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et est un lieu de pèlerinage où par centaines de mille les musulmans d’Europe, d’Asie et d’Afrique vont tous les ans faire leurs dévotions. M. A. -H. est un des poètes et écrivains les plus estimés du monde musulman. Son style clair, élégant et surtout très harmonieux est cité comme modèle. Son œuvre poétique se divise en deux parties : la partie religieuse ou sacrée dont le style est très entraînant, et la partie mondaine qui rivalise de grâce et d’élégance avec les œuvres des poètes les plus en vue du monde arabe moderne. Il est aussi un orateur très renommé, et ses discours sur l’Islamisme sont des chefs-d’œuvre de dialectique. Par des entretiens avec des voyageurs et des représentants de la presse européenne, il s’est acquis une grande notoriété en Europe. En politique, il est libéral, tolérant et essentiellement ottoman. Voici d’ailleurs les principaux ouvrages de cet illustre uléma , qui à peine âgé de 42 ans, a déjà publié environ 50 volumes: « Daou’i Thems » (Traité sur les cinq principes fondamentaux de l’Islamisme) ; « Roh il Hikmé » (Traité de philosophie) ; « Siahat-ul-Kalam » (Considérations politiques); « El Hakikat-ul- Mohammedie » (Histoire abrégée du Prophète); « El Médéniet-ul-Islamié » (De la civilisation islamique) ; « Farikh-ul-Khuléfa » (Histoire des Califes) ; « Ihsan-ul-Rahman » (Histoire succinte des Sultans Ottomans) ; « Ghoumet-ul-Sadikin » (Des ordres religieux musulmans); « Glianimet-ul-Falibin » (Histoire des ordres religieux et de leurs fondateurs) ; « El-Siratou’l Mostakim » (Commentaires sur la profession de foi musulmane) ; « Calaïd-el-Zeberdzed » (Considération sur la philosophie de Rifaï) ; « El Fedjrou’-l-Mounir » (Maximes et pensées de Rifaï) ; « Calaïd-ul-Djevahir » (Histoire complète de Rifaï et de ses principaux successeurs); « El Sabah-el-Mounir » (De la prière des Rifaïtes) ; « El J naïéton-’l-Rabbanié » (Des principes du Rifaïsme) ; « El Ouaëz-el-Mourib » (De la différence entre le musulman et le fanatique) ; « Silsilet-ul-Isaad » (Histoire de Seïd Ahmed el Seyadi et de ses descendants) ; « Daï-’l-Reschad » (De la soumission aux Khalifes) ; « Ettevatour » (Considération sur les hadiss ou paroles du Prophète) ; « Hidayet-ul-Saï » (Du Rifaïsme depuis sa fondation jusqu’à nos jours); « El Meded el-Nebevi » (Considérations sur le firman du Khalife Ali nommant Malik-ibn-ul- Eschter gouverneur d’Égypte) ; « Fatbikou emri Farikati ala-’l Thénat » (Les ordres religieux et la loi musulmane) ; « El Sehm el-Saïb » (De la conversion à l’islamisme de Abou-Falebouele du Prophète) ; « El Montahab » (De l’origine des tribus arabes) ; « Fabakatou méchahir-el- Eschraf » (Histoire des plus célèbres chérifs ou descendants du Prophète) ; « Hadret-ul- Itlak » (Traité de morale) ; « Faruk ul-Saouab » (De la vénération de Prophète) ; « Sir-ul-Keï-
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kel-ul-Insani » (De l’homme au physique et au moral); « El Feraïd » (Des coutumes islamiques) ; « Hhulassat-ul-Hiham » (Abrégé de philosophie) ; « El Ilham » (Les lois naturelles dans l’islamisme); « Keschf-ul-Sir-il Moughlak » (De la vérité et de ses détracteurs) ; « Ferhat-ul-Ahbab » (Histoire des fondateurs des quatre ordres religieux : Rifaï, Bedevi, Dusouki et Caderi) ; « Hadikat-ul-Eeth » (Des mortifications et de leurs conséquences) ; « Boughietul-Ibad » (Histoire du célèbre docteur musulman Ahmed-el-Seyadi) ; « Oucoud-ul-Léyal » (Biographie des descendents les plus célèbres de Rifaï) ; « Mansour-el-Dourar » (Biographie des grands prieurs du Rifaïsme) ; « Eschreful-Messéï » (Histoire du Seïd Siradjeddin le Rifaïte) ; « El Kevkeb ul Zahir » (Histoire du cheikh Abdel-Kader de Bagdad) ; « El Oucoud el Djevhérie » (Œuvres poétiques) ; « Kourrat ul Aïn » (id. id.) ; « El Feïd-ul-Mohammedi » (id. id.); « Esrar-il-Beyan » {Divan, Poésies diverses adressées au Sultan Abdul-Hamud Khan-el-Ghazi) ; « El Nefhet ul-Ahmedie » {Divan, Poésies diverses); « El Medjaliss > (Dissertations philosophiques) ; « El Muntehabat » (Correspondances) ; « Boughiet-ul-Raghib » (L’homme et les religions).
