‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 366 sur 496 · WET · texte numérisé non relu

WET

autres revues spéciales allemandes. On lui doit aus-si : « Beitrage zur Anatomie und Thérapie des Extrauterinschwangerschaft » , Stuttgart ,

Wernusky (Emile), philosophe tchèque, docteur en philosophie, professeur à l’Université allemande de Prague, né, le 6 avril 1850, à Mies (Bohême), a fait ses études d’histoire, de philologie et de philosophie aux Universités de Prague, Gœttingue, Munich (Bavière) et Vienne; il prit son habilitation à l’enseignement, et fut nommé professeur d’histoire à Prague le 17 août 1882. On lui doit : « Italienische Politik Papst Innocenz VI und Kônig Karl IV », Innsbruck, 1878 ; « Der erste Rômerzug Kaiser Karl IV », id., id. ; « Geschichte Kaiser Karl IV und seiner Zeit », vol. 1-3, Innsbruck, 1880- 82-86 ; « Excepta ex registris Clementis VI et Innocentii VI Summorum Pontificum historiam S. Romani imperii sub regimine Karoli IV illustrantia », (Enip., 1885; « De Maiestas Karolina », parus dans le 10me vol. de la Zeitschrft. dir Savignystiftung fur Rechtsgesch.; « Der Ordo iudicii terre Bohemie », id.

Wettenstein (Richard Ritter von Westerheim) , botaniste autrichien, professeur libre de botanique à l’Université de Vienne, adjoint au jardin botanique de l’Université, rédacteur de la Œsterreichische botanische Zeitschrift , secrétaire de la Société impériale et royale de zoolologie et botanique à Vienne, né, en 1862, dans cette métropole, y fit ses études et devint docteur en philosophie (1882), professeur de botanique (1885), et ensuite (1888) adjoint au jardin botanique do l’Université. Dans les Sitzungsber . d. W. Ak., il a publié : « Untersuchungen über die Wachsthumgesetze der Pflanzenorgane », 1883-84 ; <i Untersuchungen über einen neuen pflanzlichen Parasiten des menschlichen Kôrpers », 1885; « Fungi novi Austriaci », 1886; « Morphologie und Biologie der Cystider », 1887 ; « Erkennung hybrider Pflanzen durcb anatomische Merkmale », 1887 ; « Rhododendron Porticum fossil in den Nordalpen », 1888;

« Ueber die Nectarien der Compositen », id. ; «Monographie der Gattung Edrajanthus », 1886; et aux Verhandlungen der zoolog. botan. Gesellschaft in Wien , il a fourni : « Pilzflora v. Steiermark », 1885-88; « Ueber wenig bekannte Ascomyceten », 1886, etc., etc. Plusieurs mémoires de ce botaniste distingué sont épars dans les divers journaux spéciaux allemands et particulièrement dans le Botanisches Centralblatt et dans VOësterr. bot. Zeitschr.

Wettsteiu (Henri), géographe suisse, docteur en philosophie, né, le 26 mars 1831, à Fâllanden près Uster, se rendit 'à, l’Université de Zurich dans l’intention d’y commencer la théologie, mais se voua bientôt après irrévocablement aux sciences naturelles. À partir de 1854, sauf un semestre passé en Italie (1856), le temps et

WHI

les forces de M. W. furent tout entiers consacrés à l’enseignement secondaire : en 1873, il fut nommé inspecteur des écoles ; en 1874, professeur au Séminaire de Kussnacht, dont il devint une année après le directeur. En 1870, le gouvernement zuricois l’avait chargé de pourvoir les écoles primaires d’un matériel suffisant pour l’enseignement des sciences physiques et naturelles. Les ouvrages de M. W., tous inspirés par une pensée pédagogique, sont les suivants : « Guide pour l’enseignement dans les écoles secondaires », 18 ; 5me éd., 1888; « Livre de

lecture pour l’école primaire destiné aux élèves de 13 à 15 ans, et consacré de préférence à la géographie et aux sciences naturelles », 18 ; 3me éd., 1887 ; « Atlas scolaire en 32 feuilles », 18 ; 3rae éd., 1886 ; « Collection de 106

planches pour l’enseignement des sciences naturelles », 18 ; 2me éd., 1875 ; « Introduction

à l’enseignement du dessin dans l’école primaire », avec deux collections de planches et dessins pour les élèves primaires et secondaires, 1884 ; « L’enseignement primaire à l’Exposition universelle de Paris en 1878 et à l’Exposition nationale suisse en 1883 », rapports.

Weyr (Emile), mathématicien tchèque, professeur de mathématiques à l’Université de Vienné, est né, le 31 août 1848, à Prague, a fait ses études dans sa ville natale, et fut nommé

en 1868 assistant de l’Ecole polytechnique à Milan, et en 1870 agrégé à l’Université de Prague, en 1871 professeur de mathématiques à l’Université de Vienne. Il a publié environ 90 dissertations en tchèque, allemand et français, que l’on trouve épars dans la Zeitschrift fiir Math, und Physik, dans le Crelle’s Journal et dans les Actes des Académies de Prague, Vienne, Milan et Bordeaux, et en lui doit aussi : « Théorie der mehrdeutigen geometrischen Elementargebilde und der Algebraischen Curven und Flachen als deren Erzeugnisse », Leipzig, 1869 ; « Geometrie der raumlichen Erzeugnisse ein zweideutiger Gebilde », Leipzig, 1870; « Beitrage zur Curvenlehre », Vienne, 1880; « Elemente der projectivischen Geometrie », id., lre et 2e an., 1883-87 ; « Ueber die Geometrie der alten Egypter », id., 1884.

