‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 302 sur 496 · TEZ · texte numérisé non relu

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Textor de Ravisi (le baron Anatole-Arthur), orientaliste français, né, le 15 juin 1822, à Bourges, sorti sous-lieutenant de l’École spéciale militaire en 1840. Nous le trouvons en 1844 à la prise de l’île de Mogador. De 1847 à 1852, il contribua à la colonisation des Plaines des Palmistes et des Cafres, et en commerce maritime de Karikal (Inde française), en 1853-63. Chef de bataillon d’état-major d’infanterie de marine en 1861, il donna sa démission en 1864 pour entrer dans les finances. Il comptait alors 23 ans de service, dont 17 à la mer ou aux colonies, et avait pris une part très active à des explorations des terres peu connues. Son expérience des hommes et des choses de l’Inde lui a servi pour s’occuper d’études très importantes sur les Indes comme démontre la liste des ouvrages de cet écrivain très actif: « Néopantomètre, stadia et stadia-alidades », instruments de géodésie et de topographie inventés par M. le baron T. et M. Cf. P. Secrétan, 1845; « Études sur les Plaines des Palmistes et des Cafres » ; « Études sur les îles françaises Saint- Paul et Amsterdam » ; « Raisons et déraisons sur la question d’ Orient » , 1852 ; « Houille et vapeur » ; « Découvertes d’antiques idoles bouddhistes à Negapatam » ; « Découvertes del’idole de la Vierge du temple de Shoë-Dagon- Prah à Rangoon * ; « Aperçu sur le culte de Krishna » ; « Architecture hindoue ou Méthode de classement du monument hindou », avec 52 gravures, 1870-71; « Instruments de musique de l’âge de la pierre » ; « Inscriptions murales de la pagode d’Oodeypore sur la Nerbouddha »; « Aperçu sur la première session du Congrès international des Orientalistes », Paris, 1873 ; « Aperçu sur la 2me session du Congrès international des Orientalistes », Londres, 1874; « Comptes-rendus de la lre session du Congrès provincial des Orientalistes tenu à Saint-Étienne en 1875 », 2 vol., avec planches; « Invasion de la France en 1707, ou Chronique de la campagne de Provence et du siège de Toulon » ; 4L Bluettes graphologiques » ; « Ame et Corps d'après la théogonie égyptienne » ; « Superstitions égyptiennes et orientales perpétuées en Occident » ; « Étude sur les chars de guerre égyptiens » ; « Recherches et conjectures sur la poésie pharaonique », etc., etc. M. le baron T. est membre de plusieurs académies et sociétés asiatiques.

Teza (Émile), orientaliste italien, étudia à Vienne, en 1860, fut nommé professeur de langues comparées à l’Université de Bologne, d’où il passa à Pise ; il connaît une trentaine de langues et son érudition est de premier ordre. Ses ouvrages sont dispersés dans les revues spéciales et dans les Actes des Académies d’Italie et de l’étranger. Nous donnons les titres de quelques uns de ses ouvrages : « La tradizione de’sette savi nelle novelline magiare », Bolo-

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gne, 1864; « I tre capelli d’oro del nonno Satutto », nouvelles bohèmes, id. ; « Carta di promissions del doge Oria Mastropiero »; « Rainardo e Isengrino », Pise, 1869 ; « Sentenze buddiche del l’Okamiti », 1880, <l Frammenti inediti delle elegie romane di Goethe », Florence, 1888; « La Gerusalemme liberata in lingua boema », Padoue, 1890, etc.

Tliackeray (Anne-Isabelle), femme-auteur anglaise, fille du célèbre romancier Guillaume Makepeace— T., née à Londres. Malgré son mariage avec M. Ritchie, elle signe ses ouvrage de son nom de demoiselle. Nous avons d’elle les romans suivants: « The Story of Elizabeth », 1863 ; « To Esther and other Sketches », 1869; « Old Kensington »; « Blue Beard’s Keys, and other Stories »; « Toilers and Spinsters »; « Miss Angel » ; « Anne Evans » ; * Madame de Sévigné »; « A Book of Sybils » 1883.

Thalasso ( Adolphe-Marie-Antoine), compatriote d’André Chénier et poète français, né, à Constantinople, le 27 janvier 1858. Il fit ses études au Collège Sainte-Pulchérie , dirigé par les Jésuites. Français de cœur et d’esprit, M. T. fonda en 1885, à Paris, la Revue Orientale , pour répandre la littérature française en Orient. En 1882, il avait débuté par deux volumes de vers : « Les Épaves » et les « Insomnies », Ghio éditeur. En 1884, après un premier voyage en France, il quitta la Banque Impériale Ottomane, où il se trouvait employé depuis 1877, pour se consacrer exclusivement aux lettres. La Revue Orientale, qu’il dirige encore, est le premier journal littéraire ayant paru à Constantinople ; aucun sacrifice n’a été épargné par son directeur pour en assurer le succès. En 1886, M. T. a publié chez Alponse Lemerre deux nouveaux volumes de vers : « Nuits Blanches » et « Jours de Soleil ». En 1887, il vint s’établir définitivement à Paris, où il a écrit un roman: « Les luttes stériles », qui va paraître très prochainement.

