ZAM
nalis episcopi Varmiensis (1B07-1579) Epistolæ », 2 vol. publiés en collaboration avec M. F. Hipler, id., 1879-88.
Zalla (Ange), historien italien, né, le 21 février 1844, à San Donà di Piave, licencié de l’Ecole normale supérieure de Pise en 1871; après avoir été professeur d’histoire aux lycées de Monteleone (Calabre) et de Sondrio, il est actuellement professeur ordinaire dans le R. Institut Supérieur de Magistère des jeunes filles à Florence. Nous avons de lui : « Il Medio Evo in Italia », Milan, Brigola, 1877 ; « Studii storici », Florence, imp. coopérative, 1890; « Cesare Parrini e i suoi scritti », id., Bencini, 1885; « Storia di Roma antica », en collaboration avec le prof. Parrini, id., Paggi, 1884 ; « Storia del Medio Evo », id., id., id. ; « Storia moderna », id., id., 1886 ; « Quadri storici, cronologici », id., id., 1884; « Compendio di storia romana e greca », id., R. Bemporad e f., 1890.
Zambaldi (Émile), avocat et publiciste italien, né, à Venise, le 22 novembre 1838. Pendant qu’il étudiait à l’Université de Padoue (1859), il émigra pour s’enrôler. Après la guerre, il acheva son droit à Pavie et s’inscrivit au barreau de Milan. Depuis 1871, il collabora à la Perseveranza par des articles de matière légale très appréciés, notamment ceux sur le jury, sur la réforme judiciaire, sur le Code pénal, sur les avocats députés, etc. Il insère au même journal des critiques d’art dramatique.
Zamboni (Philippe), poète et patriote italien, professeur à l’Académie de commerce à Vienne, né, vers l’année 1830, à Trieste, où son père Antoine était consul du Saint-Siège. Il faisait son droit à Rome, lorsque la révolution de 1848 éclata. Il prit part aux campagnes de la Vénétie, se distinguant parmi les légionnaires romains, et au siège de Rome en 1849, comme capitaine dans le bataillon des étudiants ; il sauva des mains des Français le drapeau national qu’il emporta avec lui dans l’exil et qu’il rendit solennellement à la ville de Rome en 1871. Après la chute de Rome, il visita les côtes de l’Afrique septentrionale et de l’Asie-Mineure, en continuant par sa parole et par ses écrits son oeuvre patriotique. Vienne enfin l’accueillit. Son œuvre littéraire est considérable ; l’érudition historique y est pénétrée d’un souffle poétique et patriotique. Parmi ses poèmes, on doit signaler : « La lega Lombarda » ; « Roma nel mille » et « I Flavii », loués par Hammerling et écrits dans un style grandiose ; un livre de haute érudition historique : « Gli Ezzellini, Dante e gli Schiavi », riche en détails nouveaux ; des écrits sur l’art, des discours, des poésies éparses. Dans ces dernières années, M. Z. a eu la chance de faire une curieuse découverte, qui lui a créé une grande popularité, en Allemagne surtout. Le premier, au moyen d’un binocle, il a vu dans les taches de la lune,
la tête de deux amoureux qui s’embrassent; la photographie, la gravure, la poésie se sont emparée de cette découverte. M. Flammarion en a fait mention, avec finesse, dans son Dictionnaire astronomique de l’année 1888 ; M. De Gubernatis lui a adressé l’ode intitulée : « Il bacio nella luna ».
Zamflresco (Duilius), écrivain roumain, attaché au Ministère des affaires étrangères de Roumanie, né, le 30 octobre 1858, à Plaginesti, district de Rômnic Sarat. Il a fait ses premières études dans son pays, à Focshani, district de Putna (Roumanie). M. Z. possède des études universitaires littéraires et juridiques. Nous avons de lui : « Farâ Titlu (sans titre) », recueil de poèmes et nouvelles, dans lequel se trouve la poésie « Levante et Kalayoyta », traduite en français et en grec; « In Fata Victu (En face de la vie) », roman, et « Novele ». Collaborateur de l’importante revue Convorbiri literare , il y a publié une série de nouvelles roumaines, qui l’ont, surtout, fait apprécier par le public roumain, et dont plusieurs ont été traduites en français.