Whitaker (Guillaume), géologue anglais, né, à Londres, en 1857, fut nommé membre de la Commission géologique d’Angleterre. Nous avons de lui plusieurs insertions (1861-1889) au Quarterly journal of the geological Society et plusieurs mémoires sur des sujets géologiques dans l’intervalle 1861-89.

White (André-Dickson), diplomate, écrivain, économiste américain, né, le 7 novembre 1832, à Homer, près d’Ithaca (Etat de New-York). Il étudia au Ilobbart college , entra en 1850 au Yale college et en sortit en 1853 diplômé. Après trois ans de séjour en Europe, il fut nommé attaché à l’Ambassade de St.-Pétorsbourg. Mais en

WHI

1857 il retourna dans son pays pour occuper la chaire d’histoire et de littérature anglaise à l’Université de Michigan. En 1863, après la mort de son père, il visita une seconde fois l’Europe et publia son premier ouvrage : « A Word from the Northwest », réplique très vive à 1’ « American Diary », du fameux correspondant du Times , M. W. H. Russell. Peu après il fut nommé sénateur. Nous le trouvons plus tard, en 1872, délégué de l’État de New-York pour la réélection présidentielle du général Grant. En 1876, président du jury de l’Instruction publique à l’Exposition de Philadelphie: en 1878, commissaire des États-Unis à l’Êxposition de Paris. Enfin en 1879 ministre des États-Unis à Berlin. En 1881, il reprit une chaire à l’Université Cornell, mais bientôt l’État précaire de sa santé le força de quitter en 1875 sa chaire ainsi que la présidence de l’Université. Ses publications les plus importantes sont les éditions nombreuses (1860-83) de son ouvrage essentiel intitulé : « Outlines of lectures on history ». Citons encore: « The Warfare of Science », 1876;

« Paper Money Inflation in France », id. Le passage au sénat de cet auteur mérite d’être signalé, parce que M. W. a laissé son nom à la proposition de plusieurs mesures importantes pour pousser la république des États-Unis vers la fondation d’une Université grandiose et digne de la nation. M. W. a contribué aussi largement aux revues et aux journaux de son pays. U a contribué aussi de son argent à la fondation d’une grande école à Ithaca et d’une bibliothèque remarquable.

White-Mario (Jessie-Meriton), femme de lettres anglo-italienne, veuve d’Albert Mario, homme politique italien à tendances républicaines, est née le 9 mai 1832 à Gosport (Angleterre), fut élevée à Birmingham et débuta dans les lettres en insérant des articles à VEliza Coolc journal. Pendant un voyage en Italie, elle connut Garibaldi, Mazzini, Orsini, et autres chefs du parti radical. Dès lors, elle consacra son intelligence et sa plume à la cause de l’émancipation de l’Italie. En effet nous la voyons d’abord se faire l’éditeur des « Mémoires d’Orsini » ; puis elle donne des conférences en Angleterre, elle met des articles au Daily news. En 1857, elle prend à la tentative de Pisacane une part tellement active que le gouvernement Sarde la fait arrêter et le procureur du Roi la renvoie en Cour d’Assise. Elle est absoute. Alors elle travaille aux journaux anglais et américains et en 1859 revient en Italie offrir ses services aux ambulances garibaldiennes. En 1860, elle suit le général Garibaldi en Sicile et sur le continent. Nous la rencontrons à la suite des troupes garibaldiennes à Aspromonte, en Tyrol, à Mentana et dans les Vosges. Mais l’œuvre de cette vaillante dame ne se borne pas au journalisme militant. Nous avons d’elle des ouvrages très reinarqua-

WIC 1927

blés qui ont un grand intérêt social et historique : « La miseria in Napoli », Florence, Lo Monnier, 1877 ; « La vita ai Giuseppe Garibaldi », Milan, Treves, 1882, traduite en anglais dans une édition revue, corrigée et augmentée; « Agostino Bertani e i suoi tempi », 2 vol., Florence, Barbèra, 1878; enfin: « Giuseppe Mazzini e i suoi tempi ». La fierté de caractère de M. W.-M. ne s’est jamais démentie. Elle est restée républicaine comme feu son mari. Elle vit maintenant fort retirée à Lendinara (Polesine), où elle est adorée à cause de ses bienfaisances et de l’intérêt qu’elle prend à tout ce qui est progrès moral et materiel des classes deshéritées.

Whitney (Guillaume-Dwight), célèbre indianiste américain, professeur de sanscrit et de philologie comparée au Yale College (New Haven, Connecticut) depuis 1854, bibliothécaire de la Société orientale américaine (1855-73), secrétaire correspondant de la même société entre 1857 et 1884. Il a aussi été président de l’Association philologique américaine en 1869-70. Ce savant est né, en février 1828, à Northampton (Massachusetts) ; a étudié au collège Williams et plus tard au Yale College. Dès 1850-53, il a fréquenté les Universités de Tubingue et de Berlin sous les célèbres Roth, Lepsing et Weber. Nous avons de lui: « Text of the Atharva- Veda », 1855-56; « Index Verborum to the Atharva-Veda », 1881; « Translation, with notes, of the Surya-Siddhanba, a text-book of Hindu astronomy », 1860; « Text, Translation, Notes, etc. of Atharva-Veda-Pratiçakhya » , 1862; « Text, Translation, Notes, of the Taithriya-Pratiçaklya and its commentary »; «Sanskrit Grammar, Vedic and classical », 1879, 2rae éd. 1888 (ce livre a produit une espèce de révolution dans l’enseignement de la Grammaire sancrite) ; « Roots, Verb— forms, and Primary Dérivatives of Sanskrit », 1885; « Language and the Study of language », 1867 ;

« The life and growth of Language », International Scientific Sériés, 1875; « Oriental and linguistic studies », 2 vol., 1873-74; « Essentials of English Grammar », 1877 ; « German Grammar, Reader Dictionary », 1869; « French Grammar », 1886.

