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Longuet (Eugène), littérateur français, né, à Champosoult (Orne), le 30 juillet 1866. Il a fait ses études au Collège d’ Argentan, puis il a publié, très-jeune: « Les Pavillons noirs »; « Sourires et Larmes » ; « A l’aurore », plaquette, vers. Il a collaboré à l 'Écho de l'Ouest, à Y Indépendant de l'Ouest , au Trouvère , au Passe- Temps , etc. En mars 1888, il a fondé les Guèpes normandes, revue satirique et rustique. On a encore de lui : « A cœur ouvert », poésies ;
« Les pages vécues », prose.
Loofs (Frédéric), théologien et historien allemand, professeur à Halle, né, à Hildesheim, en 1858, a fait ses études à Leipzig, Tubingue et Goettingue; on lui doit: « Zur Chronologie der auf die frânkischen Synoden der hl. Bonifatius bezüglichen Briefsammlung », Leipzig, 1881 ; « Antiquæ Britonum Scotorumque ecclesiæ quales fuerint mores », id., 1882; « Leontius von Byzanz I, Texte und Untersuchungen », id., 1887 ; « Kirchengeschichtliche Studien », en collab., 1888.
Loomaus (Charles-Walthère-Hubert), philosophe belge, né, à Lanaeken, le 12 novembre 1816; il est professeur émérite de droit naturel à l’Université de Liège et fait partie de l’Académie Royale de Belgique. M. L. a donné au Bulletin de cette Académie diverses études , parmi lesquelles il faut mettre hors de pair celle sur « La question sociale chez Platon et Aristote », 1884 ; il a collaboré aussi à la Revue de Bruxelles, aux Mémoires de la Société littéraire de V Université de Louvain , aux Annales des Universités de Belgique, etc. Il est principalement connu pour deux livres, dont le second surtout a été fort discuté : « Principes de philosophie morale », 1856 ; « De la connaissance de soi-même, essais de psychologie analytique », Bruxelles, 1880, 2me éd., Paris, 1883.
Lopes-Netto (le Baron F.), illustre jurisconsulte et diplomate brésilien, ancien ministre du Brésil à Rome, actuellement résidant à Florence, où il exerce la plus aimable des hospitalités dans un appartement splendide de la maison de M. Crispi. Il est né, le 6 juin 1814, au Recife, capitale de la province de Pernambouc; il étudia les humanités au Lycéè de cette ville, et entra au mois de mars 1831 à l’Académie des sciences sociales et juridiques d’Olinda. Obligé à émigrer à la fin de sa cinquième année académique, il vint en Europe et fut reçu docteur en Droit à l’Université de Pise, le 21 décembre 1836; il y a trois ans l’Université de Pise a célébré le jubilé de son doctorat. De retour dans sa ville natale, il s’y établit en 1837 comme avocat; en 1844 il fut nommé par la province de Peimambouc député à l’Assemblée Législative de l’Empire. Réélu en 1847, il se trouva compromis dans la Révolution de 1848 et fut arrêté et condamné par le Jury du , Recife à la prison perpétuelle, malgré ses im-
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munités parlementaires. En 1852, il fut amnistié par Sa Majesté l’Empereur, et continua à exercer sa profession d’avocat. En 1864, il fut élu au Parlement de l’Empire par la province de Sergipe. Au mois de novembre de 1866 il fut envoyé en mission spéciale en Bolivie, et y conclut, au mois de mars de l’année suivante, un traité qui mit fin à la question séculaire des limites entre le Brésil et la Bolivie. En 1878, il alla en qualité d’Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire à Montevideo, où il résida jusqu’en 1881, époque de sa promotion de ministre à Washington transféré à la Légation à Washington. En 1883, il fut nommé par le Gouvernement du Brésil membre des Tribunaux arbitraux de Santiago du Chili chargés de juger les réclamations italiennes, anglaises et françaises provenant des dommages causés aux neutres par l’armée et l’escadre du Chili pendant la dernière guerre au Pacifique. Dans cette mission il prononça des jugements qui ont fait époque et établi de nouveaux principes de Droit international. En 1885, il fut transféré de la Légation de Washington à celle de Borne près Sa Majesté le Roi d’Italie. M. L.- N. est membre du Conseil de Sa Majesté l’Empereur du Brésil, dignitaire de l’Ordre Impérial de la Croix du Sud, Commandeur de l’Ordre de la Rose du Brésil, Grand-croix de l’Ordre d’Isabelle la Catholique d’Espagne, Grand Officier des Ordres de l’Étoile Polaire de Suède, de la Couronne d’Italie et du Nisharn de Tunis, et Officier de l’Ordre de Léopold de Belgique. Ses discours au Parlement, ses sentences comme juge sont des modèles du genre.
