‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 288 sur 496 · TAI · texte numérisé non relu

TAI

cès sa candidature à l’Académie française repoussée en 1874 lorsqu’il disputait à M. Caro le fauteuil de M. Vitet. M. T. fut élu en remplacement de M. de Loménie le 14 novembre 1872. A la suite de conférences faites à Oxford, en 1871, sur les personnages tragiques de Corneille et de Racine, il avait reçu le diplôme de docteur en droit civil de l’Université de cette ville.

Taizon (Edouard), écrivain et homme politique français, est né, le 18 décembre 1841, à Logeville-les-Saint— Avold. Après avoir fait ses études au Lycée de Metz, il entra en 1860 à l’Ecole de Saint-Cyr avec le n. 80 sur 250. Promu lieutenant au 37° de ligne, le 1er octobre 1862 il partit avec ce régiment pour l’Algérie, en 1864 fut attaché aux bureaux arabes, apprit très rapidement la langue du pays et devint chef de bureau de lre classe. En 1870, il était capitaine et fit la guerre contre l’Allemagne comme chef d’état-major du 26e corps à l’armée de la Loire. Il regagna ensuite l’Algérie, se distingua en Kabilie sous les ordres du general Lallemand, et mérita cette mention recueillie dans ses notes : « A fait preuve dans les deux campagnes d’une bravoure rare, poussée parfois jusqu’à la témérité ». En 1873, il rentra en France après 10 ans de séjour en Algérie, par permutation au 86e de ligne, et prit une part active à la réorganisation de l’armée, comme attache à l’etat— major général du 13e corps. Il est auteur d’un projet de « Règlement tactique », qui a devancé celui de 1875 et a été appliqué au camp de Pont-du-Château (Puyde-Dôme). Porté au choix pour le grade de chef de bataillon en 1875, il offrit en 1876 à la suite d’un grave démêlé avec un de ses chefs, sa démission au général Berthaut, ministre de la guerre qui la refusa en termes flatteurs. Durant les évènements politiques de 1877, M. T. rappela, par son attitude, qu’il était le fils d’un des chefs du parti républicain de la Moselle. N’ayant pas été promu officier supérieur, quoique toujours proposé au choix, il donna sa démission en 1880. M. T. s’était assuré, avant de quitter l’armée, d’une belle position dans l’industrie. Mais M. Gambetta le pria d’y renoncer et lui demanda avec instance ses services comme rédacteur en chef de V Armée française. C’est ai nsi que commença la carrière politique de M. T. Après la mort de M. Gambetta, il quitta le journal, emportant l’estime et l’affection des plus hautes personnalités de l’armée, avec lesquelles il était en constantes relations. Travailleur infatigable, M. T. a traité, avec succès, dans des mémoires, brochures et articles de journaux la question de l’« Enseignement technique agricole ». Une partie de ses propositions a été mise en pratique par divers ministres. Collaborateur de la France agricole et rédacteur du Bulletin agricole de la Société d’agriculture de Fontaine-

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