Thaler (Charles von), poète et critique autrichien, rédacteur de la Neue Freie Presse, né, à Vienne, le 30 septembre 1836, fit ses études au gymnase d’Innsbruck et aux universités d’Innsbruck, Heidelberg et Bonn. De retour à Vienne, il s’adonna au journalisme et collabora successivement au Botschafer , à la Deutsche Zeitung et à la Neue Freie Presse. On a de lui en librairie les volumes de poésies suivants : « Oiseaux de tempête », sonnets, 1860 ; « Michel », id. ; « Les vieux temps », poésies, 1870. Le recueil complet de ses poésies a paru en volume en 1888.

Theuriet (André), littérateur français, né, à Marly-le-Roi, en 1833, fit ses études à Bar-le- Duc, berceau de sa famille, et vint faire son droit à Paris. Après avoir pris le grade de licencié en 1857, il entra au ministère des finances. Mais il s’occupait dès lors de littérature, de poésie principalement, car la Revue des Deux

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Mondes publiait de lui, cette même année 1857, un poème intitulé : « In memoriam ». Il a collaboré depuis à Y Illustration, au Moniteur universel, etc. et a publié à part: « Le chemin de bois », poésies couronnées par l’Académie française, 1867 ; «Nouvelles intimes », 1870; « Les paysans de l’Argonne, 1792 », poème, 1871 ; « Le bleu et le noir », poème de la vie réelle, 1873; « Mlle Guignon », 1874; « Le Mariage de Gérard » suivi « D’une ondine », 1875; « La fortune d’Angèle », 1876 ; « Raymonde », 1877; « Nos enfants », 1878 ; « Le filleul d’un maréchal », id. ; « Sous bois », impressions d’un forestier, id. ; « Le fils Maugars », 1879 ; « La Maison des deux Barbeaux », id. ; « Le sang des Finoël », roman, id. ; « Les nids », poésies; id. ; «Les mauvais ménages », nouvelles, 1882; « Péché mortel », roman ; « Nos enfants : Hélène », 1886. M. T. a donné à l’Odéon ; « Jean Marie », un acte en vers, 1871 ; « La Maison des deux Barbeaux », B actes, avec M. Lyon, 1885 ; « Raymonde », id., avec E. Morand, au Théâtre-Français, 1887 , « Claude Blouet » ; « L’abbé Daniel » ; « Lucile Desenclos », « Le secret de Gertrude », Dentu ; « Le Don Juan de Vireloup », Charpentier; « Toute seule », id. ; « Le filleule d’un marquis », id.; « Madame Véronique », Dentu; « Sauvageonne », roman, Ollendorff; « Les Enchantements de la Forêt », Hachette, Bibliothèque des écoles et des familles ; « Madame Heurteloup », Paris, Charpentier ; « Le journal de Tristan », id., id. ; « Tante Aurélie », id., id. ; « Souffrances de Claude Blouet » ; « La Saint-Nicolas », Lemerre; « Eusèbe Lombard », Ollendorff; « Jules Bastien Lepage, étude sur l'homme et l’artiste », Charpentier; « Le Pommier » ; « La Truite »; « La Peur » ; « Lolotte et Mititi » ; « La Pipe » (supplément du Figaro, novembre et décembre, 1885; janvier*, février et mars 1886); « L’Affaire Froideville, moeurs d’employés », id. ; « Contes pour le3 jeunes et les vieux », Lemerre; « Nos Oiseaux », Launette ; « Au paradis des enfants », Ollendorff ; « Bigarreau et autres nouvelles », Lemerre; « Les œillets de Kerlaz » ; « La Vie rustique », Launette; « Amour d’Automne », Lemerre; « Gertrude et Véronique », Charpentier; « Contes de la vie intime », Martinat; « Poésies complètes », petite bibliothèque de Lemerre.

Thewrek de Ponor (Émile), philologue hongrois, professeur de philologie classique à l’Université de Pest, membre ordinaire de l’Académie hongroise des sciences et d’autres associations savantes, né, le 10 février 1838, à Presbourg, fit ses premières études aux Universités de Pest, Gratz et Vienne ; il fonda en 1874 la Société philologique hongroise dont il est le président, et en 1877 il dirigea avec M. G. Heinrich la Revue de philologie ; il a été plusieurs fois membre du Conseil de l’instruction publique

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et a publié : « Les principes de la langue hongroise correcte », ouvrage qui lui valut le prix de l’Académie hongroise, Pest, 1873 : « Le son comme élément artistique », id., 1876 ; « Le système de la rhythmique hongroise », id., 1872; « Le langage des enfants », id., 1861. Outre plusieurs dissertations pédagogiques, nous lui devons la publication du texte commenté du 1er et 2e livre de V Iliade, du 2e livre de YÉnéide, de la Germania de Tacitus, ainsi que les magnifiques versions en langue hongroise d’Anacréon, Homère, Bion et Martial, et des études sur Festus et Anacréon. Son « Anacréon », est un livre exemplaire sous tous les rapports et on le considère non seulement comme une traduction fidèle, mais comme un des plus importants auxiliaires pour la critique et pour l’interprétation du poète grec. Cet ouvrage révèle une connaissance merveilleuse de la littérature grecque, et, comme tous ses autres travaux, il montre la précision et l’originalité du jugement de l’auteur.