Lopez (Vincent-F.), homme politique et écrivain de le République Argentine, auteur de l’hymne national argentin, né, à Buenos-Ayres, vers l’année 1822, ancien professeur de littérature et de Droit, ancien ministre et président de la Banque, a publié, entr’autres, un livre sur l’origine de la langue quichua, de nombreux essais dans les Revues, un roman historique fort apprécié : « La novia del herese », une « Historia del aîio 20 », des traités de jurisprudence ; « Acuerdos del extinguido Cabildo de Buenos-Ayres », trois vol. ; le 3e a paru en 1887 ; et son chef d’œuvre: « Historia de la Republica Argentina », dont le sixième volume a paru en 1887 à Buenos-Ayres.
Lorand (Louis-Georges-Auguste), avocat et publiciste belge, né, à Namur, en 1860. Il fit ses études de Droit à l’Université de Bologne, en Italie; et quelques années après son retour en Belgique, il devint le rédacteur en chef du journal bruxellois La Réforme , organe du libéralisme démocratique , excellente feuille quotidienne dans laquelle il suit de plus près qu’aucun autre journaliste belge la politique, les hommes et les choses de l’Italie. M. L. a fait paraître récemment deux brochures dont le reten-
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tissement a été énorme : d’abord, une étude, avec préface de M. Paul Janson, sur la réorganisation du système militaire de la Belgique:
« La Nation armée », Bruxelles, 1889, étude dont 30,000 exemplaires furent enlevés en quelques jours et 80,000 en six mois ; puis, après un grand procès politique jugé à Mons, une plaquette intitulée: « Démission! Dissolution! », id., id., et où il réclamait la démission des ministres et la dissolution des Chambres. M. L. est le correspondant belge du Secolo de Milan.
Lorenz (Ottokar), historien allemand, professeur à l’Université de Jena depuis 1885, né, le 17 mars 1832, à Iglau, a publié : « Deutsche Geschichte des 13 und 14 Jahrhundertes » ;
« Geschichte Konig Ottokars II von Bôhmen », 1866; « Geschichte des Elsassess », en collab. avec Wilh. Scherer », 3e éd., 1885; « Papstwahl und Kaiserthum », 1874; « Drei Bûcher Geschichte und Politik », 1876; « Deutschlands Geschichtspunkte im Mittelalter », 8me éd. remaniée, 1887 ; « Die Geschichtswissenschaft in Hauptrichtungen und Aufgaben kritisch erôrtert », 1887.
Loreuzoni (Joseph), astronome italien, né, à Rolle, prov. de Treviso, le 10 juillet 1843; il a fait ses études à Padoue, où il enseigne l’astronomie à l’Université et dirige l’Observatoire. Depuis 1869, il a inséré des mémoires nombreux dans les Atti del R. Istituto Veneto, dans la Rivista et dans les Atti dell’ Accademia di Padova et dans les publications de la Società degli spettroscopisti italiani ; enfin, dans les Memorie del- V Accademia dei Lincei de 1888, un mémoire intitulé: « Relazione sulle esperienze istituite nel R. Osservatorio astronomico di Padova in agosto 1885 e febbraio 1886 per determinare la lunghezza del pendolo semplice a secondi, premessa la esposizione del metodo e la descrizione dello strumento di Repsold ».
