‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 376 sur 496 · ZIM · texte numérisé non relu

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nographie sur Lublin », 1878; « Souvenirs d’un soldat », 1880; « Anna Orzelska », roman historiqne, 1881; « I)e la vie d’un poète », 1882; « Auguste II et Aurore de Koenigsmark », roman historique, id. ; « Au pays d’Arpad », id. ; « L’Apostolat des Saints Cyrille et Méthode », id.; « Au Sud », 1884 ; « Le dernier de la famille », id. ; « Idylle, scène dramatique », 1887 ; « La Silésie autrichienne », 1888. Il a traduit: « Eva », de Verga; les « Novelle », de Castelnuovo; « Serapis », d’Ebers, et « L’ile de Saint-Lazare », de Langlois.

Ziesing (Théodore), littérateur suisse, né, à Zurich, le 18 ottobre 1856, fit ses premières études soit au gymnase de cette ville, soit à celui de Neuchâtel et dans divers établissements de la Suisse romande, commença des études de droit civil, les abandonna bientôt pour se vouer à la carrière des lettres, et fréquenta l’Université de Heidelberg, où il prit en 1877 son doctorat, celle de Genève, où il passa un semestre pour entendre le cours de Marc Monnier, celle de Berlin, et enfin les écoles de Paris. La carrière universitaire s’ouvrit pour lui en 1880; privat-Docent à Zurich pour la littérature française ; il remplit en outre les fonctions de bibliothécaire de la ville depuis 1887. Nous possédons de lui: « Charles Baudelaire », Zurich, 1879; « Le Globe de 1824 à 1830, considéré dans ses rapports avec l’école romantique », id., 1881; « L’hygiène dans l’école primaire », Giessen, 1884.

Zimmermann (Albert), botaniste allemand, privat-Docent de botanique et assistant à l’Institut botanique de l’Université de Tubingue, né, le 5 avril 1860, à Brunswick. Il a publié: « Zur Kritik der Bôhm- Hartig’schen Théorie der Wasserbewegung in der Pflanze » {Ber. d. d. bot. Ges.), 1883 ; « Ueber die Jamin’sche Kette » (id.), id. ; « Molecularphysikalische Untersuchungen » (id.), 1883-84; « Ueber mechanische Entwicklungen zur Verbreitung der Samen und Pfrüchte » {Pringsheim's Jahrb .) ; « Zur Godlenski’schen Théorie der Wasserbewegung in der Pflanze » {Ber. d. d. bot. Ges.), 1885; « Die Morphologie und Pflanzenzelle », Breslau, 1887.

Zimmermann (Georges- Adolphe), prédicateur et théologien suisse, né, à Zurich, le 5 juin 1825, fit ses études à l’Université de sa ville d’origine, fut consacré en 1848 au Saint-Ministère, fut chargé, de 1849 à 1852, de suffragances soit au village de Lôtschenthal dans le Valais, soit à Zurich avec interruption pour un voyage scientifique en Allemagne, obtint en 1853 une place de pasteur titulaire et fut élevé en 1866 aux honneurs du décanat. De 1852 à 1888, ont été publiés par lui cinq recueils de « Sermons », sans parler des discours de circonstance et des conférences sur Crysostome Lavater, la vie future et la foi en l’immortalité; en 1858 un essai de théologie pastorale : « La dignité et le fardeau du Ministère »; en 1868, des « Réflexions

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sur l’Evangile selon Saint-Mathieu » ; en 1877— 78, une « Histoire de l’Eglise de Zurich depuis l’adoption de la Réforme jusqu’à sofi troisième jubilé ».

Zimmermann (Robert), philosophe autrichien, né, à Prague, le 2 novembre 1824, professeur de philosophie à l’Université de Vienne depuis 1886, fit ses études à Prague et Vienne, et fut agrégé à l’observatoire astronomique de Vienne en 1847, et à la faculté en 1849, ensuite professeur à Prague (1852) et à Vienne (1861), membre de l’académie (1869). Nous avons de lui: « Poésies lyriques », 1845; « Le roi Venceslas et Lusanne », 1849 ; « La Monadologie de Leibnitz et Uerbart », 1849; « Le principe de droit chez Leibnitz », 1852; « Propédeutique de la philosophie », 1852, traduite en hollandais, italien, hongrois, polonais et tchèque ; « Æstéthique », 1850-65 ; « Leçons sur le tragique et la tragédie », 1856; « Etudes et critiques philosophiques et æstéthiques », 2 vol., 1870; « Lettres inédites de Herbert », 1876; « Anthroposophie », 1882, etc., etc.

Zimmern (Hélène), femme-auteur, publiciste anglo-allemande, est née à Hambourg, le 25 mars 1843, mais elle a les lettres de grande naturalisation anglaise ; elle a vécu en Angleterre de 1850 à 1884; depuis cette époque, elle partage son temps entre l’Italie et l’Angleterre. En dehors d’une quantité énorme de contributions aux journaux et revues d’Angleterre, des États-Unis, d’Allemagne et d’Italie, elle a publié en volume les ouvrages suivants : « Stories in Precious Stones », 1873 ; « Schopenhauer, his Life and Philosophy », 1876; « Gotthold Ephraim Lessing, his Life, his Works », 1878 ; « Half hours with Foreign Novelists », 1880; « Taies from the Edda », illustré par Kate Greenaway, 1882; une paraphrase du poème de Firdusi, sous le titre: « The Epie of Kings », illustré par Alma Tadema R. A. 1882; * Life of Maria Edgeworth », 1883 ; « History of the Hansa Towns », 1888.

Zingerle (Antoine), professeur de philologie classique à l’Université d’Innsbruck, né, le 1er février 1842, à Meran (Tyrol) , fit ses études au Gymnase de sa ville natale et ensuite à l’Université d’Innsbruck; il a été, de 1864 à 1866, maître au Gymnase de Vérone, et pendant ce temps, il visita presque toutes les villes principales de l’Italie septentrionale ; devenu en 1869 docteur en philosophie à l’Université de Tubingue et après avoir été professeur au Gymnase impérial à Innsbruck, il fut nommé docent, ensuite professeur extraordinaire, et enfin professeur ordinaiie de philosophie classique à l’Université de cette ville. Depuis 1887, il appartient à la direction du Séminaire philologique de l’Université d’Innsbruck. En dehors de plusieurs articles publiés dans les journaux spéciaux allemands, on lui doit : « De Halieuticon

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fragmente» Ovidio non abjudicando », Vérone, 1865; « De Germanico Cæsare, Drusii filio », Trente, 1867 ; « Ovidius und sein Verhàltniss zu den Vorgàngern und gleichzeitigen Dichtern », 3 parties, Innsbruck, 1869-71 ; « Philologiscke Abhandlungen », 4 parties, id., 1871- 87 ; « De Scriptorum latinorum locis qui ad pœnarum apud inferos descriptionem spectant », Kônigsberg, 1877 ; « Zu spàteren lateinischen Dichtern », 2 parties, Innsbruck, 1873-74;

€ Martials Ovidstudien », id., 1877 ; « Beitràge zur Geschichte der Philologie », id., 1880 ; « Zu den Persius- Scholien », Vienne, 1881 ; « Zur Kritik der 3ten Dekade des Livius », id., 1883;

« Titi Livii ab urbe condita libri », vol. 1 à 5, Leipzig, 1883-89 ; « Zu Hildebert und Alanus », Munich, 1881 ; « P. Ovidii Nasonis Metamorphoseon, libri XV », Leipzig, 1884 ; « Studien zu Hilarius von Pothiers », Vienne, 1885;

« S. Hilarii Pict. opéra », vol. 1er, Vienne, 1890.