Wichert (Ernest), écrivain dramatique et romancier allemand, né, le 11 mars 1831, à Insterburg, étudia la jurisprudence à l’Université de Kônigsberg et devint (1858) juge à Prôkuls, près de Memel, aux confins russes. De 1873 à 1887, il demeura à Kœnigsberg, en qualité de conseiller judiciaire et depuis 1887 il réside à Berlin, où il a fixé sa demeure ayant été nommé conseiller judiciaire dans cette métropole. On lui doit plusieurs ouvrages dramatiques, parmi lesquels nous citons : « Unser General York », Berlin, 1858; « Licht nnd Schatten », id., 1861;

« Der Withing von Samland », id., 1860; « Der

1928 wrc

Freund des Fürsten », id., 1879; « Der Geheime Secretâr », 3me èd. 1880 ; « Peter Munk », 5rae éd. 1882; « Dido », 1884; « Gesckieden », 1888, 4me éd. ; « Die talentvolle Tochter », id., id,; « Post festum », 1888. Parmi les comédies, il nous faut signaler : « In Feindes Land » ; « Der Narr des Glücks » ; « Biegen oder Brechen » ; « Das eiserne Kreux » ; « Ein Sckritt vom Wege » ; « Die Realisten », etc. Ses plus beaux romans sont : « Ein hâsslicher Mensch », Berlin, 1868; « Die Arbeiter », Bielefeld, 1873; « Hinter den Coulisen », Berlin, 1872; « Das grüne Thor » , Iéna, 1875 ; « Heinrich von Plauen », 1881, 3 vol.; « Eine vornehme Schwester », 1883 ; « Hôhe Donner », 1883 ; « Die Braut in Trauer », 1884; « Der Sohn seines Yaters », 1885; « Der Grosse Kurfürst in Preussen », 5 vol., 1886. En dehors de beaucoup de contes et récits parus dans les journaux littéraires allemands, il a publié des recueils de nouvelles charmantes sous les titres: « Kleine Romane », 1881; « Littanische Geschichten », id. ; « Mutter und Tochter », 1886 ; « Aus dem Leben », 2 vol., 1882; « Sommergâste », 1883; « Unter einer Decke », 1883; et « Von der deutschen Nordostmark », 1885.

Wickerslieimer (Charles-Émile), homme politique français, ingénieur des Mines, né, à Strasbourg, le 22 février 1849. Élève de l’École polytechnique et de l’École des Mines, M. W. servit comme volontaire pendant la durée de la guerre contre l’Allemagne. Il alla ensuite à Carcassonne, comme ingénieur, et y devint membre du Conseil municipal. Aux élections d’octobre 1885, M. W. fut élu député de l’Aude au scrutin du 18, sur la liste radicale. Il a pris place à l’extrême gauche. M. W. est membre de la Société de géographie de Toulouse. On lui doit les ouvrages suivants : « La législation des Mines de fer », 1877 ; « La législation des mines », 1879; « Le Gisement de phosphate de chaux près de Cette », id. ; « L’Étude du baromètre », id. ; « Le terrain glacier des Pyrenées-Orientales », 1885; « Le Canal maritime de l’Océan à la Méditerranée » ; « Nouveaux procédés de formation de hambres de mines », 1884; « Voyage en Alsace-Lorraine », paru dans la Justice , id. ; «Le canal des deux mers », dans la Nouvelle Revue, 1886; « La politique coloniale », id., 1887; ces deux derniers travaux ont paru en brochures.

Wickliam (Édouard-Charles), homme de lettres anglais, né, le 7 décembre 1834, à Hammersmith, a été élevé au Winchester College et au New College d’Oxfcrd. Dès 1857 à 1873, nous le trouvons tutor au New College et depuis lors Master et Headmaster au Wellington College. Nous avons de lui : « Horace », vol. I, Clarendon press, Oxford, éd. 1874-77-87. M. W. a épousé une des filles de l’ancien ministre W. H. Gladstone.

