dante », id., 1877; « Abhandlungen über Dante », Francfort s. M., 1880; « Der Stabio- Prozess », Zurich, id.; « Dante in Germania », 2 vol., Milan, 1881-83 ; « Il Canzoniere di Francesco Petrarca, riveduto nel testo e commentato », Leipzig, 1883; « Dante. Vita ed opéré » (Manuali Hoepli), 2 vol., Milan, id. ; « Briefe über die soziale Frage », Aarau, 1884 (épuisé).

Scliaarschmidt (Charles - Guillaume - Maximilien), écrivain allemand, docteur en philosophie, conservateur en chef de la bibliothèque universitaire et professeur extraordinaire de philosophie à l’Université de Bonn, né, à Berlin, le 3 novembre 1822, fit ses études aux Universités de Halle et de Berlin, devint docteur en 1846 et professeur libre à Bonn en 1849; il a été membre du Séminaire pédagogique de Berlin, et a publié : « Descartes iTnd Spinoza », Bonn, 1850;

« Der Entwicklungsgang der neueren Spéculation », id., 1857 ; « Johannes Saresberiensis nach Leben und Studien, Schriften und Philosophie » , Leipzig , 1862 ; « Die Angebliche Schrifstellerei des Philolaus », id., id. ; « Die Sammlung der Platon. Schriften zur Scheidung der ecbten von den unechten unters », Bonn, 1867 ; « Einleituug zu Leibnitz’Neue Abhandlung über den menschlichen Verstand » ( Philos. , Biblioth .), 1876; « Ueber den Werth des Lebens » ( Sâmml . v. Vortr .), 1879) ; « Der Atheismus », id., id. ; « Ueber den Unsterblicheitsglauben » (id.), 1883. De 1877 à 1886, M. S. a été rédacteur des Philosophische Monathschr. et maintenant il s’occupe de philosophie religieuse, sujet d’une publication très importante qu’il va faire paraître.

Schack (comte Adolphe-Frédéric de), poète et orientaliste allemand, né, à Brusenwitz près de Schwerin, le 2 août 1815, fit ses études de droit à Francfort (où son père était député à la Diète), à Bonn, à Heidelberg et à Berlin ; voyagea en Italie, en Égypte, en Grèce, en Syrie, en Turquie et en Espagne. De retour à Schwerin, il entra au service du Grand-duc de Mecklembourg avec qui il voyagea en qualité de chambellan et de secrétaire de légation en Italie et à Constantinople. En 1849, il visita de nouveau l’Egypte et la Palestine, où il acquit une profonde connaissance des langues orientales qu’il continua à cultiver à Berlin lorsqu’il y fut envoyé comme chargé d'affaires. Après la mort de son père, en 1852, il abandonna la carrière diplomatique avec le titre de conseiller privé de légation. Il se rendit bientôt en Espagne, où il continua ses études sur la civilisation mauresque, et où il fut élu membre des académies de Madrid, de Grenade et de plusieurs autres Sociétés savantes. A présent, il demeure à Munich (Bavière) et il passe l’hiver en Italie. Non seulement M. S. est un poète renommé et un orientaliste des plus érudits, mais il est aussi un excellent musicien et un pianiste parfait. En dehors d’une histoire de la littérature et de l’art en Espagne, des versions allemandes de la partie la plus poétique et la plus légendaire du livre des Rois de Firdusi, et des légendes indiennes publiées sous le titre: « Voix du Gange », nous lui devons: « Théâtre Espagnol », 1845; « Nâchte des Orients », 2me éd., Stuttgart, Cotta, 1878 ; « Heliodor », drame, id., id., id. ; « Weihgesânge », id., id., id., 1879 ; « Timandra », tragédie, id., id.; « Atlantis », id., id., id.; « Die Pleyaden », poème en dix chants, id., id., id., 1882; « Meine Gemàldesammlung », 3me éd., id., id., 1884; « Lotosblâtter », poésies, id., id., 1883 ; « Gaston », tragédie, id., id., id.; « Kaiser Baldwin », id., id., id.; « Tag- und Nachtstücke », poésies épiques, id., id., 1884; « Memnon », id., id., 1885; « Ein halbes Jahrhundert », trois vol., Stuttgart, 1887, deutsche Verlaganst. ; « Aus

zwei Welten », conte, id., Gotta, 1887; « Walpurga » et « Der Johanniter », deux tragédies, id., id., id.

Schaeffer (Louis), théologien allemand, né, à Dingelstaedt (Eichsfeld), le 2 mai 1853, fit ses études à Prague et à Wurzbourg. M. S. fut nommé chapelain de l’église de la Cour à Dresde, professeur de théologie à Dollingen (1881-85)» et depuis 1885 il est professeur O. P. d’exégèse du Nouveau Testament à Meinster. Nous avons de lui en librairie : « Die biblische Chronologie vom Auszuge aus Ægypten bis zum Babyl.

Exil mit Berücksichtigung des Résultats der Ægyptologie u. Assyriologie » (ouvrage couronné) Münster, 1879 (Russel’s Verlag); « Essais über Joh. II, 1-12 und über die Begegnung Jesu mits. Mutter u. Brüdern in der prakt. theol. Linzer Quartalschrift. », 1885, 1886, 1887 ; « Die Gottes Mutter in der hl. Schrift (Fostschrift der theol. Fac. d. k. Akademie zur Münster z. 50 jator. Prieslex- jubilaeum Léo XIII) », Münster, 1887 (Aschendorff’s Verlag).

Schafer (Dietrich), historien allemand, professeur d’histoire à l’Université de Tubingue* né, à Brème, le 16 mai 1845, étudia aux Universités de Iéna, Heidelberg et Gœttingue, où, en 1871, il prit ses grades; en 1877, il fut nom. mé professeur à Iéna, et en 1885 à Breslau; professeur à Tubingue depuis 1888. Il a publié: « Dânische Annalen und Chroniken von der Mitte des 13 Jahrhunderts bis zum Ende des Mittelalters », Hannovre, 1872 ; « Die Recesse der Hansetage von 1477-1530 », vol. I-IV, Leipzig, 1881 ; « Die Hansestâdte und Kônig Waldemar Atterdag von Danemark », Iéna, 1879 ; « Deutscher Nationalgefühl im Licht der Geschichte », id., 1884 ; « Die Hanse und ihre Handelspolitik », id., 1885 ; « Das Buch des Lübeckischen Vogts auf Schonen », Halle, 1887;

« Das neue Deutschland und seine Kaiser », Breslau, 1888 ; « Das eigentliche Arbeitsgebiet der Geschichte », Iéna, id. M. S. est aussi collaborateur de la Herbst’s Encyclopddie der neueren Geschichte.

Scliandorpli (Sofus), docteur ès-lettres allemand, né à Ringsted. Après avoir étudié la théologie et les langues et littératures romanes, il fut licencié en théologie en 1862 et docteur ès-lettres en 1873. De 1863 à 1878 et puis en 1886, il voyagea en France, en Suisse, en Italie, en Suède et en Norvège. M. S. a publié :

« Poésies lyriques », 1863; « Au bois », scènes dramatiques, 1867 ; « Nouvelles poésies », 1868 ;

« Goldoni et Gozzi », épisode de l’histoire du théâtre italien au 18e siècle (thèse pour le doctorat), 1873; « Quelques poèmes », 1874;

« La province », nouvelles et esquisses, 1876;

« Hors du centre », roman, 1878; « Les jeunes jours », poème épique, 1879; « Cinq contes », id. ; « Les petites gens », roman, 1880 ; « L’histoire de Thomas Fris », roman, 1881 ; « Cinq

nouvelles », 1882 ; « Petites nouvelles », 1883 ; « Recueil de poésies », id. ; « Une année en fonction », roman, id. ; « Les enfants de la forêt », roman, 1884 ; « A l’étranger et chez soi », nouvelles, 1885 ; « La vieille pharmacie », roman, 1886; « De l’Isle de France et du département de Soro », quatre nouvelles, 1888. Comédies: « Dans l’auberge », 1884; « Deux candidats », 1886; « Au château », 1887, pièces de théâtre.

Schanz (George), économiste allemand, conseiller de la Cour, professeur d’économie nationale et de statistique à l’Université de Wurzbourg, né, à Grossberdorf, en 1853, est auteur d’un grand nombre d’ouvrages très importants, parmi lesquels nous citons : « Zur Geschichte der Gesellnverbâude im Mittelalter », Leipzig, 1877 ; « Englische Handelspolitik gegen Ende des Mittelalters mit besonderer Berücksichtigung des Zeitalters der beiden ersten Tudors Heinrich VII und VIII », 2 vol., Leipzig, 1881 (ouvrage couronné du 1» prix) ; « Zur Geschichte der Colonisation und Industrie in Franken », Erlangen, 1884 ; « Zur Geschichte der Gesellenwanderungen im Mittelalter » (Hildebrand’ s Jahrb.), 1887 ; « Zur Frage der Ueberwâlzung indirecter Verbrauchssteuern auf Grund des Bayer. Malzaufschlages » (, Schmoller’Jahrb . f. Gesetzb.) 1882 ; « Die directen Steuern Hessens und deren neueste Reform » (Finanzarch) , 1885; « Die Reform der Einkommensteuer in Sachsen- Weimar » (id.), id. ; « Die Besteuerung der Genossenschaften in den deutschen Staaten und in (Esterreick » (id.), 1886 ; « Der Preussische Staatshaushalt in den letzten Jahren und seine Sanirung » (id.), 1887. M. S. est le fondateur du Finanzarchiv für das gesammte Finanzwesen) , Stuttgart, 1884 ; et des Bayer. Wirtschafts- und Werwaltungs Studien, Erlangen, 1884.

Scharizer (Rodolphe), savant autrichien, professeur libre de minéralogie chimique à l’Universite et à l’Ecole supérieure d’agriculture à Vienne, né, le le>- avril 1859, à Freistatt (Autriche), étudia à l’Université de Vienne, et publia : « Ueber ôsterreichische Mineralvorkommnisse » ; « Mineralogische Beobachtungen » ; « Der Basait von Ottendorf in ôsterreichisch Schlesien »; « Die Hornblende von Jan Mayen nebst Berrierkungen über die chemische Constitution thonerdehaltiger Amphibole » ; « Die Mineralien in Gesteine von Jan Mayen » ; « Die Zwillingsbildung des Lepidolithes von Sehüttenhofen etc. » ; « Der Monazit von Schüttenhofen » ; « Der Xenolim von Schüttenhofen » ;

« Ueber die chemische Constitution der Verschiedenfarbigen Glimmer von Schüttenhofen » ;

« Der Bertrandit von Pisck » ; « Ueber die Chemische Constitution und die Farbe der Turmaline von Schüttenhofen ».

Schauensee (Mme Louise Meyer de), née, à Lucerne, le 3 septembre 1829, a publié quel-

ques agréables nouvelles locales : « Un orage sur le Lac des Quatre Cantons », 1859 ; « Le jeune montagnard » ; « Le vieux soldat », 1868.

Scliauenstein (Adolphe), médecin autrichien, professeur de médecine légale et deux fois Rector magnificus de l’Université de Gratz, conseiller d’État, président du Conseil Sanitaire de la Styrie, médaillé d’or pour les arts et les sciences, né, en 1827, à Vienne, a fait ses études à l’Université de Vienne et pris ses grades en 1851 ; il a été assistant à la chaire de médecine légale à Vienne, chimiste judiciaire à la faculté viennoise de médecine, professeur libre de toxicologie criminelle, professeur ordinaire à Gratz depuis 1868. En dehors de beaucoup d’articles publiés dans les Zeitschr. der Gesell. d. Ærzte Wien , qu’il a rédigés, comme secrétaire de la Société, pendant plusieurs années, on lui doit : « Lehrbuch des gerichtlichen Medicin » , Vienne, Braumüller, 1862, 2me éd., 1875; « Handbuch der ôffentlichen Gesundheitspflege in Œsterreich », id., id., 1868 ; « Die Abfuhr der Auswurfstoffe und die Gesundheitsverhàltnisse in Gratz » ( Deutsch . Vierteljahrschr. f. offent. Gesundheitspfl.) , 1876;

« Die ersten 8 Jahrhunderte 1er Karl- Er anzens- Universitât in Gratz », Gratz, Leuschner et Lubensky, 1886.

Schauta (Frédéric), éminent médecin, professeur de gynécologie et de l’art des accouchements à l’Université de Prague, né, en 1849, à Vienne, étudia aux Universités de Vienne, Innsbruck et Wurzbourg; de 1876 à 1881 il a été assistant à la clinique de gynécologie du professeur Speith à Vienne, en 1881 professeur libre, en 1883 il fit passage à l’Université d’Innsbruck et puis à celle de Prague, où il se trouve depuis le 1er avril 1887. On lui doit : « Grundriss der operativen Geburtshilfe », Vienne, 1885 (ouvrage traduit en langue russe par Fischer, et publie contemporainement à Saint-Pétersbourg) ; « Zerstorung des Nervus facialis und deren Folgen » (, Sitzungsber . d. Wien. AJc.) , 1872; « Ueber die Operation von Mastdarmscheiden Fisteln », 1886; « Der Blutverlust bei der Geburt » ( Wien med. Bldtter), id. ; « Gynâcologische Beitràge » (id.), id. ; « Die Radicalbehandlung des carcinoma uteri » ( Zeitschs . f. Heilkunde ), vol. 8: « Ueber gynàlogische Massage » ( Prager und. Wochenschr.), 1881 ; « Ueber die Diagnose der frühstadien Chronischer Salpiegitis » (Arch. f. Gyncic.), vol. 33; « Ueber die Behandlung der Retroversio, flexio uteri » ( Prager med. Wochen schr.), 1888 ; « Fâlle von conservativen Kaiser schnitt » (Wien. Med. Wochensch.) , 1886, et (Prager med. Wochensch.), 1888; « Ein gynâcologischen Beinhalter » (Prager med. Wochenschr.) , 1889 ; « Die Berkenanomalien in Müller’s Handbuch der Geburtshülfe », id.; et un grand nombre de notes, essais et de mémoires dans les revues spéciales.

Scliefer (Charles), orientaliste français, né, à Paris, le 16 novembre 1820, fit ses études au Collège Louis-le- Grand, à l’École des langues orientales et à celle des jeunes. Maître repetiteur à l’École des jeunes (1843), drogman à Beyrouth (id.), drogman-chancelier à Jérusalem (1844), il occupa le même poste à Smyrne, à Alexandrie et en 1849 à Constantinople. En 1857, M. S. devint premier secrétaire interprète pour les langues orientales au ministère des affaires étrangères. Il fut chargé de plusieurs missions en Orient. Nous avons de lui : « Histoire de l’Asie Centrale », traduction du persan d’Abdul-Kerim, 1876 ; « Relation de l’ambassade au Kharczm par Riza Qouly Khan », traduction française du texte persan, Paris, Leroux, 1879 ; « Sefer Namèh. Relation du voyage en Perse, en Syrie, etc., par Nassiri Khosrau (1043-1049) », texte persan publié traduit et annoté, id., id., 1881 ;

« Chrestomathie persane, composée de morceaux inédits, avec introdution et notes », publiée par M. S., 2 vol. id., id., 1883-85; « Le Voyage de la Sainte-Cyté de Hierusalem, fait l’an 1480 », id., id., 1882 ; « Le discours de la navigation de Jean et Raoul Parmentier de Dieppe. Voyage à Sumatra en 1529 », id., id., 1885 ; « Étude sur la Devise des Chemins de Babiloine », dans les Archives de V Orient latin, id., id. 1882;

« Description des lieux-saints de la Galilée, par Ab oui Hassan Aly et Herewy », traduit du persan, extrait des Archives de V Orient latin, id., id., 1881; « Journal d’Antoine Gallard, pendant son séjour à Constantinople (1672-73) », id., id., id.; < Le Voyage d’outre-mer (Égypte, Mont Sinaï, Palestine) de Jean Thenaud », id., id., 1884 ; « Le voyage de M. d'Aramon ambassadeur pour le roi en Levant, par Jean Chesneau », id., id., 1887 : « Le Viateur. Voyages de Lodovico de Varthema », traduction française, id., id., 1888.

Sclieiner (Léopold), écrivain autrichien, docteur en philosophie, né, le 7 février 1847, à Léopol, vint à l’âge de neuf ans avec ses parents à Vienne, et fit ses études aux Universités de Vienne et de Gratz. Il fut reçu, en 1871, docteur en philosophie à Gratz. Son activité littéraire date de cette époque; nous avons à signaler de cet auteur des poésies épiques et lyriques, sous le titre : « Spâtherbst », Vienne, 1884 ; « Allein », Stuttgart, 1886. Elles sont signées par son pseudonyme habituel Charles Poil.

Sclieler ( Jean-Auguste-Huldreich), illustre érudit suisse, né, le 6 avril 1819, a Ebnat, dans le Canton de Saint-Gall, mais naturalisé belge depuis quelques années : la grande naturalisation a été conférée à M. S. pour les services éminents rendus au pays. Son pere était attaché en qualité de chapelain à la maison du roi des Belges Léopold 1er; après avoir terminé ses études et conquis le diplôme de docteur en

philosophie et lettres à l’Université d’Erlangen, il fut, en 1839, appelé également à la cour de Belgique comme bibliothécaire, emploi qu’il couvre encore aujourd’hui. Il s’occupa de l’éducation des enfants de Léopold Ier, de 1846 à 1853, et, à partir de 1875, de celle du prince Baudouin, neveu de Léopold II. Professeur à l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie royale de Belgique, il a donné des notices au Bulletin de cette Académie et fourni à ses Mémoires d’importants travaux : « Mémoire sur la conjugaison française considérée sous le rapport étymologique », 1847; « La Geste de Liège par Jean des Preis, dit d’Outremeuse », glossaire philologique, 1882; « Etude lexicologique sur les poésies de Gilles li Muisis », avec glossaire et correction, 1884; « Le Catholicon de Lille », glossaire latin-français , 1885. Pour la Commission académique chargée de la publication des oeuvres des grands écrivains du pays, il a fait paraître : « Dits et contes de Baudouin de Condé et de son fils Jean de Condé », Bruxelles, 1866-67 ; « Dits de Watriquet de Couvin », id., 1868 ; « Les poésies de Eroissard », id., 1870-72; « Adenès li Rois : les enfances Ogier ; Berte aus grans piés ; Bueves de Commarchis » , id. , 1874 ; « Glossaires des chroniques de Proissart », id., id. ; « Trouvères belges du XIIe au XIVe siècles », lre série, id., 1876, 2e série, id., 1879 ; « Li bastars de Bullion », id., 1877 ; « Jean de la Mote : Li regret Guillaume, comte de Hainaut », id., 1882. Parmi les autres ouvrages de M. S., trop nombreux pour que nous puissions en donner ici une liste complète (nous devons notamment laisser de côté l’indication de beaucoup de textes du moyen âge : poèmes, fragments, etc., publiés par notre auteur), il convient de mentionner surtout : « Commentaire sur VOedipe-roi de Sophocle », Bruxelles, 1843; « Essai linguistique sur les éléments germaniques du dictionnaire français », id., 1844; « Histoire de la maison de Saxe-Coburg-Gotha », id., 1846; « Grammaire théorique de la langue allemande », id., 1854 ; « Annuaire statistique et historique belge », id., 1854 à 1867 ; « Dictionnaire d’étimologie française d’après les résultats de la science moderne », id., 1862 (un chef-d’œuvre dont il a paru une 2e éd. en 1873 et une 3e en 1888) ; « Lexicographie latine du XIIe et du XIIIe siècles », trois traités de Jean de Garlande, Alexandre Neckam et Adam du Petit-Pont, avec les gloses françaises, Leipzig, 1867 ; « Exposé des lois qui régissent la transformation française des mots latins », Bruxelles, 1875; « Olla Patella », vocabulaire latin, versifié avec gloses françaises, publié d’après un manuscrit de Lille, Gand, 1879 ; « Olla Patella », vocabulaire latin, versifié avec gloses latines et flamandes, publié d’après un manuscrit de Bruges, id., 1884. M. S. a en outre

dirige, de 1855 à 1865, le Bulletin du Bibliophile belge ; il a collaboré à une foule de revues et de journaux belges et étrangers; il a traduit en allemand quelques œuvres du romancier flamand Henri Conscience; il a mis à jour les importants dictionnaires de Grandgagnage, Diez, etc. ; il a rédigé la plupart des notices relatives à la Belgique de l’« Universal Lexicon » de Pierer, des diverses éditions du « Conversations Lexicon » de Brockhaus, et donné à la « Patria Belgica » une très intéressante histoire des langues en Belgique, etc., etc. En 1890, le grand prix de philologie institué par le gouvernement belge lui a été décerné pour l’ensemble de ses travaux linguistiques.

