TIB
histoire de la philosophie). Reçu docteur en philosophie et lettres, il couronna ses études par la soutenance d’un thèse: « Théorie de l’infini », id., 1846 ; et en 1858 il fut appelé à prendre lui-même possession de la chaire de philosophie à l’Université où il avait été èlève. Depuis lors, il a publié: « Esquisse de philosophie morale », Bruxelles, 1854; < Etudes sur la religion », id., 1857; « Psychologie: la science de l’âme dans les limites de l’observation », id., 1862, 2e éd. 1868, 3° éd. 1879; « Logique: la science delà connaissance », id., 1865; « Introduction à la philosophie et préparation à la métaphysique : étude analytique sur les objets fondamentaux de la science », id., 1868, 2e éd. 1880; « Les commandements de l’humanité, ou la vie morale sous forme de catéchisme populaire d’après Krause », id., 1872; « Mélanges philosophiques et études sur l’instruction primaire obligatoire », id., 1873; « Eléments de morale universelle à l’usage des écoles laïques », id., 1879; « Krause et Spencer, critique philosophique », id., 1882. La philosophie de Krause, sorte de rationalisme humanitaire et religieux, qui fut introduite à l’Université de Bruxelles par deux Hanovriens, Ahrens et Schliephacke, et qu’enseigne après eux M. T., est de moins en moins appréciée en Belgique, mais elle a conquis quelque faveur dans le midi de l’Europe et surtout en Espagne: aussi existe-t-il des traductions espagnoles de la plupart des ouvrages que nous venons de citer, des traductions portugaises de la « Philosophie morale », de la « Psychologie » et de la < Logique », et une traduction italienne des « Eléments de morale universelle ». Outre ces ouvrages, on a de M. T. des discours universitaires, des articles dans la Revue trimestrielle , la Revue de Belgique , etc., une dissertation philosophique sur « Le temps », donnée en 1883 aux Mémoires de l’Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, dont notre auteur est membre depuis 1882. — - M. T. a fait partie du Conseil communal de Saint-Josse-ten-Noode (lez-Bruxelles), où il habite, du Conseil provincial et de la députation permanente du Conseil provincial du Brabant, et il s’y est toujours beaucoup occupé des questions d’euseignement.
Tiberi (Léopold), poète italien, né, à Sienne, en 1846, étudia au Collège de la Sapienza à Pérouse et au Collège Tolomei de Sienne. Docteur en mathématiques de l’Université de Pérouse et ingénieur à 21 ans, il prit part à la Campagne de Mentana où il fut fait prisonnier. Nous le trouvons directeur de la Favilla , feuille littéraire de Pérouse en 1879; deux ans après professeur d’histoire au Lycée. On a de lui en librairie: « Battaglie d’un’anima », chants lyriques, Sienne, 1871 ; « Zulica », petit poème fantastique, Assisi, 1871; « Versioni », id., 1874; « Il Palazzo del Popolo di Perugia », id., 1878;