Widraann (Joseph-Victor), poète et romancier allemand-suisse, né le 20 février 1842 de parents originaires de l’archiduché d’Autriche, à Nennowitz en Moravie, fils d’un ex-moine de l’ordre de Citeaux, qui après s’être enfui du couvent de Heiligenkreuz, près de Vienne, parvint à se réfugier en Suisse, passa sa jeunesse à Liestal dans le canton de Bâle-campagne, où son père, après s’être converti au protestantisme, exerçait les fonctions pastorales; il reçut de lui sa première éducation classique. Le pedagogium de Bâle où professait à cette éfpoque un ami de sa famille, W. Wackernagel, le compta plus tard au nombre de ses plus brillants élèves; les Universités de Heidelberg et de Iéna l’inscrivirent tour-à-tour sur leurs régistres, mais il s’y occupa moins de théologie pour laquelle il était censé officiellement se préparer que de philologie, d’histoire, de littérature. La nécessité de s’assurer un gagne-pain obligea cependant le jeune candidat de passer en 1865 l’examen d’État ; en 1866, après un voyage en Italie, il fut nommé organiste et directeur de musique à Liestal, en 1866 suffragant à Frauenfeld en Thurgovie. Un an après, M. W. renonçait au Saint-Ministère pour entrer dans la carrière pédagogique et enseigner à Berne dans un institut de jeunes filles. La réforme scolaire de 1880 mit un terme à son activité, mais la même année le Bund recherchait sa collaboration et le compte aujourd’hui encore au nombre de ses principaux rédacteurs. M. W. s’est essayé tourà-tour avec succès dans le drame, le roman, la poésie épique et lyrique. Voici d’après l’ordre chronologique la liste de ses ouvrages : « Érasme de Rotterdam », fantaisie drolatique, 1865; « Le voile enlevé », conte dramatique imité de Museus, 1865; « Iphigénie à Delphes », 1865 ; « Arnauld da Brescia », 1866 ; « Orgétorix », 1866, drames; « Bouddha », 1868 ; « Kolospêntho chromochrème ou la fontaine merveilleuse d’Is », 1873, épopées dramatiques (cette dernière publiée sous le pseudonyme de Messer Lodovico Ariosto Helvetico ) ; « Le poème pour une fête », 1873, comédie ; « Moïse et Zippora », 1884, poème idyllique; « La Mégère domptée », libretto d’opéra d’après Shakespeare, musique de H. Golz, 1875; « Bon plaisir avec l’humanité », 1876, poème idyllique ; « La reine d’Orient » ; « Oenone », 1880, drames ; « Le voyage en Italie du recteur Muslin », 1881 ; « Du tonneau des Danaïdes », choix de 12 nouvelles, 1884; « Le rédacteur »; « Comme jeune fille », deux nouvelles imitées de l’espagnol, id. ; « Promenades à travers les Alpes », 1885; « Esquisses italiennes », 1887; « La patricienne », roman, 1888.

IViede (le docteur F.) de Christiania, né en 1857, privat-Docent à la Faculté de droit et à la Faculté des lettres de l’Université de Genève. Ancien directeur de la Neue Gesellschaft

Zeitschrift für Socialwissenschaft (Zurich) et de V Ordre Social (Revue des Sciences sociales), Paris, A. Ghio. Il fit ses études de droit et de sciences sociales et politiques aux Universités de Strasbourg, de Tubingue et de Zurich, et il écrivit, déjà comme étudiant, quelques opuscules scientifiques. A l’Université de Tubingue, il reçut le grade de docteur à la suite d es examens exiges d’un ouvrage scientifique intitulé : « Les associations de construction anglaises et irlandaises et la législation qui s’y rapporte ». M. W. fit plusieurs voyages destinés à poursuivre et à élargir ses études, et il passa grand nombre d années en Allemagne, en Angleterre, en France, en Suisse, en Espagne (d’où il entreprit aussi un court voyage en Afrique), en Suède, en Norvège, en Autriche. Parmi les ouvrages qu’il publia en allemand, en français et en italien citons : « Der Militarismus », recherches philosophiques et sociales, Zurich, Verlags-Magazin, 1877; « Ueberproduction », étude d’économie politique, parue dans la Neue Gesellschaft , Zurich, 1877; « De la Surproduction », étude d’économie sociale ( Ordre Social), Paris, 1880 ; « Délia Sopraproduzione », Milan, Bignami e Cie, id. ; « Kritische Darstellung der socialwissenschaftlichen Theorieen Emil Acolla’s » (Neue Gesellschaft) , Zurich, 1878; « Exposition, critique des théories sociologiques d’Emile Accolas » (Ordre Social), Paris, A. Ghio, 1880; « Ueber das Recht auf Arbeit », un mot d’avertissement sur la paix intérieure, Berlin, R. Pohl, 1885. M. W. désire au point de vue moral et materiel un développement paisible et progressif de 1 Etat et de la Société. Bien qu’il ait nourri pendant ses années de jeunesse des théories plutôt radicales (toutefois en aucune façon révolutionnaires), il se place depuis une longue série d’années pour autant qu’il s’agit d’États monarchiques, et spécialement de l’Allemagne, de l’Autriche et de l’Italie, à un point de vue chrétien et monarchiste. En revanche, il n’est pas antisémite, comme bien d’autres partisans de sa maniéré de voir. En ce qui concerne la Fédération Suisse, M. W. se place au point de vue républicain, bien que souhaitant sous plus d’un rapport des réformes sociales étendues. Sa manière d’écrire, spécialement dans ces écrits récents, se présente comme sensiblement objective, scientifique et modérée.

Wiedemann (Charles-Alfred), célèbre orientaliste allemand, docteur en philosophie, professeur d’histoii’e ancienne et d’égyptologie à l’Université de Bonn, est né, le 18 juillet 1856, à Berlin, a fait ses études aux Gymnases de Karlsruhe et de Leipzig et ensuite aux Universités de cette ville et à Tubingue, où il se dédia aux études orientales et particulièrement à l’®gypt°l°gi© ©t à l’histoire ancienne ; il voyagea dans toutes les contrées de l’Europe centrale et séjourna quelque temps en Égypte et en

