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a été longtemps un des prédicateurs les plus goûtés de sa ville natale. Membre du consistoire pendant quatorze ans (1860-74), il y a défendu les vues du parti évangélique et s’en est retiré, en décembre 1874, à la suite des votes qui ont accordé au nouveau libéralisme droit de cité dans l’église nationale. M. T. a fait paraître à Genève les ouvrages suivants: « Le Baptême », sermon, 1856, 2e éd.^sous forme de traité, 18645 « La piété filiale »,r sermon, 1857, 2e éd. 1858 5 « L’éducation chrétienne », id., 1867; « Le mariage chrétien », deux sermons, 1862 ; « Maîtres et serviteurs », sermon,- 1865; « Surmonte le mal par le bien », id., 1865; « Questions actuelles », trois discours, 1870; « La Bible », conférence, dans les Conférences sur la foi réformée, 1853; « Calvin », discours, dans le volume Calvin , cinq discours, 1864; « Conférences sur la divinité du christianisme », avec M. Munier, 1855; « Formulaire d’instruction chrétienne », avec MM. Viguet et Coulin, 1856, sept éditions. Outre ces ouvrages homilétiques et catéchétiques, M. T. a publié à Genève un grand nombre de productions poétiques, dont voici les titres: « Ruth », scènes bibliques, 1849; « Les Enfantines », 1853, huit éditions ; « Les chants de la jeunesse », 1865, deux éditions; « Les voix de la cathédrale », 1867; « Les premiers chants », 1868, deux éditions ; « La colombe», 1870; « Belle-Neige », 1873; « In memoriam », 1873; « Les chants de la jeunesse », nouvelle édition augmentée de pièces inédites, 1888.
Traeger (Albert), poète allemand, avoué et notaire à Nordhausen, député au Reichstag allemand et à la Chambre prussienne, est né, le 12 juin 1830, à Augsbourg, fit ses études de droit et des sciences de l’État à l’Université de Halle et de Leipzig. Revenu notaire à Côlleda (Thuringe), il se rendit en 1875 à Nordhausen, où il exerce sa profession comme membre du Reichstag. Il appartient au parti progressiste, et comme poète ce fut dans ses vers lyriques qu’il montra tout son génie. Il a publié: « Gedichte », 16me éd., Leipzig; « Uebergânge », nouvelles, id., 1860; « Tannenreiser », id., 1863; « Kindersommer », poésies; « Die letze Puppe », pièce dramatique ; « Eine Stunde vor der Hochzeit », comédie; et le vaudeville: « Morgenstündchen einer Soubrette », en collaboration avec Émile Bohl. Il rédigea le Leipziger Samstagsblatt , la Deutsche Kunst in Bild und Lied et écrivit plusieurs articles littéraires, critiques et politiques pour les gazettes allemandes.
Traehsel (Samuel-Théophile), né, à Thun, le 30 juillet 1829, étudia de 1849 à 1855 la théologie et la philosophie à l’Université de Berne, débuta dans la carrière pédagogique comme précepteur dans une famille de Berthoud, tout en donnant des leçons au progymnase et prit en 1856 son doctorat en philosophie. Depuis 1857, l'Université de Berne n’a cessé de le compter
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au nombre de ses membres, d’abord comme privat-Docent, en 1871 comme professeur extraordinaire, .en 1878 comme professeur ordinaire pour l’esthétique, l’histoire de la philosophie, la psychologie et la philosophie de la religion. La carrière administrative de M. T. a été plus active encore. De 1867 à 1888, il remplit simultanément ou tour-à-tour les fonctions de secrétaire d’État du canton de Berne (1867-1878), de membre et de président de la Commission de l’école cantonale dont il réorganisa la section technique, puis du gymnase, de membre du Comité académique que depuis 1878 il préside sans interruption. Le nouveau Musée des Beaux- Arts l’a compté parmi ses plus zélés fondateurs. Des voyages réitérés en Italie (son premier voyage à Rome fut pédestre et remonte à ses années d’études), en France, en Belgique, en Hollande, en Angleterre et en Allemagne, lui ont permis de se rendre compte de visu de la situation des différentes écoles et ont singulièrement élargi le cercle de ses connaissances esthétiques. M. T. s’est montré un écrivain des plus féconds: sans parler de rapports et de conférences, il a publié les ouvrages suivants: « L’essence et les livres de l’histoire », 1856; « Le catholicisme depuis la Réformation », 1875 ; « Communications artistiques des comptes d’État bernois dès 1505 à 1540 », 1877; « L’art et l’industrie à Berne à la fin du XVIe siècle » ; « Nicolas Manuel, J.-J. Diez l’ancien, peintre sur verre et graveur », trois mémoires publiés lors de l’inauguration du Musée, 1879 ; « L’importance de l’art pour la vie nationale », 1879; « Un ancien plan pour couronner la flèche du dôme de Strasbourg », 1883. M. T. travaille depuis plusieurs années à un ouvrage considérable sur la « Philosophie de la Religion ».