Schemann (Louis), érudit allemand, docteur en philosophie et en philologie, bibliothécaire de l’Université royale de Gœttingue, né, le 16 octobre 1852, à Cologne sur le Rhin, fit ses études aux Universités de Heidelberg et Berlin, et publia : « Richard Wagner in seiner kunstlerischen Bestrebungen uud seiner Bedeutung für eine nationale Kultur », 1878 ; « Worte der Erinnerung an Richard Wagner », Cassel, C. Richartz, 1883 ; « Schopenhauer’s zerstreuter Briefwechsel ».

Schenk (Samuel-Léopold), médecin hongrois, professeur de chirurgie, de l’art des accouchements et d’embryologie à la faculté de médecine de l’Université de Vienne, chevalier de l’ordre russe de St.-Anne et de l’ordre Brésilien de la Rose, membre de la Société des médecins et du college des docteurs à Vienne, membre correspondant de la Royal medical Society d’Édinbourg et du Circolo medico Argentino de Buenos- Ayres, membre de V Académie scientifique impériale Leopoldine , de la Regia Accademia di Scienze, Lettere ed Arti de Padoue, membre de la Société anatomique allemande, membre honoraire de la Société médicale scientifique d’Athènes et d’autres académies savantes étrangères, né, à Urmeny (Hongrie), le 23 août 1840, fit ses études au Gymnase de Neutra et de Pesth et à l’Université de Vienne, devint docteur en 1865, assistant de physiologie à Brücke (Vienne) en 1866, et enseigna en même temps comme professeur libre, la physiologie et l’embryologie. En 1873, il fut nommé professeur d’embryologie et président de l’Institut embryologique à Vienne. En dehors d’une foule d’articles, notes, essais et mémoires publiés dans les revues allemandes, hongroises et autrichiennes et dans plusieurs journaux spéciaux, on lui doit: « Lehrbuch der vergleichenden Embryologie der Wirbelthiere », Vienne, 1874; « Mittheilungen aus dem embryol. Institute », id., 1877 jusqu’à 1885; « Grundriss der Histologie des Menschen », 1885.

Sclienzl (Guy), physicien et mathématicien autrichien, directeur de l’Institut central royal hongrois pour la météorologie et le magnétisme terrestre, chanoine au chapitre de l’abbaye d’Ad-

mont, membre ordinaire de l’Académie hongroise des Sciences, de la Société Impériale des naturalistes de Moscou, du Conseil royal hongrois de statistique, membre correspondant de l’association des Sciences naturelles de Gratz, de la Société hongroise de géographie et de plusieurs autres académies savantes étrangères, né, à ïïaus (Styrie Supérieure), en 1823 ; professeur au Gymnase de Marbourg en Styrie (1850-51) et au Gymnaseuniversitaire de Bude (1852-55) ; directeur de l’École royale hongroise à Bude (1855-70) et depuis 1871 directeur de l’Institut central de météorologie. De 1861 à 1870, il fut directeur de l’Observatoire Magneto-météorologique de l’Académie hongroise des Sciences. De 1864 à 1881, il parcourut, en partie seul, en partie accompagné d’un collaborateur, les pays de la Couronne hongroise pour trouver et fixer les rapports du magnétisme terrestre. Les résultats de ses observations comprennent 117 nations et se trouvent dans P Adalékok, dans les Kozlekényck de l’Académie hongroise, dans le Repertoriwn der Physik du Dr Cari et dans les Annales de V Institut central autrichien qui contiennent ses autres recherches sur le même sujet. En 1867, après le rétablissement de la constitution hongroise, on proposa la fondation d’un Institut central indépendant de météorologie et de magnétisme, et l’organisation de cet Institut fut confiée, sur proposition de l’Académie hongroise de Sciences, à M. S. En 1871, trente-six stations météorologiques fonctionnaient déjà régulièrement sur une surface de 5893 milles carrés. La mort du ministre baron Eotvôs fit retarder la construction de l’observatoire central, et l’activité de M. S. dut se concentrer presque exclusivement à compléter le réseau météorologique. Cette tâche ne fut pas sans difficultés, attendu que la participation aux observations était tout-à-fait volontaire et gratuite, et pour cette raison sujette à des changements très fréquents dans le personnel des observateurs et même dans les stations. Malgré cela le réseau fut complété en 1884, et à présent l’Institut central est en relation avec 230 stations dépendantes. En 1876, l’Académie hongroise décerna à M. S. le grand prix. La plupart de ses ouvrages ont paru en hongrois et en allemand. Citons: « Meteorologische und phaenologische Beobachtungen zu Admont in Steiernark », 1842-46; « Meteorologische und Erdmagnetische Beobachtungen zu Ofen », 1861- 70 ; « Jahrbücher der E. und Central Anstalt für Météorologie und Erdmagnetismus », vol. I- XIV, 1871-84; « Chemische Analysen verschiedener Hüttenprodukte und Beschreibung einiger Nickel-Salze » ; « Ueber die Verdunstung in freier Luft zu Ofen » ; « Ueber den Ozongehalt der Luft in Ofen » ; « A Krakatôa Vulkan Eitorésckaok befolyâsa a BudapeAi légnyo-

mâska i Kârtyà val » ; « Az irogonor vendhagyé menete magyarorskâj erdélyi rékeiben », 1875, etc., etc.

Schepss (Georges), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur à l’ancien Gymnase de Wurzbourg, né, à Schweinfurt (Bavière), en 1852 ; il étudia au Gymnase de cette ville et aux Universités d’Erlangen, Strasbourg et München, enseigna en 1875 à Ausbach, en 1876 à Dickelsbuhl, et depuis 1880 au Gymnase de Wurzbourg ; on lui doit : « De Solecismo », Strasbourg, 1875 ; « Colloquia Magistri Poponis de Scholis Herbipolensibus », 1882 ; « Priseillian » (ancien auteur latin), 1886 ; « Die âltesten Evangelienhandschriften der Wuzburger Universitàtbibliothek », 1887 ; « Priscillani quæ supersunt », 1889; « Conradi Hirsaugiensis, super auctores », 1889. Il a publié aussi plusieurs articles dans les Bayer. Gymnasialblatter , dans les Neue Arch. f. altéré deutsche Gesch., dans les Zeitschriften f. deutsche Philologie , et bientôt paraîtra une nouvelle édition de Boethius qu’il publie sous les auspices de, la Wiener Corpus Script, eccles.

Scherer (Edmond -Henri -Adolphe), théologien protestant et critique français, sénateur, né, le 8 avril 1815, à Paris, fit ses études au Collège Bourbon en Angleterre, et alla enfin étudier la théologie à Strasbourg. En 1845, il fut appelé à une chaire d’exégèse à l’École évangélique de Genève, mais en 1850 donna sa démission. Dans l’entretemps, il dirigeait le journal La Réformation au XIXe siècle. En 1871, il fut élu représentant de Seine-et-Oise et en 1875 sénateur. M. S. a été collaborateur du Temps , du National , de la Revue de théologie et de Philosophie chrétienne. , de la Bibliothèque universelle , et a publié en librairie: « Mélanges de critique religieuse », 1860 ; « De l’état actuel de l’Église réformée en France », 1844 ; « Esquisse d’une théorie de l’Église chrétienne », 1845; « La critique et la foi », 1850 ; « Alexandre Vinet », 1853 ; « Lettre à mon curé », 1859 ; « Études critiques sur la littérature contemporaine » , 1863-68; « Mélanges d’histoire religieuse », 1874; « Études sur la littérature contemporaine », t. VII, 1882; t. VIII, 1885; « Diderot», étude, 1880 ; « Melchior Grimm », 1887 ; « La révision de la Constitution », brochure, 1882 ; « La Démocratie et la France », études, 1884.

Sclierer (le chev. Rodolphe), théologien autrichien, docteur en droit et en théologie, professeur de droit canonique à l’Université de Gratz, conseiller du Concistoire épiscopal, né, en 1845, le 11 du mois d’août à Gratz (Styrie), étudia la loi à l’Université de cette ville, où, en 1867, il fut promu docteur. Il étudia ensuite la théologie aux Universités de Munich (Bavière), Tubingue et Gratz, et en 1869 il prit les ordres sacrés. Il continua toutefois ses études théologiques à l’Université de Vienne, et y

devint docteur en théologie. Après avoir été, de 1874 à 1876, professeur suppléant pour l’enseignement de l’Histoire de l’Église à l’Université de Gratz, il y fut nommé professeur ordinaire de droit canonique. On lui doit : « Ueber das Eherecht bei Benedict Levita und Pseudo- Isidor », Gratz, 1879; « Von der Processfàhigkeit der Kirchlichen Institute », Mayence, 1882 ; « Handbuch des Kirchenrechts », Gratz, 1886. Il a fourni plusieurs études et essais au Wetzer und Welte’s Kirchenlexihon , à V Arch. f. Kathol. Kirchenrecht, aux Jahrb. der Gorres- Gesellschaft et à la Litterarische Rundschau. Nous lui devons, en outre, la publication du Buss’Winfried- Bonifacius, avec notes explicatives, paru à Gratz en 1880.

Sclierzer (Charles de), voyageur et diplomate autrichien, conseiller du Ministère, consul général d’Autriche-Hongrie à Leipzig, membre de l’Institut international de statistique de Rome ainsi que de la Commission centrale de statistique de Vienne, de l’Académie royale des Sciences de Munich, membre honoraire de la Royal Geographical Society , de Y Àntropological Society de Londres et de la Royal Asiatic Society de Bombay, est né, le 1er mai 1821, à Vienne, où il a commencé ses études qu’il a perfectionnées ensuite à Vienne, Leipzig, Giessen, Londres et Paris. Nous avons de lui plusieurs ouvrages de géographie et de voyages: « Reisen in Nordamerika », Leipzig, 1854 ; « La république de Costarica », id., 1854, en collaboration avec M. Wagner; « Wanderungen durch die mittelancerik Freistaaten Nicaragua, Honduras und San Salvador », Brunswich, 1857; «Reise der œsterr. Fregatte Novara um die Erde », Vienne, 1861- 62 ; « Statistik- Commerzielle Ergebnisse einer Reise », Leipzig, 1867 ; « Fachmaennischen Berichte ueber die œsterr-ung. Expédition nach Siam », Stuttgart, 1872; « Smyrne », 1873;

« La vie économique des peuples », Leipzig,

Sclieurer-Kestner (Auguste), chimiste industriel et homme politique français, sénateur inamovible, est né, le 11 février 1833, à Mulhouse. Son père était fabricant d’impressions sur tissus; en 1855, il épousa l’une des filles d’un important fabricant de produits chimiques , M. Charles Kestner, qui lui confia la direction de sa fabrique et dont il devint plus tard l’un des successeurs. M. S.-K. a contribué à créér des caisses de secours et des caisses de retraite pour les ouvriers de sa fabrique; en 1866, il a fondé une société coopérative de consommation, où ses ouvriers font eux-mêmes sur leurs consommations, les bénéfices que feraient les négociants dont ils se passent. Sous l’Empire, M. S.-L. a écrit au Temps et au Réveil; il y a publié une série de révélations sur la manière dont était sauvegardé le secret des lettres sous l’Empire. Il a démontré l’existence d’un cabinet noir qu’il

nomma le Bureau de retard. Elu le 8 février 1871 à l’Assemblée nationale, il siégea à l’extrême gauche et signa la protestation ; le 2 juillet de la même année, il fut élu représentant de la Seine, et le 16 décembre 1875, il fut nommé, par l’Assemblée, sénateur inamovible. Au Sénat, M. S.-K. s’est fait inscrire dans le groupe de l’Union républicaine. De 1879 à 1882, il a été directeur politique du journal La République française. Il est membre du Conseil supérieur du commerce et de l’industrie, du Conseil supérieur des prisons ; il a été vice-président de la Société chimique de Paris, dont il est reste membre. Il a publié un certain nombre de mémoires dans les Annales de chimie , les Comptes-rendus de l’Académie des Sciences, les Bulletins de la Société chimique , les Bulletins de la Société industrielle de Mulhouse. Il a collaboré au Dictionnaire de chimie de M. Würtz.

Scliiaparelli (Célestin), orientaliste italien, professeur d’arabe à l’Université de Rome, a publié: « Il vocabulista in arabico », Florence ; et le texte ainsi que la traduction de la « Géographie d’Edrisi » en tout ce qui concerne l’Italie, 1878. M. S. est le frère de Jean-Virginius nommé dans ce Dictionnaire.

Scliiaparelli (Ernest), cousin du précédent, égyptologue italien, né, â Turin, en 1856, où il étudia à l’Université. Ayant découvert à Turin le « Livre des funérailles », des égyptiens, il en emporta la transcription à Paris, où il allait achever ses études sous la direction de l’illustre Maspéro. Plus tard, il publia cet ouvrage dans son texte et dans sa traduction ainsi qu’avec des commentaires. Cela lui valut le grand prix royal de l’Académie des Lincei de Rome (2000 fr.). Nous avons encore de lui : « Sul significato simbolico délia tirannide egiziana », 1884; « Sul sentimento religioso degli antichi egiziani », 1866 ; « Sulla necropoli di Achrain » ; « Dell’ importanza delle missioni italiane in ordine alla lingua e alla nazionalità » ; et enfin: « Relazione délia missione in Egitto ». M. S. dirige à Florence le Musée d’Antiquités égyptiennes.

Scliiaparelli (Jean-Virginius), de la même famille que les précédents, astronome italien, né, à Savignano (Piémont), le 5 mars 1835, fit ses études dans sa ville natale et à l’Université de Turin. Il se perfectionna dans l’astronomie pratique dans les Observatoires de Berlin et de Pulkowa (1856-60) ; en 1862, il fut nommé directeur de l’Observatoire de Milan. On lui doit la découverte de la 69me planète Hesperia. On a de lui en librairie : « Relazione fra le comete e le stelle cadenti », 1866; « Note e riflessioni sulla teoria astronomica delle stelle cadenti », 1871; « Le sfere omocentriche d’Eudossia, di Calliope e d’Aristotile », 1875; « Osservazioni sul movimento di rotazione e la topografia del pianeta Marte », 1878-81-86 ; « I

precursori di Copernico nell’antichità », 1873 5 « Osservazioni sulle stelle doppie comprendenti le misure di 465 sistemi eseguiti col refrattore di Merz negli anni 1875-86 », Milan, 1888.

Schiaparelli (Louis), père de l’égyptologue nommé plus haut, historien et géographe italien, professeur d’histoire ancienne à l’Université de Turin, est né, en 1816, à Occhieppo Inferiore (Piémont). Après de brillantes études universitaires, il enseigna successivement à Saluées, à Asti et à Ivrée la littérature italienne. Son activité littéraire a commencé en 1841 par « Fatti principali délia Storia Universale », traduction de l’ouvrage de Bredow, Turin, Pomba; cet ouvrage eut une réédition à Naples et fut considéré pour son temps un livre de premier ordre. Suivirent les ouvrages historiques, dont nous donnons la liste et qui ont tous eu plusieurs éditions. M. le prof. S. a eu le mérite insigne de populariser en Italie les études d’histoire et de géographie : « Manuale completo di geografia e statistica », 14me éd. ; « Corso completo di storia per le scuole » ; « Breve storia d’Italia dalle origini storiche fino al 1870 ». Dans les comptes-rendus de la R. Accademia di Scienze de Turin, il a publié: « Etnografia dell’Italia antica », 1878; « I Pelasghi nell’Italia antica », 1879 ; « La Circumnavigazione dell’ Africa dei Fenici », 1880 ; « Tre letture sul grado di credibilità délia storia di Borna », 1881 ; « Sulla geografia preistorica dell’Italia », 1884 ; « Sulla grande confederazione dei Cheta », 1885 ; « Etnografia délia Persia antica », 1888, etc.

Schiff (Hugues), professeur de chimie et directeur du laboratoire à V Istituto di Studi Superiori de Florence, est ne, en avril 1884, a Frankfort S.-M. Il fit ses études universitaires à Goettingue et obtint son doctorat sur une thèse à propos des « Composés phœniliques et naphtiliques », 1856. Peu après, il fut nommé professeur agrégé de Chimie à l’Universite de Berne d’où il passa en 1863 en Italie. Après avoir ressuscité à Florence les études de chimie presque abandonnées, il devint en 1876 professeur a l’Université de Turin. Trois ans après, il fut rappelé à Florence. Soit seul, soit en collaboration avec ses élèves, il inséra des articles importants dans les revues suivantes : Annali di Chimica de Liebig (dès 1856), Comptes-rendus de l’Académie des sciences (1860-63), Zeitschrifts für Chemie (1868-71), Nuovo cimento (1863-69), Gazzetta Chimica italiana (depuis 1871), Atti délia Societa chimica tedesca (depuis 1870), dans le journal IA Orosi de Florence (depuis 1880), et collabora à V Enciclopedia chimica di Torino (1867- 1883). En librairie: « Recherches sur les combinaisons anilo-métalliques », Berlin, 1863; « Introduzione allô studio délia chimica secondo le lezioni dettate a Firenze », Turin, Loescher, 1876, trad. allemande, 1877 ; « Empirismo e raet,odo nell’applicazione délia chimica aile scienze

naturali e biologiche (prolu sione) », Turin, 1876;

« L’Università degli studi di Firenze dal 1321 », Bologne, 1887, trad. dans la Revue internat, de l'enseignement supérieur , an. VII, pag. 313; « Lauree dottorali e tesi di laurea », Bologne, 1887;

« Sull’insegnamento pratico delle scienze naturali nello Istituto di Studi Superiori in Firenze », 1886.

Scliiff (Joseph), écrivain hongrois, professeur de sténographie à l’Institut impérial et royal d’agriculture à Vienne, né, à Rayandorf (Hongrie), le 25 février 1848, fit ses études au Gymnase catholique de Presbourg et au Gymnase académique de Vienne. Obligé de renoncer à ses études de jurisprudence, il se dédia presque entièrement à la sténographie et après avoir enseigné longtemps cette sciencè, il fut (1874) nommé professeur de sténographie à l’Institut Supérieur d’agriculture à Vienne. De 1872 à 1883, M. S. fonctionna comme bibliothécaire de la Wiener Gabelsberger Stenograph. Central- Vereins , et en 1880 le jury de l’Exposition industrielle autrichienne lui décerna la médaille de 3rae classe. Il a publié: s Theoretisch- praktischer Lehrgang der Stenograph- Correspondenzschrift nach Gabelsbergers System », Vienne, Bermann et Altmann, 1877 ; 4me éd., id., id., 1889-90; « Theoretisch- prakt. Lehrgang der Satzkürzung », id., id., dont on a publié déjà 5 éditions; « Satzkürzung » et « Correspondenzschrift », lre et 2e partie du « Stenograph- Uebungsbuch », id., id. ; « Stenograph. Lese- Cabinet », 4 vol., id., id. ; « Handbuch der Geschàfts- Stenograph. Praxis » id., Alfred v. Hôlder; « Stenograph. Wôrterbuch. mit Wiener und Dresdner Schreibsreihen », id., W. Braumüller et Sohn; « Sigel und Vereinfachungen der Stenograph. Correnspondenkschrift », id., id. ; « Kammersigel », id., Bermann et Altmann ; « Eine neue System gerechte Combinanteu Verschmelzung. Ueber die Stellung der Anlaut- Kürzungen in Gabelsbergerschen Satzkürzungssystem », Leipzig-Vienne, J. Klinkhardt et Cie ; « Bibliotheks- Katalog des Gabelsb. Stenog. Central vereins in Wien », Braumüller et Sohn.