Tliewrewk Arpâd de Ponor (Tôrok), homme de lettres hongrois, professeur à Budapest, membre de plusieurs sociétés, rédacteur de la feuille scientifique et littéraire : Flaza és Külfold (Patrie et étranger). Né, le 29 décembre 1839, à Pozsony (Presbourg, Hongrie), fils de l’écrivain hongrois Joseph Thewrewk de Ponor, issu d’une famille ancienne, dont le berceau est à Ponor (village dans la Transsylvanie, où une branche de la même famille fleurit encore). Après avoir achevé ses études au collège, il fit son cours en philologie classique et moderne. Pendant ce temps M. T. A. de P. s’occupa aussi d’autres langues modernes, de la française, italienne, espagnole, etc. Durant ses études d’Université, il a traduit en vers hongrois la première et la dixième églogue de Virgile et il a commencé aussi à traduire le poème épique d’Hésiode intitulé : « ’hpya xal Yipispoa » (Travaux et jours). Un échantillon ea fut imprimé en 1861 (v. Ifjusâge évkônyv, 1861). Il a fait aussi une étude détaillée sur le théâtre antique. M. T. A. de P. est entre les savants hongrois le premier, et jusqu’à nos jours, le seul qui ait traité ce sujet. L’œuvre qui embrasse tout ce qu’on a écrit de remarquable à l’étranger sur cette matière, n’a pas encore paru en entier, mais une grande partie en est déjà imprimée: « A theatron 1871 »; « A 2xy]V7; », 1876; « A gôrôg szinpad gépei », c’est-à-dire: Les machines théâtrales chez les anciens. Aussi l’étranger a-t-il fait bon accueil à cette œuvre (v. Biographisches Lexikon, Wurzbach, 1882, 44 partie, p. 214). M. T. A. de P. alla à l’étranger à diverses reprises fréquentant les musées et les bibliothèques et faisant en même temps des leçons publiques, à Prague et Leipzig, sur les chansons hongroises et à Berlin sur le plus ancien portrait du roi Louis II, découvert par M. T. A. de P: « Das àlteste Bild-

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niss Stephan Bâthory’s und des ungarischen Kônigs Ludwig des Zweiten. Nach seiner irn Berlin-Ung. Verein gehaltenen Vorlesung von Arpâd von Tôrôk », avec un portrait, 1884. A Vérone, il étudia l’architecture de l’amphithéâtre. Lorsqu’il était à Innsbruck (Tyrol), il a découvert un ancien buste du roi Saint-Etienne I, et faisait des études sur le chef-d’œuvre appelé: « Maximilian-Denkmal » (Monument de Maximilien I, empereur allemand). Un récit en parut aussi en allemand dans la Wiener neue illustrirte Zeitung. Dans le même temps, il a disserté sur la Pucelle de Voltaire, dont il a traduit et publié une partie intéressante. Dans le Philologiai Kozlony , feuille périodique hongroise, M. T. A. de P. disserta sur un savant hongrois, le professeur Etienne Tamaskô, qui s’occupa le premier entre les hongrois du Danscite. Cette dissertation fit connaître le comte Kün dans la Rivista Europea. Parmi ses ouvrages nombreux, citons les suivants: « Pandora », 1872, traité esthétique sur un poème du célèbre poète hongrois Arany ; « Nyilt szô », id., supplément appartenant à Pandora; « Német tan-és olvasôkônyv », 1870-73, dédié au Dr Guillaume Gartner. Cet ouvrage qui consiste de deux volumes, éclaircit des poèmes allemands ; « Salamon, Konig von Ungarn », poème de Julius von der Fraun, Vienne, 1873, une dissertation sur ce poème allemand, a paru dans le Fygelo , 1874; « Krutka pârbeszédelben », id., critique en dialogues, fustige le charlatanisme ; « Eine neuer Lebrplan, eine Curiositàt kritisch beleuchtet von prof. Arpâd Tôrôk », id., un nouveau plan d’enseignement, curiosité ; « Théognis », 1875, gnomes grecs traduits en vers hongrois ; « Mire valo a gôrôg nyelo ? », id. (A quoi la langue grecque est-elle bonne ? apologie); « Sinngedichte », 1876 (Epigrammes accueillies favorablement aussi à l’étranger) ; « Faludi » (dissertation sur l’idylle ancienne et moderne) ; « XXXV. Handschriften Budapest u. Berlin », 1878 (Manuscrits, débris de la bibliothèque de Mathias Corvinus, publié en hongrois par Csontosi) ; « Irodalmi bajok », 1879-80 (Une victorieuse campagne littéraire) ; « Egy magyar és gôrôg versirô », 1877, sur un poète hongrois et grec qui s’appelle Louis de Toth. Ses épigrammes furent publiées par une feuille périodique intitulée: « ‘Epuvjç ô Xoyioç », Vienne, 1878; « Petôfi e vagy Arany », 1881 (parallèle entre les célèbres poètes hongrois Petôfi et Arany) ; « Magyar nyelobuvàrlatok », id. (Étymologies hongroises en trois livraisons); « Agnes asszony », 1882. Cette dissertation esthétique et en même temps réfutation de Greguss, qui a écrit sur la même matière, parut aussi en allemand sous ce titre : « Frau Agnes. Ballade von Johann Arany. Abhandlung von prof. Arpâd Tôrôk von Ponor. Aus dem Ungarischen übersetzt von Cari Gôndôr », 1883,