Italie pour y étudier leurs monuments et leurs antiquités. Rentré en Allemagne, il alla s’établir à Bonn comme professeur d’histoire ancienne et d’égyptologie à l’Université de cette ville. Nous lui devons: « Hieratische Teste aus den Museen zu Berlin und Paris », Leipzig, 1879 ; « Geschichte Aegyptens von Psammetich I bis auf Alexander den Grossen », id., 1880 ; « Ueber babylonische Talismane », en collaboration avec Fischer, Stuttgart, 1881 ; « Die âltesten Beziehungen zwischen Aegypten und Griechenland », Leipzig, 1883 ; « Sammlung altagyptischer Wôrter welche von classischen Autoren umschrieben oder übersetz worden sind », Leipzig, 1883; « Handbuch der alten Geschichte von Pertes », Gotha, 1884, supplément 1888. Une foule d’études égyptologiques et d’histoire ancienne ont ete publiées dans les principales revues spéciales allemandes, françaises et anglaises parmi lesquelles nous signalons: Zeitschr. für Egypt. Spràche, Wiedmann’s Annalen, Rhein. Mus., Revue égyptologique, Le Mucéon, Proc, of the Soc. of. Bibl. Arch.

Wiedemann (Ernest-Eilhard), physicien allemand, docteur en philosophie, professeur de physique à l’Université d’Erlangen, rédacteur des Beiblatter zu den Annalen d. PhysiJc und Chemie , collaborateur du Ladenburg' s Ilandwürterbuch d. Chemie, né, le 1« août 1852, à Berlin, prit ses grades en 1872, et fut habilité à l’enseignement de la physique en 1875. Il a été jusqu’à 1886 professeur extraordinaire à l’Université de Leipzig et, de cette année jusqu’à 1887, professeur à l’ecole technique supérieure de Darmstadt. Il est professeur à Erlangen depuis l’automne de 1887. Ses nombreux essais et études de physique et chimie ont été publiés dans plusieurs journaux spéciaux allemands, anglais, italiens et français, parmi lesquels nous citerons : Journal f. pralct. Chem., Poggendorf s Ann., Wiedemann' s Ann., Phil. Magazine , Nuova Antologia , L astronomie, Deutsche Revue, Bericht. der k. Sachs. Ges. d. Win. etc., etc.

Wiedemann (Gustave-Henri), physicien allemand, docteur en philosophie et en medécine, conseiller intime de la cour, professeur ordinaire de physique à l’Université de Leipzig, né, le octobre 1826, à Berlin, a fait ses études à Cologne et Berlin. En 1851, il devint privât— Docent à l’Université de Berlin, et en 1854 professeur ordinaire de physique à l’Université de Bâle. En 1863, il fut nommé professeur de la meme Faculté au Polytechnique de Brunswick et en 1866 il fit passage à celui de Karlsruhe, où il enseigna jusqu’à 1871, lorsqu’il fut appelé à l’Université de Leipzig, où il se trouve toujours. On lui doit: « Die Lehre vom Galvanismus und Elektromagnetismus », 2 vol., Brunswick, 1861-63, 3™ éd. parue sous le titre :

« Die Lehre von Elektricitât », 2 vol., 1882-85;

« bieues Zersetzungsproduct des Harnstoffs »,

Poggendoff's Ann., 1849 ; « Elektrisches Verhalten kristallisirter Kôrper », id., id.; « Dreliung der Polarisationsebene des Lichtes durch den galvanischen Strorn », id., 1851; « Bewegung von Flüssiken in Kreisee der geschlossenen galv. Saule », id., 1855-56 ; « Fortpflanzung der Wàrme in den Metallen », id., 1855; « Ueber den Magnetismus der Stahlstàbe », id., 1857 ; « Beziehungen zwiscben Magnetismus, Wàrme und Torsion », id., 1859; « Ueber die Biegung », id., id.; « Leitungsfàhigkeit einiger Legierungen fûr Wàrme und Elektricitàt », id., id.; € Magnet- Untersucbungen », id., 1862-86; « Ueber die von Dub aufgestellten Gesetze der Elektromagnete », id., 1862; « Einfluss der Temperaturverânderungen auf den Magnetismus des Eisens und Stable », id., 1864; « Magnetismus der Salze der magnetischen Metalle », id., 1865 ; < Inductionstrome bei Tordiren von Eisendràbten, durch welche ein galv. Strom geleitet wird », id., 1866; « Magnetismus der chem. Yerbindungen », id., 1868; « Bemerkungen zu einigen Abhandlungen aus dem Gebiete des Magnetismus und Galvanismus », id., 1876 ; « Ueber die Gesetze des Durchganges der Elektricitàt durch Gase », id., 1876 ; « Ueber die Dissociation der gelôsten Eisenoxydsalze », id., 1878; « Ueber die Elekrolyse der essigsauren Kupferocides und des sog. allotrop. Kupfers », id., 1879; « Ueber die Torsion », 2 dissert., id., id. ; « Ueber die Bestimmung des Ohm », dissert, à l’Académie de Berlin, 1885. Depuis 1877, il continue la publicatiou des Annales de physique et chimie de Poggendorff.