Scliiffmann (François-Joseph), historien et bibliophile suisse, né, en 1881, à Lucerne, embrassa la profession de libraire, se transporta en Allemagne où il fut employé dans de grandes maisons de Vienne et de Berlin, revint en 1857 en Suisse et fut nommé en 1858 bibliothécaire de sa ville d’origine. Nous possédons de lui un « Catalogue de la Bibliothèque municipale de Lucerne », ouvrage très étendu et détaillé (1866), et trois mémoires insérés dans le Geschichtsfreund (XXIII-XXV-XVII) ; une réédition annotée de la « Vie du bienheureux frère Klaus par Jean Salat greffier de Lucerne », 1868; « Histoire de l’impression du Mamotrec- [ tus de Beromunster », 1870; « Thomas Mur-

ner et sa fuite de Lucerne », avec un écrit de lui jusqu’alors inédit, 1872.

Scliik (Ignace), publiciste de la Bohème, né, le 17 avril 1841, à Neu-Bydrôw (Bohème), fit ses premières études au Gymnase, fréquenta les cours de philosophie et de physiologie, a été assistant du prof. Dr Ritter von Purkgné, célèbre physiologiste, et publia pendant ce temps un ouvrage d’histoire naturelle. Il abandonna bientôt les études scientifiques pour s’adonner entièrement à la carrière de publiciste. Entré à la rédaction du journal Politïk de Prague, il en est devenu depuis 1880 le rédacteu/en chef.

Scliikler (Fernand Baron de), historien français, né, à Paris, le 24 août 1835, fils d’un ancien consul général de Prusse, entreprit, après de brillantes études juridiques et littéraires, un voyage au Maroc, dont il consigna plus tard, dans le Tour du Monde (1er sept. 1868), les résultats au point de vue géographique. Un deuxième voyage qui embrassa l’Égypte et la Palestine a été raconté par lui dans des pages pleines de sagacité et de charme, sous le titre: « En Orient », 1862. Les luttes aussi prolongées que cruelles, qui déchirèrent l’Eglise réformée de Paris par suite de l’intolérance du Consistoire et de la non-réélection, en qualité de suffragant de M. Martin-Paschoud, de M. Ath. Coquerel fils amenèrent M. de S. à jouer un rôle toujours plus actif et à affirmer toujours plus nettement le bon droit des protestants libéraux, qui, en récompense de ses précieux services et de son infatigable dévouement, le nommèrent en 1877 président de leur délégation. Le Gouvernement républicain, lorsqu’il procéda en 1879 à la réorganisation de l’Église réformée, l’appela à siéger au Conseil central; en 1882, les électeurs de l’importante paroisse de l’Oratoire le choisirent pour un de leurs représentants. Depuis plusieurs années déjà (1878), M. S. préside la Société biblique protestante de Paris que s’est donné pour mission de répandre parmi les communautés réformées les meilleures versions des Livres-Saints, impartialement et sans aucune prévention dogmatique. Le zèle, le tact, l’aménité dans les rapports personnels qui depuis 1865 il déploie à la présidence de la Société d'histoire du Protestantisme français, ont contribué dans une large mesure à la prospérité de cette association, l’une des plus utiles et des plus intéressantes parmi celles qui se rattachent à l’Église des anciens Huguenots. Il serait indiscret de parler ici du magnifique usage que fait M. de S. de sa grande fortune et de l’exquise discrétion apportée par lui dans l’exercice de ses bienfaits: il nous suffira de mentionner les écoles et les maisons pour les ouvriers créées par lui au faubourg Saint-Marcel, l’hôtel aménagé et donné par lui à la Bibliothèque du Protestantisme français le jour anniversaire du quatrième centenaire de

la Révocation de l’Édit de Nantes. Comme l’a dit excellemment un de ses amis, M. de S. s’est consacré à la reconstitution de l’histoire du protestantisme français dans le passé et à la défense de ses intérêts dans le présent. Parmi les trop rares ouvrages sortis de la plume de cet érudit aussi compétent que modeste, nous indiquerons : « L’Histoire de France dans les archives privées de la Grande-Bretagne », 1879; « Notice sur la Société de l’histoire du protestantisme français ». Il a collaboré au Bulletin de cette Société : « Étude sur Hotman de Villiers et son temps », etc.; au Bulletin de la Huguenot Society de Londres, ainsi qu’à V Encyclopédie des sciences religieuses : « Géographie historique du protestantisme français et du Refuge ». Il a été le principal fondateur de la Bibliothèque du Protestantisme ouverte au public en octobre 1885, rue des Saints-Pères à Paris. En préparation: « Histoire des églises du Refuge de langue française ». Le premier volume consacré aux églises d’Angleterre avant la Révolution a paru en 1888.

Scliild (François-Joseph), poète et romancier suisse, né, le 14 août, au village de Grenchen (Granges) dans le Canton de Soleure, fils d’un vétérinaire, fréquenta l’école secondaire de son bourg d’origine, où il eut en 1838 pour maître le proscrit allemand Charles Mathy, plus tard premier Ministre du Grand-duc de Baden, suivit les cours du Gymnase de Soleure, embrassa la carrière médicale et fréquenta dans ce but les universités de Munich (1844-1847), Vienne (1848) et Zurich (1849-1852). La littérature remplissait déjà les heures de loisir que lui laissaient ses études professionnelles: ses opinions libérales avancées se trahissaient par son intimité avec les deux poètes révolutionnaires allemands J.-J. Rerthart et Georges Herwegh. En 1853, M. S. s’établit comme médecin dans son bourg natal de Grenchen, tout en poursuivant avec succès des recherches philologiques étendues sur les chants populaires, les proverbes et le vocabulaire usité dans son Canton ; depuis 1876 il habite Soleure et a renoncé à la pratique de sa profession pour se consacrer tout entier à la littérature. Nous citerons parmi ses productions les plus connues : « Échos du Jura », poésies en dialecte soleurois, 1853;

« Poèmes et légendes », 2 vol., 1860-1866; « Le Grand-père du Leberberg » (un pseudonyme pris volontiers par M. S.; le Leberberg est un district qui s’étend entre Bienne et Soleure et qui a gardé jusqu’à nos jours sa physionomie originale), 2 vol. de récits, 1864-1875; « Du peuple et par le peuple », recueil de nouvelles, 1876; « Quelque chose de la table à écrire du Grand-père » (Appis at em Schrybtisch vom Grossâtti), 1879; « Dr Vennerjôggeli », 1881. Les œuvres complètes de M. S. ont été éditées en 4 vol., Burgdorf, 1881; « Les pérégrinations

des bergers », peinture dramatique de la vie alpestre, ont été mises eu musique par le compositeur Schneeberger de Bienne et représentées avec succès dans diverses localités. Sous presse un roman: « Dr Tscbamperisepp », et un nouveau recueil de poésies.

Schiller (Hermann), érudit écrivain allemand, membre du Conseil supérieur scolastique, directeur du Gymnase et du Séminaire pédagogique, professeur ordinaire de pédagogie à l’Université de Giessen, né, à Wertheim (Grandduché de Baden), le 7 novembre 1839, fréquenta le Gymnase de son pays natal, étudia la philologie et l’histoire aux universités de Heidelberg et Erlangen, enseigna aux gymnases de Wertheim et de Karlsruhe (Baden) ; il a été (1872) directeur du Gymnase de Constance et membre de la division ministérielle pour les affaires scolastiques à Darmstadt, directeur du Gymnase et prof, à l’Université de Giessen, depuis 1876. Nous lui devons; « Lyrische Versmasse des Horaz », Leipzig, 1868; 2me éd. 1878, traduite deux fois en italien et une fois en français; « Geschichte des rom Kaiserreichs unter der Regierung des Nero », Berlin, 1872; « Gesechichte der rômischen Kaiserzeit bis auf Tlieodosius d. Gr. Tod. », 2 vol., 1888-1887, Gotha, Perthes ; « Handbuch des prakt. Pedagogik », Leipzig, Reisland, 1887. On lui doit aussi un grand nombre d’articles d’histoire et de pédagogie publiés dans les Zeitschrf. f. d. Gymnasialwes. dans les Jenaer Litt. Zeutschr., Berl. Philol. Wochensch., et dans plusieurs autres journaux spéciaux allemands. M. S. est aussi collaborateur du Iw. MüJler’s Handbch der class. Alterthumswiss , et des Perthes ’ Handbüchern d. Alten Geschichte.

Schilling (Jean), né, le 7 janvier 1834, à Neustadt dans le Palatinat Bavarois, professeur de langue espagnole à l’école commerciale de Zurich, a publié une grammaire espagnole, 1882, 3me éd. 1886; une clef pour la dite grammaire, 1883, 3me éd. 1887 ; une introduction pratique pour les rapports oraux et écrits en espagnol, 1885; un recueil de « Nouvelles Espagnoles »,

Schimmel (Honri-Jean), écrivain hollandais, né, le 30 juin 1823, à S.t-Graveland, où son père exerçait le notariat; passionné pour la poésie, mais combattu dans cette vocation par son père, il ne publia ses premiers vers qu’après la mort de celui-ci et après avoir fixé sa demeure à Amsterdam. De 1863 à 1879, il a été directeur de la Banque de Crédit d’Amsterdam, cultivant à la fois les études littéraires et particulièrement la littérature théâtrale hollandaise. Depuis 1879, il s’est retiré dans un petit village près d’Amsterdam, d’où il nous envoie de temps en temps ses vers et ses romans qu’on lit toujours avec un vif plaisir et qui confirment qu’il ne s’est plus écarté du chemin de la simplicité

et du naturel, sur lequel il marchait tout droit depuis son premier drame « Le fils de l’État ». Parmi ses beaux romans historiques, nous citerons: « Buonaparte et son temps », 1853; « Le jour d’une vie nouvelle », 1855; « Une Demoiselle de l’Asie, essais historique du XVIIe siècle », 1856; « Mary Hollis », 1860; « Mylady Carlisle », 1864; « Monsieur Semeyind », 1875;

« Contes et fables », 1855; « La famille de von Ommeren », 1870; « Verzvend », 1879 ;

« Le capitaine de la garde du corps », 1889. Nous donnons ici les titres de quelques uns de ses draflhes : « Deux Tudors », 1877; « Joan Wontersz », 1847, 5me éd. 1870; « Giovanni da Procida », 1849; « Napoléon Bonaparte premier Consul », 1851; « Struensée », 1868; « La chatte du Tower », 1880. Ses œuvres dramatiques complètes ont paru récemment en trois volumes avec notes biographiques et littéraires.

Scliipa (Miclielange), professeur d’histoire à l’Institut technique de Naples, est né, à Lecce, le 5 octobre 1855. Docteur ès-lettres de l’Université de Naples en 1877, il fut nommé professeur d’abord au Lycée de Palerme, puis à celui de Maddaloni. En dehors d’articles insérés à VArchivio Storico de Naples, et à la Rivista Storica de Turin, il a publié: « Alfano I Arcivescovo di Salerno », 1880; « Il principato longobardo di Salerno », Naples, 1887 ; « Carlo Martello », id., 1889.

Schlagintweit (Émile), frère d’Hermann et d’Adolphe S. célèbres explorateurs et voyageurs, est né, à Munich, le 7 juillet 1835. Nous avons de lui: « Buddhuïsm in Tibet », Lyon, 1881; « Indien in Wort und Bild », Leipzig, 1880-81.

Schlatter (Adolphe), exégète suisse, né, le 16 août 1852, à Saint-Gall, étudia de 1871 à 1875 la théologie aux universités de Bâle et de Tubingue; ses examens achevés, il entra dans le ministère actif et remplit les fonctions de diacre à Neumunster (banlieue de Zurich), puis de pasteur à Kesswyl (Thurgovie). L’Union évangélique bernoise, désireuse d’opposer un contrepoids à l’enseignement suivant elle négatif des professeurs officiels de l’Université, l’appela pour donner en qualité de privat-Docent des cours aux étudiants. Le Gouvernement bernois a nommé en 1880 M. S. professeur extraordinaire pour la théologie exégétique et systématique; l'Université de Greifswald se l’est en 1888 attaché pour les mêmes branches en qualité de professeur ordinaire. Parmi les ouvrages dus à la plume de M. S., nous mentionnerons comme les plus importants: « La foi au Nouveau-Testament », mémoire sur la théologie du Nouveau-Testament, couronné par la Société de la Haye, Leyden, 1886 ; « Deux discours sur la prière », Stuttgard, 1887 : « L’épître aux Romains — un auxiliaire pour les lectures de la Bible », id., 1887; « L’épître aux Hébreux — expliquée aux lecteurs de la Bible », id., 1888.

Schliemann (Henri), ai’chéologue allemand, né, le 6 janvier 1822, à Neu-Boukon, fit, sous la direction de son père, quelques études classiques, puis se vit obligé, pour gagner sa vie, d’entrer comme apprenti chez un épicier. A la suite d’un accident qui le força de rester quelque temps à l’hôpital de Hambourg, il s’embarqua sur un navire qui fit naufrage et fut emmené à Amsterdam, où il trouva un modeste emploi. Il apprit alors sans maître la plupart des langues d’Europe. En 1856, il fonda une maison de commerce à St.— Pétersbourg, en 1858 il voyagea en Allemagne, en Italie, en Égypte, en Suède et au Dannemark et en 1863, après avoir fait le tour du monde, se fixa à Paris pour y étudier l’archéologie. Retourné en Grèce, il y dirigea des fouilles très importantes en Phrygie et en Argotide. M. S. a publié : « Trojanische Alterthümer, Bericht über die Ausgrabungen in Troja », Leipzig, 1864 ; « La Chine et le Japon au temps présent », 1867; « Ithaque, le Péloponnèse, Troie », 1869; « Mycènes », récit de ses recherches, avec une préface de M. Gladstone, Londres, 1878 ; « Ilios », trois vol., Londres, Leipzig, New-York, 1880-81 ; « Orchomenos », Leipzig et Londres, 1881 ; « Reise en der Troas », id. id.; « Catalogue des trésors de Mycènes au musée d’Athènes », Leipzig, 1882 ; « Troya », Leipzig, Londres, New-York, 1884; « Ilios », Paris, 1885; « Tiryns », Leipzig, Paris, Londres, New-York, 1886.

Schliemann (Sophie, née Castromenos), femme-auteur grecque, né, à Athènes, en 1854, où elle fit ses études. Mariée à l’archéologue S., elle le suivit à Troie et l’aida dans les fouilles qu’il avait entreprises. Mme S. fit en Angleterre et en Allemagne des « Conférences archéologiques ». Nous avons d’elle des « Monographies », sur les découvertes de Mycènes et de Troie.

Scliloss (Gustave-Guillaume-Ernest), érudit courlandais, né en 1836, professeur d’histoire et géographie à l’École Supérieure de Saint- Pierre de Saint-Pétersbourg. Il a publié : « Zur Frage über die rômischen Curiatcomitien », 1882.

Schlossar (Dr Antoine), conservateur ( Custos ) de la bibliothèque de l’Université à Gratz, écrivain autrichien (allemand) et bibliographe, est né, le 27 juin 1849, à Troppan (Silésie); il fit ses premières études à Kronstadt (Transylvanie). En 1867-1871, il étudia le droit et les sciences historiques et littéraires à l’Université de Gratz (Styrie). Reçu docteur en droit à la même Université en 1871, il entra au bureau de la justice et alla bientôt à la bibliothèque (en 1875), où en 1885 fut nommé conservateur. En 1880, M. S. reçut la distinction autrichienne de la médaille d’or pour l’art et les sciences. Il est collaborateur littéraire de la Neue freie Presse (Vienne), de VAllgemeine Zeitung (Munich) et de plusieurs grands journaux d’Allemagne. M. S. est aussi collaborateur de l’ Allgerneine deutsche

Biographie et du grand ouvrage « Die ôscerreichische-ungarische Monarchie in Wort und Bild », fondée par le spirituel et malheureux prince héritier Rodolphe d’Autriche. On a de lui en librairie: « Innerôsterreichisches Stadtleben von hundert Jahren », Vienne, 1877; « Speise und Trank vergangener Zeiten in Deutschland », id., id. ; « Erzherzog Johann von (Esterreich u. sein Einfluss auf das Culturleben der Steiermark. Originalbriefe », id., 1878; « Deutsche Volkslieder aus Steiermark. Mit Einl. Anmerk. und ausgew. Melodien hgg. », Innsbruck, 1881; « (Esterreichische Cultur- und Literaturbilder mit bes. Berücksichtigung der Steiermark », Vienne, 1879; « Steiermàrkische Bâder und Luftcur- orte », id., 1883; « Erzherzog Johann-Baptist von (Esterreich », id., 1880; « Cultur- und Sittenbilder aus Steiermark », Gratz, 1885; « Steiermark im deutschen Liede. Antologie. 2 Bde », id., 1880; « Bibliograpkia historieo- geographica Stiriaca. Die Literatur der Steiermark in histor. geograph. u. ethnograph. Beziehung. », id., 1886; « Cornelia, eine Herzensgeschiche in Versen », Zurich, 1889; « Ausgabe von Ioh. Ritter von Kalchbergs Gesammelten Schriften », 4 vol. Vienne, 1878- 1880, etc.

Sclilnmberger ( Gustave— Léon ) , numismate français, né, le 17 octobre 1844, à Guebwiller (Haut-Rhin). Ses études faites au Collège de Pau, il vint, en 1863, suivre à Paris les cours de la Faculté de médecine, en 1869 il fut reçu interne des hôpitaux. Pendant la guerre, il fit partie des ambulances internationales ; il fut ensuite reçu docteur avec une thèse sur « L’érysipèle du pharynx ». Mais, au lieu de poursuivre la carrière médicale, il s’adonna, après un séjour à Rome pendant l’hiver de 1872-73, à la numismatique. En 1874 il publia les « Bractéates d’Allemagne » ; en 1877 les « Principautés franques du Levant d’après les plus récentes découvertes de la numismatique » ; en 1878, il prépara avec M. de Longpériers au Trocadéro l’exposition rétrospective des monuments monétaires français. La même année, il publia sa « Numismatique de l’Orient latin ». Cet ouvrage fut couronné par l’Institut et l’auteur reçut la croix de la légion d’honneur. En 1882, Adrien de Longpérier étant mort, M. Schlumberger voulut honorer sa mémoire en publiant ses œuvres complètes en sept volumes qui parurent de 1883 à 1887. En 1884, M. S. publia une « Sigillographie de l’empire byzantin », qu’il songe aujourd’hui à compléter par un « Corpus des sceaux et bulles de l’Orient latin ». M. S. fait partie de la Société nationale des antiquaires de France et, depuis le 12 décembre 1884j de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Sclimid (Aloys), théologien allemand, professeur de théologie dogmatique et apologétique à l’Université de Munich (Bavière), né, le 22

décembre 1825, à Immenstadt (Bavière), a été prof, de philosophie au Gymnase de Deuxponts et prof, de théologie au Lycée de Dillingen. Il a publié: « Die Bisthumssynode », 2 vol. Regensburg, 1850; « Entwicklungsgeschichte der Hegerschen Logik », id., 1858; « Thomistische und Scotistische Gewissheitslehre », Dillingen, 1859; « Wissenschaftliche Richtungen auf dem Gebiete des Katholicismus in neuester und gegenwârtiger Zeit », Munich, 1862; « Wissenschaft und Autoritât », id., 1868; « Untersuchungen über den letzten Grund des Offenbarungsglaubens », id., 1879; ainsi que plusieurs dissertations dans diverses revues philosophiques et théologiques allemandes.