Trarieux (G.-L.), avocat et homme politique français, sénateur, ancien député de la Gironde, né, le 30 novembre 1840, à Aubeterre (Charente). Il a représenté à la Chambre le département de la Gironde depuis avril 1879 (élection partielle), jusqu’aux élections générales de 1881. Aux élections du 21 août son échec eut pour cause la vive opposition qu’il avait faite à la politique de l’art. 7, des décrets et de l’amnistie. Son successeur fut nommé sur un programme radical. Membre du Conseil général de la Charente depuis 1883, il a été élu sénateur de le Gironde aux élections de janvier 1888. Ancien bâtonnier du barreau de Bordeaux, il est inscrit depuis 1882 au barreau de Paris.
Treichler (Jean- Jacques) , jurisconsulte et homme politique suisse, né, le 27 novembre 1822, à Richtersweil (canton de Zurich), entra fort jeune au Grand Conseil, où il devint l’un des représentants les plus autorisés du parti conservateur libéral, siegea en 1859 au Conseil d’État comme chef du département de justice et police et comme successeur du Dr Dubs, passa en
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1869 à la Coui’ d’appel et professe le droit fédéral des obligations depuis 1872 à l’Université, depuis 1876 au Polytechnicum. Nous lui sommes redevables entr’autres travaux d’un « Manuel de procédure civile zuricoise », Zurich, 1856; d’un « Catalogue des lois et ordonnances du canton de Zurich qui demeurent aujourd’hui totalement ou partiellement en vigueur et sont insérées dans les recueils officiels », id., 1868 ; d’un « Rapport au Conseil d’Etat sur la statistique juridique », 1869; de deux essais, l’un sur « L’expropriation et la cession forcée d’autres droits » ( Revue pour la jurisprudence allemande) , 1849, l’autre sur les « Evolutions politiques de la ville de Zurich », 1886. M. T. a rédigé en 1866 pour le canton de Zurich un Code de procédure civile avec motifs à l’appui.
Treitel (Théodore), célèbre médecin allemand, professeur d’ophtalmologie à l’Université de Kcenigsberg, né, le 2 janvier 1852, à Stargard (Poméranie), fit ses études au Gymnase de sa ville natale et aux universités allemandes, a été de 1877 à 1882 assistent à la clinique ophtalmologique de l’Université de Kœnigsberg, et a publié: « Beitràge zur pathologischen Anatomie des Auges »; « Ueber den Werth der Gesiohtsfeldmessung mit Pigmenten », parus dans le Grafe's Arch ., en 1876 et 1879; « Ein Fall von Gumma Iris » ; « Ein Fall von geheilten Iristuberculose », publiés dans la Berlin. Klin. Wochensch , en 1881 et 1885 ; « Casuistiche Mittheilungen » (Arch. für Augenheilk.), 1881; « Eine neue Méthode per numerischen Bestimmung des Lichtsinnes » (Centralbl. fur Augenheizk ), 1885, et tant d’autres mémoires, études, essais, dissertations, etc., publiés dans le Virchow's Arch., dans les Terapeutische Monatshefte , dans le Knapp' s Arch. für Augenheilk. et dans la Berliner Klinik Wochenschr.