Zingerle (Ignace-Vincent), écrivain allemand, né, le 6 juin 1825, à Meran (Tyroî), étudia la philosophie à Trente; entra ensuite dans le Couvent des Bénédictins à Marienbourg, mais il en sortit bientôt, et en 1859 il fut nommé professeur de langue et littérature allemande à l’Université d’Innsbruck. Il s’occupe particulièrement de tout ce qui se rapporte au Tyrol, et a publié, entr’autres : « Kônig Laurin », Innsbruck, 1850 ; « Sagen aus Tirol » , id. , id. ;

« Tirol. Natur. Geschichte, Sage im Spigel deutscher Dichtung », id., 1852; « Kinder- und Hausmârchen aus Tirol », 1er vol., id., 1852; 2e éd., Géra, 1870; 2e vol., Begensb., 1854; « Gedichte », Innsb., 1853; « Die Müllerin- Dorfgeschichte », id., 1853 ; « Die Oswaldlegendt» und ihre Beziehung zur deutschen Mythologie », Stuttgard, 1856 ; « Sitten, Brauche, und Meinungen des Tiroler Volkes », Innsbruck, 1857; 2e éd., 1871;

« Barbara Pachlerin, die Sarnthaler Hexe und Mathias Perger, der Lauterfrester », id., 1858;

« Sagen, Mârchen und Gebrauche aus Tirol », id., 1863 ; « Die Sagen von Margaretha, der Maultasche », id., 1863; « Die deutschen Sprichwôrter im Mittelalter », Vienne, 1868 ; « Das deutsche Kinderspil im Mittelalter », 2e éd., Innsbruck, 1873; « Luternisches Wôrterbuch », id., 1869 ; « Der Bauer von Longrall », Francfort, 1874; « Schildereien aus Tirol », Innsbruck, 1875 ; « Erzàhlungen aus dem Burggrafenamt », id., 1884; « Diu Zîtelôse », id., id. ; « Liederspeude », id., 1888 ; « Bilder aus dem Leben Walthers von der Vogelweide », Leipzig, 1888. Plusieurs articles très importants sur le Tyrol ont été publiés dans les Actes de Y Académie viennoise. On lui doit aussi : « Die tirolischen Weisthümer », 4 vol., Vienne, 1875- 87, et la publication du journal littéraire Phonix.

Zini (Louis), historien, homme politique italien, conseiller d’Etat, sénateur du royaume, né, à Modène, en 1821. En 1830, ses parents fu- ‘

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rent forcés d’émigrer, et M. Z. resta dans sa ville d’origine pour y faire son droit. En 1848, nous le trouvons secrétaire-général du gouvernement provisoire ; en 1850, banni par le duc de Modène; accueilli en Piémont, il reçut de l’État les lettres de naturalisation, et il fut nommé r année suivante professeur d’histoire et de géographie au lycée d’Asti. Il prit une part très active aux évènements politiques de la période 1859-77 comme député, comme préfet et comme journaliste. Nous avons de lui un excellent: « Sommario délia Storia d’Italia », Turin, 1853; « La Storia d’Italia dal 1850 al 1866 »; « Dei criterii e dei modi di governo nel regno d’Italia ». Cet ouvrage, où l’auteur s’insurgeait contre les erreurs commises par son parti, eut un grandretentissement. Il fut publié à Bologne chez Zanichelli en 1880. Nous avons encore de lui les ouvrages suivants ; « Scritti letterarii editi ed inediti, con alcune lettere di E. D. Guerrazzi all’autore », Modène, Toschi, 1882; « La fanaiglia Moscardini », roman historique sous le pseudonyme de Zolandino Adelardi, Turin, Celanza, 1885 ; « Régna il re e non governa ? », opuscule, Turin, Bocca, 1888; un autre roman historique sur les Carbonari, 1889, et plusieurs essais critiques au Diritto , à V Archivio Storico Italiano , etc.

Zinnis (A.), médecin grec, né, à Jannina, vers 1830, fit ses études à Athènes et à Paris. Depuis 1859, il est directeur de l’Hospice des enfants-trouvés d’Athènes et dès 1879 professeur de clinique à l’Université d’Athènes. Voici la liste de ses oeuvres principales: « De la mortalité chez les enfants à la mamelle à Athènes », 1877 (médaille de bronze de l’Académie de médecine de Paris) ; « De la prophylaxie des maladies contagieuses, variole, scarlatine, etc. », 1878; « Étude sur les principales causes léthifères chez les enfants au-dessous de cinq ans et plus spécialement chez ceux de 0-1 an à Athènes », 1880 (médaille d’argent de l’Académie de médecine de Paris) ; « Principales causes de l’excessive mortalité chez les enfants-trouvés et des moyens d’y remédier », 1881 ; « Du rôle de la dentition dans la pathologie enfantine », 1882; « Des moyens les plus propres à prévenir les maladies aiguës des voies respiratoires chez les enfants », 1883 ; « Du traitement de la diarrhée chronique chez les enfants », 1885 (rappel à la médaille d’argent de l’Académie de médecine de Paris).

Ziuno (Sylvestre), chimiste italien, professeur de chimie générale à l’Université de Naples, directeur du journal de chimie II Piria, qui se publie à Naples depuis 1873, est né, à Trapani, le 4 août 1834. Il fit ses études à Naples, où il fut reçu docteur en 1854. On lui doit, entr’autres : « Sullo specifismo medicamentoso », Naples, 1858 ; « Sull’etere chimico », i 1860; « Infiuenza délia chimica sull’origine e

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progresso délia civiltà dei popoli », 1859, réimprimé en 1869; « Nuova teorica délia scomposizione del clorato potassico accelerata dal biossido di manganèse e dagli altri pretesi corpi catalitici », 1866; « Nuovi processi facili ed utili per la preparazione dell’ossigeno a freddo ed a caldo e nuova sintesi artificiale dei corpi organici », 1869; « Scoperta dello stagno in alcuni prodotti délia eruzione del Vesuvio del 1869 » ; « Nuovi processi per la preparazione degli acidi bromidrico e iodidrico », 1870; « Dell’acido jodosolforico e dei jodosolfati », id.; « Sulle possibili industrie ebimiebe in Italia », 1871; « Sulla inumazione, imbalsamazione e cremazione dei cadaveri », 1873; « Sull’ozono », 1874 ; « Azione degli ipocloriti sui cianuri solubili e teoriebe corrispondenti », 1875; « Sulle funzioni del carbonio nei composti organici », 1877 ; « Altri nuovi processi per ottenere ossigeno a caldo ed a freddo e nuove teoriebe corrispondenti », id. ; « Elementi di chimica generale », 2 vol., Naples, 1877; « Disinfezioni e disinfettanti », id., 1884; «Azione dell’ipermanganato di potassio'sulla paraffina », id., 1885 ; « Le acque di Serino pei tubi di piombo », id., 1886 ; « Azione dell’ipermanganato di potassio sul cloi’uro ammonico e teoriebe relative », id., id. ; « Gli atomi e l’Universo », id., 1888; « Degli jodosolfati, jodoarseniati, jodofosfati e jodoantimonati, nuove sintesi », id., id. M. Z. a été poète à ses heures.

Zittel (Cbarles-Alfred), paléontologue allemand, professeur à l’Université de Munich (Bavière), né, à Bablingen (Baden), le 25 septembre 1839 ; fit ses études à Heidelberg, Paris et Vienne, où il prit ses grades et son habilitation à l’enseignement ; a enseigné la minéralogie et la géologie au Politecbnique de Carlsrube, et depuis 1866 il enseigne la paléontologie à l’Université de Munich. Outre ses voyages scientifiques en Europe, il prit part à l’expédition Rohlf au désert de la Lybie, et publia : « Palaontologische Mittbeilungen aus dem Muséum des K. bayer. Staates », avec atlas, Cassel, 1868-73 ; « Geologiscbe Beobachtungen aus d. Central- Apeninen », Munich, 1869; Aus der Urzeit », 2e éd., id., 1875 ; « Briefe aus der Liebiseben Wtiste », id., 1875 ; « Handbucb der Palâontologie », id., 1876 ; quatre dissertations sur les éponges fossiles, ainsi que plusieurs études et mémoires insérés dans la Deutsche Revue , Allg. Zeit., Zeitschr. d. deutsch. geolog. Ges., N. Jcihrb. f. Mineralog., etc., etc.