Sclrnid (André), homme de lettres bavarois, directeur du grand Séminaire de Munich après en avoir été sous-directeur de 1865 à 76. Il a publié : « Christliche Altar » ; « Regensburg » ; « Pustet ».

Sclimid (Jean-Georges), né, à Flawyl dans le Toggenbourg, le 16 mai 1848, professeur à l’Ecole cantonale de Saint-Gall, a publié un certain nombre de brochures philologiques, pédagogues, botaniques, etc. : « Moyens auxiliaires pour l’enseignement des langues », 1876 ; « Quelle est la meilleure organisation de l’école primaire ? », 1878 ; « L’organisation économique de la Suisse », 1881 ; « L’importance économique de l’eucalyptus », 1886; « Variétés sur le volapük », 1888.

Schmidt ( Charles^- Ernest-Henri), chimiste russe, conseiller d’État, professeur de chimie à l’Université impériale de Dorpat (Russie), né, à Mittau (Courlande), le 18 juin 1822, fit ses études à Berlin, Giessen et Gœttingue ; devint docteur en philosophie à Giessen en 1844 et docteur en médecine à Gœttingue en 1845. Il réside à Dorpat depuis 1846, et comme professeur agrégé à l’Université de cette ville, il fut chargé des cours de chimie physiologique et pathologique jusqu’à 1850, époque à laquelle il y fut nommé professeur extraordinaire de chimie. On lui doit : « Charakteristik der epidemischen Choiera », Mitau, 1850; « Die Verdauungssàfte und der Stoffwechsel » (en collaboration avec Bidder), Mitau, 1852 ; « Die Wassersorgung Dorpats », Dorpat, 1868-73; « Ueber Lymphe und Chylus » {Bull, de VAcc. de Sciences de St.-Pétersbourg), 1861 ; « Hydrologische Untersuchungen » (id.), 1870-71 ; « Zur vergleichenden Physiologie der Wirbellosen Thiere », Brunswick, 1845 ; « De microcrystallometria ejusque in chemia physiologica et pathologica momento », Dorpat, 1846; « Die Diagnostik verdàchtiger Eleche in Criminalfàllen », Leipzig, 1848 ; « Entwurf einer allgemeinen Untersuchungmethode der Stoffe und Excrété des thierischen Organismus », Mitau et Leipzig, 1846. Nous lui devons aussi un grand nombre d’articles, parus dans le Bulletin

et Mémoires de V Académie des Sciences de Saint- Pétersbourg, dans les Liebig’s Annalen, Arcli. f. Naturk., Liv. Esth. und Curlands, etc. etc.

Schmidt (Charles-Guillaume-Adolphe), professeur et historien français, né, à Strasbourg, le 20 juin 1812, fut reçu, après de brillantes études au Gymnase et à la Faculté de théologie, tour-à-tour bachelier, licencié et docteur après la présentation des thèses suivantes : « Etudes sur Farel », 1834; « Vie de Pierre Martyr Vermigli », 1835 ; « Essai sur les Mystiques allemands du XIVe siècle », 1836. Les solides connaissances dont il témoigna pendant ces diverses épreuves attirèrent sur lui l’attention des directeurs du séminaire luthérien qui le chargèrent en 1837 de l’enseignement de la théologie pratique: la même chaire lui fut confiée en 1839 à la Faculté de théologie. En 1864, lors de la mort de M. Yung, M. S. l’échangea contre celle d’histoire ecclésiastique qui correspondait mieux à ses goûts et à ses travaux. En 1872, lors de la transformation de l’ancienne Academie des bords de l’Ill en université, le gouvernement allemand lui demanda de conserver les fonctions qu’il remplissait avec une compétence reconnue de tous, mais l’ancien professeur ne se fit plus entendre qu’à de rares intervalles, prit définitivement sa retraite en 1887 et se fixa à Paris qu’il avait habité de préférence depuis la guerre de 1870. La réputation scientifique de M. S. repose en première ligne sur ses recherches relatives aux Mystiques pendant le moyen-âge dont les connaisseurs admirent la sagacité, ]a précision, la méthode sure et pénétrante. Voici d’après l’ordre chronologique, la liste complète de ses écrits. En français: « Essai sur Jean Gerson », 1839; « De l’objet de la théologie pratique », 1844; « Gérard Roussel », 1845;

« Du mysticisme au XIVe siècle », id. ; « Histoire et doctrine de la secte des Chatares ou Albigeois », 2 vol., 1849 (couronnés par l’Académie des Inscriptions); « Essai historique sur la société civile dans le monde romain et sur sa transformation par le christianisme », 1853 (couronné par l’Académie française); « La Vie et les travaux de Jean Sturm », 1855 ; « La France et la Saint-Barthélemy » (traduction de l’allemand de Soldan), 1855; « Histoire du chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg pendant le moyen-âge », 1860; « Traités mystiques écrits de 1547 à 1549 », 1876; « Histoire littéraire de l’Alsace à la fin du quinzième et au commencement du XVIe siècles », 1877 ; « Poésies huguenotes du XVIe siècle », 1882. En allemand: « Maître Eckart », 1839; « Les sectes à Strasbourg pendant le moyen-âge », 1840;' « Jean Taulez de Strasbourg », 1841 ; « Claude de Turm », 1843; « Le mystique Henri Suso », id. ; « La Vie et les écrits de Pierre Martyr Vermigli », 1858; « Le livre des Neuf Rochers par Rulmann Merswin », 1859 ; « La Vie de

Melanchton », 1861 ; « La Vie et les écrits de Nicolas de Bâle », 1866 ; « Histoire des plus anciennes bibliothèques de Strasbourg », 1882. M. S. a été un collaborateur assidu de V Encyclopédie de Herzog, de Y Encyclopédie des Sciences religieuses et de plusieurs revues théologiques françaises et allemandes.

Schmidt (Eric), docteur en philologie, fils du célèbre zoologiste Edouard Oskar S., professeur de langue et littérature allemande à l’Université de Berlin, né à Iéna, le 20 juin 1853, étudia à la Musterschule de Schulpforta et aux Universités de Gratz, Iéna et Strasbourg. Promu docteur en 1874, il prit son habilitation à l’enseignement en 1875, et devint professeur libre à l’Université de Wurzburg. En 1887, il fut nommé professeur extraordinaire à Strasbourg, et en 1880 professeur ordinaire à l’Université de Vienne. En 1885, il fut appelé à Weimar comme directeur des Archives Goethe , et deux ans plus tard on le nomma professeur à l’Université de Berlin. Parmi ses meilleurs ouvrages, nous citerons: « Reinmar von Hagenau und Heinrich von Rugge », Strasbourg, 1875 ; « Richardson, Rousseau und Goethe », Iéna, id. ; « Heinrich Léopold Wagner », id., id., 2raa éd., 1879; « Lenz und Klinger », Berlin, 1878; « Comédien vom Studentenleben aus dem 16 u. 17 Jahrh. », Leipzig, 1880; « Beitrâge zur Kenntniss der Klopstock’schen Jugendlyrik » (Quell. u. Forsch.), 1880; « Lessing. Geschichte, seines Lebens », 1881-86; « Charakteristiken, Vortràge und Skizzen », Berlin, 1886; « Goethes Briefe und Tagebücher aus Italien », id. ; « Goethes Eaust », 1887; « Goethes Faust in ursprunglicher Gestalt », id. ; 2rae éd., 1888. En collaboration avec Martin, il publia : « Die Elsâssischen Litteratur Denkmâler », avec Brink et Martin: « Quellen und Forschungen », et avec Schiherl et Stephan la « Vierteljahrschrift für Litteraturgeschichte ».

Schmidt (Jean), philologue allemand, membre de l’Académie royale prussienne, né, le 29 juillet 1843, à Prenzlau, étudia à Bonn, Iéna et Berlin, prit ses grades en 1868 à l’Université de Bonn et y devint (1873) professeur de philologie comparée. Il fut ensuite professeur ordinaire à l’Université de Gratz, et en automne 1876, après la mort du prof. Eber, il fut appelé à Berlin pour occuper la chaire de Bopp dans l’Université de cette métropole. En dehors de nombreux articles insérés dans les Kuhn und Schleicher's Beitrâge z. vergleicli. Sprachforscliung et dans les Zeitschriften f. vergleich. Sprachforsch., dont il est co-rédacteur depuis 1875, nous lai devons : « Zur Geschichte des indogermanischen Vocalismus », 2 vol., Weimar, 1871-75; « Die Verwandtschaftsverhâltnisse der indogermanischen Sprachen », Weimar, 1871 ; « Die Pluralbildung der Neutra irn indogermanischen Sprachen », 1888.

Schmidt (Léopold-Valentin), insigne philologue allemand, professeur ordinaire de philologie classique et directeur du Séminaire philologique à l’Université de Marbourg, né, le 29 mai 1824, à Berlin, fit ses études dans cette métropole, à Leipzig et à Bonn, où il devint docteur en philologie ; prit son habilitation à l’enseignement en 1847 à l’Université de Bonn; entreprit quelque temps après un voyage scientifique en Italie, et en 1857 fut nommé professeur extraordinaire à l’Université de Bonn; il est professeur à Marbourg depuis 1863. Nous lui de' vons : « Quæstiones Epicharmeæ », Bonn, 1846; « De parodia in tragcedia græca », id., 1855 ; « Ueber die vier bedeutendesten Dramatiker der Spanier », id., 1858; « Pindar’s Leben und Dichtung », id., 1862 ; « De tractandæ Syntaxis græcæ ratione », Marbourg, 1871 ; « Die Ethik der alten Griechen », 2 vol., Berlin ; « Das akademische Studium des künftigen Gymnasiallehrers », Marbourg, 1882 ; on lui doit aussi une foule d’articles philologiques, parus dans les revues littéraires allemandes et dans les journaux spéciaux, parmi lesquels nous citons : Jahrh. f. class. Philos., Gerhardé's Archaol. Zeit., Annali deirinstit., etc., etc. M. S. collabore à la Pauly's Real Encyklop.

Schmidt (Paul-Guillaume), exégète allemandsuisse, né, le 25 décembre 1845, à Berlin, étudia la théologie à l’Université de cette ville, y obtint en 1868 le grade de licencié, et ouvrit en 1869 comme privat-Docent un cours d’histoire ecclésiastique. Le parti libéral qui avait salué en lui un de ses plus capables et de ses plus actifs campions, lui confia la rédaction de son organe hebdomadaire : La Gazette Protestante , tâche dont il s’acquitta avec talent dé 1870 à 1876. Le Conseil d’État bâlois, qui désirait fortifier dans la Faculté de théologie l’élément radical, l’appela en 1876 à la chaire de dogmatique et d’exégèse du Nouveau Testament; M. S. a été en 1880 élu membre du Kirchenrath, où il siège à l’extrême gauche. Nous possédons de ce savant distingué, outre plusieurs brochures apologétiques et polémiques, un mémoire sur « Schleiermacher et Spinosa », Berlin, 1868; « L’hypercri tique appliquée au Nouveau Testament, ou examen des nouvelles attaques dirigées contre l’authenticité de l’Epître aux Philippiens », id., 1880 ; « Commentaire sur la première Epître aux Thessaloniciens », id., 1885. M. S. avait pris en 1871 une part considérable à la rédaction d’une introduction populaire aux livres du Nouveau Testament entreprise sous les auspices de l’Union libérale, publiée sous le titre de « Bible protestante du Nouveau Testament », et à laquelle collaborent MM. Bruch, Holtzmann, Lipsius, Pflerderer, etc.

Schmidt (Rodolphe), poète et littérateur danois, docteur en philosophie, né, à Copenhague, le 25 juillet 1836, fit ses études à l’ Université

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de sa ville natale, où il devint bachelier ès-lettres ; dirigea, avec le philosophe Rasmus Nielsen et le poète norvégien Bjôrnstjerne Bjôrnden, la revue For Idé og Vickelighed ; il fit aux frais du legs d’AncJcer pour les poètes et les artistes, un voyage en France, en Allemagne et en Autriche, et ce fut pendant son séjour à Saint-Mârgen (Forêt-noire), qu’il commença à écrire ses nouvelles. Il a publié : « Den forvandlede Konge », 1876 ; « En opvokkelse », 1877; « Solopgang », 1884; « Aeldre og nyere Digle », 1874; « Fem Tidsdigte », 1875; « Haandtegninger », 1881 ; « Der Himmel hangt voiler Geigen », 1882 ; « Forestillet og oplevet », 1888; « Skaebner og Skikkilser », 1884; « Fochen Hinrichs », 1885; « Murmesterns Dotre », id. ; « Fortaellinger paa Vers », 1886; « Buster og Masker », 1882 ; « Grundtvig og den tyke Orthodoxi », 1883; « Adegne Veje », 1884; « Sex Foredrag », 1878 ; « Scandinavische Litteraturbriefe », parues en allemand dans le Magazin für die Litt. des In - und Auslandes.

Schmidt-Cabanis (Otto-Richard), homme de lettres, journaliste allemand, né, à Berlin, le 22 juin 1838, fils du conseiller au Ministère des finances Charles S. ; sa mère descend de la famille émigrée Cabanis (connue par le roman de Willibald Alexis), et R. S. ajouta ce nom au sien pour l’individualiser un peu. M. S.-C. fréquenta dans sa ville paternelle l’Ecole technique et le Gymnase Frédéric- Guillaume, ensuite pour quelque temps le G}^mnase de Dessau. Il se voua d’abord à la librairie, mais après un an d’étude, en 1860, il devint acteur et remplit à Cologne, à Torn et Rostock les rôles chargés. En 1865, il fut frappé d’un rhumatisme articulaire et dut garder le lit pendant six mois ; c’est alors qu’il commença — souvent tourmenté par des douleurs atroces et avec la main gauche, parce que la main droite était paralysée — son activité comme humoriste, débutant aux Fliegende Blatter de Munich. Guéri, il fit un cours de littérature, retourna en 1866 au théâtre de Rostock, et joua aussi quelque temps au théâtre du prince de Meiningen, mais après une nouvelle maladie, il renonça définitivement à la carrière d’artiste dramatique et se consacra à la littérature. Il rédigea jusqu’à l’an 1869 la partie littéraire du journal des Dames, Victoria , et entra plus tard à la rédaction du journal Berliner Montags Zeitung, dont il devint rédacteur en chef en 1876. La tendance progressive du journal et l’esprit éclairé et libéral de M. S. lui causèrent des désagréments avec l’Etat et quelques condamnations ; sa santé chancelante s’en ressentit et il dut quitter le travail ; il ne le reprit que fort tard. Nous avons de lui : « Was die Spottdrossel pfifif. Zeitgemâsser und Unzeitgemâsser in lustigen Reimen. Mit einem kernliedorlichen Anhang », 3e édition, Berlin, Otto

Janke; « Allerlei Humore, Rômische Novellen u. Humoresken », 4 vol., 2e édition, id., id.; « Wenn Frauen làcheln, Humoristische Novelletten u. Skizzen für und über die schônere Hâlfte des Menschengeschlechts », avec illustrations, 2e éd., Hamburg, B. S. Berendsohn ; « Veilchen und Aleerrettig, Ein Strauss nouer Humore », 3e éd., id., id. ; « Buntes Nichts, Heitere Skizzen und Lebenserinnerungen », id., id. ; « Der grosse Struwwelpeter, für Kinder von 17-77 Jahren., avec illustr. d. Jul. Ehrentraut. », 3e éd., Berlin, O. Janke; « Spatzen, Liebe und Leben, Lustige Bilder aus dem Sperlings Leben mit zehn Federzeichnungen v. P. Heidel. Dichtungen v. R. Schmidt-Cabanis », id., Sophus Williams ; « Ein lustiger Potentanz Ein Bildercyklus v. D. Coppiters, Dichtuugen v. R. S.-C. », Leipzig, Ad. Titze ; « Wechselnde Lichter, Gesalmmelte unpolitische Gedict », Berlin, Aloeser’s Hofbuchhandlung ; « Adolf Glassbrenner, Eine litterarhistorischbiographische Skizze », id., A. Hofmann et Cie; « Pythia Kalender, Politisch- social- artistische Wetterprophezeiungen », id., Freund et Zechel; « Irren ist menschlich », comédie en 1 acte, id., Th. Blochs Theaterbuchhandlung ; « Die Jungfernrede. Eine tragische Reihstagswahlgeschichte, mit Illustration v. H. Scherenberg », 4e édition, id., Eckstein’s Verlag; « Re Umberto », hymne de M. Richard, et Cie, traduction de M. Léopold Bizio, Venise ; traduction de M. le prof. G. E. Rossi, Berlin ; « Auf der Bacillenschau. Zeitgeistliche Forschungen durch’s satirische Mikroskop », Dresde, F. W. Steffens ; « Brummstimmen der Zeit. Lustiges und Unlustiges aus Papa Krowes Liederfibel », Berlin, Eckstein’s Verlag; « Zoolyrische Ergüsse. Album zwei- vier- und mehrfüssiger Dichtungen. mit Illustr. von Gustav Hutzel. », Munich, Braun et Schneider ; « Südwest- afrikanische Reisebriefe des Lohgerbermeisters August Kulicke (in Berlinischer Mundart) mit Illustrationen v. A. Oberlânder », Dresde, Heinhold et Jôhne ; « Pessimistbeet- Blüten jüngstdeutscher Lyrik », Berlin, Fr. Pfeilstücher. Livres pour enfants : « Allerlei nette Pflanzen Illustr. von L. Heggendorfer », Munich, Braun et Schneider; « Kind und Hand. Ein Bilderbuch. v. Hofmaler C. Arnold. Dichtungen v. R. S.-C. », Berlin.

Schmidt-Rimpler (Hermann), célèbre oculiste allemand, docteur en médecine, professeur ordinaire d’ophtalmologie à l’Université de Marbourg et directeur de la chinique ophtalmique, né, le 30 décembre 1838, à Berlin; il a été médecin dans l’armée prussienne jusqu’à 1871, et pendant ce temps, il fut plusieurs années assistant à la clinique du célèbre oculiste Albert de Graefe. En 1871, il fut appelé à Marbourg pour y occuper la place de professeur d’ophtalmologie. On lui doit: « Glaucoin », Loipzig,

1875; « Der Ausdruck im Auge und Blick », Berlin, 1876; « Ueber Blindsein », Deutsche Bücherei- Breslau, 1882; « Lehrbuch der Augenheilkunde und Ophthalmoscopie », Brunswick, id. ; 4me ed., 1889 ; version italienne publiée par Vallardi, Milan; « Universitàt und Specialistenthum », Marbourg, 1881. Nous lui devons aussi un très grand nombre d’articles parus dans Graefe’s Arch., Virchow's Arch. Berl. Klin. Wochenschr . et Zehender’s Monatsbl. f. Augenheil- Jcunde. Il est un des collaborateurs de la Eulenburg's Real Encyklopàdie et d’autres importantes publications scientifiques allemandes.