« A Petôfi-szobor laleplezèsének emblékére », 1882 (A la mémoire du dévoilement de la statue de Petôfi); « Magyar nyomtatott munkék e XV és XVII szâzadbéh », id., livres hongrois imprimés au XVlrae et XVIIme siècle, dédié à Joseph Thewrewk de Ponor ; « Magyar nyelvészeti adalékok », 1883, pièces fournies pour servir à l’étymologie hongroise ; « Simonyi nselotana », id. Cette étude philologique parut précédemment en allemand sous ce titre : « Simonyi’s ungarische Grammatik », id. ; « A legrégiba magyar abc », id. (Le plus ancien alphabet hongrois) ; « A Flarpyia sintorony », 1885, écrit émanant de la dissertation spirituelle d’Émile Braun, imprimée dans les Annali delV Istituto di Corrispondenza archeologica , 1845, sous ce titre : « Sepolcro di Xanthos detto dalle Arpie ».

Thiaudière (Edmond), publiciste français, avocat et littérateur, né, à Gençay (Vienne), en 1847. Outre sa collaboration à plusieurs journaux politiques et littéraires, il a créé et dirigé pendant trois ans (1876-77-78) la Revue des Idées nouvelles , bulletin du progrès dans la philosophie, les sciences, les lettres, les arts, le commerce, l’industrie et l’agriculture ; en 1878, il a fondé avec MM. Xavier de Ricard et Auguste Fourès et dirige depuis lors la Société d’alliance latine L' Alouette, dont les dîners mensuels ont été présidés par des hommes tels que Viollet-Le-Duc, Frédéric Mistral, Emilio Castelar, G. Turr, Ruiz Zorilla, Frédéric Passy, etc.; depuis nombre d’années il est membre du conseil d’administration de la Société française des amis de la Paix , laquelle travaille à amener la substitution de l’arbitrage international à la guerre; il est aussi membre du comité de la Société des gens de lettres. Il a publié en fait de poésies : « Sauvagerie », petits poèmes et sonnets, 1866; < Les désaveux du Christ », poème, 1869; « Légendes bouddiques », 1875 ; « Le dindon blanc », conte en vers, 1877. Romans : « Apprentissage de la vie », avec une dédicace à la mort, 1861; « Un prêtre en famille », 1864; « La petitefille du curé », 1880; « Le roman d’un bossu ». 1881 ; « La maison fatale », 1883 ; « Trois amours singulières » , 1886. Politique : « La Confédération française », forme nouvelle de gouvernement, 1872; « La dernière bataille », épopée prophétique de l’année 1909, 1873; « Les voyages de lord Humour en Bubaterbro ou pays des jolis bœufs », 1874; « Les voyages de lord Humour en Servatabus ou pays des rétrogrades », 1876; « Une nouvelle fonction de la magistrature », 1882. Philosophie: « La Proie du Néant », notes d’un pessimiste, 1886 ; « La complainte de l’Étre, avec préface d’Auguste Dietrich », 1889. Théâtre: « Monsieur Martin légitimiste », comédie en prose, 1879. En résumé, romancier ingénieux, poète ému et sincère, publiciste à idées originales, satirique acéré à la façon de Swift ou de Voltaire, auquel il a l’hon-

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neur d’être allié par sa famille, M. T. a creusé en plus d’un sens son sillon littéraire. Dans son dernier ouvrage « La complainte de l’Etre », 1889, il gémit, non sans une pointe de gaieté moqueuse, sur le train des choses de ce monde. On sent dans cette complainte une âme originale, à la fois dolente et railleuse, sceptique et mystique tout à la fois, et que définit fort bien, dans une remarquable préface, M. Auguste Dietrich.