Zocclii (le rév. père Gaétan), de la Société de Jésus, écrivain italien, ancien rédacteur de la Civiltà Cattolica , prédicateur en renom, né, à Cardano al Campo, le 17 juillet 1846. Nous avons de lui : « Délia liberté d’insegnamento in Italia », opuscule, MilaD, Majoccbi, 1876; « Le grandezze di Pio IX », discours, id., 1877; « Il moderno dissidio tra i buoni cattolici ed il sa-

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cerdote C. M. Curci », ouvrage de polémique très recherché, Modène, 1878; « Aile urne politiche si va o non si va ? », opuscule ; « Dalle elezioni amministrative aile politiche », lettre au Duc Salviati, Bologne, impr. Felsinea, 1879 ; cet ouvrage est publié sous le pseudonyme de Dr G. C. Rossi. Citons encore : « Laboremus », Rome, Befani, 1882 ; Corne, 1883 ; « Le due Rome dopo la breccia », parue en trois éd. à Bologne, à Modène et à Prato, 1879-82. En dehors de ses ouvrages de polémique, le père Z. a publié les ouvrages de littérature qui suivent : « Verismo e vérité », deux éd., Prato, 1880- 81; « L’ideale nell’arte », 2e éd., id., 1882-86; « Il teatro italiano ai tempi nostri », id., 1885 ; enfin un gros volume de polémique intitulé: « Papa e Re ». En politique, le père Z. est un intransigeant.

Zoekler (Otto), théologien et philosophe allemand, né, é Gruenberg, le 27 mai 1833, étudia au gymnase de Marbourg et aux universités de Giessen, Erlangen et Berlin, et fut nommé en 1854 docteur en philosophie. En 1857, nous le trouvons privat-Docent de théologie protestante é Giessen ; en 1862, professeur extraordinaire é la même faculté et en 1866 professeur ordinaire é Greifswald. M. Z. est le fondateur de la Revue apologétique , Der Beweis des Glaubens, Monatschrift , etc., Guetersloh, 1865 (25 vol. depuis sa fondation) : collaborateurs de la rédaction D. Grau , professeur de théologie é Koenigsberg; Andreae, pasteur é Wilmersdorf; Brachmann , pasteur é Cologne (1887). Rédacteur de la Gazette ecclésiastique , Evangelische Kirchenzeitung (fondée par Hengstenberg, continuée par Tauscher), depuis 1882. Citons de lui en librairie: « De vi ac notione vocabuli in Novo Testamento », discours inaugural, Giessen, 1856 ; « Theologia naturalis ; Entwurf einer systemat. Naturtheologie etc. » , Francfort-s.-M. (Zimmer), 1859 ; « Kritische Geschichte der Ascese », id. (id.), 1863; « Hieronymus. Sein Leben u. Wirken, etc. », Gotha, F. A. Perthes, 1855; « Das Kreuz Christi. Religionhistorische und Kirchlich-archaelogische Untersuchungen », Guetersloh, C. Bertelsmann, 1875, traduction anglaise, London, Hodder et Stoughton, 1877 ; « Geschichte der Beziehungen zwischen Théologie und Naturwissenschaften », 2 vol., Guetersloh, Bertelsmann, 1877-79 ; « Die Lehre vom Urstand der Menschen, goschichtlich und dogm. apolologetisch untersucht », id., id., 1879; « Gottes Zeugen im Reich der Natur. Biographien und Bekenntnisse grosser Naturforscher », 2 vol., id., id., 1881, traduction norvégienne, Christiania, Steen, 1882; « Handbuch der theologischen Wissenschaften in encyclopaedischer Darstellung, in Verbindung mit DD. Cremea, Grau, Th. Harnack, Kübel, Luthardt, v. Zezvitz etc. herausgegeben », 3 vol., Noerdlingen, Beck, 1883-84, deuxième éd. re-

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vue et augmentée, id. 1885, troisième éd., id., 1889 ; « G-eschichte der theologischen Litteratur (Patristik) », Noerdlingen, Beck, id.

Zoja (Jean), écrivain médical italien, professeur d’anatomie à l’Université de Pavie, né, à Castelbelforte, près de Mantoue, en 1832 ; il étudia la médecine à Pavie, et en 1859 émigra en Piémont pour s’y enrôler volontaire. Après la guerre, il démissionna et sur la proposition du célèbre anatomiste Barthélemy Panizza, il fut nommé en 1859 adjoint à la chaire d’anatomie humaine. Depuis lors, il fit toute sa carrière à l’Université de Pavie. Nous avons de lui : « Ricerche e considerazioni sull’apofisi mastoidea e sue cellule », Milan, 1864 ( Annali universali di medicina ); « Sulle borse sierose e propriamente delle vescicolari degli arti umani », id., 1865;

« Sull’apofisi mastoidea e sue cellule », id., id.;

« Sull’articolazione peroneo-tibiale », id., 1867;

« Esperienze sulla possibilité di deglutire ed evacuare aghi e spilli » ( Gazzetta medica Italiana Lombarda) ; « Sulla monografia dell’arteria vertébrale del dott. Agostino Barbiéri »,

( Rivista critica)-, « Sopra la febbre del fieno e l’azione del solfato neutro di chinina su alcuni infusori », en collaboration avec le professeur De-Giovanni, id., 1869, ( Gazzetta medica Italiana Lombarda ) ; « Contribuzione all’anatomia del meato medio delle fosse nasali », id., 1870;

« Una variété del muscolo anormale dello sterno », Pavie, id.; « Sulla coincidenza di una anomalia arteriosa con una nervosa », Milan, id. ; « Descrizione di un teschio boliviano microcefalo », id., 1874; « Gabinetto di anatomia umana normale e topografica », 1878 ; « Cenno sulla vita di Gaspare Aselli », Pavie, 1875;

« Risultati di esperienze sullo sviluppo e sulla resistenza dei bacteri e vibrioni in presenza di alcune sostanze medicinali », en collaboration avec le professeur Achille De Giovanni, Milan, 1875; « La testa di Scarpa », Florence, 1878;

« Cenni sulla testa di Bartolomeo Panizza », Milan, 1879; « Ricerche anatomiche sulla appendice 'délia glandola tiroidea », id. ; « L’appendice délia glandola tiroidea », 1880; « L’appendice délia glandola tiroidea nel synocephalus babouin », id. ; « Sul rapporto tra l’atlante e il cranio nell’uomo ed in alcuni animali », id. ;

« Proposta di una classificazione delle stature del corpo umano », 1881 ; « Sulle attuali condizioni dell’istituto di anatomia umana nella R. Université di Pavia », Pavie, id. ; « Studii sulle variété dell’atlante », id., id. ; « Intorno all’atlante, studii antropo-zootomici », Milan, id. ; « Alcune variété dei denti umani », id. ;

« Sulla permanenza délia glandola timo nei fanciulli e negli adolescenti », 1882; « Del teschio di Pasquale Massacra », Milan, 1882 ; « Rare variété dei condotti pancreatici », 1883; « Sul teschio di Antonio Bordoni matematico pavese », 1883; « Di una cisti spermatica simulante un l

testicolo sopranumerario », 1884; « Sopra un solco men noto dell’osso frontale solco soprafrontale », id. ; « Sulla permanenza délia glandola timo nei fanciulli e negli adolescenti », 1885; « Di un’apertura insolita del setto nasale cartilagineo », id. ; « Sopra il foro ottico doppio », id. ; « Un centenario memorabile per la scuola anatomica di Pavia » ; « Altri casi di foro ottico doppio » ; « Un caso di dolicotrichia straordinaria »; « Note antropometriche », 1886 ; « Sulle misure délia forza muscolare dell’uomo », 1887; « Sopra un solco temporo-parietale estorno » id. ; « Su di una variété délia natura temporo-parietale », id. ; « Il gabinetto di anatomia normale délia R. Université di Pavia : osteologia, angiologia, nevrologia, splacnologia, estesiologia e anatomia generale, anatomia topografica ». En dehors de ces mémoires insérés aux journaux et revues savantes M. Z. a collaboré au Dizionario delle scienze mediche , etc.