Schmidt-Weissenfels (Édouard), fécond écrivain allemand, né, le 1er septembre 1838, à Berlin, commença ses études littéraires au Gymnase Frédéric- Guillaume, et il allait fréquenter les cours de philosophie lorsque les mouvements révolutionnaires de 1848, changeant ses projets, le firent engager encore très jeune dans l’armée allemande et ne lui permirent de revenir à ses etudes qu’après la campagne contre le Schleswig-Holstein. Rentré en 1852 à Heidelberg, apres avoir séjourné à Paris et à Londres comme publiciste, il y acheva ses études qu’il avait interrompues et devint docteur en philosophie. Il a vécu quelque temps à Leipzig, Prague et Gotha, où il devint l’ami intime du Duc Ernest II, et publia : « Der Herzog von Gotha und sein Volk », Leipzig, 1861. En 1861, il revint à Berlin pour quitter de nouveau cette ville en 1872 lorsqu’il fixa sa demeure à Kannstadt dirigeant d’abord le Stuttgarter Muséum , et plus tard, jusqu'à 1876, Vlllustrirte Volkszeitung. Il a publie une assez longue série d’ouvrages historiques, biographiques et littéraires, parmi lesquels nous nous bornerons à citer les plus importants : « Paris in Skizzen aus dem Volksleben », Berlin, 1854 ; « Frankreichs moderne Literatur seit der Restauration », id., 1856;

« Ueber Heinrich Heine », Leipzig, 1857 ; « Rachel und ihre Zeit », id., 1857; <c Charaktere der deutschen Literatur », id., 1859; « Geschichte der franzôsischen Révolution- literatur », id., id.; « Fürst Metternich », Prague, 1862; « Skizzen und Charakter- Novellen », id., id. ; « Frankreich und die Franzosen », 2^6 éd., id., 1869;

« Brumaire », id., id. ; « Wogen des Lebens », 1870; « Die Sôhne Barneveldts », id., 1881;

« Der Aufstand in Algier », id., 1872; « Um die Ehre ». id., id. ; « Adelsstolz », id/, 1873;

« Prinz Erdmann », id., id. ; « Sturmleben », id., 1878 ; « Kônig Null », id., id. ; « Franzôsische Portraits », id., 1881 ; « Deutsche Handwerkersbibliothek », id. 1878-84; « Charakerbild aus Spanien », Stuttgart, 1885; « Per Kampf einer Frau », Karlsruhe, 1887 ; « Krupp et son œuvre », biographie, Berlin, 1888; « Friedrich, Deuscher Kaiser », biographie, Stuttgart, id. ; « Engel und Teufel », drame, Oldenburg, 1885 ; « Die Meineidigen », Borlin, 1886.

M. S.-W. a été en 1848 secrétaire de l’Assemblée nationale prussienne et successivement de la lre chambre.

Schmitt (Richard), historien allemand, docteur en philosophie et professeur libre d’histoire moderne à l’Université de Greifswald, né, le 15 février 1858, à Neusalz — sur — 1 Oder, fit ses études à Glogau et ensuite à Berlin et Greif: swald, où il prit ses grades, et, en 1887, devint professeur libre d’histoire moderne. Il a publie : « Le Prince Henri de Prusse comme général dans la guerre de sept ans », lre partie, 1885, Greifswald, Abel (sous presse la 2me partie) ; « Les batailles de Trautenau en 1866 ».

Se’imitt-Michel, homme de lettres français, directeur de la Revue diplomatique et consulaire , né, à Candé (Maine-et-Loire), le 26 juillet 1851. Ancien clerc de notaire au Hâvre, nous avons de lui : « Formulaire des testaments et donations », publié chez l’auteur (seul ouvrage spécial très complet).

Scliuedernianu (Georges-Hermann), exégète allemand-suisse, né, le 3 juillet 1852, à Chemnitz en Saxe, fils d’un professeur de chimie et directeur de l’Institut technique, fréquenta, de 1872 à 1875, pour la théologie, les Universités de Leipzig et d’Erlangen, remplit pendant deux années des fonctions professorales sur les bords du lac de Genève et dans une famille princière de Westphalie, compléta, de 1877 à 1879, ses études au Séminaire des candidats de Leipzig, se décida pour la carrière universitaire, et enseigna, comme privat-Docent , la dogmatique et l’exégèse du Nouveau Testament soit à Leipzig (1877-81), soit à Bâle, où il réside aujourd’hui. Ses écrits les plus importants sont d’après l’ordre des dates : « La controverse de Louis Cappel avec les Buxtorf sur l’âge de la ponctuation hébraïque », Leipzig, 1879 ; « De fidei notione ethnica Paulina » (pour la licence en théol°gie)> ich, 1880; « Les relations du Christianisme avec le Judaïsme pharisaïque », id., 1881;

« La foi et la Sainte-Écriture », Bâle, 1884;

« Le^ judaïsme et le message du Christ dans les Évangiles », id., 1884; « Les Épîtres de Paul aux Corinthiens, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, à Philémon, » commentaire de Strack et Jôckler, 2 vol., Nordlingen, 1888 ; « De notre état de communion avec Dieu par le Christ », nouvel essai d’une brève exposition de la dogmatique évangélique », Leipzig, 1888. M. S. a réédité, de concert avec M. F. Delitzsch, l’ouvrage de Ferdinand Weber:

« Système théologique des anciennes synagogues palestiniennes d’après le Torgum, le Midrasch, le Talmud », connu aussi sous le titre :

« Les Doctrines du Talmud », Leipzig, 1880 ; et collaboré à la Revue de Luthardt pour la Science et la Vie ecclésiastiques , au Kirchenfreund de Bâle.

Sclmeegaus (Charles-Auguste), publiciste et

écrivain allemand, consul général d’Allemagne à Gênes, chevalier de l’ordre de l’aigle rouge de Prusse, commandeur de l’ordre de la couronne d’Italie, ancien député au Reichstag allemand et ancien conseiller ministériel d’Alsace et Lorraine, né, le 8 mars 1835, à Strasbourg, fit ses études littéraires à l’Académie de sa ville natale et devint bachelier ès-lettres en 1857. Il fut nommé en 1857 secrétaire de la Commission européenne du Danube, à Galatz, où il resta jusqu’à 1858; retourné, par Constantinople, Asie-mineure, Grèce et Italie, à Paris, il y demeura jusqu’à 1863 comme rédacteur de divers journaux, notamment du Temps. En 1863, il fut appelé au Courrier du Bas-Rhin , journal libéral de Strasbourg, et y resta jusqu’à 1870 (le Courrier du Rhin fut le seul journal de province qui se déclara contre la guerre, son programme ayant toujours été la fraternité des peuples et la paix). Pendant le siège de Strasbourg, il fut nommé conseiller municipal et adjoint au maire, et ensuite les électeurs du département du Bas-Rhin le choisirent pour leur représentant à l’Assemblée nationale de Bordeaux. En 1870, il publia à Berne le journal YHelvêtie, et après la guerre franco-prussienne il fut appelé à Lyon pour diriger le journal de Lyon, périodique libéral. La réaction cléricale étant venue le chasser de , cette position, il rentra aussitôt en Alsace et reprit la direction du Courrier du Bas-Rhin (journal d’Alsace) avec le programme de l’autonomie de l’Alsace et de la Lorraine. Il fut élu députe au Reichstag pour l’arrondissement de Saverne, et devint à la fois le chef de la députation autonomiste au Reichstag. En 1878, il proposa la nouvelle constitution pour l’ Alsace et la Lorraine et la fit passer. En qualité de conseiller ministériel, il entra dans le gouvernement de ces deux provinces, mais il quitta bientôt ces fonctions à la suite des modifications apportées à la politique alsacienne. En 1880, il fut nommé consul allemand à Messine et en 1887 consul général à Gênes. Ce fut a la suite des services rendus à l’occasion de l’épidémie cholérique de 1880 à Messine que S. M. le Roi d’Italie le nomma commandeur de la Couronne d’Italie. En dehors de diverses brochures sur l’instruction publique en Alsace et de nombreux articles parus dans le Temps, de 1866 a 1870, et dans les autres journaux qu’il dirigea, on lui doit plusieurs publications en langue française et en langue allemande. Citons: « Contes »; « Une saison en Allemagne » ; « Le Siège de Strasbourg » ; « Aus dem Elsass », Leipzig, 1876; « Die Elsâsser Liga », Berlin; * Das hôhere Unterrichtswesen in Elsass », Strasbourg; « Aus fernern. Lande », nouvelles siciliennes, Breslau, 1887 ; « Sicilien », Leipzig, id.

Schneider (Albert), né, le 17 décembre 1836, au Eaubourg de Riesbach près Zurich, étudia la

jurisprudence à l’Université de sa ville d’origine et à Berlin sous la direction de Dernbourg et de E. L. Keller, suivit en 1859 à Paris le cours de l’École de droit, de la Sorbonne, du Collège \ ] de France, et consacra un semestre en Angleterre à l’étude pratique des tribunaux de Lincoln’s inn, du Banc de la Reine des Plaids communs. Lors de son retour à Zurich en 1860, la carrière politique et la carrière universitaire sou- P vrirent concurremment devant lui. Avocat des plus experts et bientôt l’un des chefs les plus estimés du parti libéral, M. S. a fait partie depuis 1862, sans interruption, du Grand-Conseil, dont il présida en 1882, les délibérations, siégea, : de 1867 à 1878, à la Cour d’appel, fut nommé en 1879 membre de la Cour de cassation, et en 1886 grand juge de la 5me division de l’armée fédérale. Ces hautes fonctions attirèrent sur lui l’attention du Conseil fédéral qui le chargea de rédiger les dispositions transitoires (881-904) du nouveau Code d’obligation ; le Grand Conseil de Zurich lui confia également en 1886-87 l’élaboration du nouveau Code civil cantonal.

Une vie publique aussi active n’a nullement entravé l’enseignement académique de M. S. Privat-Docent dès 1860, il a été appelé en 1878 comme professeur ordinaire à la chaire de droit romain. Nous indiquerons parmi ses ouvrages :

« Die privatrechtlichen Bestimmungen des Zürcherischen Baurechtes in Vergleich mit dem gemeinen Rechte », Zurich, 1865 ; « Betrâge zur Kenntniss der Rômischen Personennamen », id., 1874 ; « Die 3 Scaevola Cicero’s », Munich, 1879 ; « Commentar zum Schweiz. Obligationenrecht » (avec M. Flick), Zurich, 1883 (version française par Stôcklin), Fribourg, 1883; « Die Lex Junia Norbana » ( Zeitschr . der Savigny Stiftung ), 1884. On lui doit aussi plusieurs articles parus dans la Münchner Kritischen Viertelsahilichssch. notamment sur la littérature italienne; et le « Privatrechtlich.es Gesetzbuch fur den Canton Zürich », 1888.

Schneller (Christian), archéologue et poète tyrolien, né, le 5 novembre 1831, à Holzgau. Après avoir étudié aux Universités d’Innspruck et de Vienne, il entra dans l’enseignement. Il débuta dans les lettres par des pièces de vers. Nous donnons en français les titres de ses ouvrages: « De la Montagne », Nuremberg, 1857;

« Au delà du Brenner », Innspruck, 1864; « Eldorado », Géra, 1871; mais ses deux oeuvres magistrales sont les suivantes : « Statuen.einer Geiszelez- Bruderschaft in Trient aus dem XIV J. » et « Tirolisehe Namenforschungen ».

Sclmeriüg (Charles-Léopold), ancien professeur d’allemand à l’École supérieure de Saint- Pierre à Saint-Pétersbourg, en retraite depuis 1884, est né à Reval. Dans les programmes^ de l’École, il a publié : « Ueber Adalbert Chamisso und Peter Schlemils wundersame Geschichte », 1871-72.

Scliœffer (Adolphe), pasteur et publiciste alsacien, ne, à Reitviller (Alsace), le 7 décembre 1826, est docteur en théologie de la Faculté de Strasbourg. Après avoir passé une année à Genève et une autre en Allemagne pour y complétèr ses études, il enseigna, pendant quelques mois, l’histoire dans les classes supérieures du Gymnase do Strasbourg et séjourna pendant deux ans à Paris, où Verny et Athanase Coquerel fils l’honorèrent de leur amitié. Nommé pasteur à Haguenau (Alsace) en 1855, il passa, deux ans plus tard, à Colmar en la même qualité. Il y préside actuellement le consistoire de cette ville. M. S. a publié: « Duplessis-Mornay, considéré comme apologiste », 1849; « De 1 influence de Luther sur l’éducation du peuple », 1853; « Mme Dupîessis-Mornay, née Charlotte Arbaleste », 1854; « Les larmes de Pélon de Chambrun », id. ; « La morale chrétienne de Schleiermacher », id. ; « Tristan et Joyeux », 1856 ; « Essai sur l’avenir de la tolérance », 1859 (a été traduit en hollandais) ; « Un Prédicateur catholique au XVe siècle : Jules de Rysersberg », 1862; « Un moine protestant avant la réforme », Pauli, 1863 ; « Histoire d un homme heureux », 1865 ; « Desiderata », 1867; « De la Bonté morale, ou Esquisse d’une apologie du christianisme », 1868; « Non possumus », 1869; « Non sint, ou Sus à l’ennemi », 1872 ; « Mélanges d’histoire et de littérature », 1873; « Le curé et le pasteur », sous le pseudonyme de Irma S ., 1879 (cet ouvrage a été traduit en anglais et en allemand) ; « De la certitude de la vie future », id. ; « Au déclin de la vie, ou de la vie présente et de celle qui est à venir », histoire précédée d’une lettre de M. G. Ad. Hirn, membre correspondant de l’Institut de France, 1883 (cet ouvrage a été traduit en anglais et en allemand) ; « Petit livre pour tous, ou l’art de bien vivre et de bien mourir », 1885 ; « Théâtre de Société : Poisson d’avril. Advienne que pourra », id. ; « Deux arbres de Noël », 1886 (traduit en allemand) ;

« Le Bonheur, ou Esquisse d’une apologie rationnelle du christianisme », 2me éd. remaniée;

« De la Bonté morale », augmentée de lettres inédites de V. Hugo, St.-Beuve, Montalembert, Lacordaire, George Sand, Edmond About, etc., 1887. M. S., qui est doué, comme on peut le voir par l’énumération de ses ouvrages, d’une rare capacité de travail, est considéré comme un des représentants les plus éminents du libéralisme chrétien et d’une sage tolérance en matière religieuse. Il a collaboré à V Encyclopédie des sciences religieuses , à la Revue chrétienne à la Revue suisse , à la Revue d’Alsace , au Courrier du Bas-Rhin , à V Express de Mulhouse, à la Famille de Lausanne, au Magasin pittoresque , au Lien , au Progrès religieux , au Journal du protestantisme français , où quelques uns de ses articles sont signés : Irma 8. Il a reproduit de

nombreux comptes-rendus consacrés à ses écrits dans ses « Roses et épines », volume tiré à cent exemplaires et distribué à ses amis, 1878.

Scliœue (Richard), archéologue allemand, directeur général des Musées royaux, conseiller au Ministère de l’Instruction publique, né, le 5 février 1840, à Dresde : après des études sérieuses de philologie à Leipzig, il s’établit pour quatre ans en Italie et pour un an en Grèce. En 1869 il fut nommé professeur d’archéologie à Halle. Nous avons de lui : « Le Protagoras de Platon », Leipzig, 1863; « Sur les passages de l’Odyssée de F. Preller », id., id. ; « Les sculptures antiques au Musée du Latéran », id., 1867 ; « Die Gründung und Organisation der K. Museen », Berlin, 1880.

Schœnllies (Arthur), mathématicien allemand, docteur en philosophie, professeur libre à l’Université de Gœttingue, né le 17 avril 1853, étudia à Berlin, et publia : « Synthet- geometrische Untersuchungen über Flâchen 2 Grades », Berlin, 1877 ; « Geometrie der Bewegung », Leipzig, 1886 ; « Ueber das gleichseitige Paraboloid » ( Zeitsch . 6 math.), 1878 ; « Sur la courbure des lignes décrites par les points d’un solide invariable » ( Mein . de la Soc. de Liège), 1884, et plusieurs autres travaux de mathématique parus dans les Mathem. Annalen, dans les Gottinger Nachrichten, dans les Comptes-rendus de V Académie de Paris, etc., etc.

Scholz (Antoine), théologien bavarois, professeur d’exégèse du Vieux-Testament et des langues orientales bibliques à l’Université royale de Wurzburg, né, le 25 février 1829, à Schmachtenberg (Bavière), a fait ses études à Aschaffenbarg, où il prit ses grades en 1856 ; il a voyagé dans la Syrie et en Palestine et depuis 1872 il occupe la place de prof, d’exégèse à l’Université de Wurzburg. Il a publié: « Der masorethische Text und die LXX Uebersetzung des B. Jeremias », Rejensburg, 1875; « Commentar zu Jeremias », id., 1880; « Commentar zu Hoseas », id., 1882; « Commentar zu Joël », id., 1885; « Commentar zum Bûche Judith », id., 1887 ; « Die Alexandrinische Uebersetzung des Bûches Iesaias », Wurzburg, 1880; « Commentar zum Bûche Tobias », id., 1889.

Sclionbach ( Antoine-E. ) , littérateur autrichien, conseiller d’Etat, professeur ordinaire de langue et de littérature allemande à l’Université de Gratz, né, le 29 mai 1848, à Rumburg en Bohème, il étudia au Gymnase de Vienne et aux Universités de Vienne et de Berlin; devint docteur en philosophie en 1871 et professeur libre à l’Université de Vienne en 1872. En 1873, il fut nommé prof, extraordinaire à l’Université de Gratz et en 1876 il y fut nommé professeur ordinaire. En dehors de nombreux articles publiés dans les Sitzungsherichte der K. K. Akademie der Wissenschaften in Wien, dans les Zeitschr f. deutsches Alterthum , dans les Zeit-

schr. f. deutsche Philologie , Deutsche Rrmdschau Englische Studien , etc., etc., on lui doit: « Ueloer die humoristische Prosa des 19 Jahr. », Gratz, 1876; « Ueber die Marienklagen », id., 1875 ; « Vorauer Bruckücke des Wigalois », id., 1877; « Ueber Nathaniel Hawthorne », Heisbronn, 1885; « Altdeutsche Predigten », Gratz, 1886- 1888; « Ueber Lesen und Bildung », id., 1888; 2m° éd., 1889.

Sclionenberger (Édouard), né, le 17 avril 1843, à Herriberg dans le Canton de Zurich, a publié dans les rares loisirs que lui laissait sa carrière d’instituteur, une biographie d’« Ignace Heim », 1881, et dirigé de 1880 à 1885 une Revue illustrée pour la jeunesse.

Schorlemmer (Charles), écrivain anglo-allemand, professeur de chimie organique au Collège Owen de l’Université Victoria de Manchester, né, à Darmstadt, le 30 septembre 1834, et après avoir étudié à l’Ecole Polytechnique de sa ville natale et à l’Université de Giessen, il vint à Manchester en 1859 comme adjoint du célèbre Roscoe : depuis 1874 il est professeur ; il a publié: « Lehrbuch der Kohlenstoffverbindungen » ; « A Manual of the Carbon compounds »; « Kurzes Lehrbuch der Chemie von Roscoe und Schorlemmer » ; « Ausführliches Lehrbuch der Chemie von Roscoe und Schorlemmer » ; « A Treatise on Chemistry by Roscoe und Schorlemmer »; < The rise and development of Organic Chemistry »; « Origine et développement de la chimie organique, traduit par Claparède »; « Der Ursprung und die Eutwicklung der organischen Chemie ».