Achard (Édouard), publiciste et littérateur français, né, à Paris, le 8 septembre 1825; correspondant politique du journal Le Patriote du Centre, il a débuté dans le journalisme en 1869 dans le journal La Jeunesse. Le public parisien connaît surtout de lui une étude sur le statuaire Jean Baffier (qui frappa M. Germain Casse d’un coup de canne à épée, au Palais Bourbon, le 9 décembre 1886). M. A. a publié: « L’amoureuse aux muguets » ; « Le crime de la rue des Plantes »; « Une agonie », nouvelles; « Mancini-Nivernois », étude historique; « La conquête d’une source », roman, Edinger éd.; « La comédie constitutionnelle », histoire de la constitution de 1875, étude politique; « Jean Baffier, étude artistique », publié par l’auteur, 1887. Sans compter une comédie en trois actes : « Mariette la Bourbonnaise », qui n’a pas été représentée, et « Amour »; enfin « Une agonie », un acte en lecture au Théâtre-Libre.
Àjasson de Grandsagne (le Comte Paul-Émile de), publiciste français appartenant à une des plus anciennes familles du Berry remontant au XIIIe siècle, est le fils d’un membre de l’Institut, collaborateur de Cuvier, de Thénard, d’Arago, d’Élie de Beaumont, de Gay-Lussac, de Ballanche, d’Orfîla, etc. M. A. de G. fut pendant la guerre prussienne et le siège de Paris le fondateur et le directeur du Moniteur de la Guerre et de V Avangarde. 11 dirige depuis 15 ans le Moniteur général , organe officiel des services de la ville de Paris. Il est membre du Conseil de la Société académique Indo-chinoise de France.
Alexéyeff (Pierre), savant russe, professeur de chimie à l’Université de Kiew depuis 1865, né, en 1840, aux environs de Saint-Pétersbourg. Il a fait ses études à l’Université de Saint-Pétersbourg et puis à l’étranger, principalement au laboratoire de MM. Stecker à Tubingue, Wôhler à Gœttingue et Wurtz à Paris. Principales publications: « Chimie organique », 3me édit., 1884; « Analyse des gaz », 1887; « Méthodes de transformation des combinaisons organiques », 1889, etc. Depuis 1876, M. A. a inséré au Journal de la Société chimique russe des extraits des travaux publiés dans la Gazzetta chimica italiana.
Alimpic (Wasiliévitc), homme d’État serbe, né, en 1832, dans le district de Waljevo, où il fit ses classes primaires. En 1845, il se rendit à Belgrade, y resta jusqu’à 1851 pour y suivre les écoles supérieures ; et enfin il fut envoyé comme boursier en Russie pour y achever son éducation scientifique. Après avoir passé six ans à Kiew en étudiant la théologie et la philosophie, il obtint son diplôme, après quoi il voyagea en Allemagne et en France. Rentré dans sa patrie, il fut nommé professeur d’abord au Séminaire, ensuite au Gymnase. Nous le trouvons en 1868 professeur de philosophie à Belgrade ; il quitta sa chaire en 1875 pour le portefeuille de l’instruction publique. Pendant la guerre serbo-turque, il faisait partie du Cabinet, et après la campagne, il fut délégué du gouvernement dans les provinces conquises. Ministre deux fois encore (1880-87), il siège maintenant au Conseil d’Etat. C’est un critique distingué dont nous avons les ouvrages suivants : « Maître du russe », 1862-70 ; « La psychologie comme science »; « La logique », 1871; « Essai d’introduction à l’histoire de la civilisation serbe ».