Zola (Émile), né, é Paris, en 1840. Il avait sept ans quand il perdit son père, ingénieur italien de beaucoup de mérite qui construisit le Canal d’Aix en Provence, canal auquel on a donné son nom. — M. Z. fit ses études é Paris, au Lycée Saint-Louis , et obtint un emploi chez un libraire aussitôt ses études finies. Il résolut de suivre la carrière des lettres. Il débuta é 24 ans par un volume de nouvelles, intitulé : « Contes é Ninon », 1864, et écrivit l’année suivante: « La Confession de Claude », qui attira l’attention sur lui. Il prit une part active au journalisme, et collabora notamment au Figaro , é VÉvénement, é la Vie Parisienne , au Petit Journal , é la Tribune , au Salut public et au Corsaire , qu’un de ses articles fit supprimer en 1872, article qui avait pour titre : « Le lendemain de la crise ». Mais le journalisme n’a jamais été pour lui qu’une espèce de délassement et surtout une façon d’exprimer clairement et nettement ses idées sur les hommes de lettres de son temps et sur le théâtre conteiuporain. Ses articles dans le Voltaire, sur Victor Hugo qu’il malmena et sur Victorien Sardou qu’il attaqua avec violence comme dramaturge, sont bien connus. Une phrase sur M. Sardou est surtout restée typique : « Monsieur Sardou n'a pas notre estime littéraire ». Les idées sur le théâtre de M. Z. provoquèrent chez des maîtres comme Sardou, Augier et Alexandre Dumas fils surtout, des réponses fort intéressantes et qui éclairent d’un jour nouveau le théâtre, art et métier. M. Z. est sorti un peu bien meurtri par les répliques de ces grands maîtres du théâtre, mais il l’a été bien plus encore par l’insuffisance manifeste de ses tentatives scéniques: « Thérèse Raquin »; les « Héritiers Rabourdin » ; « Bouton de Rose » qui ne sont pas des chef-d’œuvres, tant s’en faut. — Mais ce n’est pas comme aul teur dramatique qu’il faut voir M. Z., et il in

téresse bien d’avantage par ses études et ses romans qui l’ont mis au rang des écrivains les plus en vue de la génération nouvelle. Appartenant à l’école des écrivains réalistes, mais en même temps doué d’une imagination très vive, il se distingue par un talent de description, dit M. Sai’cey , qui est vraiment prodigieux ; il met les choses sous nos yeux avec un rendu étonnant; relief, couleur et jusqu’au plus petit détail, tout y est peint de façon à saisir l’imagination. Il possède une aptitude singulière à observer les menues circonstances de la vie bourgeoise et à montrer comment les caractères s’y marquent. Il se plaît dans les peintures excessives d’un réalisme brutal et grossier. Les types qu’il représente sont le plus souvent des grotesques ou des monstres dont l’aspect est trivial et répulsif. Il s’attache avec une ténacité singulière au détail cru et avilissant. Aussi la lecture de ses ouvrages laisse-t-elle presque toujours une impression pénible. — M. Jules Lemaître, qu’il faut toujours citer lorsqu’il s’agit des hommes de lettres contemporains, s’est exprimé sur son compte avec pleine liberté et en a porté un jugement dont on ne saurait guère s’éloigner. Il a dit de M. Z. « qu’il n’est pas un esprit critique, quoiqu’il ait écrit le « Roman expérimental »; qu’il n’est pas un romancier véridique, quoique ce soit sa grande prétention. — En effet, il est impossible d’imaginer une équivoque plus surprenante et plus longuement soutenue et développée que celle qui fait le fond de son volume sur le « Roman expérimental ». Mais on s’est assez moqué de cette assimilation d’un roman avec une expérience de chimie pour qu’il soit inutile d’y revenir. 11 reste que pour M. Z. le roman doit serrer la réalité de plus près qu’il se peut. Si c’est un dogme, on s’insurge et on réclame la liberté de l’art. Si M. Z. croit prêcher d’exemple il se trompe ». — On est tout prêt à reconnaître avec M. Z. que bien des choses dans le romantisme ont vieilli et paraissent ridicules ; que les œuvres qui nous intéressent le plus aujourd’hui sont celles qui partent de l’observation des hommes tels qu’ils sont traînant un corps, suivant dans des conditions et dans un « milieu » dont ils subissent l’influence. Mais aussi M. Z. sait bien que l’artiste pour transporter ses modèles dans le roman ou sur la scène, est forcé de choisir, de ne retenir de la réalité que les traits expressifs et les ordonner de manière à faire ressortir le caractère dominant soit d’un milieu, soit d’un personnage. Et puis ce n’est pas tout, quels modèles doit-on prendre? Dans quelle mesure peut-on choisir ? et par suite, élaguer ? C’est affaire de goût et de tempérament. Il n’y a pas de lois pour ça ; celui qui en édicte est un faux prophète. L’art, même naturaliste, est nécessairement une transformation du réel, et on n’a aucun droit de fixer la limite qu’il ne doit point

dépasser. — M. Z., trop exclusif, trouva dans cette tendance de son esprit les raisons de ses insuccès au théâtre et de la facilité avec laquelle bien de bons et beaux esprits se révoltent contre ses théories toutes d’une pièce. — Toutefois M. Z. a, malgré ses partis pris, un grand talent, et son style, parfois maniéré, est pourtant plein de relief. — Deux écrivains italiens se sont beaucoup occupés de M. Z., à des points de vue différents, mais avec une simpathie éclairée ; se sont M. Cameroni de Milan, le critique si autorisé du journal II Sole et M. Edmond de Amicis. — M. Cameroni est, depuis nombre d’années, un des plus ardents admirateurs des œuvres de M. Z. Il a eu, dans les commencements surtout à donner bataille tous les jours, car il était presque seul de son opinion. Ce qu’il a écrit d’articles, soutenu de polémiques et gagné de batailles depuis vingt ans ne saurait se raconter. M. Z. a eu un vulgarisateur bien aimable et bien vaillant aussi dans cet écrivain si populaire en Italie qu’on nomme M. Edmond De Amicis. — M. De Amicis a connu personnellement à Paris le grand romancier réaliste ; il l’a vu dans l’intimité de son foyer, à Médan et à Paris, dans sa maison de la rue de Boulogne, au troisième, et il a écrit des pages qui seraient toutes à citer sur cet éminent écrivain. — « Quel travailleur, dit-il, « que cet Emile Zola ! Et on l’admire d’au- « tant plus qu’on se prend à considérer de « près le genre de travail auquel il s’est donné « tout entier. On y voit alors non seulement « la force, mais l’effort, l’obstination superbe « d’une volonté qui ne cède à rien, ne se plie « devant quelque difficulté qu’elle rencontre. « C’est un travail minutieux d’analyse et de des- « cription, de style et de forme, précédé natu- « rellement par une longue série d’observations « prises sur le vif. Où prend-il l’impulsion né- « cessaire à un travail aussi fatigant et aussi « suivi ? C’est une étrange nature, en vérité. Il « paraît dévoré par une soif de gloire et on « dirait en même temps que la gloire qu’il a « dû acquérir lui est indifférente. Il vit à part, « dans sa maison silencieuse, sans souci du « monde, comme un chartreux de l’art au cen- « tre même de ce grand Paris qui parle de lui « comme d’un personnage héroïque, quasi fabu- « leux. Il n’interrompt son travail solitaire d’ar- « tiste que pour attaquer ou pour se défendre « fièrement comme un homme inconnu et mé- « content, sans jamais prononcer une phrase,

« un mot qui révèlent le plaisir intime qu’il « doit éprouver de sa haute renommée, du bon- « heur qu’il éprouve, des magnifiques résultats « qu’il a obtenus. Il a passé de la pauvreté, de « la vie d’humiliations et de lutte, à la gloire « et à la richesse ; mais son cœur n’a pas « changé, il ne s’est pas réconcilié avec le mou- « de, et l’on dirait que la société telle qu’elle

« est l’accœure ou l’exaspère. Sans doute, il « doit avoir beaucoup souffert; il le disait lui—