Zamislowsky (George), historien russe, professeur d’histoire russe à l’Université de St.-Pétersbourg et à l’Institut historique et philologique, membre de plusieurs sociétés archéographiques. Cet historien, est né, à Grodno, en 1841. 11 reçut son éducation élémentaire à St.-Pétersbourg dans le 2me gymnase. En 1861, il acheva ses études à l’Université de St.- Pétersbourg comme candidat des sciences historiques et philologiques. En 1871, il fut nommé magistre et en 1884 docteur de l’histoire russe. Ses principales œuvres sont: « Le règne du tzar Théodore Alexéevitsch » ; * Guerberstein et ses renseignements historiques et géographiques sur la Russie »; « Un Atlas » (élémentaire), sur la géographie historique de la Russie suivi d’un texte explicatif. La troisième édition de cet ouvrage a eu lieu en 1887. Chargé par la Société archéographique, il a publié trois volumes des « Chroniques » de cette société (le V, VI et le VII) ; ainsi que les récits de Massa et de Guerkmann sur l’époque des émeutes en Russie. En outre, il a publié dans le Journal de Vinstruction publique des articles et des recherches historiques.
Zamora Albadalejo (Édouard de), poète espagnol, membre de plusieurs académies littéraires espagnoles afeaîÉrangères, né, à Madrid, le 3 novembre 1865. Il a étudié à l’Académie militaire, mais il quitta bientôt le service pour se consacrer au journalisme et a dirigé ou rédige une quantité de petits journaux castillans. Nous avons de lui: « La armonia », poème, Madrid, 1884; « Maldicion », légende tragique en vers, id., 1886; « Myrtos », volume de vers, id., 1888; « Las minas del diablo », 1889; sous presse: « Mis primeros versos »;
« Lagrimas »; « La Cadena de plata », poème; « Retazos », collection d’articles; en préparation : « El romancero de Madrid » ; « La muerta », nouvelle; « Culpable y martire », drame.
Zampini (Fanny, née Salazaro), fille de l’écrivain italien et critique d’art Démétrius S., mort en 1883, est née, à Bruxelles, le 11 mai 1853. Très versée dans la langue anglaise, qui était d’ailleurs sa langue maternelle, elle a traduit quelques romans anglais et puisé dans la littérature anglaise un goût prononcé pour les études qui regardent les intérêts et les droits des femmes. Son premier ouvrage: « Povera Lina », fut une nouvelle fantastique publiée au Corriere del Mattino en 1878. Suivirent : « Ombre e luce »; « Illusione e realtà »; la comédie « Cuor di donna », et enfin les ouvrages qui suivent mis en ordre de date : « Fra l’ideale e il reale », nouvelle, G. Rondinella, Naples, 1879; « Costumi popolari napoletani » ( Guida Bronner ), 1880-82; « Economia domestica », traduit de l’anglais, Naples, 1880; « Gli Ogilvie », roman, trad. de l’anglais, id., Morano, 1881 ; « Briciole del 1881 », Naples; « Giulietta e Romeo, pensieri ed osservazioni di Sidney Philips », id., Morano, 1882; « Consigli per l’educazione de’bambini », de l’anglais, Salerne, 1885; « Dell’insegnamento, dei suoi fini e dei suoi mezzi, del prof. Enrico Calderwood », dans le Bollettino del Ministero délia pubblica istruzione ; sous presse : « Guida d’igiene fisica e morale per le fanciulle italiane », Milan, Trevisini. Mrae Z. a fondé la Rassegna degli inter es si femminili, qui a remporté le diplôme de Médaille d’or à l’Exposition Béatrice. Depuis bientôt deux ans, M. Zampini-Salazaro vit dans la retraite à Naples.
Zauardelli (Titus), publiciste et philologue italien, fixé depuis plusieurs années à Bruxelles. Il a pris autrefois une part considérable au mouvement socialiste, et nous connaissons de lui une brochure, publiée à Paris dans la langue maternelle de l’auteur, sur la situation des ouvriers ses compatriotes. A Bruxelles, M. Z., après avoir travaillé comme simple typographe ou plutôt comme apprenti-typographe dans les ateliers de MM. Lebègue et Cie, est devenu professeur d’italien aux cours institués par l’administration communale de la capitale; et il a déjà amplement payé à la Belgique, par de savants travaux, l’hospitalité qu’il y reçoit. Nous citerons de lui: « Recueil de thèmes italiens», Bruxelles, 1886; « Traité comparé de prononciation italienne », id., 1887; « Echi di lontane armonie liriche italiane », id., id. ; « Une préface sur l’importance de l’étude des patois », écrite en 1888 pour la « Monographie des patois du Luxembourg méridional », de M. P.-L.-V. Dubois; une très curieuse et très importante étude sur « L’étrusque, l’ombrien et l’osque dans quelques-uns de leurs rapports intimes avec
l’italien », donnée en 1890 à une des Sociétés savantes de Bruxelles, et publiée bientôt après en brochure, etc. Actuellement M. Z. travaille à un grand ouvrage sur la langue wallonne et ses dialectes, conçu d’après les indications les plus récentes de la science moderne.