Loret (Victor) , égyptologue et professeur français, né, à Paris, le 1er septembre 1859, fit ses études au Lycée Condorcet, alors Lycée Bonaparte. Son père, qui est compositeur et organiste à Paris, l’avait destiné à la même carrière et vers quinze ans il quitta le lycée pour entrer au Conservatoire de musique. Mais au lycée le goût des lettres lui était venu, et même une passion très-spéciale pour l’Égypte ancienne dont l’alphabet hiéroglyphique, publié dans le Manuel d1 Histoire d’ Orient de Duru}q l’avait séduit et enthousiasmé de bonne heure. Tout en faisant ses études musicales, M. L. termina ses études classiques sous un professeur particulier et se fit inscrire à l’école des Hautes-Études au Cours d’Égyptologie de M. Maspéro. En 1881, il fut envoyé en Égypte et fut un des premiers membres de l’école française du Caire. Sa route était choisie, il était désormais égyptologue. Il avait renoncé à la n carrière musicale au moment de concourir pour
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le prix de Rome. Il resta trois ans au Caire et rapporta de son séjour en Égypte un grand nombre de documents dont la plupart sont publiés. Ses études musicales lui permirent en outre de publier un mémoire sur la musique populaire de la Haute-Égypte, dans lequel se trouve tout un ballet d’almées transcrit avec l’instrumentation arabe originale. A son retour d’Égypte, M. L. fut nommé maître de conférences à la Faculté des lettres de Lyon, où ses cours publics sont fort suivis. 11 a publié : « Le Kypkhi », Leroux éd., 1887; « Flore pharaonique », J.-A. Baillière, 1887; « La tombe d’un égyptien », Leroux, 1886 ; « L’Égypte au temps des Pharaons », J.-B. Baillière, 1887 ; « Manuel de langue égyptienne », grammaire, tableau des hiéroglyphes, texte et glossaire, Leroux, 1889;
« La musique chez les anciens Égyptiens » (Bibliothèque de la Faculté des lettres de Lyon, tome VIII), Leroux; « Manuel d’arabe vulgaire d’Égypte », Maisonneuve, 1887. En égyptologie M. V. L. s’est renfermé assez complètement dans l’étude de la flore antique et a publié sur ce sujet une vingtaine de mémoires. Outre les publications indiquées, M. V. L. a publié de nombreux articles dans les journaux ou périodiques suivants: Recueil de travaux relatifs à l’ archéologie et à la philologie égyptienne , Journal asiatique , Bulletin de Vlnstitut du Caire , Mémoires publiés par les membres de la mission française au Caire, Annales du Musée Guimet , etc. M. V. L. a collaboré à la Grande Encyclopédie , où ses principaux articles sont : « Amenopliis » ; « Amenencha » ; « Architecture égyptienne » ; « Champollion » ; « Cléopâtre », etc.
Loria (César), écrivain italien, né, à Mantoue, en 1819; il fit sou Droit à Padoue où il fut reçu docteur. On lui doit, entr’autres : « I giardini antichi e moderni » ; « La letteratura di alcuni popoli in relazione ai loro costumi ed aile loro condizioni »; « L’Italia nella Divina Commedia » ; « Relazione sull’andamento delle scuole comunali di Mantova dal 1874 al 1880 », Mantoue, 1881; « Este nella Divina Commedia », Este, 1881 ; « Progetto statuto enciclopedico e scienza filosofica », Palmi-Calabre, 1882; « Ricordi e voti intorno aile industrie mantovane », 1883-84./
Lorimer (James), illustre jurisconsulte anglais, professeur de droit civil et de droit naturel et international à l’Université d’Édimbourg depuis 1862, né, à Aberdalgie, près Perth, en novembre 1818. Il a fait ses études à Édimbourg, Genève, Berlin et Bonn. Il est membre de l’Académie de Jurisprudence de Madrid et des Universités de Saint-Pétersbourg et de Moscou. On lui doit : « The Universities in Scotland », 1854; « Political Progress », 1857; « Handbook of the Law of Scotland », 1862, plusieurs éditions ; « Constitutionalism of the Future », 1865 ; « Institutes of Law », 1872,