« même à un ami qui lui reprochait la violence « de ses coups de boutoir : « Ah ! vous ne sa- « vez pas, lui répondit-il, ce qu’ils m’ont fait € souffrir! ». — Et peut-être, qui sait? est-il « encore créancier de quelque chose et tient-il « à rendre, comme on dit vulgairement la mon- € naie de la pièce! ». — Et voilà bien la raison très probable de son humeur noire, de sa défiance continuelle qu’on peut voir dès qu’on s’approche de lui. Il est sans doute aimable avec ceux qui vont le voir, mais on dirait pourtant que son regard cherche à voir dans l’âme de celui qui lui parle, qui lui rend hommage, quelque perfidie cachée, quelque peu d’hypocrisie, et on s’attend, d’un moment à l’autre, à le voir se lever et dire : « Allons donc, finissez ! v Vous êtes des imposteurs, qui aussitôt que vous m’aurez quitté, irez ailleurs me démolir, me vilipender ». — Du reste, M. Z. est non seulement un écrivain de premier ordre, un penseur et un poète épique, mais c’est un travailleur toujours mécontent de ce qu’il fait. Il l’a dit lui-même : — « Jamais je ne trouve bien ni le plan, ni le développement, ni le style, ni les mots. Est-ce que si je n’avais pas ce ver rongeur qui me dévore, ce doute qui me tourmente et me désole, je serais dans l’état de santé où vous me voyez réduit? Regardez mes mains, on dirait, que j’ai le delirium tremens, et je ne bois que de l’eau. Je me tue à travailler, mais je ne réussis jamais à faire ce que je veux; je suis toujours mécontent. Voilà la vérité! » — L’homme est ainsi présenté bien nettement aux lecteurs. Il serait bien autrement malaisé de vouloir donner une analyse de ses oeuvres qui ont donqé lieu à des discussions passionnées, à des débats violents, à des attaques et des ripostes d’une raideur inouïe. Il faut se contenter de citer les uns après les autres ses principaux ouvrages. — Outre les publications déjà citées, on lui doit : « Le vœu d’une morte », 1866; « Mes haines », causeries littéraires et artistiques, id. ; « Les mystères de Marseille », 1867; « Manet », étude biographique, id.; « Thérèse Raquin », roman qui a fait beaucoup de bruit, id. ; « Madeleine Férat ». Sous le titre:

« Les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire », M. Z. a publié un série de romans dans lesquels il fait reparaître les mêmes personnages ou du moins leurs héritiers et où l’on trouve une peinture satirique des mœurs sous l’empire. Cette série, fort remarquable, dans laquelle on trouve les défauts et les qualités de l’auteur, comprend déjà un grand nombre de volumes et n’est pas finie, il s’en faut. Ont paru: « La fortune des Rougons », 1871; « La Curée », 1874; « La conquête de Plassans », id. ; « Le Ventre de Paris », 1875 ; « La faute de l’abbé Mouret », I

id. ; « Son Excellence Eugène Rougon », 1876; « L’assommoir », 1878 ; « Une page d’amour », id. ; « Au bonheur des Dames », 1883 ; « Potbouille », 1882; « Grerminal », 1885; « La terre », 1889; « La joie de vivre », 1884; « Nana », 1880. — Le fil qui relie les uns aux autres ces romans, dans la pensée de l’auteur, aurait du être la chose la plus importante, mais toutefois il est malaisé de le retrouver, et ils n’ont bien souvent rien de commun. — « Je « veux expliquer, a-t-il dit lui-même dans la pré- « face de « La fortune de Rougons », comment « une famille, un petit groupe se comporte dans « une société en s’épanouissant pour donner « naissance à dix, à vingt individus qui parais- « sent au premier coup d’œil assez dissembla- « blés, mais que l’analyse montre intimement « liés les uns aux autres. L’hérédité à ses lois « comme la pesanteur. Je tâcherai de trouver et « de suivre en résolvant la double question des « tempéraments et des milieux le fil qui con- « duit méthodiquement d’un homme à un autre « homme. Et quand je tiendrai tous les fils, « quand je tiendrai entre les mains toute un « groupe social, je ferai voir ce groupe à l’œu- « vre comme acteur d’une époque historique, « je le créerai agissant dans la complexité de « ses efforts ; j’analyserai à la fois la volonté « de chacun de ses membres et la poussée géné- « raie de l’ensemble. Les « Rougon-Macquart », « le groupe, la famille que je me propose d’é- « tudier, ont pour caractéristiques le débordées ment des appétits, le large soulèvement de « notre âge qui se voue aux jouissances. Physio- « logiquement, ils sont la lente succession des « accidents nerveux et sanguins qui se décla- « rent dans une race à la suite d’une première « lésion organique et qui déterminent, selon les « milieux, chez chacun des individus de cette « race, les sentiments, les désirs, les passions, « toutes les manifestations humaines, naturel- « les et instinctives, dont les produits prennent « les noms convenus de vertus et de vices. His- « toriquement, ils partent du peuple ; ils s’irra- « dient dans toute la Société contemporaine, « ils montent à toutes les situations, par cette « impulsion, essentiellement moderne que re- « çoivent les basses classes en marche à tra- « vers le corps social, et ils racontent ainsi le « second empire à l’aide de leurs drames indi- « viduels, du guet-apens du coup d’état à la tra- « hison de Sédan ». — Certes, ce plan ne manque pas de grandeur, mais heureusement pour ses lecteurs ce plan a été fortement modifié, car il aurait couru le risque d’être fort ennuyeux: M. Z. s’est mis à peindre toutes les passions les unes après les autres, le plan organique originaire lui ayant laissé toute liberté de choisir, sans avoir l’air de sortir du cadre qu’il s’était tracé. — « Tout voir, tout savoir, « tout dire, prendre la terre, la posséder dans

« une étreinte, c’est l’âpre désir », disait M. Z. dans la préface des « Contes à Ninon », et il nous donnait là toute sa pensée, à laquelle il a depuis essayé et même en partie réussi à donner tout son développement. — « Je vou- « drais coucher l’humanité dans une page blan- « che, tous les êtres, toutes les choses, une œu- « vre qui serait un arche immense ». — C’était beaucoup dire. — M. Z. a beaucoup tenu de ce qu’il avait promis, et s’il n’a pas tout tenu, c’est que son programme était, au dessus des forces d’un seul homme. — La généalogie des Bougon alliées aux Macquart, se déroule laborieusement dans le premier volume. Petite famille qui a flairé le vent au bon moment et qui d’abord républicaine, se tourne vers l’astre levant, parvient à jouer un petit rôle à Plassans, et arrive aux honneurs par toute sorte de bassesses et d’intrigues. Une idylle d’une grande fraîcheur donne du relief au livre et l’éclaire: les amours de Miette et de Sylvère. — « La Curée » nous amène à Paris, où un Bougon famélique, et qui veut arriver à tous prix, épouse une fille-mère pour sa dot considérable, et se fait une grande fortune dans les expropriations de Paris. Il y a dans ce volume des tableaux très réussis du Bois de Boulogne, du tour de lac, des boulevards à minuit, un souper dans un grand restaurant à la mode, un bal de parvenus. — Dans le « Ventre de Paris », un Bougon est venu s’établir charcutier aux Halles. C’est toute une symphonie bizarre : symphonie de victuailles étalées chez le charcutier et aux éventaires, symphonie du poisson, symphonie des légumes, jusqu’à la fameuse symphonie des fromages dont les odeurs forment des choeurs, des solos et des duos, dans la boutique d’un Bougon déshérité de la fortune. — « La Conquête de Plassans », est tout autre chose ; on dirait du Balzac. Le héros en est un terrible prêtre, l’abbé Fougas, qui aidé par une femme bien désagréable, s’installe chez les Mouret, des Bougon dégénérés, les domine et veut devenir le maître de la petite ville, où il était arrivé en haillons. Ce qui est absolument remarquable dans ce roman ce sont les caractères qui sont merveillement tracés ; chaque figure est réelle et vivante. — « La faute de l’abbé Mouret », n’est plus, après le livre précèdent, qu’une débauche d’imagination. Le fils du Mouret que nous venons de voir, un être faible, s’est fait prêtre et est tenté par une pauvre fille qui habite un parc abandonné, et où personne ne va depuis des siècles (!). Il y a des descriptions de plantes, d’arbustes, de fouillis inextricables, d’animaux qui parlent , chantent à donner des étourdissements. Mais ce n’était pas la peine de faire un aussi violent effort d’érudition et d’imagination pour arriver à un résultat si probable de naturel. — Dans le sixième volume, « Son Excellence Eugène Bougon », nous revenons à Paris.