Wiederslieim (Robert-Ernest-Edouard), écrivain et médecin allemand, professeur d’anatomie et d’anatomie comparée à l’Université de Fribourg (Brisgau), est né, le 27 avril 1848, à Mürtnigen ( Würtemberg ), a fait ses études dans le gymnase de sa ville natale et aux Universités de Tubingue, Wurzbourg et Fribourg (Brisgau) , se dédiant particulièrement à la médecine et aux sciences naturelles ; il a été Prorector à l’Institut anatomique de Wurzbourg de 1873 à 1876, ensuite professeur extraordinaire à Fribourg où, en 1883, il devint professeur ordinaire. En dehors d’environ quarante articles en matière médicale, anatomique et histologique, épars dans VArch. f. Anthrop., dans la Zeitschr. f. wiss. Zool., dans VArch. f. • mikr. Anat ., dans VAnat. Anzeiger et dans plusieurs revues allemandes, il a publié : « Salamandrina perspicillata und Geotriton fuscus ; Versuch einer vergl. Anatomie der Salamandrinen », Genua, 1875; « Das Kopfskelet der Urodelen », Leipzig, 1877 ; « Die Anatomie der Gymnopkronen », Iéua, 1879; « Marphologische Studien », id., 1880; « Lehrbuch der vei'gleichenden Anatomie der Wirbelthiere », id., 1882, 2m© édit. 1886, ouvrage traduit en langue française; « Grundriss der vergleichenden Anatomie

der Wirbelthiere », id., 1884, id. 1888, ouvrage traduit en russe en 1885 et en anglais en 1886; « Der Bau des Menschen, als Zeugniss fur seine Vergangenheit », Fribourg, 1887.

Wieseler (Frédéric), archéologue allemand, docteur en philosophie, professeur ordinaire de philologie et d’archéologie classique à l’Université George-Auguste, directeur du Séminaire archéologique et des collections numismatiques, membre ordinaire de la Société royale des sciences à Gœttingue, est né, le 19 octobre 1811, à Altenzell (Hannovre) et a publié de nombreux travaux, parmi lesquels nous nous bornons à citer : « Tonjectanea in Aeschyli Euménides », Gœttingue, 1839; « Adversaria in Aesch. Prometheum vinctum et in Aristophanis Aves », id., 1843 ; « Die Ara Casali », id., 1844; « Die Delpkiscke Athéna », id., 1845; « Ueber die Thymele des Griech. Theaters », id., 1846; « Das Satyrspiel nach Massgabe eines Vasenbildes », id., 1848; « Das Tkeater des Throponios », id., id. ; « Theatergebàude und Denkmàler des Bühnenwesens », id. , 1851 ; « Die Nymphe Echo », id., 2me éd. 1854; « Narkissos », id., 1854; < Phaeton », id., 1857; « Gôttingsche Antiken », id. , 1858; « Die Sammlungen des archâologisch-numismatischen Institut der Georg-August Universitât », id., id., 1859 ; < Der Apollo Stroganoff und der Apollo vom Belvedere », Leipzig, 1861 ; « Ueber das Diptychen Quirinianum bei Brescia », Gœttingue, 1868 ; « Der Hildesheimer Silberfund », Bonn, id. ; « Ueber den Delphischen Dreifuss », id., 1871 ; « Archâolog. Bericht über eine Reise nach Griechenland », 1874; « Ueber ein Votivrelief aus den Megara », id., 1875 ; « Scenische und kritische Bemerkungen zur Euripides Kykloés », id., 1881; « Ueber einige • beachtenswerthe geschnittene Steine des vierten Jahrhundert nach. Chr. », id., 1883-1885; Il a fourni en outre plusieurs articles dô la plus haute importance à la Zeitschr. f. Alterthumwiss. au Pliïlologus, aux Jahrb.f. class. Philol., aux Annali di ist. di corrisp. arch., et à tant d’autres revues et journaux spéciaux. Il a collaboré au DresseVs Clementinorum Epitorn. duae (Leipzig, 1859), à la Ersch und GrubePs AU gemein et à la Pauby's Real-EncyJclopctdie.

Wieser (Fançois), économiste autrichien, professeur d’économie politique à l’Université de Prague, est né, à Vienne, le 10 juillet 1851, a fait ses études dans sa ville natale et a publié : « Ueber den Ursprung und die Haupgesetze des wirtkschaftlichen Werthes », Vienne, 1884; « Der natürliche Werth », id. 1889.

Wilbrandt (Adolphe), poète et écrivain allemand, né, le 25 août 1837, à Rostock (Mecklembourg), fit ses premières études au gymnase de sa ville natale, étudia la philosophie et l’histoire aux Universités de Rostock, Berlin et Munich (Bavière). Après avoir terminé les cours uui-

versitaires, il se dédia complètement à la littérature et devint d’abord rédacteur de la Süddeutsche Zeitung. Ayant abandonné bientôt cette place, il entreprit de longs voyages en France, en Italie, et en Autriche, séjournant à Paris, Rome, Berlin, Vienne et Munich. Ce fut dans cette ville qu’il commença sa carrière littéraire et d’où en 1871 il se rendit à Vienne pour y épouser plus tard (1873) la célèbre artiste Augusta Baudius. De 1881 à 1887, il a été directeur du Hofburgtheater à Vienne, et depuis 1888 il vit à Rostock cultivant toujours les études littéraires et plus particulièrement le drame. .Nous lui devons : « Heinrich von Kleist », Nordlingen, 1863; « Geister und Menschen », id., 1865; « Unerreichbar », comédie, 1870; « Der Graf von Hammerstein », drame, id. ; « Die Vermàhlten », comédie, 1872; « Jugendliebe », id., id. ; « Arria und Messalina », tragédie, 1873; « Gracchus », tragédie qui lui valut le prix Grillparzer ; « Der Kampf ums Dasein », comédie, 1874 ; « Robert Kerr », tragédie, 1880;. « Assunta Leoni », comédie, 1883 ; « Die Tochter des ïïerrn Fabricius », id., 1884 ; « Gedichte », 1874; « Novellen »; « Neue Novellen »; « Ein neues Novellenbuch »; « Meister Amor », roman ; « Novellen aus der Heimat » ; « Der Verwalter »; « Die Verschollenen »; « Der Wille zum Leben », etc. Son drame « Natalie » eut à Berlin un bon succès et en novembre 1878 il reçut de l’Empereur Guillaume le prix Schiller de 3000 marcs.