Sclirader (Hébérard), doct. phil., doct. théol., professeur à l’Université de Berlin, membre de l’Académie Royale de Prusse, né, le 5 janvier 1836, à Brunswick. Après avoir fini les cours au Gymnase Supérieur de Brunswick et après avoir suivi le cours oriental du Collegium Carolinum , de le même ville, il étudia la théologie protestante et les langues orientales sous la direction de Henri Ewald et gagna le prix académique (1858). Créé docteur en philosophie (1860), il suivit sa vocation en professant à Zurich (1862). En 1869, il alla à Giessen (la Hesse), en 1872 à Iéna, en 1876 à Berlin, où il fut élu membre de l’Académie Royale de la Prusse. M. S. est le fondateur de l’Assyriologie allemande. Nous avons de lui : « Études sur la critique et l’explication de l’histoire biblique primitive », Zurich, 1863 ; « Nouvelle introduction à l’Ancien Testament de De Wetter », Berlin, 1869; « Le voyage aux Enfers d’instar », Giessen, 1872; « Keilnischriften und Geschichtsforschung », id., 1878; « Die Keilinschriften und das Alt. Test », id., 1872; 2e éd., 1883. De nombreuses publications scientifiques dans les mémoires et comptes-rendus des académies et sociétés de Berlin et de Leipzig, ainsi que dans les journaux d’Assyriologie rédigés par Hommel et Bezold (1884-85-86-87)

Schrauf (Albert), professeur ordinaire de minéralogie à l’Université de Vienne (Autriche), né, le 14 décembre 1837, conservateur du Cabinet Impérial aulique de minéralogie à Vienne (1861), Docent de minéralogie à l’Université de Vienne (1863), et depuis 1874 professeur ordinaire et directeur du Cabinet minéralogique de l’Université viennoise. Nous lui devons:

« Lehrbuch der physikalischen Minéralogie »,

2 vol. ( Miner almorphologie ) et ( Kristallphysik ), chez Braumüller, Vienne, 1866-1868; « Atlas der Krystallformen des Mineralreiches », Braumüller, Vienne, 1877 ; « Katalog der Bibliothek des K. K. Hof- Mineralien- Cabinetes », Gerold, Vienne, 1864; « Physikalische Studien über die gesetzmassigen Beziehungen von Materie und Licht », id., id., 1867; « Handbuch der Edelsteinkunde », id., id., 1869. On lui doit aussi les articles suivants publiés dans les Sitzungsherichte der K. K. Academie der Wissenschaften in Wien: « Ueber die Formen des Kieselzinkerzes », 1859; « Untersuchungen über die Identitat der Wolnyn mit Schwerspath », 1860;

« Révision vorhandener Beobachtungen an Krystallisirten Kôrpern », 1860; « Bestimmung optisches Constanten Krystallisirter Kôrper », deux séries, 1860; « Monographie der Mineralspezies Columbit », 1861 ; « Charakteristik der Mineralspecies Anhydrit », 1862; « Beitrag zu den Berechnungsmethoden des hexagonalen Xrystallsystems », 1863; « Ueber die Volumen und Oberflache der Krystalle », 1864; « Berechnung der Zwillingskrystalle », 1865; « Refractionsaquivalente und optische Atomzahlen der Grundstoffe », 1865; « Die optischen Werte der Mineralvarietaten », 1866; « Analogien des Refractionsaquivalents und des specifischen Volumens », 1866; « Gewichtsbestimmung des grossen Diamants im K. ôst. Kronschatze, genannt Florentiner », 1866; « Studien an der Mineralspecies Labradorit », 1869; « Mineralogische Beobactungen », six séries de 1870 à 1876, vol. 62-63-64, 65, 67-74; « Notiz über thermo- electrische Eigenschaften von Mineralvarietàten », en collaboration avec M. Dana, 1874. Dignes d’être mentionnés sont aussi les articles suivants: « On the détermination of the optical constants of cristallized substances », et « On the molybdates and vanadates of Lead and on a new minerai from Leadhills », parus dans les Proceedings of the Roy. Society of London, 1861, vol. XI et 1871 vol. IX, Londres;

« On the thermo- electrical properties of some minerais and their varieties », en collaboration avec M. E. Dana, inséré dans V American Jour- : nal of Science and Arts, New-Haven, Nord- America, 1874; « On certain objections of the theory of the équivalent of refraction », dans le London Edinburgh and Dublin Philosophical I Magazin and Journal of Science, 1868; « Sur la I .forme Cristalline deLanarkite d’Ecosse » l^Comp-

tes-rendus de l’ Acad, de Sciences de Paris , Paris, 1873; « Ueber die Kupferlasur von Nertsckinsk »; « Notizen über Apatis, Cuprit »; « Ueber gediegen Kupfer von Wallaroo » ; « Notizen über Boracit, Anatas » ; « Cbaleolitb und Zeunerit, nebst Bemerkungen über Walpurgin und Trâgerit » ; « Ueber Weissbleierz » ; « Ueber Klin-ochlor, Klinoquadratisches und Klinohexagonales System », publiés dans les Miner alogische Mittheilungen , de H. Pr. Pschermak, Vienne; « Note über die Bestimmung optiscber Constanten Crystallisirter Kôrper » ; « Einfluss der cheinischen Zusammensetzung auf die Fortpflanzung des Lichtes », et tant d’autres dans les Annalen der Physik und Chemie, de H. P. Wiedmann, Leipzig; « Ueber die Analogien des rohmboedrischen und prismatischen Krystallsystems » ; « Eosit, ein neues Minerai » ; « Neue Mineralvorkommnisse im Grapbit von Mugrau (Bôbmen) », etc., etc., dans le Jahrbuch f. Minerai. Geol. Palaont., de Leonbard, Stuttgart ; « Die Krystallographischen Constanten des Lanarkit » ; « Ueber Gismondin » ; « Ueber Eggonit » ; « Analyse des Danburit von Scopi », etc., etc., dans la Zeitschr. f. Krystallogr. und Minéralogie, de P. Groth.

Sclireiber (Théodore), archéologue allemand, docteur en philosophie, professeur d’archéologie allemande à l’Université de Leipzig, directeur du Musée communal de cette ville, né, le 13 mai 1848, à Strehla (Saxe), a voyagé aux frais de l’Institut archéologique allemand en Italie et en Grèce de 1874 à 1878, et publié les ouvrages suivants : « Die antiken Bildwerke der Villa Ludovisi », Leipzig, 1880 ; « Die wiener Brunnenreliefs aus Palazzo Grimani », id., 1888 ;

« Die hellenitichen Reliefbilden », id., 1889-90.

Schroder (Léopold von), écrivain allemand, professeur de sanscrit à l’Université de Dorpat, né, le 12 décembre 1851, à Dorpat (Livonie), fit ses études à Dorpat, Iéna et Tubingue, prit son habilitation à l’enseignement à l’Université de Dorpat et depuis 1882 , y occupe la chaire de sanscrit. Deux fois (1879 et 1888), proposé par le professeur Otto Bôhtlingk comme membre de l’Académie des sciences de St.-Pétersbourg, il a été deux fois refusé à cause de sa nationalité allemande. En dehors de nombreux articles, dissertations, mémoires, etc., dans les journaux spéciaux allemands, on lui doit: « Ueber die formelle Untersckeidung der Redetkeile im GriechisckenundLateinischen, mit besonderer Berücksichtigung der Nominalcomposita », Leipzig, 1874; « Livonienlieder », Dorpat, 1877 ; « Mâitrâjanî Samhitâ », 4 vol., id., 1881-86 ; « Ueber die Poesie des ind. Mittelalters », Dorpat, 1882; « Pythagoras und die Inder », Leipzig, 1884; « Griechische Gôtter und Heroen », Berlin, 1887 ; Indiens Literatur und Cultur », Leipzig, id. ; « Die Hochzeitsgebrauche der Esten und einigen anderen fin-

nisch- russichen Volker, in Vergleichung denen der indogerman. Volker », Berlin, 1888; « Konig Sundara », tragédie en 5 actes, Dorpat, 1887-88 ; « Gedichte », Berlin, 1889.

Schroder (Édouard), écrivain, littérateur allemand, docteur en philosophie, professeur ordinaire de langue et de littérature allemande à l’Université de Marbourg, né, en 1858, à Wilzenhausen (Hessen), étudia au Gymnase de Cassel et aux universités de Berlin et Strasbourg, devint docteur en philosophie en 1880 à Strasbourg et professeur libre à Gœttingue en 1887; il a été professeur extraordinaire à l’Université de Berlin et depuis 1889 il est prof, ordinaire à Marbourg. On lui doit: « Das Anegenge », Strasbourg, 1881; « Das Goldene Spiel von Meister Ingold », id., 1882; « Das Deutsche Kaiserchronick des 12 Jahrhunderts », Hannover, 1889.

Schroder (Richard), jurisconsulte allemand, professeur de droit civil et commercial à l’Université de Heidelberg, né, le 19 juin 1838, à Treptow (Poméranie), fit ses études aux universités de Berlin et de Gœttingue; il a été professeur libre, prof, extraordinaire et prof, ordinaire de droit allemand à Bonn; il enseigna ensuite aux universités de Wurzbourg, Strasbourg et Gœttingue et enfin à Heidelberg, où il se trouve depuis 1888. Nous lui devons: « Geschichte des ehelichen Güterrechts in Deutschland », Stettin, Léon Saunier; « Corpus Juris Civilis für das deutsche Reich und (Esterreich », Bonn, 1876-1877 ; « Die Franken und ihr Recht », Weimar, Bôhlau, 1881; « Lehrbuck der deutschen Rechtes Geschichte », Leipzig, 1889. M. S. est rédacteur de la Zeitschrift der Savignystiftung für Rechtsgeschichte, et auteur d’un grand nombre d’articles publiés dans les journaux spéciaux allemands.

Scliroer (Arnold— Michel-Martin), philologue autrichien, docteur en philosophie, professeur extraordinaire 'de philologie anglaise à l’Université de Fribourg, né, le 10 novembre 1857, à Presbourg (Autriche), étudia aux universités de Vienne, Berlin et Strasbourg; il devint professeur libre à l’Université de Vienne en 1883, professeur à l’Académie commerciale Viennoise en 1884 et professeur à Fribourg depuis 1886. En dehors d’un grand nombre d’articles publiés dans les revues philologiques allemandes, on lui doit: « Johan Bale’s Comedy concerynge thre lawes », Halle, 1882; « Ueber den Unterricht in der Aussprache des Englischen », Berlin, 1884; «Die Angelsachsischen Prosaversionen der Benedictinerregel », Cassel, 1885-88;

« Supplément zur englischen Schulgrammatik », Vienne, 1885; « Wissenschaft und Schule in ihrem Verhàltnisse zur praktischen Spracherlernung », Leipzig, 1887; « Die Winteney- Version der Régula S. Benedicti », éd. anglaise et latine, Halle, 1888; « Percy’s relies of ancient English Poetry », Heilbronn, 1889.

1754 SOH

Schroer (Charles-Jules), écrivain austro-hongrois, docteur en philosophie, professeur de littérature allemande au Polytechnique de Vienne, vice-président et bibliothécaire du Goetheverein de Vienne, né, à Presbourg, en 1825, fit ses études dans son pays natal et aux universités de Leipzig, Halle et Berlin. En langue allemande, il a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels nous citons: « Deutsche Litteraturgeschichte », Pest, 1853; « Deutsche Weihnachtenspiele », Vienne, 1858; « Deutsch- lateinisches und latein- deutsches Wôrterbuch, des 1420», Presbourg, 1859; « Gedichte », id., 1862; « Die Wiener Weltaustellung », id., 1878; « Der Weinschwelg », Iéna, 1876; « Gœthes Aussere Erscheinung », 1879; « Unterrichtungsfragen », Vienne, 1873; « Heinrich von Mügeln », id., 1887; « Die Deutschen in Oesterreich- Ungarn und ihre Bedeutung fur die Monarchie », id., 1879 ; « Faust von Goethe mit Einleitung und fortlaufenden Erklarung » , Heilbronn, 1881 ; 2e éd. 1888; « Goethes Drainen », Berlin et Stuttgard, 1883; « Die Aufführung des Ganzen Faust auf dem Wiener Hofburgtheater », Heilbronn, 1883; « Goethe und die Liebe », id., 1884; Chronïk des Wiener Goethesvereins, paraissant le 15 de chaque mois à Vienne, depuis 1885.

Scliroeter (Édouard-Heinrich), mathématicien allemand, docteur en philosophie, professeur de mathématiques à l’Université de Breslau, conseiller d’état, né, le 8 janvier 1829, à Kônigsberg (Prusse), étudia aux Universités de Kônigsberg et de Berlin, prit son habilitation à l’enseignement à l’Université de Breslau, où il enseigne toujours les mathématiques. En dehors d’une foule de travaux parus dans les journaux spéciaux allemands, on lui doit : « Die Théorie der Kegelschnitte, gestützt auf projectivische Eigenschaften », Leipzig, Teubner, 1867, 2me éd., 1876; « Théorie der Oberflachen zweiter Ordnung und der Itaumkurven dritten Ordnung », id., id., 1880; « Die Théorie der ebenen Kurven dritter Ordnung », id., id., 1888; « Ueber die Entwickelung der Potenzen der elliptischen Transcendenten », Breslau, 1885; « De æquationibus modularibus » (Dissertation inaugurale), Regiomonts, 1854.

Sclirôrs (Jean-Henri), professeur d’histoire ecclésiastique à l’Université de Bonn, né, le 26 novembre 1852, à Crefeld (Prusse rhénane) ; il fréquenta les universités de Bonn, Würzbourg, Innsbruck et Munich, et fut nommé privat-Docent de droit canonique à l’Université de Fribourg en Brisgau, pendant qu’il était professeur à l’Université de Bonn. Nous avons de lui: « Der Streit über die Prædestination im IX Jahrhundert », thèse, Fribourg, 1884; « Hinkmar, Erzbischof von Reims ; sein Leben und seine Schriften », id., id.

Sclirutka, v. Recliteussnmm (Émile), juriscon-

suite autrichien, professeur de droit civil à l’Université de Vienne, né, à Brunn (Moravie), en 1852, étudia aux Universités de Vienne, Gratz et Strasbourg, a été professeur à Czernowitz, et depuis 1885 appartient à l’Université de Vienne. Il a publié : « Zeugnisspflicht und Zeugnisszwang », Vienne, 1879; « Die Compensation im Concurse », Berlin, 1881; «PraktischeFragen des ôsterr. civilgerichtlichen Verfahrens », Leipzig, 1884; « Ueber den Schlussatz in cap. 21 legis Rubriæ de Gallia Cisalpina », Vienne, id. ; « Ueber accessorische Intervention » ( Gerichtshalle ), 1879 ; « Die Vowechtsordnung im concurse » (id.), id. ; « Ueber die Person des Protestanten im Concursfalle » (Burch? Archiv), 1880 ; « Zur Dogmengeschichte und Dogmatik der Freigebung fremder Sachen im Zwangsvollstreckungsverfahren », Berlin, 1889, et plusieurs autres articles parus dans la Grünhut's Zeitschr. et dans la Zeitschr. für deutsche Civilprocess.

Schuchardt (Hugo-Ernest-Mario), philologue allemand, professeur ordinaire de philosophie néo-latine à l’Université de Gratz, membre correspondant de l’Académie impériale de Vienne, membre honoraire de l’Académie de Bucharest, docteur honoraire de l’université de Bologne, né, le 4 février 1842, à Gotha (duché de Saxe-Cobourg -Gotha), fit ses études au célèbre Gymnase de Gotha et aux Universités de Iéna et Bonn (1864), voyagea en Suisse et en Italie séjournant particulièrement à Rome ; il prit son habilitation pour l’enseignement de la philologie néo-latine à l’Université de Leipzig (1870), et de 1873 à 1875 fut professeur ordinaire à Halle et à Gratz; séjourna dans la principauté de Galles (1875) pour se perfectionner dans la langue Cymrique, et plus tard (1879) en Andalousie et dans la France méridionale (1887) pour étudier la langue des Basques. En dehors de beaucoup de dissertations et d’articles dans Huhn’s Zeitschrf ., Romania, Zeitschr. f. Romanische philol., LU ter.. Centralbl ., Litt. Blatt. f. Rom. und germ. Philol., Magyar Nyeloor, etc., parmi lesquels il y en a de très étendus, comme « Albanisches und Romanisches » phonétique comparée; « Die Cantes flamencos Basco-romanisches », etc., il a publié :

« De sermonis romani plebei vocalibus », 1864 (thèse de doctorat) ; « Der Vokalismus des Vulgàrlateins », 3 vol., Leipzig, 1866-68 ; « Ueber einige Falle bedingten Cautwandels im Churwàlschen », Gotha, 1870 (thèse d’habilitation) ;

« Ritornell und Terzine », Halle, 1875 ; « Ueber Hasden’s Alt-rumànische Texte und Glossen ( Hasden’s Cuvent den batrani ) », Bukarest. 1880; « Slawo- deutsches und Slawo- italianisches », Gratz, 1884; « Ueber die Lautgesetze », Berlin, 1885; « Romanisches und Keltisches », id., 1887; « Auf Anlass des Volapüks », id., 1888 ; « Kreolische Studien »

( Comptes-rendus de V Académie impériale de Vienne), 1881-88.

Schuermans (Henri), éminent jurisconsulte et archéologue belge, actuellement premier président de la cour d’appel de Liège, membre de la Société royale belge de numismatique, de la Commission royale des monuments, etc. Il s’est servi autrefois du pseudonyme Henri Boscaven , notamment pour un très remarquable « Manuel de versification », donné par lui à une collection encyclopédique publiée à Bruxelles par l’éditeur Jamar. Dans la même collection, il a signé de son nom un « Précis de droit criminel » ; mais son œuvre juridique capitale est un magnifique « Code de la presse », Bruxelles, 1861, 2me éd., 1881-82. On lui doit, d’autre part: « Histoire de la lutte entre les patriciens et la plèbe à Rome, depuis l’abolition de la royauté jusqu’à la loi Licinia », Bruxelles, 1845; « Sigles figulins (époque romaine) », id., 1867; une foule de communications dans les publications des sociétés savantes, les revues et les journaux, etc., etc.

Schuermans (Louis- Guillaume ) , publiciste belge, de langue néérlandaise, né, à Campenhout, le 27 janvier 1821. M. S., entré de bonne heure dans les ordres, est aujourd’hui curé à AVilsele, près de Louvain; il a beaucoup écrit et ses travaux l’ont fait élire récemment membre de l’Académie royale flamande. Il faut surtout citer de lui: « Veldtocht der Franschen en der Hollanders in Belgie ten jare 1685 », Louvain, 1859; « Eenparigheid in de spelling onzer Nederduitsche taal », id., 1862; « De Fraticellen en Beggaarden », id., 1868 ; « Vlaamsche schrijvers der oude Hoogeschool van Leuven », 1865 ; et enfin son « Algemeen Vlaamsch Idioticon », publié sous le patronnage de la société Tijd en Vlijt , Louvain, 1865-70, et qui a été suivi d’un supplément : « Bijvoegsel aan het algemeen Vlaamsch Idioticon », id., 1883.

Scliulin (Jean-Frédéric-Paul), né, le 2 août 1843, à Francfort sur Mein, fils d’un sénateur, embrassa la carrière juridique et débuta dans l’enseignement en 1869 comme privat-Docent à l’Université de Marbourg, en 1874 il y fut nommé professeur ordinaire, mais la même année il fut appelé par l’Université de Bâle à la chaire de droit romain qu’il occupe encore aujourd’hui. Ses principaux ouvrages sont d’après l’ordre des dates : « De rebus sub resolutiva in diem addictionis vel commissoria lege venditis » , Marbourg, 1869 ; « Quelques cas pour l’application de la Publiciana in rem actio », Marbourg, 1873 ; « Les conditions résolutives et les termes finaux », id., 1875; « Ad Pandectarum titulum de origine juris commentatio », Bâle, 1876 ; « Le lieu de l’accomplissement et le siège juridique des obligations d’après le droit romain », id., 1879 ; « Le testament grec comparé au testament romain », id. , 1882 ;

« Histoire du droit romain » (sous presse). Nombreux articles dans la Revue critique trimestrielle et la Revue de droit suisse.