C’est un roman politique dont les principaux personnages sont Bougon et le Duc de Marsey, conseillers de l’empereur Napoléon III, et en lutte d’influence continuelle entre eux. Une aventurière italienne qui sans cesse fait et défait les cabinets est le type le plus réussi de l’ouvrage. — « L'Assommoir » est l’œuvre qui a donné à M. Z. ce qu’il cherchait depuis longtemps, la grande place parmi les écrivains du jour, ou du moins une notoriété tellement grande, si bruyante qu’elle a suffi à le rendre célèbre. Et, chose étrange, c’est par les côtés moins bons, moins heureux de l’ouvrage que la grande réputation du romancier a été acquise. Les personnages de Coupeau et de Gervaise sont toutefois extrêmement bien présentés et vivent d’une vie ardente. Le titre du roman est pris dans le langage des ouvriers qui appellent un « Assommoir » un débit de liqueurs peut-être parce que l’eau de vie qu’ils y boivent les étourdit, les abrutit, les assomme. L’histoire de Gervaise, la blanchisseuse, de son premier amant Lantier et de son mari Coupeau est le roman tout entier, mais il n’est pas très intéressant. Ce sont les mœurs des ouvriers que l’auteur a voulu reproduire, mais il est douteux que les ouvriers lisent un pareil livre, où ils sont trop chez eux, ce qui ne les incite guère à voir. Quant aux classes éclairées, elles trouvent une crudité de langage qui fait souvent jeter le livre avec dégoût. Et pourtant c’est cette crudité de langage qui a fait naître le très grand bruit au tour de ce roman, au sujet duquel il s’est produit une fois encore une grave accusation de plagiat. — On a soutenu que M. Z. avait emprunté en grande partie son sujet à un livre intitulé : « Le Sublime » de M. Denis Poulet, publié en 1870 ; qu’il avait pris dans ce livre les principales scènes de son roman, le nom même des personnages et le langage grossier qu’il leur prête. Il est bien possible qu’il y ait quelque rapport entre les deux œuvres , mais il est parfaitement sûr que M. Z. en a fait une œuvre tout nouvelle et plus vivante, et cette vie intense du livre est bien l’œuvre personnelle de M. Z. — Immédiatement après ce terrible « Assommoir », M. Z. a donné « Une page d’amour », idylle qui fait un contraste profond avec l’« Assommoir ». L’auteur a-t-il voulu nous prouver qu’il s’entend aussi bien aux descriptions délicates, aux finesses du cœur, aux sentiments exquis que quiconque. C’est bien possible, mais en tous cas, ce livre est une lecture saine et agréable qui repose l’esprit. — Une seconde série de romans suivit bientôt cette première série que nous venons d’analyser rapidement, ou plutôt c’est toujours le plan conçu dès le premier jour qui continue sa marche ascendante, sans se corriger de ses défauts, mais mettant chaque jour plus en vue ses qualités descriptives, son habileté de conteur, sa sévé-

rite de naturaliste. Rien ne l’arrête, et il ne s’arrête devant quoique ce soit, ayant la conviction que la bienséance qui cacherait la vérité ne mérite aucun égard. — « Nana », publiée en 1880, fut un de ses plus bruyants succès, mais le tapage produit par ce roman, paru d’abord en feuilleton, tenait plus au scandale produit par certaines pages qu’à son mérite littéraire. « Potbouille », en 1882, est un roman de mœurs bourgeoises plus fantaisistes que réelles, en tous cas, il n’a qu’une valeur fort restrainte. « La bonheur des Dames », 1883; « Lajoie de vivre », 1884, suivirent, sans rien ajouter aux mérites de l’auteur, mais « Germinal », en 1885, vint bien à propos pour que justice fut rendue à la valeur de l’homme de lettres ; c’est un roman d’une puissance rare, d’un intérêt poignant, un des mieux observés que l’auteur ait écrits. « L’œuvre », en 1886, est loin d’avoir autant d’intérêt. « La terre », en 1888, est très inférieure à « Germinal », et par certains côtés elle excite une invincible répugnance. Quoiqu’on disent les naturalistes, il est des limites à leurs descriptions, et « La terre » a passé ses bornes. « Le Rêve », 1888, est une gracieuse idylle qui fait un violent contraste contre les œuvres précédentes et qui paraît avoir été écrite pour calmer les susceptibilités et le dégoût que « La terre » avait produit chez bien des gens qui ne passent pas pour collets-montés. — « La bête humaine », 1890, est le dernier livre de M. Z. ; c’est une singulière étude de détraqués, une analyse psychologique de maniaques homicides mêlée à une peinture de chemin de fer. Comme toujours, il y a dans ce roman des pages d’une réelle valeur littéraire et l’observation y est rendue magistralement. — En dehors de cette série des « Rougon-Macquart », M. Z. a encore fait paraître dans le roman: « Les Soirées de Médan », 1880, volume ayant surtout pour objet de présenter au public quelques uns de ses disciples; « Le Capitaine Burle », 1884 ; « Naïs Nicoulin », 1883, deux recueils de nouvelles. Dans la littérature critique : « Les romanciers naturalistes », recueil d’appréciation sur Stendhal, Balzac, Flaubert, De Goncourt, Alphonse Daudet, originairement publié en russe dans le Messager d’Europe ; « Nos auteurs dramatiques », 1881; « Le naturalisme au théâtre », 1881 ; « Documents littéraires, études et portraits », volume consacré à Châteaubriand, Victor Hugo, Afred de Musset, Th. Gautier, Georges Sand, Alex. Dumas, Sainte-Beuve, et dans lequel l’auteur se montre la plupart du temps d’une sévérité à outrance ou d’un dédain mal justifié. — Beaucoup de pièces de théâtre ont été tirées des romans de M. Z., mais aucune n’y a obtenu un vrai succès. M. Busnach qui a été le collaborateur de M. Z. n’a su faire tenir debout sur les planches les scènes les plus belles que M. Z. ait écrites. — C’est que le public ne goûte pas

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le naturalisme au théâtre, et il y a bien des raisons de croire qu’on n’arrivera jamais à faire de bonnes pièces avec des sujets comme ceux que les naturalistes aiment à traiter. Il est hors de doute que la grave erreur que commettent tous les romanciers consiste à croire que le theatre est un art secondaire et que le livre seul a une haute valeur. Tous s’essayent à faire la piece, après avoir fait le roman et presque tous tombent. Ceux qui voient couronner leurs efforts par le succès, sont ceux qui, quoique ayant écrit un roman, sont cependant des auteurs dramatiques nés. — - Au reste, la place de M. Z. est assez grande et belle dans le roman sans qu’il ait à tenter le théâtre qui n’est pas du tout son affaire.

Zoller (Edmond de), publiciste et bibliographe allemand, né, à Stuttgard, le 20 mai 1822, étudia à l’Université de Tubingue la philosophie et la philologie et s’établit, après de grands voyages, dans sa ville natale, où il débuta comme publiciste politique et traducteur. Alors il se dédia à la critique du théâtre et rédigea le Centralorgan der deutschen Bühnen , fonda en 1853 la Illustrirte Zeit., en 1858, avec M. Hackômar Ueber Land und Meer, en 1863 la RomanUbliotek zu Hause , et les Illustrirte Romane aller Nationen. M. Z. était directeur de tous ces journaux jusqu’à 1885, où le roi de Würternberg, qui l’avait nommé Conseiller de Cour, l’appelait à la tête de la Bibliothèque royale. Son livre : « Die Bibliothekwissenchaft in Umrisse », Stuttgard, 1846, avait fondé le traitement scientifique de cette doctrine. En outre, il publia une « Biographie de Léopold Robert », Hannovre, 1861, des monographies sur « Die Orden von Innis », Vienne, 1870; « Orden vom goldenen thés », Altenburg, 1871; « Orden Cari III », Francfort, 1888, et. les « Orden Deutschlands mit (Esterreicht », id., 1881. Ses traductions des poètes français, anglais, espagnols, danois, suédois, norvégiens, hollandais et flamands sont censés classiques.