Thiers (Édouard), officier et homme politique français, député du Rhône, est né, à Saulze (Nièvre), le 15 mai 1843. Élève de l’École polytechnique et de l’École d’application de Metz, il participa en 1870 aux travaux de défense de la place de Belfort. Il construisit et commanda, avec une garnison composée de mobiles du Rhône, le fort avancé de Bellevue qui résista à un bombardement de 73 jours. A la suite de la défense de Belfort, le capitaine T. fut décoré et chargé d’écrire la relation de la brillante résistance de cette place. Après la guerre, en qualité de capitaine attaché à l’État-major du génie, il a dirigé, en Savoie, la construction des forts et des routes stratégiques. Puis il a fait construire les forts et les routes du massif du Mont-Dore et du plateau des Dorabes. Conseiller général du Rhône, il fut élu député sur la liste du Comité radical, aux élections d’octobre 1885. M. T. a publié : « La puissance de l’armée par la réduction du service », in-8 Germer Baillière, 1882. En collaboration avec M. de Laurencie, capitaine d’artillerie et sous le contrôle du colonel Denfert Rochereau gouverneur de Belfort pendant le siège : « La défense de Belfort », 4 éd., Le Chevallier, 1871, 1874; « Du rôle des places de l’Est dans la dernière invasion », Tanera, 1873; « De l’Influence exercée par l’artillerie rayée sur l’attaque et la défense des places », id., 1874.

Thil-Lorrain (Michel Lorrain, dit), publiciste belge, né, à Virton, en 1826. Après avoir parcouru toute la carrière de l’enseignement public, il devint, en 1881, préfet des études à l’Athénée royal de Verviers et directeur de l’école moyenne des garçons, fondée par l’État dans cette dernière ville ; il a pris sa retraite en 1889. On lui doit, outre une foule d’articles aux journaux et aux revues, un grand nombre d’ouvrages de genre très divers et de valeur assez inégale ; romans, nouvelles, légendes, drames, études philosophiques et historiques, manuels classiques de littérature, d’histoire, de géographie, de cosmographie, etc. Nous signalerons spécialement ici : « Françoise de Foix, comtesse de Chateaubriand », drame, Virton, 1852; « Essai d’un nouveau système philosophique sur la certitude », Tournai, 1854; « Schæffer, ou le véritable inventeur de l’imprimerie », Arlon, 1856 ; « La danse des nonnes, légende des bords du Rhin », id., id. ; « Cours d’histoire

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universelle », id., id., 2me éd., Tournai, 1861 ; « Au foyer de la famille, récits et nouvelles », Tournai, 1860; « Études historiques sur les légendes Scandinaves du Luxembourg belge », Arlon, 1861 ; « Précis de géographie historique », Tournai, id. ; « Précis de l’histoire de Belgique», id., 1862; «Traité élémentaire des institutions constitutionnelles en vigueur en Belgique », id., 1864; « Nelida, ou les guerres canadiennes », id., 1865; « Le docteur-martyr: Chapuis », Verviers, 1876, 2rae éd., id., 1877 ; « Baudouin de Constantinople, fondateur de l’empire latin d’Orient », Bruxelles, 1882; « Quentin Metsys et les frères Van Eyck », id., 1884; « Ortelius et Mercator, ou les créateurs de la science géographique », id., 1887.

Thirion (Maurice), écrivain français, agrégé d’histoire et géographie, docteur ès-lettres, officier d’Académie, professeur d’histoire au lycée de Nancy, né, à Metz, le 7 juillet 1848. Il commença ses études au lycée de Metz, et les acheva au lycée Charlemagne. Nous avons de lui: « Histoire du protestantisme à Metz et dans le pays Messin », Nancy, 1884; « De civitatibus quæ a Græcis in Chersoneso Taurica conditæ fuerunt », thèse pour le doctorat ès-lettres, id., id. ; en préparation : « Metz sous la domination française (1552-1871) ».

Thitoyan (le rév. père Athanase), écrivain arménien, directeur de l’imprimerie arménienne des Mékitaristes à Venise, né, à Erzeroum, en 1857. Nous avons de lui une traduction en langue arménienne classique de 1’ « Histoire de la Géorgie », 1886. Le père T. est rédacteur du journal scientifique et littéraire le Polyhistor.

Thoiunet de la Tarmelière (Charles-Joseph), né, à Ancenis, le 26 octobre 1823. Homme politique français. Il appartient à une très ancienne famille de Bretagne. Son grand-père fut une des victimes de la Terreur. Il a épousé la fille du célèbre D. Velpeau; conseiller de préfecture à Nantes, puis chambellan de l’Empereur, il a été élu membre du corps législatif de 1857 à 1870. Élu député de l’arrondissement d’Ancenis le 20 février 1876, il a été réélu le 14 décembre 1877, le 21 août 1881 et nommé député de la Loire- Inférieure le 4 décembre 1885. Il est représentant du canton d’Ancenis au Conseil général, et a été administrateur delà Compagnie d’Orléans.