Zander (Richard), médecin allemand, professeur libre d’anatomie comparée et d’embryologie à l’Université de Kônigsberg, né, en 1855, à Kônigsberg, étudia la médecine dans sa ville natale et devint assistant d’anatomie pathologique à Halle; il a été ensuite assistant d’anatomie à Kônigsberg, ou depuis 1884 il enseigne aussi l’anatomie à l’école des Artistes. Il a publié plusieurs dissertations, mémoires et études, parmi lesquelles nous citerons: « Die Folgen der Vagusdurchschweidung bei Vôgeln » ( Pfluger's Arch .), 1879; « Fibrorn des Herzens » (Firchow’s Arch.), 1880; « Morbus Brightii und Herzhypertrophie » {Zeitsch. f. Klin. Med.), 1882; « Die Frühesten Stadien der Nagelentwicklung » {Arch. f. Anat. u. Phys.), 1884; « Untersuchungen über den Verhornungsprocess » (id.), 1886; « Die Knochenmaceration mittelst Kabilauge » {Anat. Anzeig.), 1886; « Ueber das Gefieder des afrikanischen Strausses » {Schrif. d. phys. okonom. Ges. zu Künigsb.), 1888, etc., etc.
Zaniboni (Pierre), homme de lettres italien, directeur de l’Ecole Normale Supérieure de Padoue, est né, à Foscolano (prov. de Brescia), en 1837; il entra très-jeune dans l’enseignement et publia les ouvrages suivants: « Scapolo », roman; « Nicola Sole », monographie; « Miracoli d’amore », nouvelles; « Lezioni di storia letteraria ad uso delle scuole ». Nous avons encore de lui des articles de critique littéraire sur les écrivains italiens Guerzoni, Fanfani, Fogazzaro, etc.
Zanuoui (Jean), homme de lettres italien, né, a Brindes, le 11 mars 1866, professeur de lettres au gymnase supérieur JE. Q. Visconti de Rome depuis 1887, fit ses études de gymnase et de lycée à Florence et à Livourne et les universitaires à Rome où il fut licencié ès-lettres pour sa thèse: « I precursori di Merlin Coccai », Citta di (Jastello, Lapi, 1888. Tout jeune encore, M. Z. avait composé un roman : « Il Re dei libertini », qu’il commença à publier au rez-de-chaussée d’un journal florentin, et écrivit des Odes barbares, dont quelques unes ont été publiées dans VOndina de Livourne, mais il en inséra d’autres dans le Pungolo délia Domenica , ensuite il publia des contes et nouvelles dans ce même journal, et à VOpinione letteraria et au Preludio. Il s’adonna bientôt à la critique littéraire, en insérant des essais aux journaux cités et surtout à la Domenica letteraria et dans le Fracassa, dont il a été successivement correspondant et rédacteur. Ses études achevées, M. le prof. Z. a publié et publie d’intéressants mémoires au Giornale storico délia letteratura , au
ZAR
Propuç/natore et aux Àtti délia R. Accademia dei Lincei, et collabore avec assiduité à la Cultura de M. R. Bonglii. Nommé à la chaire qu’il occupe maintenant à Rome, après avoir refusé une chaire de lycée en province, gagnée par concours, M. le prof. Z. a publié, en collaboration avec M. le prof. C. Antona-Traversi, cité dans ce « Dictionnaire », un commentaire au « Canzoniere » de Pétrarque, Milan, Carrara édit., avec illustrations.
Zauolli (le rév. Dominique), écrivain italien, né, en 1810, dans le Trentin, auteur de plusieurs essais en prose et en vers dans le dialecte de la contrée. Citons: « L’Ofifizi de Donna Checca serva del dom Bastiani et el romit de San Martin », Padoue, 1856; « El légat dei bisi », nouvelle; « La donna lora », id., id. ; son œuvre capitale est: « I sette peccati capitali e la gabbia dei matti », poème en 1200 octaves.