Treitsclike (Henri-Gotthard de), publiciste allemand, né, à Dresde, le 15 septembre 1834, suivit les cours des sciences politiques dans plusieurs universités allemandes et obtint son doctorat à Leipzig en 1858. Professeur en 1863 à l’Université de Fribourg-en-Brisgau, pendant la guerre de 1866 il alla à Berlin diriger les Annuaires prussiens. Après avoir professé à Heidelberg, il fut appelé en 1874 à l’Université de Berlin. Nous avons de lui: « Poésies patriotiques », 1865; « Etudes », 1857; « Mémoires historiques et politiques », Berlin, 1871; « Le Socialisme et ses Protecteurs », id., 1875; « Dix ans de luttes allemandes », 1865-74; « Le comte de Cavour », 1887. M. T. travaille depuis 1879 à son grand ouvrage: « L’histoire des Allemands du XIXe siècle ».
Treverret (Armand-Germain de), écrivain français, professeur de langues étrangères à la Faculté de lettres de Bordeaux, né, à Paris, le 2 décembre 1836, élève de l’école Stanislas, puis de l’Ecole Normale Supérieure (1855), professeur
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de rhétorique à Agen (1858-69), puis professeur de littérature à Bordeaux. Nous avons de lui les ouvrages suivants : « L’Italie au XVIe siècle », 1877-79, 2 vol., chez Hachette, mentionnés par l’Académie. Deux articles dans le Correspondant (1885-87), sur la littérature espagnole contemporaine (Echegaray, Canovas del Castillo, Pereda, Peres, Galdos, Castelar). Il y étudie surtout le mouvement réaliste. Pour compléter la liste des publications de M. de T. il faudrait ajouter une édition scolaire de « Childe-Harold » de Byron, chez Paul Dupont, 1884; des notices littéraires sur Machiavel, Manzoni et le Tasse, dans des éditions publiées chez Hachette en 1875; une traduction d’un roman espagnol de Pereda, insérée durant les six premiers mois de 1887 dans la Revue britannique. Connaissant, outre le français, le latin, le grec et l’hébreu, six langues vivantes, c’est-à-dire l’italien, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais et le russe, M. de T. se consacre plus particulièrement à l’anglais, à l’espagnol et à l’italien. Il a visité l’Italie en 1877, l’Angleterre en 1883, l’Espagne en 1869 et 1882.
Treves (Emile et Joseph frères), chefs de la maison de librairie italienne de ce nom. Cette maison, sans aucun doute la plus importante de la péninsule, a remporté des hautes récompenses aux expositions nationales et internationales. M. T., l’aîné des deux frères, est aussi un littérateur distingué. Né, à Trieste, d’une famille piémontaise, en 1835, il quitta de bonne heure son pays natal et débuta à 13 ans par un drame intitulé: « Ricchezze e miserio », que suivit « Il Duca d’Enghien », ouvrage du même acabit. Émigré tour-à-tour à Paris et en Piémont, journaliste, volontaire à l’armée, M. T. finit par se fixer à Milan en 1860. C’est là qu’il débuta comme éditeur par le modeste journal intitulé: Il Museo di famiglia. Après le Museo di farniglia vinrent la Biblioteca utile, l’ Annuario scientifico, la Biblioteca amena, l’ Illustrazione italiana , la Margherita, la Moda , etc., toutes publications périodiques. Malgré ces succès M. T. était resté quelque peu bohème dans le meilleur sens de l’expression. Il fallait un étai à sa fortune, son frère J. vint le réjoindre à Milan et apporta à l’entreprise une connaissance parfaite des affaires. C’est donc à M. J. T. que la maison de librairie doit son côté solide comme elle doit à M. E. T. son côté artistique et brillant.