Thoma (Richard), savant allemand, docteur en médecine, professeur ordinaire de pathologie générale et d’anatomie pathologique à l’Université de Dorpat (Russie), conseiller d’État, né, en 1847, à Bonndorf (Forêt-Noire), Allemagne, a fait ses études aux universités de Heidelberg et Berlin; il prit ses grades en 1872 et jusqu’à 1884 fut professeur extraordinaire à Heidelberg, d’où il fit passage à Dorpat dans sa position actuelle. Il prit part à la Campagne de 1870- 71 en France, et publia: « Die Verwanderung farbloser Blutkôrper aus dem Blute in das

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Lymphgefàsssystem », Heidelberg, 1873; « Untersuchungea über die Grosse und das Gewicht der anatomischen Bestandtheile des menschlichen Kôrpers, in gesunden und im kranken Zustande », Leipzig, 1882 ; « Ueber einige senile Verànderungen des menscblichen Kôrpers und ihre Beziehungen zur Schrumpfniere und Herzhypertropbie », id., 1884. Le Virchow's Archiv contient aussi une foule de ses articles concernant la lèpre, le lupus, l’arteriosklérose, les aneurismes et les troubles locaux de la circulation et la description d’un nouveau microtome (Schlittenmikrotome) de son invention. Plusieurs dissertations et mémoires médicaux de M. T. ont paru aussi dans les divers journaux spéciaux allemands.

Thomas (Bertha), romancière anglaise, née, vers la moitié du siècle, dans une famille du haut clergé anglican, a écrit les romans suivants, dont plusieurs ont eu les honneurs de la traduction: « Proud Maisie », 1877; € Cressida », 1878; « The Violin Player », 1880; « In a Cathédral City », 1882; « Ichabod », 1884.

Thomas (Charles-Marie-Gabriel), homme de lettres et écrivain français, conseiller de la Cour d’appel de Nancy, docteur ès-lettres, né, le 25 janvier 1848, à Nancy, fit ses études au Lycée de Nancy, et aux Facultés de lettres et de droit de Nancy et de Paris. Nous avons de cet auteur: « De la servitude réelle usagère dans les forêts », Nancy, N. Collin; « Les origines politiques de la juridiction souveraine des Gradués en Lorraine », id., Vagner; « Les procès de sorcellerie et la suggestion hypnotique », id., id. ; « Les révolutions politiques de Florence (1477-1520) »; « Du Danube à la Baltique »; « Allemagne »; « Autriche-Hongrie, Danemark. Descriptions et souvenirs », Paris, Berger Levrault.

Thomas (Philippe-Louis), théologien suisse, né, à Genève, le 22 mai 1826. Après avoir fait ses études dans cette ville, y avoir été consacré ministre en 1849 et avoir passé dix-huit mois en Allemagne, il a obtenu à Genève en 1853 le grade de docteur en théologie. Il a été pasteur à Cologny (Canton de Genève), près de vingt ans, puis professeur de théologie systématique à l’école de théologie de la Société évangélique de Genève de 1874 à 1886. En fait de brochures et d’ouvrages, M. T. a publié : « Etude dogmatique sur la première épître de St.-Jean », Genève, 1849; « Einige Bemerkungen über den Aufsatz Genfs kirchliche und christliche Zustande » (anonyme, mais de Rilliet de Candolle), article inséré dans la Deutsche Zeitschrift für christl. Wissensch. und christl. Leben, Berlin, 1851 ; « La confession helvétique. Études dogmatico-historiques sur le seizième siècle », Genève, 1853; l’article « Turrettini », dans la Real Encyclopadie für prot. Théologie und Kirche , lre éd., Gotha, 1862; < M. Pélissier

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et l’Eglise nationale protestante de Genève, ou quelques mots en Suisse d’une manifestation de cette Eglise », Genève, 1865 ; « Programme d’enseignement pour une chaire de dogmatique et de morale, et esquisse d’une Encyclopédie des sciences théologiques », extrait du Bulletin théologique, Paris, 1865 ; « Après le Concile, ou Hyacinthe et Doellinger », Lyon, 1872 (sans nom d’auteur; mis à l’index) ; « La Résurrection de Jésus-Christ, étude biblique », Genève, 1870; dans l’intention de l’auteur, le 1er volume d’un ouvrage plus considérable d’apologétique sur la résurrection de Jésus-Christ, ouvrage dont la publication a été interrompue par la nomination de M. T. comme professeur ; « Gloire à Dieu au sujet de Luther », discours à l’occasion du quatrième centenaire de la naissance du Réformateur, Genève, 1883. M. T. a commencé dans la Revue de théologie et de philosophie (Lausanne) une série d’articles sur « Le Jour du Seigneur, études de dogmatique chrétienne et d’histoire », dont quatre ont paru en 1877. Les deux derniers renferment une sérieuse étude des récentes découvertes assyriologiques sur le sabbat et la semaine chez les Chaldéens.

Thompson (Sylvain-P.), savant anglais, professeur de physique expérimentale à V University College de Bristol, membre du Conseil de la Société de physique de Londres ainsi que de celle de Paris, né, à York, en 1851, a été élevé à l’école des Mines à Londres et à l'Université de cette dernière ville, où nous le trouvons bachelier ès-arts en 1869, bachelier ès-sciences en 1875 et docteur ès-sciences en 1878. M. T. est l’auteur d’une quantité de monographies à propos d’électricité, de magnétisme, d’acoustique et d’optique qui sont éparses dans les revues spéciales. Mais son ouvrage principal est: t Elementary lessons in electricity and magnetism », dont la première éd. date de 1881 et la 43e est de 1889 (cet ouvrage est traduit en allemand, en français et en polonais) ; « Dynamoelectric machinery », 1886, 3e éd. 1888, traduit en français par M. Boistel en 1888 et en allemand en 1889; « Philip Reis, inventor of the telephon », 1883.