Wilder (Victor), auteur dramatique et musicologue belge, né, à Gand, en 1835, mais fixé depuis longtemps à Paris, où il a conquis une situation des plus en vue, M. W. a écrit ou arrangé de nombreux livrets ; « L’oie du Caire », opéra-bouffe en 2 actes, 1867 ; « Le barbier de Séville », opéra-comique en 4 actes, 1868; « La croisade des dames », id., en un acte, id. ; « Une folie à Rome », opéra-bouffe en 3 actes, 1869 ; « La fête de Piedigrotta », opéra-comique, id., 1870; « Sylvana », drame lyrique en 4 actes (avec M. Eug. Mestepès), 1872 ; « Judas Machabée », oratorio en 3 actes, 1874 ; « Le paradis et la péri », poème en 3 parties, id. ; « La tzigane », opéra-comique en 3 actes (avec M. Delacour), 1877; « Fatinitza », id., id., (id.), 1879. Mais il doit davantage sa haute réputation à deux livres remarquables :

« Mozart, l’homme et l’artiste », Paris, 1880, 2me éd. 1881 ; « Beethoven, sa vie et son œuvre », id., 1883 ; et surtout aux très artistiques traductions qu’il a données de < Tristan et Yseult », de « Lohengrin », des « Maîtres chanteurs », de « La Valkyrie », de « Siegfried », de « L’or du Rhin », du « Crépuscule des dieux », et qui ont permis la représentation de ces chefs-d’œuvre de Wagner sur les scènes belges et françaises. M. W. est le critique musical du Gil-Blas, et le gouvernement fran-

çais l’a nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Wilhelm (Charles-Adolphe), botaniste morave, docteur en philosophie, professeur de botanique générale et de sylviculture à l’école supérieure d’agriculture à Vienne, né, en 1848, à Brumm (Moravie) ; fit ses études aux Académies d’Altembourg (Hongrie) et Hohenheim (Wurtemberg), et en 1870 il devint assistant à la chaire d’agriculture, à l’école supérieure d’agriculture à Vienne. En 1874, il fit passage à l’Université de Strasbourg (Alsace), pour y continuer ses études scientifiques et en 1876 il fut nommé assistant de l’Institut de sylviculture à Munich et en 1881 ayant fait retour à Vienne, il y prit son habilitation à l’enseignement. Nous lui devons : « Beitrâge zur Kenntniss der Pilzgattung aspergillus », Berlin, 1877; « Beitrâge zur Kenntniss des Siebrôhrenapparates dicotyler Pflanzen », Leipzig, 1880; « Die Verdoppelung des Jahressings », Vienne, 1883, Osterr. Forstzeit; « Zur Kenntniss einiger beachtenswerther nordamerikanischer Holzarten », id., id. ; « Ueber eine Eigenthümlichkeit der Spaltôffnungen bei coniferen », Berlin, 1883, Berich. d. d. bot. Ger. ; « Die Baume und Strâucker des Waldes », en collaboration avec Gustav Hempel professeur de Sylviculture à Vienne, ouvrage qui paraît à Vienne depuis le mois de mai 1889 et qui se compose de 20 livraisons avec 60 planches coloriées. Plusieurs articles de M. W. ont paru dans la Bot. Zeitung, dans le Biol. Centralbl., dans le Centralbl. f. d. ges. Forstwes. et plus particulièrement dans la Oztern Forst. Zeit.

Wilke (Hermann von), homme de lettres allemand, né, à Berlin, en 1827, ancien conseiller de législation au Ministère des affaires étrangères de Berlin et à l’Ambassade de Londres, retraité depuis 1880, collaborateur de différentes revues et gazettes, a publié une série de contes sous le pseudonyme de E. Chabot.

Will (Louis), zoologiste allemand, docteur en philosophie, professeur libre de zoologie à l’Université de Rostock, est né, à Wismar (Mecklenbourg), le 17 janvier 1861, a étudié les sciences naturelles aux universités de Leipzig et Würzbourg, a été assistant à l’Institut Zoologique de Rostock, a pris son habilitation à l’enseignement en 1888 et depuis cette année il enseigne la zoologie à l’Université de Rostock. Parmi ses ouvrages, nous citerons : « Zur Bildung des Eies und des Blastoderms bei den Viviparen Aphiden » (Arb. Zool. Zoot. Instit. Würzb .), 1883 ;

« Ueber die Entstehung des Dotters und der Epithelzellen bei den Amphibien und Insecten », (Zool. Anz.), 1884; « Bildungsgeschichte und morphologischer Werth des Eies von Nepa cinerea und Notonecta glauca » (Zeit. f. wiss. Zool.), 1885 ; « Entwicklungsgeschichte der Viviparen Aphiden » (Zool. Jahrb.), 1888, etc. etc.

