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A vingt-huit ans, en 1856, il débuta à la Revue des Deux Mondes par un poème en vers « Aline », qui fut accueilli par tous ceux qui aiment les vers avec la plus vive sympathie. Ce poème est un roman comme « Jocelyn » de Lamartine, comme « Hermann et Dorothée ». Il parut en volume pour la première fois en 1857, chez Dentu. La donnée d’« Aline » a été reprise avec succès par M. Coppée dans son poème d’« Olivier » qui a plus d’un point de ressemblance avec celui d’« Aline ». La dernière édition d 'Aline a paru en 1877, augmentée des « Filles de Minuit », poésies, Charpentier éditeur. La lre édition des « Filles de minuit » est de 1865. Dentu a publié:
« L’Étrange voyage », vers 1866. Ce nouveau poème qu’on pourrait appeler la « Céleste Comédie », dans un récit aussi agréable qu’étrange, nous fait voyager dans les astres. Audacieuses hypothèses et piquantes satires, l’imagination du poète s’y joue avec une verve tour-à-tour malicieuse et sentimentale sur de très amusantes inventions. M. V. n’est pas seulement un poète, il sait aussi comprendre les poètes étrangers et les faire admirer aux autres. Nous lui devons une traduction des poésies de Leopardi très-fidèle et très appréciée des lettrés. Romancier, M. V. a publié des œuvres pleines de sentiment et de fantaisie. « Philofils », qui avait paru dans La Vie Littéraire, a été publié chez Calmann-Lévy sous le titre de « La passion d’André », 1880. Chez le même éditeur « Les séductions de miss Fauny », 1882. Citons encore: « Un Viveur », 1884; « Les Liaisons dangereuses d’aujourd’hui », id. ; « Un Sphinx du demi-monde », 1885, chez Dentu. Ces romans ont été publiés d’abord dans la République Française, où M. V. fait la critique sous le pseudonyme de Fabrice W.
Yernimic (Henri-François-Charles de), homme politique français, sénateur du Lot, est né, à Rochechouart (Haute-Vienne), le 18 mars 1841.
Il est le neveu de l’ancien ministre de la marine en 1848. Docteur en droit, M. de V. a écrit dans les journaux spéciaux de nombreux articles sur des questions de droit ou de jurisprudence. En 1865, il se préparait à l’agrégation des Facultés de Droit quand des raisons de famille l’appelèrent à vivre à la campagne.
Il se livra alors à l’agriculture et a fait paraître de nombreux articles dans les journaux agricoles. En 1880, il a publié dans la Nouvelle Revue , une série d’articles sur les droits que l’on voulait, dès cette époque, imposer à l’entrée des blés. Au Sénat, où il a été élu le 4 février 1888, en remplacement de M. Roques décédé, M. de V. a fait et défendu à la tribune le rapport sur la loi des récidivistes (1884-85) ; il a prit part aux discussions du Tarif-général des douanes (céréales-bestiaux).
Yeruou-Harcourt (Leveson-François), professeur de l’art de l’ingénieur à YUniversity Col- >
lege de Londres, né, le 25 janvier 1839, à Londres, a étudié (1838-62) à Oxford et à l’école du génie civil (1862-65) et après avoir été chargé d’une quantité de constructions de ports et de docks en Angleterre et en Hollande, a été nommé en 1882 à la chaire qu’il occupe maintenant. Nous avons de cet auteur un assez grand nombre de mémoires publiés aux Proceedings of the Institution of civil engineers de Londres, l’article : « Canal » à la Chalmer's Encyclopedia, enfin les livres suivants : « Rivers and Canals », 2 vol., Oxford, 1882; « Harbours and docks », id., 1885.
Yérou ( Eugène ) , journaliste et littérateur français, né, à Paris, le 20 mai 1825 ; après de brillantes études, il entra à l’école normale supérieure en 1846. Reçu agrégé des lettres en 1850, il professa quelque temps en province, puis revint à Paris, où il se livra à l’enseignement libre et collabora à divers journaux, notamment à la Revue de l'instruction publique , au Journal des Économistes , à la Revue nationale, au Courrier du Dimanche , à la Revue politique de Gambetta, au Courrier français, à la Gazette des Beaux-Arts. En 1869, il fonda à Montpellier la Liberté de l'Hérault. En 1869, il devint rédacteur en chef du Progrès de Lyon, qu’il quitta en 1872 pour fonder à Lyon la France républicaine. Après la suppression de son journal par la réaction du 24 mai 1873, M. V. revint à Paris et fonda Y Art avec MM. Balluc et Jantet. En 1876, il tenta également avec M. Balluc la ressurection de U Avant-Garde, journal politique quotidien qui disparut au bout de quelques mois. M. V. a publié : « Du progrès intellectuel dans l’humanité », 1862; « Des Associations ouvrières de consommation, de crédit et de production », 1865; «Les institutions ouvrières de Mulhouse » ; « Histoire de la Prusse depuis Frédéric II jusqu’à Sadowa », 1867 ; « Histoire de l’Allemagne depuis Sadowa », 1876 ; « La troisième invasion », 1876-77 ; « L’esthétique, l’origine des arts, le goût et le génie »; « La morale » ; « L’histoire naturelle des religions ».