Àllinau (George-Johnston), mathématicien anglais, né, à Dublin, le 28 septembre 1824. Il reçut son éducation au Trinity College de sa ville natale et en 1853 il fut nommé professeur de mathématiques au Queen’s College de Galway. Il a été nommé en 1877 membre du Sénat de la Queen's University en Irlande et en 1880 Sénateur de l’Université Royale irlandaise. En 1888, les universités d’Ii'lande l’envoyèrent à Bologne en qualité de leur représentant lors de la célébration du 8e centenaire de l’Athénée bolonais. Dès 1853, M. le prof. A. avait communiqué à la Royal Irish Academy : « An Account of the late Professor Mac Callagh’s Lectures on the Attraction of Elipsoids » ; citons encore : « Some Properties of the Paraboloids », inséré au Quaterly journal of Mathematics, 1874; « Greek Geometry from Thaïes to Euclid » (Hermatena) , 1876-87, ouvrage publié en volume avec le môme titre, 1889; à l’ Enciclopedia Britannica , il a mis l’article: « Claudius Ptolemaeus ».
Allou (Roger), né, à Paris, le 16 mai 1855,
a fait ses études au Lycée Condorcet. Ses cours de droit terminés, il devint le collaborateur de son père, avocat célèbre, et prêta le serment d’avocat (1877). Il fit son stage à Paris et ne tarda pas à être nommé secrétaire de l’Association des avocats (1881-1882). M. A. a toujours eu une prédilection marquée pour les choses littéraires.. Dès 1871, il faisait paraître un intéressant volume contenant la traduction des articles du Times sur la guerre franco-allemande, articles très remarqués à cette époque, dus à la plume brillante de l’un des plus éminents rédacteurs de la célèbre feuille britannique. M. A. s’est occupé également à plusieurs reprises de la littérature italienne contemporaine. En 1882, il faisait paraître chez Jouaust une monographie très complète sur « Giosuè Carducci ». Son travail élégant et consciencieux lui a valu plusieurs lettres flatteuses de notabilités littéraires, mais le témoignage auquel il tient le plus est celui que le poète lui-même lui a spontanément adressé dans un charmant billet qu’il conserve précieusement. M. A. a fait paraître, également à cette époque, une intéressante étude sur « Le barreau italien et M. Mancini », qui devint un peu plus tard Président du Conseil des Ministres. Il a fait insérer dans le Figaro ( supplément littéraire, juin 1888), un article très remarqué sur le « Journal inédit du Comte de Cavour, et son séjour à Paris de 1845 à 1848 ». En 1880, il a publié : « Les Discours et Plaidoyers de M® Allou avec une préface ». M. A. prépare une étude sur le théâtre de « Pietro— Cossa », et un autre sur celui de « Paolo Feri’ari », deux formes bien distinctes et bien caractéristiques de l’art dramatique moderne dans la péninsule.
Almenara-Alto (S. Exc. D. Gabino de Martorell y Fivaller, Marquis de Monesterio, Marquis de Villel, Marquis d’Albranca, Duc d’), poète et diplomate espagnol, né, à Ciudadela, île Mmorque, Baléares, le 25 novembre 1846, Grand d’Espagne de lre classe, gentilhomme de la Chambre de la Maison Royale en exercice, l’un des 91 chevaliers de l’ordre militaire de Santiago, l’un des 84 chevaliers de la royale maîtrise de cavalerie de Valence; successivement 3e secrétaire d’ambassade à Bruxelles, 2e secrétaire à Rio— de— Janeiro, à Berne et au Ministère des affaires étrangères à Madrid, actuellement 1er secrétaire de l’ambassade d’Espagne à Paris; ancien secrétaire delà Juventud Catôlica; membre du Conseil de la Société Académique Indo-Chinoise de France. Sous le nom de marquis de Villel, il a fait paraître des contes en vers dans le journal La Risa, des poésies dans la Illustracion Espanola y Americana et dans différents périodiques; il a édité les oeuvres de son frère aîné, sous le titre: « Poesias del Duque de Almenara-Alto », avec une introduction de Juan Valera, 1 vol., Madrid, Tello,