Zotof (Wladimir), écrivain, journaliste, poète et romancier russe, fils du romancier et poète dramatique Raphaël Z., est né, à St.-Pétersbourg, le 22 juin 1821. Auteur d’un roman historique: « La vieille maison », vers 1850; d’une « Histoire de la littérature universelle », 1878, et d’une masse de recherches historiques, critiques et biographiques, d’importance pour la littérature russe. Il fut secrétaire de la rédaction du Golos (la Voix), vers la fin de l’existence de cette gazette si célèbre.

Zschokke (Émile), poète et historien suisse, deuxième fils de Henri Z., né, le 5 juin 1808, à Aarau, étudia la théologie à l’Université de Berlin sous la direction de Neander et Schleiermacher, et remplit les fonctions pastorales d’abord à Liestal (1883J, puis à partir de 1845 à Aarau, où il demeure encore aujourd’hui. Les

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questions pédagogiques ont toujours été traitées par lui avec une intelligente sollicitude et les commissions scolaires des deux cantons où il a été successivement appelé à résider lui doivent l’initiative d’heureuses réformes. Parmi ses meilleures productions poétiques, nous indiquerons: « Le Saint-Graal », épopée romantique en 14 chants, 1872; « Cantate », composée à l’occasion de la fête des artistes célébrée en 1879 à Aarau; « Les orphelins de Stanz », drame patriotique, 1884; plusieurs productions d’un caractère religieux mises en appendice aux « Heures d’Edification », par Henri Zschokke, édition de 1843. Comme historien, M. Z. s’est fait connaître par plusieurs travaux estimés : « Souvenirs sur le Dr Henri Hux de Zurih, mort le 3 août 1833 lors de la guerre civile entre Bâle-Ville et Bâle-Campagne », 1834; « Histoire de la bataille de Saint-Jacques », Liestal, 1844; « Continuation de l’histoire suisse de Henri Zschokke pour la période qui s’étend de 1834 à 1848 », Aarau, 1849; « Histoire de la formation du canton d’Argovie », 1861; « Henri Zschokke », esquisses biographique, 1866, 2me éd., 1875; « Le père Jean-Rodolphe Meyer à Aarau », 1874.

Zschecli (Franz-Emile-Bruno) , littérateur allemand, docteur en philosophie et professeur de la littérature et de la langue allemande au Real-Gymnasium du Johanneum à Hambourg, né, le 11 février 1822, au village de Kienitz sur l’Oder en Prusse, fit ses études au Gymnase de Luckan et à l’Université de Berlin pendant les années 1861-1865, et entendit principalement les leçons des professeurs Dsoysen, Mommsen, Müllenhoff, v. Raumer, v. Ranke, Trendelenburg, etc. Après avoir obtenu le doctorat à cause de sa dissertation « De Cicérone et Livio Valerii Maximi fontibus », il exerça les fonctions de précepteur aux gymnases de Fürstenwalde, de Marienwerder et de Magdebourg. Depuis l’année 1874, appelé aux services de l’Etat de Hambourg, il enseigne surtout l’allemand, l’histoire et le latin à l’Institut ci-dessus mentionné. Il a voyagé deux fois en Italie, en 1871 et en 1877. En 1865, il fit imprimer sa dissertation latine: « De Cicérone et Livio », et publia plusieurs traductions d’oeuvres italiennes: « Ugo Foscolo, letzte Briefe des Jacopo Ortis », Leipzig, Dyk, 1871 ; « Goldoni, Neugierige Frauen », id., Phil. Reclam jun., 1873; « Silvio Pellico, Meine Gefôngnisse », id., id., id., id., 1875; « Tommaso Grossi, Marco Visconti », id., id., id., id., 1881. De plus, il écrivit deux traités sur « Ugo Foscolo und sein Roman die letzten Briefe des Jacopo Ortis », publiés dans le journal Preussische Jahrbücher , I, vol. XLIV, 1879, II, vol. XLVI, 1880. Ces traités se trouvent mentionnés par G. Martinetti et Camille Antona-Traversi « Ultime lettere, edizione critica », Sa-

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luce, 1887; on peut ajouter l’étude littér.-historique : « Vincenzo Monti und sein Gedicht auf den Tod Ugo Bassville’s », Hambourg, 1884; « Giacomo Leopardi », discours, Berlin, Habel, 1885. Autres publications : « Luther, als Schôpfer der neuhoch- deutschen Schriftsprache », Hambourg, Seelig et Ohmann, 1883; « Die Brüder Jakob und Wilhelm Grimm », id., Léopold Voss, 1885; un discours fait pour l’anniversaire de l’Empereur Guillaume, publié sous le titre : « 1786 et 1886 », id., Iohannes Kriebel, 1886. Dans le journal Preussische Jahrbücher sortirent les traités suivants: « Die neueste Forschung über Maria Stuart », vol. LVI, 1885; « Der Friedrich- Wilhelms- Canal einst und jetzt », vol. LVIII, 1886; en outre des traités et expositions dans le feuilleton du Hamburgischen Oorrespondenten, des notices littéraires dans les Mittheilungen aus der historischen Litteratur , Berlin, Gaertuer’sche Buchhandlung, et dans la Deutsche Litteratur zeitung , Berlin, Weidmann, etc., etc.

Zsogod (Benjamin), jurisconsulte hongrois, né, à Sziget, en 1851, fit ses premières études qu’il acheva à N. Varas et aux Universités de Vienne et de Budapest, où il fut licencié en 1878. Après avoir été employé d’administration, M. Z. fut nommé en 1882 professeur de droit au lycée de Nagzvarad et en 1884 à l’Université de Kolosvar. Nous avons de lui: « De la légitime », couronné, 1873; « Sur quelques expansions du pouvoir d’exécutions judiciaires », 1879 ; « Propriété héréditaire et acquise » ; « Le droit de successsion d’après des testateurs mineurs », Budapest, 1879; « Sur la loi des faillites » , notes, 1881 ; « Le droit de succession légitime », projet de loi.

Zuccarelli (Ange), écrivain médical italien, né, le 24 février 1854, à Sangiuliano del Sannio dans la prov. de Molise, étudia à Campobasso et à Naples, commença de bonne heure à écrire aux journaux et aux revues. Après avoir surmonté beaucoup d’obstacles, il fonda en 1881 la Gazzetta Napolitana di psichiatria , medicina legale e malattie nervose. En 1884, nous le trouvons médecin primaire de l’hôpital des aliénés à Nocera et professeur de clinique psychiatrique à l’Université de Naples. Voici la liste des principaux mémoires de cet auteur: « La Paranoia studiata specialmente dal lato clinico e medico-legale », Naples, 1885; « Le asimmetrie toraciche in mezzo ad altre anomalie rinvenute in epilettici alienati », Turin, 1886; « Paranoïa primitiva di grandezza e persecuzione, con azione criminosa », id., id.; « D’una particolare produzione pelosa in un maniaco », id., 1885; « Contributo alla cura delle malattie mentali mercè le injezioni ipodermiche d’idroclorato di morfina a dosi elevate: allô studio delle malattie accidentali dei pazzi : ai quadri statistici del 1° semestre: allô studio medico-legale délia

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paranoia », Nooera Inferiore, 1885-86; « L’uso interno del zolfo nella profilassi del colera per gli alienati » (Il Morgagni), Milan, 1886; « Le malattie mentali in ordine alla medicina legale », Naples, 1888; « I delinquenti a cospetto délia scienza politica d’osservazione », id., 1886;

« Genesi délia delinquenza da perversione — A

— Passioni morbose » (Napoli Letteraria ), 1887;

« Stravaganza géniale, delinquenza e pazzia da prozio a nipote », 1887; « Prevedere e provvedere — La Pazza di S. Giovanni a Teduccio », 1887 ; « Actes du premier Congrès d’ Anthropologie criminelle (Rome, novembre 1885) », Turin-Rome-Florence, 1886-87 ; « Discussioni e comunicazioni »; « A proposito diMisdea: due lettere ed un articolo » ; « Sur les Médecinsexperts: discours prononcé devant le premier Congrès d’ Anthropologie Criminelle », Rome, 1887 ; « Studio sui debilitamenti permanenti consecutivi a lesioni traumatiche dei nervi », 1888; « La medicina legale in larghi sunti e tavole sinottiche — Généralité », 1883; « Lesioni violente — Saggio di medicina legale in tavole sinottiche », 1884; « La struttura, le funzioni e le malattie del corpo umano. Nozioni elementari per i Legali », 1885; « Le dosi dei sali di chinina nell’infezione palustre epidemica

