‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 310 sur 496 · TIS · texte numérisé non relu

TIS

le 16 mars 1824, fit ses études à l’Académie de cette ville. Il fut consacré au saint— ministère en 1859, après avoir soutenu devant la Faculté de théologie une thèse sur « Les Antinomies dans le christianisme ». Il passa ensuite plus d’une année à Weinheim (Grand-duché de Bade), comme maître de français, un sémestre à l’Université de Berlin et séjourna dans plusieurs autres universités d’Allemagne. De retour à Genève, la Société des protestants disséminés le chargea de son œuvre en Savoie, et il fonda en particulier, en octobre 1852, l’église réformée d’Annecy, aujourd’hui officiellement constituée en paroisse. Après quelques mois passés à Gênes en qualité de pasteur de la communauté évangélique de langue française, M. T. fut nommé (octobre 1853), professeur de philosophie à l’École préparatoire de l’École de théologie à Genève. En 1856 et 1857, il joignit à ces fonctions celles de suffragant du pasteur de Garouge et d’agent du comité d’évangélisation, spécialement chargé des cultes de Landecy et de Saint-Gervais près Chamounix. En 1861, nommé secrétaire général de la conférence universelle de l’alliance évangélique, qui devait tenir ses assises à Genève, il contribua au succès de ces réunions œcuméniques. En 1862, il fut appelé comme professeur de théologie à la Faculté indépendante de l’État et l’a présidée de 1880 à 1884. Les étudiants ont fêté en 1887 la 25me année de son enseignement. M. T. a, en outre, été le fondateur des Salles du Dimanche et du Musée des Missions. Après quelques publications relatives à l’alliance évangélique: « Qui sommes-nous? », 1861; « Les Conférences de Genève », 2 vol., 1861-62, M. T. a écrit surtout sur Schleiermacher : « Fragments d’études sur Schleiermacher »; « Analyse de l’introduction à sa dogmatique », dans le Bulletin théologique de Paris; et sur Calvin: « Calvin d’après Calvin », 1 vol.; « Pensée de Calvin »i « Epinicion », à l’occasion de l’anniversaire de la mort du réformateur, 1864. Comme professeur, il a adressé plusieurs discours à la jeunesse théologique sur des questions générales : « La théologie est-elle une science? », 1863; « La Crise », 1868 ; « La Méthode de la théologie », 1877 ; « La Réformation du XVIe siècle, ou le principe du protestantisme », 1885, traduit en italien et quelques prédications. Divers recueils de la Suisse et de la France ont inséré des articles de critique et des poésies de cet auteur.

Tissot (Robert), pasteur et publiciste suisse, est né, à Chaux de Fonds, le 22 juillet 1832. Depuis 1854 jusqu’à 1868, M. T. a été suffragant, puis pasteur de la paroisse de Saint- Biaise près Neuchâtel (Suisse). Depuis 1868, il est pasteur à Neuchâtel. Il est, depuis sa fondation, le rédacteur en chef du Journal religieux , publication hebdomadaire arrivée à sa XXXIe

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année d’existence. Il n’a publié d’ailleurs qu’un très petit nombre de sermons et de brochures de circonstance : « J’étais aveugle et maintenant je vois » ; « La responsabilité du pasteur » ; « Aux armes, citoyens ! », etc.

Tissot (Victor), littérateur suisse, né, à Fribourg, en 1848, fit ses études aux Universités de Tubingue et de Vienne, et vint à Paris en 1867. D’abord employé de librairie, il collabora bientôt au Courrier français de Vermorel et à la Revue populaire , puis il devint professeur à Genève et rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne. Il collaborait en même temps à divers recueils parisiens, notamment à la Revue contemporaine , à la Revue de France , au Correspondant. S’étant ainsi préparé les voies, il revint à Paris, où il se fixa en 1874. On doit à M. T. : « Les Beaux-Arts en Suisse », 1869; « A la recherche du bonheur », contes et nouvelles traduits de l’allemand, 1871 ; « Le Congrès de la paix et de la liberté », 5me représentation donnée à Lausanne en septembre 1871; « Voyage au pays des milliards », 1875, qui eut un immense succès ; « Les Prussiens en Allemagne et voyage aux pays annexés », 1878; « La Société et les mœurs allemandes », traduits de l’allemand, 1877 ; « Vienne et la vie viennoise », 1878 ; « La Comtesse de Montretout et les Mystères de Berlin » ; deux parties formant les « Aventures de Gaspard von der Gomm », avec M. Constant Améro, 1879; « Voyage au pays des Tziganes », 1880; « Russes et Allemands ; la Russie Rouge », avec M. C. Améro, 1881 ; « Aventures de trois fugitifs en Sibérie », avec le même collaborateur ; « La Russie et les Russes, indiscrétions de voyage », 1882 ; « La Hongrie, de l’Adriatique au Danube »; « Les Contrées mystérieuses et les peuples inconnus », avec M. Constant Améro; « L’Allemagne amoureuse », 1884; « La police secrète prussienne », 1885; « Les Curiosités de l’Allemagne du Nord » et « Les Curiosités de l’Allemagne du Sud », 2 vol., Ch. Delagrave; « La Chine », bibliothèque Jouvet ; « Chef d’œuvre des prosateurs français au XIXe siècle », avec M. Collas, chez Delagrave ; « Aventures de corps de garde, d’après Hacklaender », 1887 ;

« Meyer et Isaac », mœurs juives (illustré), 1888; « Un hiver à Vienne », édition illustrée de « Vienne » et « La Vie viennoise » ; « La Suisse inconnue », 1888. La plupart des ouvrages de M. T. sont traduits dans les différentes langues étrangères.

Tivaroui (Charles), avocat, patriote, historien, député au Parlement italien, né, à Zara, en 1843. Volontaire à l’armée de Garibaldi en 1860, nous le rencontrons au Cadore en 1866 comme organisateur de quelques bataillons de volontaires, et en 1867 dans le camp de Garibaldi à Mentana. M. T. a été député pour le Collège électoral de Bellune pendant la XVe législature.

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