Schuller (Maximilien-Charles-Henri), célèbre chirurgien allemand, professeur libre de chirurgie à l’Université royale Friedrich-Wilhelm à Berlin, né, en 1843, à Molsdorf (Grand-duché de Gotha), a fait ses études aux Universités de Iéna et Leipsig; il a été d’abord assistant du professeur Czermae à l’Institut physiologiquo de Iéna, et ensuite assistant de la section chirurgicale à l’hôpital municipal de Hanovre. De 1870 à 1871, il fut médecin en chef des Lazarets de réserve et des ambulances, et après cette campagne, en récompense de ses services, il reçut l’ordre de la Couronne de 3me classe. Il visita Vienne et AVurzbourg, exerça la médecine jusqu’à 1875 et vers la fin de cette année il fut appelé à l’Université de Greifswald en qualité de professeur et comme assistant à la clinique de chirurgie sous le professeur Dr Charles Huet. Après avoir séjourné quelque temps en Angleterre (1877) et avoir été deux fois (1881-82) en Amérique, il revint à Berlin comme professeur à l’Université Friedrich- Wilhelm, , et comme directeur d’un ambulatoire polyclinique particulier. On lui doit : « Hriegschirurgische Skizzen aus dem franzôsisch- deutschen Feldzuge 1870-71 », Hanovre; « Ueber die Localbehandlung des chronischen Blasenkatarrhs » , Berlin, 1877 ; « Die Trachéotomie, Laryngotomie und Extirpation des Kehlkopfes », Stuttgart, 1880; « Experimentelle und histologische Untersuchungen über die Entstehung und Ursachen der Scrophulôden und tuberculôsen Gelenkleiden », id., id. ; « Die chirurgische Klinik zu Greifswald im Jahre 1876 », 1878 ; « Chirurgische Anatomie in ibrer Beziehung zur chirurgischen Diagnostik, Pathologie und Thérapie », Berlin, 1885. Une foule de ses articles, dissertations et mémoires ont paru dans les Zeitschr. f. Chirurgie , Centralbl. f. Chir., Virchow s Arch., etc. M. S. collabore à la Deutsche Chirurgie von Bïllroth und Lücke, à la Real- Encyclopadie von Eulenburg et à la Deutsche Encyclopadie ; il est inventeur de plusieurs instruments chirurgicaux, et on lui doit une nouvelle méthode de respiration artificielle.

Schulte (Jean-Frédéric von), un des chefs du parti des Vieux Catholiques, né, le 23 avril 1827, à AVittemberg (AVestphalie), étudia la philologie et la jurisprudence à l’Université de Berlin ; fut nommé professeur de droit à Prague en 1854 et à Bonn, où il fut nommé conseiller de Justice en 1872. De 1874 à 1879, il fut membre libéral du Reichstag allemand. Il a été président des congrès des Vieux Catholiques à Munich (Bavière), 1871; Cologne, 1872; Constance, 1873; Fribourg, 1874; Breslau, 1876; et comme écrivain, il s’est distingué pour les œuvres sur le droit de l’église. Nous citons ici les plus remarquables : « Die Stellung der Konzilien, Pâpste und Bischôfe », 1871 ; « Die Macht der Rômischen Pâpste », id. ; « Lehr-

buch der deutscben Reichs- und Rechtsgeschiclite », 4me éd., 1876; « Der Kôlibatszwang », id. ; « Lehrbuch des Kath. u. evang. Kirchenrecbts », Giessen, 1886, 4me éd. ; « Lehrbuch des deutschen Reichs- und Rechtsgeschichte », Stuttgart, 1881, 5me éd.; « Der Altkatholicismus, Geschichte seiner inneren Gestaltung und rechtlichen Stellung in Deutschland », Giessen, 1887 ;

« Gedanken über die Aufgabe und Reform des juristischen Studiums », Bonn, 1881 ; « Die Geschichte der Quellen und Literatur des canonischen Rechts von Gratian bis auf die Gegenwart », Stuttgart, 1877. Nous lui devons aussi beaucoup de dissertations, essais et articles de droit ecclésiastique parus dans le F. Conrad. Jahrb. f. NationaloJcn. und Statistik., dans le Deutscher Merkur , Centralbl. f. Rechtzwiss., dans la Kôlnische Zeitung , etc., etc.

Scliulthess-Rechberg (Gustave de), théologien suisse, né, le 27 avril 1852, à Zurich, issu d’une vieille famille patricienne, fils d’un banquier connu par son zèle pour les œuvres philanthropiques, et en particulier pour la mission intérieure, fut destiné de bonne heure à la carrière ecclésiastique, s’y prépara par de solides études aux Universités de Bâle (1870), Leipzig (1872), Zurich (1873), Tubingue (1874), et subit plus que toute autre l’influence de Ritschl. Un voyage d’une année (1876-77) à Paris, Bordeaux et le Midi de la France, Londres, Edimbourg, compléta heureusement pour lui les connaissances acquises à l’école. En 1875 eut lieu la consécration de M. de S.-R. au Saint-Ministère ; en 1878 la paroisse de Wâtzikon sur le Zuricherberg le choisit pour son conducteur spirituel. M. de S.-R. exerce depuis 1883 les fonctions pastorales à Kussnacht, et professe depuis 1885 la théologie systématique en qualité de privat-Docent à l’Université de Zurich. Jusqu’à présent il ne s’est fait connaître comme écrivain que par quelques dissertations et mémoires : « Histoire de l’enseignement religieux et de la catéchétique dans l’église de Zurich », 1882 ; « Les pensées fondamentales du système philosophique de Hermann Lotze », 1884; « Examen critique des plus récents ouvrages sur la dogmatique et la philosophie de la religion », 1888, la plupart insérés dans la Revue théologique de Meoli.

Sclmltz (Alwin), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur ordinaire d’histoire de l’art à l’Université impériale et royale de Prague ; né le 6 août 1833, il prit son habilitation à l’enseignement en 1866 à l’Université de Breslau, où il fut reçu en 1872 comme professeur extraordinaire et y enseigna jusqu’à 1882, époque à laquelle il fut appelé à Prague. Ses œuvres les plus remarquables sont les suivantes: « Ueber Bau und Einrichtung der Hofburgen des 12 und 13 Jahrh. », Berlin, 1862 ; « Urkundliche Geschichte der Breslauer Ma-

1er- Innung in den Jahren 1345-1523 », Breslau, 1866 ; « Beschreibung der Breslauer Bilderhandschrift des Froissart », id., 1869; « Schlesiens Kunstleben im 13 und 14 Jahrh. », id., 1871 ; « Die Schlesischen Siegel bis 1520 », id., id. ; « Schlesiens Kunstleben im 15 bis 18 Jahrh. », id., 1872; « Das hôfische Leben zur Zeit der Minnesinger », 2 vol., Leipzig, 1879- 80 ; « Gerhard Heinrich von Amsterdam, Bildhauer in Breslau », Breslau, 1880; « Untersuchungen zur Geschichte der Schlesischen Maler (1500-1800) », id., 1882; « Kunst und Geschichte », Prague, 1883 ; « Die Legende vom Leben der Jungfrau Maria und ihre Darstellung in der bildenden Kunst des Mittelalters », Leipzig, 1880 ; « Einführung in das Studium der neueren Kunstgeschichte », Prague, 1886- 87 ; « Ausgabe des Weisskunig », Vienne, 1888;

« Deutsches Leben im 14 und 15 Jahrhundert », Prague et Leipzig, 1889. M. S. est un des collaborateurs du Dohme's Kunst und Künstler der Mütelalt. und d. Neuzeit

Sclmltze (Bernard-Sigismond), médecin allemand, conseiller intime de la Cour, professeur de l’art des accouchements et de gynécologie, directeur de la clinique des femmes et de l’école des sages-femmes à l’Université de Iéna, né, le 29 octobre 1827, à Fribourg (Baden), fit ses études de médecine aux Universités de Greifswald et de Berlin; fut promu docteur à Greifswald, le 27 août 1851, habilité à l’enseignement de l’anatomie en 1853 et à l’enseignement de l’art des accouchements et de la gynécologie en 1856 ; a été (1854-58) assistant à la clinique de l’Université de Berlin sous le prof. Busch ; succéda, en 1858, au prof. L. Martins, à Iéna, en qualité de professeur et de directeur de la clinique des femmes, etc., place et charges qu’il conserve toujours. Il a publié : « Lehrbuch der Hebammenkunst », Leipzig, 1860, 8me éd., 1887, traduit en italien, Coira, 1885 ; « Das Nabelblâschen, ein constantes Gebilde in der Nachgeburt des ausgetragenen Kindes », Leipzig, 1861 ; « Wandtafeln zur Schwangerschafts- und Geburtskunde », Iéna, 1865, 2me éd., 1888-89 ; « Der Scheintod der Neugebornen », Iéna; 1871 ; « Die Pathologie und Thérapie der Lageverânderungen des Utérus », Berlin, 1881 (version française, Paris, 1884; version anglaise, Londres, 1888). M. S. a publié aussi de nombreux articles dans les Virchow's Arch., dans plusieurs journaux spéciaux allemands et collabora au Gerhardt's Lehrbuch der Kinderkrankheiten.

Schultze (Frédéric), médecin allemand, directeur de la clinique médicale et professeur de pathologie spéciale à l’Université de Bonn, conseiller d’état russe, né, le 17 août 1848, à Ratenow (Brandeburg), fit ses études à Berlin et Bonn, prit ses grades à l’Université de Heidelberg (1871), où il fut médecin assistant jusqu’à

1879; prit ensuite son habilitation à l’enseignement (18/6), et en 1880 on le nomma professeur extraordinaire à l’Université de Heidelberg. Six ans plus tard il fut appelé à Dorpat pour y enseigner la pathologie spéciale et diriger la clinique médicale, et en octobre 1888 il fit passage à l’Université de Bonn dans la meme qualité. On lui doit : « Ueber die Resultate der Kaltwasserbehandlung des Typhus abdominalis im ak. Krankenhause zu Heidelberg », Heidelberg, 1875 ; « Ueber den mit Hypertrophie verbundenen progressiven Muskelschwund und âhnliche Krankheitsformen », Wiesbaden, 1886. Ainsi que beaucoup d’articles de pathologie, publiés dans les Pfiüger’s Arch., Virchow's Arch., et dans plusieurs autres revues médicales allemandes.

Schultze (Gauthier), docteur en philosophie, allemand, assistant à la Bibliothèque de l’Université de Halle, né, le 9 mai 1862, à Colberg (Poméranie) ; il a publié : « Forschungen sur Geschichte der Klosterreform im 10 Jahrhundert », 1883 ; « Ueber die Biographien des Majors », Forschungen zur deutschen Geschichte XXIV, 1884; « War Johannes von Gorse historischer Schriftsteller ? » Neuer Archiv für altéré deutsche Geschichtskunde IX, 1884; « Die Aufgaben der historischen Forschung », Allgemeine Oesterreichische Literaturzeitung, 1886; « Gerhard von Brogne und die Klosterreform in Niederlothringen und Flandern », Forschungen sur deutschen Geschichte XXV, 1885; « Geschichte der Preussischen Regieverwaltung, I », Leipzig, Dunckes et Humblos, 1888; « Noch ein "W ort su den Biographien des Majolus », Neues Archiv für altéré deutsche Geschichtskunde XIV, 1889; « Die Bedeutung des iroschottischen Monche für die Erhaltung und Fortpfianzung der mittelalterlichen Wissenschaft », Centralblatt. für Bibliothekswesen VI, 1889.

Schultze (Maximilien-Victor), érudit théologien allemand, professeur ordinaire d’histoire de

I eglise et d’archéologie chrétienne à l’Université de Greifswald (Prusse), né, à Fürstenberg (Principauté de Waldeck), en 1851 ; il étudia la théologie et l’histoire de l’église et pendant son long séjour en Italie, se dédia aux recherches dans les catacombes et les résultats qu’il obtint furent bien differents de ceux auxquels étaient parvenus les investigateurs qui l’ont précédé; résultats qui s’opposaient aussi à l’exégèse tendancieuse des savants catholiques. En 1879, il fut nommé professeur libre à l’Université de Leipzig, et depuis 1884 professeur ordinaire à Greifswald.

II a publié : « Die Katakomben von S. Gennaro dei Poveri in Napoli », Iéna, 1877; « Archaologische Studien über altchristliche Monumente », Vienne, 1880 ; « Die Katakomben. Ihre Geschichte und ihre Monumente », Leipzig, 1882 « Geschichte des Untergangs des Griechischrômischen Heidenthums », Iéna, 1887; « Evan-

SCÏÏ 1757

gelische Polemik gegen die rômische Kirche », Nôrdlingen, 1889. Plusieurs articles, études et dissertations sur l’histoire de l’église et de l’art chrétien ont paru dans les Zeitschr. f. Kir chengesch. , Zeitschr. f. Kirchliche Wissensch. , Christliches Kunstblatt., etc., etc.

Scliulze (Louis— Théodore) , théologien allemand, professeur ordinaire de théologie à l’Université de Rostock, docteur en philosophie et théologie, conseiller du concistoire et membre de la Cour supérieure ecclésiastique, né, le 27 février 1823, à Berlin, fît ses études à l’Université de cette ville, y prit ses grades en 1858, et y devint professeur libre. En 1863, il fut nommé professeur de théologie à l’Université de Konigsberg et membre de la Commission des examens de Science pour les concurrents aux places de maître supérieur ; en 1866, il fut appelé à Marbourg comme professeur de théologie et inspecteur ecclésiastique du Séminaire. .Professeur à Rostock depuis 1874. Il a publié: « De fontibus ex quibus historia Hycsosorum haurienda sit », Berlin, 1858; « Ueber die Wunder Jesu Christi mit Beziehung auf das Leben Jesu von Renan », Konigsberg, 1864; « Martha und Maria », Gotha, 1866 ; « Passions- und Osterfeier- Predigten », id., id. ; « Vom Menschensohn und vom Logos », id., 1867 ; « Philipp Wackernagel », Leipzig, 1879 ; « Friedrich Adolf Philippi », Nôrdling, 1883. On lui doit, en outre, une très grande quantité d’articles et essais publiés dans VEvangel. Kirchen- Zeitung, dans 1 ’Allg. Luth. K. Z., dans les Zeitschr. f. Ilymnologie , etc. , etc. , et la publication du Vuttke's Handbuch der Christi. Sittenlehre, Leipzig, 1874, 1875 et 1886.

Schumann (Albert), littérateur et bibliophile germano-suisse, né, à Gotha, le 9 février 1835, étudia l’histoire et la philologie aux Universités de Iéna, de Bonn et de Gœttingue, fut choisi en 1860 comme secrétaire particulier par l’archiviste hambourgeois Lappenberg, et travailla sous sa direction à la publication des sources latines pour les Annales de la Basse-Allemagne. En 1861, s’ouvrit pour lui la carrière de l’enseignement secondaire : nommé à cette époque par la municipalité de Jofingue maître d’histoire et de littérature, il échangea en 1882 ces fonctions contre celles de professeur d’histoire et de géographie à l’école cantonale d’Aarau, tout en restant bibliothécaire de la première de ces villes, poste auquel il avait été appelé en 1869. Nous sommes jusqu’à présent redevables à M. S. des ouvrages suivants : « Feuilles du Wiggeithal pour l’instruction et l’amusement », 1863-64 ; « Catalogue de la Bibliothèque municipale de Jofingue », suivi d’un appendix, 1874-86 ; « Les écrivains argo viens », 1er liv., Aarau, 1887. M. S. a de plus édité en 1877 les « Poésies » de Franz Busch et fourni une collaboration assidue à la Nouvelle Encyclopédie

de Petzold, à VArgovia, revue publiée par la Société historique d’Aarau, etc.

Schupfer (François), jurisconsulte austro-italien, né, à Chioggia, le 6 janvier 1833, fit ses études de Gymnase à Venise, de Lycée à Vérone et celles de droit aux Universités de Innsbruck, Vienne et Heidelberg. Il entra de bonne heure dans l’enseignement (1864-65, à l’Université d’Innsbruck). Le ministre italien Broglio l’appela en 1868 à la chaire de pandectes à l’Université de Bologne, et en 1872 le ministre Scialoja l’appela à l’Université de Rome. En 1874, il fut nommé professeur à VIstituto di Studi Superiori de Florence. Collaborateur (1883-85) de la Rivista critica delle scienze giuridiche e sociali, de la Nuova Antologia depuis 1881, M. S. est académicien des Lincei, membre de l’Académie des Sciences de Turin et du Conseil Supérieur de l’Instruction publique. Voici la liste des ouvrages de cette illustration du professorat italien : « Degli or- . dini sociali e del possesso fondiario presso i Longobardi », Vienne, 1861 ; « Delle istituzioni politiche longobardiche », liv. 2, Florence, 1867 ;

« La famiglia presso i Longobardi », Bologne, 1868 ; « Trattato delle obbligazioni secondo i principii del diritto romano », Padoue, id. ;

« Degli ordinamenti economici in Austria sotto Maria Teresa », Bologne, id. ; « La Tavola Clesiana. Ricerche archeologiche », id., 1869 ;

« La Società Milanese al tempo del risorgimento del comune », id., 1870; « Le donazioni tra vivi nella storia del diritto italiano », Florence, 1871 ; « Le fonti delle consuetudini milanesi dell’anno 1216 », Milan, 1868 ; « La famiglia secondo il diritto romano », Padoue, 1876;

« La legge romana udinese », mémoire 1er, Rome, 1881 ; mémoire 2me, id., 1882; mémoire 3me, Rome,- 1888 ; « La prescrizione immemorabile », Turin, 1881 ; « L’acceptilatio », Naples, id. ;

« La questione sociale e la cassa di pensioni per la vecchiaia », Rome, 1882 ; « La responsabilità dei padroni per gl’infortuni del lavoro », id., 1883 ; « L’allodio. Studii sulla proprietà barbarica », 1885; « Aldi, liti e romani. Studii sulla società barbarica », Milan, 1886 ; « 11 diritto romano nell’Italia méridionale durante i secoli di mezzo », Rome, id.; « Apricena. Studii negli usi civici », id., 1887; « L’Editto di Teodorico. Studii sull’anno délia sua pubblicazione », id., 1888.

Scliur (Adolphe-Christian-Guillaume), astronome allemand, professeur d’astronomie et directeur de l’Observatoire astronomique à Gœttingue, né, le 15 avril 1846, à Altona (Schleswig- Holstein), fit ses études aux Universités de Kiel et de Gœttingue, a été assistant à l’Institut Géodétique de Berlin (1868—73) et assistant observateur et vice-directeur de l’Observatoire astronomique de Strasbourg (1873-86), professeur à Gœttingue depuis 1886, En 1874, il prit

part à l’expédition scientifique à Auckland , Nouvelle-Zélande, pour observer et étudier le passage de Vénus. Il a publié: « Bahnbestimmung des Doppelstern 70 Ophinchi », Altona, 1867 ; « Bestimmung der Masse des Planeten Jupiter », Halle, 1882; ainsi qu’une foule d’articles parus dans les Astronomische Nachrichten , dans les Zeitschr. f. Erdkunde et dans plusieurs autres journaux scientifiques allemands.