— Ricordi clinico-terapici d’ un’escursione nella provincia di Molise, 1879 », 1887; « La cura sintomatica efficace del colera, messa nelle mani anche degl’infermieri, dei filantropi e degl’intelligenti di famiglia », Nocera Inferiore, 1884;

« Cronaca dell’Ospedale Clinico (Gesummaria) » (Morgagni), 1886; « Ipnotismo e suggestione ipnotica », 1886; « Degenerazione e delinquenza » ; « Terapia délia delinquenza » ; « Contribué allô studio craniologico degli alienati in comparazione coi sani d’intelligenza comune e d’ingegno preclaro ». Autres publications: « Sulla vivisezione »; « La legge di compenso'e di equilibrio », 1884; « Una coscienziosa parola su qualche prodotto di farmacia » ; « Per l’arrivo delle acque del Serino in Napoli: voto di un medico », 1885; « L’Evoluzione odierna délia medicina legale e l’antropologia criminale », 1887; « Relazione medica sulle condizioni fisiopsicosomatiche del giudicabile Gioia », 1887.

Zupitza (Jules), éminent philologue allemand, professeur ordinaire de la langue et littérature anglaise à l’Université Frédéric- Guillaume à Berlin, et directeur de la section anglaise au Séminaire anglo-roman dans cette ville, né, le 4 janvier 1844, à Kerpen (Prusse), fit ses études à Oppeln, Breslau et Berlin, où en 1865 il devint docteur en philologie. Habilité à l’enseignement, il fut appelé au Gymnase d’Oppeln et ensuite à celui de Breslau; il a été plus tard professeur libre de philologie allemande à l’Université de Breslau et professeur des langues germaniques du nord à l’Université de Vienne; professeur à Berlin depuis 1876. On lui doit: «Pro- •

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legomena ad Alberti de Kemenaten Eckium », Berlin, 1866; « Ueber Franz Pfeiffer’s Versuch, den Kürenberger als den Dichter der Niebelungen zu erweisen », Oppeln, 1867; « Rubin’s Gedichte », id., id. ; « Einführung in das Studium des Mittelhochdeutschen », id., 3rae éd., 1884; « Verbesserungen zu den Drachenkàmpfen », id., 1869; « Dietrich’s Abenteuer von Albrecht von Kemenaten », Berlin, 1870; « Ælfric’s Gramatik und Glossen », id., 1880; « Altund mittelenglisches Uebungsbuch », Vienne, 3me éd., 1884; « The Romance of Guy of Warwick. 15 century Version », Londres, 1887; « Cynewalfs Elene », Berlin, 1888; « Beowulf. Autotypes with a translitération and notes », Londres, 1882; « Chaucer. The Book of the Taies of Cauterbury. Prolog », Berlin, 1882.

Zurclier (Frédéric), officier de marine français, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, né, à Mulhouse, en 1816. M. Z. quitta le service de l’État avec le grade de lieutenant de vaisseau pour se livrer à la science tout en remplissant les fonctions de capitaine du port de commerce de Toulon. On lui doit une traduction de la « Géographie physique », de Maury; « Les Phénomènes de l’atmosphère », 1862; « Les Météores », 1864; « Les Tempêtes », 1865; « Les Glaciers »; « Histoire de la Navigation », 1867; « Le Monde sous-marin », 1868; « Les étoiles filantes », 1870; « Cartes du temps et avertissements des tempêtes », traduits de l’anglais de M. Robert Scott, 1879; « Les ascensions célèbres aux plus hautes montagnes du globe », 1874; « Trombes et cyclones », Hachette, 1876; « Le monde sidéral; description des phénomènes célestes d’après les récentes découvertes de l’astronomie », 1878; « Les Phénomènes célestes », 1880; « L’énergie morale; beaux exemples », Hachette, 1882. La plupart de ces ouvrages ont été écrits en collaboration avec M. Élie Margollé, ancien officier de marine.

Zwiedineck-Sedenhorst (Jean de), historien autrichien, docteur en philosophie, professeur d’histoire universelle à l’Université de Gratz, directeur de la bibliothèque nationale de la Styrie, est né, le 14 avril 1845, à Francfort S.- M., où son père, le colonel d’artillerie autrichienne M. de Z., était membre de la Commission militaire de la Confédération germanique; il a fait ses études classiques et historiques au Gymnase et à l’Université de Gratz, et a publié: « Fürst Christian der Andere von Anhalt und seine Beziehungen zu Innerôsterreich », Gratz, 1874 ; « Das Leben im achtzehnten Iahrhundert », Vienne, 1877 ; « Hans Ulrich Fürst von Eggenberg », id., 1880; « Venetianische Gesandtschaftsberichte über die bôhmische Rébellion (1618-1620) », Gratz, 1880; « Die Politik der Republik Venedig wahrend des dreissigjâhrigen Krieges », 2 vol., Stuttgard, 1882-85;

! « Kriegsbilder aus der Zeit der Lands- Knechte »,

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id., 1883; « Deutsche Geschichte im Zeitraume der Gründung des preussisclien Kônigsthum (1648-1740) » ( Bïbl . deutsch. Gesch.)., id., 1887; « Die offentliche Meinung in Deutschland im Zeitalter Ludwigs XIV », id., 1888. Il a aussi publié une foule d’études historiques éparses dans les Mittheil. d. hist. Ver. f. Steierm , dans les Arch. f. ost. Gesch ., dans V Allgem. Zeit ., dans la Zeitschrift f. Allgem. Gesch. et dans divers autres journaux spéciaux autrichiens. Il collabore à 1 ’Oncken’s Allg. Geschichte in Einzeldarstellungen , où il a déjà fait paraître, avec Adam Wolf: « (Esterreich unter Maria Theresia, Iosef II und Léopold II ».

Zygouras (Xenophon), écrivain grec, né, en 1829, à Céphalonie, d’une famille épyrote. Après avoir étudié le droit, il s’adonna au commerce ; en 1848, ayant embrassé le parti des radicaux qui avait pour chef Joseph Monferrato, il écrivit plusieurs articles contre le protectorat anglais dans les îles Ioniennes; il traduisit même une nouvelle patriotique intitulée : « Le tombeau de Marco Botzaris », suivi du « Tombeau de la Révolution grecque ». En 1863, il publia la « Vie de Polybe de Megalopolis en Roumanie ». En 1867, « La correspondance commerciale », premier ouvrage de ce genre publié en grec qui rend de grands services aux commerçants grecs. En 1870, M. Z., ayant quitté le commerce, fut nommé professeur des études commerciales à

l’École de commerce de Constantinople; il publia cette même année : « La vie pratique du Commerçant », cet ouvrage fit connaître M. Z., et le plaça au premier rang des économistes. Il s’occupa beaucoup depuis de l’étude exclusive du commerce et de l’ économie politique. Ses ouvrages sur le commerce sont: « L’histoire du commerce », 1874; « L’économie domestique », 1875; « L’art de s’enrichir », 1876; « Le secrétaire général », id. ; « Manuel de l’économie domestique », ouvrage approuvé par le Ministre de l’instruction publique, 1878. Il fut nommé, depuis la publication de cet ouvrage, professeur à l’école supérieure des jeunes filles à Athènes. Il a traduit quelques nouvelles de Christophe Smith, et une nouvelle de l’anglais intitulé: « Erank », enrichie de poésies dues à son épouse. La « Comptabilité commerciale », ouvrage écrit pour servir à l’enseignement des sous-officiers; « Manuel pratique de la mère de famille » ; « Manuel de l’agricolture ». Présentement, il publie une série d’ouvrages sous le titre de Bibliothèque du peuple ; elle se compose de: « De l’éducation et de l’instruction du peuple » ; « Le livre de l’homme » ; « Comment on gagne de l’argent » ; « L’hygiène du corps et de l’âme » ; « Le livre de la femme ». Cet infatigable écrivain ne cesse de travailler pour propager les idées économiques en Grèce.

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