Zanon (Jean-Antoine), ingénieur naval et professeur d’architecture navale et de machines à vapeur à l’Institut Technique de Vérone, né, à Venise, le 25 mars 1845, a étudié à l’école navale de la ville et a publié plusieurs mémoires très intéressants à la Rivista Marittima, à la Scienza ltaliana et aux Actes de V Accademia Roinana di S. Tommaso dYAguino. Nous donnons les titres des mémoires en question : « Sulle linee d’acqua a forma d’onda », 1871; « Accordo del centro velare coll’impoppamento délia nave », 1873; « Critica delle linee di corrente; resistenza dell’ acqua aile caréné ( Appendice alla teoria delle linee d’acqua russelliane) », 1874; « Modo di descrivere una linea d’acqua di data equazione in una caréna di data capacità », 1878; « L’Arsenale e il Porto di Venezia », 1875; « Questioni idrauliche e storiche sul Porto e sull’Estuario di Venezia », 1877;
« Sulle ipotesi moderne délia fîsica e sulla vera natura dei corpi », 1879; « La Spettroscopia e le sue conseguenze », 1880; « Elettricità e moti interni dei corpi », 1881 ; « Principii di fisica secondo la dottrina dell’ilemorfismo moderno », 1885-1887; « La moderna teorica dei gas e le classiche nozioni che la precedettero », 1885;
« La cinetica combattuta e vinta da G. A. Hirn », 1887 ; « L’industria navale », en collab. avec le prof. Albert Errera, Venise, Naratovicb, 1871, Milan, Brigola; « Le ipotesi fisiche analizzate », Venise, Eondelli, 1885; « Governo delle caldaie e delle macchine a vapore », id., id., 2e éd.
Zar (Marc), homme de lettres italien et slave, né, à Castelnuovo di Cattaro (Dalmatie), au mois d’août de 1859. Très jeune (1877), il publia dans le Slovinaz de Raguse des articles qui faisaient connaître les hommes de lettres italiens à ses lecteurs serbes. C’est aussi dans ce journal qu'il publia en serbe une traduction ! de la « Dame aux Camélias ». Il a traduit aussi: I
ZAR 1949
« I Sepolcri » de Eoscolo ; les « Pagine sparse » de De Amicis »; « L’Ode alla Regina », et celle « A Giuseppe Garibaldi » de Carducci. En même temps, il insérait à VAnnuario Dalmatico et aux Scintille de Zara, ainsi qu’au Carrière di Roma et au Fanjulla délia Domenica, des articles concernant la littérature slave. Il est collaborateur du journal politique jugo-slave Srpski List et de plusieurs autres journaux en langue serbe. Enfin, en librairie, nous avons : « Pour les jours de pluie (La Kisljive Dneve) », poésies, 1883.
Zarbarini (Grégoire), écrivain dalmate, professeur de littérature italienne et serbo-croate à l’Ecole Royale Supérieure de Spalato (Dalmatiej, né, le 9 mai 1842, à Cattaro, étudia aux Gymnases de Raguse et de Spalato, suivit la faculté théologique à Zara (1863-66), et aussitôt ordonné prêtre, eut charge d’âmes à Porto Rose (1866-67), et fut nommé vicaire à San Triphon de Cattaro (1868-72). En même temps, l’abbé Z. enseignait l’italien, la géographie, la comptabilité, la physique, etc. En 1872-73, il fréquenta l’Université de Vienne et en 1874 il fut nommé à la chaire qu’il occupe maintenant à Spalato. Nous avons de lui: « L’Esposizione universale 1873 pel XX aprile », Spalato, A. Zannoni, 1875; « Salona », id., id., 1885; « Salona e l’Esposizione 1873 », 2e éd., id., id., id., 1885; « Versi Dalmatici (e Salona III edizione) », id., id., id., 1886; « Ricordi Guerini », id., id., id., 1887; « Il II Centenario di Trani », id., id., id., id. ; « Il Centenario di Castelnovo », Zara, Artale, 1887; « La Diocleide di G. Ciobaraich, poemetto polimetro dal latino », id., id., id., 1887; « Officium propr. S. Triphonis M. gregorianis modis aptatum », Spalato, A. Zannoni, 1887; « Paralipomeni del Centenario di Castelnuovo », Zara, id., id., 1887.
Zardo (Antoine), poète élégant italien, professeur de belles-lettres à l’Institut Royal Supérieur de Magistère pour les jeunes femmes de Florence, né, en 1850, à Padoue, où il fît ses études et son droit. De 1874 à 1885, il parcourut la carrière de l’enseignement aux instituts techniques et aux écoles normales. Il avait débuté en 1868 par des poésies d’occasion insérées à VUniverso illustrato, à Y Illustrazione popolare de Milan et aux principales revues italiennes, entr’autres, à la Rivista Contemporanea et à la Rassegna Nazionale de Florence. En librairie, nous avons de cet auteur: « Versi », Venise, Segré, 1879; « Liriche tedesche recate in versi italiani », Padoue, Draghi, 1880; « G.-B. Niccolini e Federico Schiller », id., id., 1883; « Albertino Mussato », id., id., 1884; « Goethe, canti d’amore e poesie », traduction, Milan, Hoepli, 1886; « Il Petrarca e i Carraresi », id., id., 1887; « Fiori tedeschi », traductions, id., id., 1888 ; enfin: « Ballate tedesche », 1890.
Zarncke (Edouard), écrivain et philologue al-