Scliuré (Édouard), poète et critique français, né, à Strasbourg, le 21 janvier 1841. Son père était médecin, son grand-père maternel doyen de la Faculté de droit. Il fit ses premières études au Gymnase protestant, puis à l’Ecole de droit de Strasbourg ; mais il s’arrêta à la licence, pour se vouer complètement à la littérature. Une passion simultanée pour la poésie et pour la musique l’avait entraîné vers l’étude de la littérature et des chants populaires. Poursuivant ce projet, il fit un séjour de deux ans en Allemagne (1863-65), s’arrêtant surtout à Bonn, à Berlin et à Munich. Dans cette dernière ville, il fit la connaissance personnelle de Richard Wagner et assista à la première représentation d’un de ses opéras : Tristan et Yseult. L’impression profonde qu'il en reçut fut l’origine du livre qu’il devait écrire plus tard sur ce maître et sur l’histoire du drame musical. Fixé à Paris dès 1866, il publia en 1858 son premier livre: « L’Histoire du Lied ou de la chanson populaire en Allemagne », 2rae éd., Fischbacher, 1875. Ce livre bien accueilli par la critique était le premier en France qui développait historiquement et philosophiquement l’importance de la poésie populaire et spontanée. En avril 1869, M. S. entra à la Revue des Deux-Mondes sur la recommandation de Sainte-Beuve, avec un article sur « L’œuvre de Richard Wagner » qui mettait en pleine lumière le génie du poètecompositeur et la portée de sa réforme théâtrale. L’article fit quelque bruit et provoqua de vives protestations dans la critique musicale, d’autant plus qu’il contrastait avec les opinions reçues en France et la tradition de la Revue. Mais on peut dire que ce travail rompit la glace en faveur de Richard Wagner et qu’à partir de ce moment son œuvre excita sérieusement l’attention des gens de lettres et des penseurs français. Pendant la guerre franco-allemande, M. S. publia à Genève une brochure intitulée : « L’Alsace et les prétentions prussiennes », qui répondait aux théories germaniques relativement au droit historique de l’Allemagne sur l’Alsace et affirmait les sentiments français de cette province et les raisons morales qui l’unissaient indissolublement à la France. De 1871 à 1873, M. S séjourna en Italie et surtout à Florence, y poursuivant ses études sur l’histoire de la poésie et de la musique. Revenu à Paris en 1874, il publia en 1875 un ouvrage en deux volumes sur « Le Drame musical », tom. I ;

« Histoire de la poésie et de la musique dans leur développement historique », tom. II; « Richard Wagner, son œuvre et son idée », 2me ed., Perrin, librairie académique, 1886. Depuis 1876, M. S. a publié un certain nombre de travaux littéraires dans la Revue des Deux— Mondes et dans la Nouvelle Revue , notamment : « La Vie et l’œuvre de Shelley » (Revue des Deux- Mondes, 1er et 15 février 1877) ; « Les Légendes de l’Alsace » (1« mars 1884) ; « La Légende de Bouddha » (1er juiUet 1885). Voici la liste de ses autres publications : « Les chants de la montagne », poésies, Pischbacher, 1876; « Melidona », roman, Calmann-Lévy, 1879; « Les Legendes de l’Alsace », poèmes, Charpentier, 1884; « Vercingétorix », drame en cinq actes, en vers, Lemerre, 1887.

Schuster (Auguste-Aimé), né, à Metz, le 13 janvier 1835, a fait ses études au Lycée de Metz, au Lycee Saint— Louis et à l’Ecole des Mines de Paris. Entré dans l’Université, en 1860, il a professe la physique et la chimie dans divers etablissements d’instruction, notamment au Lycée de Lorient et à l’École industrielle de Metz; il a quitté l’enseignement, en 1886, et a été admis à la retraite après avoir rempli les fonctions de conservateur de la Bibliothèque de Metz, de 1874 à 1887. Il a publié: « Résumé d’une conférence sur la dialyse et l’occlusion des gaz », Metz, Réau, 1869; « Recherches sur les conditions d’éclat des flammes », id., Verronais, 1872;

« Conséquence des hypothèses de Bernouilli et d’Ampère sur la constitution des gaz », Nancy, Réau, 1875 (extrait des Mémoires de V Académie de Metz) ; « Considérations relatives à l’influence du temps sur l’action des forces », id., id., id., (id., annee 1873—1874) ; « Observations météorologiques faites à Metz de 1872 à 1884 », id., id., et Metz, Thomas, puis Delhalt, 1873- 1888, 13 broch. (id.); « Comptes-rendus des travaux de l’Académie de Metz, en 1874, 1875, 1877 » id., id., (id.) ; « Étude sur le climat de Metz, fondée sur vingt années d’observations », id., Sordoillet, 1879, (id.) ; « Catalogue des ouvrages imprimés de la bibliothèque municipale de Metz » (Histoire locale), Metz, Verronnais, puis Even, 1878-1887, 9 fascicules; « Notice sur M. Ernest Hussenot, professeur de dessin aux Écoles regimentaires du génie » (Moniteur de la Moselle, 1883) ; « Notice sur M. Auguste Hussenot, artiste— peintre, conservateur du Musée de Metz » (id., 1885) ; « Rapport sur le concours des sciences appliquées, ouvert par l’Académie de Metz, en 1884 » (inséré dans les Mémoires de cette société, année 1883-1884).

Schuyler (Eugène), écrivain américain, né, le 27 février 1840, à Ithaca, New- York, d’une ancienne famille originaire de la Hollande, passée aux États-Unis depuis l’année 1648. Il fit son éducation littéraire au Yale College, où il reçut le tout premier, en 1861, le doctorat en

philosophie, et où, en 1885, lui fut décerné, honoris causa, le doctorat en jurisprudence. Il exerça sa profession d’avocat à New-York, jusqu en 1867 ; en cette annee il fut nommé consul à Revel en Finlande, puis fut nommé (1870- 1876), secrétaire de la légation des États-Unis, à Saint-Pétersbourg, et pendant ces années resta, plusieurs fois, chargé d’affaires. Ses relations pendant la guerre franco-allemande de l’année 1870, firent sensation et méritèrent l’honneur d’être citées par M. Klczko dans son livre sur les « ^ Deux Chanceliers ». Nommé consul-génei al à Constantinople, il se distingua par ses relations officielles sur les massacres en Bulgarie, et travailla pour le projet de constitution bulgare qui fut présenté en 1876. Il fut depuis consul-général à Rome (1879-80), chargé d’affaires à Bucharest (1881), ministre à Athènes, Belgrade et Bucharest (1882-84). Il passa deux années (1884-86) aux États-Unis, où il donna dans la John Hopkins University et dans la Cornell University des conférences sur la diplomatie et sur l’histoire du droit international. Depuis 1886, il demeure à Alassio sur la rivière de Gênes. M. S. est membre correspondant de l’Académie de Bucharest, membre de la Société royale géographique, et membre honoraiîe de la Société royale Asiatique de Londres. Il a ete, pendant plusieurs années, collaborateur littéraire et politique des principaux journaux anglais et américains, et publia séparément une traduction du « Kalevala », New— York, 1867 ; une traduction anglaise de « Pères et fils », de Tourghieneff, id., id. ; « Turkestan », Londres et New-York, 1876, relation d’un voyage de huit mois dans l’Asie centrale russe, à Khokand et à Bokhara, entrepris en 1873; une traduction anglaise des « Cosaques », du comte Léon Tolstoï, id., 1878; « Un historien turc d’une guerre avec la Russie, Rasmi Ahmed Effendi », Londres, 1880; « Pierre-le-Grand », biographie historique que M. Taine appelle: « un des livres marquants de ce siècle », Londres et New- York, 1884; « La diplomatie américaine et l’avancement du commerce » résumé de lectures faites dans les Universités américaines.

Schwab (Moïse), sous-bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, né, à Paris, en 1839. Nous avons de lui: « Talmud de Jérusalem », traduit pour la première fois; tome I: « Traité des Bérakhôth », Paris, imprimerie nationale, décembre 1871, épuisé; tome II : « Traités Péa, Demaî, Kilaïrn Schebiith », id., 1878; tome III : « Traités Troumoth, Maasseroth, Maasser Schéni, Halla, ’Orla, Biccourim », id., 1879; tome IV: « Traités Schebbath, ’Eroubin », id., 1881 ; tome V :

« Traités Pesahim, Yôma, Scheqalim », id., 1882 ; tome VI : « Traités Rosch haschana, Soucca, Beça, Ta’anith, Meghilla, Haghiga, Moëd qaton », id., 1883; tome VII-X, 1884-87; tome IX: dernier, en préparation; « Histoire des Israé-

lites jusqu’à nos jours », ici., 1866; « Ethnographie de la Tunisie », mémoire couronné par la Société d’ethnographie, id., 1868 ; « Bibliographie de la Perse », ouvrage honoré par l’Institut de la première médaille du prix Brunet », id., 1876 ; « Littérature rabbinique : Élie del Medigo et Pic de la Mirandole », id., 1878;

« Des points-voyelles dans les langues sémitiques » {Actes de la Société de philologie ), id., 1879; « Élie de Pesaro. Voyage etnographique de Venise à Chypre »; « Al. Harizi et ses pérégrinations en Orient », id., 1881 ; « Les Incunables orientaux », rapport au Ministre de l’instruction publique sur une mission littéraire, id., 1883; en préparation: « Bibliographie aristotélique », mémoire couronné par l’Institut de France {Académie des Inscriptions et Belles- Lettres) , prix Bordin.

Scliwabe (Louis), philologue et archéologue allemand, docteur en ‘philosophie, professeur ordinaire de philologie classique et d archéologie à l’Université de Tubingue (Würtemberg), né, le 24 juin 1835, à Giessen (Hesse), étudia aux Universités de Giessen et Gœttingue, a été professeur libre (1859) et professeur extraordinaire (1863) de philologie classique à l’Université de Giessen, professeur de philologie classique et d’archéologie (1864) à l’Université de Dorpat (Russie), et en même temps directeur des collections archéologiques de cette Université, professeur à Tubingue, depuis 1872. En dehors de plusieurs articles dans les annales d’archéologie et de philologie allemande, on lui doit : « De deminutivis græcis et latinis », Giessen, 1859; « Quæstiones catullianæ », id., 1862;

« Catulli Veronensis liber, recognovit L. Schwabe », id., 1866 ; « L. Schwabii de Musæo Nonni imitatore liber », Tubingue, 1876 ; « Catulli liber, recognovit L. Schwabe », Berlin, 1886. Nous lui devons en outre la publication de la 4rae édition de la S. W. Teuffls Geschichte der rom. Literatur , Leipsig, 1882.

Scliwalbe (Gustave), médecin allemand, professeur ordinaire d’anatomie et directeur de l’Institut anatomique à Strasbourg, né, le 1er août 1844, à Quedlinbourg, étudia aux Universités de Bonn et Berlin, a été professeur extraordinaire à Leipsig (1871), professeur ordinaire à Iéna (1873) et à Kônigsberg (1881), professeur à Strasbourg, depuis 1883.- En dehors de plusieurs articles parus dans les journaux spéciaux allemands, il a publié : « Ueber die Kaliberverhàltnisse der Nervenfasern », Leipsig, 1882; « Ueber das Gesetz des Muskel nerveneintritts », Arch.f. Anat. und Phys ., 1879; « Lehrbuch der Neurologie », 1881 ; « Anatomie der Sinnorgane », 1886.

Sclmartz (Mme Espérance de), voyez Elpis Méléna.

Schwartz (Guillaume), érudit allemand, docteur en philosophie, directeur du Luisengym

nasium à Berlin, membre de la commission des experts de la section préhistorique du Musée anthropologique de cette métropole, inspecteur du comité de l’association berlinoise d’anthropologie, ethnologie, etc., membre honoraire de la Société archéologique de Moscou, membre correspondant de la Société anthropologique de Vienne, membre honoraire de l’association de l’histoire berlinoise, de la Société historique du comté de Ruppin et de Bromberg, de la Société scientifique de Posen et d’autres académies savantes, né, le 4 septembre 1821, à Berlin, étudia à Berlin et Leipsig. Avec A. Kullin, son beau-frère, il recueillit pendant ses longues et nombreuses excursions (1837—49), les legendes des peuples de la Marche de Brandebourg et particulièrement de l’Allemagne septentrionale ; il a été directeur du Gymnase et du Musée préhistorique et etnographique de Neu-Ruppin et l’on doit à son activité les recherches et les etudes préhistoriques entreprises dans ce comté ; etudes et recherches qu’il continua dans les années suivantes (1875—82), lorsqu’il fut nomme directeur du Gymnase de Posen. On lui doit plusieurs ouvrages d’un grand mérite, et nous nous bornerons à citer les plus remarquables : « Mârkische Sagen », 1843 ; « Norddeutsche Sagen », 1849; « Der Leutige Volksglaube und das alte Heidenthum », 2me éd., 1862 ; « Ueber die griechischen Schlangengottheit », 1858 ; « Der Ursprung der Mythologie », 1860 ; « Die poetischen Naturauschaungen der Griechen. Rômer und Deutschen in ifcrer Beziehung zur Mythologie », 1864 et 1879; « Ueber die Bocofia d. Homer und Bericht über eine Ausgrabung in N. Rippen », 1871 ; « Sagen und alte Geschichten der Mark Brandenburg », 1871, 2me éd., 1886 ; « Materialen zur Præhistorie Posens », 1895-82; « Bilder aus der Brandenb.-preussis. Geschichte », 1875; « Der Organismus der Gymnasien in seiner praktischen Gestaltung », 1876; « Stamm und Gründungssage Roms », 1878 ;

« Prâhistorisch-anthropologische Studien », 1884;

« Grundriss der brandenburgisch-preussischen Geschichte », 1884, 3e éd.; « Indogermanischer Volksglaube », 1885; « Pràhistorische Mythologie, Pbânomenologie und Ethik », 1886; « Leitfaden für den deutschen Unterricht », 1387, 13e éd.

Scliweizer-Sidler (Henri), philologue suisse, docteur en philologie, professeur ordinaire de sanscrit et de philologie classique à l’Université de Zurich, né, le 12 septembre 1815, à Elgg (canton de Zurich), fit ses études aux universités de Zurich et Berlin, a été maître aux Gymnases d’Aarau et de Zurich, professeur à l’Université de Zurich depuis 1841. On lui doit: « Die Zwei Hauptclassen der unregelmâssigen Verba in Deutschen », Zurich, 1841; « Blick in die Gôtterwelt der Veda-Inder », id., 1857; « Ein Wort über die Anwendung der Sprach-

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vergleichung beim lateinisch. Elementarunterricht », id., 1859; « Bemerkungen zu Tacitus Germania », id., 1860-62 ; « Elementar- und Formenlehre der lateinischen Spracbe », Halle 1869, 2me éd., 1888; « Tacitus Germania », Halle, 1871, 4me édit., 1884; « Drei Vortrâge über historische Sprachforschung », 1880; on a de lui de nombreux articles dans les Zeitschr.f. Wiss. d. Sprache, dans les Jahrh. f. Class. Phil ., dans le Kuhn s Zeitsch. vergl. Sprachforsch. et dans plusieurs autres journaux allemands de philologie.

Schwidop (L.), docteur en philologie, maître au Gymnase de Konigsberg (Prusse), né, en 1839 à Konigsberg, étudia la philologie à l’Université de cette ville, prit ses grades en 1862, et publia : « De versibus, quos Aristarchus in Homeri Iliade de obelo signavit », Regimont Pr. 1862.

t Scliwnchow (Georges), né, à Berlin, le 22 juillet 1852, et fixé aujourd’hui à Saint-Gall; après plusieurs voyages dans le Nord, il a publié deux séries de nouvelles inspirées ou traduites du norvégien, 1880-83.

Scialoja (Vittorio), avocat, professeur ordinaire de droit romain à l’Université de Rome, né, à Turin, le 24 avril 1856, lorsque son père Antonio Scialoja était exilé du royaume de Naples. Il fit ses premières études à Turin, Naples et Florence, au lycée et à l’université de Rome. Volontaire d’un an et sous-lieutenant de complément en 1873-75. Docteur de la Faculté de jurispiudence de Rome, le 28 juin 1877. Vice-pretore appliqué à la Présidence de la Cour de Cassation de Rome; professeur de droit romain et de droit civil à l’Université de Camerino le 17 mai 1879. Chargé du cours de droit romain à l’Université de Sienne, depuis le 10 novembre 1880, jusqu’au 1er janvier 1881; ensuite professeur extraordinaire de droit romain jusqu’au 1er décembre 1883 ; professeur ordinaire de droit romain à la même Université depuis le Ie*- décembre 1883, jusqu’au 1« août 1884; professeur ordinaire de droit romain a l’Université de Rome depuis le 1er août. Fondateur et secrétaire de l’Institut de droit romain à Rome, juillet 1887. Nous avons de lui: « Sopra il precarium nel diritto romano », Rome, 1878; « Degli atti di emulazione », id., id. ; « Del diritto positivo e délia équité », Camerino, 1880; « Le azioni popolari di C. G. Bruno », trad. et annot., Bologne, 1883; « Aemulatio » (Enc. giur. ital., vol. 1);

« Novæ digestorum editionis specimen », Sienne, id.; « Sulla locazione dell’esercizio di un fondaco e la propriété delle merci », Fano, 1883 ;

Responsabilité e volonté nei negozi giuridici », Rome, 1885; « Mnndato a donare », Naples, 1887, 2me éd., Fano, id., 3™ éd., Naples, id. ; « G.

C. di Savigny, sistema del diritto romano attuale, trad. con prefaz. e note », Turin, 1884 ( Bul lettino delV Istituto di diritto romano , I, 1888).

M. S. a collaboré é VArchivio giuridico, Fôro ita-

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liano, Studii Senesi, Rivista italiana per le scienze giuridiehe , B ullettino delV Istituto di diritto romano, Fôro Ahruzzese , Atti délia R. Accademia di Padova , Cultura, Rivista critica delle scienze giuridiehe e sociali , Rassegna settimanale , etc.

Scolari (Xavier), jurisconsulte italien, professeur de droit constitutionnel é l’Université de Rome, ancien député, ancien volontaire pendant la guerre 1848-49, est né, é Bellune, en 1831,. et a étudié é l’Université de Padoue, d où il sortit docteur en 1856. Après avoir collaboré é plusieurs revues italiennes, il publia les ouvrages suivants : « La Batracomiomachia tradotta in versi sciolti », 1853; « Sulla scuola stonca dei giuristi e sulla filosofia storica del diritto », mémoire lu é l’Ateneo Veneto, 1857;

« 11 diiitto e la storia », 1860; « Prolusione al corso di diritto costituzionale », 1861; « Il diritto amministrativo », 2e éd., 1866 ; «’sulle commissioni straordinarie giudiciali », 1865 ;

« Istituzioni di scienza politica », 1871; « Guida allô studio delle scienze giuridiehe e politiche », 1872; « 11 principato in Italia e i suoi doveri », 1873, « Délia unita délia scienza e de’suoi metodi e principii universalmente applicabili », 1875; « Vittorio Emanele e il suo regno », 1878; « Discorso per le funebri onoranze a Giuseppe Garibaldi in Pisa il 15 giugno 1882 »;

« Rudimenti di storia del diritto », en cours de publication; « Per l’applicazione délia legge sui lavori pubblici aile opéré d’Arno dentro Pisa., voto », 1881 ; « Statuto dell’Uffizio dei fiumi e fossi délia pianura Pisana, progetto e relazione », 1883 ; « Rapporto sull’amministrazione dell’Uffizio suddetto », 1888; « Del regno costituzionale e délia sociocrazia », id. ; « Introduzione alla scienza del diritto ecclesiastico, conferenze », id.

Scorticati (Henri), professeur de belles-lettres aux écoles techniques italiennes, né, é Gattatico (prov. de Reggio-Emilia), en 1812. Nous avons de lui des romans: « Un brano di storia del secolo XIV » ; « Un brano di storia del secolo XVI » ; « Infelice amore » ; « Una pagina di amore » ; « Brano di storia contemporanea » .; « Un amico troppo intimo » ; « Elementi di belle lettere per le scuole secondarie ».

Scotidis (Nicolas-D.), écrivain hellène, né, au Piree, en 1851 ; il fit d’abord ses études au gymnase du Pirée et d’Athènes et son droit é 1 Université de la capitale. D’abord avocat, puis employé é la chancellerie de la Légation hellénique a Constantinople, il eut, en 1877, une mission consulaire en Macédonie et, en 1878, une mission diplomatique en Égypte. A cette époque il avait déjà débuté dans la littérature en insérant des articles au journal Y Esperos, qui se publiait a Leipzig. Il publia : « L’Égypte contempoiain et Araby pacha », 1884; « Les anciens sophistes grecs », 1887; « De Corfou en Albanie », 1888. Il est maintenant Consul de pre-

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