Thompson (D’Arcy Wentworth) , professeur de grec au Collège de la Reine à Galway, né, en 1829, dans l’île de Tasmania sur les bords de la Derwent, a été élevé à Christ's Hospital de Londres et à l’Université de Cambridge. Nous avons de lui: « Day-dreams of a Schoolmaster », Douglas, Édimbourg, 1864; « Sales Attici; or Wit and Wisdom of Athenian Drama », id., id., 1867.

Thomson (Sir Charles-Wyville), naturaliste anglais, né, à Bonsyde, le 5 mars 1830, fit ses études à l’Université d’Édimbourg et professa dès 1850 les sciences naturelles au Collège d’Aberdeen, à celui de Cork et à Belfast. En 1868 les vaisseaux Lightning et Porcupine furent mis

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à sa disposition pour opérer des dragages et étudier la faune des profondeurs de l’Océan Atlantique. En 1872, il fut mis à la tete d une expédition scientifique à bord du vaisseau Le Challenger , et il revint en Angleterre en 1876. La première partie de ses explorations de 1868- 70 parut en 1872 sous le titre: « Depths of the Sea », et fut traduit en français par M. Loret (Paris, 1874), la seconde a été publiée à Londres en 1877.

Thomson (Gaston- Arnold-Marie), publiciste et homme politique français, ancien secrétaire de Gambetta, actuellement député de Constantine. Il fut élu en 1877 comme candidat républicain et réélu en 1881 et en 1885, avec un programme conforme à celui du groupe de l’Union républicaine. Il a été l’un des principaux rédacteurs de la République Française, il collabore au National. Il a publie en 1876 une brochure sur l’« Herzégovine et la Bosnie ». Il est le frère de M. Charles T., gouverneur de la Cochinchine.

Thomson (Sir William), physicien anglais, né, à Belfast, en juin 1824, commença ses études sous la direction de son père et les termina en 1845 à l’Université de Cambridge. Nommé professeur de physique à Glascow en 1846, il se livra à d’heureuses et importantes recherches sur l’électricité et la chaleur. Apres le succès de l’immersion du câble transatlantique auquel il avait beaucoup contribué, il fut créé chevalier en 1866, et obtint les plus hautes distinctions scientifiques dans la Grande-Bretagne et à l’étranger. Il a été élu membre étranger de l’Institut de France en 1877. Directeur du Cambridge and Dublin mathematical Journal de 1845 à 1853, il y inséra ses premiers travaux. Nous avons de lui: « Sur les propriétés électrodynamiques des métaux », 1855; « Théorie mathématique de l’élasticité » ; « Densité de la terre » ;

« Sur l’électricité statique et le magnétisme à bord causé par la vibration » ; « Effets thermaux des fluides en mouvement » ; enfin: « Traité de physique », 1866. On lui doit l’invention de divers instruments, tels que l’électromètre en quart de cercle, l’électromètre portatif, le galvanomètre miroir, le siphon enregistreur, etc.

Thonissen (Jean-Joseph), illustre publiciste et homme d’Etat belge, né, à Hasselt, le 21 janvier 1817. Après avoir conquis le diplôme de docteur en droit, M. T. fut d’abord substitut du procureur du Roi, puis commissaire d’arrondissement; il abandonna ces fonctions judiciaires et administratives pour entrer dans la carrière de l’enseignement et devint professeur à 1 Université catholique de Louvain: il figure aujourd’hui parmi les professeurs émérites de cet établissement. Nous n’avons pas à étudier ici la vie politique de notre auteur, un des hommes les plus respectés du parti conservateur; bornons-nous à dire qu’il est membre de la Cham-