Treves (Jacques), potygraphe et journaliste italien, né, à Milan, le 18 août 1843 ; il fut reçu docteur en droit à l’Université de Gênes. On a de lui : « Lezioni elementari di diritto civile ad uso del popolo », Milan, Brigola, 1866; « Una Madonna di Raffaello », Pérouse, Boneompagni, 1870; « Note ed appunti sul processo Sonzogno », Venise, 1875, sous le pseudonyme-anagramme de Mario Vestigia; « Pro Judæis, riflessioni e documenti », publié sous le pseudo-
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nyme de Covrado Guidetti , Turin, Roux et Favale, 1884; deux romans: « Un assassinio misterioso » et « Il Misfatto di Letino », publiés en feuilleton dans la Sentinella Bresciana , VEuganeo de P.idoue, le Cittadino de Trieste, sous le pseudonyme de G. Vestre; sous le même pseudonyme dans le Cittadino de Trieste une nouvelle: « Un matrimonio disuguale ». M. T., qui a été collaborateur et rédacteur de plusieurs journaux italiens et étrangers, a fondé et dirigé pendant quatre ans, de 1881 à 1885, le Giornale degli eruditi e curiosi qui se publiait à Padoue et qui a été le premier journal italien fait à l’instar du Notes and Queries de Londres, du Novorscher d’Amsterdam, et de V Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux de Paris. M. T. a publié dans ce journal une foule d’articles sous différents pseudonymes ; parmi ceux les plus souvent employés citons: Il curioso napoletano, Asellus , G. Piazza , G. Rossi , P. Gissi,
L. Clary. Sous ce dernier pseudonyme, il avait donné aussi quelques articles à la Domenica Letteraria de Rome. M. T. a fait la campagne de 1866 dans l’armée garibaldienne et y a gagné la médaille de bronze à la valeur militaire.
M. T. sous le pseudonyme de G. Vestre à publié: « Gesualda », roman, Florence, Niccolai, 1888, et a été rédacteur en chef du Dictionnaire international des écrivains du jour jusqu’à la huitième livraison.
Treves (Virginie, née Tedeschi), femme de M. Joseph T. nommé plus haut, connue dans le monde littéraire sous le nom de Cordelia. Elle dirige les journaux de mode et de lectures de famille de la maison sociale et y écrit des nouvelles et des vers d’une grâce exquise. Citons : « il regno délia donna »; « Prime battaglie »; « Vita intima », Milan, 1881; « Dopo le nozze », id., 1882; « Mentre nevica », id., id. ; « Casa altrui », id., 1883; « Il Castello di Barbanera », id., id. ; « Nel regno delle fate », id., 1884; « I nipoti di Barbanera », id., 1884 ; « Racconti di Natale », id., id.; « Per la gloria », roman, id., 1886; « Forza irresistibile », 1889; « Alla ventura », id., 1889; « Il mio delitto », roman, id., 1890 ; « Gringoire », opéra en un acte, musique du M. Scontrino, id., 1890.
Trevisaui (Romulus), homme de lettres italien, professeur aux Ecoles techniques et aux Écoles des Arts et Métiers de Rimini, né, à Savignano di Romagna, en 1848. Nous avons de lui : « Corso di disegno geometrico ad uso delle scuole d’arti e inestieri », Vallardi, Milan, 1888; « Corso di disegno geometrico a mano libéra, ad uso delle scuole tecniche », Turin, typ. Salussoglia, 1887 ; « Corso progressivo di disegno a mano libéra a contorno », Gênes, imp. Sordomuti, Ferrari, id. ; « Corso di projezioni ortogonali », Milan, Vallardi, 1888; « Corso elementare di prospettiva lineare ad uso delle scuole normali », id., id., 1887 ; « Nuovo corso d’ornato