Yérou (Pierre), éminent journaliste français, né, à Paris, en 1833. Il débuta à Paris, en 1854, par un volume de vers : « Les réalistes humains », et comme collaborateur de la Revue de Paris (1854-58) ; en 1859, il passa au Charivari, dont il demeura l’un des collaborateurs les plus assidus et les plus spirituels. Il fournit en outre des chroniques au Courrier de Paris, au Monde illustré, à Y Illustration, au Petit Journal, au Journal amusant, à V Avenir national, à Y Opinion nationale, au Nain Jaune et à une foule d’autres journaux. Parmi ses volumes séparés, citons: « Paris s’amuse », 1861; « Les Marionnettes », 1862 ; « Le Roman de la femme à barbe »; « Maison Amour et Cie », 1864; « La Famille Hasard », 1865; « La Foire aux grotesques », 1865; « Le Pavé de
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Paris », id. ; « La comédie en plein vent », 1866 ; « Par devant M. le Maire » ; « Monsieur et Madame Tout-le-Monde »; « La mythologie parisienne »; «. L’âge de fer blanc »; « Les pantins du boulevard » ; « Les phénomènes vivants », etc. etc. Au théâtre, il a donné une pièce intitulée: « Sauvé, mon Dieu! ».
Yersiguy (Claude-Marie-Agapite), administrateur, publiciste, homme politique français, député de la Haute-Saône, est né, à Gray, le 18 août 1818; il est le frère de M. Victor V. représentant du peuple en 1849 et proscrit du 2 décembre. Avocat au barreau de Gray et ancien bâtonnier, M. V. fut nommé sous-préfet de Gray par le gouvernement de la défense nationale; il fut révoqué sous le régime de « l’ordre moral ». Pendant qu’il était sous-préfet, il fut emmené comme otage par les Prussiens, interné à Brème, où il est resté quatre mois. Nommé député de l’arrondissement de Gray en 1875, il a conservé son siège depuis cette époque, et a toujours appartenu au groupe de l’Union républicaine, dont il a été le viceprésident. Il a pris plusieurs fois la parole sur des questions d’affaires ; il n’a point fait imprimer ses discours ; il a présenté divers projets de lois sur l’organisation judiciaire, sur le jury, sur les lois de finance etc.
Yersnayen (Charles), écrivain belge de langue néerlandaise, né, à Gand, le 25 mars 1836. On lui doit des poésies, des nouvelles, des pièces de théâtre et une bonne étude sur Maerlant: « Jacob van Maerlant en zyne werken », Gand, 1861. En 1883, la maison Lebègue et Cie de Bruxelles a publié, sous le titre : « École et cabaret », la traduction d’une de ses œuvrettes.
Yértesi (Arnold), romancier et nouvelliste hongrois, né, à Erlau, le 16 août 1836. Agé de 13 ans, il s’enrôlait dans les Honveds; ensuite, il étudiait la loi et la médecine à Pest, mais pour s’adonner après entièrement à la littérature. Il débuta à 20 ans comme écrivain par la nouvelle: « Le Roi des Maures ». En 1859 il publia deux volumes de nouvelles historiques ; en 1861 il entrait dans le journalisme ; en 1867 on lui confiait la direction du Pesti Ilislap ; il fit un premier séjour de deux ans en Italie dans les années 1869-71 et un second séjour en 1874. Il est établi depuis plusieurs années à Debreczin, où il dirige le Debreczeni Ellendr.
Yertua-Gentile (Anne), femme de lettres italienne dont les écrits pour la jeunesse sont très appréciés, née à Dongo (lac de Corne) en 1850 ; elle fut élevée à Corne et à Milan. Des revers de fortune la poussèrent à se procurer par la plume une existence plus aisée. Elle épousa le professeur Iginius Gentile de l’Université de Pavie; elle collabore à plusieurs journaux d’éducation et elle a écrit les ouvrages sui-