Wille (Jacob), philosophe bavarois, docteur en philosophie, né, le 6 mai 1853, à Frankem thaï, dans le Palatinat bavarois, étudia la philologie classique, le droit et l’histoire aux universités de Heidelberg, Bonn, Leipzig et Munich (Bavière), fut employé en 1871 à la bibliothèque de l’Université de Heidelberg; passa deux ans plus tard aux Archives de Karlsruhe, comme apprenti, et depuis 1882 il est bibliothécaire à la Bibliothèque universitaire de Heidelberg. En dehors de plusieurs études historiques parues dans la Zeitschr. für die Geschichte der Oberrheins, dans les Würtemb. Vierteljahrsch ., dans les Forsch. zur Deutsch. Geschichte , dans la Zeitschr. für Kischengesch. et dans YAllgem. deutsche Biographie , il a publié: « Stadt und Festung Frankenthal wàhrend des dreissigjâhrigen Kriegs », Heidelberg, 1877; « Philipp der Grossmüthige von Hessen und die Restitution Ulrichs von Wirtemberg », Tubingue, 1882; « Regesten der Pfalzgrafen bei Rhein », Innsbruck, 1887-90.

Willems (Alphonse), érudit belge, né, à Saint-Josse-ten-Noode, le 21 février 1839. Docteur en philosophie et lettres, professeur à l’Université de Bruxelles, M. W. a écrit une

« Etude sur le poème Van den vos Reinaerde », Gand, 1857 ; il a donné une édition nouvelle du célèbre pamphlet de Marnix de Sainte-Aldegonde: « De Byenkorf der Heilige Roomsche Kerke », Bruxelles, 1858; il a traduit du hollandais le « Rembrandt » de P. Scheltema et le « Frans Hais » de C. Vossmaer; il a fait paraître un important ouvrage intitulé : « Les Elzévier, histoire et annales typographiques », Bruxelles, 1880; il a publié des « Notes et corrections sur VHippolyte d’Euripide », id., 1883. Citons encore de lui des articles dans le Messager des sciences historiques , la Revue trimestrielle, V Indépendance belge, etc.

Willems (François), poète et publiciste belge, de langue néerlandaise, né, à Oolen, le 20 mars 1839 ; il est actuellement inspecteur de l’enseignement primaire pour le canton de Malines et membre de l’Académie royale flamande. On lui doit: « Hermann et Dorothée », traduction néerlandaise du poème de Goethe, Anvers, 18G4, 2e éd. 1868; d’autres 'traductions encore; des poésies destinées à la jeunesse des écoles; des manuels classiques; un poème sur le Christ: « De Heiland », id., 1870; une cantate couronnée en 1871 : « Zegetocht der dood op het slagveld », etc. M. W. a collaboré à une foule de revues et de journaux flamands.

Willems (Pierre-Gaspard-Hubert), éminent érudit belge, né, à Maestricht, le 6 janvier 1840. M. W. est professeur à l’Université de Louvain , membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l’Académie flamande, et d’un grand nombre d’autres sociétés savantes, belges et

"WIM

étrangères. Nous avons de lui : « Les antiquités romaines envisagées au point de vue des institutions politiques », Louvain, 1870; « Le droit public romain depuis la fondation de Rome jusqu’à Justinien », id., id., 6e éd. 1889; « Le Sénat de la République romaine », id., 1878-84, ouvrage capital qui a valu à l’auteur le prix quinquennal des sciences historiques institué par 'le gouvernement belge. Il faut citer encore à son actif des brochures et de3 préfaces (en français et en flamand), et une collaboration très étendue aux publications des corpç savants dont il a fait partie, au Toekomst , à la Reviie catholique, au Muséon, à la Revue de l'instruction publique en Belgique, à la Revue belge et étrangère, à la Revue des lettres chrétiennes, au Berliner philologische Wochenschrift, etc.

ilson (James— Grant), général et écrivain américain, né, à Edimbourg, le 28 avril 1832, étudia au Gollege Hill près de Poughkeepsie (Etat de New-York), entra aux affaires qu’il quitta bientôt pour fonder à Chicago en 1855 le premier journal littéraire issu dans le N.-O. américain. En 1862 il s’enrôla dans la cavalerie, prit part aux campagnes contre les Séparatistes et, aussitôt la paix conclue, se démit de son grade de , brigadier général pour reprendre la plume. Nous avons de lui: « Biographical Sketches of Illinois Officers », 1862; « Love in Letters », New-York, 1867; « Life of Gen. U. S. Grant », 1868; « Life and Letters of Fitz- Greene Halleck », 1869; « Sketches of Illustrious Soldiers », 1874; « Poets and Poetry of Scotland », 1876; « Centennial history of the Diocese of New- York 1785-1885 », New- York, 1886; « Bryant and his Friends », 1886; « Appletons Cyclopædia of American Biography », 1886-89, avec M. John Fiske; « Commodore , IsaacHull and the fregate Constitution », 1889.

Wimmer (Louis-François- Adalbert), philologue danois, professeur des langues Scandinaves à 1 Université de Copenhague, membre de l’Academie danoise des sciences, naquit, le 7 février 1839, à Ringkjobing (Jutland), se dédia à l’étude des langues en cultivant le sanscrit, puis les langues Scandinaves et teutoniques. Il entreprit de longs voyages, entre autres en 1871, en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Ce fut lui qui convoqua le premier Congrès philologique Scandinave, assemblé, en 1876, à Copenhague. M. W. prit ses grades en 1868, fut nommé professeur d’Université en 1876 et a publiée une foule d’ouvrages très estimables, parmi lesquels nous nous bornerons à citer les plus importants: « Études relatives à l’histoire de la langue danoise », Copenhague, 1865; « L’origine et le développement de l’écriture runique », id., 1874; « Grammaire de l’ancien Norrain », id., 1870, 3me éd. 1882; cette grammaire a été publié en allemand, Halle, 1871; en suédois

Page 1