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bre des représentants de son pays depuis 1863, qu’il a été durant trois années (octobre 1884octobre 1887) ministre de l’Intérieur et de 1 Instruction publique après l’avènement des catholiques au pouvoir en juin 1884, et qu’il a maintenant encore le titre de Ministre d’Etat sans portefeuille. Outre des études philosophiques, historiques, économiques, juridiques — très nombreuses et toujours fort intéressantes — dans diverses revues et dans les publications de l’Académie Royale de Belgique; outre des travaux parlementaires parmi lesquels il faut signaler surtout les rapports sur la révision du Code de procédure pénale présentés à la Chambre des représentants, M. T. a fait paraître: « La Constitution belge annotée », Hasselt, 1844, 2e éd. 1865, 3e éd. 1879; « Complément du Code pénal, ou recueil complet des lois, décrets et arrêtés généraux qui se rapportent à la législation pénale et peuvent être invoqués en Belgique », id., 1846-1850; « Le socialisme et ses promesses », Bruxelles, 1850 (plusieurs ed. en Belgique et en France) ; « Le socialisme dans le passé », id., 1851; « Le socialisme depuis l’antiquité jusqu’à la Constitution française de 1852 », Louvain et Paris, 1852; « La Belgique sous le règne de Léopold I », Liège, 18o5-56, 2e éd., Louvain, 1861; « Vie du Comte Félix de Mérode », Louvain, 1861 ; « De la prétendue nécessité de la peine de mort », id., 1864 (plusieurs éditions) ; « La théorie du progrès indéfini, dans ses rapports avec l’histoire de la civilisation et les dogmes du christianisme », Paris, 1867; « Études sur l’histoire du droit criminel des peuples anciens (Inde brahmanique, Égypte, Judée) », Bruxelles et Paris, 1869; « Mélanges d’histoire, de droit et d’économie politique », Louvain et Paris, 1873; « L’organisation judiciaire, le droit pénal et la procédure pénale de la loi salique », Bruxelles, 1882 (édition définitive d’un mémoire académique magistral). M. T. est membre de l’Académie Royale de Belgique, de l’Institut de France (Academie des sciences morales et politiques), de 1 Academie de Toulouse, de l’Académie de Madrid, etc. ; parmi ses nombreuses décorations figure la croix de commandeur de l’ordre de la Couronne d Italie. Ses beaux travaux lui ont valu, à trente ans d’intervalle, une part du prix quinquennal belge des sciences morales et politiques (période 1851- 1855) et le prix quinquennal des sciences sociales (période 1882-1886).

Thorbecke (Auguste), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur d’histoire à l’Université de Heidelberg, directeur de l’Ecole Supérieure pour les demoiselles, est né, en 1839, a fait ses études aux universités d’Erlangen, Gœttingue et Heidelberg, a pris ses grades, en 1864 et a publié: « Ueber gesta Theodorici », id., 1875; « Geschichte der Universitât Heidel- I berg », id., 1886. Il collabore au Bluntschli

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Staatsworterbiich et à VAllgemeine d eut s chen Biographie.

Thounias (le Général Charles-Antoine), écrivain militaire français, né, à Laurière (Haute- Vienne), le 19 juillet 1820. Élève à l’École Polytecnique (1839), sous-lieutenant d’artillerie (1843), capitaine (1847), colonel (1870), général de division et membre du Comité d’artillerie (1878), retraité le 19 juillet 1885. Le général T., capitaine d’artillerie à cheval en Crimée, a eu sa batterie citée pour la bataille d’Inkermann, où il a eu un cheval tué sous lui. Il a été, pendant la guerre de 1870, directeur de l’artillerie à la délégation de Tours et Bordeaux sous Gambetta. En cinq mois il a mis sur pied plus de 200 batteries de campagne, tandis qu’il n’en existait que 164 avant la guerre. Le général T. a publié: « Les capitulations », étude sur la responsabilité du commandement, 1 vol., Paris, Berger-Levrault, 1887; « Les transformations de l’armée française », 2 vol., id., id., id., 1887; « Le journal de Curely. Histoire d’un cavalier léger de la Grande Armée », 1 vol., id., id., id., id. ; « Les cadres de l’armée devant le Parlement », par un officier en retraite, 1 vol., Bourges, Soumard, 1887 ; dans la Revue du Cavalerie (1886-1887-1888): « Notices sur Lasalle, Kellermann, Montbrun , les trois Colbert » ; dans le Spectateur militaire (1887): « Notice sur le Général Priant ». Le général T. est actuellement collaborateur militaire du journal Le Temps.

Tlmiuin (Auguste), homme de lettres français, membre de plusieurs académies savantes, un des félibres de la Provence, né, à Marseille, en 1835. Après avoir poussé ses études jusqu’aux baccalauréats ès-lettres et ès-sciences, il se consacra au négoce, dans lequel il demeura jusqu’en 1870. A dater de cette époque, il s’adonna à la littérature et à la musique et accumula de nombreux manuscrits, dont 51 récits de voyage à travers l’Europe, qui n’ont jamais été publiés, sauf une composition musicale: « Toros de muerte », qui éditée, ne fut pas mise en vente; en 1887, pris d’enthousiasme pour sa langue maternelle qu’il n’avait jamais pratiquée antérieurement, il se jeta dans le félibrige, fut lauréat du Concours de Paris en 1888, et produisit, en 9 mois, un volume provençal de plus de 100 pièces, qui sous le titre de « Bouiabaisso », obtint beaucoup de succès, impr. Remondet Aubin, Aix en Provence. Enfin depuis 1888 il travaille à un volume français : » Salade russe », qui contient diverses études sociales et philosophiques et doit paraître prochainement en librairie. Il se propose également de livrer à la publicité un 2e volume provençal: « Paëlla », qui doit faire suite à son premier ouvrage en cette langue: « Cacalas, recueil de Galejado provençala ». En préparation: « La Pesto de Marsiho, pouemo en 12 cant e un prouloge »;

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